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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 novembre 2023 25 min

Loi immigration : E. Doineau regrette "la décision de supprimer l'AME" du Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci ellisabeth doanau de nous accompagné pendant cette première demi-heure vous êtes élu de la Mayenne membre du groupe Union centrrice rapporteur général de la commission des affaires sociales on va longuement parler du budget de la Sécurité sociale que vous avez examiné jusque tard dans la nuit merci d'être avec nous ce matin mais d'abord on va commencer par la loi immigration puisque les sénateurs ont adopté hier le projet de loi immigration dans une version durcie par la majorité sénatoriale de droite et du centre c'est une victoire comme le dit Bruno retaillot pour vous écoutez pour moi ça a été comment dirais-je le fruit de de négociation parmi les groupes de de la majorité mais ça a été compliqué parce que moi je travaillais beaucoup sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale donc je n'ai pas pu assister au débat moi en fait deux choses m'ont particulièrement ennuyé c'est la décision d'interrompre l'ame bien sûr pour mettre l'AMU mais euh voilà j'ai pas trop compris en fait comment les choses se sont organisées de ce côté-là et moi je je pense qu'en terme de santé publique il faut manier tout ça avec beaucoup de précautions et j'ai été aussi ennuyé par le fait de de pousser à 5 ans le fait d'être dans le pays pour bénéficier de certaines allocations en tout cas moi je suis depuis toujours sur les politique d'aide au aux personnes les plus vulnérables et je me dis que cette affaire est ennuyeuse parce que si on n pas une personne qui est en en situation de demande de titre de séjour et bien ce sont forcément d'autres qui pont parce que il y a effectivement l'État qui peut apporter laad qui est une aide justement pour demandeur d'asile mais il y a aussi les départements qui sont en ligne directe comme d'ailleurs les les les comment les communes qui peuvent aussi apporter des aides donc de toute façon on pourra pas laisser tout le monde dans la rue hein je pense que ce sera impossible il y a déjà assez de familles qui aujourd'hui sont dans la rue et je pense que les Français c'est pas ce qu'ils attendent non plus et c'est des charges qui retourneront vers les collectivités et je pense pas que ce soit mieux en fait juste sur la me c'est un gros point de crispation entre le gouvernement et et le Sénat ça veut dire que vous vous souhaitez que le gouvernement et que les députés rétablissent l'aide médicale d'État tel qu'elle existe effectivement moi je je je le veux parce que en réalité la la la grosse différence c'est le droit d'entrée mais quand on est un demandeur d'asile quand on voilà quand on vient d'arriver je ne pense pas qu'on ait la capacité sinon avec des aides d'obtenir ces ces moyensl il y a un sujet en revanche qui a pas été abordé qui est pas dans le texte même s'il a été abordé en séance c'est la question des mineurs non accompagnés c'est un sujet sur lequel vous travaillez est-ce que vous regrettez qu'il ait pas eu de de point dans le texte sur ce sujet alors moi je l'ai toujours dit parce que j'avais produit un rapport avec avec un ancien collègue et et et nous avions été amenés à la conclusion suivante c'est un problème d'immigration et pour moi ce n'est pas l'affaire des départements parce que quand les jeunes arrivent il faut les héberger il faut comment les accompagner et ça coûte très très cher et il y a surtout l'évaluation et c'est vrai qu'au départ nous n'avions pas forcément les professionnels adaptés pour bien comprendre l'environnement de de ces jeunes l'évaluation je sais vérifié qu'ils sont bien mineurs et temps d'évaluation c'est à la charge des départements qui sont bien seuls parce que la mission des départements c'est effectivement de prendre des jeunes isolés donc il faut faire un certain nombre de vérifications et donc il faut dire que actuellement tout ceux qui Arve c'estes mineurs et en fait ils ne sont pas mineursin donc ces évaluations permettent justement d'évaluer la situation et de dire s'ils sont de la responsabilité des départements ou pas et aujourd'hui on estime que c'est à peu près 2/3 de ces jeunes en fait mais le temps que on fasse l'évaluation ils sont hébergés par les départements et donc c'est une très très lourde charge j'ai toujours dit ça devrait être au niveau