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interviewLe Média· 14 novembre 2025 45 min

MACRON EST-IL FINI : LES CONFESSIONS SANS CONCESSION D'UN EX-MACRONISTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour tout le monde et bienvenue pour un nouvel épisode des indiscrets sur le média. Votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Nils. Grâce à son carnet d'adresse sans égal et à sa connaissance fine des acteurs politiques de tout bord, Nils nous permet d'arpenter chaque semaine les coulisses de la politique française.

Il faut l'avouer, on adore ça. Et puis aujourd'hui, on vous réserve une petite surprise. C'est parti.

Alors, au sommaire de cette émission, que peut-on sauver du Quinquena Macron ? C'est une question très large mais on va essayer d'y répondre bien sûr aujourd'hui. On va également parler de Bruno le maire.

La revanche le jeu de poker menteur entre les macronis sur le dérapage des comptes publics. On va également évoquer ce qui se passe actuellement au Sénat, plus particulièrement au niveau des des buvettes, boire ou voter. Il faut choisir, faut-il interdire la consommation d'alcool aux buvettes du Sénat ?

C'était la question de la semaine passée. On va en parler également avec Nils et puis je lui disais une petite surprise pour cette émission. Nils, je te laisse l'annoncer à nos téléspectateurs.

Bonjour Amira, bonjour à tous et à toutes. Et oui, c'est une émission particulière aujourd'hui puisque nous accueillons un invité. C'est une première dans cette émission.

Bonjour Jean-Bernard Gayorenucci. Bonjour. Voilà.

Vous êtes conseiller politique. Vous avez travaillé un temps pour le mouvement Macron comme secrétaire général de la droite avec Macron avant de devenir un macroniste repenti. Est-ce qu'on peut vous présenter ainsi Jean-Bernard ?

Alors vous le pouvez Nils si vous aimez vivre dangereusement [rires] puisque vous si vous associez l'un repenti au corps ce que je suis inutile [rires] de vous dire que vous prenez effectivement des risques. Voilà. Bon donc mais c'est une plaisanterie. avant d'avoir plus de problèmes Mira termines pour certain cette émotion que le début hein.

Voilà. Bon alors on débute cette émission dans un contexte assez grave hein puisqu'on est au lendemain des cérémonies de commémoration des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Bah oui, tout de suite ça calme.

Euh et le couple Macron a évidemment assisté à chaque événement du matin au soir. On le voit sur ces images hein. Alors le couple présidentiel est même arrivé en retard à celle du Bataclan l'après-midi.

Presque 1 heure de retard mais il y a une explication que m'a donné l'Élysée. Le président et son épouse ont pris le temps de saluer et d'échanger avec les victimes et les familles présentes à chacune des étapes depuis le Stade de France ce matin. Voilà, parce qu'il y avait quelques interrogations sur les réseaux sociaux.

Donc ben maintenant, on comprend mieux effectivement les raisons de ce retard. Donc le président était effectivement accompagné de son épouse Brigitte en cette journée d'hommage hein. Elle semble plus que jamais omniprésente dans le dispositif présidentiel.

Alors Jean-Bernard Gayorucci, on a longtemps entendu dire que la femme du chef de l'État était effacée, hein, que politiquement elle n'avait pas de rôle particulier. Et on s'aperçoit, on s'est aperçu he ces derniers mois, voir ces deux dernières ou trois dernières années qu'il n'en était rien. On en a parlé d'ailleurs dans cette émission plusieurs fois.

Vous avez vous-même témoigné, vous confirmez quel est l'étendue du pouvoir réel de de celle qu'on appelle un peu abusivement la première dame ? Oui. Oui, je confirme Nils et je réponds positivement à votre question, mais cela depuis même avant l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée, c'est-à-dire que durant la campagne de 2017, elle était déjà omniprésente à tous les niveaux, que ce soit au QG, que ce soit dans la réunion de préparation.

Elle a continué à à l'être de façon très très marquée lors du premier quinquena et lors du second tout autant. Euh ce qui est amusant d'ailleurs de constater, c'est que même si nous sommes dans une République dument établie, on parle encore du château pour parler du lieu résidentiel et et professionnel du chef de l'État. Donc là, on peut aussi s'interroger, mais que dans ce château, il y a la fameuse elle madame, d'accord, qui est largement aussi puissante et qui comme dans un avion d'ailleurs, fait l'équilibre avec l'aile monsieur, d'accord ?

C'est-à-dire celle du président et du secrétaire général de l'Élysée. Alors, il y a eu il y a eu d'autres premières dames he qui ont eu des rôles plus ou moins importants. Je pense à Daniel Mitteran hein, qui était quand même connu pour son interventionnisme dans les affaires diplomatiques notamment.

Euh il y a eu aussi Cécilia Sarkozy qui a eu un rôle dans sais pas trop lequel mais qui est présumé avoir eu un rôle dans la libération des infirmières bulgares. Est-ce que finalement Brigitte Macron reprend pas ce flambeau ? Qu'est-ce qu'il y a de de particulier pour vous dans dans son dans son rôle l'Élysée sous ces deux quinquenas ?

Alors concernant effectivement Daniel Mitterrand, on pour les plus anciens dont je fais partie, on s'en souvient tous, elle a effectivement jouer de de son interventionnisme entre autres côté Amérique latine sans sans aucun souci. On va dire que c'était une autre époque. On va dire que les les choses ont évolué depuis.

Si on prend euh Cécilia Sarkozy et son intervention ou en tout cas son support d'intervention lors de la libération des infirmières bulgar, c'était là à la demande euh de son président de Marie. Euh en revanche, en ce qui concerne RID, euh on dépasse très largement ce cadre-là. C'estàd que autant Nicolas Sarkozy demandait à Cécilia d'intervenir effectivement dans ce cadre là.

Euh je ne sais pas à l'époque ce que demandait ou pas effectivement François Mitteran à à Daniel. En revanche, ce qui est certain, c'est que là ça n'est pas véritablement Emmanuel Macon qui demande, d'accord ? Euh c'est Brigitte qui impose et qui s'impose.

Oui, on a notamment dit qu'elle était euh qu'elle était un peu l'autrice de la nomination de Gabriel Atal contre la vie président. Elle a été pour partie là où elle est véritablement l'auterie, c'est la nomination de Jean-Michel Blanquer et des affidés du printemps républicain. Ah oui, parce que c'est ça et et c'est une des dénonciations que je faisais à l'époque de mémoire à l'été 2024 où je disais que oui, très clairement, elle était le bras armé du printemps républicain à l'Élysée.

