Interview "Découverte" : Bruno Le Maire a évoqué un décalage "en juillet", vers un report des soldes de 3 à 4 semaines ? - 26/05
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:44FerméeRéponse directe
Vous êtes pour ou contre le report des soldes d'été ?
- 5:25OuverteRéponse directe
Du 27 mai au 2 juin, les French Day, ça provoque la colère des commerçants. Et vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:54InvitéFait
« Le ministre a parlé du 15 juillet. Ça nous paraît très tard. »
- 6:45InvitéChiffre
« Ils ont perdu en pouvoir d'achat pendant la crise 12 millions de personnes en chômage partiel. »
- 6:48PrésentateurFait
« Beaucoup ont épargné. »
Temps de parole
- Invité46 %
- Présentateur45 %
- Invité 27 %
≈ 5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC RMC 6h-9h Bourdin Direct. J'écoutais, je regardais les pubs. Vous avez entendu le nombre de pubs pour l'automobile. Toyota, par exemple. Vous achetez une Toyota, vous payez l'année prochaine. Je crois que c'est une Yaris. Vous achetez, vous payez l'année prochaine. Les offres vont s'accumuler. Philippe est à Chevroux dans l'A... Bonjour, Philippe. Philippe, vous êtes là ? Oui. Chef de cuisine. Auditeur fidèle. Ça va, Philippe ? Bien. Et vous, Jean-Jacques ? Samedi, vous allez voir si vous pouvez changer
de voiture. C'est ça ? J'ai l'intention de changer de voiture. J'espère que les concessionnaires feront des propositions sur l'électrique ou l'hybride.
Qu'est-ce que vous aimeriez acheter ? Une électrique, une hybride ? Électrique, oui, oui. Voir les deux. Changer mon diesel pour deux autres voitures. Oui. Vous savez que pour une électrique, à mon avis, d'après ce qu'on croit savoir, ce sera 8000 euros.
Mais c'est une erreur de faire une prime pour les thermiques. Parce que quand vous allez chez les concessionnaires...
Non, non, mais là, c'est pas les thermiques. Je vous parle d'électrique. 8000 euros. Et il y aura aussi une prime à la conversion. Vous trouvez pas ça bien, vous ?
Mais non, parce que déjà, que les concessionnaires ne mettent jamais en avant les véhicules hybrides ou les véhicules électriques, ils pensent qu'à vendre leur thermique. Alors, si vous voulez que l'électrique soit encore plus vendue, il faut mettre le paquet sur l'électrique.
Mais 8000 euros, c'est pas mal, quand même, non ?
Vous avez vu les prix de lancement des voitures électriques, Jacques ?
Oui, elles sont chères.
Ça ne coûte pas 10 000 euros.
Oui, je sais. Je sais qu'elles sont très, très chères. Mais il va y avoir... Je pense qu'en ce moment, le client est roi. Vous voulez que je vous dise 400 000 véhicules en stock, Philippe ? Mais pas d'électrique. Peut-être moins d'électrique parce qu'il y a eu moins de production de voitures électriques. Ça, vous avez raison, mon cher Philippe. Tiens, ça tombe bien puisque tout à l'heure, à 7h40, j'aurai le délégué à... François Roudier. Voilà, François Roudier. Oui, oui, qui représente les constructeurs français. Les constructeurs français. Donc, je vais lui poser la question. Je vais dire en stock, là. Vous avez beaucoup de voitures électriques, hybrides, peut-être un peu plus.
Bonne chance. Vous me direz la semaine prochaine, Philippe, comment ça s'est passé ? Si vous voulez.
Par contre, je vais profiter pour passer un petit bonjour à l'union musicale de Manzia dont je fais partie pour la musique. Bonjour à tous mes copains.
Salut, Philippe. Merci. Merci pour les copains. Jacques Ressel est donc avec nous. Délégué général. Bonjour, Jacques Ressel de la Fédération du Commerce et de la Distribution. Je rappelle que vous représentez les grandes enseignes de distribution, les grands distributeurs. Jacques Ressel, Vous êtes pour ou contre le report des soldes d'été ?
Nous sommes favorables à un léger report, mais pas celui qui était envisagé hier. Le ministre a parlé du 15 juillet. Ça nous paraît très tard. Tout simplement parce que le commerce, il sort totalement rincé de cette crise. Deux mois et un peu plus de fermeture. C'est naturellement très difficile pour la plupart des commerçants. C'est aussi une reprise lente. On voit bien les consommateurs aujourd'hui. Ils ne se précipitent pas dans les magasins, sauf lorsqu'il y a des promotions. Ce qui a été dit à l'instant sur l'automobile, se retrouve dans tous les secteurs du commerce.
