Roman Polanski : la part de l’homme, la part de l’oeuvre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment séparer l'homme et l'artiste face aux nouvelles accusations contre Polanski ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Polanski a-t-il établi un parallèle entre son cas et Dreyfus ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction face au témoignage de Valentine Monnier ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous ces accusations en tant que monteur de ses films ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Le film traite-t-il de la sphère Dreyfus du point de vue de Dreyfus lui-même ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous dans l'actualité des idées aujourd'hui la chute du mur at elle fait tomber tous les murs en ce lendemain de commémoration nous en parlerons avec nos invités l'historienne sonia combe hauteur de la loyauté à tout prix les flous et du socialisme réel qui paraît aux éditions du bord de l'eau et le journaliste max erwan gastineau qui signent le nouveau procès de l'est aux éditions du cerf trente ans après la chute du mur donc l'europe est certes réunifiée mais est-elle désormais désunis nous verrons cela dans la deuxième partie de la grande table mais d'abord la part de l'homme la part de l'oeuvre alors que de nouvelles accusations de viol ont été rendus publics entre romane polanski ou grand prix du jury à la mostra de venise son film j'accuse sur l' affaire dreyfus du point de vue du colonel picard s'en rend salles ce mercredi un thriller historique qui nous plonge et nous replonge dans la france de la troisième république son antisémitisme ces institutions l'armée la justice la presse on parle de tout ça avec nos invités jusqu'à 12h30 la grande table olivia gesbert et elles et ils sont la journaliste florence colombani bonjour un plongeur critique cinéma au point hauteur de romane polanski vie et destin paru chez philippe rey avec france culture produits d'une grande traversée réalisé à l'été 2010 et avec hervé de luze bonjour bonjour vous êtes monteur de cinéma monteur de claude berri d'alain resnais et de romane polanski depuis tess en 79 hier du pianiste aujourd'hui de j'accuse ce nouveau film votre nouveau film à tous adapté du roman d de roberta risques aux scénaristes déjà avec polanski de son cost freighter sorti il y a dix ans merci à tous les deux d'être avec nous la part de l'homme la part de l'oeuvre séparer l'homme et l'artiste difficile de faire la part des choses alors que le cinéaste franco polonais est à nouveau accusé aujourd'hui de viol par voie de presse pas par voie judiciaire par la française valentine monnier des faits remontants selon elle à plus de 40 ans était en suisse les faits prescrits qui s'ajoute un dossier déjà nourri roman polanski par la voix de son avocat dément catégoriquement distinguer l'homme de son oeuvre un principe mises à rude épreuve aussi par le réalisateur lui même qui depuis quelques semaines fait le lien entre son film et sa situation dans l'entretien qu'il nous a accordé pour le point florence colombani et c'était avant que ces nouvelles accusations voit le jour vous lui avez posé la question sur le parallèle entre la sphère dreyfus entre dreyfus et lui que vous répond t-il il répond quelle idée les gens qui pensent que j'ai établi un parallèle se trompent ce n'est absolument pas mon intention de le faire et il repousse catégoriquement cette ce lien qui a été fait qui a été établie essentiellement par le dossier de presse qui avait été donnée aux journalistes pendant la mostra de venise et dans lequel on trouvait une conversation entre pascal bruckner qui a été un collaborateur de romane pendant ce qu'ils puissent que polanski a adapté son roman lune de fiel et qui formule une question d'une façon je dirais polémique plus que maladroite mais réellement polémique will où il sous-entend qu'en effet il ya un lien entre ce que vivent romane polanski sur le plan judiciaire et médiatique depuis maintenant plusieurs décennies et la destinée de d'alfred dreyfus oui pascal bruckner lui demandant s'il se sentait victime d'un mac carthysme néo féministe ce sont ces terres mettant ça sur le même plan que ce qu'il avait pu vivre ou v ce qu'il a vécu comme juif sous les nazis ou comme polonais sous les staliniens faisant et mettant c3 c3 réalité d'après lui pascal bruckner dans une rassemblant tout ça dans une question effectivement un peu tendancieuse vous lui auriez poser quelques questions si l'interview avait lui avait eu lieu aujourd'hui ou après ces révélations