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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 7 septembre 2019 25 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileSécuritéInstitutions & élections

Syrie : "Je pense qu'on peut renouer le dialogue" avec Bachar al-Assad et "rouvrir les lycées français", affirme Thierry Mariani

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il apporte à la France ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Sous quelles conditions renouer le dialogue avec Assad ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on a à gagner ?

  • 2:30RelanceRéponse partielle

    Il y a aussi la question morale. Elle est là, elle existe.

  • 3:31FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous appelez un cessez-le-feu à Idlib ?

  • 4:31FerméeÉludée

    Un de vos tweets a choqué. Vous le referiez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51Invité politiqueFait
    « Quand on est parlementaire, que ce soit parlementaire nationaux ou parlementaire européens, la moindre des choses, c'est d'aller voir sur le terrain. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Et où, pardonnez-moi, je pense que par moment, le récit qui en est fait n'est pas conforme à la réalité. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « D'abord, voir la réalité. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « Je pense qu'on peut renouer le dialogue de plusieurs manières. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « aujourd'hui chacun est quasiment conscient que la guerre va être gagnée par le gouvernement légal, à savoir par Bachar el-Assad. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qu'on a à gagner ? On fait de la réelle politique avec l'Arabie Saoudite qui découpe ses opposants et ça ne gêne personne. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « l'influence de la France dans cette région. »
  • 3:46Invité politiqueChiffre
    « Idlib, c'est d'abord une poche au sein du territoire syrien, une poche avec personne, c'est le vrai chiffre. Mais entre 50 à 70 000... »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « Idlib est désormais le plus grand dépotoir de combattants terroristes étrangers au monde. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « le gouvernement syrien a dit à plusieurs reprises, et l'a fait, a ouvert des couloirs humanitaires pour que les civils puissent partir. »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « Il y a un double jeu de tout le monde. »
  • 6:46Invité politiqueFait
    « il a libéré des prisonniers à une époque. C'est vrai, il a tenté la réconciliation. On lui a posé la question. Il a dit très clairement que ça avait échoué. »
  • 9:37Invité politiqueFait
    « s'il y a des réfugiés, d'abord, c'est parce qu'il y a une guerre. »
  • 10:03Invité politiqueFait
    « Quand on fait le bilan aujourd'hui des interventions occidentales en Irak ou en Syrie, c'est une catastrophe. »

Temps de parole

  • Thierry Mariani52 %
  • Présentateur19 %
  • Présentateur 216 %
  • Invité10 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous, c'est le 8.30 France Info du samedi sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT. Vous en avez l'habitude avec moi, Myriam Ancawa. Bonjour Myriam. Bonjour, bonjour à tous. Journaliste à la chaîne parlementaire, notre invitée ce matin, Myriam. Il est eurodéputé, Rassemblement National. Bonjour Thierry Mariani. Vous revenez de série où vous avez passé quelques jours avec plusieurs de vos collègues Rassemblement National. Vous avez rencontré Bachar Al-Assad. Il y a eu des images, un tweet qui a fait polémique, on va en parler. Mais au-delà de la publicité qu'un tel voyage vous apporte, qu'est-ce qu'il apporte à la France ?

0:45
Thierry Mariani

D'abord, qu'est-ce qu'il apporte quand on est parlementaire ? Quand on est parlementaire, que ce soit parlementaire nationaux ou parlementaire européens, la moindre des choses, c'est d'aller voir sur le terrain. J'adore les médias, mais par moment, ça vous arrive comme à nous d'ailleurs de vous tromper. Et donc, moi, je veux aller voir sur le terrain. C'est quand même une guerre qui dure depuis 8 ans, où en réalité, les informations nous arrivent par le biais d'associations. Et où, pardonnez-moi, je pense que par moment, le récit qui en est fait n'est pas conforme à la réalité. Donc, qu'est-ce que ça m'apporte ? Deux choses. D'abord, voir la réalité. Et puis, deuxièmement, un soutien.

Quand je suis allé là-bas la première fois, c'était en 2014. C'est pour soutenir aussi les chrétiens d'Orient, qui étaient, tout le monde l'a oublié peut-être,

1:20
Présentateur

mais les premières victimes de Daesh. Ce qui paraît étonnant, c'est que vous dites, le président Bachar el-Assad, vous l'avez fait sous forme de tweet, mais vous allez le redire avec nous, vous dites, il souhaite renouer le dialogue avec la France. Alors, sous quelles conditions est-ce que ça peut se passer ? Et quand vous dites ça, est-ce que c'est une façon d'interpeller Emmanuel Macron ? Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron va se dire, tiens, Thierry Mariani l'a dit, donc on va essayer de reparler à Bachar el-Assad ?

