Borne et les syndicats : l'impasse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse partielle
Que peuvent faire les syndicats face au blocage avec l'exécutif ?
- 3:00OuverteRéponse directe
La mobilisation est-elle en hausse ou en essoufflement ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La réunion d'hier était-elle utile malgré l'échec ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Les syndicats risquent-ils d'être débordés par leur base ?
- 16:00OuverteRéponse directe
L'unité syndicale est-elle menacée après le changement à la tête de la CGT ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Laurent BergerPromesse
« il y aura pas de médiation il y aura pas de traîne on continue jusqu'au retrait »
- 8:00Laurent BergerPromesse
« on a une ligne rouge à la CFDT que même notre chef monsieur berger ne pourra pas dépasser ça a été décidé en congrès et on ne passera pas ses 62 ans »
- 9:00Sophie BinetFait
« nous avons trouvé face à nous un gouvernement radicalisé obtus et déconnecté c'est une gifle au visage des millions de Françaises et de Français »
- 13:00Bernard VivierChiffre
« quatre manifestations avec plus d'un million de manifestants chiffres du ministère de l'intérieur »
- 15:00Bernard VivierChiffre
« la CGT compte aujourd'hui sur le territoire français 803 union locale »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et avec nous pour ce club j'admi kalimi bonjour Janick merci beaucoup d'être avec nous Bernard Didier bonjour merci d'être là directeur de l'Institut Supérieur du travail expert des questions sociales et syndicales Audrey nous a rejoint bonjour Audrey on va parler de la rencontre entre Elisabeth Bornel et syndicats hier elle a tourné court les syndicats ont demandé le retrait de la réforme refuse la première ministre alors est tombé désormais dans une situation de blocage et que peuvent faire les syndicats pestilent encore sur la mobilisation au risque-t-il d'être débordé par leur base peuvent-ils encore dialoguer avec l'exécutif on verra ce que vous en pensez on va vous entendre dans quelques instants d'abord on regarde l'actualité dans nos régions on va évidemment parler de cette 11e journée de mobilisation et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à Montpellier retrouver Vincent Coste bonjour Vincent merci beaucoup d'être avec nous journaliste au Midi Libre Vincent alors chez vous la mobilisation contre la réforme des retraites Vincent elle est toujours forte beaucoup de défilés prévus aujourd'hui beaucoup oui c'est ça qui est étonnant là le nombre de participants dans les dans les défilés se réévalués au fur et à mesure de de la journée bien sûr mais ce qui reste étonnant pour une onzième journée de mobilisation c'est que par exemple en Occitanie si on prend le département de si on prend de le département de l'Hérault il va pas y avoir seulement une manifestation à Montpellier et par exemple à Béziers 7 les deux autres villes du du département mais il y aura neuf défilés différents neuf manifestations distinctes dans dans le département à Montpellier Béziers 7 bien sûr mais aussi à Lunel à Bédarieux dans des gros villages ou des gros Bourges ou d'habitude leur événements de journée de mobilisation de ce type il n'y a pas forcément voir très rarement dans de mobilisation nous avons la même situation par exemple dans le département voisin du Gard où il y a effectivement une grande manifestation à Nîmes une autre à Alès mais il y en a trois autres d'organiser sur le sur les seuls départements de l'Hérault et du Gard c'est une quinzaine de de défilés qui seront organisés aujourd'hui et comme on l'a vu donc dès le début de dès le début de ce mouvement le le la mobilisation est forte dans les dans les petites et moyennes villes de provinces voir dans les voir dans les gros villages avec des défilés inédits de pas leur ampleur comme de par leur existence même Vincent amo sur votre une c'est un entretien avec Laurent Berger oui nous avons eu journaliste Midi Libre à effectuer effectivement entretenu avec avec Laurent Berger hier après-midi Laurent Berger évidemment qui qui maintient ses positions qui nous expliquent que le que les changements à la tête de la CGT par exemple ne change rien en matière d'action et d'efficacité de l'interdical et qui Laurent Berger qui qui lance quelque part un appel à Emmanuel Macron et qui dit que oui si Emmanuel Macron veut le rencontrer veut rencontrer l'intersyndicale évidemment il y aura il ira rencontré il ira rencontré Emmanuel Macron mais en restant sur cette sur ce positionnement qu'elle appelle