Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationParti socialiste (sur YouTube)· 19 novembre 2025 55 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTransports

Le projet : Audition d'Ericka Bareigts | L'Égalité républicaine pour nos Outremers

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Quels sont les sujets prioritaires pour les Outre-mer selon toi ?

  • OuverteRéponse directe

    Comment vois-tu l'évolution des budgets pour les Outre-mer ?

  • OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas envisager une autonomie pour les Outre-mer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Ericka BareigtsFait
    « Albioma produit l'électricité dans l'usine de TOS. Albioma, c'est un fond de pension. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Écoute Eric, ce que je te propose c'est on y va, on y va, on fait le job parce que c'est important, on va prendre des notes. Donc on est dans le cadre, tu as envoyé un message ? Oui, tout à fait.

Donc de on appelle ça pompeusement audition, c'est plutôt un échange entre toi et nous et quelques copains qui sont peut-être branchés. [grognement] Sachant que j'imaginais que la fin d'année est toujours possible pour tout le monde sur les sujets que l'on connaît communément que ce soit la question du bienveillir qui n'est pas la même en Guadou Martinique ou chez toi à la Réunion, soit des questions euh climatiques, hein. J'ai vu comment tu as été le backoffice après Shido et heureusement que tu étais là pour répondre à la crise qui s'était passée.

La question des transports toujours été marqué quand j'étais allé en Guadeloupe par cette infirmière qui disait moi quand je vais à Marie Galante, je passe la journée pour un acte. Donc on n'est pas du tout dans les où la collègue maire au bureau de la MF qui parlait de ses déplacements en piroc. On n'est pas du tout dans les mêmes entre l'Hexagone et les territoires trammarins dans les mêmes considérations.

La question de la vie chère, c'est vrai que tu me donne ton sentiment avec la loi qui devrait prochainement arriver hein de de ce que j'ai compris. Nous l'uncast, je sais pas si tu as vu ça, Ouest France, on a fait aujourd'hui même, on a produit une enquête sur la santé mentale des jeunes tramarins qui démontre malheureusement que sur ça aussi vous êtes bien au-dessus des ratios. euh euh de l'hexagone.

Sachant quand même que c'est de toute façon le premier poste la question de la santé mentale, de l'assurance maladie devant le cancer. Donc quand Michel Barnier avait évoqué que il ferait de la santé mentale une grande cause nationale, je pensais qu'il avait raison de le dire. Et là aussi un peu comme les questions du bien, on traite des choses qui partent sur la jambe.

Je fais pas le topo sur les le taux de pauvreté, sur les taux de chômage, sur toutes ces questions en fait. toi qui t'es toujours battu sur la question de l'égalité euh réelle, même si je sais que parfois ça ça fait su quelques-uns de toujours parler de cette manière-là. Donc voilà cette expérience d'ancien ministre, de parlementaire aujourd'hui maire de Saint-Dis vice-présidente de la collectivité pensé de que tu étais la meilleure personne pour nous parler de ces de ces sujets qui sont larges avec ce ce travail conclusion dans l'introduction pour te laisser vraiment parler et qu'on puisse t'écouter.

Quand je vois, je crois que dans le cadre du du projet de loi de finance, c'est moin 700 millions he pour les ultramarins. Il y a un an, c'était moins 200 millions si tu te souviens bien. Et Emmanuel par son autorité naturelle avait fait en sorte que rien ne bouge.

Ce qui est fou dans cette histoire, c'est que ce sont des territoires qui ont besoin plus que de jamais de la puissance publique et on se retire pour nos 2 millions et quelques de concitoyens ultrains. Euh avec toujours j'ai été marqué, souviens-toi, c'est il y a 2 ans dans une des enquêtes qu'on avait porté à Lucas où se français sur 10 se disaient pas du tout concernés par les problématiques des territoires ultramarins. Donc on part de loin.

Je sais que toi tu portes le sujet depuis maintenant très très longtemps. Moi modestement à tes côtés depuis moins longtemps mais je pense que je me souviens de de nos assises chez toi, on a pu porter plein de les les sujets au plus haut niveau du gouvernement quand on est rentré en plein justement congrès des voilà cherch je te passe la parole sur ces sujets de manière très libre et tu nous dis comment tu vois toi les choses pour maintenant et pour demain. Et ben merci beaucoup Luc, merci pour cette démarche, merci pour la confiance aussi et et cette proposition de d'intervenir de façon très large parce que en fait le je pense que c'est au-delà d'une politique, c'est vraiment une vision qu'on doit avoir pour les outres mères.

Moi, j'ai toujours été convaincue que c'était vraiment cette intégration totale de la la France dans sa dimension non hexagonale. C'est je pense que tout est très important et ça c'est très important. À partir du moment où on considère la France, la France en fait, c'est très bizarre de dire la France d'outre mer, la France hexagonale ou continentale.

Euh à la limite, ce serait nettement mieux de dire la France continentale et la France d'outre mer. Euh peut-être que ça définirait quelque chose. Je dis pas ça définirait mieux, mais ça définirait quelque chose.

Pourquoi c'est important ? Est-ce que et c'était ce qu'on avait voulu mettre dans la loi égalité réelle outreem dans les plans de convergence, c'était de dire que il y avait à la base cette vision qui intérait totalement euh une ambition et je pense que le deuxième mot est important, l'ambition. Euh souvent on parle de nous en situation de crise euh dans des termes toujours de de de de où on est dans une position euh plutôt d'affaiblissement ou de faible ou alors on ait une chance pour la France ou un laboratoire.

Pendant longtemps, on était un laboratoire parce qu'on est résilient et puis après une chance pour la France. Je pense que tous ces mots ne conviennent pas, non pas qu'ils soient dégradant ou autre, mais ne conviennent pas à à à l'ambition qu'on doit porter, qu'on doit avoir pour les les pour nos régions. Voilà, on va dire comme ça, pour nos régions et territoires.

