Face à Face : Xavier Bertrand - 13/12
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Xavier Bertrand Bonjour Vous êtes bien sûr le président de la région Hauts-de-France Vous êtes ancien candidat à la présidentielle On va revenir sur cette question de la loi immigration Et d'ailleurs c'est aussi chez vous que ça se passe Puisque Gérald Darmanin devait être cet après-midi Ce sera finalement vendredi dans votre région Plus précisément à Calais Pour s'intéresser de manière très concrète A la question de l'immigration Est-ce que d'abord Gérald Darmanin Dont vous avez toujours été assez proche A encore la légitimité d'être le ministre de l'Intérieur ?
Déjà je n'aime pas les chasses à l'homme Et le sujet ce n'est pas le ministre de l'Intérieur La vraie question c'est les choix du président de la République Et la situation politique dans laquelle on est Mais déjà la première des choses Est-ce que l'on a besoin aujourd'hui D'une nouvelle loi sur l'immigration Pour mettre un coup d'arrêt à l'immigration telle qu'on la connaît La réponse est claire c'est oui Est-ce qu'on a la possibilité d'avoir un texte Qui porte ce coup d'arrêt Et qui protège les français ? La réponse est oui également Sur la base du texte qui a été voté par le Sénat Et qui va servir de base à la commission Oui mais on ne sait plus très bien
Et d'ailleurs visiblement c'est aussi le problème des députés C'est qu'ils ne savaient plus très bien Si c'était la version Sénat La version macroniste Où est-ce qu'on en était ? Vous votre version à vous En tout cas celle que vous plébisciteriez C'est celle du Sénat durcie En quelque sorte comme on dit Par les sénateurs républicains
Exactement Mais je pense que ça vaut la peine Qu'on se pose un instant Parce que depuis maintenant 36 heures C'est la foire d'empoigne à l'Assemblée Dans les médias Et les français ont le sentiment Qu'il n'y aura pas de loi sur l'immigration
Bon c'est pas un sentiment Enfin alors en tout cas au moment où on se parle Alors elle va revenir lundi Mais elle est sortie du jeu
Les français n'y comprennent rien Parce que c'est devenu les attaques Entre les uns et les autres Le gouvernement dit c'est de la faute Aux oppositions c'est de la faute de LR En oubliant de balayer devant leurs portes Il y a quand même 9 députés de chez eux Qui étaient manquants Qui manquaient à l'appel Mais ils étaient où ? Il y en avait à la fois de Renaissance 5 Renaissance mais aussi d'autres Effectivement des alliés Ils étaient où ? Donc encore une fois Il faut aussi être sérieux Les français ont le sentiment Qu'il n'y a plus de texte Il y a un texte Non mais attendez On va évidemment parler de pourquoi Mais là j'ai du mal à comprendre
Votre petit jeu C'est à dire en fait Vous avez l'air de dire Bon ils sont responsables Ok Et d'ailleurs vous dédouanez En quelque sorte le ministre de l'Intérieur En disant le problème C'est la stratégie d'Emmanuel Macron Vous dites d'ailleurs Il manquait à l'appel 9 députés De la majorité Qui s'est retrouvée en minorité Est-ce que vous député Vous auriez voté la motion de rejet ?
