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interviewSénat (sur YouTube)· 27 mars 2026 150 min

Filières d'avenir outre-mer : artisanat et savoir-faire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh mes chers collègues, mesdames et messieurs, dans le cadre de notre rapport sur les filières économiques d'avenir dans les autres mères, la délégation aux autres tient ce matin une table ronde sur l'artisanat et les savoir-faires traditionnels. Ces filières, souvent méconnues ou sous-estimé, représentent pourtant un vivier d'opportunités pour nos territoires. Elles incarnent une identité unique, un patrimoine vivant et une réponse concrète au défis contemporains de durabilité, d'innovation et de souveraineté économique.

Pour nous éclairer, nous allons entendre plusieurs acteurs de ce secteur afin de mieux identifier les potentialités dans ce domaine. Je remercie nos intervenants. Madame Élisabeth Rivière, présidente de la CM à Nouvelle-Calédonie représentant la marque HardC qui interviendra en visio.

Monsieur Henri Salomon, président de la CMA Martinique et membre du bureau de la CMA France. lui aussi en viso, madame Shirley Biot, fondatrice de Cadalis cosmétique Guyane, marque de soins avec des actifs de bananiers que nous avons rencontré au salon de l'agriculture et avec qui nous pouvons peut-être tirer les leçons de ce type de manifestation. Madame Mariefleuri, présidente de l'association Gadepam qui gère la maison de l'artisanat Guyane.

Je précise aussi que que le président des manufactures nationales Sèvre et mobilier national, monsieur Hervé Leemoine, nous a adressé une contribution écrite. Cette table ronde est l'occasion d'explorer plusieurs enjeux clés. la question des stratégies de marque, d'indication géographique protégé ou de partenariat, l'innovation comme levier pour désenclaver le secteur et permettre de conquérir de nouveaux marchés.

La transition écologique ou les savoir-faires traditionnels peuvent apporter des solutions adaptées au défis climatiques spécifiques de nos territoires, l'accompagnement des artisans pour faciliter leur changement d'échelle et un accès à l'export tout en préservant l'authenticité de leur production. Je vous rappelle que comme toutes les réunions plinières de la délégation, cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat puis consultable en vidéo à la demande. Elle fera l'objet d'un compte-rendu qui viendra nourrir des les conclusions de notre rapport prévu fin juin.

Donc nous vous proposons un tour de table pour vous présenter en quelques minutes. Puis pour rentrer dans le vif du sujet, nos rapports Annique Gérardin, Vivette Lopez, Marie Lore Finiraorte et Lana Tuan prendront la parole pour vous interroger et vous dire quelles sont leurs attentes. Je vous remercie et je repasse la parole à notre collègue Annique Gérardin.

Merci présidente. Ben, je vous propose qu'on commence par madame Rivière qui est en ligne peut-être ou madame Bio en viso. Très bien.

Dans l'ordre qui m'est donné, madame Rivière, bonsoir. Vous nous entendez bien ? Tout à fait.

Et Denis, tout à fait. Bonsoir mesdames Bonsoir les sénatrices. Euh permettez-moi de d'excuser madame Rivière qui n'a pas pu se joindre à nous ce soir.

Donc je me présente Cédric Chael qui suis directeur général de la chambre de métier et de l'art à la nouvelle et je suis accompagné ce soir de notre directrice de la communication madame Lor Legal euh qui qui m'accompagnera dans cette dans cette table ronde. Nous avons grand plaisir à vous rejoindre ce soir pour nous et 18h pour échanger pour pour échanger sur ce sujet d'avenir extrêmement important pour nous. Si vous me le permettez, je vais juste reposer le cadre qui est le nôtre aujourd'hui en Kedoni au-delà de du projet de loi constitutionnel qui est examiné en ce moment même à l'Assemblée nationale.