Ça c'est très important. Pourquoi c'est important ? Parce que derrière ça suppose qu'il y ait une confiance.

Et tu vois bien que dans le débat institutionnel qui se pose aujourd'hui, alors la Nouvelle-Calédonie, mais derrière il y a eu les les la les accords de Fort de France au tout début 2021 22 euh où il y avait un questionnement ou alors une tentative ou une tentation de requestionner les les les le statut. Et quand on est dans ce questionnement-là, évidemment, on on continue à faire croire à une instabilité ou un empêchement des choses par rapport au statut. On peut pas vous faire telle règle, on peut pas vous faire tel truc parce que votre statue empêche de faire c, votre statue empêche de faire ça.

Euh voilà. Donc, on est toujours un peu là-dedans et ça empêche l'ambition. Concrètement, quand j'étais ministre et que je suis allée en Guyane, je me suis toujours interrogée pourquoi euh toute l'industrie spatiale ne se passait pas en Guyane.

Pourquoi l'université sur le spatial n'était pas en Guyane ? On a quand même euh Kurou, mais Kurou est une est un village de Gaulois euh en Amazonnie. Quand il y a eu la crise de Guyane, courou, il a fallu les convoquer dans le bureau du premier ministre pour qu'il daigne euh ouvrir le porte-monnaie pour deux sous 50 de pitié.

Euh et quand on va en Guyane, on est très choqué par cette espèce de de de de d'ilo, de richesse, de technologie, de connaissance, de mondialisation et cetera, d'excellence dans cet univers de pauvreté et et d'isolement, hein. On est sur un continent. Et donc, je me dis mais pourquoi en fait on n pas fait ça ?

On l'aurait fait. Honnêtement, je pense que la Guyane n'aurait pas été la Guyane. Guyane française n'aurait pas été la Guyane française et qu'aujourd'hui on aurait pas eu de problème.

On aurait eu d'autres problèmes he mais en tout cas on aurait pas eu de problème de route pas construite, d'hôpitaux, de logement, d'éducation, d'université, même de connexion euh parce que on aurait eu des chercheurs, des jeunes, des universitaires et cetera et cetera. on aurait été sur un territoire d'excellence. Et je reviens toujours à ça parce que je pense ça pose le fond de notre vision et de notre ambition pour ces ces régionslà.

Indiscutablement euh on s'empêche de sortir des euh du cadre euh un peu post-colonial d'ailleurs. C'est une vision qui reste postcoloniale et qui ne nous met pas la barre là où elle doit être. Voilà, ça c'est un peu pour moi le le le la réflexion qu'on doit encore travailler.

Je la pose pour qu'elle soit travaillée hein. C'est juste moi, ma vision et ma conviction. Et euh c'est pareil pour la Polynésie.

La Polynésie est au cœur du Pacifique. La Polynésie intéresse fortement l'Australie. La Polynésie commerce avec le Japon.

La Polynésie commerce avec les États-Unis. Euh la Polynésie, c'est grand comme l'Europe avec euh pas la Terre, hein, mais tout le le périmètre quand on inclut les océans et la Polynésie va disparaître parce que le réchauffement climatique fera monter l'eau. Moi, j'ai vu des atoles euh où le niveau de la Terre est au même niveau que l'eau et il n'y a pas de montagne, tout est plat.

Et donc au moindre réchauffement, il n'y aura plus de possibilité d'habiter certaines terres et et la Polynésie disparaîtra. Donc ça interroge de savoir est-ce que on va intervenir. Pareil sur le bassin océan Indien.

Le bassin océan Indien, c'est quand même le dernier grand océan qui n'a pas encore été euh exploité de façon mortifère sur la pêche, la grande pêche industrielle. Mais elle sera cet océan sera bientôt. Et puis sur le les grands fonds du bassin océan Indien, tu as des arêtes euh dans les grandes profondeurs, les arêtes terrestres qui ont euh aujourd'hui euh qui font un stock de de je sais plus comment ça s'appelle, un truc poly polyfer, je sais plus comment.

C'est de la matière euh de énergétique. Donc c'est de la c'est de l'énergie euh qui est là-dedans. Donc il y a une grosse richesse.

D'ailleurs, les Japonais sont très très intéressés euh pour euh récupérer cette affaire-là. Bon bref, donc ça c'est l'ambition et cetera. Et je pense que c'est de ce fait là parce qu'on ne dégomme pas ça que on nos territoires restent toujours sur les sujets de base.

On peut pas manger, les prix sont trop chers. Les billets d'avion sont juste pas possibles. Aujourd'hui, on a par exemple à la Réunion, on a par jour au moins cinq avions qui viennent sur sur Paris, cinq dans la journée.

Et on a de temps en temps un avion qui va en Afrique du Sud qui nous permet de connecter via Maurice ou alors en direct mais qui nous permet de connecter sur les autres pays d'Afrique. Moi je connais bien ma fille était au Mozambique. Pour aller au Mozambique, je fais réunion Maurice, Maurice Afrique du Sud, Afrique du Sud, Mozambique ou alors réunion Afrique du Sud, Mozambique.

C'est un vrai sujet parce que si on veut et c'est en lien avec la vie chère, si on veut demain la loi d'Audré, la loi Bellim sur par exemple l'utilisation des matériaux du bassin des bassins de nos bassins océaniques, si tu connectes pas ni par bateau ni par avion sur les territoires et ben tu ne pourras pas faire venir ces matières ces matières ces matériaux qui nous permettront peut-être demain de construire un de façon adaptée de peut-être un peu moins cher en coût de sortie moins élevé pour les loyers. Euh donc euh l'ancrage, l'ambition, l'ouverture et nous permettre de faire et à mon avis ça n'a pas grand-chose à voir avec les le statut des uns et des autres, hein. C'est juste nous permettre de le faire pour pas nous enfermer dans la pauvreté.