Ah oui, donc vraiment une orientation très conservatrice. très conservati très droitier aussi puisque on a vu un certain nombre de gens de droite effectivement au sein et du cabinet et du gouvernement. D'ailleurs, on peut se demander à un moment même s'il y a eu des gens de gauche sauf à considérer qu'Élisabeth Borne ne fut pas de gauche mais on peut se poser la question sur le reste effectivement des premiers ministres d'Emmanuel Macron.

Alors, on a vu aussi euh Bardella, je suis né sur un autre registre sur la télé Boloré car il n'était pas invité aux commémorations du 13 novembre hein selon lui. Voilà. Donc regardez, n'avons pas été invités à ce que je trouve d'une inélégance et d'un mépris de la part à la fois du président de la République et de la maire de Paris.

Mais les autres parties étaient invités par que Bah moi j'ai vu monsieur monsieur Gluxman, on a vu monsieur monsieur Didier des Républicains, madame Chikirou, je crois député de la France insoumise. Euh c'est un vrai semblable. Alors et pour cause hein, on rappelle qu'en 2015, Marine Le Pen était absente de la grande marche parisienne du 11 janvier aux hommages euh en hommage pardon aux victimes des attaques de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher.

Euh ce qui lui avait euh ce que lui avait rappelé pardon le défunt Elk Cabache lors d'une question restée dans les mémoires. Regardez. Bonjour Marine Le Pen.

Bonjour. Vous n'avez pas honte ? Pardon ?

Vous n'avez pas honte ? Honte de quoi ? Vous n'avez pas de regret ?

Non mais vous de de quoi me parlez-vous, monsieur le Cabache ? Vous n'étiez pas hier. Bien, je vous reconnais bien là dans la provocation mais le monde entier était à Paris hier.

C'était au-delà de l'Union nationale, l'Union européenne, l'Union l'Union planétaire pour lutter contre le terrorisme et cetera. Une sorte de rassemblement et les démocrates se sont passés de vous parce que vous n'y étiez pas. Vous avez préféré aller devant 1000 personnes à Beauer, c'està-dire chez les vôtes.

Et oui, à l'époque Europe était encore une vraie station de radio et un média d'information fiable. C'était avant le rachat évidemment de Vincent Boloré. Alors présidente du FN Marine Le Pen avait joué la victimisation à plein se disant boycotté par les autres partis.

Et puis on a appris par la suite en 2020 que les armes à feu utilisé par le terroriste Amédi Koulibali en janvier 2015 he qui avait tué une policière et quatre citoyens de confession juive ont été importés en France par Clauderm qui était donc militant d'extrême droite et un ancien membre du service d'ordre du FN. Et oui, ça fait désordre. Alors 10 ans après la première vague d'attentat meurtrier qui a touché la France, le parti de Marine Le Pen a désormais 123 députés à l'Assemblée et est devenu le premier parti dans les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle.

Triste bilan d'ailleurs Jean-Bernard Gano Renoci Emmanuel Macron a une part de responsabilité hein dans cette situation sur la la place de éminente et là s'occuper par l'extrême droite aujourd'hui sur les chéquers politiques. Oui oui oui absolument. Mais avant avant de vous répondre plus avant, je voudrais juste revenir sur le très fameux Claudermand qui a toujours été présenté comme un militant d'extrême droite de ce qu'il est ancien des services.

Mais petite précision toutefois ce Clauderm a aussi été certaines de ces heures aviseurs des douanes et indicateur de la police et du renseignement. Comme quoi rien n'est jamais complètement simple. Ouais.

Ce qui veut dire aussi que dès lors, on voyait à quel point de toute façon les membres du Front National devenu Rassemblement national avaient déjà une emprise ou en tout cas des infiltrations certaines y compris dans l'appareil d'État. Ah oui, d'accord. Ça n'est pas nouveau.

Donc cette précision est en étant faite. Euh la responsabilité d'Emmanuel Macron. Oui, bien sûr.

La première de ces responsabilités, c'est de ne pas avoir fait campagne déjà en 2022 et de croire qu'il suffisait de se présenter face effectivement à Marine Le Pen pour se dire "Je serai un bon président, je l'ai voilà, ça ça n'a pas fait le game." Très clair, pas de campagne présidentielle, pas de campagne législative. le quiproco de la nomination d'Élisabeth Borne à Matignon puisque je peux me permettre de le dire ici puisque j'avais révélé l'information à votre confrère Marken Devel où effectivement il était prévu Catherine Vautrin et non pas Élisabeth Borne à Matignon avec tout le le côté recambolesque du retournement de situation qui s'était fait effectivement sur ce weekend de nomination mais à ça depuis souvenez-vous d'ailleurs de la façon dont le RN a toujours été traité à ce moment-là donc suite à l'élection 2022, le président reçoit les patrons de groupe et patron de groupe et notamment Jordane Bardella pour les rencontres de Alors ça c'est après j'allais y venir mais sur effectivement Marine Le Pen d'accord présente reçu de façon très comment j'allais dire grande classe et ayant même droit à une vise de Brigitte en l'occurrence ça aussi dévoilé sur les réseaux depuis et puis surtout on a vraiment pas oublié le traitement réservé à Jordan Bardella lors des entretiens C'estésent.

Absolument. Oui, il l'a installé vraiment euh en face de lui pour bien montrer qu'il était effectivement que le RN était un parti avec lequel il fallait compter, ce qui était une sorte de légitimation. Alors, moi j'aurais même plus loin, vous allez peut-être pouvoir répondre.

Est-ce que il fait avec le RN parce qu'il est obligé ou est-ce qu'il court après le RN ? Alors, je très sincèrement, je je pense qu'il y a eu un peu des deux, d'accord, mais que dernièrement, il est beaucoup plus euh après. Oui. dans dans le fait de courir après.

Maintenant, lui qui tient temps à son bilan à trop courir après, il ne restera dans son bilan que sans doute l'avènement du RN au pouvoir et je ne suis pas certain que dans les livres d'histoire, ça fasse ou que ça soit du meilleur effet. le le bilan d'Emmanuel Macron, on va en parler avec toi Nils. D'ailleurs, c'est le premier sujet de cette émission.

On est à 18 mois de la fin du quinquena. 18 mois en politique, ça peut passer très vite. Est-ce qu'on peut encore sauver ce bilan ?

