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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 6 juillet 2025 16 min

Mobilisation anti-A69 : "Si on écoutait les Verts et les militants extrémistes, on ne ferait rien dans notre pays", estime le député RN Julien Odoul

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Julien Audoul. Bonjour. La semaine prochaine, Emmanuel Macron aura de nouveau la possibilité, s'il le souhaite, de dissoudre l'Assemblée nationale. Au ARN, vous continuez d'affirmer que la dissolution est la seule solution démocratique. C'est ce que dit une nouvelle fois Sébastien Chenu ce matin dans le JDD. Est-ce que c'est vraiment la bonne méthode ? Est-ce qu'il ne faut pas plutôt aujourd'hui essayer d'avancer, de trouver des compromis au Parlement ?

0:24
Julien Odoul

Il est certain que pour les Français, il faut un changement de politique. Et ce changement de politique passe par un changement de majorité avec l'alternance proposée par le Rassemblement national. Il y aura 2027 ? Il y a 2027, mais je veux dire, vous le savez, la dissolution fait partie des outils qui permettent de débloquer une situation politique qui malheureusement depuis un an est sclérosée. Sclérosée pourquoi ? Parce qu'il y a eu des alliances totalement contre nature, mondes et législatives en 2024, qui ont empêché Jordan Bardella d'accéder à Matignon, qui ont empêché surtout les Français d'avoir un vrai changement.

Ce qu'ils appelaient de leur vœu en 2024, notamment après les Européennes avec un vote record pour l'ERN, c'était une rupture fiscale, c'était une rupture sécuritaire, une rupture migratoire. Ce changement leur a été volé. Donc effectivement, il est toujours d'actualité.

1:11
Auditeur

Julien Odoul, pourquoi vous n'avez pas décidé de censurer le gouvernement sur les retraites ? La gauche l'a fait, c'était il y a quelques jours. On ne comprend pas trop votre stratégie. Si vous voulez une dissolution, là, c'était l'occasion finalement de faire tomber le gouvernement ?

1:24
Julien Odoul

Non, c'était l'occasion de donner un cadeau au Parti Socialiste et de leur faire oublier qu'ils sont responsables de la situation actuelle et responsables notamment de la réforme des retraites injuste, antisociale de M. Macron. Parce que moi, j'entends...

1:38
Auditeur

Elle est si injuste, cette réforme, pourquoi vous ne censurez pas le gouvernement ?

1:41
Julien Odoul

Non mais très clairement, nous avons tous les ténors de la gauche, M. Roussel, M. Mélenchon, Mme Tondelier et d'autres, qui ont appelé à voter pour M. Macron en 2017, mais surtout en 2022. Et je rappelle qu'en 2022, il n'y avait pas de programme de M. Macron excepté la retraite à 64 ans. Donc en conscience, vous avez des gens qui prétendent lutter contre une réforme qu'ils ont participé à mettre au pouvoir. Donc il y a un véritable problème, il y a une véritable hypocrisie que nous dénonçons.

Et d'ailleurs, quand nous, au Rassemblement National, nous avons proposé lors de notre niche parlementaire, il y a quelques mois, l'abrogation de la retraite Macron, aucun responsable de gauche, aucun député de gauche ne l'a soutenue. Mais la juge d'un doule, ce n'est pas une hypocrisie vis-à-vis de vos électeurs ?

2:26
Auditeur

Vous avez milité pour la retraite à 60 ans.

2:29
Julien Odoul

Non, non, non, je vous reprends, ce n'est pas la retraite... À une époque, Marine Le Pen voulait la retraite à 60 ans. Ce n'est pas la retraite à 60 ans, c'est la retraite à 40 annuités travaillées pour partir avec une retraite à taux plein. C'est la retraite la plus juste, c'est-à-dire permettre à nos compatriotes qui ont commencé à travailler tôt, avant 20 ans, qui ont commencé à travailler avec des métiers difficiles, avec des horaires décalés, en portant des charges d'ordre, de leur permettre de partir le plus tôt possible avec 40 annuités travaillées. Et pour les autres, c'est une retraite progressive avec 42 annuités travaillées.