Donc le sujet aujourd'hui, c'est de faire repartir l'activité le plus rapidement possible par les soldes, mais pas seulement d'ailleurs. C'est pour ça que nous sommes favorables, au-delà de l'automobile, à ce qu'il y ait un vrai coup de pouce à la consommation dès le mois de juin et non pas en attendant septembre le plan de relance qui nous est promis parce que c'est aujourd'hui que c'est urgent de faire repartir la machine de la manière la plus rapide possible.
Bien, nous n'avons rien vendu depuis deux mois, disent les petits commerçants. Ça, c'est le président de la Confédération des commerçants de France qui le dit. Résultat, nos commerçants souhaiteraient pouvoir écouler leur stock de printemps au juste prix avant d'entamer des démarques. Et lui, plaide pour un report au moins au 22 juillet, hier, sur notre antenne. Avec moi, le ministre a parlé du 15 juillet. Vous vous dites, non, non, il faut que ça soit avant les soldes parce que les Français sont attachés aux soldes. C'est cela. La reprise est lente. Il faut absolument accélérer cette reprise.
Exactement. Il y a une très grande majorité du commerce aujourd'hui est favorable au fait d'avoir des soldes début juillet. Donc, il ne faut pas attendre trop longtemps. Il y a quelques petits commerçants qui, effectivement, notamment dans le domaine de l'habillement, souhaitent que ça soit décalé. Nous entendons cet appel et donc nous proposons que ça se fasse début juillet. Mais au-delà de début juillet, il faut bien voir qu'on va se retrouver dans une période qui, j'espère, sera une période de vacances. Ça va être beaucoup plus compliqué. On n'achète pas des maillots de bain après être parti en vacances.
Il faut faire en sorte que le commerce puisse repartir globalement le plus rapidement possible. Et pour les petits commerçants en question, on sait très bien qu'ils vont avoir besoin eux aussi d'avoir de la trésorerie. Regardez aujourd'hui ce qui est en train de se passer dans tous les magasins. Vous commencez déjà dans les petits, dans les grands à avoir des promotions et c'est ça qui marche. Donc, autant être raisonnable, faire des soldes de manière normale plutôt que de se lancer dans quelque chose qui sera complètement désordonnée.
Alors, il y a aussi une opération promotionnelle qui fait hurler les commerçants. Vous allez me dire ce que vous en pensez. Du 27 mai au 2 juin, les French Day, c'est une opération de six grands sites français de commerçants en ligne qui provoque donc la colère de la Confédération des commerçants de France. Et vous ?
Il faut bien se dire que la Confédération des commerçants de France représente quelques magasins. Le vrai sujet aujourd'hui, c'est de faire en sorte que nos magasins, nos sites de vente en ligne soient compétitifs par rapport à des Amazon ou des Alibaba. Et si on se contente de dire ne faisons rien, faisons en sorte d'annuler les soldes, de ne jamais faire de promotion, c'est le contraire du commerce. Le commerce, c'est mettre en avant des produits. C'est exactement ce qui est en train d'être fait justement par ces opérateurs, ces enseignes qui veulent faire repartir l'activité parce que sans activité, comme le disait un gros gros frère du Figaro hier, il n'y aura plus de job pour personne.
Oui, Jacques Cressel, d'accord, mais ça tue le petit commerce. Une autre des opérations comme cela, non ? Non, je ne sais pas, moi, je vous pose la question. Je vais vous dire, je faisais un tour
de mes petits commerces de l'habillement ce week-end. Il peut parler de leur vente privée. Donc, il faut être raisonnable aussi. Il y a le discours d'un côté et puis il y a la réalité de l'autre. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, les Français sont inquiets. D'abord, ils ont perdu en pouvoir d'achat pendant la crise 12 millions de personnes en chômage partiel. Mais ils ont épargné,
beaucoup ont épargné.
Exactement, et c'est pour ça qu'il faut les encourager à utiliser cette épargne. Il faut donc, au-delà des soldes, le gouvernement mettre en place des incitations extrêmement fortes sous forme d'aide à la consommation comme c'est le cas sur les voitures, mais il n'y a pas que sur les voitures. Il faut imaginer des mécanismes, nous avons fait des propositions dans ce sens-là pour faire en sorte que les Français soient incités à acheter et que ceux qui, par contre, ont des difficultés pour acheter, eux soient aidés aussi. La relance de la consommation, c'est quelque chose d'extrêmement urgent aujourd'hui pour faire en sorte que l'activité fonctionne.
Merci beaucoup. Merci Jacques Ressel. Merci.