"Emmanuel Macron est lui-même un adolescent enfermé dans le déni" (Vincent Hervouët, Heure des Pros)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteÉludée
Est-ce que le président reprochera à Élisabeth Borne de demain demander une minute de silence à tous les élèves de France ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'il faut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment réagir face à un président qui nie la réalité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Vincent HervouëtChiffre
« En 2003, il y avait 200 agressions graves pour 100000 habitants en France. En 2024 il y en avait 625. »
- 5:00Vincent HervouëtPromesse
« Il faut interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Chanelusto. Est-ce que le président reprochera à Ellisabeth Borne de demain demander une minute de silence à à tous les élèves de France ? C'est une question qu'on pourrait lui poser s'il venait sur ce plateau.
Myiam Meyer est avec nous. Vous êtes professeur de droit et de latin. Vous étiez venu nous présenter votre livre.
Wesh wesh madame. Wesh madame. Et votre témoignage forcément nous intéresse puisque vous êtes au contact de ces jeunes enfants.
Jeunes écoliers. Eugénie Bastier, Éric Nolot, Vincent Hervouette, Thomas Bonet et euh Amori Bucoot qui nous parlera tout à l'heure de ce qui s'est passé dans les rues du 16e arrondissement après la rencontre la victoire du Pariss-Germain. Mais avant cela, je voudrais qu'on voit un rappel des faits avec Félix Perola de ce qui s'est passé hier.
Il est aux alentours de 8h et5 devant ce collège de nos gens à Haarne. Une fouille des sacs à l'entrée de l'établissement est organisée par les services de gendarmerie lorsqu'un élève de 14 ans d'une classe de 3e attaque une surveillante avec un couteau. L'élève, on le voyait, il faisait des allers-retours comme s'il réfléchissait à ce qu'il allait faire et cetera.
Et donc après que tous les la plupart des élèves soient rentrés dans l'établissement, l'élève il brandit le couteau et il est il a couru sur la surveillante justement. Et donc à ce moment-là, on entend bah la surveillante qui crie et cetera. Elle tombe au sol.
Âgé de 31 ans, Mélanie, mère d'un petit garçon, a été prise en charge en urgence absolue par les secours avant de succomber à ses blessures. Une enquête a été immédiatement ouverte et je tiens à souligner le sang frroid et la réactivité des gendarmes qui ont maîtrisé immédiatement l'agresseur. La ministre de l'éducation nationale s'est immédiatement rendue sur place.
C'est un jeune d'une famille dont les deux parents travaillent qui ne présentait pas de difficultés particulière, qui était ambassadeur harcèlement et ses professeurs sont totalement sidérés de ce qui a pu se produire. Un gendarme a même été légèrement blessé à la main par l'arme blanche du suspect lors de son interpellation. Placé en garde à vue, l'élève est inconnu services de police, mais il avait été exclu de l'établissement à deux reprises en début d'année pour avoir perturbé la classe.
Ellisabeth Borne était ce matin sur France Inter, elle a donné des précisions sur les conditions. Ce sont bien des policiers, des gendarmes qui organisent ces fouilles pour ne pas exposer les personnels de l'éducation nationale. Je enfin l'enquête permettra de préciser les circonstances qui font que cette jeune femme était là mais elle n'était pas en train de participer à l'opération de fouille et les gendarmes étaient là.
Un gendarme a essayé de s'interposer. Malheureusement ça n'a pas pu lui sauver la vie. Bon, on va écouter Emmanuel Macron.
C'est une catastrophe d'audience. Hier soir, 1 million et demi de téléspectateurs, les Français ont dit non à Emmanuel Macron et à ce qu'il a voulu faire passer comme message. Les Français n'étaient pas au rendez-vous. 1 million et demi, je crois que ça doit être un des plus faibles scores d'un président de la République dans une prise de parole.
Déconnexion. Déconnexion. Ce président hier qui parle des océans après ce qui s'est passé hier, il aurait dû annuler il aurait dû annuler cette intervention qui était hors de propos.
Les Français ont dit non 1 million et demi. C'est catastrophique. C'est une catastrophe.
Mais je n'en suis pas surpris. Ça vient de tomber à l'instant puisque nous l'avons dit hier. Le bon sens était de ne pas prendre la parole hier soir.
