Terrorisme : "Le danger peut venir de partout" (Sabrina Roubache)
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Bonjour Sabrina Roubache. Bonjour Jacques S. Bonjour à tous. Madame Roubach, ceux qui nous protègent sont encore des cibles. Hier soir à Toulouse, deux policiers municipaux ont été blessés par un homme armé d'un couteau, un homme qui aurait tenu des propos à caractère terroriste au moment de de l'attaque. Comment réagissez-vous à cette nouvelle attaque, madame Robach ? Écoutez, déjà mes mes premières pensées vont aux agents municipaux, aux policiers municipaux qui ont été attaqués lâchement hier. Mon soutien au maire bien sûr de Toulouse, toutes les forces de l'ordre et de dire "Vous savez, je je vous écoutais en attendant l'interview, le le
terrorisme, vous savez, c'est un combat qu'il ne faut jamais mettre de côté. il a tendance à s'endormir et après à revenir. Donc bien sûr des forces de police et des enquêteurs. Euh une DGSI très euh très impliquée sur le pont. Vous savez, j'étais rattaché au ministère d'intérieur lorsque j'étais ministre de la ville et de la citoyenneté et bien sûr un ministère de l'intérieur euh qui, j'en suis sûr, comme toujours ne lâchera rien. Faut laisser l'enquête suivre son cours bien sûr et souhaiter bien sûr un bon rétablissement aux policiers municipaux. Mais justement, à force de constater ces attaques, oui, vous avez été secrétaire d'état chargé de la citoyenneté, mais est-ce que vous avez le sentiment que l'État répond suffisamment durement
aujourd'hui ? Ben écoutez, si euh si on doit parler de la lutte contre le terrorisme, euh vous savez, c'est multiforme en fait. Ça peut venir de partout. Euh j'ai j'ai eu à traiter, je connais bien les sujets notamment euh de de radicalisation. On verra ce que l'enquête dira euh dans ses conclusions. Je connais très bien ces sujets-là. c'est qu'il ne faut jamais sous-estimer la capacité de ceux qui veulent du mal à notre République et qui veulent du mal à notre mode de vie, qui veulent attaquer tout ce que nous sommes. Donc ne jamais baisser la garde, ne jamais les sous-estimer, toujours se dire que le danger effectivement peut être de partout et les les combattre avec la
plus grande fermeté mais surtout avec la conviction que notre modèle notre modèle de vie, notre notre art de vivre à la française et et et sera probablement toujours une cible. Mais euh honnêtement, ne sous-estimez pas notre capacité, la capacité de nos renseignements à combattre, à détecter. Et après, vous voyez, on n'est jamais et vous savez mieux que moi, jamais à l'abri d'une d'une comment dire de une action individuelle euh contre nos forces de l'ordre, contre nos citoyens, nos concitoyens. [grognement] Donc non, on ne fait pas que constater, on met des moyens, vous savez, au ministère de l'intérieur, les moyens ont été augmentés. Euh je parle de évidemment
quand j'étais euh ministre mais depuis 2017 où le président de la République euh a été élu, les moyens du ministère de l'intérieur ont été très très largement euh augmentés avec la loi de programmation du ministère de l'intérieur portée à l'époque par Gérald Armanin et aussi les moyens de la justice qui ont été très largement augmentés. Mais vous voyez, c'est euh on doit tout le temps être sur le pont et toujours se dire vraiment c'est c'est c'est même pas un appel que je lance, mais toujours se dire être bien sûr sur nos gardes, mais ne jamais les sous-estimer et vraiment faites confiance au euh à nos agents et du ministère de l'intérieur que ce soit les renseignements, nos enquêteurs qui sont tout le temps sur non mais que je pense
qu'il faut toujours leur leur rendre hommage mais surtout pas mettre vous savez pas de paranoïa non plus. Sabrine Aroubach, on en vient à votre portefeuille ministériel. Vous êtes ministre délégué chargé de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'apprentissage. À 3 semaines de la rentrée, combien de jeunes ont leur formation mais n'ont toujours pas trouvé l'entreprise sans laquelle ils ne pourront pas commencer leur leur apprentissage ? Alors alors je vais vous répondre déjà plus globalement. Cette rentrée, c'est quand même 12 millions d'élèves, hein, pour que nos auditeurs comprennent bien, c'est 12 millions d'élèves qui concernent bien sûr les écoles, les collèges et les lycées. Ce sont pour la partie la voie professionnelle, ce sont 663000
euh élèves concernés donc par la voie professionnelle sur l'apprentissage. Vous savez, nous sommes à peu près à 846000 contrats, nouveaux contrats donc cette année et on n'est pas tout à fait capable de dire combien euh de jeunes en voie professionnelle cherchent encore un apprentissage mais par contre donc un employeur donc quand on dit apprentissage c'est chercher une entreprise. Par contre, ce que je peux leur dire, c'est que ils peuvent démarrer dès septembre leur formation parce que vous avez 3 mois à partir du démarrage donc de septembre de votre formation, vous avez encore 3 mois pour trouver une entreprise. Mon cabinet et moi-même, vous savez, on fait quasi du cas par cas. Nous répondons à toutes les sollicitations et j'en profite, j'acceerai si vous le permettez de
