Le RN porte les exigences de ses électeurs ! - Franck Allisio (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse partielle
Bonsoir Franck Alizio, vous êtes le député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône.
- 0:11RelanceÉludée
Le dernier développement, il date de quelques minutes seulement, c'est Mme Le Pen qui fixe en quelque sorte un ultimatum à Michel Barnier. Il faut lire la formule quand elle dit « il y a encore des difficultés, nous sommes jeudi, il a jusqu'à lundi », est-ce que c'est du chantage ?
- 1:04RelanceRéponse partielle
Mais M. député, M. Barnier a déjà fait des concessions très importantes.
- 2:35ComplaisanteRéponse partielle
Écoutez, écoutez le Premier ministre, parce que beaucoup y ont vu une forme de concession majeure qu'il fait à vous, Rassemblement National, et ça n'est pas suffisant à vos yeux. Écoutez-le d'abord.
- 3:11RelanceRéponse partielle
Après ça, revenir et demander encore, si on force le trait, certains diront que ça fait un peu maître-chanteur.
- 3:28RelanceRéponse partielle
Le tweet de Bardella, votre président, qui fait une sorte de liste, comme ça, une liste de courses, en disant « Abandon des remboursements supplémentaires de médicaments, le moratoire sur toute nouvelle création hausse d'impôts, réindexation des pensions de retraite dès le 1er janvier, mesures fortes en faveur de la compétitivité, un sérieux tour de vis migratoire et pénal ». Ce tour de vis migratoire, vous savez très bien ce que c'est. C'est tellement large, on a l'impression qu'on ne sait pas très bien d'ailleurs ce que vous exigez.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« Pas du tout, quel chantage ? Ni un chantage, ni un ultimatum, dans le sens où lundi il se passe quelque chose »
- 0:42Invité politiqueFait
« Comme il sera voté à travers 1.49.3, donc motion de censure, donc évidemment ça met en jeu la survie du gouvernement. »
- 1:37Invité politiqueChiffre
« Sur la taxe sur l'électricité, elle n'est pas complètement annulée, elle est à moitié. On avait demandé la totalité, on n'a que la moitié. »
- 1:46Invité politiqueFait
« l'électricité baisserait naturellement de 15%. Eh bien, avec la concession de M. Barnier, néanmoins, cette année, avec ce nouveau budget, l'électricité augmenterait. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Sur l'AME, pardonnez-moi l'expression, on nous a fait le coup l'année dernière. C'est-à-dire que Mme Borne, je peux vous retrouver l'archive, Mme Borne, pour faire passer son budget, avait dit « Oui, mais l'an prochain, je réformerai l'AME ». Elle n'a pas réformé l'AME, ça ne nous a pas échappé, et M. Barnier fait la même chose. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Non mais il n'y a pas du tout de chantage. On ne demande rien à M. Barnier. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Tout ça, ce n'est que l'expression, la traduction parlementaire de notre programme sur lequel les Français nous ont élus. »
- 4:37Invité politiquePromesse
« Parmi cette feuille de route, vous savez, on fera tout pour préserver votre pouvoir d'achat. »
- 4:51Invité politiquePromesse
« Si nous avons ces quatre concessions pour les Français, eh bien, nous ne voterons pas la censure. »
- 5:15Invité politiqueFait
« Enfin, nous sommes en crise financière. La France est en crise financière. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Ce budget n'est pas un budget de rupture, n'est pas un budget où on a de véritables économies. »
- 5:35Invité politiqueFait
« aujourd'hui, ce qui inquiète les marchés, c'est les déclarations alarmistes du Premier ministre. »
- 5:55Invité politiqueFait
« Donc, on ne coupe pas du jour au lendemain les vivres aux fonctionnaires, aux administrations, à la santé, etc. »
- 7:43Invité politiqueFait
« Marine, depuis le début, depuis des semaines et des mois, est celle qui freine ses troupes. »
- 8:21Invité politiqueFait
« L'élément stabilisateur, l'élément de sagesse depuis des mois, c'est Marine Le Pen. »
Temps de parole
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- Présentateur28 %
- Invité6 %
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Bonsoir Franck Alizio, vous êtes le député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône. Le dernier développement, il date de quelques minutes seulement, c'est Mme Le Pen qui fixe en quelque sorte un ultimatum à Michel Barnier. Il faut lire la formule quand elle dit « il y a encore des difficultés, nous sommes jeudi, il a jusqu'à lundi », est-ce que c'est du chantage ?
Pas du tout, quel chantage ? Ni un chantage, ni un ultimatum, dans le sens où lundi il se passe quelque chose, il faut aller au bout de la démonstration pour nos téléspectateurs, c'est le vote, le retour à l'Assemblée, et le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui est différent du projet de loi de finance. Lundi, nous aurons à nous exprimer. Par définition, nous le voterons ou pas. Comme il sera voté à travers 1.49.3, donc motion de censure, donc évidemment ça met en jeu la survie du gouvernement. Mais nous sommes convoqués, nous sommes appelés à voter.