C'était pas ni le moment ni le jour ni l'heure. 1 million et demi de téléspectateurs. 1 million et demi de téléspectateurs.
Je vous dis, je pense dans l'histoire de la télévision, un président de la République à 20h30 qui prend la parole et qui fait un million de téléspectateurs, je pense c'est jamais arrivé. Sauf bonit plus de 6 millions pour son interview la dernière fois, ce qui était déjà voilà de basse. Là, on est vraiment 1 million et demi de téléspectateurs.
Bon, avec effectivement une interview de complaisance qui est faite avec le président de la République qui était chez lui hier et ça s'appelle des interviews de complaisance. Les Français jugeront. En revanche, écoutez ce qu'il a dit sur Bren Washer et sur la responsabilité qu'il a ciblé des médias, des chaînes infos et sans doute au-delà des chaînes infos, de certaines chaînes infos, j'imagine.
Écoutez le président de la République, on ne peut pas vivre dans une société où on passe d'un fait d'hiver à l'autre. Qui brainwash ? Bah certains de vos collègues, faut bien le dire parce que et certaines de des mouvements politiques qui considèrent que c'est bon pour eux d'être tout le temps là-dedans et qui disent au fond vous faites jamais rien.
Et donc il rendent ils finissent par rendre les gens fous parce que les gens le sentiment de vivre dans un monde d'un fit vers l'autre et en effet on passe des punaises de l'île le matin à un drame qui s'est passé la journée. Donc c'est la faute c'est la faute des journalistes. C'est la faute des chaînes d'info.
Je dis tous que on devrait avoir une forme de discipline collective qui est évidemment de commenter l'actualité mais aussi de parler comme on le fait ce soir des sujets de fond. C'est-à-dire que oui, il faut être au côté, il faut être au côté de celles et ceux qui sont des victimes. Oui, il faut répondre de manière intraitable mais il faut s'attaquer aux causes profondes.
En tout cas, si on veut une société qui avance. et il est président depuis 8 ans. La France brûle et Emmanuel Macron regarde ailleurs.
Moi ce qui me frappe dans l'époque, c'est l'affrontement entre la réalité et le déni de réalité. Et ce matin, ce matin, il y a un cas d'école avec Libération. Libération fait ça une sur l'assassinat de Mélanie, mais à l'intérieur, les chroniqueurs avaient écrit leur chronique avant cet événement.
Donc les deux chroniqueurs Thomas Le Grand et Daniel Schneiderman, eux pour eux c'est le l'objet de leur chronique avec des mots différents, c'est la faute des médias de Boloré. Tout ça c'est une invention des médias de Boloré. Donc il y a une collision entre la réalité dont on rencontre la une et l'idéologie à l'intérieur des des pages.
Nous sommes accusés le JDD Europain, ces news, nous tous nommément de noircir la réalité. Moi à titre personnel, je ne sais pas comment on peut noircir la réalité d'une d'un membre du corps enseignant assassiné à coup de couteau par un gamin de 14 ans. Je ne sais pas comment on peut noircir ce genre d'événement.
Et bien nous sommes accusés. Ces gens-là continuent dans leur couloir de l'idéologie. comme Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron trouve malheureusement des relais dans cette dans cette presse idéologisée. Voilà, Génie Bastier. Après on écoutera la mère euh d'Élias qui a pris la pavoire qui a pris la quelque chose de pathologique, c'est qu'il ne peut pas reconnaître qu'il a eu tort.
Et là, il aurait dû dire euh je suis désolé d'avoir employé ces mots qui sont blessants pour les victimes. Il en est pas capable. Oui, mais c'est c'est vraiment le problème parce que là, il il s'enfonce en fait.
Il s'enfonce en espérant. Les deux années vont être pire. Là je par là faut comprendre faut comprendre qu'on a un mot de travers et qu'on aille trop loin dans sa pensée et qu'on blesse certaines personnes.
Et d'ailleurs c'est moi je pense c'est tout à l'he honneur quand un homme politique arrive à reconnaître ses erreurs. Lui il ne peut pas c'est impossible de dire j'ai j'ai eu un mot de travers. Il blesse personnalist là il parle il dit on passe des punaises de lit à un fait d'hiver.