Oui
Oui Donc vous auriez été avec les LR On est bien d'accord
Bien sûr Et d'ailleurs j'ai demandé Un certain nombre de mes amis LR à l'Assemblée nationale De porter justement Ce coup d'arrêt Par rapport au texte de l'Assemblée Expliquons bien les choses Il y a deux textes Qui sont en quelque sorte En discussion A la sortie du Sénat Il y a un texte Qui est voté largement Par les sénateurs Mais attendez Les sénateurs LR Les sénateurs centristes Les sénateurs macronistes Ils votent le texte du Sénat Et le ministre de l'Intérieur dit C'est un bon texte Il me convient très bien Il suffit de reprendre Ce qui a été dit à l'époque Voilà ce qu'il dit Ensuite le texte arrive A l'Assemblée nationale Et là il est complètement détricoté Et il est beaucoup moins ferme Que la version du Sénat Et les parlementaires LR Disent à l'Assemblée Nous on veut un texte Qui soit digne de ce nom Qui porte le coup d'arrêt A l'immigration Et qui protège les français Voilà pourquoi Ils ont voté cette motion de rejet Il y a donc aujourd'hui Un texte Ce texte j'en suis convaincu Si le gouvernement souhaite Aller vers un compromis Ce texte peut être voté Rapidement en CMP Il peut être adopté Commission mixte paritaire Pardon excusez-moi Commission mixte paritaire Avec 7 députés 7 sénateurs Il peut être adopté Avant la fin de l'année Et le ministre de l'Intérieur Peut aussi préparer Les décrets d'application Pour que ce texte Permette de protéger Les français Comme on l'a vu Notamment pour expulser Les étrangers Qui sont dangereux Pour l'ordre public Vous savez que c'est Pour moi un combat que je mène Et j'ai vu notamment Avec l'attentat d'Arras Combien il était important Qu'on puisse éloigner Les dangereux Et qu'ils quittent Le territoire national
Ce texte Ce serait le texte Du Sénat Vous reprochez donc aujourd'hui Et vous dites qu'au fond On aurait pu éviter Ce pataquès Cette vraie crise politique Dans laquelle s'est mis Finalement tout seul Emmanuel Macron En ne demandant pas A ce que le texte Tel qu'il était sorti Du Sénat Reste le même Présenté aux députés Ils auraient perdu la gauche Mais ils auraient gagné Les élus LR
Parce que nous l'avons dit Et moi je le redis également Je m'en suis entretenu Également avec Éric Ciotti Hier soir et dimanche Qui me demandait Ma position D'accord Pour dire Il faut être prêt A voter cette motion De rejet Et encore une fois Parce que ce que nous voulons C'est un texte Qui soit le plus ferme possible Les français veulent un texte Sur l'immigration Ils n'ont pas forcément Tous regardé le détail La version de l'Assemblée La version du Sénat Celle du Sénat Est plus ferme Vous savez ce qu'elle demande Elle demande aussi Transformation radicale De l'aide médicale d'État On souhaite également
En aide médicale d'urgence
En aide médicale d'urgence Souhaite également Qu'on modifie Le code de la nationalité Elle souhaite également Que l'on puisse éloigner Ceux qui sont dangereux Pour notre pays Et que pendant ce temps-là Avant qu'il y ait Cette obligation De quitter le territoire français Exécuté Il ne soit pas en liberté Moi ce que je souhaite C'est qu'il soit Avec des mesures privatives De liberté C'est-à-dire dans un centre De rétention administrative Autant de sujets Sur lesquels Très clairement On peut agir vite Et on doit agir vite
Quand on regarde Le contenu En effet De la loi Il y a aussi Ce fameux article 3 Qui était l'article Qui initialement Dans la version Telle qu'elle avait été Proposée par le gouvernement Demandait une régularisation Des travailleurs Des métiers en tension Cet article 3 A été transformé En article 4 bis
Exactement
Qui est un peu moins conciliant Sur les métiers en tension Mais qui malgré tout Permet des régularisations Cet article tel qu'il a été réécrit Vous convient ?
Non La version qui me convient C'est celle du Sénat C'est à dire clairement Qu'il n'y a pas de droit général Il n'y a pas d'appel d'air Il n'y a pas de régularisation automatique Il y a des situations De cas par cas Et avec des étrangers Qui ne deviendraient pas français Voilà clairement La position du Sénat La position du Sénat Je l'aurais votée Des deux mains Et aujourd'hui La position du Sénat Doit être la boussole Qu'il y ait une discussion Au sein de la commission Mixte paritaire C'est une chose Mais la boussole La référence Le cap C'est aujourd'hui La version du Sénat Et là la balle Est dans le camp Aujourd'hui Du chef de l'Etat Et du gouvernement
Emmanuel Macron S'est trompé Il a fait preuve de quoi ? De péché d'orgueil ?