Donc nous avons jusqu'à lundi, pour voter ou non, ce projet de financement de la sécurité sociale, qui est encore différent du projet de loi sur lequel porte par exemple l'électricité. La proposition du Premier ministre sur l'électricité, c'est le projet de loi de finance.
Mais M. député, M. Barnier a déjà fait des concessions très importantes. Il faut rappeler, si vous permettez, les nouvelles du jour, c'est-à-dire la concession faite sur la taxe sur l'électricité, la concession faite sur l'AIME, nous n'allons pas la supprimer, mais le panier de soins pris en charge va être sensiblement diminué. Nous allons engager dès l'an prochain une réforme de l'AME pour éviter les abus et les détournements. C'est deux points très importants sur lesquels il vous donne un certain nombre d'arguments, et ça ne suffit pas.
Je suis obligé de dégonfler ces deux points pour être honnête, encore une fois, envers nos téléspectateurs. Sur la taxe sur l'électricité, elle n'est pas complètement annulée, elle est à moitié. On avait demandé la totalité, on n'a que la moitié. Il faut bien comprendre que si on gardait le budget de l'année dernière, qui peut être gardé d'ailleurs s'il n'y a pas de budget et qu'il y a un budget par ordonnance celui de l'année dernière qui s'applique, l'électricité baisserait naturellement de 15%. Eh bien, avec la concession de M. Barnier, néanmoins, cette année, avec ce nouveau budget, l'électricité augmenterait.
Sur l'AME, pardonnez-moi l'expression, on nous a fait le coup l'année dernière. C'est-à-dire que Mme Borne, je peux vous retrouver l'archive, Mme Borne, pour faire passer son budget, avait dit « Oui, mais l'an prochain, je réformerai l'AME ». Elle n'a pas réformé l'AME, ça ne nous a pas échappé, et M. Barnier fait la même chose. Il nous promet quelque chose pour l'an prochain. Nous, on a besoin de... Enfin, il peut le faire immédiatement sur l'AME.
Écoutez, écoutez le Premier ministre, parce que beaucoup y ont vu une forme de concession majeure qu'il fait à vous, Rassemblement National, et ça n'est pas suffisant à vos yeux. Écoutez-le d'abord.
J'ai décidé de ne pas augmenter les taxes sur l'électricité. Dans le projet de loi de finances 2025, il n'y aura donc pas d'augmentation de ces taxes sur l'électricité, ce qui permettra concrètement une baisse des prix de l'électricité le 1er février de 14% au lieu des 9% qui étaient prévus initialement.
Après ça, revenir et demander encore, si on force le trait, certains diront que ça fait un peu maître-chanteur. Vous savez, comme dans les films, quand on revient, le maître-chanteur revient et dit « Ah, je veux encore ça ».
Non mais il n'y a pas du tout de chantage. On ne demande rien à M. Barnier. On est venu à l'Assemblée.
Le tweet de Bardella, votre président, qui fait une sorte de liste, comme ça, une liste de courses, en disant « Abandon des remboursements supplémentaires de médicaments, le moratoire sur toute nouvelle création hausse d'impôts, réindexation des pensions de retraite dès le 1er janvier, mesures fortes en faveur de la compétitivité, un sérieux tour de vis migratoire et pénal ». Ce tour de vis migratoire, vous savez très bien ce que c'est. C'est tellement large, on a l'impression qu'on ne sait pas très bien d'ailleurs ce que vous exigez. Mais tout ça, on le demande pour les Français.
Tout ça, ce n'est que l'expression, la traduction parlementaire de notre programme sur lequel les Français nous ont élus. Nous sommes le premier parti au sein de cet hémicycle. Il est normal que l'on ait des exigences. Encore une fois, ce sont celles de nos électeurs. Maintenant, Michel Barnier ne veut pas écouter les Français, ne veut pas écouter les 11 millions d'électeurs. Et dans ces cas-là, il ne les écoute pas. Mais nous, on ne retire rien là-dedans. Ce n'est pas un bras de fer, ni communicationnel, ni médiatique. Oui, un bras de fer, oui. Pardon, M. Elisio.
Quand on dit un Premier ministre en poste, nous sommes lundi, là, jusqu'à lundi, ça s'appelle un bras de fer.
Non, lundi, il y a un vote. Je vous l'ai dit, nous sommes jeudi. Lundi, il y a un vote jusqu'à lundi. Il faut que nous nous déterminions. Et nous avons une feuille de route qui a été validée par les Français que nous appliquons. Parmi cette feuille de route, vous savez, on fera tout pour préserver votre pouvoir d'achat. Et si on valide ce budget, on aura menti aux Français. Alors, donc, jusqu'au bout, on veut avoir ces quatre concessions qui, pour nous, sont des boucliers pour l'achat. Si nous avons ces quatre concessions pour les Français, eh bien, nous ne voterons pas la censure.