Le sous-texte est que pour l'instant le bilan est très mauvais. Oui. Alors, c'est vrai que alors ça passe à la fois très vite mais pour nos concitoyens, ça passe aussi très lentement et pour les journalistes politiques aussi.

Alors, on en a parlé la semaine dernière effectivement Emmanuel Macron, code de confiance 11 % hein dans les derniers sondages, soit celle de François Hollande en novembre 2016. Donc le président semble un peu avoir touché le fond. C'est un vrai sujet à l'Élysée en tout cas car même si ses conseillers ont manifestement abandonné l'idée de redresser la courbe de popularité de leur patron, il y a la question de l'héritage d'Emmanuel Macron he qui occupe leurs pensées et notamment celle du fameux Bruno Roger Petit, conseiller mémoire voilà du président et de la de la première dame aussi.

Et on l'a vu ces dernières semaines hein, reconnaissance de la Palestine donc de la France devant devant l'ONU. Le président coupe des rubans, il décore aussi à tour de bras. C'est c'est sa prérogative hérité de la 4e République.

Donc pluie de légion d'honneur, d'ordre du mérite qui qui sont décernés à à ses fidèles. Euh mais enfin dernièrement là sa réforme des retraites qu'il avait imposé avec brutalité au français à coup de 493 de répression policière dans les manifes hein, bah elle a du plomb dans l'aile au point qu'on dit le chef de l'État bah fataliste désormais. Alors, un familier de l'Élysée me dit "Il a compris qu'il fallait lâcher sur les retraites, même s'il ne le reconnaîtra jamais en public.

C'est sa réforme phare. Mais au moins le le gouvernement le cornu a tenu encore faut-il ajouter que le président a appelé certains de de ses fidèles notamment député Marc Feratci et cetera, à ne pas forcément voter pour le PLFSS à l'Assemblée et à parler de décalage de la réforme des retraites, ce qui a provoqué de l'orage avec Matignon, avec Sébastien Lecornu. Vous vous confirmez Jean-Bernard et et pourquoi est-ce que Macron s'obstine comme ça sur les retraites ?

Qu'est-ce que ça dit de lui ? Alors, premier point euh en ce qui concerne Marc Ferat, euh oui, effectivement, il a bien voté contre. Quand on regarde le détail du vote, d'accord, de la suspension, euh Feratchi n'a ne s'est pas abstenu, il n'a pas il a voté contre clairement comme d'ailleurs cinq autres députés.

Il n'a pas été le seul euh et puis les autres se sont abstenus. Très bien. Euh le fait que le président est accepté, c'est un 12uphémisme.

En vérité, il ne l'accepte pas. Il est contraint et forcé et mis devant le fait accompli. Souvenons-nous de la période euh le corps humain, brève mais intense, h hein.

Et si je parle de cela, c'est parce qu'il y a bien eu ce clash entre le dimanche soir et lundi matin euh après euh sa décision effectivement de démissionner parce que il n'avait pas les mains aussi libres qu'il avait pu le penser ou en tout cas qu'il l'espérait. D'accord ? Donc ça ça fait partie du du jeu.

Et donc le président s'est retrouvé contraint et forcé d'accepter les conditions. Sinon il n'avait pas le choix. Il était obligé de revenir.

On avait une nouvelle démission. Je n'est pas certain malgré le proverbe jamais 203 que il y ait eu un le corn du 3 à l'époque. Et d'ailleurs, qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?

Pourquoi il a démissionné pour revenir le lendemain ? C'était quoi l'intérêt de cette manœuvre finalement ? Alors la mais l'intérêt un de forcer la main effectivement du président en disant voilà je mets sur la place publique le fait que je ne suis pas libre d'agir et donc quelque part on contrevient même à l'esprit de la 5e République où la 5e République certes c'est un président mais qui dirige la France et un gouvernement donc un premier ministre qui gouverne.

Là, on a un président et cela ça a commencé bien en amont Emmanuel Macron. On l'a vu depuis Nicolas Sarkozi, on l'a eu à Frollande mais il y a une amplification, une accélération avec le président Macron qui fait que de toute façon aujourd'hui comme le disait Sarkozy vis-à-vis de François Fillon, c'est mon collaborateur. D'accord ?

Et là, on est sur le même sujet. Cette dérive là est la même. Sauf que le cornu lui ne l'a pas accepté.

Et d'ailleurs, en parlant de le corn, il va tenir jusqu'au bout. jusqu'au bout, ça veut dire quoi Mira ? Ça veut dire jusqu'au vote.

Ça veut dire jusqu'à 2018 jus au vote. Mais la présidentielle jusqu'au bouti ça pourrait aussi ça pourrait ça pourrait être aussi sur un trait d'humour jusqu'au [rires] bout de sa vie. C'est-à-dire que qu'il n'en puisse plus.

Voilà. Très honnêtement je ne sais pas mais je sais simplement que ça va être très compliqué sur le plan calendaire parce que là on rentre dans une période qui va verrouiller effectivement potentiellement une nouvelle dissolution. Très simplement, je ne suis pas le seul à le dire.

Des constitutionnalistes, que ce soit Benjamin Morel ou Anne-Charl Bezina le disent beaucoup mieux que moi, on est sur une période qui ne permettra plus à dissolution déjà pour le vote. Donc ça c'est clair. Ensuite, dès que nous allons arriver vers le mois d'avril, c'estàd juste après les municipales, on rentre dans l'année présidentielle qui interdit de nouveau une dissolution.

Donc ça veut dire qu'on aurait de nouveau une nomination de premier ministre s'enchaînant sur avec ce qu'on aurait pu vivre. J'ai beaucoup de mal étant entendu que possiblement il faudra peut-être même revoter un projet de loi rectificatif. OK.

J'ai beaucoup de mal à concevoir effectivement euh cela et c'est sans doute ce qui est peut-être en train de se jouer en ce moment à l'assemblée, c'est-à-dire un gouvernement qui irait jusqu'au bout. et je rebondis parce que je suis en train de et je termine chez moi et jusqu'au bouthistes et et moi j'ai envie de rebondir parce que je vous avais reçu ici dans le média il y a quelques mois au moment de la nomination de François Baou et je vous avais demandé justement pourquoi François Baou parce que c'est vrai que ça peut étonner tout le monde et quel aurait été le choix d'Emmanuel Macron et vous m'aviez dit ça aurait été le cornu et ben vous aviez raison il est là aujourd'hui. C'est c'est alors ce qui est amusant parce que à l'époque ça devait être Sébastien le Cornu alors que là sur les secondes nominations c'est cet été ça n'était plus le cornul favori.