Il a surtout refusé Depuis 18 mois De tenir compte De la situation politique Cette crise politique C'est la conséquence Des élections législatives De juin 2022 Emmanuel Macron A gagné l'élection présidentielle Il a perdu Les élections législatives Mais il fait Je l'écrivais Au mois d'avril Cette année On est dans une forme De cohabitation Il n'a pas La majorité absolue Et au moment Où on se situe Apolline de Malherbe Dans cette crise politique Qui est très importante Dont on peut sortir
Ne niez pas l'existence D'une crise politique Majeure aujourd'hui
Évidemment Évidemment Vous savez Cette crise politique Elle a failli se produire Au moment des retraites Le boulet est passé tout près Mais là Avec un texte important Celui sur l'immigration On voit très clairement Qu'il n'a pas de majorité Et que ça ne sert à rien De louvoyer Vous l'appeliez Ça ne sert à rien De faire du en même temps Ça ne fonctionne pas Il faut faire des choix clairs Et en matière d'immigration Vous devez faire preuve d'humanité Notamment en pensant De nouvelles politiques De coopération Avec les Africains Mais vous devez faire preuve De fermeté Voilà ce qu'il nous a demandé
Vous l'appeliez à l'époque Lorsque vous aviez dénoncé Cette situation bancale Cette forme de déni De non-majorité Et le fait qu'il soit Dans une sorte de cohabitation Disiez-vous Qu'il refuse de louer Vous l'aviez appelé À ce moment-là À une lucidité Mais aussi À avoir À prendre Un Premier ministre De l'opposition Ou qui ne soit pas de ses bancs Aujourd'hui
Le chef de l'État A quatre possibilités devant lui Quatre Soit il ne change rien Et on continue comme ça Jusqu'à la prochaine crise
Ce qui a l'air d'être Son option pour l'instant
Ne rien changer Ne rien changer Pendant trois ans C'est de la folie C'est de la folie On voit bien Qu'on ne peut pas continuer À avoir un quinquennat Où on ne prend pas Les problèmes de fond C'est aujourd'hui l'immigration Ça sera demain Une plus grande fermeté En matière de justice Et lutter contre l'islamisme Sous toutes ses formes Pour tout ça C'est quand même important Les politiques du logement Se soigner
Parce que ce que ça a montré C'est qu'au fond Il n'avait plus les moyens De gouverner
Exactement Même quand il parle Il n'a pas les moyens De ses décisions Donc il a quatre possibilités La première Il ne change rien La deuxième Il reconnaît La situation politique Et il fait En quelque sorte Le choix d'une cohabitation Le troisième Il demande la confiance Des français Et il y a une dissolution Ou la quatrième C'est qu'il se tourne Vers les français Notamment leur donnant La parole Avec un référendum Il y a quatre possibilités Le président de la République Apolline de Valherbe Doit venir dire Aux français Quel choix Il fait Entre ces quatre Solutions Vous appelez
Emmanuel Macron A décider A s'adresser aux français Et à prendre une décision
Qu'il décide Et qu'il nous dise clairement Quel est son choix Les français A ce moment précis Face à cette situation politique Face au spectacle tragique Que l'on voit Notamment à l'Assemblée Sur les plateaux de télévision Il doit nous dire Voilà le choix que j'ai fait Pour faire avancer le pays Qu'on apprécie Emmanuel Macron Ou pas Qu'on ait voté Pour lui ou pas Nous sommes tous aujourd'hui Dans un pays Qui a besoin d'avancer De relever les défis
Xavier Bertrand Quelle est l'option Dont vous estimez Quelle serait la meilleure ?
Mais moi je ne suis pas Le président de la République Posez-lui la question J'ai voulu devenir Président de la République Ça n'a pas été le choix Ma famille politique Donc je ne suis pas A faire le choix A sa place C'est à lui en conscience De nous dire Ce qu'il veut faire Pour faire avancer
Le pays Il le dit sans le dire C'est-à-dire que Quand il réunit Hier autour de lui Un certain nombre De responsables politiques Et qu'il leur fait comprendre Qu'on va continuer Un peu comme si de rien n'était C'est-à-dire avec effectivement Cette commission mixte paritaire Qui sera donc réunie A partir de lundi Il a annoncé Qu'il n'y aurait pas La dissolution Donc déjà l'option 3 Elle est balayée Et qu'a priori Il n'y aurait pas de changement Vous estimez Qu'il devrait le dire Plutôt que de le faire Un peu en lousdé Que de le dire
Dans un repas Avec les fruits de mer Avec ses chapeaux à plumes Vous ne croyez pas Que c'est devant les français Qu'il devrait venir le dire Il parle souvent Mais sur des sujets essentiels Comme celui-là Il doit rendre des comptes Au français Il doit leur dire Voilà le choix Que j'ai fait pour le pays Voilà le choix Que j'ai fait pour vous
Il a exclu la dissolution Vous auriez estimé Que c'était une des options Intéressante de redonner Justement la parole aux français
