Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 14 novembre 2024 11 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsJustice

Pourquoi Marine Le Pen pourrait ne pas pouvoir se présenter en 2027

Source d'origine 1 locuteur

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11PrésentateurFait
    « « d'un système organisé » »
  • 3:37Jordan BardellaFait
    « « Le parquet n'est pas dans la justice. Il est dans l'acharnement et la vengeance à l'égard de Marine Le Pen. » »
  • 3:44Jordan BardellaFait
    « « Ces réquisitions scandaleuses visent à priver des millions de Français de leur vote en 2017. C'est une atteinte à la démocratie. » »
  • 4:01Gérald DarmaninFait
    « « Combattre Mme Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs. Si le tribunal juge qu'elle doit être condamnée, elle ne peut l'être électoralement sans l'expression du peuple. » »
  • 4:24Xavier BertrandFait
    « « La démocratie, c'est aussi le respect de la justice. La loi existe, elle s'applique à tous et personne n'est au-dessus des lois. » »
  • 4:37Didier MigaudFait
    « « La justice est indépendante et les magistrats sont eux-mêmes indépendants. C'est un principe constitutionnel. » »
  • 4:44Didier MigaudFait
    « « Le juge ne se substitue pas au pouvoir politique. Il y a une indépendance entre les pouvoirs. » »
  • 5:03Jean-Luc MélenchonFait
    « « Une peine d'inéligibilité ne doit pas être appliquée avant expiration de tous les recours prévus par la loi. Sinon, la crise politique serait aggravée sans aucun avantage pour la société. » »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Présentateur 238 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Cinq ans de prison, dont deux enfermes, mais aussi cinq ans d'inéligibilité, c'est ce que le parquet a requis contre Marine Le Pen dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires. Conséquence directe, si dans quelques mois le verdict va dans ce sens, eh bien Marine Le Pen ne pourra pas être candidate à l'élection présidentielle de 2027. Mais alors, de quoi parle-t-on ? Pourquoi tout cela fait-il autant réagir ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. On est partis ensemble donc pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes.

Marine Le Pen est donc jugée depuis septembre avec 26 autres personnes dans le cadre du procès des assistants parlementaires du Front National. Le Front National, c'est donc l'ancien nom du Rassemblement National. Ils sont donc accusés d'avoir détourné des fonds alloués par le Parlement Européen, donc l'une des principales instances de l'Union Européenne. Et à quoi ça ressemble exactement ? Eh bien, des assistants parlementaires de députés européens du Front National sont accusés d'avoir exercé des emplois fictifs.

En gros, et comme c'est le cas à l'Assemblée Nationale, eh bien, le Parlement Européen verse de l'argent aux députés européens pour qu'ils embauchent des assistants parlementaires qui vont les aider dans leur mission au quotidien au Parlement Européen. Sauf que là, eh bien, le Front National est soupçonné d'avoir fait travailler ces personnes-là, non pas dans le cadre des travaux du Parlement Européen, mais directement pour des sujets du parti, directement donc en France. Et on parle de faits survenus entre 2012 et 2017 pour des montants de plusieurs millions d'euros cumulés au fil des années.

Et à noter qu'il y a eu une autre affaire similaire dans le cadre du Modem, donc un autre parti centriste et proche d'Emmanuel Macron. On en a déjà parlé à l'époque sur ce compte, mais je vous mets des liens en description, si vous voulez en savoir plus. Bref, concernant le Rassemblement National, le procès se déroule donc en ce moment, et mercredi, le parquet, donc l'accusation, a détaillé les peines requises.

L'une d'entre elles a fait particulièrement parler, c'est la suivante, 5 ans de prison, dont 2 enfermes, mais aménageables, on aura l'occasion d'en reparler, mais 5 ans de prison, dont 2 enfermes, 300 000 euros d'amende, mais aussi 5 ans d'inéligibilité qui ont été requis donc contre Marine Le Pen. Le parquet estime en effet que Marine Le Pen, elle-même députée européenne, mais surtout présidente du parti à l'époque, était au centre, je cite, d'un système organisé. Et ce que l'on peut noter, c'est que le parquet a requis une peine d'inéligibilité assortie d'une exécution provisoire. Et là, c'est un point extrêmement important. Exécution provisoire, qu'est-ce que ça veut dire ?

Eh bien, si une telle peine est prononcée, et donc qu'elle est prononcée avec exécution provisoire, eh bien, ça veut dire qu'elle s'applique immédiatement. Et donc, même si Marine Le Pen décide de faire appel et de contester un éventuel verdict qui irait dans ce sens, eh bien, cette peine d'inéligibilité continuera en attendant à s'appliquer. Pour dire les choses très franchement, dans le cas où une telle peine est prononcée, Marine Le Pen ne peut pas se dire « Je vais faire appel et en attendant, je suis candidate à l'élection présidentielle » puisque ce ne serait pas possible dans ce cas précis.