D'accord. C'était Jean Castex. Oui.

Donc ça change donc c'était un retour. Petite précision concernant Jean Castex hein. Il n'aura jamais été que le seul premier ministre véritablement choisi par ce président puisque dès le début aucun de ses premiers ministres il ne les a réellement choisi.

Ouais. Et d'ailleurs, on en avait parlé dans l'une des émissions. C'est peut-être vous qui aviez témoigné, je ne m'en souviens plus.

Ça ça fait quand même presque 2 ans hein, que l'émission existe. Donc on a eu pas mal de numéros. Ouais, on a eu pas mal de numéros mais c'est vrai que voilà Jean Castex Emmanuel Emmanuel Macron l'apprécie pour sa rondeur et puis aussi parce que voilà c'est c'est un élu de terrain donc ça lui permet aussi d'avoir ces antennes là ces fameuses antennes hein qui qu'il cherche toujours d'ailleurs mais effectivement il y a voilà c'est c'est vrai que c'est probablement le profil et puis il lui fait pas d'ombre aussi he il lui fait pas d'ombre et puis il a deux avantages d'abord c'est quoi que l'on pense de Jean Castec c'est un parfait mécano de la République c'est qu'il connaît absolument les rouages les mécanismes et le fonctionnement Hm.

Et deè chose, il parle parfaitement bien un certain nombre d'élus de gauche. Ah oui, important. Surtout en tripartisation dans ma région d'adoption qui est l'Occitanie.

Je dire les rapports entre Carole Delga, présidente de l'Occitanie et Jean Castex, c'est du velour. Ah oui oui. Ce qui d'ailleurs n'est pas pour plaire à une partie de la gauche.

Alors j'entends mais pour le coup Ouais. Voilà. Alors je je vais me faire l'avocat du diable he si je puis le dire ainsi.

Mais j'ai cherché des éléments positifs de quinquena. Alors je les inter si si j'ai mis un peu de temps hein quand même. Alors il y a éventuellement la baisse historique du chômage hein qu'on pourrait mettre au crédit d'Emmanuel Macron même si malheureusement pour lui elle perd de sa superbe aujourd'hui.

Surtout qu'elle s'est faite quand même au détriment de bah des chômeurs. Voilà puisque évidemment quand on sort les chômeurs du des dispositifs bah forcément mécaniquement le chômage baisse. Voilà on peut faire ce que Exactement les chiffres on peut les manipuler.

On peut aussi citer la volonté de reconquête he de l'industrialisation du pays. Ça c'est ce que m'a dit un des rares soutiens qui reste à Emmanuel Macron, la conquête de l'attractivité auprès des investisseurs. On se souvient le sommet de Chus France où on a vu le président effectivement caliner les grands patrons de la planète, grand renfort de selfie.

Et puis il y a aussi le budget militaire doublé hein. Alors ça est-ce que c'est à mettre à son crédit ? Je ne sais pas mais c'est vrai qu'avec effectivement la menace russe he qui a lieu en ce moment en Europe, bon ça paraît pas totalement illogique.

Et vous qu'est-ce que vous en pensez Jean-Bernard si on devait chercher comme ça des Est-ce qu'il y a quelque chose à sauver dans le quinquena Macron ? Quoi ? Je ne suis pas certain qu'il y ait grand-chose à sauver puisque même lors des premières lois du premier quinquena de la veu même d'un certain nombre de députés que j'ai bien connu et que je côtois encore aujourd'hui même ces lois parfois étaient bancales je pense entre autres puisque ça redevient d'actualité aux lois égalim égalim 1 égalim 2 qui étaient censé améliorer la vie de nos agriculteurs.

Ah oui, pas persuadé que ce soit réellement le cas puisqu'on les voit aujourd'hui sans compter les pseudo vérités ou les vrais mensonges concernant le mercour. Ouais, son adoption. Donc il y avait il y avait aussi eu la loi Avia en ligne pour lutter contre ça la loi la loi Avia euh qui avait été passée à la moulinette par le Conseil constitutionnel.

Je crois de mémoire même si c'est un peu humoristique de ma part que il ne restait que les titres oui à son retour du Conseil constitutionnel et encore je ne suis pas certain que même les titres et tout étaaiit validé. Aïe ! Voilà.

Mais pour être plus sérieux et pour parler du bilan, non, c'est effectivement très compliqué. ba d'abord un événement qui est factu il faut le reconnaître il a largement hérité des conditions de mise en place du CE du gouvernement de François Hollande al quand bien même Emmanuel Macron a été le ministre de l'économie de François Hollande enfin la décision première revenait au chef de l'État quoi qu'on puisse en penser donc comme dans un effet suivant les municipales la première partie d'un effectivement d'un mandat c'est la continuité du mandat précédent il en va de même pour les présidentiel donc ça il en est hérité après dire que le chômage HBS quand on coupe dans le nombre de chômeurs par une par un rythme entre guillemets et des techniques purement mathématiques de contrôle effectivement du nombre. pas certain qu'on puisse appeler ça.

Et et pour finir, puisque vous parlez de réindustrialisation du Choose France, je ne prendrai qu'un seul et dernier exemple puisque c'est d'actualité depuis hier avec le retour de Boem Sans sal effectivement sur la scène européenne. Euh c'est ce qu'a fait perdre d'accord cette guerre France-Algérie au commerce français. Ah oui, qui est absolument colossal puisque grosso modo, je saurais pas dire de bêtises mais on est à peu près à 20 % d'effondrement d'accord du marché à l'export sur l'Algérie.

Tout cela bien sûr pris entre autres par nos amis italiens à côté qui auraient eu tort de se priver. Mais l'exemple type de cela, d'accord ? Et nous avions déjà abordé tous les deux Nils dans des émissions précédentes le rôle effectivement joué par Bruno Rota dans cette guerria puis nos amis allemands désormais parce que s'ils ont négocié la la mais les Allemands c'éit un rôle positif contrairement à Bruno Rillot qui lui a tout fait quand même alors les Allemands oui relevons quand même qu'il y a deux deux français qui ont joué un rôle en coulisse. l'ancien ministre Mathias Fekel et l'ancien conseiller Gour de Montagne qui a qui ont effectivement tous les deux activé leur réseau côté outrein et qui ont su faire jouer effectivement de de bonnes influences et pas simplement et et là encore une fois ça n'est pas l'Allemagne venue sauver la France a forcément gagné quelque chose comme ce que je vous ai dit avec Hermand concernant les renseignements ce monde entre guillemets souterrain est toujours beaucoup plus particulier et jamais aussi simple que nos médias mainstream veulent bien le laisser penser.