de l'état de prendre ces jeunes en charge autre sujet d'actualité ce sont ces actes antisémites 1518 c'est le nouveau chiff donné par Gérald armanin depuis le 7 octobre il y a une tribune qui a été euh signée pardon par plus de 90 sénateur dont vous pour appeler un surceaut national contre l'antisémitisme il a pas eu lieu pour vous ce sursaut au dimanche ah si il a eu lieu alors c'est vrai que en en province nous étions réunis devant les préfectures il y avait certes sans doute beaucoup moins de monde que à Paris mais de de voir ce cortège à Paris qui était dans une certaine sérénnité on sentait qu'il y avait beaucoup de solennité en fait et bien ça ça m'a rassuré en quelque sorte mais je pense qu'il faut continuer il faut rester précisément très comment en vigilance par ce dimanche ce ne soit qu'une parenthèse ben écoutez je je ne sais pas moi je ne sais pas ce que les Français feront voilà en majorité mais moi je reste vigilante parce que ce qui est fait au peuple juif et bien en fait est une atteinte aussi à la liberté de de chacun de toute confession et et je pense que le racisme la discrimination quelelle qu'elle soit est à combattre ouais d'autant que Gérald harmanin vous l'a dit la semaine dernière c'était devant le sénateur sur le profil des des gens qui commettent ces actes antisémites qui sont souvent très jeunes est-ce que c'est ça aussi qui doit inquiéter je pense que c'est c'est inquiétant notre société est vraiment dans une situation particulière je je pense que partout on voit cette violence se se multiplier et de plus en plus jeune mais je dirais que ça se passe aussi bien dans le milieu urbain que en milieu rural on voit aussi des expressions très violentes en fait de discrimination et et et ça ça ça me choque mais ça m'inquiète beaucoup donc restons très vigilant on va parler du budget de la Sécurité sociale puisque vous l'examinez depuis lundi après-midi au Sénat on va faire le point sur ce qui s'est passé ces dernières heures avec Steve [Musique] Jourdin bonjour bonjour bonjour madame la sénatrice et siive le Sénat poursite donc l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale oui le budget de la SQ les élus fixent actuellement les dépenses et les recettes pour l'année prochaine l'examen a débuté euh a débuté au Sénat lundi c'est un gros morceau hein près de 1400 amendements une cinquantaine d'articles cette affaire va nous tenir en haleine jusqu'à la semaine prochaine on passera ensuite à la loi de financeces pour l'année prochaine alors hier dans l'hémicycle il était notamment question de notre système de retraite il y a quelques semaines le gouvernement avait émis l'idée de ponctionner une parti des caisses du régime complémentaire de retraite agic Arco pour renflouer euh les caisses du du régime général qui est déficitaire mais les partenaires sociaux n'en veulent pas et sous la pression et bien le gouvernement avait finalement annoncé qu'il renoncerait à une telle mesure hier les sénateurs ont voulu s'en assurer écoutez dans un souci de clarté politique et juridique cet amendement vise à supprimer les dispositions prévoyant une contribution de l'IR Carco au titre de la solidarité financière du système de retraite qui alimente aujourd'hui les craintes des partenaires sociaux et de vous-même chers collègues sans Pr voir pour autant de solutions en cas de blocage des négociations les sénateurs ont supprimé une mesure dans le texte une mesure qui aurait permis à l'exécutif de ponctionner les caisses du régime complémentaire en cas d'échec des négociations des négociations qui ont lieu actuellement entre partenaires sociaux pour déterminer une éventuelle contribution au régime général et si le Sénat a aussi dit non à la diminution des ressources de l'assurance chômage oui le gouvernement voulait pouvoir récupérer des excédents réalisés par l'Unedic l'association qui gère la assurance chômage excédent rendu possible par la réforme de l'assurance chômage précisément engagé par l'exécutif et à l'allègement des contributions patronal l'État aurait pu récupérer jusqu'à 2,5 milliards d'euros selon les estimations pour les réinvestir ditil ensuite dans la politique de l'emploi mais les sénateurs s'y sont là aussi opposés écoutez ponction qui va obliger l'Unedic à souscrire de nouveaux emprunts plus chers pour honorer ses remboursements pour un coût supplémentaire de 800 millions à l'horizon 2026 donc je voilà je vous demande donc de de soutenir cet amendement