Euh donc euh c'est pour ça que dans la loi égalité réelle, on avait posé dans les premiers articles le contrat de convergence. Le contrat de convergence a été enterré par le par Macron dès qu'il est arrivé par Annique Gérardin euh dès qu'elle est arrivée parce que il ne voulait plus entendre parler de façon idéologique de plan, de contrat de plan parce que c'est ça avait une connotation très à gauche euh et que bien sûr la loi qu'on qui était socialiste ne devait pas prospérer. Pourtant euh si on reprend l'idée, c'était elle était simple l'idée, elle était de dire le territoire fait un débat avec l'ensemble des forces vives, les associations, les institutions, la CAF, le comité économique et social, les citoyens.

Bref, elle fait un un le territoire fait un un débat et pose ses priorités. la pauvre la lutte contre la pauvreté, l'éducation, euh le vieillissement de la population, euh les routes, enfin ce qu'elle veut et on décide de flécher l'ensemble des moyens financiers et des outils qui existent, les fonds fédès, les fonds d'État, les fonds des collectivités et ça fait un contrat de développement local, un plan de convergence qui nous permet très qui nous aurait permis au moins de poser une méthode, d'additionner les moyens sans les disperser et de faire un accord de territoire pour tendre et converger vers des indicateurs. Alors peut-être pas sur des moyennes nationales, peut-être des indicateurs par rapport à nos territoires de vie, nos bassins océan indiens.

Enfin, on aurait pu prendre des indicateurs dans la loi, on avait fixé des indicateurs de référence, mais on aurait pu en choisir d'autres. Mais euh pas de dispersion de moyens et une vision, une ambition pour un développement derrière, pour un développement avec un un chemin. Aujourd'hui, c'est pas le cas.

Du coup, on chaque son petit chemin. Moi, la ville de Saint-Denis, ben je fais mon programme, la région fait son programme, le département fait son programme, chacun fait son programme. Alors, en terme d'infrastructure, la Réunion est quand même une référence dans les autres mères.

Les routes, même les grandes routes qui coûtent 3 milliards qui sont sur l'océan, voilà. Mais en parallèle, on circule pas parce qu'on est dans un com circulatoire euh exceptionnel. Exceptionnel.

Euh donc peut-être que si on avait discuté sur un contrat de convergence, on aurait pu au lieu de mettre l'argent là, on aurait pu mettre l'argent, tout l'argent euh de faire en sorte qu'on aurait eu peut-être du TCSP pour toute la réunion. Enfin bon, bref, on aurait pu avoir des parce qu'il y a aujourd'hui des solutions qui coûteraient moins cher qu'un train. Aujourd'hui, par exemple, la région remet le sujet du train à l'ordre du jour pour avoir des financements d'état pour faire le train.

Moi personnellement aujourd'hui, alors c'est pas politiquement correct ce que je vais dire, mais je le dis, euh je ne suis pas convaincu pour la par cette solution là pour différentes raisons. La première raison, c'est que on est sur 2500 km² de terre avec par exemple la Réunion, mais on peut le dire sur Mayotte, je pense qu'on peut le dire sur toutes les autres tous les toutes les autres îles. C'est moins vrai pour la Guyane bien sûr, mais sur les autres îles, le territoire est si petit.

Mais pour la Guyane, on peut encore le dire parce que après il y a le modèle économique. Tu investis des milliards sur un train et après tu es quand même dans une sur une population où il y a 40 60 70 % de gens sous le seuil de pauvreté. Qui c'est qui paye un ticket de train ?

En France hexagonale, j'ai entendu une émission sur France Inter qui disait aujourd'hui prendre le train c'est plus c'est plus cher que prendre l'avion en déplacement intérieur. Donc nous aujourd'hui par exemple sur la Réunion quand on dit on fait le train, est-ce qu'on pourra le faire sur Mayotte ? Je pense pas.

Mais par contre je pense que pour les raisons que je viens de te dire, le territoire c'est tout petit. un train, faire passer un train, ben les infrastructures, c'est très gros, je pense, hein, de ce que je vois. Peut-être que maintenant la technique fait que ça peut être tout petit, mais il faut beaucoup d'espace et ça va coûter très cher et très cher, je pense euh au prix du billet.

Après, pour les gens, si les gens sont pauvres et que tu fais un outil comme à Madagascar, là on fait, ils ont fait un téléphérique, personne peut le prendre. Ça a foutu le feu la révolution parce que les gens ils peuvent pas peuvent pas prendre. C'est trop cher.

Nous on a un téléphérique à Saint-Denis, ça nous coûte la peau des deux bras mais euh tout le monde rentre. On a plus de on a on a 1on5 de passages sur le téléphérique. Ça marche vraiment bien mais ça coûte pas cher.

Et puis moi à la ville, je fais la gratuité du ticket de transport de 6 25 ans. C'est la ville qui paye à la place des des parents les abonnements pour ces jeunes et ça marche super bien. Donc les contrats de convergent, je pense qu'il faut le faire parce que ça permet de flécher les moyens, les outils et donner de la cohérence aux politiques publiques pour sortir de ce truc où il faut nous sauver de la grande pauvreté.

Euh ensuite euh quand tu dis que il y aura la diminution du budget outreem, il faut aussi dire que le l'addition du budgetrem va s'additionner avec la diminution du budget de l'État sur la les politiques jeunesse, sur les politiques santé, sur les politiques euh enfin toutes les politiques de logement et cetera et cetera. Ça s'additionne, ça s'additionne et donc ça va continuer à amplifier euh les écarts entre le national et le local. Or euh aujourd'hui sur euh l'émission locale, prenons l'émission locale puisqueil y a eu le rapport là sur la jeunesse euh que l'UNC a rendu, euh c'est pas possible d'avoir 13 % de budget en moins sur l'émission locale en vérité. quand tu as nous euh à la Réunion, c'est 40 % de notre population qui a moins de 30 ans.