Emmanuel Macron comme on le voit à faire preuve de sagesse ça veut dire évidemment reculer sur la mesure d'âge qui pivot de la de cette réforme des retraites pour l'instant n'accepte pas bien sûr et on va en parler merci beaucoup Vincent Coste d'avoir été avec nous il a eu la une du Midi Libre c'est donc cet entretien avec Laurent Berger l'appel à Macron c'est à la Une de votre journal merci Vincent 11e journée de mobilisation alors Vincent nous le disait toujours de la mobilisation du côté de Montpellier et de l'Occitanie est-ce qu'on peut s'attendre à une mobilisation en hausse ou est-ce qu'on va rester un peu sur la lignée de la précédente journée est-ce que on sent un essoufflement finalement un moment de creux dans cette mobilisation on sait qu'on est en stand-by c'est le mot couramment usité là depuis quelques semaines lors de la dernière mobilisation effectivement le nombre de manifestants et le taux de grévistes avaient avait diminué tout le monde tout le monde c'est-à-dire exécutif parlementaire élu et bien sûr syndicat attendent quoi la décision du Conseil constitutionnel voilà on est dans une période où on continue à faire vivre la mobilisation on le voit évidemment c'est pas des grèves reconductibles c'est pas des mobilisations permanentes mais les syndicats ne veulent peut pas faire diminuer l'attention donc aujourd'hui est-ce qu'il y en aura plus c'est ce qui en aura moins sauf si les rues sont particulièrement vides mais ça je ne le pense pas certes le taux de grévistes est en diminution puisqu'on peut le prévoir en tout cas dans les services publics mais je pense que le gouvernement ne doit pas trop se réjouir la tension est là la mobilisation est là l'unité syndicale est toujours là donc l'attention reste forte les prévisions de grève sont en diminution les syndicats appellent à la mobilisation est-ce qu'ils ont encore la capacité de mobilisation oui la détermination est vraiment très forte nous sommes à la 11e journée il y a déjà eu quatre manifestations avec plus d'un million de manifestants chiffres du ministère de l'intérieur ça rapproché de ce que l'on avait vécu en 2010 il y avait eu 14 manifestations dont trois qui avaient dépassé un million alors évidemment en 2010 la réforme avait été votée et les manifestations n'avaient pas débouché sur un succès syndical mais en 2010 il y avait eu une relation permanente entre l'exécutif le pouvoir politique et les organisations syndicales et c'est fondamentalement différent aujourd'hui on pourrait presque dire que le Président de la République peut aujourd'hui remercier d'une certaine façon les organisations syndicales parce que si les organisations syndicales qui sont dans les territoires qui sont dans les professions n'occupent pas le terrain le vide créé par leur effacement sinon leur disparition profiteraient à qui en politique on a la réponse et sur le plan social on a aussi eu l'exemple en 2018 2019 avec les gilets jaunes d'une réponse violente un face à face entre l'exécutif et la foule donc ça veut dire qu'il y a un risque oui un risque démocratique pour vous oui il y a un risque démocratique en ce sens que le Président de la République doit être respecté dans ses prérogatives il n'y a pas de partage du pouvoir dans une cinquième république mais il doit y avoir un respect des corps interviennent et quand une crise émerge on le voit dans une entreprise nous à l'iester on le vit tous les jours quand une crise émerge entre la direction et les salariés qui doit gérer la crise essentiellement la ligne managériale et managers de proximité en France en politique les managers de proximité s'appellent les mers il y en a 35000 alors justement Emmanuel Macron Elizabeth pardon pas du tout Emmanuel Macron a rencontré hier l'Inter syndicale Audrey ce qu'on peut parler d'un rendez-vous à thé ou même d'un dialogue de sourd choisissez vos mots pourtant il y avait un point positif c'est la première fois qu'Elisabeth borne recevait les syndicats depuis janvier dernier une tentative pour renouer le dialogue qui a donc échoué après moins d'une heure de réunion alors la première ministre a d'abord voulu parler des carrières longues de l'emploi le seigneur de la pénibilité oui mais voilà elle a aussi dit qu'elle refusait de retirer la réforme l'allongement de l'âge de départ en retraite de 62 à 64 ans c'était la condition sinequanone pour l'interdy syndicale pour reprendre le dialogue c'est Laurent Berger le patron de la CFDT qui aurait mis un terme au rendez-vous au nom de toute l'Inter syndical un nom d'une seule voix donc pour les 8 