1:43
Thierry Mariani

Je fais simplement le témoignage de ce que j'ai vu et j'ai entendu. Je pense qu'on peut renouer le dialogue de plusieurs manières. D'abord un constat, aujourd'hui chacun est quasiment conscient que la guerre va être gagnée par le gouvernement légal, à savoir par Bachar el-Assad. Après, qu'est-ce qu'on fait ? On reste 30 ans en s'ignorant ou on reprend contact ?

2:00
Présentateur

Qu'est-ce qu'on a à gagner ? Si on fait de la réelle politique, c'est du donnant-donnant, qu'est-ce que la France a gagné ?

2:04
Thierry Mariani

Qu'est-ce qu'on a à gagner ? On fait de la réelle politique avec l'Arabie Saoudite qui découpe ses opposants et ça ne gêne personne. Qu'est-ce qu'on a à gagner ? Et puis d'abord, premièrement, l'influence de la France dans cette région. On peut, avant de reprendre les relations diplomatiques, par exemple, réouvrir les lycées français, réouvrir notre présence culturelle. On est en train de disparaître. Quand j'ai visité les musées, la première fois, je vais vous dire, en Syrie, il y avait les inscriptions en arabe et en français. Aujourd'hui, ça a disparu, c'est en arabe et en russe.

2:30
Présentateur

Alors vous faites de la politique, de la réelle politique, dites-vous, mais il y a aussi la question morale. Elle est là, elle existe. Le conflit syrien, c'est plus de 500 000 morts, c'est plus de 10 millions de déplacés. Et vous, vous allez serrer la main d'un dictateur qui fait bombarder son peuple, qui a utilisé l'arme chimique, ça a été montré par les Nations Unies, qui continue de le bombarder, notamment à Idlib. Est-ce que ça ne vous pose pas un problème ? Je parle de morale.

2:54
Thierry Mariani

Ce qui me poserait un problème, je vais vous dire, moi, en politique étrangère, je me pose toujours la même question. Quel est l'intérêt de la France ? Quel est l'intérêt de la France ?

3:02
Présentateur

Les principes, l'intérêt, on le comprend.

3:05
Thierry Mariani

Vous l'expliquez.

3:06
Présentateur

Mais là, je vous parle de la question de vos états d'âme, de la question morale, des droits d'âme, de la démocratie.

3:10
Thierry Mariani

Mes états d'âme, c'est quel est l'intérêt de la France ? Voilà, il y en a qui disent qu'ils font parcer les grands principes avant, il y en a d'autres qui se disent, je suis élu, quel est l'intérêt des Français ? L'intérêt des Français, c'est leur sécurité. L'intérêt des Français, c'est qu'aucune base nouvelle de terroristes s'implante en Syrie, comme elle s'est implantée dans le passé en Afghanistan. Je ne dis pas que le régime d'Assad est un régime merveilleux.

3:31
Présentateur

Est-ce que vous appelez un cessez-le-feu à Idlib, comme le fait Paris, c'est la position de la France ?

3:35
Thierry Mariani

C'est une position très hypocrite, et qui n'a aucune chance d'aboutir. Idlib, c'est d'abord une poche au sein du territoire syrien, une poche avec personne, c'est le vrai chiffre. Mais entre 50 à 70 000... C'est l'une des dernières, voire la dernière poche de résistance. C'est la dernière grosse poche. Il y a encore des petits abcès, parce qu'en réalité, la guerre en Syrie, ce n'est pas une guerre avec un front, il n'y a pas Verdun. Mais c'est quoi, des rebelles ou des terroristes qui sont là ? C'est les terroristes en grande partie, et ce n'est pas moi qui le dis.

Ceux qui le disent, je vous rappelle, c'est l'ONU, rapport au Conseil de sécurité en juillet dernier, je vous cite la phrase mot à mot, et vous pouvez faire le fat-check-in, etc. Idlib est désormais le plus grand dépotoir de combattants terroristes étrangers au monde.

4:17
Présentateur

Il y a aussi des civils qui font Idlib, ça vous le reconnaissez. Oui, il y a aussi des civils.

4:20
Thierry Mariani

Oui, mais vous savez que le gouvernement syrien a dit à plusieurs reprises, et l'a fait, a ouvert des couloirs humanitaires pour que les civils puissent partir. Et vous savez très bien que ces terroristes, dans ce cas-là, se servent des civils comme boucliers.

4:31
Présentateur

Un de vos tweets a choqué. Vous avez trinqué dans un restaurant à Sednaya, au nord de Damas, en vous réjouissant notamment d'avoir trouvé sur place une bouteille de vin de Côte-du-Rhône arrivée là malgré les sanctions. Le tout à quelques mètres d'une prison où 13 000 rebelles ont été exécutés. Vous le referiez ? Il y avait une forme de provocation là-dedans ?

