Suivez la séquence "Territoires Unis" du 19e Congrès des Régions de France à Saint-Malo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] c'est pour ça que je me lève tous les matins pour ça je mets l'écoute et l'humain au centre de tout oui c'est pour ça la justice que je fais ce métier soyez au cœur de la justice devenez surveillant [Musique] pénitentiaire bonjour à tous merci de nous retrouver en direct sur public sénna pour suivre dans quelques instants la CL Clure du 19e congrès des régions de France qui se tient cette année à saint-malot en Bretagne et c'est Élisabeth borne la première ministre qui va venir prononcer ce discours de clôture dans quelques instants on le suivra en direct ainsi que les discours qui précèdent dont celui de Carole Delga la présidente de région de France et celui de Gérard Larcher le président du Sénat également présent du côté de saint-malot on va regarder ce qui se passe en direct à saint-malot puisque c'est actuellement la plinière de territoires Unis vous le savez c'est ce qui regroupe les tris associations de région les départements les ma et les régions c'est Jean Dupont qui représente l'Assemblée des départements de France qui est actuellement en train de s'exprimer et après cette plinière de territoires unis et bien devrait commencer cette séquence de clôture pour nous accompagner Stéphane Vernet bonjour Stéphane merci d'être avec nous Stéphane qui dirige la rédaction parisienne de est France et qui connaît donc la Bretagne par cœur merci beaucoup Stéphane d'être avec nous et Quentin calm qu'on présente plus journaliste la public s bonjour Quentin spécialiste des concrets d'association d'élus voilà consu ensemble conu sur Public Sénat depuis plusieurs saisons ouis et évidemment on va en parler alors je le disais ellisabeth borne est attendue du côté de saint-malot dans les prochaines minutes c'est elle qui va conclure ce congrès des région de France elle est attendue la la première ministre Stéphane d'abord un petit point on en est où aujourd'hui des relations entre État et région dans quel contexte arrive la première ministre à Saint-Malo bah là elle arrive dans un contexte d'annonce forte qui concerne un certain nombre de sujets essentiels pour les régions la transition énergétique et écologique les régions veulent être au cœur du dispositif parce qu'elles sont particulièrement bien placé pour le faire il y a la problématique des transports qui est directement liée j'ai parlé l'énergie et puis il y a une problématique générale de de de moyens et de de responsabilité d'autonomie et de décentralisation et tout ça est en train de se combiner il y a des attentes très fortes il y a un certain nombre de dispositifs ou de promesses qui ont qui ont qui avaient été faites qui ont pris du retard et ce et cetera il y a quand même pas mal de choses à à sold et je pense que en fait les représentants des régions et les représentants de l'État ont beaucoup à se se dire au cours de ces deux jours ça a déjà commencé il y a eu un premier comité état région des mobilités entre Clément baun et et les présidents de région à H clos hier on touche à les sujets essentiels et les sujets qui vont concerner des montants d'investissement assez pharaonique au moment même où l'État présente un budget à nouveau en déficit de manière très spectaculaire avec un niveau d'endettement délirant donc je trouve que là on est la croisée des chemins tout ce tout tout se cristallise en ce moment et on va avoir évidemment l'occasion de revenir sur ces questions budgétaires Quentin comment ça se passe en ce moment entre l'État et les régions non effectivement le dialogue est compliqué il a il a été depuis le début du du premier quinquen d'Emmanuel Macron les corps intermédiaires dont les collectivités locales on l'impression que effectivement ça ne communique pas entre l'exécutif et et eux mais c'est vrai qu'on avait vu une séquence des congrès l'année dernière notamment à Vichy à les régions et à agin les départements à l'automne dernier où Elisabeth borne qui était donc la nouvelle Première ministre avait fait des pas vers ses collectivités locales qui avaient été apprécié on avait le sentiment qu'il y avait une forme d'apaisement qui s'était joué à l'automne dernier et on a même retenu cette phrase sur la décentralisation d'éliisabeth born le 17 octobre 2022 au Congrès des département elle avait dit nous devons mener ensemble une nouvelle étape pour une vraie décentralisation alors elle y avait mis beaucoup beaucoup de conditions et on va y revenir mais on voit qu'elle refait un pas vers une demande forte de toutes les strates des collectivités locales qui est de nouveau pouvoir de nouvelles formes de décentralisation une vraie forme de décentralisation et pas des mesurettes comme on a eu selon eux avec les lois 3DS et cetera mais une quelque chose de de fort et donc c'est versela maintenant vers la concrétisation de ce signal fort de décentralisation qu'on attend des annonces sachant qu'il y a eu la réforme des retraites et ensuite les 100 jours qui ont complètement bloqué tous ces sujet institutionnel il y a eu comme cela le pouvoir exécutif qui a été pétrifié sur ces sujets pendant pendant tout le début de l'année 2023 donc on voit que la séquence qui s'our avec ces congrès qui reprennent c'est l'occasion d'ouvrir une une une une page sur les institutions en France qui est qui est importé et qui est attendu aussi dans les départements dans les régions et on va voir ce qu'attend Carole LGA qui est la présidente de région de France du discours d'Élisabeth borne elle était ce matin l'invité de notre matinale depuis saint-malot on lui a posé la question de savoir ce qu'elle attend de la première ministre qui doit venir conclure leur congrès ce matin qu'est-ce que vous attendez de la première ministre mais nous attendons tout d'abord qu'elle puisse enfin comprendre qu'elle a tout intérêt à à avoir un travail en commun entre l'État et les régions pour atteindre les objectifs de la planification écologique pour atteindre les objectifs de mobilité qui soit moins cher qui soit plus décarboné pour atteindre les objectifs de souveraineté industrielle l'État et et les régions doivent travailler ensemble et donc l'État a besoin de nous comme nous nous avons besoin de l'État et donc c'est un message de faire confiance aux régions les régions elles ont besoin de confiance et c'est vrai que c'est un peu ce qu'on entend he depuis le début du premier quinquenat d'Emmanuel Macron de la part des des collectivités Stéphane elle demande à l'état de leur faire confiance oui alors elle demande à l'état de de leur faire confiance tout à fait ça c'est pas nouveau ça fait un petit moment que ça dure et c'est un c'est c'est le nœud du problème il y'y a pas que ça il y a autre chose c'estd que il y a des annonces qui sont faites il y a une volonté de travailler ensemble qui est qui est manifesté donc tout le monde s'en félicite sauf que ça n'avance pas entre le les mots et les actes il y a yatus qui pose problème je je sur le la la question du du ferroviaire qui est essentiel pour les régions l'année dernière à Vichi Caro LGA dit elle elle tire la sonette d'alarme en disant il faut investir 100 milliards d'euros dans le réseau ferroviaire d'ici 10 ans sinon la moitié des lignes de ce pays vont fermer en fait le il a fallu attendre plusieurs mois pour avoir une réponse sur un un plan transport et cetera mais qui dit quoi qui dit que l'État va doubler ses investissements on on sera à 4 milliards d'euros d'investissements dans les infrastructure par an d'ici 2027 c'est super mais entre la demande qui est 100 milliards pour 10 ans et la réponse qui est en réalité 100 milliards sur 17 ans il y a un il y a un premier problème pendant ce temps-là tout le tout le tout le dialogue qui devait se faire autour du des contrats de plan ettat région a pris quasiment un an de retard c'està-dire que pendant que le l'état préparé son plan sur le les transports et les mobilités en fait le les négociations ont été suspendues et on revient à Saint-Malo avec la même demande remise sur la table en disant vous nous avez promis plein d'argent c'est super mais pour l'instant on n pas touché un radis et ça démarre pas pareil avec la question de la transition écologique la on voit qu'elle est au cœur des débats aujourd'hui elle est fondamentale je vous signale que le le la la loi de programmation pluriannuelle sur l'énergie aurait dû être prise au plus tard au mois de juillet elle existe toujours pas et en fait si vous voulez il y a les déclarations les annonces mais dans le concret un il y a du retard et et il y a il y a les les objectifs ou les moyens qui sont qui suivent qui sont mis sur la table ne correspondent pas aux besoins et donc là je pense que il y a un petit y a un certain nombre de réglages qui seront nécessaires qui sont en train de se jouer en coulisse à à à saint-malot mais au-delà des des promesses et des bonnes des grandes déclarations d'intention il faut que l'état donne des gages pour entretenir et restaurer cette confiance on parlait de territoires Unis puisque en ce moment hein c'est la réunion de territoire Unis qui est qui est en cours à Saint-Malo au Congrès avant la dernière séquence sur les discours territoire uni pour rappel hein c'est le rassemblement de de toutes ces strates he les départements les régions et les maires qui s'étaient coalisés en 2018 pour répondre justement à cette défiance et et pour mettre la pression comme cela à Emmanuel Macron face à une série d'annonces à l'époque qui qui était défavorable à tous ces échelons de de de des collectivités locales et on voit qu'ils sont encore réunis on est en 2023 et pour mettre toujours la même pression il continue à avoir cette réunion avant les discours pour bien montrer que ils sont toujours là les départements les régions les maires à se parler pour essayer de faire pression et peser dans ce dialogue parce qu'effectivement ça n'avance pas ou en tout cas ça n'avance pas suffisamment rapidement à leurs yeux dans effectivement le fait de de déléguer enfin de nouvelles responsabilités et bien entendu les financements qui vont avec les leviers de financement et c'est plutôt même le contraire qu'on a vu he pour l'instant sur sur toutes les les annonces budgétaires de même depuis l'année dernière la CVAE encore supprimé pour les départements on avait vu la taxe d'habitation encore avant on voit que la question budgétaire elle reste un nud du du problème depuis depuis le début du premier qu canmanuel Macon et puis sur ce sujet éminidemment sensible il y a la maladresse du président de la République dans son l'interview qui qu'il a accordé à TF1 et France 2 dimanche soir alors ça concerne pas les régions mais quand il quand il met un coup de pression sur les collectivités en disant les gens voient leur taxe foncière exploser c'est la c'est la c'est la faute des communes c'est scandaleux joue pas le jeu la faute du gouvernement le vous avez vous avez les maires de France qui enfin qui s'arrache les cheveux quoi c'est-à-dire que le le le chef de l'État oublie juste de dire que les bases donc de de cette taxe qui sont de dans de de la responsabilité de l'État ont augmenté de 7 % cette année donc il y a il y a un très grand nombre de communes qui n touche pas à leur base mais dont les administrés voient leur leur taxe foncière augmenter et c'est pas du tout la faute des mères C'est la faute c'est la c'est la faute de c'est la responsabilité directe de de de l'État donc on est toujours encore dans ce dans cette espèce de relation je t'aime moi non plus et cetera on a besoin les uns des autres il faut restaurer la confiance mais en fait ils sont ils sont en train de se mettre des coups de taquet d'un côté comme de l'autre dès qu'ils en ont l'occasion pour des raisons de politique politicienne et c'est pas comme ça qu'on c'est pas comme ça qu'on avance encore une fois sur du concret là il y a un certain nombre de dossiers qui sont en gestation depuis trop longtemps et qui au-delà des mots doivent aboutir assez rapidement il a du mal à parler aux élus locaux Emmanuel Macron Quentin oui tout à fait effectivement mais mais effectivement ça ça rejoint cette cette critique sur les corps intermédiairees et et ça on na pas le sentiment qui une énorme évolution de méthode même depuis depuis sa réélection 2022 c'estàd qu' intermédiaire que ce soit les syndicats qui représentent les les salariés que ce soit les élus locaux que ce soit même les parlementaires le Parlement dimanche soir il s'exprime le soir de l'élection sénatoriale euh qu'est-ce que ça dit de ce qu'il a voilà ce qu'il attend de du Sénat lorsquil il est concentré sur sur sa propre prise de parole alors que l'élection se joue en même temps au Sénat voilà ce sont des petites choses comme cela mais où effectivement on voit que bah le le ressort est distendu on a du mal à à voir comment est-ce que ça peut se rapprocher avec avec ces collectivités ces corps intermédiaires ouais alors que juste un mot de ce qui se passe du côté de saint-malot hein la plainère de territoire uni vient de prendre fin euh la prochaine séquence c'est c'est la séquence de clôture avec donc quatre discours à suivre celui de Louis chengérard le président de la Région Bretagne qui accueille donc ce congrès le discours de Carole Delga la présidente de région de France celui de Gérard Larchet le président du Sénat et celui de la première- ministre ellisabeth born parmi les sujets sur lesquels est attendu ellisabeth borne alors qu'on entend l'alarme au Sénat c'est les sujets de la question financière Stéphane évidemment parce que les régions ell disent ben là on a une partie de la TVA certes mais c'est pas suffisant ça nous permet pas de compenser nosûs nos dépenses ben évidemment et puis le la enfors ça c'est le serpent de mer l'argent c'est le nerf de la guerre ça fait longtemps que les demandes sont importantes en en la matière et on voit bien que le enfin la réalité c'est qu'on vit dans un pays qui est à l'os au côté du côté des finances et que et que dans les les efforts de d'économie qui vont être demandés par l'État aux uns et aux autres je vous inter juste 2 seconde Stéphane on voit l'arrivée d'Élisabeth born en direct dans cette salle à saint-malot la première ministre qui fait donc son entrée dans ce congrès des régions de France pour la séquence de clôture qui devrait débuter dans quelques minutes pardon Stéphane allezy non je disais en fait on est d'un point de vue du point de vue de l'argent on a on a on a un gros problème on a un mur d'investissement qui arrive notamment et qui est lié à la transition écologique dans le ferroviaire notamment c'est énorme mais dans le ferroviaire dans l'énergie dans toutes sortes de de enfin voilà th mais bon enfin on l'a bien vu avec la présentation du du budget de l'État il y a il y a des besoins énormes des besoins investissement énorme et le problème c'est qu'on est dans un on vit dans un pays qui est qui croule sous les dettes on atteint un niveau d'endettement qui est littéralement délirant donc le le le on a on n pas de on a plus de marge de manœuvre on n pas d'argent pour faire face à ces besoins et donc il y a une il y a aussi la volonté d'essayer de grappiller des sous à droite à gauche et donc vous avez les collectivités locales toutes et les régions en particulier qui disent nous on veut être des acteurs majeurs de ces développements de ces investissements on peut faire on sait faire c'est dans nos compé c'est dans notre domaine mais on a besoin de moyens pour y arriver et les moyens on en a plus en face vous avez plutôt un état qui va chercher à dire bah comme on a besoin d'économiser on va on va encore chercher à renier sur les moyens donnés aux collectivités et puis bah faites participer faites des investissement mais débrouillez-vous avec vos propres ressources sauf qu'elles n ont plus ou en tout cas pas à la hauteur des enjeux et des besoins et ça a participer à de la brouille toutes ces questions budgétaire et financière lorsque le chef de éat en 2017 lance la conférence des territoires qui devait être un grand rendez-vous pour renouer le dialogue on se rend compte dès l'année suivante que ça capote complètement il y a 450 millions d'économies qui sont demandé aux régions en 2018 c'est et c'est même annoncé pendant leur congrès qui se tenait à l'époque à Orléan alors forcément les régions ont été ont été très très mécontentes de cet effort qu'on leur demandait à ce moment-là et c'est ce qui fait qu'elles ne se rendront même pas les collectivités locales à la troisè rencontre de la conférence des territoires et et ça a participé effectivement de cette brouille entre l'exécutif et les régions on va juste regarder ce qui se passe du côté de Saint-Malo c'est la séquence outremaire qui commence c'est la séquence qui va précéder la séance de clôture puisqu'on parlait de la question des des dotations là encore on a posé ce matin la question à Carole Delga la présidente de région de France savoir est-ce qu'elle demandait des moyens à Elisabeth borne on l'écoute nous demandons d'avoir en fait des dotations qui soient au même niveau euh que euh l'année dernière parce que dans ce projet de la finance il y a une baisse de près de 150 millions d'euros et ensuite euh nous demandons qu'il y ait une compensation euh de l'inflation et c'est pourquoi nous avons demandé plus de 350 millions qui seront fléchés vers des investissements divers que ça soit pour la rénovation énergétique des lycées des bâtiments ou que ça soit pour les milité voilà Carole Delga qui le qui le dit Stéphane elle a besoin de moyens oui c'est ça et qui soit fléché sur des sur des sur des besoins spécifiques elle évoque la rénovation énergétique des lycées les