Xavier Iacovelli : « Qu’il soit de gauche ou de droite, il faut un budget avant le 31 décembre »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Xavier Akobelli, bonjour. Vous êtes sénateur RDP des Hautes Scèes. Avant de revenir sur toutes ces actualités avec vous, on va commencer par un petit jeu.
Vous connaissez le principe, on a sélectionné trois titres de presse régionale. Vous allez nous dire laquelle retient votre attention. Tout d'abord, la une de Telegram vol du Louvre.
L'enquête progresse. Les bijoux restent introuvables mais deux personnes, vous l'avez entendu, ont été interpellées par les enquêteurs. La une de la Marseillaise municipale dans un contexte national incertain, mal de mer.
Tout le monde parle d'une possible dissolution, mais qui s'intéresse réellement ? à la campagne des élections municipales. Elle tarde en tout cas à se lancer, nous dit la Marseillaise et puis la une de Var Matin stop à la violence contre les soignants face à une hausse des incidents et des agressions physiques dans le Var.
Les soignants doivent apprendre à gérer ces situations, nous dit Var Matin. Qu'est-ce qui vous branche ? Je vais prendre la deuxième, celle de la Marseillaise, mal de mer.
Je pense que effectivement c'est un un vrai sujet. Alors, au-delà du fait que la campagne n'est pas vraiment commencée sur le terrain, moi je le vois en tant que élu municipal à suren dans les dans scèes. Chez moi, je je vois bien que aujourd'hui il y a une attente forte de nos concitoyens auprès des élus locaux et en même temps de moins en moins de moyens pour les maires de pouvoir agir avec des compétences qui sont parfois diluées d'une d'une strate à l'autre.
Euh et c'est d'ailleurs peut-être qu'on aura un sujet sur la décentralisation où il y a un vrai sujet euh euh dans les euh dans les semaines, dans les mois à venir de débattre en fait et de de trancher sur le la multiplication des des compétences. Et puis euh effectivement moins de moyens pour les maires c'est moins d'actions pour les concitoyens, moins de services publics avec une exigence toujours plus forte de nos cousin qui est légitime et donc ce à la fois cette relation qui est très présente entre le citoyen et le maire, il va falloir la renforcer, il va falloir la protéger et c'est pour ça que la question du statut du statut de l'élucale que nous avons voté au Sénat était important pour aussi protéger les maires, protéger les élus et faire en sorte qu'ils puissent s'engager au service de nos concitoyens. C'était tout l'enjeu de de ce toi.
Alors, j'avais pas prévu de commencer cette interview par ça, mais on va parler aussi un peu de cette campagne des municipales. Demain, votre parti Renaissance devrait acter son soutien à l'éluon Pierre Bournael pour les municipales à Paris au détriment de Rachid Adati. Bournael, c'est un c'est un bon choix de la part de de Renaissance.
Alors, vous saz, moi je suis membre de Renaissance, mais je suis aussi président d'un parti qui s'appelle démocrate et progressiste euh qui est l'aci l'aide social-démocrate effectivement euh du camp présidentiel et euh et nous nous avons toujours eu des relations euh très cordiales et et plutôt amicales avec Édouard Philippe, avec euh Pierre Bournazel avec qui nous travaillons depuis plusieurs années et donc euh ce travail qui est en préparation pour effectivement soutenir Pierry Nazel qui est un candidat du cru, c'est un vrai candidat parisien et je pense que les Parisiens veulent aussi n'aime pas les parachutages, n'aime pas les gens qui pourraient s'intéresser peut-être juste. Vous validez ce choix ? Moi en tout cas, moi je trouve que c'est un très bon très un très bon choix.
En tout cas, c'est ce que j'exprimerai de demain en commission nationale d'investiture de chez Renaissance. Euh moi je pense qu'effectivement Pierre Bournazel est est le meilleur choix pour Paris. Alors, parlons un peu de de budget.