organisations syndicales et ça ça a été scruté aussi parce que vous le savez le visage de la CGT a changé c'est Sophie Binet qui a remplacé Philippe Martinez à la tête du syndicat vous allez l'entendre la tête change mais la ligne ne change pas écouté notre présence ici elle prouve notre sens des responsabilités et du dialogue nous avons trouvé face à nous un gouvernement radicalisé obtus et déconnecté c'est une gifle au visage des millions de Françaises et de Français qui sont dans la rue qui sont en grève qui sont opposés à la retraite à 64 ans à l'allongement de la durée de cotisations et à la suppression des régimes spéciaux cette stratégie elle est violente et elle est irresponsable alors vous le voyez les mots sont forts de son côté Elisabeth borne a pris brièvement la parole elle a fait bonne figure sans esquisser pour autant de sortie de crise écoutée c'était un échange respectueux où chacun a pu s'exprimer et s'écouter j'ai entendu tour à tour chacune des organisations syndicales j'ai entendu leur désaccord sur le relèvement de l'âge et j'ai pu le redire ma conviction et celle de mon gouvernement de la nécessité de cette de cette réforme on dirait qu'ils ont pas forcément participé à la même réunion la première ministre qui a conclu en disant qu'elle n'envisageait pas d'avancer sans les partenaires sociaux alors à ce stade ça paraît quand même un peu compliqué d'autant qu'un peu plus tard dans la soirée Laurent Berger le patron de la CFDT s'est exprimé sur à la télévision il parle lui d'une grave crise démocratique dans un pays on n'arrive pas à se parler après autant de de mobilisation c'est quand même qu'on a un problème on a un problème l'autre raison c'est que on le voit bien ce qui est en train de se passer c'est de créer un profond ressentiment et le ressentiment il est à double il est sur le contenu cette réforme des retraites et aujourd'hui il est un ressentiment une défiance à l'égard des institutions on est passé d'une crise sociale à un ressentiment une crise démocratique le patron de la CFDT qui ne digère pas non plus les pics à dominem du président de la République qui estiment que la CFDT met de l'huile sur le feu sans rien présenter en échange Laurent Berger qui a appelé Emmanuel Macron hier à garder ses nerfs vous le voyez on est loin d'un retour autour de la table des négociations alors il y a eu il y a eu quand même dialogue rencontre est-ce que le lien est désormais rompu entre les syndicats et l'exécutifs non il ne l'est jamais cette les deux comptes rendus côté syndical côté Premier ministre donne le sentiment de n'a que les participants n'étaient pas la même réunion s'ils étaient à la même réunion ce fut courtois ce fut bien élevé on ne s'invite pas simplement ce fut bref et ferme à chaque fois les leaders syndicaux dit madame la Première ministre est-ce que vous retirez votre réforme on connaissait la réponse à l'avance donc le lien n'est pas rompu et c'est important vous savez le monde syndical c'est pas uniquement Sophie biner Laurent Berger c'est aussi la FSU Sud autour de la CGT et puis autour la CFDT vous avez la FTC la CFE-CGC l'INSA Force Ouvrière aussi qui compte dans dans cette affaire là donc c'est c'est un tissu d'organisation syndicale qui répétons le sont en contact avec les professions et les territoires un chiffre la CGT compte aujourd'hui sur le territoire français 803 union locale alors on pourrait dire la CGT n'a pas au moment des des gilets jaunes occupaient les ronds-points qu'on fait les 803 union locale c'est vrai mais les organisations syndicales font partie comme les partis politiques s'ils étaient en meilleure forme de ces corps intermédiaires qui aident la démocratie respirer est-ce que la réunion d'hier a été utile pour vous génériques effectivement il y avait quand même peu doute sur son issu mais est-ce qu'elle a eu une utilité est-ce qu'on était dans une posture des deux côtés on était dans une posture mais comme le disait Bernard Vivier et puis comme le disent l'ensemble des organisations syndicales qui étaient présentes et qui se sont déplacés tout le monde savait que chacun resterait sur ses positions encore une fois pourquoi parce que il y a le Conseil constitutionnel et je ne veux même pas parler de la proposition de loi référendaire qui est elle aussi pendantes mais pour répondre à votre question oui elle était utile oui elle était nécessaire oui elle était indispensable aussi bien pour l'exécutif que pour les organisations syndicales quelles qu'elles soient plus ou moins réformatrice ou plus ou moins radicale elle était