mobilités mais regardez ce qui se passe en face c'est-à-dire que dans le même temps dans le cas de la planification écologique on a l'annonce de du gouvernement par exemple de la mise en place d'un passe rail pour l'été 49 € pour pouvoir comme comme ça se fait en Allemagne c'est super mais qui va payer qui va payer avec quel argent c'est M chose ça s'est annoncé sans que les régions a été mises au courant à la fin de l'été voilà et les régions qui vont être qui sont organisatrices des transports sur le territoire donc est-ce que on annonce comme ça en grande pompe quelque chose sans avoir même prévenu les autorités régionales qui sont en charge de de ce passe ça ça interroge même récemment quoi ouais alors pendant que les présidents de région sont réunis à à saint-malot il y a un président de région qui n'est pas là entre autres c'est Gilles Siméon puisqu'il accueille en ce moment même Emmanuel Macron à l'Assemblée de Corse le chef de l'État qui doit prononcer àure où on se parle un discours devant les élus Quentin les élus cors qui attend beaucoup du chef de l'État sur la question de l'autonomie bien sûr c'est une question aussi que voilà qui est en suspens depuis plus d'un an puisque on se rappelle B de ces de ces violences qui avait voilà émailler l'île de beauté en mars 2022 euh euh effectivement les Corses qui attendent impatiemment maintenant de savoir quelle est la décision euh qu'a pris l'exécutif donc effectivement Emmanuel Macron se RA en Corse on verra quelle est l'intensité qu'il souhaite donner à son discours et quel est le niveau d'autonomie qu'il accepte de donner aux élus cors et effectivement les Corses les élus corses les élus nationalistes qui eux ont une liste effectivement de de demandes très précises sur un statut de résident pour les cors aussi sur la coofficialité de la langue corse ou encore et bien la reconnaissance d'un peuple Corse dans la Constitution ce sont des demandes sur lesquelles ils se sont mis d'accord au sein de l'Assemblée de Corse mais que l'on voit mal le chef de l'État accepté dans leur entièreté qu'on verra effectivement le niveau de précision qu'il donne effectivement à son message aujourd'hui ouais on va voir on va essayer d'avoir des extraits entre ce discours d'Emmanuel Macron Stéphane qui est évidemment à attendu hein et là aussi au-delà de l'accord c'est jusqu'où le chef de l'État est prêt à aller dans la décentralisation ouais puis sur les sur les sur les demandes que que vient de de qui viennent d'être évoqué en fait il y a quand même un problème c'est-à-dire que on peut se dire tiens voilà sur le la coofficialité de la langue la reconnaissance d'un peuple Corse dans la Constitution c'est symbolique bah oui sauf que ça pour ça pour pour y arriver il faudrait changer la constitution on a vu que c'était un exercice un peu compliqué c'est difficile de toucher à la Constitution dans ce pays enfin surtout au cours des dernières années on a on a essayé ça c'est c'est ça ce n'est pas si facile et puis après vous avez créé des précédent il y a pas clickorse en France vous avez les Bretons les Alsaciens les Basques et cetera donc voilà on va écouter les Bretons et ouis et le stat et le statut de résident est un est un est est un sujet qui fâche à mon avis on parler évidemment mais la séquence de clôture a commencé c'est le X chîngérard le président de la Région Bretagne qui accueille donc ce congrès des régions cette année qui a pris la par MAM Messieurs les Présidents des céser monsieur le prés président du césr de France chers collègues céser de Bretagne aussi chers tous merci d'être ici à saint-malot vous dire d'abord à quel point la Bretagne est heureuse de vous y accueillir de vous y accueillir monsieur le Maire dans cette ville si emblématique de la Bretagne dans ce Palais du Grand Large magnifique je remercie toutes celles et ceux qui ont permis l'organisation de ce congrès les équipes de région de France bien entendu et ma très chère team Bretagne merci beaucoup pour cette organisation ce congrès ce congrès est pour moi l'occasion de rendre un hommage un hommage à cette extrémité occidentale ce bout d'Europe et ces ces constellations d'île dans l'océan cette terre de tradition furieusement ancrée dans la modernité regorgeant de paysages aimés qui façonnent les imaginaires et ancre les appartenances qui parle plusieurs langues territoire de liberté et d'humanité solidement enraciné et ouvertes sur le monde la France puisque oui je parle de la France la France est une et multiple comme l'Europe dont elle être une partie de l'ensemble comme ces régions qui la composent et dessinent un tout ces régions elles-mêmes sont fait de départements imbriquet d'agglomération constellés de communes parsemés de quartiers chacune ensemble et chaque sous-ensemble revendiquant singularité identité spécificité rien d'extraordinaire je ne connais pas de pays qui soit un bloc d'une homogénéité absolue et heureusement et les organisations politiques sont toutes aussi varié la France comme chaque région qui la compose a son histoire son histoire qui a conduit l'organisation territoriale que nous que nous connaissons aujourd'hui elle n'est pas en un jour j'espère qu'elle n'est pas finie et elle n'a pas vécu sans heure ni douleur rappelons-nous le chemin parcouru depuis les années 50 rappelons-nous du général de Gaulle en 1969 àimpère à parlant à l'époque de ce que devait être les régions un cadre nouveau de l'initiative du conseil et de l'action pour ce qui touche localement la vie pratique de la nation deux vagues de régionalisation ensuite un redécoupage on trouvera toujours à redire toujours à penser qu'on pe peut faire mieux toujours à penser qu'on pourrait redécouper pourrait même penser à gagner quelques départements voisins cher Christel tant la région Bretagne déborde de son territoire historique force de constater que les régions comme entités politiques et administrativ en dépit des écueils et des moyens limités c'est une réussite et je vous donnerai trois exemples les TER d'abord dans ce moment où on parle tant de mobilité les TER et avec les TER tous les services de car que nous organisons et en Bretagne les bateaux C TER ils sont une réussite et ils font voyager des millions de Françaises et de français tous les jour les régions ont su investir pendant des années et des années sans fiscalité dédiée sur ce sujet dans leur train dans leur car dans leur service publics de transport mais aussi dans les infrastructures dans les infrastructures qui au passage ne leur appartiennent pas mais qui permettent de proposer un moyen de transport souvent décarboné au bénéfice des habitantes et des habitants c'est désormais un meilleur service public de transport pour les citoyens nous avons tous gagné dans cette opération et nous pourrions encore aller plus loin nous savons qu'un accord a été trouvé avec Île-de-France sur le financement des mobilités nous en avons parlé longuement avec Clément bon hier qui a tenu une longue réunion avec tous les présidents de région et nous l'en avons remercié et comme il s'y est engagé hier nous devons avancer avant avec les autres régions que l'île-de-fance pour nous engager ainsi dans un travail collectif qui doit aboutir je le souhaite rapidement 2è exemple les lycées les lycées alors qu'un scandale secou le Royaume-Uni depuis la rentrée du fait de l'état déplorable de leur baâtiment scolaire nous pouvons nous réjouir de ce côté de la Manche car confiés aux régions pour les lycées au départements pour les collèges aux communes pour les écoles les bâtiments qui accueillent nos enfants font l'objet de beaucoup de soins ce ne sont pas que des murs c'est un lieu de vie pour notre jeunesse c'est comme l'a si bien dit monaozouf le cœur de l'entreprise républicaine le lieu où on professe la perfectibilité indéfinie et la prise de l'homme sur son destin aussi j'aurai le plaisir l'honneur la fierté demain d'inaugurer un nouveau lycée à pleumel le lycée monaosouf je vous invite à découvrir cette femme à la lire cette bretonne furieusement républicaine cette bretonne furieusement républicaine est si ancrée dans notre histoire notre identité et nos racines un Bouffet de jeunesse et d'énergie que de la lire et beaucoup d'enthousiasme pour l'avenir troème exemple enfin les canaux exemple bien breton bien breton car ici en Bretagne nous avons récupéré les canaux par un texte de décentralisation c'est un patrimoine militaire un patrimoine industriel et et depuis plus d'une dizaine d'années ce sont les services de la Région qui gèent ces canaux avec Briot et au service finalement de l'aménagement du territoire avec le développement de mobilité douce le développement du tourisme fluvestre la protection de la biodiversité le réservoir d'eau douce qu'il constitue bref un patrimoine fluvial qui bénéficie aujourd'hui d'un second souffle comme les les territoires qu'il traverse du Centre Bretagne notamment qui bénéficie ainsi d'une nouvelle énergie insufflée avec tous les liens que nous son avec les autres collectivités et partenaires locaux vous avez dit l'année dernière cher Carole madame la Première ministre a repris le terme ensite que nous étions ensemble une équipe France je partage pleinement cette vision cette ensemble toutes les collectivités ensemble quel que soit leur niveau qui composent l'équipe de France de la mre de village au président de la République madame la Première ministre vous avez rappelé l'année dernière à Vichy qu'il fallait je vous cite tenir compte des spécificités de chaque territoire de leur diversité de leurs atouts et de leur fragilité et d'ajouter qu'il fallait donner des marges manœuvre aux uns et aux autres et nous faire confiance pour expérimenter et innover avec une véritable lisibilité sur les moyens à louer je souscris bien entendu et je vous rejoins totalement et je suis d'accord avec vous seul le collectif permettra de réussir seul le collectif nous permettra de réussir faut-il qu'il soit bien organisé ce collectif et bien armé pour relever les défis et mener les combats une troupe nombreuse mais désorganisée et mal équipée n'enchaînerait que déconvenu et débacle jusqu'à la défaite or les défis les défis que nous avons face à nous les défis auquels fait face la France la touche et la dépasse à la fois l'action contre le dérèglement climatique tant au niveau de l'adaptation qu'au niveau de la lutte contre ce changement climatique nous devons fermer la parenthèse du fossil et ce sera un combat que nous devrons tous assumer ensemble l'enjeu de la sécurité mondiale compromise notamment par les guerres qui la guerre qui fit rage à nos portes sur le continent européen et je me souviens fortement avec beaucoup d'émotions les mots l'année dernière Avichi de l'ambassadeur d'Ukraine enfin et les évolutions des deux périls que j'ai cité précédemment détermineront aussi l'ampleur de ce troisième défi la gestion des migrations permettez-moi de préciser la gestion sans naïveté mais empreinte d'humanité des migrations d'hommes de femmes et d'enfants ces défis nous devons nous y faisons déjà face et nous devrons encore tous y faire face individuellement et collectivement qu'on soit Maloin qu'on soit breton qu'on soit français qu'on soit européen et finalement qu'on soit tout cela à la fois Corse ou martiniicaaise occitan ou des haute- France parisienne ou de Castelmoron d'albray nous devons tous regarder dans la même direction mais de quelqu territoire que l'on vienne face à ces défis nous devons toujours conserver une seule et même boussole le sens de la République et les valeurs de la démocratie et c'est ici et c'est ici certainement le plus grand des combats que nous avons amené ensemble tous ensemble ce sujet de l'équipe France c'est ce sujet de la démocratie nous l'observons il y a un risque de fissure de nos fondations mêmes à l'international nous voyons les populations vivants dans des démocraties se réduire plus de la moitié de l'humanité vit sous un régime qui n'est pas une démocratie aujourd'hui plus d'une personne sur trois dans le monde vit dans un régime autoritaire ou une dictature et au National nous voyons les extrêmes gagnés du terrain les contestations se radicaliser le dialogue démocratique indifféré en Bretagne aussi pourtant réputé région ouverte et accueillante qui a toujours connu une faible représentation de l'extrême droite nous nous retrouvons confrontés à une multiplication d'actes aineux et hostiles aux valeurs d'ouverture et de solidarité que nous défendons ici les attaques contre les symboles de la République ne datent pas d'hier mais aujourd'hui ce ne sont plus seulement les symboles ce sont les élus de la République qui sont attaqués violemment menaçant leur vie je pense je pense à jeaniv Rolland de Calac je pense tout autant à Yannick morz puis à Dorothé PASC de saint-brévin- Lespin ainsi qu'à Vincent jean-brin de l'aller rose il y a une violence sociale latente qui croit avec la montée de l'inflation de l'exclusion de la volonté de faire des bouces émissaires ceux qui seraient responsable de tous nos mots à tous les niveaux de la société l'angoisse du déclassement de la paupérisation et la peur la peur ce sentiment chez certains de nos concitoyens qu'il faut casser le système et que nous élus nous qui assumons ces responsabilités au com bien importante pour l'avenir de notre pays nous ne servverions plus à rien aussi il faut renouveler le contrat social pour cela il faut un Pact entre nous gouvernement et collectivité chacun a son poste en ordre de bataille sans nier nos différences chacun dans ses champs de compétences doté des moyens qui lui permett d'être vérit véritablement opérationnel et efficace bref autonome la politique en circuit court non pas juste pour son pour son précarré au bénéfice bien entendu de l'ensemble les grands défis supranationaux appelant une réponse nationale forte de la puissance d'un collectif soudé uni par des objectifs communs les problématiques locales appelant des solutions adaptées au plus près des besoins taillé sur mesure par les autorités de proximité aussi que tous les échelons de pouvoir ne promettent pas tout à tous car nous ne ferions que renforcer la défiance à l'égard de la puissance publique chacun a son poste je le disais dans un esprit de soutien et de coopération c'est un changement d'état d'esprit réellement profond qu'il nous faut mettre en œuvre l'efficacité passe par le travail en commun y compris au passage pour les agences de l'État vous l'avez également dit madame la Première ministre pour être efficace nous devons associer toutes les collectivités le cloisonnement serait une erreur c'est dans cet esprit que la Bretagne a travaillé un socle de proposition pour une république des territoires au fondement démocratique fortifié que je vous ai confié monsieur le Président du Sénat je vous en ai aussi adresser une copie lorsque comme je le fais à chaque fois que le Conseil régional la Bretagne émet des avis des remarques des propositions pour l'avenir de la Bretagne mais aussi pour l'avenir de la République ces propositions I sont issu d'un dialogue transpartisan que je salue aujourd'hui car plusieurs des conseillers régionaux de tous les bancs sont dans la salle ce travail est le fruit des leç son tirer des expériences de la Décentralisation et des tentatives de déconcentration des récentes décennies ainsi sans dévoiler l'entièreté du rapport ces propositions visent à sécurit sécuriser l'atterrissage de politique nationale à l'échelon régional en Bretagne ou ailleurs car je le dis nous n'avons pas l'exclusivité de ces réflexions ainsi il a été identifié que notamment ici en Bretagne mais je sais que Christal moranet le vit tout autant que moi à l'échelle régionale la concertation fonctionne je pense notamment à la conférence régionale ma et littoral organisée par la région elle a été utile pour permettre l'implantation des éolienne en mer à Saint-Brieux je sais pas si vous les avez vu mais on les voit des étages ici ou des remparts et ces éoliennes je le rappelle c'est 14 ans de travail 14 ans de travail qui ne se mène pas sans une concertation et un travail approfondi à assumé par les élus locaux si j'en parle ici c'est parce que je pense que nous en avons furieusement besoin pour demain et si autorisé la concertation n'appelle pas de moyens supplémentaires il faut bien entendu à chaque fois et régulièrement le confirmer et le renforcer au passage puisque je parle de la mer permettez-moi de vous dire que nous devons tous ensemble nous occuper du sujet de la pêche de nos marins pêcheurs qui marin pêcheurs européens sont les plus puissants défenseurs de la biodiversité que nous avons dans le monde par rapport aux autres pêches et notamment les pêches issues de pays lointains et de bateaux usin avec à bord des hommes et des femmes qui malheureusement pourraient être qualifié d'esclaves nous avons besoin de travailler cela depuis Bruxelles jusqu'aux collectivités nous nous entretenons régulièrement avec Hervé Berville je sais que d'autres réunions auront lieu dans la journée et c'est indispensable poureton que je suis je veux bien entendu protéger les dauphins mais je veux aussi protéger mes pêcheur par ailleursur d'illeurs certains dispositifs fiscaux gagneraient à être rénovés je me permets ici de vous dire que nous avions travaillé avec Julien Normandie et Édouard Philippe pour inventer le pinal breton ce pinal breton c'est pas plus d'argent pour la Bretagne c'est juste nous autoriser à répartir différemment en Bretagne des outils fiscaux mis en place pour favoriser le développement du logement ça a bien fonctionné cela va s'éteindre avec le Pinel mais vu la situation de logement nous pouvons inventer d'autres choses je l'ai dit au ministre béu je dis dit à toutes celles et ceux