À quel moment tu et 40 % 50 % de ces jeunes sont au chômage et vivent dans euh des familles monoparentales ? Euh 42 % de familles monoparentales et 37 % de familles qui vivent sous le seuil de pauvreté. à quel moment tu te dis que la diminution euh de du budget euh sur l'émission locale euh cette diminution va permettre de sauver les jeunes ?

Il y a des choses indiscutables. La jeunesse, il n'y a pas d'avenir sans eux. Donc il faut mettre le paquet sur la jeunesse.

Depuis l'école. L'école, le dédoublement c'est un bon truc mais le dédoublement il faut avoir des professeurs. Donc il faut faire des professeurs.

Aujourd'hui les professeurs, on en forme des professeurs dans nos territoires ultramarins. C'est impossible de les garder. Je parle du premier degré et tout le reste, mais il faut un moment qu'on arrête de nous dire c'est pas possible, c'est un truc national.

OK, c'est un truc national, sauf qu'on a besoin de professeur, donc il faut les mettre. Ils sont là, ils sont formés. Il faut instruire et il faut mettre les moyens sur l'école.

Aujourd'hui, ça n'est pas le cas. On a dédoublé. On a encore des classes où il y a pas de professeur et c'est vrai pour Mayotte.

Mayotte aujourd'hui, ils n'ont pas de scolarisé à scolarisation à temps plein parce qu'on a encore le sujet des écoles. Alors, il y a des responsabilités des élus locaux mais à un moment donné, il y a une organisation où il y a un état qui dit c'est régalien à l'éducation hein. L'éducation c'est l'éducation nationale, c'est pas l'éducation locale.

Si c'est régalien, je décide à un moment donné d'arrêter les discussions avec les élus parce que ça avance pas et je mets des écoles sous une forme provisoire peut-être mais je mets les écoles. L'éducation, la jeunesse, faut donner les moyens aux missions locales, ça c'est plus possible de Et puis euh euh nous on a des des des dispositifs euh comment que les mairies payent et tu le sais, tu es maire. à un moment donné, il y a pas l'état qui arrive et ben on prend on prend les moyens et on on fait nous-même.

Euh là aussi euh je je pense que il y a euh il y a je sais pas quelle formule, j'ai pas j'ai pas réfléchi à ça, mais il faut quand même qu'on ait des accords avec les mairies, les les mairies, il faut leur donner les moyens. Alors, je dis pas pour construire peut-être le pont, mais au moins pour l'accompagnement euh de développement humain. La santé, c'est la première préoccupation des Français aujourd'hui.

La santé, notre hôpital public se bat pour avoir euh euh au moins la compensation euh par rapport à son activité d'hôpital de l'océan Indien. On est l'hôpital de l'océan Indien. Aujourd'hui, on n pas on n pas ces moyenslà.

Mais la prévention surtout la prévention dans les les politiques de la ville, les contrats euh les contrats de politique de la ville aujourd'hui. Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas des contrats de politique de la ville euh avec des critères d'intensité des problèmes de façon spécifique ? tu peux garder politique de la ville un peu de façon générale et tu extrais c'estes valable pour les outresem mais il y a aussi des des des des territoires hexagonaux he de banlieu et cetera où on on met des critères spécifiques qui pourraient prendre du coup euh l'état de santé et santé mentale de la population et de la jeunesse euh qui pourrait prendre en compte euh je sais pas moi l'isolement des seigneurs des critères qui sont des critères qui amplifient la désérance, la désespérance et la déstructuration des familles et de territoires ne peut les territoires, les villes, les quartier ne peuvent pas s'en sortir sans ça.

Donc allons faire un contrat de politique de la ville qui serait spécifique. Alors moi je dis les territoires les plus éloignés de la République, hein, parce que ça a tellement pas marché ces dernières années qu'on a recréé encore des sous-couches dans la pauvreté. On a encore des sous sous-pauvres. et et si on n' pas les moyens de tout faire, mais allons extraire des nouveaux indicateurs pour pouvoir donner euh la réussite dans dans de ces politiques de la ville.

Euh moi, j'avais fait une note blanche là-dessus euh parce que j'avais été entendu par une des ministres, je sais plus laquelle, euh de la ville sur la réforme et j'avais proposé des indicateurs un peu spécifiques pour pouvoir euh faire des des contrats euh singuliers. Mobilité, j'ai dit, je pense qu'il faut aller vite sur les mobilités. Il faut créer quelque chose demain, après-demain, après-après-demain, peut-être qu'on aura le train, mais nous on se bat pour un TCSP, pour un site propre tout autour de la Réunion pour les villes. des couloirs de bus, des bus, ça crée de l'emploi, ça va vite pour mettre de côté les les voitures qui sont un gouffre financier pour les famille modeste parce que l'essence mais aussi les pièces détachées, les pièces détachées, on est en situation d'oligopole et de monopole à sur nos territoires. les plaquettes de frein, les les les phardes là, les lumières et cetera, ça coûte très très cher, ça ruine les gens et aujourd'hui, il y a des voitures qui qui roulent, c'est des tombeaux vivants.

Donc tout ça, c'est de l'argent. Alors que si on avait du TCSP bus partout et des bus à pas cher euh sur le territoires, ça pourrait aller vite et puis après-demain, on aura peut-être un train. Mais il faut avoir des solutions immédiates, simples et qui collent à la réalité de de nos territoires.

Sur la vie chère, euh on avait enfin Victorin avait fait la loi Vichè à l'époque. c'était les prémisses à toutes les discussions qui sont aujourd'hui lancées par les uns et les autres. Ce qu'il faut comprendre, c'est que on a euh on a laissé vraiment c'est on a laissé installer euh des entreprises qui sont euh originaires des territoires, hein.

Euh si je prends GBH par exemple, euh bah cette cette boîte, ce sont des entiers, hein. C'est pas voilàin. Et donc il y a les les comment si je prends juste la nourriture, on peut parler des banques, on peut parler des télécommunications, on peut parler bah des pièces détachées, on peut parler de tout ça.