C'est à lui de dire Ce qui est vrai aujourd'hui On le voit bien C'est qu'on a une assemblée Qui est éclatée Elle serait certainement Encore plus éclatée Sans majorité absolue Pour qui que ce soit Non aujourd'hui On le voit bien Il a d'autres possibilités D'autres cartes en main Il doit nous dire Laquelle il joue Ça ne peut pas être Plusieurs en même temps Il faut le choix De la clarification Les français vous savez Aujourd'hui Au-delà de leurs inquiétudes Ils veulent être protégés Ils veulent savoir où on va Et comment on y va C'est la moindre des choses Quand même Parce que le choix Qui a été fait en juin 2022 C'est celui-là Ils n'ont pas voulu Lui donner la majorité absolue Mais ils ne veulent pas Que le pays soit condamné A l'immobilisme Les français
Vous excusez un petit peu vite Le ministre de l'Intérieur Quand même non ? Vous lui trouvez Beaucoup d'excuses Ce ne serait pas de sa faute Ce ne serait pas de sa faute
Mais attendez Ce n'est pas que je n'ai pas de sa faute Il y a une responsabilité Tout c'est de la faute d'Emmanuel Macron Et rien de la faute de Gérard Bénormann Dans la Ve République Le patron c'est le président Vous voulez que je vous parle De Madame la Première Ministre Oui La semaine dernière Nous dit justement Qu'il y a le sentiment Que la violence aggrave Quand vous voyez L'hyperviolence dans nos rues Et depuis des années Et des années Quand il y a ce déni de réalité Il faut quand même regarder Les choses en face Ce n'est pas seulement Le ministre de l'Intérieur Qui porte tout ça Sur ses épaules C'est un ensemble Quand vous voyez Une majorité à l'Assemblée Nationale Qui détricote complètement Ce que a fait le Sénat Donc encore une fois Leur responsabilité est collective Mais celui qui doit nous dire Voilà comment on va s'envisager L'avenir C'est Emmanuel Macron Et personne d'autre
Gérald de Darmanin Qui sera d'ailleurs A vos côtés je le disais A Calais Vendredi Quelle est la situation A Calais aujourd'hui ?
A Calais le problème Est très simple C'est qu'il y a un appel d'air Avec des migrants Qui ne veulent pas rester en France Qui veulent aller en Grande-Bretagne Et pourquoi ? Parce qu'en Grande-Bretagne Ils ont du boulot Les gens Même si Les employeurs Même si les migrants Ne sont pas déclarés Les payent avec un lance-pierre Les exploitent Mais leur donnent du boulot Voilà pourquoi je ne veux pas D'un appel d'air Aujourd'hui Sur les régularisations massives Pour les travailleurs Et tant que vous ne vous en laissez pas pris
Parce que c'est ce qui est fait En Angleterre
C'est ce qui est fait en Angleterre Et on voit bien Que ça ne s'arrête pas Ils sont sortis du Brexit En disant qu'il n'y aura plus d'immigration Il n'y en a jamais eu autant
Ils ont quand même annoncé hier Avoir réussi à faire adopter Une loi extrêmement controversée Qui est en débat Depuis plusieurs mois maintenant Pour expulser Externaliser Les demandeurs d'asile Les envoyer au Rwanda
Mais tant qu'il y aura Là-bas Des clandestins Qui iront pour bosser Et qui savent qu'ils bosseront Ça ne s'arrêtera pas Et nous sommes trop gentils Avec nos amis britanniques
Qu'est-ce que vous en pensez vous de cette loi anglaise Externaliser les demandeurs d'asile Qu'ils vont envoyer au Rwanda Avec qui ils ont fait une forme de pacte Mais d'une certaine façon
C'est ce que veut faire aussi l'Europe Avec ce qu'on appelle des hotspots Notamment en Turquie C'est tout simplement Se donner la possibilité de freiner Mais ils se trompent Attendez
Ça veut dire Xavier Bertrand Que vous estimez en tout cas Que externaliser les demandeurs d'asile Qui ne seront plus sur le sol anglais Mais feront leur demande au Rwanda C'est pas une vraie
On fait un tour en arrière C'est ce que je proposais lors de la primaire C'est que quand vous traitez Toutes les demandes d'asile sur le territoire Les migrants ne repartent pas Ils ne repartent pas Et donc ce que je proposais Ça a été repris depuis par ma famille politique Pas à l'époque mais depuis C'est que ce soit traité en dehors des frontières
Mais faire comme ça éventuellement Un accord avec un pays
Bien sûr Mais c'est ce que je proposais à l'époque Ou alors que ce soit fait aussi Dans nos postes diplomatiques Le vrai problème français Au-delà de ce texte sur l'immigration C'est qu'il faut aussi de la fermeté Pour dire que quand on ne veut pas Accueillir des étrangers On se donne les moyens de cette politique Ce sont des quotas migratoires Et l'autre aspect C'est quand vous n'avez rien à faire Sur le territoire français Vous repartez Les OQTF nous le savons Elles sont appliquées à même pas 7% C'est un record d'Europe dont on se passerait volontiers Et l'autre aspect
Et même quand elles sont appliquées Pardon mais je voudrais justement Revenir sur un point Même quand elles sont appliquées Parfois la France est condamnée C'est le cas donc depuis hier Pour ce fichet S Considéré comme quelqu'un De dangereux sur le sol français Qui vient d'Ouzbékistan Qui a été renvoyé dans son pays Après deux ans Où la décision n'avait pas été appliquée Il a donc été renvoyé en Ouzbékistan Et la France est condamnée Par la Cour Européenne des Droits de l'Homme Parce qu'il est en danger Là-bas dans son pays La France Qui va être donc obligée D'aller rechercher Celui qu'elle a expulsé Et de lui verser des indemnités Est-ce qu'il faut sortir De la Cour Européenne des Droits de l'Homme ?