Enfin c'est quand même incroyable et comment dire le bilan est calamiteux sur ce type de personnalité. Tout s'effondre s'il le reconnaît. Le bilan est calamiteux.
Les 2 ans qui vont arriver seront les pires de ce double quinquena. Ce n'est que le début, je vous le dis. Ça va être terrible parce que vous avez affaire à une psychologie.
Ce n'est pas de sa faute. 2 ans parce que ça peut durer. Donc quand rien n'est de sa faute.
Rien n'est de sa faute. Donc Vincent Herwouette, Non, c'est je sais pas quoi en penser en fait. ce que vous dites est une sonne juste et rien est de sa faute, c'est vraiment la la phrase d'un adolescent, hein.
Oui, rien est de ma faute. En fait, le président est lui-même une sorte d'adolescent enfermé dans le déni. Ça qui est fascinant. et on a l'impression qu'il est ce qui lui est arrivé la la chosifier, la la conserver dans cette dans cette obstination à être un gamin éternellement sur l'estrade en train de plastronner dans au lycée d'amien.
Euh je voulais vous lire ce qu'avait dit Ellisabeth Borne euh lorsqu'elle disait qu'il ne fallait pas réagir à chaud et ça aussi c'est extrêmement intéressant. Euh, elle a dit le rapport sur le frérisme, la mort d'élias ou les violences en marche du PSG choqu à juste titre les Français. Mais on ne doit ni léger ferrer à chaud ni dans l'émotion.
Ce serait bien d'éviter la surencher des mesures éculées qu'on trouve sur étagère à chaque actualité dramatique. J'observe que hier soir, le président de la République a dit il faut interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Donc il contredit madame Born.
C'est évidemment impossible. Possible. Vous pouvez pas interdire les réseaux sociaux.
C'est pas impossible. Je suis désolé. Non, c'est impossible.
Mais comment vous faites ? Mais c'est ça été fait en Australie. Mais comment vous faites ?
Et vous il y aura il y aura des contournements comme pour tout. Il y a des contournements pour les jeunes qui vont acheter de l'alcool au supermarché. Mais vous faites mais vous faites comment ?
Mais vous demandez une pièce d'identité pour s'inscrire sur les réseaux sociaux, c'est tout. Alors il y a qu'une chose qui pourrait ça aux Australie, c'est ce qu'ils ont fait. C'est il y a qu'une chose qui pourrait euh Non mais mais on peut sur ça, on peut rien faire.
Il y a qu'une chose qu'on pourrait faire, c'est lever l'anonymat des réseaux sociaux. Mais c'est la même chose, c'est demander une pièce d'identité. Oui mais là mais Twitter ne et X ne le feront pas.
Ils ne voudront pas le faire. Donc vous pouvez pas. ce qu'il faut interdire effectivement l'accès aux réseaux sociaux au mur enfin au moins de 16 ans parce que c'est dramatique ce qui est en train de se passer pour notre jeunesse.
C'est pas que d'ailleurs sur la violence sur plein enfin sur le Oui, enfin il y a beaucoup de gens aussi qui ont des réseaux sociaux et qui savent s'en servir des jeunes de 13 ans ne peuvent passer 8h par jour sur TikTok. C'est c'est c'est pas possible. En tout cas, je pense que c'est pas et vous avez le comment dire monsieur Baou qui lui a souhaite interdire les poignards vent de couteau pour les pour les mineurs.
Donc madame Borne a dit mais je voulais vous faire écouter la réaction de la mère d'Élias qui était hier chez nos amis de BFM et ce témoignage est d'une puissance évidemment et d'une très grande force et qui montre là aussi la déconnexion qui existe entre ceux qui gouvernent et aujourd'hui la population française. Ellisabeth Borne qui est ministre de l'éducation nationale nous a terriblement choqué le père d'É et moi. Elle a tenu ses propos.
Je la cite le rapport sur le frérisme, la mort d'Élias ou les violences en marge du match du PSG choquent à juste titre les Français. Mais on ne doit ni légiférer à chaud ni dans l'émotion. On parle au milieu de tout ça du meurtre d'Élias.