Alors le temps presse, hein. On a beaucoup parlé de de Macron. C'est vrai que c'était passionnant.

D'ailleurs, j'aurais une petite question pour vous Jean-Bernard mais en fin d'émission. Alors on va passer au second sujet. Nils.

Bruno le maire se met à table. L'ancien ministre de l'économie refuse d'ennosser la responsabilité du déficit habissal de la France qui fait scandale depuis un certain temps. Oui.

Alors, il faut il faut rappeler hein qu'après son départ de Bercy en septembre 2024 he notre grand argentier euh et écrivain chevrené, n'est-ce pas, cet effet discret. Euh il était quand même en poste depuis plus de 7 ans et donc il s'était expatrié en Suisse pour donner des cours, hein. Il est même devenu en janvier 2025 conseiller stratégique extérieur du comité exécutif du groupe néerlandais ASM spécialisé dans le développement de semi-conducteurs.

Un secteur très stratégique, hein. Euh voilà, donc euh c'était une vraie cure de silence médiatique et politique mais du business pour Bruno Lemire. Sauf qu'il continuait de réunir sa petite bande d'élus quand il était à Paris.

On va en reparler juste après. Il n'a jamais décroché en réalité de la politique française au point que quand le cornu a été nommé à Matignon, Bruno Lemire a vu là une occasion en or de revenir aux affaires. Le nouveau premier ministre n'avait rien à lui refuser et lui a offert le ministère des armées régalien, prestigieux, précaré du président. car on l'avait un peu oublié mais Bruno Lemire est l'un des parrains de le cornu en politique hein.

Euh Jean-Bernard Gaouci va peut-être nous en parler mais en 2007 tout juste député de l'heure, il avait fait euh du futur premier ministre son assistant parlementaire avant de l'emmener dans ses cartons l'année suivante au secrétariat d'État aux affaires européennes. Entre 2009 et 2012, c'est au ministère de l'agriculture qu'ils ont poursuivi leur collaboration. Jean-Bernard Gayorucci, vous connaissez bien les connexions normandes de Lecornue et Bruno Lemire évidemment en fait partie.

Oui oui, il en fait partie. En bon corps, je connaissais bien la Corsica Connection, mais j'ai aussi appris à connaître leur connection entre guillemets et surtout la la le Cornu Connection où très clairement on est d'accord, le Cornu c'est Vernom, Bruno Lemer, c'est Évreux, ce sont des villes qui sont très proches et et Bruno Lemire a toujours été entre guillemets le parrain politique de le CONU. Au point, je ne sais plus si vous l'aviez redit, c'est que lors de la primaire de la droite en 2015-26, effectivement le Cornu était entre guillemets l'organisateur de sa campagne.

Ah oui oui oui. Je je l'ai pas dit. Alors voilà donc donc ça en dit long euh effectivement de de la proximité des deux hommes.

Ce qui est amusant dans la dénégation de Bruno Lemire, c'est que lors de l'interview qu'il a donné à Caroline Rou, il mentionne que mais alors on va reparler mais il dit non non, je ne reviendrai jamais comme là il le dit en politique ceci cela alors que au même moment il avait accepté de revenir au gouvernement. Donc que pensez réellement des propos de Bruno Lemire et de ses pseudo vérités ? Vous me laisserez effectivement sur mes doutes.

Oui, concernant le personnage, faut faire preuve d'une grande prudence hein. Mais évidemment, alors c'est vrai que de toute façon, alors il a été écarté notamment à cause de la droite puisque Bruno Rotaillot a fait une une crise mais de toute façon, c'est vrai que c'est un paraît risqué parce que bon, alors les quelques macronistes qui restent me disent "Mais c'est quand même" et puis à droite, on me dit c'est quand même l'homme de la dette publique française hein avec une somme qui s'est envolée sous son mandat. On parle euh d'une somme qui est passée de 2 2000 pardon 2300 milliards à 3300 milliards d'euros et on se souvient quand même des fanfaronades de Bruno Lemire en 2024 quand il faisait face aux accusations de dérapage.

Alors dérapage c'est un gros euphémisme hein parce que vu la somme regardez si aujourd'hui nous avons niveau de dette élevé c'est pourquoi c'est parce que j'ai sauvé l'économie française. Jamais du ML, vous pourriez mettre ça aussi à mon actif pendant le Covid. C'est vrai que l'économie a tenu voilà donc Bruno Lemire, superman de l'économie française, il fallait oser.

Et l'attention est aussi montée avec cette fameuse commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée et au Sénat sur le dérapage des finances publiques. D'autant que Bruno Lemire n'est pas le seul he sur la scèette. On a vu aussi Ellisabeth Band cuisiné par les parlementaires.

Atal est aussi passé sur le grille, ça lui a pas plu du tout au point de paraître arrogant, croyez-le, aux yeux des élus. Regardez. Est-ce que l'exécution 2024 prévoit qu'il y a plus de dépenses que prévu ?

Non, monsieur le Premier ministre, on devait avoir une amélioration des comptes publics. On a une dégradation des comptes ça vous l'avez dit depuis le début de cette audition. Vous avez raison de le dire.

Soit vous êtes soit vous êtes dans soit vous êtes dans une situation de déni. Je vous dit depuis tout à l'heure, on a eu une diminution et on a une chute brutale des sur le déficit public de la France. ch éuder public que vous dites vous vous dites vous avez prévu des dépenses supplémentaires sur l'année 2024 qui n'était pas prévu voilà donc chacun s'est renvoyé là-bas et récemment Ellisabeth Borne a aussi donné de la voix j'ai sonné l'alarme et on n' pas réagit vous cite il est il est sympathique Bruno mais je pense qu'il peut se rappeler que moi j'ai quitté Matignon le 8 janvier 2024 donc je n'étais plus premier ministre j'avais un succè successeur Gabriel Atal.

Pourquoi vous cite-il ? Ah ben je ne sais pas, il faut lui demander. Je ne sais pas.

