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InterviewRadio J — L'interview politique· 12 février 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteRéponse directe

    C'est la première fois depuis 2008 que vous aviez affronté et battu le candidat sarkoziste David Martinon. Ça veut dire que l'âge de guerre est définitivement enterrée à Neuilly entre les différentes familles de la droite ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Alors, pas de liste LR, mais assez peu d'opposition, finalement, puisque il y a une liste macroniste et peut-être une liste de gauche. C'est quand même assez faible en opposition.

  • 1:47OuverteRéponse partielle

    C'est un peu une élection à la soviétique ou à l'albanaise, à Neuilly, la ville la plus riche du pays ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Mais les citoyens sont très attachés à l'élection municipale et à leur maire.

  • 3:30FerméeÉludée

    Ce n'est pas le même tableau que chez vous à Paris. Vous êtes plutôt Rachida Dati ou Pierre-Yves Bournazel ?

  • 3:44FerméeÉludée

    Vous êtes plutôt Rachida Dati ou Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizon et Renaissance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21PrésentateurFait
    « C'est la première fois depuis 2008 que vous aviez affronté et battu le candidat sarkoziste David Martinon. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « Dans le dernier baromètre, c'est Vipoff, combien l'écart s'est creusé entre les députés notamment et la politique nationale d'une manière générale et les maires qui gardent la confiance. »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « À Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. »
  • 7:31Invité politiqueChiffre
    « Il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État. »
  • 10:07PrésentateurFait
    « Comment est-ce que vous jugez l'explosion de l'antisémitisme depuis le 7 octobre ? »
  • 12:09PrésentateurFait
    « Le ministère de l'Intérieur vient de classer la France insoumise dans ce courant politique. »

Temps de parole

  • Jean-christophe Fromantin75 %
  • Présentateur25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonjour Jean-Christophe Cromantin, bonjour, vous êtes vice-président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, ancien député de ce département et surtout maire d'Hiverdroite de Neuilly depuis 2008, candidat à votre réélection pour un quatrième mandat. Et pour la première fois, il n'y aura pas de liste LR dans l'ancien fief de Nicolas Sarkozy, puisque les Républicains ont décidé de vous apporter leur soutien. C'est la première fois depuis 2008 que vous aviez affronté et battu le candidat sarkoziste David Martinon. C'est l'épilogue d'une longue histoire de presque deux décennies de guerre fratricide à droite.

Ça veut dire que l'âge de guerre est définitivement enterrée à Neuilly entre les différentes familles de la droite ?

0:46
Jean-christophe Fromantin

Moi, je n'ai jamais déterré l'âge de guerre, oui. Je suis simplement rentré en campagne en 2008 avec cette indépendance, alors qu'elle a été mal perçue, mal vécue, qui a énervé beaucoup, parce qu'on est dans un monde où il y a des fiefs, où chacun prend la main sur tel et tel territoire. Et moi, je voulais m'affranchir de tout ça. Je n'avais pas d'idées politiques dans ma tête. Je voulais simplement servir ma ville. Mais cette indépendance, elle était suspecte dans cet univers politicien de gens qui sont abonnés à des carrières politiques. Et du coup, ça a généré une grande défiance et qui a fini par se calmer, parce que le sujet, c'est la ville.

Et quand on voit que la ville tourne bien et bien gérée, etc., ça casse un peu les velléités.

1:28
Présentateur

Alors, pas de liste LR, mais assez peu d'opposition, finalement, puisqu'il y a, je crois, une liste macroniste qui est conduite par Madame Basili et peut-être une liste de gauche, sans doute conduite par Madame Colombani. On n'en est pas encore certains. C'est quand même assez faible en opposition. C'est un peu une élection à la soviétique ou à l'albanaise, à Neuilly, si je peux me permettre, la ville la plus riche du pays, un revenu annuel médian de 4000 euros par mois. Qui aurait pu le croire ? D'ailleurs, 2014 et 2020, vous aviez été réélu dès le premier tour.