Ce serait bien d'éviter la surenchère de mesures éculées qu'on trouve sur l'étagère à chaque actualité dramatique. On doit s'attacher à identifier les causes qui conduisent à ces faits à apporter avec sans froid des réponses cohérentes, efficaces et réalistes. De qui se moque-t-on ?
Ellisabeth Born est ministre de l'éducation nationale. Elle est au gouvernement depuis 2017. Elle a occupé plusieurs postes de ministres.
Elle a été premier ministre. On nous dit qu'elle est la numéro 2 du gouvernement. Elle est ministre de l'éducation nationale.
Madame Elisabeth Borne veut réfléchir, veut prendre le temps de réfléchir. Mais on a plus le temps de réfléchir. Le meurtre d'Élias, c'est pas un fait divers, c'est un fait de société.
On ne comprend pas comment cette femme qui est ministre de l'éducation nationale qui s'occupe de notre jeunesse est capable de prendre la parole en parlant du meurtre d'Élias et en disant tout simplement on va réfléchir, on va prendre le temps. En fait, on a plus le temps de réfléchir. Notre fils, il est mort, on le sait mais il y a plein d'autres enfants, il y a plein d'autres adolescents.
Stéphanie, la mère de Elias, Myiam Meyer est avec nous. Vous êtes professeur de français de latin. Vous étiez venu pour nous présenter Wesh Madame et vous êtes au contact de cette jeune génération.
Quel regard vous portez sur ce que nous disons depuis le commencement de l'émission ? C'est infernal là. Il faut vraiment que ça s'arrête.
Euh, j'entends la phrase "Oh, c'était un élève normal, il y a pas eu de problème particulier." C'est un élève qui est passé quand même deux fois en conseil de discipline. La première fois pour avoir tenté d'étrangler un ou une élève de 6e et ensuite après avoir assé un coup de point à un autre élève.
Mais il faut combien de ils ont combien de chance à chaque fois ? Parce que Mélanie n'en a pas eu. Elle a pas eu cette deuxième chance.
Chamsedine qui a été roué de coup à Vir Chatillon non plus. Shina qui a été brûlé à Cray non plus. Moi, j'arrive à un stade, si vous voulez où euh les portiques de sécurité, les marches blanches, les malettes pédagogiques parce que je m'attends à ce qu'on nous sorte ça, un webinaire, une formation, une malette pédagogique, que sais-je, c'est inaudible.
Nous avons à l'heure actuelle un vrai problème. À savoir que à l'éducation nationale, un problème, on ne le règle pas, on le fait mise, on le minore, on le déplace. Quand un élève a porté la main sur un autre élève, il ne devrait plus être dans le circuit normal.
Alors, on en fait quoi ? Alors, écoutez, sincèrement, je pense qu'il faut que tous les partis politiques et tous les Français là se se trouvent autour d'une table et se disent "Que fait-on ? Est-ce qu'il ne faut pas des centres vraiment spécialisés, humains, sérieux, avec de la discipline pour permettre aux gamins qui vrillent de reprendre le droit chemin ?" Mais en protégeant le reste des élèves, en protégeant les agents, on a une jeune femme de 31 ans qui décide de devenir assistante de l'éducation.
C'est un métier extrêmement difficile, qui a beaucoup de sens, qui est mal payé. Elle le fait pour sa santé, pour son petit garçon. Elle veut même devenir à ESA.
Je sais pas si vous imaginez le niveau d'altruisme qu'il faut pour vouloir devenir à et elle se fait poignarder. C'est les les personnes qui s'occupent des élèves en situation de handicap. C'est déconsidéré, c'est essentiel.
C'est l'aide de vie scolaire. Non, c'est encore autre chose. Mais enfin, c'est à peu près quand même dans le dans évidemment dans le même les équipes pédagogiques et moi c'est c'est pour Mélanie que je pleure aujourd'hui.
C'est pour Chamsedine, c'est pour Elias. On ne peut plus continuer de mettre nos agents et nos élèves en danger. Et sincèrement, je comprendrai, malheureusement, ça n'arrivera pas mais je comprendrai que tous les enseignants, les perdir, les AED, les CPE se mettent en grève illimité.