Voilà donc pour Babou c'est la faute d'Atal, c'est pas la sienne. Donc il se renvoie un peu tous la balle effectivement. Entre-temps, en 24 heures, Bruno Lemire est passé de ministre des armées sous le gouvernement Lecorn.

On en reparlait à rien du tout et désormais il se lâche hein. Donc le fameux passage avec Caroline Rou, regardez, c'était sur France 5. On est la France.

Perci, c'est quand même une énorme machine qui marche bien qu'on peut découvrir que les recettes fiscales de 2024 sont inférieures de 42 milliards d'euros. Comment on en arrive à une situation comme celle-ci ? Ça veut dire que merci ça Merci ça ne marche plus.

J'aimerais avoir une réponse à vous apporter et apporter aux français. Vous l'avez pas ? Je ne l'ai pas.

Je reconnais avec beaucoup d'humilité. Nous nous sommes plantés sur les recettes et plantés big time très sincèrement. Voilà.

Donc, il s'est planté un big time. C'est ce qu'il reconnaît avec une humilité qu'on peut penser assez finte. Pire, dans la même émission, Bruno Lemire révèle une lettre soi-disant secrète he qu'il a envoyé le 6 avril 2024 à Emmanuel Macron pour l'alerter sur la nécessité d'une loi de finance rectificative.

Et enfin, pour ne rien arranger en Macronnie, Emmanuel Vals lui aussi sorti du bois dans les médias pour dire tout le mal qu'il pensait de Macron et le cornu après avoir été éjecté de son ministère des outresemères. Regardez ça. Vous ne voulez pas de ministre qui est de la personnalité.

Deux, je réussissais là où ils avaient échoué sur la Nouvelle-Caléonie et sur les autres Mè. Très queon pas apprécié les propos que j'ai tenu en conseil des ministres questionnement de manière très respectueuse le président de la République sur les conditions pour reconnaître l'État de Palestine ou sur les rapports entre la France et le monde juif. Voilà.

Mais on m'a pas donné moi d'explication clair et et regardez ce qui se passe en Nouvelle Académie. On cherche à mettre en œuvre ce que j'avais moi-même réussi à travers les accords de de Bougival. Voilà donc Manuel Valz, Bruno Lemè, tout le monde en a gros comme on dit dans Camelotte et ils mettent tout ça évidemment sur le compte d'Emmanuel Macron hein.

Alors Manuel Vals dit que c'est parce que il a critiqué la reconnaissance de la Palestine par la France et Bruno Lemire explique en gros que effectivement la droite était jalouse de son succès. Décidément le groupe macroniste vit. Alors, on va pas refaire le débat hein sur les responsabilités des uns et des autres sur ce plateau.

On va laisser ça à l'économiste Thomas Porcheter. Mais euh qu'est-ce que ça dit des macronistes et des rapports de force au sein de Renaissance au fond Jean-Bernard Gayurenci ? Tout ça, c'est c'est [rires] je je suis désolé de de ce soupir.

Ça veut dire surtout que ça n'existe plus. Oui, d'accord. On est euh si j'osais, je dirais qu'on est déjà même passé euh au-delà de la mise en bière et voir de la mise en terre.

C'est dire que là très clairement c'est de l'enterrement de première classe et tout le monde se lâche. Oui, il se tirent tous dans les pattes. Mais est-ce que il y en a qui se détachent un peu qui sont vraiment loyaux ?

Alors, je ne sais pas ce que veut dire le terme de loyauté. Si on est Ça veut dire quoi ? Ça n'existe pas en politique.

Non, non, je ne dis non, je ne dis pas que la loyauté n'existe pas. Mais est-ce qu'on est loyal à à un parti ? Est-ce qu'on est loyal à un ou une femme ?

Est-ce qu'on est loyal à ses idées ? D'accord. Pour moi, ce sont trois niveaux de loyauté qui en politique n'expriment pas la même chose.

À titre personnel, on pourrait me qualifier d'île loyale. Je n'ai pas été loyal à certains partis que j'ai côtoyé ou à certains hommes ou femmes politiques que j'ai côtoyé. Mais je reste effectivement loyal à mes idées et comme disaient certains, ce n'est pas moi qui ai échangé, c'est mon parti qui a changé.

D'accord ? Et donc ça ça le vaut pour ces gens-là. Très honnêtement, parler de la loyauté d'Emmanuel Vals, je ne sais pas bien [rires] ce que cela veut dire.

C'était un bel exemple celui-là. Il a il a deux amours, Paris et Barcelone. Euh il a de enfin c'est sans arrêt.

On l'a vu avec la gauche avec l'extrême droite vu avec la droite. Retenons quand même que Manuel Vas est un est un fervant supporteur aussi du printemps républicain. N'ayons pas peur de le dire et de le reconnaître.

Vous allez me dire vous insistez depuis le début de l'émission sur printemps républicain. Oui parce que le printemps républicain a instauré quelque chose qui pour moi m'est insupportable. C'est-à-dire que de la loi de 1905 dont il se prévaut, il en a créé un nouvel outil de racisme envers non pas seulement les musulmans, mais plus que les musulmans, je dirais les Arabes.

D'accord. Et plus que les Arabes, les Maghrébains. Ah oui.

Et plus que les Maghrébains, les Algériens. Alors oui oui. Non mais le climat aujourd'hui avec le le bashing sur l'Algérie.

Non non non mais sur sur le fond, on est nous sommes parfaitement d'accord Mira. D'accord. Quand on parle effectivement si ça concernait les musulmans, on parlerait aussi effectivement de l'Indonésie qui est le premier territoire musulman au monde.

On n parle pas, on parle jamais de ce souci. On parle de quoi ? À ses peu des marocains, on fait même affaire avec eux.

Oui, on aime beaucoup le rounisie. Mais par contre, l'Algérie wou ! Alors certes, il y a l'antériorité de la colonisation de ce qui est fait.

Enfin bon, il y a un moment aussi reconnaissons ce que nous avons fait. Un certain nombre de journalistes et d'historiens mettent suffisamment les pieds dans le plat en ce moment, mais c'est une réalité non déplaise à beaucoup et surtout à Bruno Rota. Donc voilà pour ce qu'il en est.

Maintenant on parle de Rotaillot et je viens d'en parler, on parle aussi de le cornu de Bruno Lemire. Ça c'est la conséquence de la primaire de la droite où tout le monde s'est entretué. Primère de la droite qui a eu lieu en 2016 2017.