qui sont disponibles nous en avions parlé aussi madame la Première ministre nous sommes prêts à expérimenter à inventer et à faire en sorte que les élus à l'échelle régionale je dis bien les élus des collectivités à l'échelle régionale prennent leur part pour assumer leur responsabilités et ainsi mettre en œuvre un réel vecteur d'efficacité même chose sur les zonages même chose sur les zonages nous sommes ici à samalo le maire de samintalo a pu obtenir une expérimentation pour réguler le Airbnb c'est indispensable et bravo pour le courage et l'énergie que le maire et son équipe mettent dans cette opération mais il conviendrait d'obtenir que les maires le bloc communal puisse assumer ses responsensabilité sur ce point et non pas de le faire par un pilotage d'un conseiller à Paris sur son tableur Excel ou par l'entre gens de quelques parlementaires toujours courageux ici en Bretagne quels que soient les bans pour obtenir que telle ou telle commune soit mise dans telle ou telle liste ça c'est furieusement ringard et il faut passer à autre chose d'autres dispositifs d'autres compétences appelleront en revanche davantage de moyens le sujet des moyens nécessairire mais avant de parler du sujet des moyens il s'agit d'abord pour nous tous d'opérer des arbitrages dans nos choix de politique publique sport de combat régulier de tous les élus qui sont ici présents et d'identifier les gains et marges de manœuvre dans nos organisations des collectivités jusqu'à l'état j'ai envie de dire jusqu'à l'Europe cette exigence d'efficacité doit se retrouver à tous les niveaux et nécessairement cela posera bien entendu le sujet de la fiscalité ce suja ce sujet devra être reposé une rénovation est nécessaire à l'échelle européenne comme à l'échelle locale face au murs de sujets qui sont face à nous il faut donc avoir le courage d'ouvrir le débat ce débat sur la fiscalité dépasse l'ASP strict au sensu financier même l'aspect strict au sensu du Congrès des régions mais c'est un débat sur la responsabilité sur la confiance qu'il convient de mener et d'échanger à tous les niveaux et dans tous les territoires de la République sortons donc chers collègues enfin de la foire au vanité et aux prétentions et faisons front commun faisons front commun car la question n'est plus de savoir aujourd'hui qui gagne quoi mais comment s'organiser pour donner du souffle à notre démocratie nous avons une responsabilité qui va au-delà de l'immédiate gestionnaire nous devons redonner du sens à l'expérience républicaine pour les femmes et les hommes qui habitent dans nos régions pour les femmes et les hommes qui habitent dans nos villes et dans nos campagnes qui habitent notre pays et qui peuvent s'en sentir exclus ce sont bien eux les destinataires de l'action publique ce sont bien eux les bénéficiaires des services publics et les dépositaires de l'intérêt général nos décisions nos actions au de sens que parce qu'elles se traduisent dans leur quotidien dans leur vie pour la jeunesse aussi pour cette jeunesse qui je l'espère nous remplacera et ils ont des rêves plein les poches un pays une région ce n'est pas qu'un projet sur un papier c'est aussi une volonté une volonté à mettre en œuvre bevette Brez vive la république et vive la france merci merci beaucoup merci loï Chan Gérard président de la Région Bretagne pour ce premier propos j'invite à présent à venir devant vous Carole Delga présidente de région de [Applaudissements] [Musique] France madame la Première ministre cher Élisabeth monsieur le Président du Sénat cher Gérard Larcher mesdames et messieurs les ministres Mesdames et Messieurs les parlementaires monsieur le Président des céser de France cher Dominique Monsieur le Maire de semmalo cher Gill merci pour ton remarquable accueil merci d'être ici à à saintmalot monsieur le Président de la Région Bretagne cher log merci beaucoup pour l'ensemble de l'organisation de de cet événement merci à tes équipes puis merci également pour ces perspectives que tu viens de tracer nous vous saluant toutes et tous et bien sûr j'associe le président délégué Renaud Muselier nous saluons nos chers collègues donc présidentes et présidents de région de France Mesdames et Messieurs les élus Mesdames et Messieurs chers partenaires Mesdames et Messieurs les agents des collectivités territoriales vous qui êtes chaque jour le visage de nos régions et la force des services publics ici à semmot cher Gill Lurton nous sommes saisis à la fois par la force de vos remparts mais aussi par la fragilité de nos constructions devant la puissance de la mer de par bien sûr les risques de submersion conjuguer des exigences qui semblent contraires pour certains conjuguer les exigences sociales économiques environnemental c'est notre quotidien d'élu local alors madame la Première ministre je vous lance un défi un défi poussé par le souffle breton et si vous ne faisiez confiance et si nous formions un vrai tendem état région pour atteindre nos objectifs communs la planification écologique bien sûr la souveraineté de notre pays industrielle énergétique alimentaire sanitaire la réduction des inégalités par un savoir accessible à tous et à un travail de valeur en terme clair et si nous acceptions de travailler de réellement travailler de bâtir des projets des conjugaisons des conciliation bref apporter réellement des solutions pour que le cœur des Français soit plus heureux parce que c'est le thème de notre congrès les régions au cœur des solutions alors oui travaillons travaillons ardemment donnons l'exemple et le cap car c'est là que réside la noblesse de nos mandats d'élus locaux d'élus nationaux de présidents de région et c'est dans l'action concrète que nous réalisons les engagements que nous avons pris de ant les électeurs entre possible et impossible de lêre et un état d'esprit c'est cette belle citation que j'affectionne particulièrement du général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre en fait il dérivait le général de Gaulle un état d'esprit et le souffle le souffle de l'action qui nous anime tous et donc aujourd'hui soyons sur le souffle le souffle breton et sur cet appel et ce défi de sa Malo parce que rien nous est plus difficile que de constater que notre action est entravée souvent que notre pouvoir d'agir est restreint au fond que les libertés locales qui sont la réponse à bien des problèmes de nos concitoyens sont si souvent corcetés parfois paralysés alors madame la Première ministre chère Élisabeth je souhaite vous remercier de votre présence cette année encore parmi nous avec plusieurs autres membres du gouvernement elle est le symbole bien entendu de l'attention sincère que vous portez aux régions et donc madame la Première ministre au nom des présidentes et des présidents des régions de France je vous lance cet appel de Saint Malo pour ce nouveau souffle nous avons besoin de vous entendre sur les sujets que nous partageons car la situation de la France de notre beau pays dans toutes ces diversit est contrasté et préoccupant au plan économique la situation donne des signne d'amélioration avec un taux de chômage à 7 % qui est une moyenne nationale mais qui masque des disparités territoriales très très fortes le nombre de demandeurs d'emploi n'a jamais été aussi faible depuis 2008 la France est désormais le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers nous en félicitons mais dans le même temps le climat des affaires est morose la crise de l'immobilier et du logement et j'insiste sur cette crise du logement nous en avons parlé au début de l'été avec le président Larché cette crise du logement monte inexorablement nous avons aussi une alerte sur la charge de la dette et puis pour nos concitoyens parce que il est nécessaire d'être attentif aux Français et aux Français et de ne pas rester dans des comités restreints l'INC dresse cette semaine le constat du recul des du moral des ménages en France avec de fortes préoccupations qui s'expriment sur l'inflation sur la baisse du niveau de vie les craintes concernant l'évolution du chômage devant la hausse des taux d'intérêt et les refus d'octroit des prêts et puis nous voyons les travailleurs devenir de plus en plus pauvres et la précarité la misère grandir ici ajoute le sentiment pour nos concitoyens d'impuissance ou de peur devant un mode un monde qui se dérègle devant la sécheresse ou les incendies de l'été devant les coupures d'eau et j'ai une pensée particulière pour Mayotte ce territoire français qui souffre je pense aussi au plan de rationnement de l'énergie ces angoisses trouvent un dans les catastrophes naturelles qui ont affecté les peuples de la Méditerranée dans le retour de la guerre aux frontières de l'Union européenne bien sûr plein soutien au peuple ukrainien et bien sûr nous pensons aussi au peuple arménien il y a [Applaudissements] aussi il y a aussi et plus profondément le creusement des inégalités le sentiment de classe enfermé enfermé dans leurs conditions sociales dans leurs conditions territoriales encagé dans leur territoire ces expressions individuelles et collectifs de défiance vis-à-vis des autorités occupent l'actualité de l'information en continu les relations entre les individus se tendent l'autre devient un étranger parfois même une menace ou un adversaire alors nous devons réagir nous devons créer du lien et puis bien entendu on ne peut pas passer sous silence les terribles phénomènes de harcèlement à d'école les tragédies bien sûr de suicide d'adolescents et je tiens à saluer madame la Première ministre votre mobilisation sur ce sujet et le plan que vous avez annoncé hier bref les Français sont dans une situation de tension permanente devant un environnement international planétaire anxiogène et une manière de faire de la politique qu'ils ne comprennent pas une politique de la parole mais de la parole vide de sens avec des annonces creuses et ou non suivi des faits ou des paroles violentes agressives de l'imveactive et à cette violence verbale s'ajoute une réalité de vie dure parce que nous n'oublions pas les fermetures de services dans les hôpitaux au cours de l'été l'embouteillage sur la réalisation de démarche administrative le tout numérique qui fait que certains se sentent éloignés éloigné de tout je parle aussi de l'éloignement physique et la nécessité d'avoir des infrastructures de transport nous avons donc la nécessité de donner une réponse de donner une réponse alors ce nouveau souffle concrètement peut-il se déployer avec de la conviction tout d'abord avec des convictions solidement ancrées loin des des girouettes qui cèdent au vent avec notre conviction celle de notre responsabilité collective pour répondre à ce contexte d'inquiétude travailler ensemble pour les Français et nous les présidents de la région nous l'avons fait nous le faisons nous l'avons fait lors de la crise du covid où nous étons à côté de l'État pour soutenir nos soignants avec la fourniture de matériel de protection en organisant des campagnes campagnes de dépistage ou en aidant aussi fortement en partenariat avec l'État les acteurs économiques qui étaient fragilisés ou menacés je tiens à le rappeler les régions ont augmenté de 2 milliards d'euros entre 2020 et 2022 le nombre le montant de leurs investissements passtiant ainsi de 2020 à 2022 de 11 à 13 milliards 11 à 13 milliards pour soutenir l'effort de l'État le plan de relance qui était absolument indispensable nous avons été les partenaires les plus engagés parce que nous avons les missions sur le développement économique face à cette vement exceptionnel il était nécessaire d'avoir l'union sacrée et comment comprendre la décru de nos recettes les régions sont le seul échelon de collectivité aujourd'hui qui n'a pas retrouvé en 2022 ni en 2023 son niveau d'épargne avant-crise ni sa capacité de désendettement parce que cet investissement il était indispensable au côté de l'État nous l'avons fait et nous voulons bien sûr continuer dans l'effet ce n'est pas le constat auquel nous sommes confrontés je ne vais citer que quelques exemples ces dernières semaines hier le projet de loi de finances pour 2024 dotation de compensation de réforme de la taxe professionnelle pour les régions une baisse de 6,3 % 30 millions d'euros en moins alors qu'elle ne baissera que de 1 % pour les communes 1,3 pour les EPCI et 08 pour les départements quelle est la cohérence quelle est la justice je pourrais également citer la compensation de la perte de recette de 107 millions d'euros dédié au financement de la formation professionnelle et issu des frais de gestion de la CVAE qui était une compensation pérenne je vouslais prouver l'année dernière madame la Première ministre et de nouveau cette année je vais devoir le prouver à que de temps perdu ne soyons pas dans la mesquinerie face à la faiblesse de l'enjeu comparé à l'envergure du budget de l'État alors ligotter asphyxier les régions quel intérêt alors que vous avez besoin de nous pour que nous fassions réussir la France ensemble parce que nos succès seront vos succès parce que vos succès seront nos succès nous sommes présidentes et présidents de région pleinement mobilisés nous sommes membres de l'équipe France je vous l'ai déjà indiqué je le Martelle oui au côté du gouvernement le couple état région est fondamental est un moteur indispensable pour la réussite alors dans cette période faisons pack faisons pack comme rugby parce que c'est un ASI que la France peut gagner d'autres exemples en matière de transport quelle est la traduction concrète de 100 milliards d'euros d'investissement j'y reviendrai quel est le sens des annonces non concertés avec les régions sur le passe national nous y sommes favorables bien entendu avoir une politique tarifaire mais travaillons en premier travaillons avant de faire des annonces qui n'ont pas eu le début d'une réalité je voudrais aussi juste rappeler si on parle des mobilités ce qui est une réalité fiscale quand un français fait fait un plein dans sa voiture aujourd'hui c'est quasiment 100 €. sur 100 € il y a 1 € qui revient aux régions on est bien loin du quart des taxes sur le carburant qui reviendrait aux régions comme l'a indiqué le président de la République alors si le président de la République veut nous donner un/4 des taxes pour le budget des régions banco un autre exemple parce que nous y sommes toutes et tous particulièrement engagés la planification écologique la planification écologique elle est fondamentale pour donner un espoir à nos jeunes l chgard l'a bien rappelé ces préoccupations elles sont vibrantes dans la jeunesse et nous devons y répondre et nous partageons la nécessité du mix énergétique avec bien sûr la sûreté qui nous est vraiment assuré dans l'approvisionnement par le nucléaire mais aussi et nous devons engager fortement le développement des énergies renouvelable c'est toute la question de la rénovation énergétique c'est toute la question de la biodiversité là aussi avec les parcs naturels régionaux les régions s'engagent fortement nous devons être dans des copes régionales nous voulons les mettre en œuvre et nous commençons à apprendre selon les les territoires qu'il pourrait y avoir des copes départemental et je le dis très clairement je suis et régionaliste et départementaliste je ne participe pas à cette volonté de supprimer les départements mais sur la question de énergie sur la question de l'écologie soyons sérieux sur la question des énergies renouvelables nous avons besoin de territoires larges de territoires larges pour pouvoir développer la question de l'hydroélectricité la question de l'éolien flottant ne peut pas se traiter à l'échelle d'un département ou même en dessous quand on veut développer la question de la méthanisation nous avons besoin de souffle nous avons besoin d'une mutualisation et ça c'est indispensable parce qu'à travers la question de la méthanisation c'est bien entendu la question des énergies renouvelables mais aussi c'est un revenu pour nos agriculteurs et cela il ne faut pas l'oublier parce que c'est cela la nécessité de l'action publique de savoir concilier de savoir conjuguer et de ne pas stigmatiser de ne pas exclure ou de ne pas juger alors nous devons continuer à travailler alors madame la Première ministre ce que nous souhaitons en effet c'est pouvoir exercer des missions ensemble qui répondent aux objectifs gouvernementaux et pour le bonheur des Français tout simplement ce que nous voulons vous dire c'est que nous vous tendons la main bien entendu saisissez-la aujourd'hui la France elle est menacée dans ses fondements républicains alors il ne faut pas se tromper d'adversaire il ne faut pas se tromper d'adversaire et l'énergie elle doit être là pour consolider la République et lutter contre les extrémismes et contre les populismes parce que nous devons faire réussir la France parce que si ce sentiment de désespoir se propage s'amplifie à ce moment-là c'est l'extrême droite qui gagnera et cela républicain que nous sommes nous ne l'accepterons jamais et nous présidentes et président de région de France nous sommes nous sommes attachés à cette France à cette France qui est généreuse à sa devise républicaine liberté égalité fraternité bien entendu laïcité et face à ces ennemis de la République nous nous basseront pas les yeux ni la conviction ni la force de combat parce que c'est nous qui gagnerons notre main tendue c'est une main bienveillante parce que la main républicaine elle construit elle caresse la main républicaine elle ne menace pas comme l'extrême droite alors c'est une main tendue c'est un appel un souffle de Saint Malot cela fait suite à celui de Marseille en 2018 pour plus de décentralisation cela fait suite à celui de Fort de- France qui a été porté par l'ensemble des territoires d'outrem c'est bien sûr l'appel qui émane