nécessaire parce qu'il faut garder le contact et montrer qu'on garde le contact parce qu'on dit souvent on le répète les contacts étaient dans la coulisse mais il est bien aussi de montrer que contact à un dialogue pour le moment il y a entre l'exécutif et les organisations syndicales ça c'est une chose extrêmement importante dans notre démocratie aussi grippée soit-elle moi je ne parlerai pas de crise démocratique Chris politique peut-être certainement pas crise démocratique dans un pays où toutes les oppositions peuvent quand même s'exprimer même si le gouvernement ne prend pas en compte toutes les revendications il en a pris quand même en compte quelques-unes bref je ferme cette parenthèse mais continuer à être voté au Parlement en plus en plus mais même sur la retraite on peut pas dire enfin certes le gouvernement reste droit dans ses bottes sur les 62 64 ans on est bien d'accord il a pris quand même en compte beaucoup d'autres propositions qu'elles viennent des LR qu'elle vienne de cette d'autres partis politiques ou des syndicats donc la réunion d'hier oui était importante je pense que le gouvernement a intérêt à faire vivre comme vous le disiez Bernard vivier cette démocratie sociale dans les mois qui viennent d'autant plus qu'il n'est sûr de rien à l'Assemblée nationale d'une part et d'autre part que le le les organisations syndicales aussi ont tout à fait intérêt à le faire mais moi je pense pour terminer que ce sont les organisations syndicales qui ont la main dans les le dialogues et dans les négociations qui vont s'ouvrir parce que encore une fois si Elisabeth borne ou le gouvernement quelle que soit son chef dans les mois qui viennent arrivent à sortir de la crise il ne l'aura pas résolu et comme dit Laurent Berger d'autres la colère est toujours présente et que il y a les syndicats de la colère mais juste je fais réagir à Bernard vivier sur Bernard vivier pardon sur ce que vous venez de dire est-ce que ce sont les syndicats qui ont la main et comment on peut faire vivre la démocratie sociale dans les prochaines semaines avec Elisabeth borne qui veut aller de l'avant parler de la suite et des cas qui disent mais on veut pas parler de la suite tant qu'il y a cette réforme oui les deux volets de votre question renvoient à une question centrale qui dans le pays doit organiser la vie sociale le pouvoir exécutif bien évidemment le politique est en surplomb de tout ce qui se passe dans le pays mais il existe des sphères de la vie sociale qui appart qui n'appartiennent pas par nature au pouvoir politique le patronat et les syndicats ont pour nature pour vocation d'organiser le marché du travail si on veut parler de pénibilité de carrière longue d'emploi des seniors d'égalité hommes femmes quantité de sujets qu'est-ce qu'un ministre du Travail ou un ministre la fonction publique peut faire sur le sujet mission de la fonction publique oui parce que ce sont ces employés ces salariés enfin ces fonctionnaires plus exactement il y en a 5 millions 600 000 mais dans tous les secteur privé ce sont les organisations syndicales et patronales qui doivent le faire syndicat et patronats ont élaboré de façon très discrète malheureusement un agent d'associal autonome c'est-à-dire une sphère de négociation dans laquelle ils peuvent décider mais à condition évidemment que le gouvernement ne préonte pas le sujet or il existe dans le code du travail un article qui l'article 1 qui avait été installé par Gérard Larcher quand il est ministre du Travail et qui dit en substance quand les partenaires sociaux veulent débat 32 d'un sujet entre eux d'un sujet ils en parlent à la puissance publique et ils disent écoutez pendant que l'on discute ne soyez pas au dessus de nous pour dire quand il faut finir et ce qu'il faut mettre dans la conclusion la question maintenant est Janique vous en parler c'est la mobilisation certes elle continue mais va-t-elle s’étendre à d'autres sujets et agréger certaines colères Marion Delpech est allé dans la Somme rencontrée les salariés du site d'Amazon à beau ils sont en colère et bloquent les entrées du site un mouvement qui fait suite à l'appel de l'Inter syndical pour dénoncer la réforme des retraites mais aussi pour réclamer des hausses de salaire au loin l'immense plateforme logistique d'Amazon près d'Amiens aucun colis n'en sortira ce mardi matin car les salariés bloquent depuis 6 heures deux entrées du site logistique déterminés à montrer leur colère face à ce qu'il considère comme un passage en force du gouvernement sur la réforme des retraites mais aussi pour tenter une