C'est une retraite qui est très clairement acceptée par les Français, parce que c'est le bon sens et c'est la justice sociale. Mais cette retraite, nous le disons aux Français, elle ne pourrait être mise en œuvre qu'avec une majorité Rassemblement National et qu'avec Marine Le Pen à l'Élysée.

3:14
Présentateur

Vous avez décidé, justement, c'est une information que révélait France Info cette semaine, de faire appel à une entreprise spécialisée pour fouiller les profils numériques, justement, de vos futurs candidats aux législatives, éviter ce que Jordan Bardella avait appelé les brebis galeuses. Vous le faites pourquoi ? Parce que vous avez peur, justement, de ne pas être prêt en cas de dissolution ?

3:33
Julien Odoul

Non, nous, notre peur, c'est de décevoir les Français. Et les Français veulent que nous accédions au pouvoir et aux responsabilités. Ils nous le demandent et ils nous l'imposent. Et ils ont bien raison, parce que nous sommes la seule alternative. Et pour cela, nous devons être les plus sérieux et les plus irréprochables possibles. Et effectivement, nous, contrairement aux autres, nous devons être parfaits à tous les niveaux. Et justement, nous sommes extrêmement... Parce que les autres bénéficient, notamment à gauche et à l'extrême-gauche, d'une certaine forme de mensuétude. On se moque de savoir si leurs candidats sont antisémites, racistes, homophobes ou proches des réseaux islamistes.

C'est vrai que ça passe relativement... Pour ce qui est, pour ce qui est... Attendez, excusez-moi. Attendez, attendez, attendez. Non, mais c'est important.

4:14
Auditeur

On se moque pas de savoir si vous aurez encore des candidats qui s'affichent avec une casquette nazie ou qui sont sous curatelle, ce qui était le cas aux dernières législatives.

4:19
Julien Odoul

C'était une minorité de candidats et vous le savez très bien. Nous, contrairement aux autres, dès que nous détectons des gens qui sont en infraction par rapport à nos statuts, à nos valeurs et qui ne correspondent pas à notre ligne politique, ils sont exclus. Les autres, j'observe qu'ils sont promus, encensés et même, par exemple, vous avez des fichés S comme M. Arnaud dans le groupe de la France Insoumise. Donc nous, nous avons fait un travail extrêmement rigoureux qui nous a été demandé par Jordan Bardella en termes de sélection, en termes d'audition, en termes de formation de nos candidats pour bâtir une majorité qui soit la plus à même à apporter des solutions aux Français.

4:54
Présentateur

Vous nous le garantissez, il n'y aura plus de candidats qui tiendront des propos antisémites ou homophobes, je ne sais où, sur les réseaux sociaux lors des prochaines législatives.

5:02
Julien Odoul

Soyons honnêtes, le Rassemblement National, encore une fois, est l'un des partis les plus vertueux, notamment parce que l'un des partis les plus rigoureux, l'un des partis les plus républicains, qui est très à cheval sur ces principes-là et notamment sur le respect de ces valeurs et de ces statuts. Après, encore une fois, quand il y a, vous savez, dans une organisation humaine, malheureusement, nous ne sommes pas une organisation totalitaire, nous ne contrôlons pas les pensées de tout le monde. Il peut y avoir des gens qui sont, encore une fois, qui ont des pensées qui ne correspondent pas à notre ligne politique. Ils sont automatiquement exclus, c'est tout.

5:33
Auditeur

Alors, Julien, parlons un peu du budget 2026. Vous avez commencé à fixer vos lignes rouges sur le budget que prépare François Bayrou. Il va définir les contours de ce budget le 15 juillet prochain. En fait, vous appliquez exactement la même méthode qu'avec Michel Barnier, c'est-à-dire que vous fixez vos lignes rouges et au final, vous censurez.

5:50
Julien Odoul

En tout cas, pour Michel Barnier, effectivement, il n'a pas tenu compte de nos alertes. Nous nous disons à François Bayrou un message très clair. Si vous touchez au pouvoir d'achat des Français, si vous augmentez les impôts, la fiscalité, si vous vous attaquez aux retraités, aux entreprises, vous tomberez, vous serez censurés. Parce qu'à un moment donné, on ne peut plus continuer une politique qui a montré tous ses échecs depuis des années, une politique qui, aujourd'hui, est rejetée par les Français. Les Français ne veulent plus du macronisme. Il faut que ce soit su, et il faut que ce soit su, et il faut que ce soit su, et vous les trouvez où, les 40 milliards ?