de la collectivité territoriale de Corse et bien sûr j'excuse Gilles Siméoni et Nanette monpertui puisque et c'est logique accompagnant monsieur le Président de la République cet appel fait suite aussi aux propositions émise par la Région Île-de-France et comme vient de le faire l chengérard par la Région Bretagne pour plus d'autonomie des régions pour agir à vos côtés et puis le Sénat nous livrait récemment un important travail de réflexion sur la poursuite de la décentralisation dans le cadre d'un groupe de réflexion présidé par Gérard Larcher infatigable défenseur de la décentralisation et que je remercie également sincèrement pour sa présence fidèle ce matin mais pour son appui à mes côtés continuellement pour la République bien entendu pour faire en sorte que tous les Français soient considérés des territoires ruraux comme des territoires urbains alors nos propositions parce que nous tendons la main mais nous faisons des propositions on ne va pas rester sur des verbes on passe à l'action alors quatre ordres et la Pyrénéenne que je suis va devenir presque matelot alors le vent dominant en Bretagne c'est le vent de surrois ce sera donc celui d'une plus grande autonomie d'action plus que de moyens nouveaux ou de compétences nouvelles nous demandons de pouvoir pleinement exercer nos compétences pour agir avec davantage d'efficacité c'est ce que nous appelons l'autonomie d'action lutter contre les en vêrement de compéten supprimer les redondances le livre blanc des régions que nous avons élaboré en 2022 est un document que nous avons concerté tous ensemble travailler et sur laquel sur lequel nous devons nous reposer l'autonomie d'action en matière de compéten éducativ l'éducation le bien le plus précieux de notre République cela veut dire renforcer l'autonomie pédagogique des établissements et conférer aux régions une plus large autonomie de gestion l'éducation et les lycées sont le creusé de la promesse républicaine et les enseignants ont une tâche immense à accomplir nous devons avoir une pleine autorité l'autonomie d'action en matière des politiques d'orientation cela veut dire conférer aux régions une pleine légitimité une pleine réalité pour agir dès le collège puis au lycée et dans l'enseignement supérieur pour démocratiser la réalité de de la connaissance des métiers mais également la réalité des parcours de formation pour lutter contre le déterminisme social c'est ce que nous devons faire au moment de l'orientation nous devons renforcer l'égalité des chances de chaque alève pour que chacun puisse choisir son destin puisse être maître de son destin l'autonomie en matière de politique de l'emploi cela veut dire donner aux régions une compétence globale nous avons changer chère ellisabeth sur le projet de loi qui est sorti du Sénat sur France travail nous avons quand même des amélioration à amener parce que nous voulons avoir un système qui est simplifié qui permet aussi de s'adapter aux réalités économiques aux réalités d'emploi des bassins de vie il n'est pas question d'avoir une politique nationale ou des politiques régionales ce que nous nous demandons les présidentes et les présidentes de région c'est qu'au niveau de chaque région nous puissions avec le préfet de région avoir des déclinaisons par bassin d'emploi par bassin de vie parce que la réalité de vie elle est forte différente et la la réalité d'emploi selon qu'on soit sur le bassin d'emploi sur le sud de l'Ardèche autour de Colmar ou autour de saintmalot c'est ce que nous devons faire pour ramener les public les plus éloignés de l'emploi vers le travail et puis bien sûr l'autonomie en matière de politique de mobilité alors hier nous avons eu une réunion de travail très fructueuse où nous avons mis les mains dans le camboui avec le ministre des Transports et donc madame la Première ministre je vous fais une proposition mettons en œuvre des Assises de la mobilité ferroviaire et de l'intermobalité et sur le financement des infrastructures et sur la question de la tarification parce que je ne rendrai pas sur les conditions d'annance pour le moins impréparé sur la question du Pass si nous partageons l'absolue nécessité d'avoir des tarifs attractifs des traines pas chers il est absolument nécessaire que les trains soient à l'heure et sur la question des retards je peux être très rude dans les négociations SNCF mais sur la question des retards là aussi il faut parler de la réalité pourquoi il y a des trains en retard en France parce que c'est le système ferroviaire le plus vieux d'Europe c'est celui où il a été le moins investi depuis des dizaines d'années nous avons cette réalité et nous devons prendre à bras le corps cette vraie problématique l'Allemagne investit trois fois plus dans son réseau ferré que la France l'Italie investit deux fois plus et donc nous devons avoir un choc un investissement fort de la part de la France et nous soutenons aussi les présidents de région nous avions fait une tribune il y a de ça un an qui est une mobilisation des crédits européens sur ces sujets nous savons que le rail c'est le mode de transport le plus écologique mais nous devons investir massivement pour avoir des trains à l'heure et pour avoir aussi des conditions tarifèire attractive parce que si nous voulons un vrai report modal c'est cela la transition écologique qui est absolument au cœur des politiques menées par le ministre Béchu et bien si nous voulons avoir un vrai report modal il faut avoir une confiance dans le rail et la confiance c'est par la ponctualité et c'est par l'attractivité des tarifs et c'est pourquoi ces assises de la mobilité ferroviaire et de l'intermodalité parce qu'il faut arriver jusqu'à la gare et bien on doit prendre à bras le corps la question des fameux 100 milliards que nous avions demandé il y a de ça 1 an et nous avions cette ce chiffre n'avait pas été donné juste dans un esprit communiquant parce que nous y avions travaillé c'est le besoin sur les 10 prochaines années et pour les infrastructures et pour les ERTMS la spécialiste des transports que vous êtes comprenez parfaitement mon mon jargon c'est la signalisation pour celles et ceux qui sont pas donc trop ferru sur ces sujets mais également le matériel roulant et le matériel roulant aussi il doit être dans la transition écologique et énergétique le train à hydrogène va circ dans un an sur la ligne montrégeot Luchon qui m cher mon territoire natal parce qu'à côté des usines Alstom ce train à hydrogène il est financé au 2 tiers par les régions un/ers par l'État en Allemagne la proportion est inversé nous devons développer les trains à batterie nous devons développer les trains hybrides tout cela je vous le cite pour vous démontrer que l'innovation dans ce pays elle existe elle existe et nous avons une industrie des transports qui est majeure et derrière à travers cet investissement c'est bien sûr bon pour la planète mais c'est bon pour la souveraineté industrielle et c'est pourquoi nous défendons qu'il ait un Airbus ferroviaire au niveau européen nous avons connu les préventions il y a de ça quelques années de la Commission européenne par rapport à des conditions de respect de la mise en concurrence la concurrence mais sur le ferroviaire sur les transports mais elle est internationale et depuis maintenant 5 ans la Chine a bâti un grand groupe industriel s'appelle CRC et crrc est en train d'avoir les marchés sur le continent américain et sur le continent africain cette avance technologique que nous avons en France que nous avons en Europe il est absolument nécessaire de la préserver et de la développer c'est ainsi que nous aurons aussi la fierté d'avoir une reconnaissance à l'international pour relier les gens la patrie des Droits de l'Homme et bien elle doit aussi continuer à à relier les populations alors l'autonomie l'autonomie dans la République c'est bien sûr aussi pour les régions d'outremer pour les collectivité territoriale d'outrem pour la Corse c'est à la fois la reconnaissance d'histoire et de culture spécifique qui enrichissent notre patrimoine commun et le renforcement d'une capacité à apporter dans la proximité des réponsse très différentes de Cell qui ont habituellement en cours sur le territoire métropolitain cela vaut d'abord en matière réglementaire car l'adaptation des lois au contexte des outresères et de l'accord c'est une nécessité d'action mais cela vaut aussi sur le modèle de la Nouvelle-Calédonie en matière d'exercice des compétences lorsque la région ou la collectivité territoriale s'estime en mesure de se substituer à l'État dans une démarche de subsidiarité reposant sur une confiance réciproque confiance là aussi aussi c'est essentiel en Corse à la Réunion en Guyane en Martinique en Guadeloupe à Mayotte mais aussi à Saint-Pierre et Miquelon à Saint-Martin l'attachement aux couleurs du drapeau français est fort et j'ai pu le constater ces derniè mois en étant à la Réunion oui l'attachement aux couleurs du drapeau français est fort et cela n'allève rien à la volonté légitime d'une plus grande autonomie d'action par rapport à un cadre rigide venu de la métropole car au fond c'est d'une autonomie à la carte nous en avons la maturité politique pour renforcer la capacité à agir dans la proximité et en fonction de l'analyse partagée de la situation entre l'État et les régions et cette autonomie d'action elle n'est possible qu'à trois conditions ce sont les ventses de nos rois davantage d'autonomie fiscale bien entend entendu nous demandons d'avoir une fiscalité plus forte que ce qu'elle est aujourd'hui je tiens à le rappeler quand parfois j'entends certains représentants de l'exécutif s'agacer quand les collectivités locales que soit communal départemental régional ont un problème elles appellent l'état oui mais par force on est mis dans une situation de dépendance on est complètement lié aux dotations le budget des régions c'est 95 % des dotations quand vous avez que % de marge de manœuvre quand il y a un gros problème bien entendu que nous faisons appel à l'état parce que l'État l'a voulu depuis des années l'affaiblissement de l'autonomie fiscale des régions remonte à la suppression de la taxe professionnelle c'était il y a de ça 13 ans et donc nous devons avoir plus d'autonomie fiscale et surtout avoir une fiscalité en lien avec les missions parce que nous investissons fortement dans dans l'économie nous investissons fortement dans le commerce l'artisanat l'industrie nous investissons fortement dans les start-ups dans la question aussi de nouvelles technologies qui sont liées au métiers vert qui sont lié aussi la nécessaire capacité à avoir des métiers du fer des métiers de l'industrie mais le bénéfice c'est plutôt sur le bloc local ou intercommunal et c'est pourquoi nous demandons d'avoir la substitution des impôts 10 voitures façon communément à une fiscalité qui est liée à l'action économique et par exemple l'impôt sur les sociétés fiscalité je tiens bien sûr à vous en parler ici en Bretagne méditerranéenne que je suis aussi ayez une attention particulière madame la Première ministre pour la question du changement de fiscalité sur le carburant pour nos pêcheurs parce que cela va avoir un impact très complexe sur la viabilité de nos métiers liés à la pêche et nous devons être dans une prise en compte de cette filière qui est au combien essentielle mais qui est au combien fragilisé depuis des années et puis autonomie fiscale et puis autonomie bien sûr de de gestion et c'est une composante indissociable de la libre administration alors pas de contrat de chaor ou pas de contrat de chaor maquillé nous savons quand même détecter cela de l'OIN et puis davantage d'autonomie réglementaire l'autonomie réglementaire c'est l'inverse de l'inflation normative qui paralyse l'action des collectivités leur coûte plus cher chaque année Françoise Gatel sénatrice d' Villen et donc la délégation au collectivité territoriale à la décentralisation au Sénat conduit un un travail important sur l'impact des normes nouvelles pour les collectivités ce rapport il donne le le tourni presque le mistral qui nous bouscule cher Renault c'est donc un stock de 400000 normes la dgfl estime à 2 milliards d'euros le coût des normes nouvelles pour les collectivités entre 2017 et 2021 4 ans 2 milliards d'euros alors nous demandons une autonomie réglementaire des régions qui soi reconnu et renforcé madame la Première ministre chère Élisabeth le nouveau souffle de C Malot c'est un appel à accroître ensemble notre efficacité collective par la confiance la confiance c'est le vent de nordé qui accompagne les journées chaudes et ensoleillées de l'été en Bretagne j'évoqué devant vous voici un an la confiance comme un pilier fondamental pour pouvoir rebâtir notre République à laquelle nous sommes passionnément attachés confiance pour nos concitoyens confiance utile pour être dans l'action dans le Progrès partagé et au service de la population la confiance à laquelle nous aspirons elle requier désormais que nous dispusions de l'autonomie que nous permettra de rendre enfin toute notre part dans nos objectifs partagés nos objectifs réussis c'est cela que je tiens à rappeler vos succès sont nos succès nos succès sont vos succès parce que c'est le succès de la France alors le poète René charard que j'affectionne particulièrement a écrit une belle expression c'est que l'esprit du château fort c'est le pont Levie alors devant la citadelle de Saint Malot en fait le pont Levie madame la Première ministre c'est la main tendue et c'est la confiance entre les régions et l'État je vous remercie et voilà pour le discours de Carole Delga la présidente de région de France en direct de saint-malot Carole Delga qui a lancé l'appel de Saint-Malo pour un nouveau souffle Gérard Larcher va prendre la parole dans quelques secondes et on attend Élisabeth borne qui va s'exprimer pendant ce temps on va regarder ce qui se passe du côté d'ajaaco à l'Assemblée de Corse où Emmanuel Macron a pris la parole pour s'exprimer devant les élus de Lille on parlera de son discours un petit peu plus tard on va retourner du côté de Saint-Malo gér l'archer va prendre la parole le Président du Sénat on l'écoute Monsieur le Maire de saintbalot en sa commune cher Gill Lurton madame la présidente de région de France présidente de la région Occitanie cher Carole delgard monsieur le Président délégué président de la région sud cher Renaud Muselier monsieur le Président de la Région Bretagne cher loï chîn Girard monsieur le V président délégué des départements de France cher Jean-Léon duup pont monsieur le premier vice-président délégué de l'Association des maires de France et président d'intercommunalité cher André liel Mesdames et Messieurs les présidents de région et collectivités de métropole et d'autres m mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues parlementaires chers collègues conseillers régionaux monsieur le Président des césaires de France cher Dominique vienne nous nous rencontrerons cet après-midi monsieur président du céser de Bretagne Mesdames et Messieurs les élus Mesdames et Messieurs les agents des collectivités territoriales permettez-moi de vous dire d'abord combien je suis heureux de me retrouver parmi vous aujourd'hui dans cette cité de saint-ballot par vant de survoir dont l'histoire les personnages illustres ont fait voyager nombre d'entre nous qui ne s'est jamais rêvé le sabre au cler en corser comme surcouff ou en écrivain comme château brillant je vous avoue que je me suis bien gardé la semaine dernière lors de l'accueil du roi Charles II au Sénat de citer Surcouf mais méditer ces paroles de Surcouf lors de la prise du Kent alors que l'officier anglais l'apostrophé en lui disant nous anglais nous nous battons pour l'honneur et vous français vous vous battez pour l'argent Surcouf répondit chacun se bat pour ce qui lui manque ça me semble extrêmement clair oui monsieur le Maire de saint-malot je vous ai très attaché à cette histoire malouine comme le monte la restauration initiée du château de la brillanté dont vous avez obtenu le classement votre votre projet de musée maritime mais aussi une politique volontariste je pense notamment à cette question que je retrouve partout dans toutes les assemblées départementales auprès des élus qui est celle de la désertification médicale et je pense à votre combat en faveur du futur hôpital territorial mais aussi et le président de la régionbretagne l'a évoqué vos actions pour permettre au malouin de rester habités dans leur cité en limitant les possibilités de location saisonnière par quartier ou en développant les projets faisant appel au bail réel et solidairire asite une question importante dans les cités et régions touristiques que le logement des locaux des jeunes et des salariés qui travaillent dans ces entreprises j'en profite pour vous alerter de nouveau madame la Première ministre sur la grave crise du logement que nous nous allons vivre si nous n'agissons pas de nombreux français risquent de se retrouver sans logement comme les étudiants en septembre rapport sénatorial poait déjà en 2021 un manque de 250000 logements étudiants en septembre l'Union étudiante estimait un chiffre encore supérieur sans parler d'ailleurs des conséquences pour les entreprises du secteur du BTP VI monsieur le Président vous saluez loï chîn Girard président de région Bretagne c'est vrai que c'est une région dans une des îles du Ponant a une place particulière dans mon cœur oui une région attractive fière de son identité vous l'avez rappelé tout à l'heure grande région agricole industrielle et maritime tourner vers l'innovation et notamment les biotechnologies qui sait fédérer les énergies de ces territoires une région investie pour l'avenir je pense puisque c'est notre thème aujourd'hui à la