D'accord. Puisque et qui donnait François Fillon. Quand on connaît quand les boir de François Fillon, certains ont dit on lui a volé l'élection.

Non non, on lui a rien volé. Lui peut-être a volé à la France mais il est pas certain que on a volé l'élection de François Fillon. So sur le sujet.

D'ord. D'ailleurs, on va pas le montrer à l'écran. On va pas lui faire de pub, faut pas exagérer.

Il aura toute sa place dans les médias d'extrême droite et conservateur. Mais François Fillon revient lui aussi sur le devant de la scène avec un très beau livre entre guillemets. Je je fais je fais de l'humour noir mais sur le terrorisme islamique, je crois.

Absolument. L'entrisme c'est c'est même l'entrorisme en l'occurrence bien sur ce fameux rapport ou donc ça annonce ça annonce quand même beaucoup de choses à mon avis pour 2027 on n pas d'entre en même temps pas d'étonnement quand on connaît les liens rotaillot Fillon ouais pas d'étonnement c'est la même musique. Bon, alors en tout cas euh c'est quand même une petite bombe hein qu'a lâché Bruno Lemire.

Alors moins effectivement pour la surprise des raisons du dérapage budgétaire, mais en tout cas voilà, c'est tombé en plein dans les débats budgétaires à l'Assemblée qui donc là le PLFSS va arriver en plus au Sénat qui est à majorité à droite et donc il affirme effectivement qu'Emmanuel Macron ne l'a pas écouté à l'époque. Bon ben enfin c'est aussi une démarche qui se fait pas sans arrière-pensée politique hein. Après tout Bruno Lemire n'a que 56 ans.

Alors j'ai cette question hein qui peut faire rire certains, qui peut être très importante pour d'autres. boire ou conduire sans le sait mais là c'est boire ou faut il faut euh choisir. Est-ce qu'il faut supprimer l'alcool aux buvettes du Sénat mais aussi de l'Assemblée nationale ? le débat en cours hein dans le couloir des deux chambres et également au niveau des médias depuis une semaine.

Et oui, Amiera, mais parce que les affaires de de beuverie, d'addiction, de fait divers chez nos parlementaires continuent de d'effrayer la chronique. Alors, on n'est pas détective he on va pas faire la liste voilà de de tous les élus avec des détails sordides mais dernière affaire en date, le sénateur Philippe Mouillé alors qui est peu connu du grand public hein mais voilà qui a été interpellé complètement ivre par la patrouille à Paris le 8 octobre dernier et pire l'élu allait avait alors vivement résisté au secours hein avait indiqué le parquet de Paris donc qui s'était montré plutôt bavard sur cette affaire alors le sénateur a ensuite publié un communiqué après être passé par la cellule de dégrisement du commissariat affirmant avoir été dépouillé d'une partie de ses affaires personnelles, frappé à tel point qu'il aurait perdu connaissance. Par la suite, je me suis retrouvé à terre, sonné, totalement désorienté et la police nationale est intervenue en place.

Malheureusement dans un état de confusion et de stress, je n'ai pas réagi a-t-il euphémie euphémisé dans un communiqué. Euh alors et pour cause hein puisque le le Parisien et Paris Match avait révélé que dans son état d'ébriété avancée, il avait invoqué son statut de parlementaire puis avait demandé à pouvoir appeler Bruno Retaillot à l'époque ministre de l'intérieur. Bruno Retaillot l'appelait en pleine nuit complètement bourré.

Voilà. Autant vous dire que les policiers en poste à Paris ne sont guère impressionnés par ce genre de requête. Vous connaissez bien le monde politique, on l'a dit Jean-Bernard Gayorinouci.

C'est quand même un vrai sujet hein la consommation d'alcool de substances chez les élus. Vous vous pouvez confirmer ça avec votre expérience. Vous avez été notamment à l'Assemblée nationale comme conseiller.

Absolument. Je je confirme déjà tout petit point quand même. Çaappelait mouillé pour se retrouver unbibé à ce point.

Ça ne manque pas de sal. [rires] Désolé mais bon je je n'ai pas pu m'en empêcher. Quand je dis je n'ai pas pu [rires] m'en empêcher.

Oui parce que je je trouve que c'est tellement dérisoire les arguments qui aujourd'hui disent mais on veut garder la buvette. vous, il ne vous a pas échappé qu'il y a très peu de temps, il y a eu effectivement une proposition faite par un député, d'accord ? Demandant effectivement euh l'interdiction ou l'arrêt de la vente d'alcool.

Voilà, un député écolo un député écolo mais mais qu'il soit écolo pour moi, à la limite peu m'importe, je dirais qu'il soit écolo quel que soit le fond, à quel moment et en quel endroit puisque j'ai une activité politique mais j'ai eu aussi une activité en entreprise comme consultant. Euh on a vu entre deux dossiers aller boire une petite coupette, aller boire un verre de rouge, aller boire un verre de rosé ou de blanc. Même à quel moment ça existe en entreprise ?

Jamais. Donc ça veut dire que selon vous, il faut complètement l'interdire ou alors laisser quelques horaires ? Non, je pense qu'on doit pouvoir laisser des horaires typiquementoupir lorsqu'il n'y a plus de séance, typiquement on peut parfaitement autoriser les députés avec leurs invités à aller effectivement à la Mvette et boire un verre.

Mais quand on connaît et on le sait en ce moment, je dirais le timing euh et l'enchaînement des différentes séances entre celles du matin, celle de l'après-midi, celle de la fin et celle du soir, on je veux dire ça n'est pas concevable. Si on commence à boire après la séance du matin à l'interance de l'après-midi avant la reprise à 21h30, ça va être terrible en plus avec le dîner. Et donc on termine comment effectivement la séance et après on s'étonne qu'effectivement les lois soient votées n'importe comment et et avec des erreurs absolument colossales et que tout le monde s'écharpe dans l'hémicycle.

Je ne suis pas certain honnêtement que cet état de fait de consommation d'alcool à la buvette soit ce qu'il y ait de mieux pour des débats sereins. Et d'ailleurs, alors j'ai pour la petite histoire, je j'ai fait marcher mes contacts hein pour l'émission avant l'émission et j'ai contacté des députés notamment alors plutôt à gauche pour le dire franchement, mais même dans leur groupe, c'est compliqué pour certains de leurs collègues hein, ils le reconnaissent d'ailleurs que certains forcent sur le rouge, voilà, parfois des alcools plus forts. et notamment une députée insoumise qui me dit "Mais on le voit de toute façon quand ces députés sont imbibés comme vous disiez pour le sénateur voilà c'est ils sont pompettes voir plus que ça parfois et et on se souvient récemment on a les images du député modè je crois que c'était le député turquois qui avait dû être évacué he par les huissiers pour avoir fait des gestes menaçants en pleine séance regardez Voilà, il y a eu évidemment le cas du député Alfi Andier Carbat he qui avait été interpellé alors qu'il a acheté de la drogue à Paris en 2024 à un mineur.