Xavier Covelli, depuis vendredi, les députés examinent donc la partie recette du budget et à chaque jour cette menace he des socialistes chaque jour ou presque, Olivier Fort dit hier à la fin de cette semaine, nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas. Vous en avez pas marre d'être sans cesse menacé par les socialistes ? Ah, je vais pas vous dire que c'est c'est super plaisant.
Alors moi je suis peu menacé parce que pour le coup on est sénateur. Voilà au Sénat on risque au moins la pression de des socialistes et pour le coup monsieur Caner est moins dans la pression vis-à-vis de nous et heureusement. Mais je pense qu'effectivement les socialistes ont ont bien joué politiquement.
Ils ont réussi à faire un certain nombre d'avancées et nous avec Sébastien les Cornu, on a souhaité effectivement avoir aller dans le compromis et donc dans le compromis c'est faire en sorte que personne ne gagne mais chacun fasse un pas vers l'autre. Donc euh moi j'ai par exemple j'étais très opposé et je le suis toujours sur la suspension de la réforme des retraites parce que je pense qu'économiquement on va dans le mur sans prévoir une nouvelle une nouvelle réforme qui pourrait effectivement remplacer celle que nous avons voté en 2023. Le fait de le suspendre, je pense que ce n'est pas un bon signe.
Alors on dit tous que effectivement ça doit être un débat présidentiel, que nous devons attendre 2027 pour avoir un nouveau projet et que chaque candidat puisse porter sa réforme. Pourquoi pas ? Mais en attendant, la suspension à mon sens est une une vraie difficulté économique et et donc oui, on est assez pesant d'avoir cette menace.
Vous avez cé au chantage et maintenant on a l'impression que chaque jour une nouvelle nouvelles conditions plus toujours plus de la part des socialistes. Après, je pense qu'il faut qu'on soit aussi raisonnable. On le voit, rien qu'en un weekend, on a déjà 3,5 milliards euh de recettes en moins pour l'État par des différents amendements euh qui viennent de la gauche ou de la droite.
Je pense qu'il faut qu'on soit aussi tous responsables. Euh c'est pas un plaisir aujourd'hui d'avoir un budget. C'est un budget qui se qui est très contraint.
Ça risque d'être un budget de gauche risque parce que je reprends les mots de Gérard Larcheter. Il est clair que le premier ministre regarde surtout du côté des socialistes nous dit Gérard Larch hier dans le Parisien. Ça va se terminer par un budget de gauche comme le dit Gérard Larchet.
Moi ce qui m'intéresse c'est d'avoir un budget pour la France en fait que qui soit de gauche, de droite, que en fait que tout le monde pense que c'est un peu son budget ou pas trop son budget, peu importe, c'est pas mon problème. Moi ce que je veux c'est qu'on ait un budget avant le 31 décembre et qu'on fasse en sorte de sortir de de la crise notre notre pays parce que infé c'est les Français qui vont en subir les conséquences. Donc vous voyez ben par exemple la défiscalisation des heures supplémentaires, c'était plutôt demandé par la droite et ils ont obtenu gain de cause hier dans l'hémicycle. euh les pensions alimentaires, la question des pensions alimentaires que moi je soutenais, c'était plutôt demandé par la gauche.
Donc vous on voit que globalement euh le débat parlementaire et le débat budgétaire fonctionne et c'est d'ailleurs je pense un point à mettre aussi au crédit euh euh de Sébastien Lecnu, c'est qu'il arrive en fait à avoir un débat parlementaire, avoir un budget qui progressivement est en train de s'équilibrer. Alors tout le monde parle de la fameuse taxe Zucman. Taxe Zucman.
Dernière version avancée par les socialistes. Elle devait être examinée aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Son examen a été repoussé à mercredi.
Dans sa dernière version, elle prévoit notamment un impôt minimal de 3 % sur les patrimoines de plus de 10 millions d'euros. Il exclut de l'assiette les entreprises familières familiales et les start-up. Ça c'est la dernière version de la taxe Zucman dite alléger.