transition écologique vous avez créé une assemblée bretonne de l'eau monsieur le Président regroupant tous les acteurs mais aussi le développement de la production d'énergie locale en particulier le photovoltaïque déployé sur les lycées de la région oui vous l'avez dit seul le collectif peut permettre peut permettre de réussir et je le dis sincèrement je le dis devant les membres du gouvernement madame la Première ministre le collectif c'est aussi et essentiellement avec les territoires que nous devons le réaliser voudrais saluer vous l'avez fait madame la Présidente Carole delgard Françoise Gattel présidente de la délégation au collectivités territorial sénatrice de ce beau département que vous connaissez tous qui œuvre depuis des années et va continuer à le faire pour défendre les collectivités elle préside notre délégation objectif redonner de la liberté d'action en luttant constamment contre l'inflation normative qui nous assomme j'y reviendrai je pourrais saluer nos autres collègues du département Sylvie Robert vice-présidente de la Commission de la culture de l'éducation et de la communication je vous renvoie un excellent rapport de 2021 sur les bibliothèques dont elle rappelle à la fois le rôle culturel mais aussi le rôle civique j'excuse Dominique de Lège et je salue Daniel salmon membre de la commission des affaires économiques est ici présent j'ai évoqué les engagements de la région Bretagne pour préserver sa ressource en eau j'aurais pu avvoquer à ce propos le travail fait par Saint Malo notamment j'ai regardé ça de près Monsieur le Maire je dis toujours les gens le travail que vous fait actuellement sur vos canalisations pour diminuer les fites la préservation des ressources naturel doit être au cœur de nos réflexions afin de préserver notre planète et l'avenir des générations futures sans attendre cette échéance loitaine nous voyons déjà Mayotte les soucis que provoque le manque d'eau j'ai reçu l'ensemble des maires de Mayotte il y a quelques mois et je dois dire que cette préoccupation est là très importante je salue donc votre souhait cher Carole delg que je remercie moi aussi pour la qualité de nos relations d'en faire l'un des thèmes de votre congrès au fond vous nous posez une question importante comment concilier C avec le développement des territoires dans ce domaine les régions ont un rôle primordial à jouer en lien avec les autres collectivités cher Andr Lel et Cher jeanlon duupont l'essentiel de la transition environnementale se fera sur et par les territoires oui je le dis le rôle des régions essentiel c'est un rôle au cœur des solution par les politiques publiques qu'ell mettent en place bien sûr en matière de biodiversité de transition énergétique de mobilité pour citer quelques exemples mais aussi au travers le rôle de catalyseur du dialogue territorial sur les sujets environnementaux je pense notamment dernier exemple en date aux futures conférences régional monsieur le ministre Béchu du zan que nous avons voté avec l'Assemblée nationale en juillet dernier mais je pourrais aussi citer les comités régionaux de l'énergie dont le rôle sera me semble-t-il crucial dans le déploiement des énergies renouvelables sur ces sujets comme celui de la planification écologique et de sa traduction dans divers documents stratégiques dans les mois qui viennent je suis convaincu que l'impulsion peut et doit venir des territoires dans une logique ascendante plutôt que dans une verticalité descendante ce qui n'exclut pas madame la Première ministre le nécessaire dialogue entre l'État et les collectivités oui oui chers collègues chers amis l'écologie passe d'abord par les territoires par le concret par le projet nos territoires sont les premiers acteurs et faiseurs du développement durable et de la transition écologique la solution viendra dans ce domaine comme bien d'autes du dynamisme des territoires de cette proximité avec nos concitoyens que vous avez les uns et les autres chevillés au corps et au cœur cette nécessité de changer le fonctionnement actuel des institutions d'en finir avec cette gouvernance trop verticale que vous évoquez madame la Présidente tous les élus locaux la récl je peux vous le dire après des mois et vous savez pourquoi passer encore plus sur le terrain dans plus de 25 départ au contact des élus locaux oui oui les élus locaux le réclament elle est la seule à même de répondre à la crise démocratique que nous traversons car comme Carole derga je suis inquiet de cette crise démocratique qui traverse notre pays il est urgent madame la Première ministre de repenser les relations entre l'État et les collectivités c'était déjà le sens de l'appel de Marseille monsieur en 2018 où les trois principales associations d'élus avaient décidé de constituer territoires unis pour demander moins de verticalité tout simplement plus de liberté locale j'entends qu'il est désormais depuis ce matin l'appel de saintallo madame la Présidente pour cela il est nécessaire de rétablir la confiance oui c'est un mot important entre l'État et les collectivités cela signifie travailler avec elle en mon des prise de décisions il n'est plus possible que ces dernières découvre à travers des vidéos sur Internet ou des interviews sur Youtube des annonces qui vont impacter leur mode de fonctionnement voir leurs finances sans contact préalable on ne peut pas continuer à travailler ainsi la gestion des mobilités développement du train sont des sujets très importants à la fois pour nos concitoyens pour l'aménagement de notre territoire mais aussi pour cet objectif de transition écologique cela nécessite un travail approfondi collectif monsieur le Président de la Région Bretagne et non des décisions unilatérales je sais qu'un comité état région a eu lieu hier vous l'avez évoqué madame la Présidente avec le ministre délégué au transport j'ai cru comprendre qu'il y a avait encore quelques aiguillages à passer pour les temps qui viennent c'est naturel en matière ferroviaire mais à un moment il faut arriver vers l'objectif qu'on se donne oui il est temps de replacer les élus locaux au cœur des décisions de leur faire confiance de libérer les énergies locales un code général des collectivités territoriales à méditer quand même qui a triplé de volume en 20 ans un code de l'environnement multiplié par 10 sur la même période ça n'est pas tenable il faut pas s'étonner qu'autant d'élus se désespèent surtout quand dans le même temps on voit les violences s'accroîre à leur rcontre ainsi que les contentieux en tout genre sur ces sujets le Sénat agit une proposition de loi sur la sécurité des élus locaux a été déposée le 26 mai le 26 mai dernier et il sera examiné très prochainement dès la semaine du 9 octobre au Sénat nous avons adopté le 16 mars une charte de simplification l'initiative de la délégation collectivité territorial cher Françoise Gatel signé par le gouvernement cher Christophe Béchu maintenant passons de l'intention à l'action pour reprendre les propos même de Carole delg ce sera me semble-t-il une des priorités ça concerne pas simplement le gouvernement ça concerne aussi les parlementaires semble-t-il chacun nous sommes concernés car nous sommes responsables de cet amas normatif qui aujourd'hui nous paralyse et nous enert alors oui il est plus que nécessaire d'écrire cette grande loi de décentralisation tant attendu et annoncé à de multiples reprises par le Président de la République notamment le 2 septembre 2022 en recevant le président de l'Association des maires de France en recevant le président des départements de France et en vous recevant cher Carole delgat après 8 mois de travail et de nombreuses concertations notamment avec vous les trois associations d'élus territoriaux présents ce matin et je voudlais vraiment vous en remercier nous avons abouti au Sénat le 6 juillet dernier grâce au travail de nos rapporteurs François Noël buffet Mathieu d'Arnaud et Françoise Gattel une fois encore de plus cité à la publication de 15 propositions pour rendre aux élus locaux leur pouvoir d'agir thème du dernier congrès des Maes de France avec une priorité donner tout son sens au principe de libre administration des collectivités avec un mot d'ordre la simplification je vous ai adressé madame la Première ministre dès le 7 juillet dernier tout comme au président de la République et je vous le dis nous les traduirons en proposition de loi très prochainement il s'agit pas de proposer un Big Bang territorial auquel personne ne tient mais de faire des propositions très pragmatiques très concrètes il s'agit de gérer en proximité ce qui peut l'être de fameux principes de subsidiarité cher à David lisenard à Aristote à Thomas dquin et aussi not demden chacun y aura ses référence mais ça veut dire ce qu'on peut faire mieux en proximité c'est mieux de le faire ainsi plutôt que dans la verticalité c'est très clair alors nous proposons d'améliorer les conditions d'exercice des élus pour rendre madame la ministre le statut plus attractif et plus protecteur un travail a été engagé avec le Gouvernement en la matière il est nécessaire d'aller au bout de la réflexion en prenant en compte l'ensemble des collectivités nous y prendrons toute notre part nous souhaitons aussi renforcer l'agilité territoriale à la main des élus locaux en facilitant les expérimentations locale et la différenciation territoriale nous sommes déjà investi sur ce sujet au moment de la loi 3DS terre d'expérimentation en matière institutionnelle en Bretagne ça n'a pas commencé hier vous avez fait le choix du volontarisme et notamment avec la rédaction d'un rapport rendu la semaine dernière monsieur le Président réclamant plus de liberté au gouvernement en matière de mobilité et la création hier du syndicat mixte associant l'ensemble des acteurs concernés ou encore en matière d'emploi et de formation tout comme d'ailleurs la région Île-de-France qui a délibéré la semaine dernière en faisant 43 propositions pour un choc de décentralisation en Île-de-France vous avez vous-même madame la Présidente énuméré les propositions pour un souffle nouveau en matière d'éducation d'orientation d'emploi de mobilité des expérimentations d'ailleurs qui peuvent s'appuyer sur la législation actuelle cependant là aussi pour que ces expérimentations fonctionnent il faut faire confiance aux collectivités pour ne pas revivre l'expérimentation déésevante de la délégation de la culture en Bretagne qui n'a pas pu fonctionner car certaines institutions et je vais les nommer la DRC par exemple ont eu peur de disparaître à la faveur de ces expérimentations oui nos territoires ont des spécificités c'est pour cela qu'il est important de leur permettre de pouvoir exercer certaines compétences de manière différenciée sans pour autant toucher à l'unité de la République il en est ainsi de la Corse bien sûr où se trouve actuellement le président de la République je rencontrerai pour ma part le président du conseil exécutif de Corse très prochainement de même pour les outres mèes donc je salue ici les représentants nombreux quelques visages que j'ai partagé il y a pas si longtemps chez eux il est important comme nous l'évoquons dans nos 15 propositions de rénover le cadre institutionnel qui leur est applicable pour dépasser l'opposition entre assimilation et spécialisation législativ et adapter ainsi les facultés de différenciation au besoins de chaque territoire s'il le souhaite s'il le souhaite je vous rappelle que le Sénat sera toujours garant de l'unité de la République pour que les choses soient claires elles soient clairement dites et que chacun le sache au-delà de ces propositions en faveur de la décentralisation nous voulons aussi un état déconcentré madame la Première ministre accompagnateur facilitateur qui ne soit plus senseur et pour cela il faut que les préfets retrouvent pleine autorité sur les services de l'État dans leur département et leur région car à décentral tion forte il faut un état territorial fort c'est comme ça que je vois l'avenir me semble-t-il pour redresser notre pays nous proposons aussi dans le rapport d'instaurer une véritable autonomie financière et fiscale des collectivités avec un panier de recette clair pour chacune d'entre elles renvoyant complètement un système de financement à bout de sououf refonde de la DGF des règles de péréquation si le projet de loi de finance 2024 que nous aurons examiné prochainement prévoit un certain nombre de mesures en direction des collectivités notamment la prise en compte des dépenses d'aménagement dans le calcul la FCTVA nous continuons à maintenir sous perfusion un système à bout de souffle comme l'écrit d'ailleurs la région Bretagne dans son rapport il faut je le redis revoir en profondeur le mode de de financement des collectivités en leur redonnant une part fiscale significative comment imaginer que les principal ressources fiscales des régions qui représente à peine plus de 5 % de leurs ressources proviennent des transports carbonés qui en vocation nous le souhaitons tous à diminuer alors qu'une de leur principales mission vise justement à développer le ferroviaire même si des évolutions SEM se faire jour en la ti il y a encore bien des débats je pense au versement mobilité et à la baisse des péages sur le ferroviaire notamment il est important d'aller plus loin dans l'autonomie fiscale tout comme pour les départements qui font face à une situation financière inquiétante avec la chute brutale des droits de mutation à titre onéreux alors que dans le même temps les dépenses sociales augmentent sans parler des communes qui sont en première ligne qui ont perdu la plupart de leurs recette directes espérons que la nouvelle méthode prenée par le ministre délégué au compte public qui souhaite associer pleinement les associations d'élus aux réflexions sur le redressement des comptes publics trouve sa concrétisation et en tous les cas qui ne trouve pas sa concrétisation à casor de sinistre mémoire notre rapport rappelle aussi la nécessité à laquelle vous êtes attaché madame la Présidente de consacrer le principe constitutionnel de réexamen régulier du droit à compensation financière des collectivités territoriales au titre des compétences transférées il s'agit vous le voyez de mesures concrètes fondées sur la liberté et la proximité seul gage d'efficacité de l'action publique je l'ai dit au président de la République lors de la rencontre de Saint nique comme vous le savez madame la Première ministre nous étions ensemble une rencontre qui doit impérativement aboutir sur des actions concrètes on peut plus décevoir une nouvelle fois les Français les élus locaux il faut agir et l'action passe par la proximité la décentralisation cette main tendue du Sénat à SaintDenis j'espère que le Président de la République et le gouvernement seront la saisir le président a évoqué dans son contte-rendu de cette rencontre d'ailleurs le rapport du Sénat je veux y voir un geste encourageant et je viens de lui apporter hier d'ailleurs ma nouvelle contribution oui avec la main républicaine tendue il ne faut pas craindre la décentralisation madame la Première ministre elle est une des réponses au défi d'aujourd'hui alors un grand auteur Monsieur le Maire enterré sur la pointe du Grand Bé à saint-ballot écrivait le péril s'évanouit quand on ose le regarder c'était François René de Châteaubriant alors je pense que que si nous voulons voir les périls s'évanouir il faut oser les regarder en face les traitter je pense que c'est ça le cœur des solutions et vis-à-vis des territoires je veux simplement reprendre ce qui est la devise de saintmot Saint-Père fidéliste je serai toujours fidèle comme président du Sénat au territoire vive la république et vive la France merci monsieur le Président du Sénat Gérard Larcher le président du Sénat qui demande au gouvernement de replacer les élus locaux au cœur des décisions et de leur faire confiance et maintenant ellisabeth borne la première ministre qui va prendre la parole ici à saint-malot en direct du Congrès des régions de France alors que Emmanuel Macron vient lui d'achever son discours à Jaco devant les élus de l'Assemblée de Corse Emmanuel Macron qui s'est dit prêt à l'entrée de la Corse dans la Constitution une autonomie il a prononcé le mot d'autonomie ayant l'audace d'établir une autonomie à la Corse dans la République une autonomie ni contre l'État ni sans l'État c'est ce qu'a dit le chef de l'État on va y revenir juste après discourséabeth B cher Gérard Larcher mesdames et messieurs les ministres Monsieur le Préfet madame la Présidente chère Carole Delga Mesdames et Messieurs les présidents de région de métropole et des outremes Monsieur le Maire mesdame et Messieurs les élus mesdames et messieurs il y a un an devant vous je prenais un engagement toujours dialoguer toujours construire des solutions communes cette conviction de l'efficacité du dialogue je l'ai forgé tout au long de mon parcours comme préfet de région comme chef d'entreprise comme ministre et premierre ministre plus que jamais c'est ensemble état et collectivité que nous pourrons atteindre le plein emploi réussir la transition écologique améliorer nos services publics c'est ensemble en confiance chère Carole que nous répondrons aux attentes de nos concitoyens mesdames et messieurs depuis l'année dernière ce dialogue cette volonté de construire ensemble sont le fil rouge de notre action commune je ne viens pas faire de grandes annonces ou vous expliquer comment gérer vos politiques publiques je viens réaffirmer cet engagement pris l'an dernier pour avancer pour être dans l'action cet engagement s'incarne dans une méthode de travail autour de trois principes le premier c'est la concertation nous échangeons beaucoup chè Carole et avec chacune et chacun de vous Mesdames et Messieurs