Alors maintenant, attention, c'est très important de rappeler que ce qu'on évoque ici, c'est ce qui est demandé par le parquet. Ça ne veut pas dire que c'est cette peine qui sera forcément prononcée. Le verdict du tribunal, il ne sera pas connu tout de suite. A priori, on le connaîtra au premier trimestre 2025. Donc, ça va prendre plusieurs semaines et plusieurs mois. Mais c'est donc ce qui a été demandé, en quelque sorte, par l'accusation. Bon, je le disais, tout ça a vivement fait réagir. Et les premiers à réagir, ça a été, vous l'imaginez, les membres du Rassemblement National. Marine Le Pen, mercredi soir, a dénoncé une violence et une outrance du parquet.

Alors, l'actuel président du Rassemblement National, Jordan Bardella, qui n'est pas visé par ce procès. Et je vous mets des liens en description pour en savoir plus. Mais il a déclaré, je cite, « Le parquet n'est pas dans la justice. Il est dans l'acharnement et la vengeance à l'égard de Marine Le Pen. » Ajoutant, je cite, « Ces réquisitions scandaleuses visent à priver des millions de Français de leur vote en 2017. C'est une atteinte à la démocratie. » Mais les réactions, elles ont dépassé le Rassemblement National. À droite, par exemple, certains politiques ont pris la parole.

On peut noter que Gérald Darmanin, l'ex-ministre de l'Intérieur, a déclaré ceci, « Combattre Mme Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs. Si le tribunal juge qu'elle doit être condamnée, elle ne peut l'être électoralement sans l'expression du peuple. » Il appelle, je cite, « À ne pas creuser plus la différence entre les élites et l'immense majorité de nos concitoyens. » Alors, cette même phrase a fait réagir d'autres politiques. Par exemple, Xavier Bertrand, qui est du parti Les Républicains, qui a déclaré ceci, « La démocratie, c'est aussi le respect de la justice. La loi existe, elle s'applique à tous et personne n'est au-dessus des lois. » C'est ce qu'il a déclaré au micro de RTL.

Plutôt dans le même sens, le ministre de la Justice, Didier Migaud, a déclaré, je cite, « La justice est indépendante et les magistrats sont eux-mêmes indépendants. C'est un principe constitutionnel. » Avant de déclarer aussi, je cite, « Le juge ne se substitue pas au pouvoir politique. Il y a une indépendance entre les pouvoirs. » De leur côté, donc, on défend le principe de la séparation des pouvoirs et le principe, donc, que la justice s'applique à tous. Mais parmi les déclarations, on retrouve aussi celle de Jean-Luc Mélenchon, de la France Insoumise, donc.

Jean-Luc Mélenchon qui déclare notamment ceci dans un tweet, « Une peine d'inéligibilité ne doit pas être appliquée avant expiration de tous les recours prévus par la loi. Sinon, la crise politique serait aggravée sans aucun avantage pour la société. » Contrairement au RN, « Nous sommes contre les peines automatiques, etc. » Autrement dit, même si Jean-Luc Mélenchon débute son tweet en soutenant le travail de la justice, eh bien, il s'oppose à ce principe d'exécution provisoire et le fait, donc, que Marine Le Pen serait déclarée inéligible même pendant, donc, qu'elle fait appel. Alors, cette déclaration a elle-même fait beaucoup réagir, y compris au sein de son propre camp.

Alors, maintenant, que va-t-il se passer ? Je le disais, on aura le verdict et la décision du tribunal dans les prochaines semaines, voire les prochains mois. Ce qu'il faut quand même noter, c'est qu'au delà de Marine Le Pen et de sa potentielle condamnation, eh bien, il y a aussi d'autres cadres du RN qui sont concernés par ce procès. Et il y a aussi 3 millions d'euros, dont 2 millions d'euros avec sursis.

Et c'est quand même important puisque même si on n'est pas aux Etats-Unis avec des campagnes présidentielles sans plafond et tout ce qu'on a pu voir aux Etats-Unis ces derniers jours, en France aussi, évidemment, une campagne, ça coûte de l'argent et donc la question d'une éventuelle amende dans le cadre de cette condamnation sera quelque chose à observer. On peut noter aussi que le Rassemblement National a même lancé une pétition qu'ils ont diffusée sur leurs réseaux sociaux. Ils ont aussi lancé un hashtag qu'ils ont nommé Je soutiens Marine. On suivra en tout cas tout ça.

Je vous mets des liens en description chez mes volants Sars+, notamment donc sur cette affaire des assistants parlementaires avec différents liens pour en Sars+. Je vous laisse avec Léa pour les actualités en bref et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette info. Israël serait responsable, je cite, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité à Gaza. C'est en tout cas ce qu'estime l'ONG internationale Human Rights Watch dans un rapport publié ce jeudi. Selon elle, les ordres d'évacuation répétés de l'armée israélienne dans la bande de Gaza mènent à un déplacement forcé massif et délibéré de civils palestiniens à Gaza.

L'ONG estime que les actions d'Israël semblent également correspondre à la définition du nettoyage ethnique dans les zones où l'armée a demandé à des palestiniens de partir et où ils ne pourront pas revenir car elles sont désormais inhabitables. En octobre dernier, l'ONU a estimé qu'1,9 million de Gazaouis avaient été déplacés à cause de la guerre alors que la population totale était estimée à 2,4 millions d'habitants au début du conflit. De son côté, l'armée israélienne affirme avoir appelé les habitants à évacuer je cite en raison d'impératifs militaires et elle assure participer à la protection de civils.