La première des choses C'est que cet Ouzbék N'a pas à revenir en France Et que le Conseil d'État N'a pas appliqué d'astreinte A l'État français Pour le faire revenir Il est dangereux
C'est le tribunal administratif français Qui fait appliquer Effectivement la jurisprudence De la Cour Européenne des Droits de l'Homme ?
Il est dangereux Il ne revient pas En liberté en France C'est aussi simple que ça Protéger nos concitoyens Est une priorité
Moi je veux bien Vous dites ça Mais la Cour Européenne des Droits de l'Homme Va dans ce cas-là Condamner la France
Et c'est la raison pour laquelle Ce texte sur l'immigration Aujourd'hui ne suffira pas Il est important Il y a des avancées Il permettra de mettre Ce coup d'arrêt Dont on a besoin De protéger les Français Vis-à-vis des étrangers dangereux En les expulsant Mais il y a un autre aspect Il faut modifier notre constitution Il faut modifier notre constitution De façon encore une fois A mieux nous protéger Le débat qui est posé A Pauline de Barber Et donc
Pardon Je reprends la question C'est important aussi Je vais vous expliquer Quel rapport à la Cour Européenne Des Droits de l'Homme ? Je viens de vous le dire
La modification de la constitution Va nous permettre D'invoquer Les intérêts supérieurs De la nation Pour pouvoir dire S'il est dangereux Pour les Français Alors il n'est pas en liberté Sur le territoire français Et ce qui est très important Ça veut dire que Le droit français Sera plus important
Que celui du droit européen
Il doit s'adapter Et ce n'est pas sortir de l'Europe C'est tout simplement De comprendre que Nos démocraties Si elles ne se musclent pas Si elles ne musclent pas Leurs dispositifs juridiques Elles sont condamnées À un moment donné À laisser disparaître Nos libertés Au profit de la sécurité Je ne le veux pas Les démocraties ont A mon sens Plus de force Que les dictatures Mais il faut dans ces cas-là Qu'elles nous protègent Et qu'elles se protègent C'est ça qu'il y a Derrière ce référendum Constitutionnel Et je pense que La meilleure des choses C'est de demander L'avis aux Français En disant Qu'est-ce que vous voulez vous ?
Et donc vous êtes Pour la quatrième option C'est-à-dire l'option référendum
Je pense qu'on a besoin De demander au peuple français Son avis Et aussi Il donne sa force À des politiques Qui manqueraient de force
Xavier Bertrand Le lycée Averroès Premier lycée musulman de France Lycée privé Sous contrat avec l'État C'est un de vos combats Ça fait quelque temps Que vous estimez Que ce lycée Ne doit plus être financé Par l'État Donc ne doit plus être Sous contrat Et par la région Et par la région donc Le préfet du Nord A décidé en effet De mettre fin aux subventions Mais il y a De nombreuses voix Qui s'opposent En disant Que c'est de l'islamophobie Que d'ailleurs Dans un sens C'était les résultats Quand on voit les résultats De ces élèves C'est aussi les privés D'un enseignement Qui leur permettait D'excellents résultats
Je suis attaché A l'enseignement libre Politiquement Philosophiquement Personnellement J'y suis attaché Mais cet enseignement libre Quelle que soit la confession Un lycée catholique Un lycée musulman Doit respecter les règles Ce lycée Ne respectait plus les règles Alors il n'y a pas lieu Qu'il y ait de contrat d'association Il n'y a pas lieu Qu'il y ait des financements publics De l'État Ou de la région Ça fait 6 ans Que j'alerte en disant Je voudrais savoir Si oui ou non Il y a un problème Est-ce qu'il y a eu Des financements étrangers Il y a un livre Qatar Papers Qui a montré Qu'il y avait des financements
L'écrit par George Malbrune Notre confrère
Exactement Et puis ensuite Il y a eu la question De la place du fait religieux Pendant des années L'inspection De l'éducation nationale A dit Il s'y reculez M.