En fait premier truc, on est sur des territoires petits avec une clientèle qui est des bassins de clientèle qui sont étroits malgré tout. La réunion, ça va être 1 million dans quelques années, mais sinon on tourne autour de 200000 300000 habitants. Donc ce sont des petits marchés et sur ces petits marchés là, on met un modèle de commercialisation et tout ça qui correspond à des gros marchés et à chaque niveau, les gens se sucrent.

En fait, les gens margent et margent bien sans qu'il y ait de transparence. Et sur ces marges, on met des taxes. Et par exemple, le sujet de l'octro de mer est un sujet qui peut poser problème quand on met l'octroit de mer non pas sur le prix de départ de l'importation, mais quand on met on applique le taux d'octroit de mer sur le le prix arrivé avec l'ensemble des des euh des coûts euh sortis sorti du bateau là.

OK, mais s'il y a pas de traçabilité par exemple de la diminution que tu mettras, tu vas même pas répercuter le la baisse du coût sur le prix dans le supermarché. Je sais pas si j'ai été clair. Donc on peut toujours dire que tu baisses une taxe, mais si tu s'il y a pas de traçabilité de la taxe, ton produit, il va toujours être au prix fort, mais les marges des uns et des autres sera toujours plus grandes.

Donc ça c'est un vrai sujet technique mais c'est un vrai sujet. Donc pour diminuer tout ça, il faut un écosystème qui se rapproche du lieu de consommation. Enfin, ça c'est le B à bas, il me semble un peu des choses quand même.

Le le la boîte de thon que j'achète à la Réunion, c'est du ton qui est pêché aux séchelles ou déversé aux séchelles qui remonte ici transformé, qui redescend euh en bas et je l'achète après. un petit peu pas cohérent, mais il nous faudrait avoir la possibilité d'acheter dans bassin tous les produits frais et transformés. Ça c'est vraiment important.

Du coup, ça suppose qu'on puisse avoir des accords européens qui nous permettent de pouvoir avoir quelques exceptions de consommation ou de produits de consommation dans le bassin. Bah dans chacun de nos bassins, ça va de l'alimentaire en passant par les produits de construction, peut-être l'électro, je sais pas quoi. Et et moi là, je suis pas assez je connais pas bien le sujet, mais je me dis que dans tous les accords commerciaux qu'on a avec les pays ACP et cetera, pourquoi est-ce que à un moment donné on n pas une une vision qui intègrerait les régions françaises de ces accords internationaux pour qu'elles puissent pour qu'on puisse bénéficier du voyez, tu vois de de des prix ou qualité bien sûr, c'est tout le sujet de la qualité aussi je j'entends mais de toute manière ces produits remontent en Europe et sont dans sur le marché européen mais quand il remontent qui redescendent c'est juste catastrophique pour nous.

Donc les les les la le relations commerciales et c'est pour ça que je dis que c'est on est en posteconial parce que on nous a interdit interdit. Il n'y avait moi quand j'étais petite c'était euh nos ancêtres les gauloises. On on en rigole maintenant mais ça a beaucoup de sens.

Ça veut dire que on ne pouvait pas imaginer que dans nos bassins à nous, on pouvait avoir des États, des grandes nations, des continents qui avaient une richesse, une capacité de produire des choses avec qui nous on aurait pu parler. C'était interdit. Nous, on voyait que là-bas possible.

Aujourd'hui, on sait que ben nos voisins sont des bah c'est que des continents en fait hein, l'Asie et par exemple l'Afrique mais c'est pareil pour les autres, l'Amérique et tout ça. Pour lutter contre la vie chère, il faut avoir une autre vision du commerce et des connexions océaniques. Deuxièmement, il faut qu'on arrive à développer le max possible notre production locale.

Il y a une vision et une réflexion que je pose qui est pas politiquement correcte mais je la pose parce que c'est ma conviction et moi j'échange avec les les gens à la réunion là-dessus. Je pense qu'on ne peut plus défendre des monocultures sur nos territoires. C'est un poison.

La monoculture de la banane, la monoculture de la canne, ça c'est une vieille vision. On nous répète souvent que si on fait pas ça, on pourra pas développer la production locale. Moi, je constate seulement que euh on n' pas diminué les importations, loin sans faut euh en mettant et en ancrant les monocultures sur nos territoires.

Je dis pas qu'il faut balancer les monocultures, je dis qu'il faut rééquilibrer les choses et faire de l'espace pour qu'on puisse produire localement, transformer. Dans les années dans les années 80 90 par exemple, il n'y avait pas du tout d'industrie agroalimentaire à la Réunion. Euh nous, on on savait pas produire de fromage, on savait pas produire de conserverie sous toutes ses formes, on faisait pas de surgelé et cetera.

Et après, on a mis de la recherche développement à la réunion, on pourrait le mettre partout. Et aujourd'hui, on transforme beaucoup de produits. Ça va du samous en passant par le carry surgelé et et les légumes et cetera et cetera.

Donc il y a une capacité de faire mais il faut absolument développer l'investissement deour autour de ça mais surtout en terme d'aménagement laisser de la place à la production et à de l'élevage pour puisse ben voilà c'est nous on a nous par rapport à aux autres territoires comme anti ça a rien à voir mais quand même on est loin on est loin on est loin du compte quand même. On est vraiment loin du coin. Euh monopole vraiment c'est un c'est un tu as pas tu as pas le choix en fait.

Si tu veux acheter un truc, si tu veux avoir un outil, si tu veux avoir un SAV sur un sur tel ou tel produit ou quoi, tu as pas le choix. et le gars il te fait payer comme il veut le prix qu'il veut parce que de toute manière tu pourras pas aller ailleurs. Ça c'est un courage politique à un moment donné qu'il faudra avoir mais pour renverser un petit peu la table, il faut être indépendant de ces pouvoirs-là.