pour éviter ce véritable holdup sur les ressources de l'Unedic madame la sénatrice il é question de ces deux réformes de ces deux grandes réformes du gouvernement réforme de l'assurance chemage réforme des retraites deux réformes qui ont permis de dégager des excédents pourquoi vous avez refusé au gouvernement d'en profiter pour rééquilibrer certains comptes j'ai envie de dire au gouvernement bien essayer en réalité ce qu'il faut savoir c'est que le budget de la Sécurité sociale tel qu'il est présenté cette année est déficitaire beaucoup moins déficitaire que les tro années précédentes puisque nous n'avons plus les charges qui incombaient finalement la sécurité sociale pour répondre à la crise sanitaire donc là on est à 8,8 milliards d'euros de déficit mais en fait dans la projection dans la trajectoire budgétaire on voit que le déficit va s'accentuer d'année en année pour arriver à 17,5 milliards d'euros en 2027 donc en réalité il y a un aveu d'impuissance de réduire le déficit et c'est pour ça que l'État le gouvernement a eu l'idée d'aller voir où il y avait de l'argent et il y a de l'argent au niveau des administrations de sécurité sociale notamment à l'Unedic et également à l'agir Carco moi je pense que d'une part l'Unedic a une dette elle aussi on n' pas vécu une situation comme celle-ci à l'Unedic depuis quelques années il y a effectivement ement le fait que le chômage aujourd'hui est réduit que nous avons davantage d'emplois donc davantage de cotisation il y a eu deux réforme aussi de l'Unedic qui permettent aussi d'améliorer les finances de l'Unedic et il y a cette réforme des retraites qui permet d'avoir plus de cotisant si la situation de l'Unedic est meilleure je pense qu'il faut en profiter pour régler les anciens déficits on a quand même à peu près 56 57 milliards d'euros de déficit à l'Unedic et l'Unedic a présenté un plan a purement de sa dette et je trouve que c'est vertueux que de dire aujourd'hui et bien voilà vous vous lancez dans dans cette opération de désendettement c'est vertueux et c'est ce que nous disons nous aussi pour le budget la sécurité sociale il faudrait commencer à avoir une trajectoire qui va vers l'équilibre comme c'était prévu en 2019 mais sur le sur le régime d'airetraite alors Thomas CASNAV il s'est opposé à l'amendement il dit il s'agit pas d'une ponction mais de tirer les conséquences de la fermeture des rég des régimes spéciaux il a tort bah je pense qu'il donne des raisons lui aussi hein qui abonde dans dans dans le sens qui qu'il veut moi je pense que nous nous faisons vraiment confiance au paritarisme et le débat avec l'ensemble des syndicats est important c'est c'est l'argent finalement des des salariés et donc c'est à eux de débattre et de discuter de ce qu'ils vont faire il y a eu à certains moment des moyens qui étaient pas aussi je dirais florissant hein pour l'agire Carco ils ont fait des efforts et donc donc aujourd'hui ils peuvent se permettre justement de rattraper un petit peu ses efforts donc laissons-les organiser finalement leur excédent pour les années qui viennent c'est à voir d'ailleurs si ça continue très longtemps parce que rien ne nous annonce que voilà il n'y ait plus de crise on a vécu la crise sanitaire on vit la crise voilà économique de l'énergie et cetera c'est c'est c'est quand même tellement imprévisible à venir que justement pendant les périodes fastes on doit en tout cas soit régler sa dette ou en tout cas engranger un peu d'avance pour justement euh venir euh plus facilement en période de crise mais est-ce que ça veut dire cette volonté de ponctionner laag Carco que la réforme des retraites n'a pas du tout réglé la question du déficit du régime général de retraite ah mais certainement et d'ailleurs c'était prévu hein lorsque nous avons débattu c'est ce que contestaiit beaucoup de ceux qui étaient contre cette réforme des retraites le gouvernement avait même annoncé que c'était 6,5 milliards d'euros en moins sur le déficit mais il restait un déficit et d'ailleurs c'est ce qui est prévu pour 2027 c'est un déficit de 14 milliards d'euros donc ça veut dire qu'il va falloir passer par une nouvelle réforme des retraites en tout cas on n'a pas réglé le problème le problème c'est que il faut des cotisants pour régler les pensions et si on a plus de pensionnés il faut donc plus soit ponctionner ou alors baisser les pensions je veux dire qu'on est au pied du mur c'est c'est ce que nous avons toujours dit depuis 4 