ces nouvelles révélations je sais pas quelle question je vais me reposer mais ce qui est sûr c'est que moi j'ai lu ce témoignage de valentine monnier avec beaucoup d'émotion j'ai trouvé que c'était un témoignage bouleversant et je trouve que il ya aussi un moment pour pour écouter la parole des femmes qui se libèrent et je ne suis pas du tout dans le dans le désir de par amour pour le cinéma drôme un roman polanski qui a un amour réel que je ressens profondément d'écarter ces voix qui s'élèvent et je comprends aussi que les gens qui veulent entouré romane polanski de l'heure de leur affection et de leurs soutiens soient choqués que cette accusation sorte quelques jours avant la sortie du film en même temps je comprends aussi le temps des médias et le fait que pour le journal qui avait sept ce couple parisien c'était logique de le sortir à ce moment là elle dit aussi il faut en revenir à son explication sur la temporalité de ces révélations que elles ont été provoquées par cette intention mise dans certaines entrevues ou dans certains entretiens par oman pour lens qui lui-même de dire j'accuse j'accuse une partie des institutions les médias la justice d'une persécution depuis 40 ans de m'avoir pas fait un procès équitable dans certains cas des médias d'en avoir beaucoup fait de n'avoir jamais accomplie chercher à comprendre à entendre la vérité c'est par ce j'accuse de romane polanski qu'elle a réagi en estimant que celui qui a accusé aujourd'hui ne pouvait ne pouvait ne pas ne pouvait pas ne pas entendre la parole de celle qui l'accuse aussi hervé de luze on imagine que pour vous monteur des films de roman polanski amine probablement aussi du cinéaste cette situation est compliquée qu est-ce que qu'est-ce que vous faites de ces accusations quand vous les recevez ce qu'elles sont comme être déstabilisante pour vous sur le sur le fait que ce soit un mauvais timing c'est clair que c'est très bizarre parce que le rôle des médias a été plutôt négatif vis-à-vis de romane depuis des années en fin et je pense que il ya peut-être cette maladresse dans l'interview que je n'ai pas lu du reste dans le dossier de presse mais jamais au grand jamais romane s'est identifié à dreyfus ou à pendant qu'on a travaillé je n'ai jamais ressenti ça de la même façon quand on a fait le pianiste c'était l'avis de spillmann pas l'avis de romane quoi il met des choses personnelles dans ses films bien sûr puisque c'est un grand cinéaste mais je pense pas qu'ils fassent qu'il faille faire un amalgame à ce point là et de dire voilà ils s'identifient à à la cause qu'ils défendent je pense qu'il a été il est incontestablement été victime tout au long de sa vie de calomnie les choses comme ça donc où il faut écouter ses ces plaintes avec une espèce je sais pas avec précaution pour savoir ce qui est vrai pas vrai c'est vrai que bon on se dit à chaque fois quand on voit woody allen qui a été deux fois innocenté par la justice et qui continue à être un paria on se dit bon alors peut-être que la justice ait pas fait son travail et dans ce cas là c'est horrible mais pour l'instant on est un peu obligé quand même de suivre la justice sur nicu si on croit à la démocratie à la justice là je pense qu'il ya quelque chose qui qui est trop du domaine du lynchage systématique mais c'est tout le problème avait de lui c'est qu'à un moment ou un autre roman polanski s'est aussi soustrait à la justice en allons pas au bout de ses peines en refusant un second procès sa condamnation court toujours dans le temps et dans l'espace il n'a pas acquis le droit à être de nouveau dans la vie pour reprendre les mots qu'a eue catherine deneuve lors de la présentation du film à la mostra de venise début septembre qui disait plus que de 40 ans au passé et même les plus grands criminels quand ils ont fait leur peine après 40 ans en droit à être de nouveau dans la vie et se recomposer une vie pour eux mêmes il n'a pas fait sa peine jusqu'au bout en tout cas et c'est souvent ça s'est soustrait à un juge qui était qui était vraiment qui voulait se faire un nom en massacrant une personnalité quoi il y avait quand même un truc très douteux qui a été confirmé par plein d'avocats et plein de mêmes même le procureur suivante le juge a été désavoué quand même dont qui il a fui pour éviter un juge je dirais tortionnaires nous ne sommes pas juges niveau ni moi nous ne connaissons pas la vérité ni à la mobilité de ces faits donc on va pas pousser plus en avant la discussion juste de dire que quand même j'accuse est un grand film sur la vérité sur les leurs