Vous dites banco pour ce compromis qui a pas encore été acté par Sébastien Lec qui est encore en discussion. Moi ce que je vous dis c'est que on a toujours été favorable et moi je l'ai toujours été favorable à une contribution exceptionnelle pour les hauts revenus notamment dans le cadre de la justice fiscale et la justice sociale. Alors je rappelle quand même que la justice fiscale il faut effectivement faire en sorte que les plus haut revenus ne payent pas moins proportionnellement que les les plus modestes ou les travailleurs, mais on est déjà dans un mode de distribution de redistribution qui est quand même important et inédit au monde.
Par contre, on est toujours on a toujours dit qu'on était aussi opposé à la taxation de l'outil de travail. Nous, on ne souhaite pas que l'outil de travail, que l'innovation, que les entreprises puent s'être surtaxé sur des patrimoines qui n'existent pas. Alors oui, les les les entreprises familiales et les start-ups sont excluses.
Toutes les entreprises ne sont pas familiales et en l'occurrence, c'est pas parce qu'on détient des parts dans une entreprise qui sont virtuelles. La valorisation aujourd'hui de nos parts dans les entreprises, c'est pas de l'argent que que l'entrepreneur a. Donc vous dites non à cette nouvelle taxe duman.
Moi je suis pour une contribution des haut revenus mais qui ne touche pas l'outil déjà mais qui ne touche pas l'outil de travail et donc c'est tout l'enjeu des négociations qu'il y a entre le premier ministre et le groupe socialiste. Act cette succession des hausses de des hausses d'impôts votées euh par l'Assemblée nationale, est-ce que ça signifie c'est le signal de l'échec de la Macronie qui faisait de de cette interdiction ou cette volonté de ne pas augmenter les impôts le mantra vraiment depuis 2017 ? Je pense que ce qui est important et et Sébastien Lecnu l'a dit quand il a été nommé, c'est de faire en sorte que il y ait plus de justice fiscale et donc que certains payent un peu plus et quand d'autres payeront un peu moins.
Et donc c'est ça qu'il faut qu'on essaie de rééquilibrer pour que les Français estiment que la contribution qu'ils payent en fait c'est une contribution qui est juste et donc on a aussi besoin de retrouver cette justice fiscale et justice sociale dans notre budget. Ça signifie pas le l'échec de la Non, moi je pense pas que ce soit l'échec. Quand on a créé 2,2 millions d'emplois grâce aussi aux mesures de soutien aux entreprises, quand on a soutenu notamment pendant les périodes de crise de la COVID toutes les entreprises pour permettre effectivement de préserver les les emplois et les entreprises.
Non, je pense pas aujourd'hui que ça soit un échec. Après effectivement l'accumulation des crises a fait que nous avons endetté notre pays consciemment parce que on savait très bien que on ne pouvait pas l'argent nétait pas gratuit et qu'il fallait de toute façon à un moment le rembourser. Mais le choix qui a été fait économiquement de soutenir les Français et de soutenir les entreprises à un moment donné quand on était en crise, je pense que on le referait sans problème.
Ce lundi après-midi, les présidents des groupes parlementaires du Sénat seront reçus à Matignon. Quelles sont vos attentes ? Quel message ?
Il va falloir faire passer à à Matignon, à Sébastien Lecornu selon vous. Je pense qu'il y a une question, on en parlait tout à l'heure, mais sur la question de la décentralisation, sur la question du soutien aux collectivités locales. On voit bien aujourd'hui que nos nos collectivités n'investissent plus parce que ils savent pas trop, elles ne savent pas trop où elles vont et donc on a besoin d'avoir de la visibilité sur le long terme pour que 70 % de l'investissement public, c'est ce sont les collectivités territoriales.
Et donc on a besoin que nos maires de que nos présidents des conseils départementaux puissent de nouveau avoir confiance, puissent avoir une visibilité sur les budgets pour continuer l'investissement public et faire tourner la machine France. Il y a le sentiment d' d'avoir été un peu négligé ici au Sénat par Sébastien Lecornu. Vous partagez ce sentiment ?