les présidents de région ce dialogue danse et continue donne des résultats je pense par exemple à l'adaptation du Zéro artificialisation nette que nous n'aurions pas pu réussir sans les concertations menées par le ministre Christophe Béchu ce collectif des régions de France est central il est un des piliers de l'action publque je souhaite que ces échanges se poursuivent et je continuerai avec é à la bonne association des régions et plus largement des autres collectivités territoriales grâce à nos concertations nous avons désormais un véritable programme de travail partagé c'était un engagement du gouvernement et avec la ministre Dominique fort nous l'avons tenu l'ambition de l'agenda territorial c'est justement de donner des perspectives pour coconstruire nos politiques publiques les sujets sont nombreux transition écologique mobilité attractivité pleine emploi égalité des chances face à ces enjeux nous devons tous avancer dans le même sens avec optimisme mais aussi avec lucidité je sais les questions d'organisation de périmètrre et de compéten entraînent des des interrogations nous souhaitons tous des responsabilités plus claire une action publique plus efficace et c'est aussi le sens du rapport du Sénat monsieur le Président et je sais que vous partagez cette ambition je sais que vous ne souhaitez pas de bouleversement pas bouleverser des périmètres institutionnels ni créer de nouvelles divisions alors je veux le dire clairement toute évolution se fera avec vous mon deuxième principe c'est la confiance qui passe par le respect des engagements réciproque cher Carole Delga je vous remercie pour la qualité de nos échanges tout au long de l'année et pour la relation de confiance que nous avons construite j'entends vos attentes s'agissant des perspectives financières des région nous devons vous donner de la visibilité nous devons soutenir davantage l'investissement local et les projets des élus et c'est ce que nous faisons dès 2024 avec le FC TVA élargi aux dépenses relatives aux aménagements de terrain avec le fond vert pérennisé et doté de moyens supplémentaires pour autant nous devons réfléchir à certains sujets je pense notamment à la question du financement des transports que vous souhaitez renforcer mais aussi aux enjeux d'intermodalité que vous avez évoqué des travaux ont déjà commencé pour déterminer les évolutions à mettre en œuvre je souhaite qu'il se poursuivent et qu'il s'accélère dans l'année qui vient en mobilisant l'ensemble des ministres concernés enfin grâce à l'Union européenne nous disposons de fonds pour les collectivités en particulier pour les régions l'accord de partenariat avec la Commission européenne dote la France de plus de 18 milliards d'euros sur la période 2021-2027 la mobilisation de ces fonds est cruciale pour financer les infrastructures et les projet de vos territoires ces principes sont nécessairement généraux car ils s'appliquent à tous les territoires mais je veux vous dire que j'ai pleinement conscience et c'est le troisième principe de l'action de mon gouvernement que nous devons tenir compte des spécificités de chaque région notre volonté est simple elle procède du bon sens des réponses différentes à des situations différentes Bretagne par exemple cher leï chegirard je sais les tensions spécifiques sur le logement mais je connais aussi la capacité des élus bretons à travailler ensemble pour répondre de manière cohérente aux enjeux de votre territoire et je suis consciente monsieur le Président du Sénat que la situation appelle aussi des réponses nationales nous y travaillons cet après-midi même avec les ministres concernés pour proposer au plus vite aux différents acteurs et au Parlement des réponses à la hauteur de la situation mais sujet par sujet nous devons vous donner des marges de manœuvre vous permettre d'innover dans ce cadre plusieurs expérimentations ont déjà été lancées je pense notamment à notre engagement en matière de transition écologique dans votre région Provence Alpe Côte d'Azur cher Renault et je précise que c'est la demande que j'ai faite au préfet en cette rentrée après échange avec avec les élus locaux me faire remonter les attentes en matière d'expérimentation de déconcentration de différenciation de dérogation alors n'hésitez pas à interpeller vos préfets sur vos propositions cette différenciation s'applique naturellement au territoire ultramarin j'ai présidé cet été un comité interministériel des outremè le premier depuis 4 ans il a permis de prendre des ement fort notamment contre la vie chère ou pour la jeunesse ultramarine l'application de chacune de nos mesures fera l'objet d'un dialogue étroit avec les collectivités je pense en particulier à l'évolution de l'octroi de mer mesdames et messieurs concertation confiance différenciation c'est sur ces principes que je souhaite continuer à bâtir notre relation pour que nous constr emble des solutions pour notre pays pour ces prochains mois l'une des priorités de mon gouvernement c'est le plein emploi nous y parviendrons ensemble en réussissant la réforme de France travail aujourd'hui malgré un environnement difficile la France obtient de bons résultats économiques meilleurs que ceux de nos voisins européens et vous l'avez dit ch Carole la croissance tient notre activité ne se dément pas notre économie a créé 2 millions d'emplois en 6 ans et le chômage est au plus bas depuis 40 ans les réformes structurelles que nous avons mené notamment la réforme de l'assurance chômage et celle des retraites permettent de dégager des dizaines de milliards d'euros d'économie à présent grâce à ces avancé au talent de nos entrepreneurs et de nos salariés notre horizon c'est le plein emploi cet objectif j'y tiens particulièrement parce que c'est grâce au travail que chacun peut choisir sa vie et sortir des destins tracés par son talent et ses efforts j'ajoute que le plein emploi qui doit aller de paire avec le bon emploi et c'est le sens de la conférence sociale que je lancerai le 16 octobre c'est la garantie d'un pouvoir d'achat durable et pour atteindre le plein emploi nous voulons continuer à renforcer le lien entre la formation et l'emploi c'est ce que nous avons fait sur l'apprentissage et aujourd'hui notre pays compte près de 900000 apprentis trois fois plus qu'il y a 5 ans nous reprenons cette logique avec la réforme du lycée professionnel et bien sûr nous aurons besoin des régions sur l'enjeu crucial qui est l'orientation nous voulons aussi un accompagnement renforcé pour celles et ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi comme nous l'avons fait avec le contrat d'engagement jeune c'est tout le sens de la réforme de France travail France travail c'est la volonté de mieux coordonner nos actions en préservant le rôle essentiel des régions et je salue en ce sens les partenariats noués depuis le début des expérimentations avec déjà six régions qui s'y sont engagées et je n'ai pas de doute que territoire par territoire quo nous trouverons les bonnes organisations enfin je voudrais évoquer le sujet de la formation professionnelle indispensable pour que les publics éloignés de l'emploi puissent sortir de la précarité et retrouver durablement un emploi de qualité avec vous nous prolongerons les pactes régionaux d'investissement dans les compétences comme je le disais la règle c'est la visibilité financière au travers de ces pactes nous nous engageons sur les qu prochaines années au total nous nous investirons 3,9 milliards d'euros d'ici 2027 dans une période de baisse du chômage c'est un engagement considérable que nous allons désormais décliner région par région mesdames et messieurs cet objectif de plein emploi nous ne pourrons l'atteindre sans le retour d'une industrie forte dans notre pays jeis que cet objectif est largement partagé par les régions de France je compte sur votre engagement ensemble nous avons inversé la tendance et l'emploi industriel revient depuis 2017 nous avons enregistré 300 créations netes d'usine 100000 emplois industriels supplémentaires et nous continuons à attirer les investisseurs les emplois industriels ce sont souvent des emplois mieux rémunérés que dans d'autres re secteur c'est cette industrie que nous voulons dans tous nos territoires mesdames et messieurs l'industrie n'est pas revenue en France par hasard c'est le résultat des réformes structurelles qui ont transformé notre économie et amélioré notre compétitivité aujourd'hui les territoires français possèdent chacun des atouts spécifiques je pense par exemple à la métallurgie en Bourgogne franchectée cher MARG marégit au creusau à la filière hydrogène en Occitanie cher Caro ou en Pays de Loire cher Christel encore cette année pour la 4e fois nous sommes le premier pays d'accueil des investissements étrangers nous devons ensemble pours poursuivre cette politique d'attractivité trouver du foncier disponible et adapté à l'industrie garantir l'accès à une énergie propre à un prix compétitif décarboner l'industrie ensemble nous portons le projet de loi industrie verte ensemble nous déployons le plan France 2030 pour accélérer la transformation des secteurs clés de notre économie par l'innovation en moins de 2 ans ce sont plus de 20 milliards d'euros engagés au profit de tous les territoires urbains et ruraux métropolitains et ultramarins la méthode est la même construire des réponses différenciées et je veux saluer l'engagement des régions sur le volet territorialisé de ce plan 12 régions métropolitaines et tr territoires ultramarins ont d'ors et déjà contractualisé avec l'État je le disais la réindustrialisation doit nous permettre d'accélérer sur la transition écologique c'est un levier important mais notre planification écologique va plus loin c'est un plan global pour tenir nos objectifs de réduction des émissions restaurer la biodiversité adapter notre pays au changement climatique et protéger la santé de nos concitoyens après une première année d'élaboration du plan à l'échelle nationale nous démarrons une seconde phase la mise en œuvre et le déploiement concret de nos mesures avec la territorialisation de la planification écologique que porte le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires Christophe Béchu et je tiens à ce que cette planification soit le fruit d'un travail partagé entre l'État et les territoires les actions venues d'en haut imposé depuis Paris nous savons que cela ne marche pas pour être efficace nous devons faire converger travaux nationaux et remonter des territoires dans cette perspective et parce que les régions sont les chefs de fil de l'aménagement du territoire l'échelon pour la réflexion stratégique et la planification je lance aujourd'hui les cops territoriales elles seront coanimées par les présidents de région et les préfets de région et j'entends vos interrogations mais nous serons forcément d'accord chère Carole car c'est ensemble état et région que nous déciderons de la forme des séquence de la méthode et des modalités de travail dans le respect de la cohérence régionale et des compétences de chaque collectivité ces cops doivent permettre une prise de conscience collective de la marche à Franch à franchir pour réussir la transition écologique à tous les échelons bien sûr nous ne partons pas de zéro de nombreuses instances et projets existent déjà mais justement la démarche s'appuie sur l'existant et ne duplique ni les structures ni les initiatives notre objectif est d'aboutir à un plan un plan d'action partagé avec tous d'ici l'été prochain autour d'une ambition incontournable atteindre nos objectifs de baisse des émissions de déploiement des énergies renouvelables ou encore de restauration de la biodiversité je sais pouvoir compter sur vous en particulier dans le domaine si crucial des mobilités un sujet que vous connaissez bien cher Fran vous avez un rôle central à jouer en tant qu'autorité organisatrice des mobilités et vous connaissez mon attachement personnel à ce rôle qui a été consacré par la loi d'orientation des mobilités que j'ai porté l'an dernier nous lancionss ensemble les travaux de révision des volets mobilités des contrats de plan État-région les mandats de négociation ont été adressés en juin dernier sur la base du rapport du Conseil d'orientation des infrastructures ces mandats traduisent notre ambition préparer notre pays à l'enjeu majeur de la décarbonation des transports au total ce sont 8,6 milliards d'euros qui ont été mis sur la table par l'État avec un effort sans précédent pour les mobilités décarbonées notamment les infrastructures ferroviaires le développement des services express métropolitains des transports collectifs et le vélo je sais que les négociations sont en cours et que vous échangez régulièrement avec vos préfets de région ainsi qu'avec le ministre Christophe Béchu et le ministre délégué Clément bunne je souhaite que la majorité des négociations puisse être conclue d'ici la fin de l'année ce sera un jalon déterminant de la mise en œuvre de la nouvelle donne ferroviaire que vous appeliez de vos vœux et que j'ai annoncé en début d'année vous le voyez les défis sont nombreux et pour constater nos réussites collectives pour identifier les freins à lever les simplification à apporter je souhaite que nous fassions un point d'étape dans 3 mois avec l'ensemble des présidentes et présidents de région mesdames et messieurs j'ai tracé les grandes lignes de notre action commune au service de nos compatriotes sur le plein emploi la réindustrialisation ou sur la transition écologique nous savons nous parler travailler ensemble et mener à bien des projets importants par-delà nos étiquettes politiques et les désaccords partisans nous agissons au service de l'intérêt général Mesdames et Messieurs les présidents de région nous sommes engagés différemment chacun dans ses responsabilité mais nous sommes toutes et tous au service des Français et je sais que nous voulons agir pour offrir des solutions à nos concitoyens voilà ce qui nous rassemble voilà ce qui doit nous pousser à construire et avancer ensemble cette année encore vive la République vive la france merci beaucoup madame la Première ministre je vous propose de rester sur scène si vous voulez bien c'est la fin de ce congrès et la traditionnelle photo qui accompagne chaque fin de congrès j'invite tous les les élus les présidents de région à monter sur scène autour de la première ministre et les ministres également qui sont présents dans cette salle pour immortaliser ce 19e congrès des régions de France Merci à vous on va revenir en direct sur Public Sénat voilà ellisabeth borne qui a donc conclu ce 19e congrès des régions de France et les présidents de région présents qui vont donc monter sur scène pour la rejoindre ellisabeth bande Quentin euh qui a prononcé à de nombreuses reprises le mot de dialogue et le mot de confiance oui et le mot ensemble aussi hein on voit que effectivement il s'agit de montrer que la méthode est différente que on se parle alors ça a été évoqué dans les discours il il y a bien eu des quakques encore récemment notamment sur le le Pass transport qui a été annoncé fa août et par l'exécutif sans que les régions a été mis dans la boucle mais malgré ces petits quakqu récemment on voit que en tout cas dans les mots il y a la volonté d'apaiser cette relation entre l'exécutif et et les collectivités locales toujours dialoguer toujours construire euh plusque jamais c'est ensemble que nous allons faire a bien dit la chef du gouvernement et elle a même dit que ce dialogue depuis l'année dernière c'était le fil rouge de la relation avec l'État et les collectivités donc elle elle insista beaucoup sur ce dialogue après faudra voir comment ça se passe dans les faits dans la mise en œuvre de l'action de l'État parce que on le disait il y a encore quelques semaines et ben on a vu des quques dans ce dialogue ouais on voit cette photo de famille les présidents de région réunis autour d'Élisabeth borne avec des ministres aussi on a vu Christophe minist de la transition écologique la ministre des collectivités également Dominique fort qui est au côté d'Élisabeth borne ellisabeth borne qui l'a dit d'entré Stéphane elle vient pas faire d'annonce mais elle vient elle vient retisser finalement la relation avec les régions oui ben cétait comme l'année dernière c'est comme l'annéeavant en fait moi j'ai l'impression que rien ne change pour tout vous dire donc je retiens trois choses il y a deux fois trois mots qui reviennent qu'est-ce que dit Elisabeth Bour concertation confiance différenciation mais encore une fois c'est c'est c'est c'est des mots et des propos qu'on entend régulièrement et le c'est le dialogue le fil rouge c'est très bien mais c'est la relation elle fait le yoyo sans arrêt depuis 7 ans entre entre l'État et les collectivités donc c'est un coup je te fais des promesses ça va bien on discute et cetera puis un incident hop on fait marche arrière et on recommence donc je je je encore une fois je trouve que c'est très bien c'est très bien mais ce sont des mots et au-delà des mots il faudrait que les choses se précisent et après dans la deuxème partie par de son discours elle utilise trois autres termes et elle disent qu'elle attend des régions a raison puisque en fait elle elle elle pointe trois trois trois secteurs dans lesquels les enjeux sont énormes qui relèvent des compétences et du savoir-faire direct des régions et si l'État veut avancer sur ces trois dans ces trois domaines il aura nécessairement besoin de s'appuyer et de travailler en relation directe avec les régions c'est plein emploi réindustrialisation et transition écologique bah oui encore une fois c'est c'est très bien dans les dans les esprit dans le mais je reviens à ce que je disais avant le la prise de parole euh Elisabeth borne