ans au Sénat la réforme est arrivée elle a été contestée mais il n'empêche que le problème est là Steve oui vous avez d'autres questions sur l'assurance notamment sur sur l'assurance chômage puisqu'on en parlait tout à l'heure compte excédentaire de 4,4 milliards d'euros en 2023 prinéic vous dites quand même merci à Emmanuel Macron d'avoir engagé toutes ces réformes écoutez je pense qu'elles étaient nécessaires et que c'est heureusement sérieux qu'on ait pu engager effectivement cette réforme des retraites qui ne règle pas tout mais qui permet d'être en tout cas beaucoup moins déficitaire qu' je parle l'assurance chageurance chaage oui oui oui tout à fait tout à fait je pense que de toute façon la plupart des Français souhaitaent que les choses se durciss à ce niveau-là parce qu'il fallait que les revenus du travail et bien soi plus avantageux que que les revenus de substitution et en l'occurrence on est très on était très généreux en France et donc il fallait revoir un peu les choses parce que c'est une question de de ressenti de justice sociale et donc je pense que oui oui ces réformes était nécessairire vous comptez sur le sur le gouvernement pour maintenir IR toutes ces modifications lorsque le texte repassera à l'Assemblée nationale écoutez oui en tout cas nous on montre un chemin après on est pas forcément suivi par les députés et nous verrons en commission mixte paritaire si on peut s'entendre mais c'est un petit oui quand même parce que là le gouvernement a déclenché le 493 ça veut dire que maintenant il a la main sur le texte et que s'il veut il peut ne tenir aucun compte de tout ce que vous allez voter comme modification est-ce que vous pouvez vraiment peser sur ce budget et est-ce qu'il y a des mesures où vous dites là c'est indispensable de les garder ah écoutez c'est tout tout tout est àaire de négociation en quelque sorte il y a le contexte du PLFSS mais il y a aussi le contexte je dirais national et je crois que la majorité a besoin d'alliés donc il faut peut-être aussi nous faire quelques preuves quelques actes d'amour si vous voulez je pense que ça veut dire que pour pour vous vous envoyez un message politique mais vous attendez aussi du gouvernement qui fasse un peu de politiqueû bienû sûr et il faut sortir du contexte de la sécurité sociale je dirais que c'est un ensemble et ce qu'on peut négocier pour la sécurité sociale c'est aussi peut-être par rapport à d'autres projets de loi je pense que le gouvernement à l'heure actuelle a besoin d'allier alors ils sont plus ou moins voilà identifiés à chaque projet de loi ce ne sont pas forcément les mêmes vous pensez à quel projet de loi en particulier bah sur l'immigration par exemple mais voilà je pense que il faut s'écouter moi je pense ça veut dire vous serez moins clin en compromis parce qu'il va il va devoir falloir trouver un compromis vous serez moinsclin vous les centristes au compromis si le gouvernement ne tient aucun compte de vos modifications sur le budget de la SCU je pense qu'il faut que chacun se sente en tout cas respecté euh dans son analyse et dans ses propositions il y a il y a un point sur le gouvernement n'a sur lequel le gouvernement n'a pas tranché et qui qui concerne les Français c'est la question de l'augmentation des franchises ce qui reste à à la charge du patient quand il va chez le médecin quand il achète un médicament le gouvernement avait un temps envisagé de les augmenter là c'est un peu flou il y a pas vraiment de réponse que doit faire le gouvernement selon vous alors on sent que c était un peu un ballon d'essaiis hein pour le gouvernement donc ce que ce que l'on dit nous à la commission c'est qu'il faut en débattre c'est vrai que c'est c'est aujourd'hui possible pour le gouvernement de décider seul mais nous nous disons que les deux commission des affaires sociales celle du Sénat et celle de l'Assemblée nationale ont leur mot à dire nous sommes la représentation des Français et donc nous voulons qu'en tout cas cet échange ait lieu au sein de nos deux assemblées moi je pense très sincèrement que il faut que les Français soient responsabilisés il faut dire que les franchises elles sont vraiment très très basses en tout cas notre système de santé permet d'être soigné et d'être très bien remboursé on par d'une augmentation de 50 centimes et d'un € oui voilà donc je je sais que pour certaines personnes c'est important c'est c'est extrêmement important et puis qu'il faut faire attention