aux mains de polanski a toujours dit avoir sa vérité qu'il serait peut-être intéressant à un moment qu'il tente de l'établir nom florence colombani oui mais en fait c'est très compliqué de savoir comment sur le plan intime et et dans ses très mystérieuse qui ce qui a pu se passer pour romane polanski dans son esprit depuis depuis tout ce temps et notamment cet épisode de la fuite fin d'avoir quitté les états unis en effet il y avait des tas de problèmes liés aux juges etc mais la décision de quitter le territoire américain était quand même on peut le dire maintenant lourde de conséquence par la suite parce que ça a prouvé effectivement par la suite revenant juste en deux mots sur ce que lui a dit effectivement aucun moment il ne se compare directement aux à ce que dreyfus alfred et sous préfet a connu et vécu il a simplement dit je connais bon nombre de mécanismes de persécution qui sont à l'oeuvre soulignant les persécutions judiciaires médiatiques dont il dit avoir été victime depuis l'assassinât de sa première épouse sharon tate voilà le refus d'une institution l'armée en l'occurrence de reconnaître son erreur et son obstination à s'enfoncer dans le déni en produisant de fausses preuves j'ai connu cela avec une autre institution que l'armée ce sont les mots de romane polanski j'accuse son nouveau film sort en salles ce mercredi il revient sur le procès le procès d'alfred dreyfus accusé d'avoir transmis des infos en puissance étrangère déclaré coupable de crime de haute trahison victime d'un simulacre de procès militaires condamnés en 1894 envoyé sur l'île au diable gracié en 1899 réhabiliter sept ans plus tard on refait l'enquète avec le colonel marie georges picard c'est son point de vue qui est adopté dans ce film le colonel picard dont le rôle méconnu aura été décisif pour établir la vérité fraîchement nommé à la tête du service de renseignement il va rassembler les preuves permettant d'innocenter dreyfus on va l'écouter dans un dialogue avec un autre officier qui lui à contribuer contribuez à faire établir au contraire la culpabilité dreyfus je vous demandais mon col même si vous en avez parlé au général gonze je lui dis que je croyais à l'innocence de dreyfus il quelle a été sa réaction il m'a dit de laisser tomber alors bondi le mot colonel laissé tomber tout son peuple du chef nous suivons leurs ordres sinon nous ne sommes rien je ne sais pas si dreyfus est innocent franchement je m'en fous um ordonné d'abattre un homme je le fais après ça vous m'expliquer que vous êtes trompé de non je suis désolé mais ce n'est pas de ma faute de l'art mais c'est peut-être votre armée commandant ce n'est pas la mienne voilà le rôle de l'armée c'est peut-être votre armée commandant ce n'est pas la mienne sur cet échange entre les deux hommes où on comprend l'intention du colonel picard dans cette affaire il a été beaucoup dit que c'est un film d'un grand film aussi sur l'antisémitisme et effectivement on découvre florence colombani une france qui est déjà en train de basculer à la fin du 19e oui c'est quelque chose d'assez passionnant dans ce film c'est qu'on voit c'est comme l'année zéro de la france antisémites et de ce que ce qui nous mènera tout droit à la france de vichy puisque romane polanski montre l'antisémitisme ordinaire celui des conversations tous les jours l'antisémitisme des institutions et l'antisémitisme de la rue puisqu'il ya une scène très saisissante qui est évidemment des échos très fort avec le pianiste d'autodafé dans les rues de paris et d'un inscriptions antisémites sur les murs de la ville de boutiques dont on brisent les vitres et donc c'est un panorama assez glaçant de cette france antisémite qui aura finalement un une sorte de point d'orgue dans la période de l'occupation qu'est ce que ce renversement de regard nous permet de voir ou de mieux découvrir hervé de luze le fait de ne pas traiter de la sphère dreyfus dans le point de vue de dreyfus lui même et à travers à travers le personnage et le rôle qu'a pu jouer le colonel picard je pense qu'il ya vraiment ça mon serment toute la dualité c'est pas l'ambiguïté de l'âme humaine enfin picardie qui vraisemblance il n'aime pas les juifs mais il y très passionné par la justice et l'injustice le révolte donc il décide de défendre dreyfus parce que dreyfus est victime d'une injustice si on avait six rôles à des prix justes dreyfus comme comme héros c'était une cause juste voilà il n'y avait pas deux il y avait moins une dimension humaine il me semble ce qui est assez formidable c'est que le choix de l'angle de picard