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interviewPS - Parti socialiste· 9 septembre 2025 9 min

« La différence entre François Bayrou et nous, c’est le respect du Parlement. » - Olivier Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

7h48 Benjamin Dumamel votre invité le premier secrétaire du Parti socialiste. Bonjour Olivier Fort. Bonjour Benjamin Diamel.

Merci d'être avec nous ce matin sur France Interre. Alors que dans quelques heures, François Baou remettra formellement sa démission au président de la République. Un nouveau premier ministre doit être nommé dans les tout prochains jours.

Voilà ce que dit l'Élysée. Et vous avez demandé à Emmanuel Macron de choisir pour Matignon quelqu'un venant de la gauche, fort de vos 66 députés, le tout en voulant détricoter le bilan du macronisme. Vous croyez au miracle Olivier Fort ?

Je crois à la lucidité, je crois à un pays divisé, je vois un pays exaspéré et donc je pense que il est temps de cohabiter. On va rentrer dans le détail de ce qui pourrait advenir. Vous avez été contacté hier soir, vous disiez non.

Est-ce que dans la nuit Emmanuel Macron a essayé de vous joindre ? Un message, un appel ? Ouais, dans la nuit je dormais sur mes deux oreilles et donc je n'ai pas entendu le réveil enfin le réveil le téléphone sonnait et donc non.

Donc pas d'appel du président de la République. Vous vous parliez il y a quelques instants Olivier Fort de lucidité. Euh il y a quand même quelque chose de paradoxal.

Depuis la dissolution, vous reprochez au président de ne pas avoir tenu compte du résultat des élections, d'être dans une logique d'hégémonie. Et là, vous dites "On veut gouverner, on veut gouverner seul sans aucun macronisme". Mais au fond, Olivier Fort, vous suirez si d'Aventure Emmanuel Macron vous nommez exactement le même sort que Michel Barnier et François Baou.

La différence entre Michel Barnier, François Baou et ce que nous pourrions faire, la gauche et les écologistes, c'est que nous respecterions le parlement. Et donc l'idée n'est pas de se proclamer majoritaire. Nous ne le sommes pas.

Personne ne l'est et aucune coalition aujourd'hui ne peut dire "J'arrive au pouvoir parce que je suis majoritaire absolu." Et donc il faut prendre acte de cette minorité et faire tourner le Parlement de manière à respecter les équilibres qui ont été d'une certaine façon décidé par les Français il y a un an. Et donc gouvernement propose soyez nom vous avez 66 députés avec les écologistes et les communistes.

On arrive à peu près à 120 députés. Au nom de quoi vous iriz à Matignon ? Mais au nom de quoi ?

Au nom de simplement de ce que les Français ont pu dire scrutin après scrutin et leur volonté aujourd'hui de voir les choses changer. Et moi ce que je crois c'est que nous avons besoin aujourd'hui de sortir de cette séquence infernale dépressive dans laquelle nous sommes entrés. Et donc qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? qu'on fasse qu'on pour reprendre la formule du guépard de visconti en fait change pour que rien ne change.

Exactement. Et bien moi je pense que justement ce que veulent les Français ce n'est pas qu'on leur repasse les mêmes plats en permanence en changeant uniquement la salade. Vous avez entendu Jean-Luc Mélenchon non seulement il refuse ce qu'il appelle votre tambouille mais il considère que si vous arriviez à Matignon, vous seriez obligé de vous entendre avec les macronistes.

Mais Jean-Luc Mélenchon, on dira ce qu'il voudra. Moi, je me souviens très bien que il y a un an, y compris son propre groupe, celui de LAAFI, avait accepté l'idée du compromis parce que il n'est pas possible de faire autrement et que nous avons une obligation de de chercher des accords au fur et à mesure sur nos bases mais qui permettent d'avancer parce que ce pays ne peut pas rester immobile. Donc Olivier Fort, chercher des accords, ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon n'a pas tort.