par exemple évoque le le le le mandat pour les négociations dans le cadre des contrats de plan Etat Région sur le sur le sur le train c'est super mais ce on les a attendu un an en fait il y a un retard assez assez considérable la planification écologique c'est c'était une promesse de campagne très forte en 2022 tout le monde attendait ils ont mis 4 14 mois pour la bâtir alors c'est bien mais qui prennent le temps d'élaborer d'élaborer tout ces tout tout tout tout ça mais pendant ce temps là on a l'impression si vous voulez qu'il y a des mots à un moment et puis et puis dans la mise en œuvre et ben ça patine on nous parle d'accélération bah il est temps de s'y mettre il y a deux autres sujets sur lesquels on reste sur notre fin et on les avait entendu être évoqués par les précédents orateurs en l'occurrence Carole Delga Gérard al chez Carole Delga elle a demandé davantage d'autonomie fiscale on le sait c'est le nerf de la guerre he les budgets des collectivités locales elle elle elle a mêmeexpliqué que 95 % des dotations des régions sont en fait directement des dotations venues de l'État les marges de manœuvre des régions sont plus que sur les 5 derniers % de leur budget ce qui donc fait qu'ils n'ont plus de leviers fiscaux pour les collectivités locales et de son côté Gérard archer lui il a appelé à relancer la révision des des institution pour donner plus de marge de manœuvre sur le terrain aux collectivités locales et notamment et bien sans faire de Big Bang territorial permettre la différenciation permettre des choses des expérimentations dans les dans les régions et ça effectivement on en parle dans les congrès de de de ces collectivités locales depuis des années et on voit que ça n'avance pas j'ai même retrouvé des citations d'Élisabeth borne en octobre 2022 où elle donnait des des des conditions à cette révision constitutionnelle et et un changement de modèle en parlant de transférer les compétences en donnant des ressources dynamiques et adaptées ou encore en donnant une capacité de différenciation et en donnant de nouvelles responsabilité aux collectivités locales ça c'était il y a un an on voit que depuis un an ces dossiers-là n'ont pas avancé et qu'il y a pas de nouvelles annonce ni sur la fiscalité ni sur le le statut dans la constitution des collectivités locales ça c'est particulièrement intéressant à un moment dans son discours Carol Delga dit bah oui en gros les régions aujourd'hui la fiscalité qui va aux régions en dehors des dotations et cetera c'est l'impôt voiture principalement c'est-à-dire une part de des parts de fiscalité qui sont lié euh à à l'activité des des voitures dans les régions les ces grises et cetera c'est débile h c'est débile si vous voulez faire la transition écologique le principe c'est qu'il y a moins de voiture en circulation donc c'est-à-dire que en fait les les on va demander aux régions de s'investir dans une démarche qui consistera à les privé d'une partie de leurs ressources donc Carol Delga dit bah oui il faudrait que qu'on qu'on qu'on touche une partie de l'impôt sur les sociétés il y a une autre piste par exemple elle a complètement raison quand elle dit que sur tout ce qui est éolien en mer et cetera mais ou médanisation des choses comme ça il y a il y a le le le le bon échelon pour ces projets là c'est l'échelon régional pour plein de raison or aujourd'hui par exemple il existe un impôt une taxe particulière qui s'appelle diffire l'impôt sur le sur le sur les le le comment l'impôt forfaitaires sur les entreprises de réseau pour qui touche les entreprises de de réseau et notamment énergétique et télécommunication et cetera le produit de cet impôt va aux communes et au département alors les communes elles sont impliqué dans le développ de l'éolien ou des des petites unités dans la transition écologique à l'échelle de leur territoire et pas les département le bon échelon c'est la région c'est stupide ça aussi c'est ça fait partie des choses qui qu'on aurait déjà dû régler depuis depuis depuis longtemps il faut réorienter ce ce ce genre de chose mais encore une fois ça se dit depuis des années et ça ne se fait toujours pas ou tout à fait on va écouter Gérard Larcher parce que il a pris la parole juste avant ellisabeth borne et le président du Sénat on le sait qui est un fervant défenseur des collectivités et qui uvre pour ce dialogue entre l'État et les collectivités il a il a dit qu'il était urgent de repenser les relations entre les collectivités et l'État on l'écoute il est urgent madame la Première ministre de repenser les relations entre l'État et les collectivités pour cela il est nécessaire de rétablir la confiance oui c'est un mot important entre l'État et les collectivité cela signifie travailler avec elle en amont des prise de décisions il n'est plus possible que ces dernières découvre à travers des vidéos sur Internet ou des interviews sur Youtube des annonces qui vont impacter leur mode de fonctionnement voire leurs finances sans contact préalable on ne peut pas continuer à travailler ainsi quel rôle il peut jouer Gérard Larcher dans dans ce dialogue entre l'État et les collectivité bah aujourd'hui ah bah le le rôle le premier rôle Gard Larché c'est que en tant de en tant que président du Sénat c'est c'est quand même la chambre qui représente les territoires et pour le coup il connaît la France il connaît les élus il connait les problématiques il le montre dans son discours il a un certain nombre de de de comment de de mentions spéciales pour et pour le maire de saint-malot et pour le président de la Région non mais enfin voilà et c'est pas c'est un des élus aujourd'hui c'est un des élus de la République qui connaît le mieux la France je suis désolé enfin on dira on peut dire ce qu'on veut sur sur gché mais il est tout le temps en déplacement et cetera il il est au contact il fait il est il est capable de de de créer ce un lien que aujourd'hui l'État manifestement est très en peine dans le dans le dans dans le dans le dialogue vous voyez bien que on parle de confiance la confiance ça se décrète pas ça se construit orors là pour le coup euh euh encore une fois euh tous ces tous ces tous ces discours tous ces mots on les entend régulièrement mais il faut il faut il faut que ce soit suivi suivi dans les actes donc je pense que pour répondre à votre question Oran je pense que Gérard Larcher il est en capacité de de faire le GO betwin j'aime pas le terme mais le le le lien le lien entre entre entre entre ces élus locaux qui sont dans le doute qu' le sentiment de pas être compris de pas de prêcher dans le vide et un gouvernement qui dit qu'il veut faire plein de choses mais qui arrive qui a beaucoup de mal à à faire la soudure et ben c'est le c'est le c'est le bon c'est le bon ambass c'est le bon ambassadeur et c'est le bon interlocuteur pour pour faire ce lien et Gérard March Quentin qui a qui a reparlé de cet appel de Marseille he cétait en 2018 c'est là où s'est fondé l'association Territoire uni dont vous nous parliez tout à l'heure et et dont Gérard Larché est un peu le le 4e mousquetaire oui d'ailleurs ça c'était beaucoup fait au Sénat les réunions de de de territoires Unis lorsqu'ils avaient des conférence de presse c'était régulièrement dans des salles du Sénat le Sénat qui se revendique la chambre des territoires alors qu'il l'est constitutionnellement parlant lorsqu'il y a un projet de loi qui concerne l'aménage du territoire oou les collectivités locales il est toujours examiné en premier au Sénat donc c'est bien que ce rôle de relais des élus locaux lui est reconnu dans la Constitution d'ailleurs voilà on ninvente pas le mode de scrutin d'un sénateur ce sont les élus locaux qui lisent les sénateurs à 95 % on l'a vu au sénatorial dimanche dernier ce sont des conseillers municipaux leurs représentants qui élisent les sénateurs donc bien sûr ils se font l'écho de de ces élus locaux et de cette France voilà qui est qui est dans la périphérique qui est aussi comme comm cela moins moins concentré qu'à Paris et c'est ce qu'il a redit dans dans cette dans cette allocution général arché il a dit il s'agit de gérer en proximité ce qui peut l'être et c'était aussi un message à l'époque de Dominique buer qui était le président de l'Assemblée des départements de France il disait gardez le régalien l'état garde le régalien le gouvernement s'occupe des des fonctions les plus importantes et en l'occurrence l'éducation la justice ou encore la police mais laissz faire au plus près de l'échelon local les compétences dans les départements ou dans les régions ou dans les communes lorsque ce sont les élus locaux qui connaissent le mieux les difficultés les problématique sur le terrain donc là c'est exactement ce même message qui est la continuité effectivement depuis 2018 et territoire uni c'est de demander cette élan de déconcentration à nouveau parce que il y a la vision recentralisatrice d'un Emmanuel Macron qui voilà conscentre beaucoup de pouvoir et qui a du mal à laisser faire et qui a du mal à donner des compétences aux échelons locaux et et quand Gérard Larché part de cet appel de Marseille on le rappelle en en 2018 il dit aujourd'hui il y a l'appel de saint-malot c'est ce qu'a dit Carole Delga ce matin l'appel de saint-malot pour lancer un nouveau souffle est-ce que ça rejoint un peu ce que vous nous disiez tout à l'heure Stéphane c'est-à-dire que 5 ans ont passé et on a toujours au même point bah oui alors avec peut-être des ajustements à la marge mais enfin les demandes les demandes les grandes demandes restent les même là il y a eu beaucoup de beaucoup d'expressions autour de et dans le discours de de Gérard Larché dans ce Carol Delga autour de la différenciation du droit à l'expérimentation en gros c'est laissez-nous faire laissez-nous faire on connaît nos territoire on sait quels sont nos besoins on a envie on voit bien dans quel dans quel sens il faut aller on veut bien le faire avec vous mais laissez-nous faire donnez-nous les moyens de faire des choses adaptées et à nos besoins et à nos spécificités locales et et on on voit que on reste dans la théorie beaucoup c'est-à-dire que on se dit plein de choses mais mais mais c'est compliqué de passer le cap et d'aller dans le dans la réalisation dans la réalisation concrète il y a eu un mot de de de de Caro Delga sur le sur les pêcheurs je sais pas si on peut en en dire un mot mais oui mais comment il y a la fin des aides au gasoil qui est programmé une compens une compensation qui correspond pas à ce que les à la hauteur de ce quiétait les les aides et là il y a un gros conflit mais en Bretagne l'enjeu est énorme il faut quand même réaliser que 20% en fait en France 80 % du poisson qu'on mange 80 % du poisson qu'on mange est importé les 20 % restants c'est le produit de la pêche française locale et la Bretagne pèse pour moitié de ces 20 % de pêche donc en fait le la moitié du poisson qui est pêché en France et par des fr des pêcheurs français il vient de il vient de Bretagne et c'est des flottes de pêche qui sont pas du tout des par rapport aux questions environnementales ce sont pas des flottes de de pêche industrielle c'est pas des très gros bateaux c'est pas voilà donc on est sur des sur des sur des bateaux de 12 à 24 m c'est une pêche très artisanale et et le problème c'est que si le prix du gazoil est trop élevé ces bateaux ne sortiront plus ils ne pourront plus aller pêcher du tout et donc vous voyez que par rapport au par rapport aux préoccupations général d'ensemble et cetera au discours là on a en Bretagne sur ce secteur-là sur ce sujet-là on a une situation locale spécifique qui mérite peut-être une une autre approche qu'une approche globale et descendante et il y a plein d'autres cas comme ça qui qui qui Dominque bu j'ai j'ai retrouvé sa cituation exacte en 2019 il disait dans beaucoup de domaines l'État ne sert à rien alors il avait un forme de Fran parler à l'époque Dominique busr le président de l'Assemblée des Départements France il a toujours oui ouii mais il il est plus oui c'est ça il est plus président de de cette assemblée mais voilà il disait qu' fallait que l'État se concentre sur sur le régalien on va vous l'avez beaucoup dit éisabeth B qui appelé au dialogue à l'écoute on va écouter un extrait du discours de la première ministre sur la coconstruction avec les élus nous souhaitons tous des responsabilité plus claire une action publique plus efficace et c'est aussi le sens du rapport du Sénat monsieur le Président et je sais que vous partagez cette ambition je sais que vous ne souhaitez pas de bouleversement pas Bou des périmètres institutionnels ni créer de nouvelles divisions alors je veux le dire clairement toute évolution se fera avec vous mon deuxième principe c'est la confiance qui passe par le respect des engagements réciproques nous devons vous donner de la visibilité nous devons soutenir davantage l'investissement local et les projets des élus et c'est ce que nous faisons dès 2024 avec le FCTVA élargi aux dépenses relatives aux aménagements de terrain avec le fond vert pérenisé et doté de moyens supplémentaires mais je veux vous dire que j'ai pleinement conscience et c'est le troisième principe de l'action de mon gouvernement que nous devons tenir compte des spécificités de chaque région notre volonté est simple elle procède du bon sens des réponses différentes à des situations différentes voilà Élisabeth borne qui appelle à la coconstruction mais en même temps on a envie de dire Stéphane que pouvait-elle dire d'autre ce matin mais elle a pas le choix enfin moi je trouve ça c'est c'est c'est c'est bon c'est c'est c'est drôle en fait lisabeth bornne dit que tout ce qui concernera éventuellement l'évolution des institutions des modifications des règles ne pourra pas se faire sans vous monsieur le Président du Sénat mais évidemment qu'elle peut pas faire sans lui parce que de toute façon le gouvernement n' n'a plus la majorité absolue à à l'Assemblée et le c'est ce ce ce le pouvoir aujourd'hui dans une situation où de toute façon il ne peut pas légiférer sans l'appui du Sénat Quentin évoquait tout à l'heure le fait que traditionnellement les textes qui passent en première lecture à l'Assemblée au Sénat pardon sont tous ceux qui concernent les territoires l'aménagement du territoire les collectivités les élus enfin locaux ok mais je sais pas si vous avez remarqué mais depuis le début de ce nouveau quinquena il y a une flopppée de textes majeurs qui ne s'inscrivent pas dans ce champ qui devrait en toute logique passer d'abord à l'assemblée qui sont d'abord examiner en première lecture au Sénat oui comme le plein emploi est déjà été examiné par le Sénat et il va arriver ensuite à l'Assemblée nationale ou l'immigration ou l'immigration voilà mais il y en a il y en a mais sans arrêt pourquoi parce que en fait c'est c'est c'est le seul moyen aujourd'hui que le gouvernement dont dispose le gouvernement pour arriver à faire une pression positive et efficace sur sur l'assemblée ensuite donc on construit d'abord les textes au au au Sénat pour espérer qu'ils seront adopté en en seconde lecture ensuite à l'Assemblée et et et le le Sénat est est est incontournable on est dans une dans une situation où aujourd'hui le Sénat est incontournable donc évidemment qu'elle doit faire tout avec avec avec Gérard Larcher et le petit coup de gueule sur le sur le sur les annonces faites sur YouTube était assez savoureux mais il a raison il a raison et là là encore une fois il y a un décalage entre le le discours la réalité et puis ce qui se passe juste un très très court mot mais pour dire simplement qu'elle donne rendez-vous dans 3 mois pour un point d'étape avec les présidents de région donc voilà ça ça renvoie à la fin de l'année 2023 pour les avancés peut-être de nouvelles annonces sur notamment le sujet institutionnel et celui de la fiscalité alors Gérard Larché et Carole Delga qui dans leurs discours ont tous les deux parlé de la Corse parce que au même moment au moment où se tenait le discours d'Élisabeth borne à Saint-Malo et cette séance de clôture à saint-mallo Emmanuel Macron lui était devant l'Assemblée de Corse devant les élus pour parler de l'avenir institutionnel de Lille on va écouter le chef de l'État dans quelques instants mais d'abord on va écouter Gilles Siméon le président du conseil exécutif de Corse qui s'est exprimé juste avant le chef de l'État et qui a lancé un appel à Emmanuel Macron le moment est enfin venu d'ouvrir le chemin de l'espoir de la paix irréversiblement enraciné et du projet partagé la grande démocratie que la France ne peut pas ne pas entendre et respecter ce que les Corses ont exprimé à travers leur vote ne pas tenir compte du suffrage universel serait prendre le risque de disqualifier la démocratie nul bien sûr ne peut l'envisager voilà cet appel de Gilles Siméon parce que ce matin c'était important c'est important ce qui s'est joué ce matin à l'assemblée de cor Stéphane Emmanuel Macron étaient très attendu évidemment par les élus sur l'avenir institutionnelle de Lille oui et puis moi alors je enfin je peux pas être mauvaise langue mais il me semble qu'il s'est passé plus de choses en cor que que qu'assint voilà c'est-à-dire qu'on a une première ministre qui arrive en disant de toute façon je peux pas faire d'annonce par contre si j'ai bien compris le président de la républque lui il y en a fait encore des annonces et les annonces qui me paraissent quand même assez majeurs puisque euh donc on a on avait on suivait en en parallèle mais je crois que le Président de la République bah oui a dit que qu'il était question d'une autonomie ni contre l'État ni ni sans l'État mais mais n'empêche que il ferme pas la porte au contraire et falloir va falloir qu'on nous explique ce que ça ce que