4:48
Thierry Mariani

Chaque fois, j'ai été député pendant 20 ans des Côtes-du-Rhône. Chaque fois que j'ai trouvé à l'étranger des viticulteurs, enfin des produits de nos viticulteurs... Mais attendez, Sednaya, quand vous parlez de Sednaya aux Syriens, c'est quoi ? C'est d'abord l'un des lieux de pèlerinage catholique. C'est à quelques kilomètres de Maloula, qui est un village martyr. Voilà.

5:09
Présentateur

Non mais c'est peut-être Sednaya, la prison. Elle existe, 50 pendaisons par nuit. Mais je n'ai jamais dit qu'elle n'existait pas. C'est glaçant.

5:14
Thierry Mariani

Je n'ai jamais dit qu'elle n'existait pas. Mais de toute façon, écoutez, si vous voulez faire des photos en Syrie, à un endroit où il n'y a pas eu de victimes, c'est un peu difficile. C'est une guerre qui dure depuis 8 ans. Et vous l'avez dit, avec des centaines de milliers de victimes. Voilà. Ce tweet, tout simplement, c'était comme je le fais à chaque fois, pour un clin d'œil aux viticulteurs. Il n'y avait pas de provocation ? Vraiment, de vous à nous. Il n'y avait pas de provocation là-dedans. Non, non, il n'y avait aucune provocation. Et plus chez mes tweets, vous verrez que j'ai fait d'autres tweets du même style.

5:38
Présentateur

Je vous propose d'écouter un témoignage. Il est un peu ancien, mais vous allez comprendre pourquoi. Il a été recueilli en 2015 par notre correspondant à Beyrouth de l'époque, Omar Waman. C'est un ancien détenu de cette prison, Maher Esber. Il indique que plusieurs centaines de djihadistes ont été libérés à l'époque par le régime de cette même prison. On l'écoute.

5:56
Invité

Il n'était pas une menace pour le régime, mais une menace pour la révolution. Le régime syrien savait très bien ce qu'il faisait. Dès les premières manifestations, il a qualifié les protestataires d'extrémistes, de terroristes affiliés à Al-Qaïda. En libérant ces djihadistes, il n'a fait qu'accréditer ces accusations et cette stratégie a réussi. Myriam.

6:17
Présentateur

Thierry Mariani, est-ce qu'il n'y a pas un double jeu de Bachar el-Assad ? Ce témoin, il parle de détenus qui ont été libérés. Il y a d'autres reportages, d'autres rapports qui le montrent, qui étaient des djihadistes, qui sont devenus des dignitaires de Daesh. Est-ce que Bachar el-Assad, il n'a pas utilisé Daesh pour sauver son pouvoir ?

6:36
Thierry Mariani

Il y a un double jeu de tout le monde. Le cas n'a enchaîné, révélé il y a quelques... Je crois que c'est la semaine dernière, que les avions de la coalition avaient ordre de surtout ne pas toucher Daesh. Voilà, il faut arrêter d'être... Il a libéré des prisonniers à une époque. C'est vrai, il a tenté la réconciliation. On lui a posé la question. Il a dit très clairement que ça avait échoué. Voilà. Il les aurait maintenus en prison. Les mêmes auraient expliqué qu'il fallait essayer de tenter la réconciliation. C'est une zone aujourd'hui où il y a des doubles jeux de tous les côtés.

Je répète, l'intérêt de la France, l'intérêt de la sécurité des Français, c'est qu'il n'y ait pas de régime terroriste à nos portes. Voilà pourquoi. Moi, je fais partie de ceux qui trouvent que ce régime n'est pas merveilleux, mais qui espèrent sa victoire.

7:12
Présentateur

Merci Thierry Mariani. Vous restez avec nous, je précise. Et je m'excuse auprès de nos auditeurs et nos téléspectateurs. Il y a un petit bruit de parasite quand on parle. Je pense que c'est peut-être votre tablette qui est allumée. Mettons tous les appareils en mode avion. Ça évitera ce petit bruit un petit peu gênant. Encore, toutes nos excuses. Vous restez avec nous. Évidemment, on a beaucoup d'autres sujets à voir avec vous, Thierry Mariani. D'ici 9h sur France Info. L'info, justement, à 8h40, c'est avec Édouard Margué.

7:37
Invité

Une offre a été faite pour reprendre. Aigle Azur, le syndicat national des pilotes de ligne, l'annonce sur France Info et y apporte son soutien. Cette offre est portée par l'ancien PDG de Hop. Aigle Azur est en cessation d'activité. Les avions sont cloués au sol depuis hier soir. Les Bahamas déplorent la mort de 43 personnes après le passage de l'ouragan d'Orient. Et ce bilan risque d'augmenter de façon significative, prévient la porte-parole du Premier ministre de l'Archipel. L'Inde a raté son objectif l'une. Le pays a perdu le contact avec la sonde inhabitée qui devait se poser sur le satellite naturel de la Terre.