Je peux vous donner plein d'exemples. Allez-y. Vous avez notamment, nous avons proposé le gel de l'augmentation des contributions françaises au budget de l'Union Européenne, qui va augmenter de 10 milliards d'euros en deux ans. Nous proposons le gel. Voilà une économie. Pourquoi ? Nous proposons, parce que c'est totalement injuste, je rappelle que nous sommes un contributeur perdant dans cette affaire. 24 milliards d'euros que le contribuable français verse à l'Union Européenne, nous en perdons 10, et l'Union Européenne nous dit comment dépenser les 14 restants.

Aujourd'hui, on a une politique qui est spoliatrice, une politique qui appauvrit les Français, contre nos intérêts stratégiques, contre nos souverainetés. Aujourd'hui, nous n'avons pas accepté cette augmentation de la contribution européenne. Donc vous avez une piste d'économie très claire. Vous avez évidemment la lutte contre la fraude sociale qui n'a jamais été menée dans notre pays. C'est au bas mot 50 milliards d'euros par an. Vous avez évidemment l'immigration qui nous compte un pognon de dingue, 2 milliards pour l'entretien des mineurs clandestins dans les départements, 1 milliard pour l'aide médicale d'État, c'est-à-dire la palette de soins pour les clandestins.

Vous avez tous les comités théodules, ADEME et autres aussi, qui nous comptent beaucoup d'argent. Donc nous avons énormément d'économies à faire. Ce ne sont pas aux Français de faire des efforts, mais bien à l'État de réduire son train de vie. Le 830 France Info, Antoine Comte, Benjamin Fontaine.

7:44
Auditeur

Julien Audoul, vous êtes toujours avec nous, vous êtes député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National. Je voudrais qu'on parle de ce projet de loi que souhaite présenter le gouvernement en septembre à la rentrée. Gouvernement qui envisage de présenter en fait un texte pour élargir et accroître, dit-il, les pouvoirs des polices municipales. L'objectif affiché par le ministre François-Noël Buffet qui porte ce texte, mettre, je cite, une boîte à outils à disposition des maires confrontés à l'augmentation des violences dans leurs communes, au trafic de stupéfiants. Vous êtes très critique, Xavier, de le gouvernement, mais on imagine que c'est une mesure que vous soutenez.

8:17
Julien Odoul

Il faut d'abord dire que c'est un aveu d'échec pour le gouvernement qui aujourd'hui est totalement dépassé, qui n'arrive pas à juguler l'insécurité, qui n'arrive pas à lutter contre l'ensauvagement de notre société. Le bilan est apocalyptique, je veux juste dire quelques chiffres parce que c'est important. 120 attaques au couteau par jour, y compris dans les écoles, 1000 coups et blessures par jour, 3 homicides tous les jours. Pardon, des chiffres qui viennent d'où ? C'est du ministère de l'Intérieur. Des chiffres du ministère de l'Intérieur. C'est des chiffres officiels.

Très clairement, aujourd'hui, on voit que l'État qui n'arrive pas à rétablir la sécurité, qui est sa compétence, le régalien, l'ordre public, c'est l'État d'abord. La sécurité, c'est bien sûr l'affaire de tous. Aujourd'hui, a tendance à rejeter la responsabilité ou en tout cas à se défausser sur les collectivités territoriales et notamment sur les mairies. Effectivement, les polices municipales ont pris beaucoup plus d'importance. J'allais dire que c'est une bonne chose, mais parce que les maires n'ont pas le choix. Et parce qu'il y a une demande de sécurité.

Il y a un dernier sondage qui montrait que pour les prochaines élections municipales, vous avez 55% des Français qui disent que la sécurité est une priorité. Effectivement.

9:25
Auditeur

Mais là, c'est un texte que vous pourriez voter. C'est inspection des coffres de véhicules, saisie d'objets dangereux, verbalisation de l'usage de stupéfiants, accès à certains fichiers de police que ne pouvaient pas faire les policiers municipales jusqu'à présent. C'est un texte que vous pourriez voter à l'Assemblée ?