permet au film de devenir un thriller si roman polanski avait fait un film sur dreyfus en détention à l'île du diable il aurait été dans dans la tente des nouvelles de la france qu'est ce qui se passe pour mon affaire les lettres avec sa femme et c'est alors que la picarde est un une sorte de détective qui mène une enquête et donc il ya une structure cinématographique très forte édité par hasard si robert harris le co scénariste de ce film avait écrit the ghost writer qui était par ailleurs le meilleur polanski à mon sens avant celui ci c'est à dire également un thriller un film avec un suspense et dans une atmosphère très saisissant et puis je pense ça permet d'introduire une certaine distance aussi c'est vrai qu'il ya pas de pathos du tout ça reste très froid c'est d'autant plus fort justement parce que y'a pas à aucun moment où on essaie de dire la pauvre victime et ça c'est vraiment un truc sur l'a1 fait société une injustice monstrueuse et on reste dans un domaine qui est social je dirais la manière dont se nouent et se dénouent aussi ce type de drame et c'est vrai que même en connaissant la fin de l'histoire plus d'un siècle après on suit le personnage de picard ont refait l'enquète avec lui on ne sait jamais si elle va vraiment aboutir ou ne pas aboutir en tout cas de quelle manière il va parvenir à remonter le fil de cette injustice et à établir sa vérité la méthode polanski on le dit attentif aux moindres détails obsessionnelle du cadre composé comme des tableaux très directif aussi vous dirais que c'est un art de la précision pour lui le cinéma oui absolument parce que ils considèrent que plus on veut raconter une histoire abracadabrante plus il faut que les détails soient justes pour que les gens y croient donc c'était il ya un exemple le décor du locataire par exemple il a fait un décor qui semblait complètement absurde et qui est qu'ils jouent un rôle dramatique phénoménal parce que tout d'un coup on est on est complètement pris dans des dimensions dure presque extraterrestre enfin y'a vraiment et c'est tous ajoute dans tous les détails joue pour la narration vraiment c'est quelque chose de concentré pour arriver à une plus grande précision et et que le spectateur soit complètement emporté et croit vraiment à l'histoire on imagine qu'il est tout autant présent au montage est ce que c'est le cas est ce qu'il est ce qu'il filme déjà en ayant montage en tête non je pense pas je pense qu'il filme il filme il a bien sûr une vision absolument puisque henning t'on jamais à deux caméras et on sait quelque chose de très précis il ya toujours un point de vue et la caméra est toujours placé au bon endroit parce que il sait où il va mais après pour le montage il fait du montage comme n'importe quel réalisateur c'est pas comme alain resnais ou les plans étaient déjà prévus au départ on salomon dallest c'est très différent qu'il ya un vrai travail de montage après est-ce que ça vous oblige vous le monteur à être présent au tournage non enfin d'habitude on aime bien ça là sur ce film là j'ai commencé après mais d'habitude j'aime bien c'est beau mais c'est pas tellement pour voir le montage des scènes c'est plus pour s'occuper des transitions entre les scènes c'est quelque chose qui effectivement quand on est parti dans une scène on a vraiment la tête dans la seine on n'a pas tout le film en tête et donc les transitions c'est toujours le maillon faible je dirais donc il faut vraiment soigné sa d'un film à l'autre roman polanski dit qu'il faut toujours garder le modèle du film en tête on écoute pour moi ce qui est essentiel de ne pas oublier le modèle qu'on se fait dans la tête du film avant de commencer le travail quand on entreprend un sujet qu'ensuite on travaille sur des scénarios quand on prépare tout on a ce film en tête en fait j'appelle ça le modèle le film que je veux garder je sais que pendant la production plus proche je termine de ce modèle original mieux c'est faut que ça soit la réplique identique et c'est très très dur parce que deux que vous vous retrouver sur le plateau le premier jour de tournage vous constatez déjà que le costume sont pas exactement comme vous les avez imaginé même si vous avez travaillé avec des costumiers ou la costumière que les décors ne sont pas exactement comme vous le vouliez comme vous les aviez en tête que les acteurs ne sont pas exactement des personnages que vous avez imaginé etc etc ah ça s'accumule ardu de la précision est ardue contre olemps florence que l'on venir oui d'ailleurs dans l'entretien qu'il nous a accordé à philippe gars de