Deuxième actu, aux Etats-Unis, le camp des Républicains donc celui de Donald Trump a conservé la majorité à la Chambre des représentants qui est l'équivalent de l'Assemblée nationale en France. C'est ce qu'ont annoncé plusieurs médias américains ce mercredi. Ils ont donc obtenu au moins 218 sièges sur les 435 enjeux après avoir remporté le Sénat face aux démocrates donc le camp de Kamala Harris et de Joe Biden la semaine dernière. Concrètement, ça veut dire que Donald Trump pourra plus facilement mettre en oeuvre son programme politique.

Alors parallèlement à ça, Donald Trump a évoqué mercredi l'hypothèse d'un troisième mandat à la tête des Etats-Unis lors d'un discours devant des Républicains à Washington. Alors faut savoir que la Constitution américaine, donc la norme suprême du pays, limite le nombre de mandats présidentiels à deux qu'ils soient consécutifs ou non. Donc pour pouvoir faire un troisième mandat, Donald Trump devra passer par une modification de la Constitution, ce qui est une procédure compliquée.

Troisième actu, la ministre française de la transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, ne se rendra finalement pas à la COP29, une grande conférence climatique internationale qui a débuté ce lundi à Bakou, en Azerbaïdjan et qui se terminera le 22 novembre. C'est ce qu'elle a annoncé ce mercredi lors d'une séance au Sénat. Selon elle, cette décision fait suite aux attaques, je cite, « inacceptables » du président azerbaïdjanais contre la France et l'Europe. En fait, les relations entre la France et l'Azerbaïdjan sont assez tendues en raison du soutien de la France à l'Arménie qui est l'ennemi historique de l'Azerbaïdjan.

Dans un discours à la COP29 ce mercredi, le président d'Azerbaïdjan a dénoncé l'histoire coloniale de la France mais aussi, je cite, « les crimes » du régime du président Macron dans ses territoires d'outre-mer, notamment en Nouvelle-Calédonie. Alors, il était déjà prévu qu'Emmanuel Macron ne participe pas à la COP29 et donc, au final, aucun membre du gouvernement français ne sera présent non plus. Il y aura cependant une quarantaine de négociateurs français intégrés à l'équipe européenne.

Quatrième actu, plus d'un quart des personnes accueillies par le Secours catholique en 2023 n'avaient aucune ressource et il s'agit d'un niveau record selon le rapport annuel de l'association sur la pauvreté en France dévoilé ce jeudi. Au total, 95% des ménages rencontrés vivaient sous le seuil de pauvreté qui est établi à 1216 euros pour une personne seule. A noter que les femmes représentent plus de la moitié des personnes rencontrées. Le Secours catholique explique notamment cette hausse par les démarches dématérialisées qui peuvent être complexes pour accéder aux aides sociales mais aussi par des critères pour y être éligibles qui ont été resserrés.

Cinquième actu, les trois quarts des 18-25 ans indiquent avoir déjà renoncé à un emploi ou à une formation par manque de solutions pour se déplacer selon le dernier baromètre des apprentis d'Auteuil publié ce jeudi. Concrètement, ils ont dû abandonner au moins une opportunité soit parce qu'ils n'avaient aucune solution de transport accessible et compatible avec leurs horaires soit parce qu'ils n'avaient pas de moyens de transport personnel ou encore en raison du coût des transports que ce soit celui de l'essence ou des transports en commun. Et on finit avec cette actu.

En Colombie, un pays d'Amérique du Sud, le Parlement a adopté une loi qui interdit le mariage de mineurs de moins de 18 ans ce mercredi. Faut savoir que la Colombie autorise actuellement les mariages à partir de l'âge de 14 ans à condition que les parents de la personne mineure donnent leur consentement. Selon les chiffres officiels, 114 mariages impliquant des personnes mineures ont été célébrés en Colombie en 2023. Alors pour entrer en vigueur, la loi doit encore être promulguée par le président de gauche Gustavo Petro qui avait rejeté une initiative similaire lorsqu'il était au Parlement. On suivra ça. Merci pour ces actualités en bref.

Alors si de votre côté vous voulez plus d'actualités, sachez qu'on a lancé très récemment un nouveau podcast dédié spécifiquement aux actualités culturelles concrètement en quelques minutes chaque jour. On parle de musique, de cinéma, de séries, de littérature, de jeux vidéo avec l'objectif d'analyser des tendances importantes mais aussi de vous recommander pas mal de choses. Vous allez aussi pouvoir de temps en temps retrouver des interviews exclusives directement sur ce podcast. Alors concrètement, il s'appelle les Actu Pop Hugo Décrypte donc si vous tapez Hugo Décrypte Pop sur votre appli de podcast vous allez pouvoir le retrouver.

Pensez juste à vous abonner directement à ce nouveau podcast pour être sûr de ne pas le louper et on se dit à demain pour des nouvelles actualités.