La vie connaît des hauts et des bas, a simplement réagi le Premier ministre indien. Un an après sa disparition dans la banlieue de Strasbourg, un hommage est organisé pour Sophie Le Tannes. Une marche à la lanterne et un lâcher de colombes auront lieu ce soir. Le principal suspect, Jean-Marc Reiser, mis en examen dans ce dossier, continue de clamer son innocence. Beaucoup d'absents ce soir dans l'équipe de France de football. Le match contre l'Albanie dans le cadre des qualifications pour l'Euro 2020. Mbappé, Pogba, Dembélé, et Jean-Pas sans forfait. Match à 20h45 contre l'Albanie. Donc, au Stade de France.

8:47
Présentateur

France Info. Et tout est plus clair. Merci Edouard. Notre invité ce matin, Thierry Mariani. Maria Mankawa. Dernière question, peut-être sur la Syrie. Comment vous voyez la suite ? Vous dites qu'il faut renouer le dialogue. Vous dites aussi, en permanence sur la scène intérieure, qu'il y a des submersions migratoires. Il faut quand même rappeler que des civils syriens qui viennent en masse en Europe demandent l'asile. Et donc, d'une certaine façon, Mbappé, est en partie responsable à l'origine. Non, c'est faux. Excusez-moi, là, c'est totalement faux. Est-ce que vous pensez vraiment que les Syriens vont rentrer chez eux après ce qui s'est passé ?

9:25
Thierry Mariani

La plupart ne rentreront pas. Soyons clairs. Parce que la plupart sont déjà installés en Europe. Quand on discute, par exemple, avec le patriarche des chrétiens d'Orient, il nous dit très clairement, aujourd'hui, les deux tiers de ceux qui sont partis sont au Canada ou ailleurs et ne rentreront pas. Non, excusez-moi, s'il y a des réfugiés, d'abord, c'est parce qu'il y a une guerre. Voilà. Je veux bien qu'il y ait quelques opposants politiques qui aient demandé l'asile politique avant.

9:44
Présentateur

Eh bien, ça, il n'a aucune responsabilité. Et vous croyez ?

9:50
Thierry Mariani

Dans une guerre, les torts sont partagés, mais pas toujours égaux. Donc, il a une responsabilité. Excusez-moi, qu'il y ait eu des quelques centaines de réfugiés avant la guerre parce qu'ils étaient des opposants à Bachar el-Assad et qu'ils étaient peut-être persécutés, c'est un fait. Mais les milliers de réfugiés, c'est à cause de la guerre. Et qui entretient la guerre aujourd'hui ? Quand on fait le bilan aujourd'hui des interventions occidentales en Irak ou en Syrie, c'est une catastrophe. Voilà. Si on veut arrêter aujourd'hui cette immigration dans cette zone, le plus important en Malavie à terme, c'est l'Afrique. Mais dans cette zone, il est évident que c'est la paix.

Ce septième voyage, c'était aussi l'occasion de voir des villages que j'avais vus détruits où les gens revenaient, où les gens recommençaient à construire. Voilà. La paix, c'est avant tout le moyen d'arrêter cette immigration.

10:28
Présentateur

Thierry Mariani, vous êtes pour le dialogue donc avec Bachar el-Assad, on l'a compris, également avec Vladimir Poutine. Est-ce que vous condamnez ce qu'on a considéré comme des purges du Kremlin, des vagues d'arrestations cet été après les manifestations massives de l'opposition qui empêchait de se présenter à certaines élections locales ? D'ailleurs, le scrutin est... Et demain, est-ce que cette manière un peu particulière de gérer le système démocratique vous interpelle ?

10:51
Thierry Mariani

Ça m'interpelle. Mais enfin, quand vous parlez de purges, les pures, c'est pas la même chose. Excusez-moi, il y a eu des interpellations, mais comme à Paris. Je voulais que je vous rappelle, vous le connaissez mieux que moi, le nombre en décembre, on a eu plusieurs centaines d'interpellations. Et comme très souvent...

11:04
Présentateur

Vous comparez la situation des filles jaunes et de la gestion de l'exécutif avec ce qui s'est passé en Russie ?

11:11
Thierry Mariani

Je dis que c'est exactement la même chose quand vous dites arrêter. On est tous dans une propagande internationale. Les Russes aussi expliquent qu'en France, c'est horrible. Arrêter, c'est quoi ? C'est comme très souvent en France. Les gens sont contrôlés, on contrôle leur identité, ils passent quelques heures au poste de police et le soir, ils sont en liberté. Donc, c'est plus le goulag.

11:28
Présentateur

La France est un État démocratique.

11:29
Thierry Mariani

Comment ?

11:29
Présentateur

La France est un État démocratique. Les méthodes d'Alain-Dimir Poutine le sont-elles ?

