Depu'tour : retour en images sur ces 3 journées intenses
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Si tu veux, c'est la clôture du députour à Longo. C'est 3 jours où on est pleinement plongé dans les témoignage des gens. À tel point que à un moment ça devient un peu fatiguant mais bon, on crée aussi des moments comme ça quoi.
On a fait du touring bâton à ville, il y a eu le la filet de mode africain à Mianor. Voilà le concert ici, le match de foot aussi à Saint-Maurice. Donc c'est tout ça c'est sympa.
Voilà. Malgré la vie qui est dure, on arrive à se créerre des moments de bonheur et je retiens plein de témoignages que je vais essayer de les porter maintenant à l'assemblée, porter dans les médias. Une mère célibataire qui travaille à l'hôpital et qui explique que elle peut pas mettre sa fille à la cantine au lycée parce que ça coûte trop cher, c'est 3,80 € et que c'est trop pour elle.
On a une assistante maternelle qui a bossé pendant toute sa vie, qui se retrouve à la retraite et qui avec cette 39 € doit aller au secours populaire. On a un travailleur de chez Lope qui expliquait queil avait subi un double pontage qui faisait 48 h qu'il en pouvait plus mais queil pouvait pas aller dire à sa direction parce que sinon on le mettrait en inaptitude et puis il aurait pas de poste derrière. Bref, des vidures.
On a aussi dirigeant de club de foot d'Amien qui est né à Amien, musulman qui est cadre à la SNCF. Donc tu vois, il tient la République et les services publics et qui dit voilà avec le climat médiatique politique actuel, moi je prévois de partir. J'ai des copains qui ont déjà tracé leur chemin au Maroc et peut-être que je vais fuir aussi.
Et il dit à ses enfants alors qu'il dit moi j'aime la France, c'est mon pays la France mais il dit projetez-vous dans les études mais vous projetez plus en France. Donc il y a tout ça et c'est comme s'il y avait à la fois un grand malheur public pour les gens. On sent un pays un peu déprimé et que c'était compensé par du bonheur privé comme on en vit là.
Voilà. Et bah on va essayer d'aller changer ça aussi. On écoute tout ça c'est pour le changer pour qu'il y en ait un peu moins pour les gros en haut et qu'il y en ait plus pour les gens en bas quoi.
François Ruffin