Si vous arriviez à Matignon, vous seriez obligé de négocier avec les macronistes pour faire en sorte non seulement de ne pas être censuré, mais aussi que votre budget, vos textes de loi puisse passer. Mais c'est exactement ce que disait Jean-Luc Mélenchon il y a un an. Pas tout à fait.

Si. Non non, il a tout dit. Enfin, c'est vrai, vous avez raison, il a beaucoup a des choses très différentes.

Mais enfin, moi je me souviens que Lucy Casté au mois d'août écrit avec l'ensemble des présidents de groupe du NFP et dit "En fait, nous n'avons pas de majorité, nous devrons chercher des compromis texte par texte." C'est très exactement ce que je dis aujourd'hui. Il faut trouver des compromis texte par texte et je mets au défi Jean-Luc Mélenchon demain de s'opposer à la taxe Zucman, de s'opposer à de la réforme des retraites, de s'opposer à un gouvernement qui voudrait rendre du pouvoir d'achat aux Français et aux français.

Olivier Fort, la base de discussion, c'est votre contrebudget, celui que vous avez présenté, un effort de 22 milliards contre 44 pour François Baou. Là, encore, une question très précise. Est-ce que vous pouvez me citer une économie budgétaire que vous proposez au Parti socialiste qui ne soit pas ni la suppression d'un crédit d'impôt, ni le rabotage d'une d'une niche fiscale, une économie ?

Mais pourquoi déjà, enfin, je vais le faire mais enfin pourquoi devrait-on renoncer à ce que vous venez de dire ? Pourquoi est-ce qu'on devrait considérer encore aujourd'hui que sur 91 milliards d'exonération de cotisation sociale patronale, on ne peut pas en prendre 2,9. On est loin de la prise du palais d'hiver par les bolcheviques.

On est quand même vous voulez a des économies à faire et vous le reconnaissez. Est-ce que vous pouvez me donner un exemple d'une économie à faire qui ne serait pas la suppression d'une d'une niche fiscale ou un crédit d'impôts qui disparaîtrait ? Ben, je vous en donne plusieurs.

Un premier qui est par exemple sur le fonctionnement de l'État, on a prévu de reprendre 5,4 milliards et qui viennent d'ù les les 5,4 milliards sur Mais tout simplement en fait dans la régulation par exemple les politiques d'achat du de l'État par exemple sur la régulation du fonctionnaire des agences de l'État. Euh je pense aussi les agences le Sénat dit maximum 540 millions d'euros qu'on peut économiser. Je sais pas comment vous arrivez à 5 millions.

Mais je parle pas que des agences, je parle de la politique d'achat de l'État qui aujourd'hui peut être centralisé. Il y a pas un nombre de choses que l'on peut réaliser et donc nous avons chiffré à 5 milliards la possibilité de revenir sur le train de vie de l'État de manière générale. Voilà donc voilà un premier exemple mais il y a aussi des politiques de prévention.

Comment est-ce qu'on fait pour aujourd'hui que euh bah sur exle sur la balle bouffe, comment est-ce qu'on fait pour que on ait des politiques de prévention qui permettent de réaliser des économies de long terme ? Je vous donner un autre exemple quand c'est des hausses d'impôt, c'est clair mais quand c'est des ba un autre exemple, non pas flou du tout, je donne un autre exemple non parce que les vraies économies ce sont celles de long terme. Les économie de long terme qui est indispensable.

Vous avez aujourd'hui des françaises et des Français qui sont mal logés, qui vivent dans des pas thermiques qui sont trop chaudes l'été, trop froides l'hiver, ça a des conséquences sur leur santé. Le coût a été évalué, c'est 500 millions par an. Le coût de ces rénovations, c'est 6 milliards et demi.