aussi à ceux qui sont dans des situations de maladie chronique mais il ne serait pas concernés en l'occurrence mais je pense que les Français doivent se responsabiliser par rapport à l'usage qu'ils font de la santé on a parfois des personnes qui se comportent vraiment comme des consommateurs au détriment d'ailleurs des soins qui sont apportés à d'autres qui ont du mal à avoir accès aux soins vous avez dit dans dans votre discours qu'aujourd'hui le gouvernement finance la santé par le déficit est-ce que ça veut dire que les Français doivent aussi participer à la résorption de ce déficit je dis il faut responsabiliter responsabiliser tout le monde il y a finalement une réponse de sobriété et de responsabilisation c'est c'est c'est un déficit important et en fait il y a une sorte d'aveu d'impuissance de l'État parce que finalement on a jamais dépensé autant d'argent quand on voit l'objectif national des dépenses qui est comment dirais-je proposé à l'Assemblée et bien ça n'a jamais été aussi haut et pourtant les Français n'ont jamais été aussi insatisfait donc je pense que le message en tout cas qui doit euh s'infiltrer un petit peu partout dans la population c'est l'histoire de se responsabiliser au niveau du citoyen au niveau des professionnels de santé au niveau finalement de l'État parce que l'État aussi sans doute sur le plan de la stratégie et et des réformes structurelles qu'il faut avancer il faut avoir du courage et donc je pense que du coup c'est ce que nous demandons nous en particulier c'est de diminuer ce déficit parce qu'on ne peut pas se résoudre à laisser payer nos consultations par les générations futures quand vous voyez certains médecins qui se déconventionnent c'est-à-dire que leur les patients ne sont plus remboursés par la Sécurité Sociale est-ce que ça c'est un manque de responsabilité de la part de ces médecins oui je pense que effectivement on peut on peut s'interroger mais je comprends aussi leur réaction moi j'avais posé la question à Monsieur fatô le le le directeur de l'ursf parce que j'avais déjà déj depuis très longtemps observer cette tendance mais que nous disent les médecins qui choisissent ce mode d'exercice c'est que soit ils ne s'y retrouvent pas dans dans le sens qu'ils ont donné à leur métier ou soit parce que il y a les négociations conventionnelles qui ont été particulièrement difficile et ils n'ont pas été entendus sur le de la consultation par exemple mais mais mais je je je pense que il y a une réaction qu'il faut essayer de de comprendre et il faut essayer de travailler là-dessus en tout cas les négociations sont sont reparties moi je pense que les Français le disent d'ailleurs une consultation c'est c'est c'est c'est peu coûteux et quand on sait ce qui reste en plus à la charge finalement de l'assurée c'est c'est encore beaucoup plus euh comment dirais-je euh c'est en tout cas ce n'est pas important donc en terme de de de comment de montant je je crois que effectivement il faut qu'on en rediscute mais il faut se respecter et et dans la négociation conventionnelle il faut effectivement entendre les médecins merci St merci à tout à l'heure on parlera de la loi immigration qui a été votée hier par le Sénat on verra tout ça avec vous on va continuer à parler des questions de santé ellisabeth doanau c'est l'actualité dans nos régions on va à tour on retrouve Valérie Pernet bonjour Valérie merci beaucoup d'être avec nous directrice départemental adjoint de la rédaction de La Nouvelle République en indr etlois Valérie on reste avec vous je le disais sur ces questions de santé on va parler d'un mouvement de greffe qui touche l'hôpital pour enfants de tour oui l'hôpital Clocheville à tour c'est un hôpital pédiatrique qui dépend du Centre hospitalier régional universitaire d'indréloire à l'hôpital Clocheville la grève a commencer le 2 octobre elle se continue aujourd'hui et un appel à manifester et même lancé pour demain dans le cadre de la journée nationale de mobilisation pour la santé euh les agents du service de réanimation de de cet hôpital pédiatrique sont même en grève eux depuis se sont mis en grève pour la toute première fois cette été c'est pour dire si si c'est un mouvement qui dure euh les infirmiers et aid soignants notamment ne c cess de tirer la sonnette d'alarme depuis ces semaines en raison d'un fort taux d'absentéisme et d'une fatigue qui s'accumule ils disent avoir peur de faire des erreurs ils ont partagé leurs inquiétudes et leurs