chez moi pour le point il il a beaucoup insisté sur la ressemblance extraordinaire entre les les personnages réels et les acteurs qu'il avait trouvé je sais que pour les décors aussi a eu une recherche très méticuleuse pour reproduire exactement la configuration du tribunal les locaux de l'armée il ya toujours chez romane polanski ce souci du détail mais aussi ce souci de la véracité historique quand il s'agit d'un film d'époque j'imagine que pour le pianiste ça avait été exactement la même la même méticulosité et et je pense que c'est un amour du cinéma dans son dans ce qui peut ramener du réel dans ce qui peut ressusciter du réel qui explique aussi la force de ses films d'où l'importance des décors pour ce film aussi j'ai le luz hervé de luze de cet hôtel du renseignement notamment poussiéreux décrépis qui m'ont glauque un univers en décomposition oui oui c'est dans les livres et ça joue énormément et la lumière est très sombre enfin il ya vraiment une atmosphère de maison hantée presque en face il ya quelque chose de terrible on sent que tout peut se tramait derrière ces murs oui d'ailleurs j'ai toujours été frappé par la vision de paris dans les films de roman polanski c'est toujours un pari très glauque très inquiétant un pari très déprimant le comble de sa étant bien sûr le locataire avec son fameux immeuble en effet tout à fait effrayant et puis là du coup le j'accuse entre en résonance avec ses autres ses autres films de polanski qui se passe à paris c'est une vision très particulière il semblerait que la musique arrive après est ce que c'est une particularité de ce j'accuse de tous les films de roman polanski on écoute en tout cas quelques notes du quatuor avec piano numéro 2 de gabriel fauré utilisé dans le film [Musique] m [Musique] et on du quatuor de gabriel fauré aux compositions d'alexandre des sports qui a rejoint une fois encore le collectif pour ce film j'accuse hervé de luze alors est ce que la musique arrive vraiment après l'ajout sur ce film brille sur les autres films de romane c'était différent mais toujours un thème ce qu'on appelle un terme score en fin de mesures temporaires qui est en général une oeuvre du compositeur qui va faire le film mais là on a monté vraiment sans musique du tout et la musique est d'arriver à la fin oui la collation manqué de rythme pourquoi parce que ça je sais pas il ya beaucoup de dialogue et puis il y avait c'est comme il ya un côté très réaliste peut-être c'était le côté un peu à la suite du pianiste et de ce côté le pianiste était comme c'était filmé comme des actualités un peu là on est pas on n'est plus dans un truc cinématographique mais le cinéma est quand même un peu en retrait quoi on essaie de ne pas trop faire cinoche et 2 et donc tous les choses qui est qui qui est enrobé trop le les scènes peut-être nous déranger on savait pas quelle musique mais trop des pacs est venue peu à peu on s'est dit qu'il fallait de la musique quand même pas ce que ça apporte des émotions énormes et voilà mais on voulait pas tomber dans le pathos donc c'est vrai que la musique ce n'était pas la priorité qu'on avait peur de ça un peu avec nous jusqu'à 12h30 le monteur de j'accuse le nouveau film de roman polanski qui sort en salles mercredi hervé de luze et la journaliste florence colombani auteur de roman polanski vie et destin critique cinéma aussi au point qui a réalisé un entretien avec le cinéaste le réalisateur à l'occasion de la sortie de ce film france culture la grande table olivia gesbert alors il ya dans ce film un certain nombre de scènes très marquante à commencer par la scène d'ouverture la scène de dégradation du capitaine dreyfus après sa condamnation de quoi est il leur demande un officier d'un tailleur juif qui pleurent tout son or qui va à la poubelle répond un autre avec des rires complices des rires entendus il ya aussi cette scène où ce même colonel qui interrogé l'officier colonel mise à la retraite alité rongé par une syphilis au stade tertiaire apprend t-on de la bouche du colonel picard point que la dégénérescence de toutes nos valeurs morales et politiques à cause des juifs ont évoqué l'antisémitisme plus que rampant à cette époque à l'antisémitisme ordinaire de cette france qui aisés comme l'univers représenté dans le film presque en état de décomposition avec des valeurs qu'elle peine à retrouver ses totalement kafkaïen ce qui est mise en scène dans ce film à la fois de de la grande muette des silences de l'armée qui s'autoprotègent de la justice qui ne parvient pas à établir la vérité où sont les garde-fous salle