Ah, je vous cache pas que parfois on aimerait bien être un peu plus consulté mais je comprends aussi l'enjeu de Sébastien le Cornu. La question de la censure se joue à l'Assemblée, elle ne se joue pas au Sénat. Donc la construction, la coconstruction du budget, c'est l'ensemble du parlement, donc Sénat et la le Sénat a toujours euh fait preuve de sagesse sur la construction d'un budget, mais on voit bien que la question de la censure se joue plutôt à l'Assemblée.
Donc c'est aussi normal qu'actuellement euh comme ça débute à l'Assemblée nationale, les discussions se passent d'abord avec les députés. Comment tout ça va se terminer à l'Assemblée nationale ? En commission des finances, le texte budgétaire a été a été repoussé.
Le seul groupe qui a voté pour c'était EPR, donc le groupe présidentiel. C'était du jamais vu. Est-ce que c'est le signe que ben que ce budget va aussi être rejeté ?
La partie recette du budget va aussi être rejetée par l'Assemblée nationale et si c'est le cas, est-ce que ça veut dire censure puis dissolution ? Non, mais le premier ministre s'est engagé à ne pas utiliser le 493 et donc il s'est engagé à ce que les parlementaires puissent s'exprimer. Après, c'est la responsabilité des différents groupes de l'Assemblée nationale de se dire puisque personne n'est majoritaire, on doit trouver un compromis et infiner de voter un budget.
S'ils sont pas capables de trouver un compromis malgré les débats parlementaires qui ne seront pas censurés par un par un 493, qui ne seront pas bloqués par un 493, bah ça montrera peut-être l'incapacité des députés à œuvrer pour la nation. Donc aujourd'hui, moi je leur dis la balle est dans votre camp, c'est pas dans la balle du gouvernement. Le gouvernement a fait en sorte que les parlementaires puissent s'exprimer, voter infiner un budget.
Donc à eux de le faire maintenant. Et c'est pas un un moyen aussi de se décharger un peu euh de la responsabilité pour Sébastien Lecornu qui peut dire bah à la fin des 70 jours bah je passe par ordonnance et je vote je fais passer à peu près on n'a jamais eu autant de pouvoir au Parlement que maintenant. Effectivement le gouvernement a beaucoup moins de pouvoir et notamment avec le renoncement au 493.
Donc c'est à nous maintenant on a été élu pour voter un budget et pour faire tourner la France. Donc maintenant, il faut saisir cette opportunité d'être responsable. Ce lundi, Xavier Akovéelli, le budget de la SQ arrive en commission à l'Assemblée nationale.
C'est très important. Et Rémy Guilla va nous dire pourquoi euh salue Réy au-delà de la suspension de la réforme des retraites. C'est un projet de loi qui crispe beaucoup de monde.
En effet, Steve, à ce jour, avec ce projet de loi, le gouvernement annonce 7,1 milliards d'euros d'économie afin de ramener le déficit de la sécurité sociale à 17,5 milliards d'euros. Pour y parvenir, le gouvernement compte sur une augmentation des recettes de 2,5 % en 2026, mais également sur une meilleure maîtrise des dépenses, ce qui risque d'animer les débats entre les différentes forces politiques dans les prochaines semaines, notamment en raison du doublement des franchises médicales et des participations forfaites. Oui, ce projet de loi de la sécurité sociale pourrait coincer à plusieurs niveaux.
D'abord, ces franchises et participations forfaitires sont ces restes à charge que l'on doit payer chez le pharmacien ou en allant chez le médecin. Concrètement, les Français payé en 2026 2 € par boîte de médicament et par acte paramédical. Typiquement si vous allez chez le kinésithérapeute par exemple, 4 € par acte médical et 8 € pour un transport sanitaire, soit le double de 2025.