conditions de travail dégradé avec notre journaliste Cécile lassève il lui expliquait comme on n'est pas assez nombreux on ne peut pas surveiller tous les enfants quand l'un d'entre eux se met à pleurer ça devient compliqué alors on imagine que la situation est particulièrement compliquée en ce moment alors que le que démarre l'épidémie de bronchiolite qui touche justement les enfants les plus jeunes actuellement une dizaine d'enfants de moins de 2 ans sont hospitalisés dans cet hôpital Clocheville à tour chaque jour h lits sont dédiés à cette pathologie tous sont occupés déjà alors que l'épidémie démarre tout juste trois enfants sont même accueillis en réanimation et comme le l'explique un médecin infectiologue du CHRU aujourd'hui dans la Nouvelle République ces chiffres ne vont cesser d'augmenter dans les dans les semaines à venir euh l'arrivée d'un nouveau traitement préventif contre ce virus respiratoire de la brocolite offre de l'espoir aux soignants et aux famille mais pour l'instant les doses disponibles ne sont pas suffisantes la distribution est limitée et priorisée donc à terme peut-être que les hôpitaux seront un peu moins engorgés mais pour l'instant les soignants sont très mobilisés sur cette pathologie et ils le seront sans doute jusqu'au printemps donc j'ai une question pour Madame la Catrice parce que c'est vrai que avec ces vagues épidémiques on a vraiment enfin c'est accentué disons pendant ces vagues épidémiques et pendant cette période de broncholite particulièrement mais on a vraiment l'impression que nos hôpitaux vont craquer même si la direction du CHRU a annoncé la création de postes supplémentaires qui qui seront financés par le Ségure je me demande si l'État mais suffisamment de moyens pour la santé publique et la santé des soignants Elisabeth Donau oui alors moi je je suis effectivement très attentive à ce que vous vous annoncez là pour pour le l'hôpital de tour mais en réalité on rencontre ces difficultés un petit peu partout dans le pays et d'ailleurs le Sénat avait produit un rapport pour dire enfin pour tirer la sonnette d'alarme en quelque sorte et depuis on n' pas eu le sentiment qu'il a été fait grand-chose moi je rêve du vauan au gouvernement qui construirait qui qui en tout cas ferait beaucoup pour pour l'hôpital en tout cas je l'ai pas encore rencontré mais je pense que c'est une nécessité que de revoir toute la stratégie d'investissement et de fonctionnement d'exploitation des des hôpitaux parce que là c'est un 1e hôpital en fait qui est en grève et quand on sait que ça concerne des enfants c'est particulièrement préoccupant et vous avez raison en tout cas de de le dire moi je pense que il faut regarder on a fait de multiples rapports comme je vous le disais au Sénat mais il y a aussi le rapport de la Cour des comptes qui dernièrement dit mais la situation est catastrophique et il y a pourtant eu beaucoup de choses qui ont été faites pendant la crise sanitaire vis-à-vis des hôpitaux et d'ailleurs il se portaiit presque mieux pendant la crise sanitaire parce que il y a les garanties de fonctionnement qui qui ont été mis en place il y a eu le séure aussi et et et des possibilités d'investissement mais on sent bien qu'il n'y a pas de stratégie mais vraiment sur le structurel hein et donc là on voit bien que c'est symptomatique actuellement l'hôpital est en situation de maladie chronique hein et donc il faut absolument agir et moi je le dis he la balle est dans le camp du gouvernement il faut absolument c'est une priorité l'hôpital la santé c'est une priorité et on n jamais dépenser autant mais je pense qu'il faut regarder la performance des dépenses comment on regarde l'efficience parce que c'est c'est c'est pas possible de se dire que on va toujours augmenter les dépenses mais on est devant des insatisfactions des situations qui ne sont pas tolérable et donc moi j'invite le gouvernement à agir sur ce plan-là et on a bien entendu le message merci Valérie Pernet merci beaucoup vous parliez de la broncholly c'est à la Une de La Nouvelle République broncholy l'épidémie repart c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Valéri Pernet d'avoir été avec nous merci ellisabeth douanau merci d'être venu malgré cette séance tardive et et l'examen du budget se poursuit évidemment cet après-midi merci beaucoup d'avoir été notre invité

Loi immigration : E. Doineau regrette "la décision de supprimer l'AME" du Sénat — Elisabeth Doineau · Pourquijevote