On sait que le les portiques de sécurité ne régleront rien. Il faut vraiment pas connaître les adolescents pour penser qu'avec un portique, on va régler un souci. Et très honnêtement, quand je reprends le travail en septembre, je me dis est-ce que j'ai échappé à un cancer pour me faire planter bêtement à la sortie du collège ?
Et à ce stade, la sécurité de l'emploi, vous savez qu'on on nous a beaucoup parlé, c'était notre avantage et cetera. On a peut-être la sécurité de l'emploi, mais on n'est pas du tout sûr quand on part le matin qu'on reviendra le soir. Alors, j'entends ce que vous dites.
Euh, je pense que François Bairou sait également que le portique ne sert à rien. Simplement, ils font de la com, toujours de la com, rien que de la com. Mais ce qui est le plus terrible, c'est le déni.
Le dénique qui ne comprend pas, qui ne comprend rien à ce pays. Qu'est-ce qu'on fait ? On a 2 ans devant nous.
Qu'est-ce qu'on fait avec un président qui dise que vous ce dont vous me parlez n'existe pas ? Qu'est-ce qu'on peut faire pour dire à ce président, "Regardez, écoutez les Français, voyez la société française." Qu'est-ce qu'on peut lui dire plutôt que il vienne jeter la Nathème sur les chaînes infos ?
Qu'est-ce qu'il faut faire qu'il vienne sur ce plateau ? Il n'est pas venu une seule fois sur ces news depuis 8 ans, ce qui dit tout. Écoutez moi je ne suis absolum C News et la chaîne qui en chaîne info qui est la première chaîne info de France, il n'est pas venu une fois se confronter à d'autres voix que celle qu'il entend autour de lui.
Il n'est jamais venu. Donc je viens le réinviter ce matin avec Vincent Hervouette, avec Éric Nolo, avec et qu'on fasse 3h. On fait 9h midi.
On fait 9h midi et on parle de tout. Moi, je veux pas être tout seul parce que si je suis tout seul, il va parler tout le temps donc ça sert à rien. Mais en revanche, si on est 6 autour de la table, on peut là on va pouvoir lui parler et ça sera salutaire non pas pour lui, pour la France.
Vous savez, c'est et c'est la seule chose qui doit nous mobiliser. Bernos avait une phrase magnifique qui disait que les hommes de ce siècle avaient le cœur dur et la tripe sensible. Je crois que euh on est exactement dans ce type de réaction politique où on nous dit qu'il ne faut pas réagir par l'émotion, mais ils réagissent avec l'émotion quand on fait une minute de silence, quand on fait le tour de télé et cetera mais dans les faits, je n'ai pas du tout l'impression que tous ces morts comptent réellement.
Non, j'espère j'espère que Pascal, si je peux me permettre, j'espère j'espère que ces morts compte bien sûr, je le crois. Je je lui ferai pas ce procès-là. Ils analysent ça en séquence politique.
Il y a une séquence politique fait divers. C'est comme ça qu'il l'interpète. Parle de la mort d'Élias dans une énumération.
Pour elle, c'est qu'une ligne statistique et on va passer à aut Vous avez raison. D'ailleurs, revoyons ce qu'elle a dit madame Born. Vous avez raison.
Le rapport sur le frérisme, la mort d'Élias, la violence en marche du PSG, choc à juste title des Français pour elle. Vous avez raison. Un meurtre à la machette, c'est la même chose.
Macron. Voilà, les punaesses de lit, c'est ça ou c'est la même chose. La punaise de lit où quelqu'un qui se fait assassiner à la machette, c'est la même chose.
C'est des sujets sales qui ont qui les intéressent pas aussi, il faut le dire. Eugénie Basti, tu l'as dit, je je suis d'accord avec vous qu'il y a une part de déni et cetera, mais je ne pense pas qu'il y a une solution unique à un problème aussi vertigineux. En fait, à partir du moment où on a un gamin de 14 ans qui euh s'attaque à son maître, enfin je veux dire, on a passé beaucoup de temps ces derniers temps, vous savez, à parler de l'affaire BRAM et à juger avec parfois beaucoup d'arrogance l'éducation du passé qui nous révulse aujourd'hui et ce ce temps heureusement révolue où les maîtres maltraitent les élèves.