De plus, une centaine de médicaments ne seront remboursés qu'à hauteur de 15 % par l'assurance maladie. Les deux plafonds annuels, celui des franchises médicales et des plafonds et des participations forfaitires, doublerait lui aussi pour passer de 50 € par an et par assuré à 100 €. Et les économies ne s'arrêtent pas là.
Oui, tout d'abord, on annonce un encadrement plus strict des arrêts de travail euh sans dérogation pour les affections de longue durée, ce qui alourdira les démarches administrative pour conserver ses droits. Et puis surtout, il y a également la question des pensions de retraite. Le gouvernement prévoit de désindexer ces pensions de retraite de l'inflation en 2026 et de les sous-indexer en 2027.
En résumé, la conséquence potentielle de ce plan de finance de la sécurité sociale est une baisse de pouvoir d'achat pour les Français. Quelles sont les prochaines étapes du projet de loi ? Pour le moment, les députés débattent du projet de loi de finance jusqu'au vote du 4 novembre prochain, date à laquelle l'examen du plan de loi de finance de la sécurité sociale débutera également.
Le 12 novembre, le budget de la sécurité sociale sera voté à l'Assemblée avant de partir vers le Sénat du 17 au 24 novembre prochain. Monsieur le sénateur, voici donc ma question avant l'arrivée du projet de loi. Est-ce qu'il est nécessaire pour vous aussi de faire un pas vers les socialistes pour sortir de cet impasse ?
Moi je pense qu'il est nécessaire surtout que nous on puisse chacun en tant que parlementaire faire des propositions qui soient concrètes, qui soient chiffrées et faire en sorte que si on enlève des recettes potentielles pour l'État qu'on puisse le compenser par une moindre dépense ou une nouvelle recette. Et donc moi je pense qu'il est important de se dire, on parlait des franchises médicales tout à l'heure, vous présentiez les franchises médicales. Oui.
Le Premier ministre s'est aussi engagé de faire en sorte que un certain nombre de Français soient exclus de ce doublement des franchises médicales notamment parce que c'est bien de le dire, on présente le doublement mais il y a quand même beaucoup d'exceptions. Les maladies longue durée, les mineurs, les femmes enceintes et donc c'est quasiment 18 millions de personnes qui seront exclues de ce doublement des franchises médicales. Oui, effectivement, quand on a un pouvoir d'achat et qui peut-être comme le mien, comme le vôtre, le fait de doubler, de payer 2 € sur notre boîte de médicament, est-ce que on va ça va nous empêcher de de vivre mais peut-être que ça peut contribuer à prendre en charge des personnes qui en ont plus besoin.
Je suis désolé mais par exemple Steve, moi je vous pose la question. Est-ce que vous connaissez le le montant de votre boîte de médicaments que vous allez chercher une si vous êtes malade ? Moi je suis journaliste, je pose je pose la question.
Oui. Non mais moi je vous pose la question en tant que citoyen. En tant que citoyen, vous le savez très bien.
On le sait pas. Pourquoi ? parce qu'en fait on ne connaît plus le coût de la santé et sauf que le coût de la santé il est pas gratuit.
Si c'est pas nous qui payons en tant que utilisateur, en tant que patient, c'est le contribuable qui paye. Et donc je pense qu'il y a aussi une nécessité de faire de la pédagogie sur moi j'ai fait un rapport par exemple sur les complémentaires santé où je demandais dans les préconisations de de pas de taxer plus ou de de rembourser moins mais au moins de dire combien coûte aujourd'hui notre boîte de médicament, notre acte de de kiné, notre acte à l'hôpital pour qu'on sache exactement pourquoi est-ce qu'on paye des cotisations, pourquoi est-ce qu'on a aujourd'hui un certain nombre d'impôts et de taxes qui financent notre système de santé. sur ce budget de la SQ, Olivier Fort parle d'un musée des horreurs.
Vous reprenez le terme ? Qu'est-ce que vous lui répondez Olivier Fort ? Non mais enfin moi je je suis pas dans la petite phrase honnêtement.