nouvelle fois de se faire entendre sur leur revendications salariale on puisse s'en sortir tous les mois parce que en début de mois tout le monde ou en milieu de mois les salariés sont dans la dans la crise on va dire et moi le premier et ce qu'on veut c'est une augmentation générale conséquente suite à la station en tout cas on est maman solo avec des enfants on est à peu près allé on va dire à 1500 euros par mois en payant l'essence moi je sais que je fais 60 km aller-retour par jour et du coup je remplis souvent le réservoir quoi et c'est vraiment ce qui impacte le plus le budget des salariés soutenus par l'intersyndicale départementale à l'origine de la décision du blocage le but toucher à l'économie des grands groupes et faire plier le gouvernement sur la réforme des retraites et la mobilisation est loin de s'essouffler selon eux vous avez une opérationnel vous avez une reconduction de la grève qui se poursuit chez EDF qui se poursuit chez les cheminots et vous avez un mandat de la CGT qui est très clair c'est il y aura pas de médiation il y aura pas de traîne on continue jusqu'au retrait déjà on a vu la semaine dernière la manifestation qui a réuni beaucoup plus de monde que la première déjà donc au niveau essoufflement n'y est pas on est plutôt quand même dans une dans une action en fait où les salariés nous soutiennent une détermination qui semble contagieuse et qui s'intensifie même ici sur ce piquet de grève ou les étudiants sont venus soutenir les travailleurs de syndicats lunaires et la FSE ont fait le déplacement bien que le gouvernement utilise tous les mécanismes possibles pour stopper la manifester la mobilisation que ce soit la répression de plus en plus forte des manifestants ou que ce soit les décisions autoritaires pour passer la réforme en force les étudiants de continuer à se mobiliser c'est super on n'a pas des soufflement en tout cas on constate pas et c'est génial pour tous ceux présents ce jour-là il n'y a pas de doute la détermination est intacte et si des divergences se font ressentir entre certaines forces syndicales au niveau national il l'assure ici l'intersyndical restera soudée cette réforme de retraite nous on a une ligne rouge à la CFDT que même notre chef monsieur berger ne pourra pas dépasser ça a été décidé en congrès et on ne passera pas ses 62 ans donc il est pas question qu'on aille à 64 ans donc on a peut-être des distorsions peut-être avec d'autres syndicats mais en tout cas nous ici dans la Somme on tient à cette interditale parce que ça fonctionne depuis très longtemps déjà et on tient la garder une nouvelle mobilisation est prévue dès demain dans toute la France et à Amiens ainsi que d'autres blocages dans les jours à venir qu'est-ce qu'on est dans un mouvement on le voit là avec l'exemple de ces salariés qui va changer de forme une extension de la colère une agrégation des différentes revendications écoutez on sait que depuis la réforme des retraites et la mobilisation depuis le mois de janvier au mois de février que soit les syndicats ou les partis politiques notamment la France insoumise à chercher à aboutir et à déclencher cette coalition des colères dont vous parliez ces colères existent pour les salariés notamment les plus modestes on le voit ça se coagule avec l'inflation et le problème de la hausse des prix et des salaires qui ne sont pas indexés sur la hausse des prix et pour les étudiants on a vu après un début difficile que les jeunes et notamment les étudiants commencent également à se mettre en branle à se mettre en mouvement à partir du 49-3 parce qu'au-delà de la réforme des retraites qui les concernait peu ça a été plutôt la critique et l'opposition politique au sens large du terme et de d'une réforme des institutions qu'ils appelaient de leurs vœux de là à dire à l'heure qu'il est que il va avoir une coalition des colères et que du coup les cortèges vont grossir et les grèves voire les les les les carrefours comme au temps des gilets jaunes vont se multiplier personnellement moi je ne le pense pas il risque tout de même encore une fois attendons la décision du Conseil constitutionnel d'avoir une sorte d'essoufflement du mouvement mais pas d'affaiblissement je pense encore une fois que les colères sont totales que l'unité syndicale rester au moins dans les propos à l'opposition ou du gouvernement ou de la réforme des retraites et que il va avoir encore une fois une France et un exécutif sous pression de là à ce qu'on aille un grand soir avec une coalition des colères alors qu'il est je ne le pense pas du tout les forces politiques