Et pour être indépendant de ces pouvoirs-là, il faut recréer du lien sur avec des du lien commercial et économique avec d'autres acteurs euh avec qui on n jamais été en contact. Et pour être en contact avec eux, il faut pouvoir les voir et aller chez eux et qu'ils viennent chez nous. Et ça c'est les connectivités maritimes et aériennes.

C'est pas une mince à faire euh parce que ça coûte un bras, parce que ben la concurrence aérienne, elle est féroce et c'est pas des petits territoires comme nous qui allons faire bouger la balance. Mais aujourd'hui, nous on a une compagnie aérienne. Euh les Antons compagnie, les les Polynésiens euh peut-être que eux ils bougent plus que nous.

Nous on bouge pas beaucoup en connexion avec les autres pays. Euh voilà. Moi, c'est un grand regret, hein.

J'ai l'impression que quand on arrivera à faire cette connexion avec les pays de la zone, on fera un grand grand pas sur l'ambition et sur tous les sujets que je viens de te dire. parce que tout découle. Après quand tu as créé de l'activité économique, les gens on sait faire de la formation, on sait faire ça.

C'est pas un problème de sous aujourd'hui pour faire de la formation sur nos territoires. Vraiment, on sait faire mais il faut former pour une autre économie, pour une autre ambition, pour un autre développement. Si tu formes pour faire les mêmes conneries de boulot qui euh qui embauchent pas, bah euh tu continues à être dans la pauvreté et on va continuer à donner des colis alimentaires, des contrats aidés et ça c'est très blessant en fait.

C'est très très triste. Voilà, j'ai pas tout dit mais je reprends mon passionnant. Bon, je connais ton discours, je mais quand on t'écoute, mon dieu, c'est du bon sens en fait.

Et selon toi to responsabilité si je te décrypte c'est quoi les les différents freins le fait qu'on vous calque finalement les les relations économiques de l'hexagone avec les conditions des traités européens et ça ne matche pas avec les territoires de Trama qui ont une spécificité. On a eu l'occasion d'en parler. C'est des lobby économiques aussi quand tu parles de monoculture.

Qu'est-ce qui fait que quand on dit il faut avoir du courage politique ? En fait tout ce que tu dis c'est il faut le faire. C'est c'est ça qu'il est fou.

Ouais, mais euh je pense qu'il y a vraiment des intérêts énormes quand même. Si je prends le sucre, le sucre à la Réunion, c'est Téréos. Théréos, c'est c'est Téréos quoi.

Et mais Teréos, franchement, qu'est-ce qu'il en a à faire du sucre de canne de la Réunion ? En vrai, je sais pas, je sais pas trop. Teréos à les à les terres, une partie une grande partie des terres qui sont louées aux agriculteurs et à une ou deux une usine de bois rouge par exemple et surtout bah ils ont ils ont toutes les subventions européennes euh pour la canne et la production de sucre. et nous-mêmes et les socialistes avec Jean-Claude Fruta l'époque et François Hollande, on s'est battu pour maintenir les subvention européenne sur pour la canne et pour la production de sucre de canne.

Est-ce que c'est l'avenir le sucre dans le monde ? Je crois pas. Je crois pas que ce soit un produit d'avenir.

Pourtant, on le maintient. On le maintient parce que c'est terréose parce que parce que derrière il y a des propriétés de terre qui derrière bah peut-être qu'il y a tellement de d'enjeux sur les propriétés terriennes qu'on n'a pas encore trouvé notre modèle de développement. Si on lâche la canne, est-ce qu'il y aura pas de de spéculation derrière ?

Voilà, en fait ça part, je reviens sur le projet. S'il y a pas de projet de vision, de contrat de développement qui acte la la vision et le projet, tout le monde, ceux qui voudraient bouger ont peur parce qu'ils se disent "Bah, on va perdre la maîtrise de la terre, Teros va se barrer. Si Terreos se barre, bah qu'est-ce qu'on fait avec ?

Qu'est-ce qu'on fait en fait ? Parce que il y a du monde qui vit Teros. Il y a 3000 personnes, 20000 personnes.

Qu'est-ce qu'on fait s'il se barre ? On peut pas et on a rien, on a rien créé. Donc tant qu'on n'écrit pas ça, tant qu'on n'écrit pas ça et tant qu'on pose pas en se disant on va écrire et on flèche des choses et on et on sort de bah il se passera rien parce qu'il y a trop d'enjeux.

Albioma Albioma aujourd'hui est arrivé à la Réunion, on a EDF et albioma. Al pardon albioma produit l'électricité dans l'usine de TOS. Albioma, c'est un fond de pension.

Albioma maintenant. Bah albi, ça veut dire que aujourd'hui en terme de euh on on a perdu la main, si on prend la réunion par exemple, on a perdu la main sur notre production d'électricité et on a perdu la main sur une des premières industries réunionnaises qui fait une part de la balance commerciale, de l'exportation de sucre. L'autre c'est le poisson, la légine.

Et la légine, c'est pas les rayonnés qu'il exploitent la légine non plus. Donc en fait euh oui, ça crée de la richesse. Oui, on a des routes.

Oui, tout ça, c'est très positif. On sort en 40 50 ans, 60 ans, on sort de rien du tout pour arriver à là. Mais est-ce qu'on a la maîtrise de notre avenir ?

Quand l'essentiel, quand tu as pas la maîtrise de ton électricité, tu es foutu, hein. Tu es foutu parce que ton développement, il tient plus à toi. Il est tenu par d'autres personnes que toi.

Et là, c'est un petit peu compliqué. Donc, on a perdu la main, je pense, moi, sur ces outils-là. Et c'est pour ça que ça devient compliqué.

Et c'est pour ça que c'est un vrai sujet politique de réflexion. Par quoi on remplace et comment on remplace ça ? On va pas tout le monde dehors, hein.