1:58
Jean-christophe Fromantin

Rebolote, cette fois-ci ? On sent qu'il y a une belle dynamique. Mais je crois que ce qui est surtout important à noter, c'est qu'il y a un attachement croissant des Français pour le local. Ils voient bien l'élitement de la politique nationale. Ils voient bien la complexité de la politique internationale. Et donc, l'attachement au local, l'attachement à des élus accessibles, l'attachement à des réalisations, à des services publics, à tout ce qu'on arrive à maintenir, malgré le contexte dans nos villes, rend ce mandat qui était avant un mandat un petit peu de second rang. Les députés trustent les médias, les partis politiques trustent le débat public.

2:37
Présentateur

Mais les citoyens sont très attachés à l'élection municipale et à leur maire.

2:41
Jean-christophe Fromantin

Absolument. Et on voit d'ailleurs dans le dernier baromètre, c'est Vipoff, combien l'écart s'est creusé entre les députés notamment et la politique nationale d'une manière générale et les maires qui gardent la confiance. Et moi, je suis convaincu que tout se reconstruira à partir du local, parce que c'est là où il y a encore la confiance et que vous ne pouvez construire un avenir qu'en partant du dernier fil de confiance qui existe en politique. Et donc, vous voyez, moi, je suis très distant des partis politiques, parce que justement, je ne veux pas qu'ils viennent intoxiquer nos élections locales.

J'avais même produit un rapport avec Jean-Dominique Sénard sur l'idée qu'il fallait interdire les investitures des partis politiques aux élections locales pour laisser finalement ce débat entre la population et les candidats se libérer pour nos villes et non pas par l'influence de tout ce qu'une politique nationale peut venir perturber.

3:27
Présentateur

Alors, il y a évidemment une ville où la politique nationale influe beaucoup sur la campagne des municipales. C'est Paris, ville voisine de Neuilly. Ce n'est pas le même tableau que chez vous. Il y a un match très serré entre Rachida Dati pour LR, Emmanuel Grégoire pour la gauche et cinq candidats qui peuvent se qualifier au second tour. Je rappelle qu'il faut faire plus de 10%. Vous êtes plutôt Rachida Dati ou Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizon et Renaissance ?

3:51
Jean-christophe Fromantin

Oui, au même titre que je veux désintoxiquer nos élections locales des partis politiques, je ne suis pas compétent aujourd'hui pour dire tel ou tel est le meilleur. Et comme je ne suis pas dans un parti, je ne vais pas choisir celui qui porte l'étiquette d'un parti auquel je n'appartiens pas. Donc, moi, ce qui me déçoit dans Paris, c'est que je vois la politique politicienne s'inviter dans le débat. Je vois les critiques fusées et dont beaucoup sont justifiées. Mais quel souffle pour Paris ? C'est quand même la ville capitale. C'est la locomotive aussi de l'attractivité française. C'est le lieu où des millions de touristes viennent chaque année. Et on s'interroge.

Et nous, en particulier, comme une de la petite couronne contingente de l'attractivité parisienne, je dis mais quel souffle dans cette campagne ? Aucun souffle. Quelle vision pour Paris ? Quelle attractivité demain pour Paris ? Alors que la ville perd des habitants, alors qu'il y a quand même beaucoup de quartiers qui sont mal entretenus, alors qu'il y a du surtourisme avec un problème aussi d'embolisation de Paris vis-à-vis de l'international, alors qu'il y a quand même encore des problèmes de transport multiples et notamment aux portes de Paris.

On se dit mais comment ça se fait que sur une élection qui devrait être aussi emblématique, sur laquelle les candidats devraient non pas simplement critiquer les bouchons qu'il y a dans tel quartier, etc. Mais produire finalement une vraie ambition pour notre ville capitale, je ne vois rien. Et je trouve ça extrêmement décevant parce que ce grand Paris auquel on a prêté toute une série d'élans et d'ambitions, il est aujourd'hui totalement embolisé par une ville de Paris qui ne produit pas le souffle dont on mériterait qu'elle produise.