sont divisées éclatées atomisées en tout cas celle qui sont dans la logique de gouvernement c'est un vrai désastre un bombardement et à l'Assemblée nationale les forces syndicales sont établies structurées mais les forces syndicales répétons le ne sont pas aujourd'hui au centre de la ne sont pas en capacité centrale pour tenir toutes les colères alors nous avons parce qu'on entendait c'est un peu une forme d'avertissement lancé par ces salariés dans le sujet est-ce que ça veut dire que les leaders syndicaux risquent d'être débordés par leur base oui et non les organisations syndicales sont des structures des appareils si on peut dire bien bien organisé le leader de la CFDT qui vient de s'exprimer dans sa région dit Laurent Berger il fait ce qu'il veut mais nous non on sera dans l'unité syndicale on se calme après l'esprit famille CFDT va l'emporter mais il est à l'écoute de préoccupations qui sont des préoccupations qui ont largement ça vient d'être dit dépassé à dépasser le dossier des retraites sur la question du pouvoir d'achat dans leur portage l'indique une jeune femme qui dit moi j'ai 1500 euros je me fais 60 km par jour les sens ça coûte et nous retrouvons là les ingrédients d'une colère lourde par-delà les organisations syndicales c'est l'accès aux soins la capacité à se déplacer à se transporter c'est l'accès au service public ça a l'air tout ce qui a permis malheureusement en 2018 de voir le phénomène des gilets jaunes et là les organisations syndicales comme les partis politiques étaient débordés vous savez il y a aujourd'hui le son moins ils le sont toujours non les syndicats sont là pas les partis politiques hier j'étais à Saint-Nazaire et la personne qui m'accueille me dit vous savez le maire de Saint-Brévin a vu sa poubelle brûlée et la poubelle a mis le feu à la maison donc on en parle peu mais nous avons toujours une violence latente et ça me Brévin c'est pas une commune par nature violente voilà et est-ce que ça veut dire que du coup le mouvement politique n'incarne pas n'est pas le relais du mouvement syndical notamment au Parlement alors attention les partis politiques n'ont pas pour vocation d'être ni les relais des syndicats ni les donneurs d'ordre des organisations syndicales nous avons en France toujours le sentiment que parti politique de gauche est syndicat c'est tout un mouvement ouvrier c'est faux dans d'autres pays européens il y a des relations très étroites entre les partis politiques et les syndicats notamment les partis politiques de gauche et les syndicats mais chacun dans son rôle Frédéric Souillot secrétaire général de Force Ouvrière le dit toujours très bien nous avons depuis le mois de janvier organisé des manifestations c'est ce sont des manifestations inter syndicales les parties dit-il en substance c'est sur les côtés derrière mais pas dans le carré de tête écoutez le les forces politiques et l'Assemblée nationale et le Sénat et le Parlement peuvent avoir un rôle à jouer dans le contexte actuel à condition que l'exécutif arrive à capter ce qui se passe aujourd'hui comme nous le disions la situation est bloquée ça paraît évident mais comme vous le disiez Bernard vivier les syndicats peuvent donner une occasion à Emmanuel Macron et au Premier ministre qu'il Ken ou quel qu'il soit ou quelle qu'elle soit de donner un nouveau souffle ou un premier souffle j'en sais rien à ce nouveau quinquennat qui manque véritablement et apparemment et évidemment d'inspiration comment en ouvrant des grandes négociations oublions il faut de toute façon négociation sociale s'ouvrent c'est négociations avec l'État pour le coup donnant du grain à moudre à la représentation nationale que sont l'Assemblée nationale et le Sénat et même s'il n'y a pas de majorité sur pour l'exécutive à l'Assemblée nationale je ne vois pas comment les députés quel que soit leur configurations pourraient refuser un grand accord sur des conditions de travail sur la pénibilité ou sur autre chose s'il a été validé par les organisations syndicales donc je pense que là on est à une nouvelle un nouvel comment dire nouvelle configuration du pouvoir politique du pouvoir législatif et du pouvoir social il faut que l'exécutif fasse en sorte que la mayonnaise prenne et qu'il arrive à faire sortir la France non pas lui-même mais la France par le haut et une dernière question pour terminer parce que Janique vous en parliez tout à l'heure et on l'a entendu dans le reportage il y a des questions qui se posent autour de l'unité syndicale alors hier l'Inter syndicale s'est affiché unie il y a notamment des