Et c'est vrai que les addictions et les affaires de violence sexuelle qui parfois sont malheureusement liées bah à ce à ce ce fléo he c'est vraiment quelque chose qui touche tous les bords politiques. Au Sénat par exemple, on a l'affaire Guerriot du nom de cet ancien sénateur ex Horizon. Il a été expulsé du du parti par Édouard Philippe, soupçonné d'avoir drogué la députée Sandrine Josseau afin de la violer en 2023.

Euh, d'ailleurs, en avril dernier, le parquet a requis un procès devant le tribunal correctionnel pour administration de substances afin de commettre un viol ou une agression sexuel et détention de stupéfiant. Permets-moi, cette histoire, elle est quand même affreuse. Elle est odieuse, elle a été un peu passée sous silence dans les médias.

On en a parlé un tout petit peu. Alors, on en a parlé, la députée a pu quand même, comment dire, témoigner. Elle a aussi fait partie d'une commission d'enquête hein sur effectivement sur les les sur le comment dire les violences sexistes et sexuelles et les violence sexuelle sous commise sous sous administration de substance et donc elle a quand même pu en parler mais c'est vrai que l'omerta est difficile à briser dans le milieu politique où l'image occupe une place prépondérante he Jean-Bernard Gaurenucci vous pouvez peut-être ajouter un mot à ce je veux juste ajouter que que malheureusement S Joso enfin était jusqu'alors une députée lambda H est très peu connu et quasiment passé sous les radars.

D'accord. C'est pas une star de l'hémicycle comme on a pu en voir certaines quel que soit d'ailleurs le le la coloration du banc hein. Mais voilà donc c'est ça aussi qui favorise ou pas l'émergence.

C'est pas agileiravia on éétait pas face à une aurore berger à une Sopia Chikirou ou de l'autre côté Ren à une Marine Le Pen ou il a choisi quelqu'un de voilà il a chois il aurait choisi qu'il est pré il a choisi ou pas. En tout cas, ce qui est évident, c'est que ça remet bien en place effectivement le principe lors des agressions sexuelles, que ce sont rarement des inconnus mais souvent des gens qui se connaissent parce que et Sandrine Josu et Joël Garot se connaissaient de très longues dates. Ou oui, d'accord.

Donc c'est bien quelqu'un de son environnement et de son entourage. Donc au-delà même de l'agression sexuelle, c'est presque un un déni contrat de confiance. Alors le procès du sénateur aura lieu en janvier 2026 et tu l'as rappelé Amira, tu as bien raison.

Évidemment l'élu enfin l'ex élu puisque il a démissionné reste présumé innocent en attendant évidemment le procès. Alors sans aller jusqu'à des cas aussi sordides he il y a aussi des élus bah qui sont pris la main dans le sac. l'ancien député Renaissance, on le sait ça touche vraiment tous les bords politiques.

Emmanuel Pellerin, avocat de profession en 2023, Méiapart assure que l'élu des hautes scène a consommé de la cocaïne avant et après son élection à l'assemblée he confronté à ces éléments, il avait reconnu cet usage illégal. C'est ce quiécrivait le site d'information. Alors dans le cas de Philippe Mouiller, je reviens à notre sénateur de la droite qui a été donc pincé à Paris imbibé.

Exactement, c'est d'autant plus embarrassant qu'il est président de la commission des affaires sociales au Sénat, dis donc. Et c'est une commission qui examine les textes sur les addictions notamment euh sur les questions voilà euh sociales. Donc bon bah depuis le sénateur et en ar maladie hein puisque c'est une affaire manifestement qui l'a touché.

Alors les sénateurs de gauche bon font on est au Sénat donc il y a une discrétion on va dire de de bonne à loi pour dire les choses comme ça. Mais quand même un sénateur de gauche me dit bah venant de la droite qui n'a jamais de mots assez dur pour les malades ou les faits divers, ça l'affiche mal. D'autant euh bah que Philippe Mouiller a invoqué Bruno Retaillot au moment de son arrestation euh qui est quand même le chef de fil hein de la droite au Sénat.

Euh donc on a senti un vrai embarrage chez nos collègues. Voilà le le témoignage d'un sénateur. Alors le problème c'est que les travaux de la chambre haute ont repris et du coup la commission a dû improviser hein en l'absence de son président toujours en arrêt maladie et donc les vice-présidents de la majorité LR se partagent la présidence à tour de rôle selon mes informations.

Par exemple, c'est le sénateur LR Millon qui a été nommé temporairement à la tête de la commission. Voilà, dans dans le cadre d'un cadre d'une d'une commission parlementaire qui était pour pour examiner un texte de loi et il y aura un nouveau président temporaire désigné samedi quand le PLFS va arriver au Sénat, voilà, pour représenter effectivement la commission des affaires sociales au banc du Sénat. Et c'est déjà la fin de cette émission.

Et oui, voilà, on va se quitter jusqu'à la semaine prochaine. Merci beaucoup Jean-Bernard Gaorenci de nous avoir accompagné. Mais merci à vous deux de m'avoir reçu, c'était un plaisir.

Et moi j'avais une petite question, je l'ai dit en en début d'émission mais finalement vous m'avez répondu. Je voulais vous demander comment on passe de conseiller au sein de la droite avec Macron euh à quelqu'un comme vous qui dit aujourd'hui que le bilan de Macron est désastreux et en fait j'ai eu la réponse, vous avez été loyal non pas au partis, non pas à l'homme mais à vos idées. J'ai bien résumé.

Vous avez parfaitement résumé Amira. [rires] En tout cas, merci Jean-Bernard Gaorenci d'avoir été avec nous aujourd'hui. Nins, merci, c'est toujours un plaisir et vivement vendredi prochain.

Un plaisir partager. À bientôt à tous. Vous l'aurez compris, l'émission est terminée.

Une émission qui ne vit que grâce à vous. Alors, continuez de nous soutenir et à la semaine prochaine. M. [musique]