11:33
Thierry Mariani

Alors, écoutez, les méthodes de maintien de l'ordre en Russie n'ont, à ma connaissance, pas fait le moindre ébornier, pas fait la moindre main arrachée. Et pourquoi ? Parce qu'en réalité, il y a un vrai respect des forces de l'ordre. Voilà. C'est vrai que sur les règles des élections, on peut revoir les choses.

11:49
Présentateur

Refuser les candidats, ça vous condamner.

11:51
Thierry Mariani

Oui, bien sûr. Refuser les candidats, oui, mais chaque loi, chaque pays a ses lois aussi. Il y a un minimum de signatures quand on n'a pas les 500 parrainages en France. On n'a pas les candidats. Non, mais c'est une chose

11:59
Présentateur

d'avoir ses lois et c'est une chose d'avoir un avis là-dessus. Vous avez forcément un avis là-dessus.

12:02
Thierry Mariani

Oui, j'ai un avis là-dessus. Je dis simplement que ce qui s'est passé en Russie, c'est les manifestations où, comme en France, les gens, je vous le rappelle, ont été arrêtés et sont libérés en général à 90% le soir même. Alors, sur le plan diplomatique... Et il y a certainement moins de blessés dans les conditions de maintien de l'ordre. Ou peut-être que la presse en parle moins que la nôtre. Non, je vous mets au défi de trouver les quelques vidéos qu'on a trouvées. Mais non, parce que vous savez pourquoi ?

Ce qui est terrible en France, et là, tous les gouvernements sont responsables depuis des années gauche ou droite, c'est qu'on trouve normal qu'on balance des cocktails Molotov sur les flics, qu'on balance des boules d'acier sur les gendarmes. Voilà. Dans certains pays, comme celui que vous venez de nommer, il y a un respect des forces de l'ordre. Et comme dans ce cas-là, il n'y a pas de violence contre les forces de l'ordre, il y a moins de violence contre les manifestants.

12:44
Présentateur

Alors, on va parler de nos relations diplomatiques avec Moscou. Elles sont peut-être en train de changer.

12:48
Thierry Mariani

Très bien.

12:48
Présentateur

Peut-être, vous allez applaudir Emmanuel Macron. On va l'écouter. Il semble changer de pied vis-à-vis du Kremlin. C'était lors de la conférence des ambassadeurs il y a quelques jours.

12:58
Locuteur

Écoutez.

12:58
Invité

Je crois qu'il nous faut construire une nouvelle architecture de confiance et de sécurité en Europe. Parce que le continent européen ne sera jamais stable, ne sera jamais en sécurité si nous ne pacifions pas et ne clarifions pas nos relations avec la Russie.

13:15
Présentateur

Voilà. C'était le 27 août dernier. Thierry Mariani. Est-ce que là, vous êtes d'accord et même vous saluez les propos du chef de l'État ? Est-ce qu'on peut faire confiance à Vladimir Poutine quand lui, au fond, ne sait d'expliquer qu'il cherche à affaiblir l'Europe et à nous affaiblir ?

13:31
Thierry Mariani

Il n'a jamais dit qu'il cherchait à affaiblir l'Europe. Attendez là.

13:33
Présentateur

Financial time, il parie sur l'échec des démocraties libérales.

13:37
Thierry Mariani

Le financial time, ce n'est pas encore la voix du Kremlin. C'était une interview de Vladimir Poutine. Je vais répondre à votre première question parce que c'est tellement rare. Oui, je salue les propos de Macron. Voilà. Écoutez, il fait ce que le Rassemblement national et moi-même demandons depuis des années. Donc bravo. Et pourquoi ? Parce qu'en réalité, c'est l'intérêt de la France et l'intérêt de l'Europe. On voit très bien que si on continue cet isolement vis-à-vis de la Russie, ça signifie que la Russie va se rapprocher de la Chine de plus en plus et qu'on sera, j'allais dire, au bord de la route. Donc oui, bravo pour M. Macron. C'est tellement rare. Enregistrez-le.

Mais j'attends les actes. Voilà. Le premier acte à faire...

14:12
Présentateur

Arrimer la Russie à l'Europe, c'est donc possible ?

14:14
Thierry Mariani

Oui, je pense, bien sûr. Le premier acte, ce serait d'abord de lever les sanctions. Au moins de les adoucir. Voilà. Pour le moment, les propos sont intéressants. J'attends les actes.

14:22
Présentateur

Et parlons un peu de vos alliés en Europe. On regarde ce qui s'est passé en Italie. Matteo Salvini qui, au fond, a raté son pari en précipitant les élections. Le FPE qui est en échec. Boris Johnson dans l'impasse qui perd sa majorité. Au fond, est-ce que les populistes en Europe, c'est le début de la fin ?