9:38
Julien Odoul

Écoutez, nous verrons dans le détail, nous verrons le débat. Moi, ce que je dis, c'est que la sécurité est effectivement l'affaire de touche. Vous savez, nos concitoyens, quand ils sont dans le besoin, dans la détresse, se moquent de savoir si c'est un policier municipal ou un policier national qui vient les aider et qui vient leur porter secours.

9:55
Présentateur

Mais la formation n'est pas la même.

9:56
Julien Odoul

La formation n'est pas la même, bien évidemment. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut que le système soit souple et surtout, il faut que l'objectif soit le même. Aujourd'hui, l'objectif, c'est protéger les Français. Non mais attendez, c'est une bonne chose ou pas une bonne chose ? Non mais parce qu'on n'a pas compris votre avis sur le sujet. La sécurité est une bonne chose.

Moi, ce que je regrette et ce que nous pouvons regretter, c'est qu'il y a une tendance de l'État, du gouvernement, des gouvernements successifs, à finalement, constatant qu'il est en échec et constatant qu'il est impuissant pour lutter contre l'insécurité, se dit qu'on va faire porter la responsabilité et peut-être donner plus de prérogatives aux municipalités, aux polices municipales. Dans un sens, c'est une bonne chose. Mais malheureusement, le régalien est l'apanage de l'État. Et là, il y a un échec profond du macronisme. J'allais dire même un désastre sur le front de l'insécurité.

10:44
Auditeur

Je voudrais qu'on parle de l'autoroute A69, cette autoroute de la discorde. Les travaux ont repris progressivement depuis une quinzaine de jours à peu près. Il y avait des milliers d'opposants hier qui ont manifesté aux alentours du chantier contre cette taxe autoroutier qui doit relier Toulouse à Castres. Franchement, Julien Audoul, quand on voit le coût du projet en plusieurs centaines de millions d'euros, les impacts annoncés sur l'environnement pour seulement 53 kilomètres de parcours, est-ce que ça vaut vraiment le coup de s'obstiner, que le gouvernement s'obstine à défendre la construction de cette taxe autoroutier ?

11:15
Julien Odoul

Moi, les impacts qui me révoltent, c'est les impacts de l'extrême gauche ultra-violente, des milices, des éco-terroristes, parce qu'il faut appeler un chat un chat, qui ont attaqué avec une brutalité extrême les forces de l'ordre à coups de boules de pétanque, de couteaux, de haches, avec des drapeaux palestiniens, ce qui montre bien évidemment la tendance idéologique que ces gens-là se foutent totalement de l'écologie, mais sont des militants extrémistes. Ce n'était pas vraiment ma question. Excusez-moi, c'est ma réponse, parce que c'est ce qui devrait aujourd'hui tous nous révolter. Que vous ayez un projet, une infrastructure, quelle qu'il soit, on peut y avoir des désaccords, etc.

En démocratie, il y a toujours des désaccords. Très bien. Mais qu'on en passe par la violence, et que cette violence soit instrumentalisée, cautionnée, et soutenue notamment par un mouvement politique, qui est celui des Verts, et notamment par une députée écologiste, Mme Elisa Bellucot, qui a appelé à des opérations terroristes et à du sabotage des militants écologistes, je trouve ça extrêmement dangereux. Moi, je vous le dis, j'ai déposé un article 40 contre cette députée, parce que cette attitude est totalement inacceptable de la part d'une parlementaire. Elle alimente la violence, la haine, et c'est totalement intolérable, et ça doit être sanctionné. Vous l'avez déposé quand ?

Il y a 48 heures, après ses déclarations, où je le rappelle, elle appelle à des opérations de sabotage. C'est une députée de la République.

12:39
Présentateur

Sur le fond du sujet, pour répondre à ce que vous demandez, Antoine, est-ce que ça vaut le coup de continuer à s'obstiner pour défendre la construction de cette taxe autoroutier ?

12:45
Julien Odoul

Non mais, excusez, mais si on écoutait les verts et les militants extrémistes, en fait, on ne ferait rien dans notre pays. On reviendrait à l'âge de pierre, nous serions dans des grottes, il y aurait des bougies.

12:58
Présentateur

Il y a des conséquences sur la nature qui ont été démontrées ? Il y a des juges qui se sont prononcés ?