lancer justement un appel à toutes les entreprises. Je leur dis recruter, n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage parce que ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain. Donc la réalité c'est qu'on a un maillage quand même territorial et je porte cette transformation et je la continue cette transformation de la voix de la voie professionnelle mais cette transformation de la carte des formations. C'est-à-dire essayer de calquer sur le besoin de nos entreprises à travers tout le territoire. Vous le savez, on a un territoire aussi divers que varié et aussi vaste, d'accord ? très très vaste avec des formations donc et je le porte vraiment avec beaucoup d'engagement et beaucoup de conviction permettre aux entreprises de recruter
des jeunes dont ils ont besoin et aussi de dire à nos jeunes n'hésitez pas à choisir votre formation puisque vous voyez dès cette année dès la rentrée je lance sur trois régions qui seront qui sont volontaires des internats permettent de la mobilité vous savez Jack Seré ce qui est important de de comprendre c'est qu'un jeune dans la voie professionnelle Cette voix devient et c'est grâce et il faut toujours rendre à César ce qui est à César à la réforme du président de la République été engagé sur l'apprentissage dès 2017 et sur la voie pro dès 2018 et aussi avec la réforme de 2023 de permettre à chaque jeune de choisir sa formation mais qui répond aussi à un besoin de nos entreprises et les interrou je me permets de de vous
couper en 2025 le nombre d'apprentis a baissé d'environ 5 % oui je sais évidemment que je le sais vous savez Il y a la conjoncture, c'est aussi conjoncturel mais c'est aussi, vous savez, vous avez tout à l'heure, je vous écoutez aussi cette année, les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés. Je me suis battu et j'ai obtenu que les crédits cette année pour l'apprentissage soient maintenu et pour 2027 aussi nos entreprises et nos jeunes ont besoin de visibilité d'assurance. Oui, absolument. Parce que voy ça a été annoncé, je l'ai annoncé, ça a été annoncé parce que vous savez, je le disais, on ne touche pas et on ne casse pas une politique publique qui marche. Je rappelle juste trois chires,
c'est très important. Vous savez, sur les entreprises de plus de 250 employés, les aides avant que je revienne au gouvernement avaient été baissé mais après ça ça s'est stabilisé. Pour les jeunes en CAP, bac pro et BTS, les aides ont été sanctuarisées. 5000 € euh pour les 2000 € pour les boîtes, donc pour les entreprises de moins de plus pardon de 250 employés. Pour les boîtes de moins de 250 employés, les aides sont passées de 6000 à 5000. D'accord ? En revanche, pour les jeunes en situation de handicap, l'aide est restée la même, donc stabilisée à 6000 € pour les boîtes queles que soient leur leur taille. Donc non euh c'est une politique publique qui
a été très largement et vraiment hein c'est celui à qui on le doit c'est le président de la République. On touche pas une politique publique qui marche et la preuve en est. Dès que vous commencez, vous l'avez vu, à toucher ou à discuter, même ne serait-ce que du budget, quelle que soit la couleur de l'hémicycle, quel que soit le bord de de l'hémicycle à l'Assemblée nationale ou au Sénat, il y a une levée de bouclier et c'est normal. C'est une politique publique qui permet à nos jeunes d'entrer dans euh dans le monde donc du travail. Et je rappelle quelque chose sur les chiffres du chômage des jeunes. Je vous écoutez aussi tout à l'heure. Juste ne pas oublier que 500 ça a été depuis 2017 cette politique justement euh de de pour notre jeunesse, cette politique d'emploi, euh cette loi pour
le plein emploi, c'est 500000 jeunes en emploi depuis 2017 qui est son plus haut niveau depuis les années 90 sur les 15 24 ans. Et vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle% 24%. Absolument la voix professionnelle est le est l'une de ces voies qui permet à nos jeunes de d'être inséré très rapidement. Vous avez la partie scolaire bien sûr et la partie en apprentissage qui est qui est un vrai succès. Et juste euh un un précision sur l'augmentation justement euh de du chômage notamment euh euh les chiffres que nous venons de dire 21,6 pour les jeunes. Sabrina Roubach, juste pour juste pour conclure parce que j'aimerais vraiment
avoir votre votre position. On est à quelques mois de la présidentielle aujourd'hui vous êtes dans quelle écurie ? Gabriel Atal ou Édouard Philippe vous avez tranché ? Alors, je vais vous dire, j'ai toujours été dans l'écurie Emmanuel Macron du président de la République. Pour l'instant, je suis à ma tâche vraiment très sincèrement au ministère parce que c'est un ministère très important. Ça concerne l'enseignement, la formation professionnelle et l'apprentissage, c'est-à-dire toutes les politiques d'insertion de notre jeunesse et le moment venu, vous savez, euh on aura très largement le temps euh d'en parler. Pour l'instant, mon Ah oui, mais vous savez, je l'avais dit, le moi mon premier engagement politique a été le président de la République et en revenant au ministère au mois de
février, le comment dire, c'est tellement important pour moi, tellement important. Mais là, en l'occurrence Gabriel Atel, Édouard Philippe ont pris leur distance. Donc, est-ce que vous allez soutenir au moins l'un des deux [rires] ? Mais vous savez, vous savez, je vais vous dire, j'avais soutenu le président de la République dès dès 2016. Ce que je sais c'est que j'ai une certitude enfin en tout cas sur mes engagements. Euh ce qui compte c'est l'avenir du pays et le combat des extrêmes, l'extrême droite et l'extrême gauche. On me trouvera toujours face au RN, ça c'est une certitude. Sabrina Aroubage, merci d'avoir accepté notre invitation ce matin en direct sur
Sabrina Roubache