14:41
Thierry Mariani

Vous les enterrez très vite. Alors d'abord, Boris Johnson, ce n'est pas notre allié. Je vous rappelle, c'est un Britannique. Nos alliés... Là-dessus, on est d'accord. Comment ? Là-dessus, on est d'accord. Voilà, tout à fait. C'est un Britannique, il est ailleurs. Nos alliés Salvini. Le bilan de Salvini est excellent. Le bilan de Salvini en matière de sécurité et d'immigration est excellent. Effectivement, par une combinaison politique, il est mis en... Enfin, il y a un autre gouvernement où il sera exclu qui est mis en place. Attendons, parce que combien de mois va durer la coalition 5 étoiles et de centre-gauche ? Je demande à voir.

Et vous savez, très souvent, il vaut mieux prendre un peu de recul. Je suis persuadé que s'il y a des nouvelles élections législatives, parce qu'à mon avis, cette coalition ne tiendra pas, les Italiens choisiront M. Salvini dans quelques mois.

15:24
Présentateur

L'élan populiste, pour faire un peu général, n'est pas en train de s'émousser, selon vous ?

15:29
Thierry Mariani

Non, je ne pense pas. Je pense que, regardez, parce qu'on peut trouver aussi, regardez les élections régionales en Allemagne le week-end dernier, où deux régions, l'AFD est en deuxième position. Non, je pense que, malheureusement, les problèmes que nous dénonçons vont s'amplifier. Donc, malheureusement, on a un avenir intéressant devant nous.

15:48
Présentateur

On a évoqué, Myriam a évoqué Boris Johnson, c'est une façon aussi d'évoquer le Brexit. Ce qui se passe actuellement au Royaume-Uni, depuis des semaines, toutes les semaines, nous-mêmes, on parle de vote de la dernière chance, de semaine décisive, ça n'en finit plus. Il y a une impasse politique actuellement. Ce qui se passe, est-ce que ça ne vous fait pas vous dire que, finalement, ce serait bien que la France reste dans l'Union européenne ? Ah, mais ça, j'en suis convaincu.

16:10
Thierry Mariani

D'ailleurs, je vous rappelle que moi, j'ai rejoint la liste du Rassemblement national quand Marine Le Pen a eu un discours très clair. On reste dans l'Europe, mais on essaie de la changer de l'intérieur et on reste dans l'euro, on essaie de revoir sa gouvernance. Je n'ai jamais dit que je voulais sortir de l'Europe. Donc, au fond, le Brexit,

16:24
Présentateur

c'est le meilleur avocat

16:25
Thierry Mariani

de l'Union ? J'en sais rien parce que, vous savez, le jour où la Grande-Bretagne sortira, si un jour elle sort parce qu'on ne sait plus du tout où on en est, il y a deux solutions. Soit l'économie s'effondre, soit l'économie décolle. Et dans ce cas-là, ça risque d'être aussi le pire cauchemar des institutions européennes. Ce sera un test. Voilà, simplement, le jour où la Grande-Bretagne sortira.

16:44
Présentateur

Vous restez avec nous, évidemment, l'entrevue officiellement pour le week-end prochain. On va parler, évidemment, des sujets d'actualité politique du moment et notamment la réforme des retraites, entre autres, et des municipales. C'est à venir sur France Info. On retrouve à 9h moins 10 l'info proposée par Edouard Margui.

17:06
Invité

L'Iran n'applique plus l'accord sur le nucléaire. Le pays va augmenter son stock d'uranium enrichi, il annonce, ce matin, mettre en route des centrifugeuses avancées mais assurent maintenir le même degré de transparence vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Une offre de reprise de la compagnie Aigle Azur est sur la table et le syndicat national des pilotes de ligne la soutient. Cette offre est portée par l'ancien PDG de Hop. Elle maintient Aigle Azur dans son intégralité, a annoncé sur France Info le président du SNPL pour Aigle Azur qui est déclaré en cessation d'activité. Le bilan progresse encore au Bahamas.

43 morts après le passage de l'ouragan d'Orient et ce nombre risque d'augmenter de façon significative, préviennent les autorités. La bactérie tueuse d'Olivier est détectée pour la première fois en France dans les Alpes-Maritimes. Xylella fastidiosa a décimé des millions d'arbres en Italie ces dernières années, menaçant donc prise très au sérieux par le ministère de l'Agriculture. Un périmètre de surveillance est établi et les deux arbres en question vont être détruits. Les basketteurs français jouent pour une qualification en quart de finale du mondial. Au Japon, ils affrontent la Lituanie à 14h.

18:17
Présentateur

France Info et tout est plus clair. L'eurodéputé Rassemblement National Thierry Mariani est avec nous sur France à vous jusqu'à 9h. Myriam Ancawa. Thierry Mariani, où est passée Marine Le Pen ? On ne l'entend pas, on ne la voit pas en cette rentrée. Du coup, on ne sait même pas ce que pense le Rassemblement National sur un dossier aussi important que la retraite.