13:01
Julien Odoul

Non mais attendez, mais le progrès, excusez-moi, il y a eu des études qui ont été faites. Je pense que la France, l'État français, fait partie des États les plus vertueux du monde en matière d'écologie, en matière de réduction de son empreinte carbone. Je rappelle qu'on représente 0,9% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Donc arrêtons la décroissance, arrêtons la stigmatisation et continuons sur la voie du progrès. Julien Audoul, on parle d'environnement.

13:28
Auditeur

Bruno Retailleau qui dit qu'il faut arrêter de subventionner en France l'éolien et le photovoltaïque.

13:32
Julien Odoul

Vous y êtes favorable ? Vous soutenez la démarche de Bruno Retailleau ? Bruno Retailleau est d'accord avec Marine Le Pen, Jordan Bardella. Donc c'est une bonne chose. Nous, nous n'avons pas attendu M. Retailleau. Ça fait des années que Marine Le Pen demande un moratoire sur l'éolien qui est une idéologie, j'allais dire une escrologie, qui nous pollue à la fois l'air, les paysages, qui constitue encore une fois un calvaire pour les habitants. Et moi, encore une fois, nous appelons à ce moratoire et nous appelons surtout à une écologie du bon sens.

C'est-à-dire arrêter avec ces énergies intermittentes qui sont forcément arrimées par une énergie thermique, centrale à gaz, centrale à charbon, comme nos voisins allemands l'ont fait. Et ça a montré des effets dévastateurs sur l'environnement.

14:11
Présentateur

Julien Oudoul, il y a un rapport du Parlement européen qui a été rendu public cette semaine. Le RN, votre parti, et plusieurs de ses alliés au Parlement sont de nouveau soupçonnés de plusieurs irrégularités. Défaut d'appel d'offres, surfacturation, et dont à des associations, on vous reproche d'avoir indûment dépensé plus de 4 millions d'euros entre 2019 et 2024. Après, l'affaire des assistants parlementaires, est-ce que ça ne commence pas à faire beaucoup ?

14:33
Julien Odoul

Ah, vous avez raison, ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup et c'est tellement gros. En fait, il y a un éléphant dans le couloir qu'on voit bien que l'Union européenne est en panique totale et que l'acharnement politique judiciaire contre le RN, aujourd'hui, est totalement débridé. Un rapport, parce que c'est un rapport interne, un rapport interne opportunément divulgué dans la presse, au moment où le groupe Rassemblement National, donc les Patriotes pour l'Europe, le Parlement européen, s'apprête à voter la motion de censure contre Ursula von der Leyen. Ce n'est pas un peu curieux ? Vous êtes victime de tout, et vous êtes victime quand on va chercher les produits de vos candidats.

Tout c'est une opération politisée. Au moment même, j'en parlais tout à l'heure, où nous demandons le gel de la contribution au budget de l'Union européenne, comme par hasard, vous avez ce rapport interne qui, encore une fois, ne relève aucune infraction, parce que, je rappelle, toutes les dépenses ont été validées par le bureau du Parlement européen. Donc, c'est une opération politique.

15:28
Auditeur

Julien Doulou, qui passez votre temps à dénoncer le laxisme de la justice, ça ne s'applique pas à vous, ça ne s'applique pas au RN, à vos alliés.

15:34
Julien Odoul

Ce n'est pas une opération judiciaire, encore une fois, c'est un rapport interne. C'est un rapport interne, mais qui peut déboucher sur des poursuivres judiciaires. Plus de 4 millions d'euros. Mais très clairement, vous voyez bien que l'Union européenne, qui est de plus en plus dans une dérive totalitaire, ne supporte plus les opposants, ne supporte plus, et entre en guérilla contre le Rassemblement national, contre tous les gouvernements patriotes en Europe et perd totalement les pédales. Et là, je le dis, les Français ne sont pas dupes de la manœuvre. C'est un peu trop gros.

16:00
Présentateur

Merci, Julien Doulou, député de Lyon et des porte-parole du Rassemblement national d'avoir été avec nous.

Mobilisation anti-A69 : "Si on écoutait les Verts et les militants extrémistes, on ne ferait rien dans notre pays", estime le député RN Julien Odoul — Julien Odoul · Pourquijevote