questions qui se sont posées après sélection à la tête de la CGT de Sophie Binet le Congrès a été très dur assez tendu Sophie Binet hier elle a dit mais non l'unité syndicale elle n'est pas remise en cause contrairement à ce qu'on entend il y a pas de fissure ça peut tenir longtemps oui ça peut tenir longtemps parce que le congrès de la CGT a pendant 4 jours sur 5 vécu une psychodrame bien et la sortie de crise s'est faite par le haut Sophie Binet est une personne très structurée qui a déjà été au bureau confédéral de la CGT entre 2013 et 2015 elle est très solide très formée une très bonne dialecticienne ce sera d'une certaine façon Philippe Martinez bis c'est la même ligne c'est la même ligne que le style évidemment sera très différent elle a la volonté de rassembler de recoudre les morceaux déchirés en interne mais la ligne sera celle de l'intransigeance et et le mot lutte de classe et pour elle une expression assez facile dans dans sa pensée dans sa bouche donc ça veut dire que ça va être plus compliqué avec la CGT ou pas avec Philipp c'était pas simple avec Philippe Martinez et de toute façon il vaut mieux avoir en face de soi d'interlocuteur structuré qu'une absence d'interlocuteur dans les entreprises vous avez les DRH ils disent souvent moi je préfère avoir un délégué syndical CGT dure en affaires mais qui tient la route et les troupes que d'avoir quelqu'un qui fiche le camp et dont on sait pas d'où il vient et où il va moi je pense le problème c'est pas la CGT pour le gouvernement très rapidement c'est le fait comme vous le disiez que l'unité syndicale notamment entre les deux grands syndicales les deux grandes confédérations se poursuivre on va continuer à parler de ce sujet puisque c'est à la ligne de nos quotidiens régionaux Audrey [Musique] et en une de nos quotidiens on voudrait l'échec de cette réunion hier entre Elisabeth borne elle interditale oui ça a marqué les quotidiens régionaux regardez dialogue de source titre Le Dauphiné Libéré et la montagne avec cette photo de Laurent Berger le patron de la CFDT et de Sophie Binet la nouvelle chef de la CGT un peu dépité pour la Provence c'est l'impasse l'issue certes été prévisible on en a parlé mais tous nos quotidiens reviennent sur ce rendez-vous manqué entre l'Inter syndical qui demande le retrait de la réforme et le gouvernement inflexible tous les regards sont donc tournés sur la 11e journée de mobilisation dans ce contexte l'Union s'intéresse au retour en grâce des syndicats le front unique ils affichent contre la réforme des retraites redonne une assise souligne le quotidien et ça se voit sur le terrain dans l'Aisne par exemple les additions à la CFDT ont augmenté ces derniers mois entre + 7 et + 13 %. l'actualité c'est aussi l'inflation pour s'en sortir face à la hausse des prix de nombreux charentais font la course aux bonnes astuces et nous les livres dans la Charente Libre ce matin il y a ceux qui privilégie les dates courtes en général c'est 30% moins faire l'autre option ce sont les légumes mal calibrés ou ceux qui ont eu des problèmes de livraison c'est le cœur de métier de l'enseigne nos gaz elle est passée de 2500 clients par mois à 4000 Oriane on termine par une autre plus légère ou nous parler de foot la victoire de Nantes hier de notre légère les Canaries qui sont en finale de la Coupe de France après une victoire 1-0 face à Lyon grâce à un but de Ludovic bla et puis en cette veille de pas coréenne je vous emmène chez vous en Corse où l'on ne prend pas les choses à la légère pour la veille de Pâques avec la veille de Catena locale de l'étape ça se passe à Calvi ce sont des processions ou des pénitents expient leurs fautes en portant la lourde croix du Christ en général pieds nus sur des pavés pendant deux heures trente ils sont cagoulés pour garder leur anonymat traditionnellement on était pénitent pour expliquer une faute grave désormais ce sont des fidèles qui veulent être au plus près de leur foi et sachez qu'il y a des femmes qui le font les détails sont à lire dans Corse-Matin exactement et on invite du coup tout le monde à lire Corse-Matin merci beaucoup merci merci beaucoup Audrey pour cette revue de presse merci beaucoup Janick Halimi merci Bernard vivier d'être venu voir et on suivra bien évidemment l'issue de cette journée de mobilisation ce sera à suivre demain dans cette émission demain ou vous retrouverez Steve Jourdain à ma place et puis prochain rendez-vous sur notre antenne c'est à 18h Thomas Hugues sens public je vous souhaite une très très bonne journée et moi je vous retrouve mardi [Musique]