5:24
Présentateur

Justement, le gouvernement a fait des annonces récemment sur le cas de la capitale. Qu'est-ce que vous pensez de ces pistes qui ont été évoquées ?

5:31
Jean-christophe Fromantin

Alors, il y a effectivement trois textes sur la décentralisation qui sont annoncés sans très bien savoir ce qu'il y aura dedans. Dans le troisième texte, c'est sur le Grand Paris. On ne sait pas non plus ce qu'il y aura dedans. Il y a simplement le rapport Wörth, il y a un an et demi, qui pointait tous les dysfonctionnements de la métropole du Grand Paris. Moi, je suis convaincu qu'elle est inutile. Il y a une région capitale qui finalement a à peu près les mêmes compétences. Et puis ensuite, on a toute une série d'intercommunalités de proximité qu'on appelle des EPT, dans un terme un peu barbare. Et je pense qu'il faudrait rationaliser la carte.

C'est-à-dire qu'il y a nos communes, il y a nos départements qui gèrent la politique sociale avec beaucoup de difficultés depuis que la fiscalité a changé. Et puis ensuite, il y a ces établissements publics, territoriaux, ces futures intercommunalités à fiscalité propre, ce que j'espère, qui devraient remplacer la métropole du Grand Paris. Donc il y a un réglage à faire sur le Grand Paris, parce qu'aujourd'hui, il y a trop de couches qui viennent se sédimenter.

Mais d'une manière générale, je pense qu'il y a une grande réforme de la décentralisation qui est indispensable, qui n'est pas simplement une réforme de l'aménagement du territoire ou de la gouvernance des collectivités, mais une réforme d'économie politique pour le pays, parce qu'un pays comme le nôtre vit d'un excès de centralité qui produit, je pense, toutes les crises qu'on connaît aujourd'hui.

6:44
Présentateur

Alors l'été dernier, justement, vous aviez écrit au Premier ministre de l'époque, c'était encore François Bayrou, pour pousser un coup de gueule contre les prélèvements de l'État. Entre les nouveaux prélèvements, les dépenses contraintes et la péréquation fiscale, votre ville, écriviez-vous, perdait 33 millions d'euros, ce qui représente un tiers de son budget de fonctionnement ? Et vous dénonciez donc une perte d'autonomie et de possibilité d'action.

7:06
Jean-christophe Fromantin

C'est-à-dire que depuis quelques temps, nos collectivités sont devenues la variable d'ajustement du budget de l'État, mais c'est très assumé d'ailleurs par l'État, et donc au fur et à mesure que l'État va mal, il vient pomper, il vient prélever, il vient diminuer aussi ses services publics et ses dispositifs territoriaux. Et à Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. Et moi, aujourd'hui, il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État pour venir finalement se substituer à des lignes budgétaires que l'État ne peut plus assumer.

Et donc là, je dis stop, parce qu'on ne peut plus aller comme ça, et il y a un double phénomène. Il y a le montant du prélèvement qui est confiscatoire et énorme, et il y a l'imprévisibilité. C'est-à-dire que quand je vote mon budget en décembre, je ne sais pas qu'est-ce qu'il y aura dans la loi de finances. Et donc entre l'imprévisibilité et le montant des prélèvements, par rapport à ce qui est dans la Constitution, c'est-à-dire le principe de libre administration de nos communes, il y a un gap, il y a un problème, il y a une tension, il y a un frottement qui est majeur.

Et donc je vais probablement dans les jours qui viennent lancer une action contentieuse contre l'État pour dire ça va, on s'arrête, on n'est plus dans les règles de bonne gouvernance, et vous nous entraînez surtout dans votre délitement, ce qui est contre-productif pour l'ensemble du pays, parce que ce qui reste comme potentiel d'investissement en France, ce sont à 70% les collectivités qui l'assurent. Et si demain ils viennent détruire nos marges d'autofinancement, c'est-à-dire notre capacité à investir, alors on va encore accélérer le déclassement du pays.