Bertrand Il n'y a rien à voir Payé Taisez-vous J'ai porté l'affaire en justice En disant Je ne verse plus Un peu comme un lanceur d'alerte Parce que ce n'est pas moi Qui pouvais prendre cette décision Et il a fallu un rapport De la Chambre régionale des comptes Pour bien montrer Qu'il y a des ouvrages Qui étaient au centre De documents et d'information Qui n'étaient pas conformes Aux valeurs de la République Dans ces ouvrages Des ouvrages pedagogiques On parlait de charia On disait que l'homme Et la femme N'ont pas la même importance Ne sont pas égaux Ça c'est contraire Au principe de la République Et donc Il ne respecte pas ces règles Ce lycée Alors il ne doit plus Avoir de financement Mais il y a deux questions Que je pose Comment se fait-il Que pendant toutes ces années L'éducation nationale N'a pas vu Ce que la Chambre régionale Des comptes vient de voir Comment se fait-il Également Qu'il ait fallu attendre Que le préfet ait le courage De déposer ce dossier Parce que depuis six ans Je me bats là-dessus Et le dernier point Celui-ci Demain Il est hors contrat Il faut contrôler Encore et encore Même s'il n'a plus De financement public
Il continuera A accueillir des élèves
Il faudra donc Continuer à contrôler Le contenu De l'enseignement Le sujet n'est pas
Quel est votre doute Je voudrais savoir Où est-ce que vous voulez en venir Quand vous dites Pourquoi l'éducation nationale N'a pas vu Est-ce que ça veut dire Que vous vous dites Que l'éducation nationale N'a pas voulu voir
Je veux avoir cette réponse Oui vous avez entièrement raison Comment se fait-il Que la Chambre régionale Des comptes Dont c'est pas le cœur de métier A su trouver Des faits particulièrement troublants Qui permettent de mettre Un terme à ce contrat d'association Des ouvrages Qui n'ont pas leur place Un CDI Un certain nombre D'enseignants De personnes de ce lycée Qui ont tenu des propos Qui sont inacceptables Quel que soit la nature
Quel que soit la nature
D'un lycée Vous devez respecter Les valeurs républicaines Ça n'était pas le cas Il y a donc
Mais est-ce qu'au fond Ça ne sera pas pire demain C'est-à-dire que Si vous les abandonnez En quelque sorte Puisqu'il n'y aura plus En effet Non mais je veux dire Il n'y aura plus Des subventions Il y aura toujours des élèves Et vous aurez beaucoup moins d'outils Pour vérifier ce qui leur est enseigné
La loi donne aussi des outils Pour contrôler les lycées Hors contrat J'entends juste Que ces contrôles Ne soient pas faits Ne soient pas des contrôles Sur le papier Mais que ce soit des contrôles En bonne et due forme Vous voyez Dans ce combat Je me suis pris des coups Pendant six ans J'ai eu le sentiment aussi De parler De ne pas être entendu Il faut dépenser Beaucoup d'énergie aujourd'hui Pour contrer l'islam politique Et il nous faut Apolline de Malherbe Une nouvelle offensive républicaine Après la loi Samuel Paty Sur le séparatisme Parce qu'aujourd'hui C'est trop facile Pour l'islam politique D'avancer Il faut mettre un coup d'arrêt Également cela
Xavier Bertrand Président Les Républicains des Hauts-de-France Merci d'avoir répondu A mes questions Vous demandez donc Un référendum Sur ces questions L'immigration Et qu'Emmanuel Macron Redonne la parole Aux Français Il est 8h53 Sur RMC BFM TV Sous-titrage Société Radio-Canada
Xavier Bertrand