18:38
Thierry Mariani

Si on l'a dit, Jordan Bardella était sur les antennes encore pour le rappeler il y a quelques jours. Marine Le Pen, d'abord, elle prend son temps, elle réfléchit, elle le lit. Chacun a le droit de ne pas participer à cette rentrée médiatique le 1er septembre et d'attendre peut-être puisqu'on fera notre université d'été dans quelques jours le week-end prochain.

18:56
Présentateur

Quelle est votre position sur les retraites ? Est-ce qu'au fond, vous saluez le changement de pied d'Emmanuel Macron ? Plus question de toucher à l'âge pivot, c'est la durée de cotisation qu'il faut rallonger ?

19:08
Thierry Mariani

D'abord, une première remarque, Emmanuel Macron a menti aux Français. Pendant la campagne électorale, il a expliqué que lui élu, jamais il ne toucherait à l'âge de départ à la retraite. Alors, il nous explique avec Delevoye qu'il n'est pas question de toucher à l'âge de départ à la retraite avec l'âge pivot, l'âge légal, l'âge d'équilibre, les Français s'y perdent.

19:27
Présentateur

Il faut réformer les retraites ?

19:28
Thierry Mariani

Il faut aujourd'hui...

19:30
Présentateur

On vit plus longtemps et donc il faudra travailler plus longtemps ?

19:32
Thierry Mariani

Oui, il faut trouver aujourd'hui un système qui nous permette de financer les retraites. Mais il y a d'autres moyens que tout chambouler, avoir un système par points où les Français vont complètement être perdus. Je vous rappelle qu'on est quand même l'un des pays qui a le taux de chômage le plus important. Et si notre système de retraite aujourd'hui est aussi autant déficitaire, c'est parce qu'on a un chômage, même s'il a très légèrement diminué, qui est l'un des plus importants d'Europe.

19:52
Présentateur

Alors, il y en a un qui a l'air d'être redevenu d'une certaine manière le partenaire de l'exécutif, c'est Laurent Berger et de la CFDT. Il a toujours dit oui à la réforme par points. En revanche, c'est non à l'âge pivot à 64 ans. Mais du coup, le climat, il lui est plutôt favorable. On va l'écouter.

20:09
Invité

CFDT a redit que la question d'un âge pivot collectif était profondément injuste. Et donc, nous avons redit que ça stigmatisait le débat en plus sur une question d'âge et qu'encore une fois, ce dont il est question, c'est d'un régime de retraite plus juste. Alors,

20:25
Présentateur

est-ce que vous appelez, alors lui, il n'appelle pas à descendre dans la rue, mais est-ce que le Rassemblement National appelle comme la CGTFO à manifester contre cette réforme ? Vous n'avez pas

20:33
Thierry Mariani

une culture de battre le pavé en Rassemblement National ? Non, on n'appelle pas à manifester. On appelle simplement à une action politique pour faire en sorte que le système de par répartition reste. Aujourd'hui, on a bien compris qu'en réalité, on va nous organiser un grand débat bis sur les retraites et je vous fais le pari que la loi, elle passera l'été prochain, au mois de juillet, au moment où les Français auront la tête ailleurs et vous verrez qu'on leur demandera de travailler plus pour gagner moins à la retraite.

20:54
Présentateur

Il y a quelques semaines, c'était les Européennes. Vous êtes arrivé en tête comme en 2014, le Rassemblement National. Le prochain scrutin dans six mois, ce sont les municipales. C'est plus compliqué les municipales peut-être pour vous parce que c'est un scrutin qui est moins coloré entre guillemets politiquement que les autres. Ça va passer par quoi votre stratégie ? Conquérir des grandes villes ? On parle notamment évidemment de Perpignan et ses 120 000 habitants. Il faut conquérir des grandes villes, s'implanter plus durablement localement ? Bien sûr, mais d'abord,

21:21
Thierry Mariani

le Rassemblement National a aujourd'hui une dizaine de villes. Sur combien vous tablez

21:26
Présentateur

aujourd'hui ?

21:27
Thierry Mariani

Il n'y a pas de chiffres. Franchement, le problème n'est pas là. De toute façon, l'État est à 10. J'ai envie de vous dire, on ne peut que progresser. C'est un peu comme Emmanuel Macron, on ne peut que progresser de ce côté-là. Pour l'instant, la plus grosse ville, c'est Fréjus, 50 000 habitants ? Absolument. Sauf qu'en réalité, de la plus petite à la plus grosse, le bilan est positif. Je veux dire, comparé à ce qui s'était passé il y a 25 ans, il n'y a pas de scandale, il n'y a pas de problème, les impôts ont baissé, l'investissement a augmenté. Voilà. Et toute la sécurité a été l'une des priorités. Et dans ces 10 communes, c'est un peu la vitrine du Rassemblement National.