Ça veut dire que en 13 ans et bien on a complètement rentabilisé les 6 milliards et demi qu'on a investi. Voilà une économie qui est une économie très vertueuse parce qu'elle permet à la fois à tout le monde de vivre mieux et en même temps à l'état d'économiser au bout de 13 ans. Donc voilà des sujets sur lesquels nous devons intervenir et moi je ne crois pas simplement à ce que vous pouvez dire.

C'estàd queon n'est pas obligé de créer une purge pour les Français et de d'aller chercher dans les poches de la classe moyenne et classe populaire ce que François Berou a fait. Olivier Fort le plus probable reste la nomination d'un premier ministre issu de ce qu'on appelle le socle commun. Alors j'ai toujours pas compris votre votre position.

Si un macroniste est nommé à Matignon, par exemple Sébastien Lecorn, est-ce que vous le censurez automatiquement ou pas ? Mais pour l'instant, je ne répondrai pas à cette question. Moi ce que je souhaite c'est que ce soit la gauche et les écologistes qui compris dans les prochains jours mais je vais pas rentrer dans un récit qui serait celui de dire ce que je ferais avec tel ou tel.

La réalité c'est que pour l'instant nous devons nous revendiquer le pouvoir et faire en sorte que il cette possibilité existe. Pardon Olivier si vous ne répondez pas si vous ne répondez pas ça veut donc dire qu'il n'y a pas de censure automatique du Parti socialiste d'un éventuel premier ministre issu du bloc central. Pas parlé, je vous ai pas répondu.

Donc ne dites pas ce que j'aurais dit. Je n'ai rien dit. Et pourquoi vous ne dites rien ?

Est-ce qu'il y a pas un message de de clarté envoyé aux français de savoir ce que par soci la clarté ? C'est aujourd'hui que nous voulons le changement. C'est simple Benjaminel le changement. faire en sorte que les Français qui sont dans la rue, qui vont manifester et qui expriment à tour de rôle leur exaspération puissent enfin trouver un déboucher politique à travers un changement qui ne peut pas être de mon point de vue la continuation de ce qui n'y a pas de censure automatique du Parti socialiste si Sébastien Lecornu Catherine Vautrin est nommé à Matignon.

Mais vous êtes vous avez la tête dure mais moi aussi. Ouais. Bon, écoutez, vous ne répondrez pas là encore les les auditeurs jugeront.

Pour pour terminer Olivier Fort, un mot sur la mobilisation sociale de demain et ce mot d'ordre bloquez accompagner, c'était vos mots il y a une une dizaine de jours. Ça veut dire que vous approuvez les blocages de raffinerie d'axes autoroutiers de lycée d'université qui sont prévus demain. Ça veut dire que je comprends que les Françaises et les Français aient envie d'adresser un message au chefs de l'État.

Est-ce que ça veut dire que je suis d'accord avec des propositions qui seraient violentes, qui créeraient le chaos ? La réponse est non. Parce que je pense qu'au contraire, toutes celles et ceux qui veulent le changement n'ont pas intérêt à redonner la main au chefs de l'État en permettant de passer d'un sujet qui est un sujet économique, social, environnemental à un sujet qui viendra sécurité.

à blocag mais je viens de vous répondre, je viens de vous dire que je ne souhaite pas d'action violente. Je ne souhaite pas qu'on puisse donner le sentiment que celles et ceux qui aujourd'hui manifestent leur désaccord avec le chef de l'État donnent le sentiment que ils sont pour le chaos. Je ne suis pas pour le chaos, je suis pour des solutions.

Je souhaite que nous puissions rendre au pays une capacité à espérer. Ce que nous proposons dans notre contreprit don évoqué rapidement le le sens, c'est que nous pensons que nous pouvons à la fois réduire les déficits, nous pouvons relancer l'activité et nous pouvons rendre pouvoir d'achat. Voilà ce que nous voulons.

Merci Olivier Fort et donc Nicolas, on sort de l'ambiguité qu'assé dépend. Merci Benjamin Duamel. 7h58.

Ah.