Non mais c'est c'est une analyse sur le budget global. C'est ce que disait Rémy. Il y a beaucoup les Français vont devoir faire des efforts, vont devoir mettre la main à la poche.
Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Alors pas forcément sur le musée des horreurs, mais encore une fois je pense qu'il faut de la justice sociale et donc effectivement il faut qu'on puisse contribuer chacun à hauteur de nos revenus. préserver ceux qui sont le plus en difficulté, notamment les maladies longues durées, les femmes enceintes, les les mineurs pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de doublement, qu'il y ait pas de d'augmentation pour ces maladies euh qui sont euh et ces maladies et les personnes les femmes enceintes, c'est pas une maladie mais en l'occurrence protéger euh effectivement euh les femmes enceintes également, ça c'est important mais au bout d'un moment, il faut aussi qu'on que chacun contribue.
On a un système de santé qui est exceptionnel juste on le sait pas. C'est vous savez c'est cette fameuse phrase où euh ce la France ce paradis où tout le monde se croit en enfer. Mais en fait c'est exactement ça.
Aujourd'hui on a un système de santé qui est exceptionnel qu'il faut soutenir mais pour pouvoir le maintenir il faut absolument qu'il soit financé et que tout le monde se rende compte de la chance qu'on a d'être dans un vie comme la France. Sur le financement euh le budget la SQ dans le cas du budget de la SQ sera examiné la suspension de la réforme des retraites. Comment elle sera financée cette suspension ?
Monsieur le sénateur ce qui est prévu c'est une baisse des pensions de retraite. Est-ce que c'est vraiment ça la solution ? Alors, moi, je suis opposé clairement euh notamment euh sur la question de l'abattement des 10 % des retraités.
Euh je suis complètement opposé. Je je l'ai dit depuis le début euh d'ailleurs depuis euh François Berou qui portait également cette réforme. Moi je pense qu'aujourd'hui ces économies qui sont à hauteur de 1,2 je crois milliards d'euros, ils peuvent être très bien compensés par d'autres d'autres solutions et sur lesquelles nous on est en train de travailler au sein du group des pays.
Soutiendrai pas ici au Sénat, moi je vous le dis à titre personnel, je ne soutiens je ne soutiendrai pas la suspension de l'abattement, la suppression de l'abattement de 10 % pour les retraités. Je l'ai dit à plusieurs reprises, mais par contre comme je suis responsable, je ferai en sorte d'avoir des contrepropositions pour que on ait l'équivalent de ces 1,5 milliards de recettes en moindre pour l'État que ça puisse être compensé par autre chose. Et comme tous les jours, on va retrouver un élu local pour parler des problématiques qui nous concernent tous.
On va aujourd'hui dans les pyrénées orientales où on retrouve Hermeline Malerbe. Bonjour, vous êtes président du département. On voulait faire un point avec vous sur un sujet politiquement sensible, celui des enfants placés. il y a quelques mois, une commission d'enquête dressé un bilan alarmant de la situation.
Où en est-on aujourd'hui ? Bonjour à toutes et à tous et merci. Effectivement, le bilan alarmant, si je puis dire, il date pas tout à fait d'aujourd'hui.
Euh juste pour donner un un repère, en en 8 ans, le budget de l'aide sociale à l'enfance, enfin de la protection de l'enfance, donc enfance famille dans le département des périnés orientales, il a doublé. il est passé de 42 millions à un peu plus que doublé 92 millions. Donc ça donne une idée effectivement euh de la difficulté que rencontre chacun et chacune de nos citoy nos concitoyens.
Euh la problématique des familles avec un un taux de famille monoparentale très important dans le département. Bref, effectivement la difficulté elle est là. Il y a il y a besoin de moyens.