on se demande où sont les garde-fous évêque du mans parce que c'était un petit capitaine qui a été humilié d'une façon phénoménale jeu cette dégradation y avait je sais pas combien de régiment il y avait une foule immense juste pour un petit bonhomme qui était accusé de traîtrise enfin c'était phénoménal donc on sent que la société avait besoin comme dana d'un bouc émissaire moi je n'arrive pas à comprendre d'où ça vient mais c'est vrai que c'était phénoménal on voit le résultat et c'était un truc terrible quoi quelle conception se fait pour vous florence colombani romane polanski de la vérité dans la vie mais aussi à travers cette mise en scène ce film j'accuse ici on a le sentiment que la vérité comme un puzzle qu'il faudrait reconstitué qui est toujours une pièce manquante oui c'est d'ailleurs un leit motiv du cinéma durban polanski que le puzzle des rosemary's baby on devait reconstituer le titre d'un livre avec des lettres de scrabble et c'est quelque chose qui revient de façon récurrente et d'ailleurs j'ai été très frappé par le fait que dans j'accuse un élément essentiel c'est le télégramme déchirée qui en par sa faute sur le petit bleu permet de comprendre le fin mot de la faire je dirais qu en effet le mot kafkaïen a été très utilisé pour qualifier le cinéma de polanski à juste titre puisque c'est un cinéma qui est hanté par la culpabilité le malaise une sorte de tragédie qui rôde et qui va toujours accablée personnage mais il ya quand même quelque chose de différent dans ce film là c'est que c'est malgré tout l'histoire une histoire qui se finit bien c'est une histoire où certes au sein des institutions il y a quelque chose qui ne va pas mais il ya aussi une presse qui joue son rôle grâce à emile zola un injuste qui est picard qui mène son combat alors que ça lui coûte dans un premier temps absolument tout et en fin de compte quelqu'un qui réhabilite et donc il ya quelque chose d'assez différent finalement de beaucoup d'autres films de roman polanski dans j'accuse c'est qu'on va vers une issue positive à cette histoire précise en tout cas mais vous dites que c'est aussi peut-être un film historique enfin peut-être assurément même à partir d'une affaire connue et communes et en même temps ça reste un film très personnel il l'avait beaucoup du pianiste on le retrouve aussi à travers ce film qui lui tenait à coeur puisque ça fait des années un plus de sept ans qu'il entend le réaliser qui recoupe plusieurs des thématiques de ses films l'enfermement le complot l'antisémitisme c'est cet univers kafkaïen que vous évoquez c'est le plus personnel pour vous c'est pas le plus personnel mais c'est assurément un film extrêmement personnelle et c'est là la marque du grand cinéaste roman polanski de toujours à travers tous ces sujets réussir à en faire quelque chose de très intime c'était le cas quand il a fait oliver twist adaptation littéraire la plus classique qu'on puisse imaginer et en même temps où il réussissait à en faire un film sur sa propre enfance avec lui son passé d'enfant caché dans la campagne polonaise et oliver twist sa tragédie le parallèle était évident là aussi dans j'accuse mon sens je trouve que c'est un film qui par le fait qu'il va aux racines de l'antisémitisme français renvoie à son passé à lui de rescapés de la shoah de façon très frappante et puis il ya des en effet des tas de motifs récurrents comme l'immeuble le puzzle le complot tout ça ce sont des choses qu'on retrouve nantes dans la plupart de ses films hervé de luze je pense que pour moi le ghost writer est un film extrêmement personnelle aussi il ya mis énormément de sa vie de ses rapports avec la presse c'est phénoménal et ce à tous ces filles sont de plus en plus personnel je pense que c'est c'est la marque des grands artistes en même temps et en même temps ça conforte qu'on disait en ouverture de cette émission difficile de distinguer l'homme de l'artiste l'homme de son oeuvre la part de l'homme la part de l'oeuvre une fois encore c'est forcément elle se recoupent oui oui mais les films sont pas noirs justement l'homme n'est pas noir merci beaucoup à tous les deux d'être venus autour de cette grande table à l'occasion de la sortie dont deux jours du film j'accuse le nouveau film de roman polanski avec jean dujardin louis garrel emmanuelle seigner et puis choix choix artistiques et décisif beaucoup de comédiens de la comédie française réunis sur le plateau des très bons comédiens pensionnaires actuels ou anciens comme grégory gadebois merci france culture l'esprit d'ouverture
Paul-André Colombani