8:28
Présentateur

Justement, quel regard vous portez sur les difficiles, très difficiles discussions sur le budget à l'Assemblée nationale, qui a enfin accouché il y a quelques jours, quelques semaines, d'un projet de loi de finances, et plus généralement du blocage que nous connaissons depuis la dissolution ? Que vous inspire le spectacle de l'Assemblée nationale, vous, en tant qu'élu local ?

8:48
Jean-christophe Fromantin

On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit.

Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose.

On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité.

9:59
Présentateur

Votre ville, Neuilly, abrite une importante communauté juive. Comment est-ce que vous jugez l'explosion de l'antisémitisme depuis le 7 octobre ?

10:07
Jean-christophe Fromantin

On a l'avantage d'être une échelle de ville où on peut contrôler, où le maire, l'équipe municipale se déploie sur le terrain, donc vit au quotidien les risques. Une très bonne communication avec les communautés, et en particulier, vous l'avez rappelé, la communauté juive. Des moyens de police exceptionnels, qui viennent compléter ceux de la police nationale. Des systèmes de caméras, on a 530 caméras partout sur Neuilly. Et donc cette quotidienneté, cette proximité, elle permet finalement de stopper ou de contenir toutes ces dérives et tous ces risques. Mais on sent que c'est tendu, c'est-à-dire que ce n'est jamais acquis.

On ne peut pas dire, oui, c'est clair, c'est confortable, il n'y a plus de problème. On est en permanence, en vigilance, en attention, en observation, en échange avec la communauté, de telle manière à ce qu'ensemble, on gère cette tension, on gère cette stabilité, et on puisse éviter ce qui malheureusement se passe ailleurs.

11:03
Présentateur

Donc vous considérez, à la différence de Jean-Luc Mélenchon, qui explique que l'antisémitisme est résiduel en France, que ce n'est pas le cas. Est-ce que vous jugez que la France insoumise a une responsabilité, avec son utilisation des événements du Proche-Orient, dans la montée de l'antisémitisme en France ?

11:16
Jean-christophe Fromantin

Évidemment, c'est-à-dire que tout ce qui tend à mettre dans l'actualité cette espèce de justification, de légitimation, pour telle ou telle raison, vient finalement désinhiber beaucoup de comportements, et je pense que les mouvements terroristes n'attendent que ça, c'est-à-dire des petits proxys sur le terrain, totalement désinhibés et inconscients, sur lesquels on a finalement instillé cette idée que l'antisémitisme était finalement une réponse à un conflit au Moyen-Orient, et on voit bien que c'est ce risque, ce que d'aucuns ont appelé l'ubérisation finalement, du terrorisme, d'une forme de terrorisme, qui vient s'inviter dans nos...

Et donc d'où cette vigilance au quotidien, parce que tout peut paraître sous contrôle, un individu qui a cette influence, ou cette vulnérabilité, il peut tout à fait demain commettre l'irréparable dans nos villes.

12:06
Présentateur

Alors il y a l'extrême gauche, puisque le ministère de l'Intérieur vient de classer la France insoumise dans ce courant politique, il y a aussi l'extrême droite, c'est ce que vous craignez, une poussée du Rassemblement national en France, on parle de conquêtes possibles, de pas mal de villes moyennes, mais aussi grandes, notamment autour de la Méditerranée.

12:23
Jean-christophe Fromantin

C'est toute cette confusion qu'on évoquait au début de notre entretien, politique nationale, politique locale, qui me fait peur, parce que quand le Rassemblement national monte dans une ville, ce n'est pas tant, parce qu'il a des bonnes idées pour la ville en question, c'est que les gens finalement vont l'utiliser, l'élection locale, comme instrument pour dire leur mécontentement. Et ça, ça me paraît extrêmement dangereux, cette instrumentalisation des villes par des partis politiques nationaux qui sont sous-représentés dans les territoires et qui vont chercher à faire de nos villes des vecteurs d'influence.

12:51
Présentateur

Merci Jean-Christophe, Framantin, maire de Ney, et à très bientôt sur Radio-J. Merci. Merci beaucoup David, on vous retrouvera lundi et toute la semaine prochaine avec grand plaisir. Demain, l'édito de Paul Amart.