ça veut dire et et il est prêt à faire entrer la Corse dans la dans dans la Constitution donc euh là c'est pareil c'est c'est quand même c'est pareil hein ça ça ça veut dire aussi que qu'il y aura une modification si on y va si si on va au bout du bout qui a qui a une modification qui prévoit donc une modification de la Constitution et peut-être que dans dans le paquet il pourra il pourra en profiter pour mettre d'autres choses donc là il y a il y a vous allz loin Stéphan on va l'écoutermanuel Macron puisque effectivement pendant que que ce congrès se termin à saint-malot Emmanuel Macron s'est donc exprimé à Jaco devant les élus de l'Assemblée de Corse on va écouter tout de suite le chef de l'État qui effectivement a employé le mot d'autonomie devant les élus de onécoute il faut aller plus loin et je suis favorable à ce que soit étudié la possibilité pour la collectivité de Corse de définir des normes sur des matières ou des compétences transférées cette capacité normative devra évidemment s'exercer sous le contrôle du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel c'est un vrai pouvoir de choix démocratique et une grande confiance ici faite il s'agit d'ouvrir la possibilité d'une gouvernance responsable et libre d'un territoire ce qui est non seulement compatible avec le mot et l'esprit de la Constitution mais qui rendra également la République plus forte plus concrète plus efficace la progressivité et l'évaluation régulière devront accompagner ce nouveau fonctionnement il nous faut en la matière je le crois profondément sortir de l'importation de tel ou tel référentiel en miroir d'autres îles et régions de Méditerranée et d'Europe pour bâtir un référentiel qui soit pleinement Corse celui de la Corse dans la République pour répondre aux besoins de reconnaissance éviter de nouvelles confrontations allons au-delà des totems pour les uns des tabous pour les autres autres au fond ayons l'audace de bâtir une autonomie à la Corse dans la République cette autonomie doit être le moyen pour construire ensemble l'avenir sans désengagement de l'État ce ne sera pas une autonomie contre l'État ni une autonomie sans l'État mais une autonomie pour la Corse et dans la République le moment exige des uns et des autres un esprit de responsabilité et de dépassement c'est ainsi que notre jeunesse de Corse continuera de croire en la démocratie et de croire en la République l'enjeu est bien celui-là tracer un cap d'espoir et bâtir un équilibre stable pour les prochaines générations Emmanuel Macron qui a on lâché le mot devant les élus de l'Assemblée de Corse Quentin le mot d'autonomie oui tout à fait alors faudra voir exactement ce qu'il recouvre ensuite parce que il a aussi dit qu'il voulait reconnaître les spécificités je cite d'une communauté insulaire historique linguistique et culturelle il a quand même parlé d'un moment historique hein de ce qui se joue avec ce discours donc il l'a reconnu lui-même c'est bien un pas majeur qui est franchi dans l'acceptation des revendications de certains élus indépendantistes nationalistes cors et donc faudra voir exactement jusqu'où on va parce que lorsqu'il il cite la spécificité linguistique est-ce que ça signifie par exemple que la langue corse est reconnue comme telle dans la Constitution faudra voir exactement la précision de de l'annonce parce qu'on sait que ça pourrait coincer avec notamment la droite sénatoriale on l'a vu dimanche la droite et le centre qui sont majoritaires à la Chambre haute du Parlement et Emmanuel Macron qui va avoir besoin d'une majorité des 3/5è des deux Chambres du Parlement et donc qui va forcément falloir trouver un compromis a aussi avec la droite les républicain qui peut être beaucoup plus hostile à à cette définition dans la Constitution on a vu Bruno rotao encore ce matin dire par exemple qu'il ne voulait pas un titre à part pour la Corse dans la Constitution qu'il fallait que ce soit dans l'article 72 donc tout ça ça va se jouer alors ça sert des des débats ensuite juridiques et cetera mais c'est dans ce genre de détail que ça que que vont se cacher voilà les précision de de l'annonce ouais parce qu'effectivement il a lâché le mot d'autonomie Stéphan et vous l'avez dit he il le dit une autonomie ni contre l'État ni sans l'état il parle de la Corse he dans dans la République évidemment mais euh Quentin le le le disait est-ce que finalement au-delà du des mots ça va être faisable parce que derrière il faut que le Parlement suive mais c'est toujours le même problème en fait mais moi ce que ce que je trouve ce que je trouve étonnant enfin ou intéressant dans la séquence qu'on vient de vivre c'est que à Saint-Malo vous avez des élus qui disent on veut de la différenciation et et à Jaco vous avez un président de la la la la la République qui dit bonco parce que c'est de ça dont il parle en fait l'autonomie c'est aussi quand il parle des spécificités et cetera c'est c'est adaptons notre cadre réglementaire et notre droit pour vous donner la liberté de faire des choses que vous ne pouvez pas faire dans le cadre commun comment général et euh et et ça mais est-ce qu'il a aussi passé un message au président de région en allant en disant en tout cas qu'il était prêt à accorder l'autonomie à la Corse est-ce que c'est un message à l'ensemble des présidents aussi qui demande plus de décentralisation moi je crois que c'est d'abord un message qui est passé au cors un contexte particulier donc voilà après après encore une fois ça fait partie ça aussi ça fait partie des revendications qui sont portées depuis des années par les élus locaux ça fait des années qu'il y a un dialogue et cetera mais que mais entre entre l'État central et et les élu mais ça fait aussi des années que tout le monde tourne autour du pot et que je pense que d'une manière générale l'idée c'est c'est quand même de se dire ce serait bien à un moment d'arrêter de se payer de mots et de passer à quelque chose de concret donc les les les la prise de parole du président de la République en Corse aujourd'hui elle peut déclencher ça aussi c'estàdire que quand même il est il est je le trouve assez clair c'est un engagement qui prend et c'est assez ferme ça va être difficile après de laisser le truc en suspend en disant bah on en reparlera dans 10 ans bah non non va falloir que ça avance si ça avance autour de la Corse je pense que c'est aussi l'occasion d'avancer sur un certain nombre de de de de de ces revendications qui sont portées depuis depuis depuis longtemps et peut-être de les faire aboutir assez rapidement Gard archer qui a dit dans son discours à saint-malot qu'il rencontrerait prochainement Gilles Siméon le patron de l'exécutif Corse donc on voit que effectivement ça va il va falloir que ça avance sur les deux tableaux le chef de l'État fait des annonces mais c'est bien aussi au Parlement que ça va se jouer et que une négociation va s'ouvrir sur exactement ce qui peut se passer comment est-ce qu'on définit cette autonomie de la Corse et assez vite hein parce que le chef de l'État Emmanuel Macron a dit 6 mois 6 mois il donne 6 mois pour un texte constitutionnel ouais c'est voilà c'est très audacieuxin on sait que c'est c'est les textes c'est c'est le projet de loi constitutionnel la révision constitutionnelle c'est le plus dur à faire passer vous devez jouer sur les équilibres politiques des deux chambres en même temps c'est déjà difficile parfois de faire voter un texte dans une seule des deux chambres alors surtout en ce moment pour la situation de l'exécutif donc réussir à faire voter une révision constitutionnelle avec les deux chambes du Parlement dans le contexte politique actuel en 6 mois ça s ça semble très compliqué mais on verra comment ça va se se jouer exactement ouais je vous rappelle qu'on a affaire un président qui essay qui avait essayé de faire la même chose pendant son premier quinena et que ça s'est pas bien passé non plus donc ouais avec la difficulté peut-être pour les sénateurs d'être dans une forme de paradoxe parce qu'ils prôent eux la différenciation la défens des collectivités et là est-ce qu'ils peuvent se retrouver dans le rôle de bloqueur c'est c'est toute la difficulté notamment de la droite républicaine qui est d'accord avec cette idée de différenciation mais jusqu'ù hein et ben pas forcément jusqu'à ce que tout ce que demande les lcorse effectivement et on aura évidemment l'occasion d'en parler merci beaucoup Quentin merci Stéphane d'avoir été avec nous pour suivre cette clôture du Congrès des régions à Saint-Malo et pour suivre aussi ce discours d'Emmanuel Macron en Corse qui a donc prononcé le mot d'autonomie devant les élus de lîle on en reparle évidemment demain matin dans notre matinale Quentin merci beaucoup d'avoir été avec nous Stéphane on regarde votre livre déjeuner secret dans les coulisses de la réforme des retraite voilà pour tout savoir de ce qui s'est joué pendant ce moment-là merci Stéphane merci à tous de nous avoir suivi très bonne journée [Musique] je veux pas qu'on m'explique aujourd'hui que si j'enlevais mon foulard je serais plus libre ou je serais plus plus française voyez ces résumés là on peut pas aujourd'hui les accepter comme tel 20 ans avant le débat de cette rentrée sur labaya la France débattait déjà du voile à l'école fin 2003 le président de la République Jacques Chirac convoque une commission de 20 sages composé d'intellectuels de renom pendant 3 mois la Commission stasie va effectuer près de 150 auditions avant de remettre un rapport qui sert encore aujourd'hui de base à l'interdiction de la BAA dans les écoles françaises pourquoi une fillette doit cacher sa chevelure son corps pour quelle raison derrière le voile dans les coulisses de la commission stasie un documentaire exclusif samedi à 21h sur Public Sénat et aussi sur [Musique] publicsenat.fr pas simple de se faire une place entre un père biologique Francis de Courrière élu européen et patron du club de foot du coin et un père spirituel Jean-Louis borlot député du Nord est maire de Valencienne c'est pourtant ici que Valérie lard a bâti toute sa carrière [Applaudissements] politique du collège al j'ai vécu en fait le Valenciennois au moment où ce territoire a connu une énorme fracture en 10 ans sur les années 80 tout s'est écroulé fermeture d'Usinor et fermeture progressive des mines et de tout tout ce qui va avec c'est tout un pon de territoire et une culture et un lien au travail qui a disparu et qui s'est transformé et qu'il a fallu et bien prendre en compte absorber et essayer de surmonter parce qu'il a fallu réinventer un nouvel avenir à ce territoire c'est en 1995 que Jean-Louis borlot alors maire de la ville repère cette jeune assistante social il lui propose un poste d'adjointe le coup de foudre est immédiat j'ai rencontré Jean-Lou borlau par parce que figurez-vous qu'à cette époque là il recrutait et il cherchait à à construire une nouvelle équipe pour la politique de la ville comment ça pass j'ai déposé ma candidature j'ai été recruté après avoir donc effectué des entretiens et en 91 je me suis retrouvée directrice de la politique de la ville à la mairie de Valencienne et c'est là que j'ai rencontré donc et bien Jean-Louis borlot maire de Valencienne le terrain le contact avec la c'est son truc elle en fera d'ailleurs un atout lors de sa conquête du Sénat qu'elle rejoint en 2001 et du jour au lendemain je me suis retrouvé dans les hor de la République dans une assemblée sénatoriale qui pour la première fois se voyait appliquer la loi sur la parité et dans les années 2000 quand on est une jeune femme élue il faut sans cesse faire ses preuves que j'ai la que j'ai 80s j dans une école j'intervenais il y a les élèves qui ont dit mais on attend le sénateur mais sénateur c'est moi mais pas des jeunes sénateurs le premier mandat que j'ai effectué je me suis fait tout au long un point d'honneur à travailler peut-être deux ou trois fois plus les sujets et à faire en sorte je me mettais comme beaucoup de femmes je pense quand on est arrivé dans cette première promotion entre guillemets a montré qu'on était capable de faire au moins aussi bien que nos collègues hommes très vite elle adopte les codes de la chambre haute la droite la gauche peu importe qui est à l'origine des textes du moment qu'ils vont dans la bonne direction je suis centriste je suis je suis effectivement issu de la famille UDF simplement et je l'ai toujours montré en région ça ne m'a jamais posé problème de défendre un certain nombre d'amendements quelquefois de m'abstenir de faire passer un budget qui n'était pas de ma sensibilité qui était plutôt socialiste quand les sujets et les projets qui étaient portés allaient dans le sens de l'intérêt de ma région partout où je suis passé je me suis toujours intéressé j'ai toujours été sensible au fait que sans économie il y a pas de solidarité je me suis toujours inquiétée de faire en sorte que le les territoires et notre pays un avenir économique et un rebond économique mais ça a toujours été pour moi pour embarquer le plus grand nombre enfin voilà je suis libérale parce qu'on est dans un monde libéral et on peut pas le nier il faut agir dans cette dimension là mais je suis aussi profondément social parce que pour moi sans solidarité on n'est pas un pays moderne un pays moderne c'est un pays qui n'a pas laissé de gens sur le bord de la route et qui s'occupe des plus fragiles pour moi la République s'occupe d'abord des plus fragiles les hommes les plus fragiles les femmes les plus fragiles les territoires les plus fragiles on doit avoir un cap une vision un projet pour notre pays et notre société et on doit embarquer tout le monde sinon on fait pas société travailleuse acharné Valérie lettard s'impose en quelques années comme une personnalité incontournable du Sénat où elle contribue à faire avancer des dossiers comme le revenu minimum d'activité ou encore l'harmonisation des prestations sociales Valérie lettard rejoint aussi de nombreux clubs et groupes d'amitié automobile chasse pêche cheval bref la panoplie du sénateur exemplaire c'est juste la la la traduction de ce que je suis l'utomobile je je suis valenciennoise Alstom bombardier PSA Toyota Renault au porte de chez moi on a réindustrié réindustrialisé notre territoire autour de l'automobile du ferroviaire et aussi de tout ce qui touche à la logistique et au numérique le cheval le cheval je suis cavalière depuis toujours je suis d'une famille où les chevaux ont toujours été présentees la chasse la chasse j'ai un mari lieutenant de louveterie passionné de chasse et moi j'avais de ans j'avais mon grand-père agriculteur et mère de son village qui m'emmenait à la chasse avec lui si je viens d'un village rural où c'était bah voilà la chasse ça faisait partie on vivait à la campagne et c'était le moment où on se retrouvait tous les ouvriers du village avec le fermier avec le maire et et voilà et c'est le fruit de mon histoire et aussi de ma famille la renommée nationale elle arrive en 2007 lorsqu'elle rejoint le gouvernement de François Fillon c'est Nicolas Sarkozi et et qui m'appelle directement et j'étais dans valencienne je me baladais et puis je décroche mon téléphone il me dit bonjour Valérie je t'appelle c'est Nicolas et je suis avec François François Fillon voilà Valérie je te propose si tu en es d'accord de t'occuper des politiques de solidarité au sein du gouverne voilà comment ça c'est nommé jeune secrétaire d'État la solidarité auprès de Xavier Bertrand elle est notamment en charge des personnes âgées et de la parité hommefemme je pense qu'il cherchait effectivement des élus qui a un profil social et qui soi reconnu dans un large spectre comme étant effectivement crédible dans le paysage des politiques sociales pour faire avancer une cause qui lui tient à cœur Valérie lettard ne se ménage pas quitte à monter sur scène le temps d'une représentation d'une pièce féministe jupe est un tourbillon sauvage une bouffée d'air un pas de tango la mini jupe est une initiation une impression toutes les formes de violence que ce soit en direction des personnes âgées handicapées sont toutes aussi lourdes à vivre mais aujourd'hui on a encore une fois au travers de cet acte la possibilité de mettre en lumière ces sujets et de dire aux femmes allez-y vous êtes librees parlez j'ai défendu l'idée que il puisse y avoir une grande cause nationale de de de en fait mettant en avant la lutte contre les violences conjugales les violences faites aux femmes et dans ce cadre là il y a eu beaucoup d'événements qui ont été construit pour essayer de mettre en avant ces questions je me suis retrouvé au milieu de femmes formidaes sympathique que ça a été un moment d'abord en même temps militant et bah qui commençait déjà à mettre en avant quelque chose et bien qui n'a eu de cess que de revenir dans le paysage de notre société puisque bah aujourd'hui on le voit bien c'est même la grande cause du quinena après plus de 20 ans au Sénat Valérie lettard a décidé de raccrocher sa dernière intervention dans l'hémicycle comme une évidence la politique de la ville un dossier technique dans lequel elle y met tout son cœur avec les collectivités tous ensemble on réussira ce Paris mes chers collègues je vous souhaite plein de bonnes choses pour la suite et voilà bon un petit passement au cœur mais plein de bonnes choses c'était mon dernier exercice parlementaire avec des conséquences concrètes euh et et et et et fait avec tous les gens avec qui j'ai eu plaisir à travailler cher Valérie lard il ne CIT pas à la présidence de joindre de se joindre aux applaudissements de l'émicycle pour autant je je ressens la même chose que ce que les collègues viennent d'exprimer et je suis moi aussi très ému de cette dernière intervention j'ai le sentiment de ne pas
Carole Delga