Mais quand même euh voilà, comment on fait ça ? Et à l'inverse, on a aussi ce problème qu'on a déjà évoqué quand tu vois Mayotte qui pour son système, on va dire d'eau potable dépend de la tombée de la pluie parce que aucun grand opérateur Suèse ou Vololi ne doit aller sur une île de 300 et quelques habitants parce que ce sera jamais rentable au regard des jamais rentable investissement lourd. Oui, mais dans ces cas-là, on va toujours dire la même chose dans 20 ans et dans 30 ans.

Et c'est là je vous dis absolument, je dis qu'il faut un état euh enfin il faut un état puissant qui convoque ces grands opérateurs. C'est une obligation. Ouais.

Ouais. Tu vois ? Ouais.

Ouais. Ouais. Ouais.

Mais moi je suis complètement d'accord pour les quand on avait euh auditionné total de margerie euh dans la construction de la loi Lurelle euh de Marjorie qui était pas voilà, il avait dit euh mais euh euh nous euh on est allé dans les outro parce que de Gol nous a demandé et euh et parce que voilà, on est venu rendre service. Ben, il faudrait que qu'il y ait un ordre comme ça à un moment donné. Il faudrait qu'il y ait un ordre comme ça parce que bah il y a beaucoup d'argent public he maintenant quand même tous ils sont subventionnés.

Je sais pas, il faudrait qu'à un moment donné, je sais pas, peut-être au parti, il y a quelqu'un qui pourrait étudier un petit peu euh combien euh combien ces entreprises parce que souvent quand on parle des fonds publics, dans les outrovers, on dit combien on donne aux gens et aux collectivités. OK, mais combien on donne aux entreprises aussi ? Combien on donne à Teros, combien on donne à Albi Biomac ?

Combien on donne à tel ou tel, à Vinc et cetera et cetera ? Il y a il y a beaucoup d'argent public quand même qui vient. Bon, tant mieux, c'est ça apporte quelque chose.

C'est pas le sujet, je suis pas là pour Mais c'est quoi le retour ? C'est quoi le retour ? Comment c'est possible encore qu'on a si des autant d'écart sur les salaires ?

Comment c'est possible quand tout ça est subventionné et que les gens sont mal payés ? Parce que la vérité c'est oui, il y a du chômage, mais il y a aussi des gens qui travaillent et qui sont payés au lance-piierre et qui vivent alors que le loyer coûte cher, que la bouffe coûte beaucoup plus cher. Donc en fait, on va jamais s'en sortir.

On va jamais s'en sortir. C'est systémique le truc. C'est systémique.

Et il faut arrêter le système et dire "OK, mais on veut pas on veut plus ce système là." C'est un gouffre sans sans fond. C'est un gouffre sans fond.

Ouais. Quand tu vois, moi je suis dans un syndical syndicat des France et sans traiter une commune a remporter pour les prochaines années le plus gros marché européen 5 milliards d'euros. Non mais sans déconner un moment donné pour une commune sur 12 ans.

Ah ouais ouais. Ah ouais. Non mais c'est c'est là où je pense qu'il faut du courage politique à un moment donné.

Je pense qu'à un moment, il faut convoquer un peu les choses, il faut évaluer le retour sur investissement, mais il faut qu'on ait un chemin parce que si tu le fais de façon abstraite, tu ne sais pas où tu veux aboutir, où tu veux arriver, bah tu ne peux pas exiger beaucoup de choses. En fait, quand on reçoit euh euh Arian euh bah en fait, on on ne sait pas quoi leur dire, on ne sait pas à quel niveau d'exigence on peut poser le truc parce que quelque part on se dit bah c'est déjà bien qu'il soit là. Mais non, en fait, ils peuvent pas aller enfin, ils pourraient peut-être aller ailleurs, mais l'idéal, ils viennent là parce que c'est idéal.

Donc c'est eux qui doivent remercier le territoire d'être là. Et nous, on doit à un moment poser ce qu'on leur demande. Et selon toi, pourquoi les responsable de tous les teroles tramarins vous vous rassemblez pas pour parler d'une même voie ?

Qu'est-ce qui fait que c'est c'est difficile ? C'est je pense que c'est je pense plusieurs raisons je pense avait tenté quelque chose à un moment donné. Ah sur les accords de l'alchimie tu dis.

Ouais. Il avait pas tenté à un moment donné de faire porter une voix commune je Ouais ouais ouais ouais mais il est il est parti sur un truc un peu institutionnel tu vois sur un débat de statut. et parce que c'était un peu son obsession.

Et je pense que ça c'est une raison, c'est-à-dire qu'il y a encore euh des gens qui ont envie d'aller sur ce débat. Je dis pas que c'est pas un bon débat, mais je dis que c'est pas le premier débat. C'est pas c'est pas ça qui va régler le problème.

On a des choses à faire malgré cela. C'est tellement vrai que si c'était un problème de statut, la Nouvelle-Calédonie, il y aurait pas de problème. Euh peut-être même la Martinique, hein, parce qu' sont collectivité unique et et la Polynésie, euh il y aurait pas de problème, hein, parce qu'ils ont pas les mêmes statutes, ils sont pas régions euh euh ultra périphérique.

Ils sont ce sont des collectivités et des territoires. Donc euh oui, ça peut aider. Non, ça résout pas le problème.

Ça c'est très très clair. Je pense qu'on s'entend pas parce que il y a encore cela qui empêche à un moment donné d'avancer plus parce que il y a les relans statutaires et ça ça a été un grand chisme euh dans beaucoup de territoires. Ça a nourri le débat et le combat politique pendant des années et des années et des années. la confrontation de la droite et de la gauche a été très ancré sur cet élément là.

La deuxième chose, c'est parce que on est sur des états insulaires sauf la Guyane et que ben vraiment sur des petits territoires les enjeux de possession et les enjeux de pouvoir et de richesse, c'est encore tout frais. les grandes familles possèdent les terres, les industries. Euh du coup, il y a ceux qui veulent maintenir ces ces familles-là parce que un cas elle crée de la richesse.