Sachant que par ailleurs, il y a euh des lacunes euh on accueille dans le département 30 % des enfants et des jeunes euh qui devraient être pris en charge euh soit dans le cadre de la protection judiciaire de la jeunesse, soit dans le cadre du handicap euh sur des enfin via l'État. Donc effectivement, ce que l'on met là, on peut pas le mettre sur l'accueil de des enfants de l'aide sociale à l'enfance de façon précise. Isabel Cavellie, votre réaction à ce qui vient d'être dit.
Alors, vous savez, moi ça fait 8 ans que je suis élu en tant que sénateur. Ça fait 8 ans que je travaille sur la question de la protection de l'enfance et donc je ne découvre pas ce que madame la présidente peut peut indiquer et c'est une vraie problématique pour les départements, une un blocage aussi institutionnel et aujourd'hui une espèce de maltraitance institutionnelle qui s'organise pour tous ces enfants placés, pour tous ces professionnels aussi de de l'aide sociale à l'enfance. On voit bien un manque d'attractivité pour ces métiers qui sont des métiers de sens.
Euh aujourd'hui s'occuper des autres, on le voit dans les ÉPADes, mais on le voit aussi principalement dans la question de la protection de l'enfance, une nonvalorisation euh de ces métiers. Par exemple, les assistants familiaux, on on a signé la convention internationale des droits de l'enfant et cette convention internationale des droits de l'enfant, elle dit que le placement dans en famille d'accueil est la solution numéro 1 qu'il faut apporter aux enfants qui sont placés. Et pourtant, comme on a un vieillissement de la population de ces assistants familiaux, on ne peut plus les placer.
Et ces assistants familiaux, ils demandent quoi ? Il demande aussi une reconnaissance, une on ne pourra jamais attirer des nouvelles familles qui n'ont pas le droit au répis, qui sont mal payées, qui sont pas reconnus et qui ont au quotidien ces enfants-là mais qui ne sont pas pris en compte y compris dans les décisions des juges. Et je ne parle même pas de la question des placements décidés par les juges qui ne sont pas exécutés par les départements faute de place.
Donc oui, il y a un problème de moyens. Oui, il y a un problème de coordination entre les départements d'un département à l'autre. On n' pas le même accès au droit.
Et c'est pour ça que moi j'ai j'avais proposé une expérimentation de la recentralisation de l'aide sociale à l'enfance puisque on voit bien que les départements sont à bout de ce qu'il peut faire en terme de de soutien pour ces enfants placés. Mais si dans un pays comme le nôtre, on n'est pas capable de protéger 400000 enfants, c'est que on doit se poser quand même les bonnes questions. Herméline Malerbe, une recentralisation de l'AZ, ça pourrait convenir.
On rappelle que c'est les départements qui sont qui sont responsables effectivement de l'aide sociale à l'enfance. Ah, on a un petit problème de liaison visiblement la recentralisation qui bloque. On essaiera évidemment de retrouver Maler un peu plus tard.
On me dit que ça fonctionne, ça fonctionne ou ça fonctionne pas enregistre. Ça ne fonctionne pas. On va voir l'actualité près de chez vous.
Xavier, on retrouve tout de suite Jacques Paquier, directeur du journal du Grand Paris. Jacques, bonjour. Vous avez une question sur l'un des grands chantiers lancés par Sébastien Lecornu pour le sénateur.
Absolument. Bonjour monsieur le sénateur. Euh vous y avez fait référence à plusieurs reprises dans un dans un esprit de défense de des communes qui ont perdu en en pouvoir d'achat qui vont continuer d'en perdre continu de leur participation à la réduction des déficits publics.
Mais je voulais vous demander monsieur Yovéelli, vous êtes à la fois élu de sur peut-être candidat, vous nous le direz peut-être aux prochaines municipales. Vous êtes membre je crois toujours de Pold Paris Ouest la défense. Tout ça pour dire qu'il y a beaucoup de strates en France mais singulièrement en en Île-de-France où l'intercommunalité a deux niveaux comme vous le savez, le niveau territorial, le niveau métropolitain.