Est-ce que vous assumez la part de risque ? Demain, vendredi, Standard & Poor's va réviser la notation de la France. Leurs experts observent tout ça. Ce désordre, cette instabilité, cette fragilité du gouvernement. Est-ce que vous assumez le risque, y compris financier ?
Non, mais, comment dire, nous sommes, Standard & Poor's décidera de toute manière. Enfin, nous sommes en crise financière. La France est en crise financière. Ce budget n'est pas un budget de rupture, n'est pas un budget où on a de véritables économies. On avait proposé de véritables économies dans notre contre-projet. Donc, ce projet n'est pas du tout de nature. Ce projet de loi de finances n'est pas du tout de nature à rassurer les marchés. Aujourd'hui, ce qui inquiète les marchés, c'est les déclarations alarmistes du Premier ministre. Si ce gouvernement doit tomber, il tombera parce qu'on est en démocratie. Et que donc, s'il doit être censuré, il sera censuré.
Et il y aura un autre Premier ministre. Et ce sera au Président de la République de choisir son ministre. Et la Ve République est assez bien faite pour avoir une procédure. Nous ne sommes pas aux États-Unis, il n'y a pas de shutdown. Donc, on ne coupe pas du jour au lendemain les vivres aux fonctionnaires, aux administrations, à la santé, etc. Il y a un budget par ordonnance, qui n'est que le budget de l'année dernière, qui est reconduit. Donc, tout va bien, il n'y aura pas de crise. Mettons, tout va bien. Il n'y aura pas plus de crise que ce qu'il y a aujourd'hui.
Il n'y aura pas plus de crise qu'il y a aujourd'hui. Que se passe-t-il si le gouvernement tombe ? C'est quoi, là ? Il ne peut pas y avoir de dissolution pour l'instant ? Non. Qu'est-ce qu'il y a à la place ?
Le président de la République fait à nouveau le tour de la classe politique et des différents groupes.
Ça a duré quelques mois, la semaine passée, la fois passée.
Oui, parce que le président a pris tout son temps, parce qu'il voulait attendre la fin des juifs. C'était médiatique, la patience du président de la République qui n'est pas du coup a été voulue. Quel gouvernement peut succéder à celui-là et tenir ? Et ce n'est pas à nous de désigner. Moi, si j'avais envie de vous désigner le gouvernement, je dirais... Vous faites forcer d'avoir un avis.
Quand on fait tomber au gouvernement... Je vous dirais, je vous en abarne là.
Il se trouve qu'on n'a pas 289 députés. Bon, à partir de là, il y a des premiers ministres qui vont être pressentis, comme la dernière fois. Je ne sais pas. Ne vous inquiétez pas, en France, il y a toujours quelqu'un pour pouvoir devenir premier ministre. Quoi qu'il faut-il tenir ? M. Bayrou, M. je ne sais pas qui, M. Lecornu, je ne sais pas qui. Et à partir de là, ils viendront avec une feuille de route. Et eux, peut-être, écouteront-ils plus, davantage, le premier groupe parlementaire de cette Assemblée nationale. Tout simplement, nous sommes le premier groupe. Nous ne pouvons pas ne pas écouter les Français, ne pas être leur porte-parole au sein de...
Et durant cet examen budgétaire, d'ailleurs. Beaucoup vous prêtent l'arrière-pensée.
Ça existe, les arrières-pensées en politique. Laquelle ? Vous voyez laquelle ? Non. Est-ce que, vu la situation périlleuse de votre candidate naturelle de Marine Le Pen, le risque de l'inéligibilité, qu'on le trouve d'ailleurs justifié ou non, vous précipitiez en réalité la crise parce qu'il vaut mieux le faire maintenant qu'en 2027 ?
Vous tombez mal parce que, honnêtement, Marine, depuis le début, depuis des semaines et des mois, est celle qui freine ses troupes. Nos retours terrain, depuis des semaines, on n'a pas attendu les sondages pour sentir que, lorsqu'on descendait le week-end, lorsqu'on descendait en circonscription, on disait, « Mais qu'est-ce que vous attendez ? Il faut censurer ce gouvernement, ce budget, ce n'est pas possible. » Donc Marine, à chaque fois, il disait, « Attendez, il faut laisser le temps de la négociation. » Pendant un mois, ce gouvernement n'a plus dialogué avec nous, n'a plus dialogué avec notre président de groupe. Et maintenant, ils reviennent.
Évidemment, tout ça sera dans la précipitation. Encore une fois, c'est le gouvernement qui a pris son risque. C'est le gouvernement qui a détérioré la situation. Donc il n'y a aucune arrière-pensée. L'élément stabilisateur, l'élément de sagesse depuis des mois, c'est Marine Le Pen. C'est elle qui a voulu jouer le jeu. Maintenant, on est face à un gouvernement qui se réveille à la dernière minute, qui joue l'alarmiste. Eh bien, nous, nous avons quatre points, quatre lignes rouges pour les Français. Il faut que ces quatre lignes rouges soient respectées. Franck Alizio, diversité des avis, merci beaucoup.
Franck Allisio