Quand on regarde Bocaire, quand on regarde Fréjus, bref, je ne vais pas les énumérer, le bilan est bon. Donc, qu'est-ce qu'on compte faire ? Eh bien, tout simplement, la commission d'investiture se réunissait encore cette semaine. C'est choisir, ville par ville, les meilleurs candidats. Et avec un programme qui sera le même dans un certain nombre de villes. Après, bien sûr, il y a les déclinaisons locales, des priorités sur la sécurité, des priorités sur la baisse des impôts, par exemple.

22:17
Présentateur

L'idée, c'est quoi ? C'est d'arriver à irriguer autour des villes que vous avez déjà ? C'est ça ? C'est des bassins locaux ? Ou au contraire, pourquoi pas arracher des plus grandes villes ?

22:29
Thierry Mariani

Quand on s'engage dans ce genre d'élection, l'idée, c'est d'en avoir le plus possible. Après, il est évident qu'on regarde les scores aux européennes et que les efforts seront là où les européennes sont les plus forts. Et puis moi, je lance un appel aussi aux Français. Je crois qu'aujourd'hui, venir sur des listes avec le Rassemblement national, c'est tout à fait possible sans être au Rassemblement national. Et je les invite à tous ceux qui sont attachés à certains points, comme la baisse des impôts, la sécurité, de rejoindre ces listes sans ostracisme et en oubliant tous les interdits du passé.

23:02
Présentateur

L'union des droites, dans la perspective des municipales, peut-être avec des fusions de liste LR, RN, au second tour des municipales. Vous y croyez ? Vous le souhaitez ? Vous y travaillez ?

23:12
Thierry Mariani

J'y ai cru pendant des années. Je crois qu'aujourd'hui, c'est un peu dépassé. Je crois qu'aujourd'hui, à cause ou grâce à Macron, le clivage gauche-droite a vraiment explosé.

23:21
Présentateur

Donc, quand Mario Maréchal va rencontrer fin août certains élus LR dans une convention avec Éric Zemmour, ça ne sert à rien ? Non,

23:28
Thierry Mariani

c'est toujours bien parce que d'abord, je pense qu'il faut arrêter cette omerta qui a autour... Je ne veux pas employer l'expression, enfin, je vais l'employer, cordon sanitaire, ça donne l'impression. Tous ceux qui contribuent à décloisonner leur Rassemblement national... Mais pourquoi vous,

23:41
Présentateur

vous n'y croyez pas, vous l'ancien LR ?

23:43
Thierry Mariani

Parce que les choses ont évolué, parce qu'aujourd'hui, M. Macron fait une politique libérale de droite, même, j'allais dire, de droite la plus dure. Voilà, et en réalité, il fait une politique par ailleurs mondialiste. Moi, je suis, j'ai envie de vous dire, social et souverainiste. Voilà, aujourd'hui, la branche gauche-droite, ça a plus vraiment de sens.

24:04
Présentateur

venir chez vous, comme vous avez fait ce chemin-là, vous-même.

24:07
Thierry Mariani

Je pense qu'il y a certains LR qui ont une vocation naturelle à travailler avec nous, et je pense qu'il y a certains LR qui ont une vocation naturelle... Vous avez des noirs

24:12
Présentateur

à nous donner ce matin ? Comment ? Non, non, non,

24:14
Thierry Mariani

mais attendez, je pense qu'il y a certains LR qui ont vocation à travailler avec Macron. C'est plus facile

24:18
Présentateur

avec des Républicains divisés

24:19
Thierry Mariani

qui font 8% aujourd'hui ? De les attirer ? Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas de liquider un parti ou de je ne sais quoi, c'est de faire triompher mes idées. J'appelle les Républicains qui ont les mêmes idées parce que quand j'entends, par exemple, Julien Aubert ou quand j'entends Guillaume Larrivé, j'ai envie de lui dire... Député de Vaucluse. Voilà, Guillaume Larrivé, qui tiennent le même discours que le Rassemblement National et qui disent, ah oui, mais immédiatement après, ils rajoutent pas de fréquentation avec le Front National. Mais pourquoi on n'est plus dans les années 80 ? Les choses sont très claires, voilà.

24:46
Présentateur

Il y a également une actu, c'est une info en ce moment dont on parle beaucoup, c'est les municipales à Paris. Juste un mot, est-ce que le Rassemblement National, pour l'instant, ce n'est pas prévu, va présenter un candidat ?

24:55
Thierry Mariani

Ça me semblerait logique parce que je ne vois pas comment la principale formation d'opposition peut ne pas être présente dans la principale ville.

25:01
Présentateur

Merci beaucoup d'être venu ce matin sur France Info, Thierry Mariani, eurodéputé Rassemblement National. Merci infiniment, Myriam Ankaoua. On se retrouve samedi prochain, demain, le 8.30. France Info revient. C'est dimanche, ce sera avec Jean-Jérôme Bertolus. Nous serons avec le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. A demain, bonne journée.