Si comme il l'a dit, le premier ministre met sur la table ouvre une réflexion en vue d'une simplification du dans un contexte de recherche d'économie, quelles seraient vos propositions dans la mesure où on peut considérer que cette ce superp cette superposition de strade finalement à la fois a un coût et finalement est également facteur d'inefficacité ? Qu'en pensez-vous ? Alors moi, vous savez, oui, effectivement, vous vous l'avez dit, je suis à la fois élu municipal et élu euh du territoire euh Paris-Ouest de la Défense.
Donc les 11 communes autour de de la défense. Euh moi, je pense effectivement que c'est une catastrophe aujourd'hui cette réforme qui a créé le Grand Paris, euh qui a créé une 5e strate aujourd'hui dans dans notre dans notre région. Nous avons la commune, le territoire qui n'a pas de fiscalité propre.
Nous avons le département, nous avons la métropole et nous avons la région. plus personne ne comprend rien. On a une superposition de de d'échelon administratif où le citoyen ne sait exactement pas euh qui s'occupe de quoi.
Euh et en même temps on s'en fiche un peu. Euh ce qui ce qui intéresse le citoyen aujourd'hui, c'est de savoir est-ce qu'ils ont du service public et est-ce qu'il est efficace. Et aujourd'hui, la multiplication des strates en Île-de-France est une catastrophe.
Donc moi, je suis favorable à la simplification. On la demande depuis 2017 cette simplification et pour le coup, les élus locaux euh y compris euh les maires demandent une simplification et une honnêtement la question du Grand Paris se pose. Moi, je suis plutôt favorable à la fusion entre la région qui a des moyens et la métropole qui pourrait apporter le le volet économique plus renforcé et donc avoir une région métropole plus importante, avoir une intercommunalité qui soit une intercommunité choisie entre les communes mais qui aussi la capacité de de d'un EPCI hein, d'un établissement public qui qui pourrait lever l'impôt parce qu'aujourd'hui effectivement on a des territoires qui sont uniquement des territoires administratifs qui sont uniquement subventionnés.
Jacqu, vous aviez une autre question pour le sénateur ? Oui, oui, je voulais je voulais poursuivre. Ne craignez-vous pas euh toutefois qu'une métropole région finalement soit un objet à la fois éloigné euh euh des citoyens et et et très technocratique finalement ne faut-il pas quand même, je pense à la défense par exemple, est-ce que la défense doit être gérée au niveau régional ou est-ce qu'une métropole du Grand Paris qui gère la zone danse n'est pas le bon échelon pour gérer ce genre de problématique ?
Bon, honnêtement, euh vous vous me posez cette question et en même temps vous avez dans la question votre réponse. Est-ce que aujourd'hui la métropole n'est pas déjà éloignée euh des citoyens ? Est-ce que la région est plus visible ou pas euh vis-à-vis des citoyens ?
Moi, je pense effectivement que l'échelon régional puisqu'en fait les citoyens votent pour euh leurs élus régionaux est beaucoup moins éloigné qu'une métropole qui est en fait une accumulation de c'est un conseil des maires en fait la métropole. Et donc je pense que la fusion fais et la clarification des compétences effectivement je pense qu'elle elle est aujourd'hui nécessaire quant à la défense. La défense elle est elle peut être aussi euh un quartier euh de différentes collectivités et notamment du territoire du du Pold.
Merci Jacques. Merci beaucoup euh pour toutes ces questions. On va voir la une du journal du Grand Paris aujourd'hui.
C'est Milan, laboratoire de la régénération urbaine. Merci d'avoir été avec nous. Merci Xavier Yovelli d'avoir été avec nous, d'avoir répondu à mes questions.
On retiendra notamment votre scepticisme sur cette suspension de la réforme des retraites dont on va reparler dans cette émission. Merci Réy. On se retrouve tout à l'heure pour la revue de presse.
On parlera de quoi ? On va parler forcément de l'enquête autour du vol du Lour qui avance sérieusement puisque deux hommes ont été arrêtés hier.
Xavier Iacovelli