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interviewyoutube.com· 25 mai 2026 3 min

Saison hivernale : Entretien avec Laurent Wauquiez

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Laurent Wauquiez

Ça fait du bien à tout le monde qu'il y ait cet événement, qu'on ne soit pas que tourné vers la sinistrose et qu'on puisse se réunir ensemble pour parler de la montagne. La deuxième chose, vous le savez, moi je suis extrêmement attaché à ce que dans notre région on ait une politique très offensive sur la montagne. On s'est battu pour l'équipement de la montagne, pour rattraper le retard qu'on avait par rapport aux Autrichiens au Suisse. On a travaillé sur l'hébergement, notamment pour les saisonniers, pour avoir des choses qui soient correctes et ce qui doit être respectueux d'un territoire comme le nôtre.

On a travaillé sur les classes neige et vraiment ne lâchons pas nos classes neige, même en période de Covid. Je ne vois pas pourquoi on peut se ruer dans un centre commercial où le gouvernement ne nous interdit pas, mais par contre une classe neige, on cherche tout à les annuler. Moi je ne comprends pas ça. Donc gardons un peu de bon sens. Une classe neige c'est comme une classe d'école, sauf qu'il y a moins de risques. Et donc on doit pouvoir les garder, c'est important. Et puis la dernière chose, c'est qu'il faut qu'on se projette vers demain. Et se projeter vers demain, c'est inventer la montagne de demain.

Et mon souhait, c'est que les Alpes deviennent la première montagne durable au monde. C'est-à-dire qu'on lance toute une série d'expérimentations pour montrer qu'on peut à la fois profiter de notre montagne, la respecter et faire des gestes pour l'environnement. Et on est en train de finaliser avec Gilles Chabert, avec Fabrice Pancouk, toute mon équipe, un plan sur la montagne qu'on présentera à la fin du mois d'octobre, début du mois de novembre, dédié au fait d'accompagner toutes les stations qui décident d'investir sur des innovations pour protéger la nature.

Et montrer ainsi qu'on peut profiter du ski, de la neige, faire les randos l'été et respecter en même temps la montagne et l'environnement. Et les deux ne sont pas inconciliables, contrairement à tout ce que racontent certains élus qui parfois, moi, me désespèrent par leur idéologie ou leur bêtise. Le sujet, ce n'est pas de s'attaquer au sapin de Noël, c'est de traiter sérieusement le développement durable. On sait qu'on va devoir prendre les mesures sanitaires, mais on sait prendre. En montagne, on est capable d'être rigoureux et de gérer bien les choses. Donc, moi, j'ai confiance sur ce volet-là.

Maintenant, ce qu'il faut, c'est qu'on nous laisse organiser et que ce ne soit pas décidé de Paris. Qu'on puisse avoir les marges de manœuvre qui nous permettent de bien gérer correctement. Après, il faudra peut-être qu'on soit adaptable. Parce que vous m'interrogez aujourd'hui, je ne sais pas si on aura les Britanniques ou non. Et on sait que chez nous, les Britanniques, ça compte. On ne sait pas si on aura les Hollandais ou non. Et il faudra qu'on ajuste nos campagnes de communication. Si jamais on peut avoir le marché britannique, j'ai réservé de l'argent pour faire des campagnes de communication.

Si on n'a pas le marché britannique, on tournera nos campagnes de communication sur le public français. Ça a marché pendant l'été. Il faut que ça marche pendant l'hiver. Mais on sera sur le pont. Merci.

2:49
Locuteur

Merci. Merci.