Mais on est arrivé dans une autre époque où ce sont les élèves qui tuent les maîtres. Et je crois que ce basculement, on mesure pas en fait à quel point effectivement l'éducation du passé était très dure. Elle a fait souffrir certains enfants, mais nous avons produit une autre éducation qui produit des autres enfants et ces enfants-là s'attaquent aux adultes.
Et je crois que on est vraiment dans un vertige, on est quelque chose dans quelque chose de civilisationnel et ça se réglera pas avec des portiques ou en regardant une série Netflix en classe ou en prenant des cours d'empathie. Euh même si cette série d'ailleurs Netflix dont euh Adolescence dont tu as parlé euh Ellisabeth Borne est une série qui montre une certaine réalité, c'est-à-dire euh une jeunesse aspirée par les écrans euh qui peut je pense que c'est un facteur parmi d'autres. Euh on peut pas isoler un facteur.
Mais c'est vrai que quand on voit le parcours de ce jeune homme euh qui ressemble d'ailleurs à d'autres, vous souvenez de ce ce jeune homme qui avait tué une autre jeune fille après avoir perdu au jeux vidéo ou c'est lycéen à Nant qui a poignardé sa camarade de classe et qui venait aussi d'une famille assez stable. Donc on voit bien que il y a pas vraiment de profil aujourd'hui qui puisse en se disant voilà celui-là il va il va il va il va mal tourner. Donc il y a quelque chose de de global, de vertigineux, une espèce de mal-être même dans cette jeunesse.
Et voyant, il y a la même chose aux États-Unis depuis 20 ans, il y a des fusillades dans les écoles, euh des fusillades de jeunes qui viennent avec un niilisme. Moi, je pense qu'on est on est le mot niilisme, il est juste. Il y a un niilisme dans la jeunesse et et ça ça se réglera pas à coupe portique, ça c'est certain.
D'abord, vous avez évidemment raison, mais euh bien sûr que c'est vertigéneux et qu'on va pas le régler en 24 heures, mais ce qui est insupportable, c'est le déni. Si le président Macron hier, d'abord s'il n'avait pas fait cette émission, s'il n'avait pas fait cette émission parce qu'il voulait absolument parler de ça, cette émission, je le rappelle, qui a un échec, un million et demi et les Français lui ont dit que c'était un échec qui ne voulait pas l'entendre hier soir sur ce sujet-là. C'est ce qu'ils lui ont dit.
S'il avait dit effectivement le président de la République euh on va réfléchir ensemble mais je ne lance pas l'anathème. Je je ne parle pas des faits d'hivers. Oui, le mot fait d'hiver il est inible.
Lorsqu'on sait, je voulais vous faire écouter ce qu'a dit monsieur Bami avant. Écoutons ce que dit monsieur Bami et après on sera avec Thomas. Mais écoutez ce que dit monsieur Bami parce que ça c'est des statistiques.
C'està-dire que c'est une violence qui a augmenté. Écoutez ce qu'il disait la semaine dernière chez nous. les agressions graves.
On peut prendre plein de statistiques ce que j'entendrai André Valini qui nous disait "Mais finalement il y a toujours eu de la violence." C'est vrai, il y a toujours eu de la violence, personne ne le nira. Et pourquoi est-ce qu'il faut qu'il y ait une police ?
Pourquoi est-ce qu'il faut qu'il y ait une justice ? précisément parce que la violence fera toujours partie des tentations d'une société et des tentations pl est que on peut pas relativiser ce qui est en train de se produire y compris sur une période récente. En 2003, il y avait 200 agressions graves pour 100000 habitants en France.
En 2024 il y en avait 625. De 200 à 625 agression grave. Et donc ça c'est les chiffres c'est quelle source ?
Ça c'est les sources du ministère de l'intérieur. Donc ça multiplié par 3. Oui.
En 20 ans. En 20 ans. Bon ça c'est pas les chaînes infos.
Dans le monde occidental ces news n'est pas partout que je sache. Il y a des agressions partout. Vous avez parlé des États-Unis, ça va.
Donc vous le direz aussi à vos amis euh de libération. Il y a le le pour le coup cette violence, elle est partout. elle n'est pas que française
Emmanuel Macron