Si on les enlève, qu'est-ce qu'on fera ? Il y a cet espèce d'inconnu. Donc on narrive pas à trouver un chemin commun, on narrive pas à à se mettre d'accord peut-être par peur aussi ce qu'on voit pas à demain forme de de partage forme de yalta.

On peut se dire ici les les clés d'un côté pour l'économie les habitants la politique tout ça fait système ça ça compliqué. Mais en tout cas, on est déjà à 1h Erik, je te remercie de me de nous donner ton temps. Euh est-ce est-ce que des camarades présents voudraient profiter encore quelques minutes de la présence vérité pour poser des questions ?

Mais c'était euh c'était top he comme d'habitude hein. Je vois tes paroles, j'adore ton discours. Merci, c'est gentil.

Merci. Alors qui reprend la main ? C'est parti.

Oui, tout à fait. Apoline, c'est Apoline. On attend de voir s'il y a des des mains levées.

Je pense pas. Pumain, elle est prévenue, ça arrive. C'est quoi ?

Michel, c'est sa résidence. Ouais. Oui, je crois que Michel a la parole.

Si c'est lui Michel. Oui. Vous m'entendez ?

Ah oui, est-ce que vous m'entendez ? Oui. Oui.

Oui. Oui. Bonjour.

J'ai j'ai écouté avec beaucoup de euh par rapport à à la réunion ce qui se passe et ce que vous dites au niveau des outins marins. Euh moi ma question c'est vrai que c'est problématique, c'est assez dur ce qu'on entend. Mais je me demande une question, pourquoi les autres mains enfin les autres marins n'ont pas leur comment dire vu que nous sommes à 8000 km de la France et que nous sommes assez éloignés que c'est pas la même vie à laquelle qui est vécu ?

Pourquoi la France ne va pas dans une direction d'autonomie et dans cette autonomie pouvoir permettre de pouvoir on peu gérer touses ces problématiques au niveau de la vie chère du logement tout ce que vous avez parlé. Pourquoi on on pourrait pas nous écouter dans ce sens-là ? Aller vers l'autonomie.

C'est ça ta ta proposition Michel ? Ça question ou réflexion question c'est une proposition en même temps mais je me dis et pourquoi ne pas poser cette question là au au gouvernement pour pouvoir permettre que les les outes maires les ultramarins puissent travailler ensemble mais je sais pas si les ultramarins travailleront ensemble en étant autonome. Je sais pas si ça fera avancer véritablement nos sujets et notre capacité à travailler ensemble.

Qu'on on ait une part de d'autonomie de décision ou qui nous permettent d'être dans des réglementations et des relations de nos pays environ environnant. Ça peut être une option bien sûr, mais ça fera pas qu'on travaillera ensemble. De toute manière, je ne sais pas si c'est utile à chaque fois qu'on travaille ensemble parce qu'on est quand même très très très différent.

Ce qui serait utile, c'est que dans la République, si c'est pas possible, bah c'est pas possible. à ce moment-là, effectivement il faut partir de la République. Mais si la République le permet, et je pense que la République peut le permettre parce que euh elle a fait de belles choses la République, hein.

Si la République le permet, elle nous donne la possibilité de de d'avoir une capacité de de commercer, d'échanger, de faire former nos jeunes dans les pays dans les pays de notre zone. Moi, j'avais fait une proposition à la ministre de du travail de l'époque en 2017. Euh l'amendement avait été pris, bon évidemment pas appliqué après dans la loi formation professionnelle.

C'était juste de dire mais quand nos jeunes ils font des formations par exemple dans le tourisme euh ben qu'ils aillent pas se faire former euh faire leur stage dans le Hilton de du Valdoise mais qu'ils aillent dans le Hilton de l'île Maurice ou euh d'Afrique du Sud ou euh des séchelles parce que là ils auront plus de chance d'être formés dans le cadre qui va bien. Ça coûterait moins cher à leurs parents. il y aurait moins de de stress, de l'éloignement et donc le taux de réussite serait beaucoup plus élevé puisqueaujourd'hui le taux de réussite est très bas.

Par exemple sur des sur des stages qui isolent le gamin sur de l'hexagone. Il comprend pas pourquoi il vient là. Après demain s'il vient travailler à hexagone, il aura la capacité de de s'adapter, de compléter ses formations.

Qui peut le plus peut le moins. Il pourra le faire, ça c'est pas un problème. Mais ce genre de choses aujourd'hui très clairement on peut le faire.

C'est juste qu'il faut changer de vision. En fait, il faut changer de lunett, il faut laver notre cerveau. Notre cerveau, il est il est foutu parce que il a les vieilles règles colonial.

Et nous aussi d'ailleurs dans les outres mères, on pense beaucoup comme ça. Euh pas tout le monde hein, mais beaucoup on pense comme ça. Donc ouais, le statut c'est une chose hein, moi je le redis, on a des territoires autonomes.

Bah la Polynésie ça va mais ça va pas non plus hein. Et puis ils viennent négocier avec la France, la Polynésie. On a fait les accords de l'Élysée avec la Polynésie.

On a les contrats de développement avec la Polynésie. Bah c'est des financements nationaux. on a la la santé et leur système de santé, l'équivalent sécurité sociale.

Euh ben nous on avait négocier ça, c'est les accords de l'Élysée, ben on met de l'argent. Donc la République est là, l'autonomie est en partie là mais ça reposera les problèmes, les questions de budget de la France, des moyens de la France. Donc la République est toujours opposée d' si tu prends ton indépendance.

Et là on parle plus de la même chose. Mais si on n'est pas sur le sujet de l'indépendance, on restera sur le questionnement de la République et sur sa capacité à aider à la hauteur de ce que ces concitoyens ont besoin. Merci Récard.

Je crois qu'il y a pas d'autres mains levées. Bon écoute, il est 19h04, on tient nos délai. J'adore ça et je sais queon peut tu as beaucoup beaucoup de rendez-vous.

Le projet : Audition d'Ericka Bareigts | L'Égalité républicaine pour nos Outremers — Ericka Bareigts · Pourquijevote