Juste pour vous rappeler que les émeutes que nous que la NOC a donné à travers en 2024 ont eu un effet quasiment dévastateur pour les tissus économiques et particulièrement sur le tissu artisanal. Aujourd'hui, le secteur de l'artisanat constitue un vivier quasiment de 10950 sociétés artisanal avec un chiffre d'affaires qui pèse 156 millions de francs CFP à fin 2024 euh en diminution de près de 18 % par rapport à la valeur du chiffre d'affaires de 2023. Ce chiffre d'affaires de 2024 nous ramène quasiment un chiffre d'affaires d'il y a 5 ans.

Donc pour être très clair, nous avons fait quasiment un recul de près de 5 ans sur la partie économique et aujourd'hui enf en 2023 la valeur ajoutée du secteur de l'artisanat pesait à peu près 7 % du produit intérieur brut de la Nouvelle Calédonie. Donc le secteur artisanal bien souvent est méconnu bien qui pèse énormément dans le secteur de l'économie et au titre de la chambre de métier artisan nous avons à cœur de défendre justement les intérêts de de ces artisans au travers de leur savoir-faire au travers de leur gestes précis et notamment au travers de notre marque. Euh nous avons ici en Academy une marque que nous avons appelé hardici et que je laisserai la la directrice vous présenter lors de ce tour de table puisque je laisse la parole si vous me permettez bien à mes collègues qui sont certainement peut-être en attente.

À moins que vous me souhaitiez qu'on vous présente immédiatement évidemment. Non, je pense que c'est important qu'on se présente rapidement le contexte et puis je reviens vers vous pour que vous fassiez la première des présentations plus larges. Monsieur Salomon est également en ligne avec nous.

Monsieur le président, si vous voulez bien rapidement vous présenter et ensuite on parlera et et le contexte qui est le vôtre bien entendu en Martinique et et ensuite on on ira plus loin. [rires] Euh bonjour à tous. Donc Henri Salomon, président de la chambre de métier de l'artisanat de Martinique, membre du bureau de Cam France et je représente les chambres de métier d'outreem.

Et sur le territoire martiniquier, je préside aussi une association qui s'appelle cœur Martinique qui a été mise en place pour valoriser la production locale, structurer les filières et cette association regroupe la chambre de métier, la chambre de commerce, la chambre d'agriculture, les l'association représentant les industries, la MPI et les tout le réseau de la grande distribution à la distribution de proximité. Voilà, donc très attaché donc aux marques locales donc avec un intérêt pour développer l'emploi sur notre territoire grâce à la production locale et j'aurais plaisir à échanger avec vous prochainement. À la suite.

Merci beaucoup. Avec nous madame Charli Bio qui pourra elle nous faire une petite présentation en direct de qui elle est de de de sa structure et puis après on reprendra. Ah non, on aura encore un autre intervenant, excusez-moi.

Bonjour tout le monde, je suis Charli Billot. Je suis entrepreneure Martiniicaise. J'ai deux domaines d'activité.

Je suis spécialisée dans la chimie des ingrédients et on utilise des procédés d'écoextraction. Donc c'est des procédés qui suivent six principes dont l'usage de de technologies innovantes mais qui consomment qui n'utilise pas de solvant chimique. Donc c'est de la chimie verte, des processes verts.

Enfin c'est de la chimie verte mais très écoresponsable. Euh j'ai aussi une marque que j'ai lancé qui s'appelle Cadalis qui était qui est à la base un démonstrateur de nos activités de RED. On est très attaché à l'innovation.

On est Lauréa France 2030, ma première usine, la seule entreprise de l'autre mer qui a réussi ce long parcours et nous sommes en train d'implanter en Martinique la première usine d'écoextraction de la zone Caraïbe et et donc les enjeux de savoir-faire, comment on les valorise grâce à la la science et comment on peut accéder au marché, je connais très bien. Je suis aussi administratrice de la FBA qui est la Fédération française des entreprises de la beauté. Je suis également présidente de la cosmétique Vallée Martinique et je suis également ambassadrice Team France Export. [grognement] Merci beaucoup madame euh Marie Fleurri euh si vous voulez bien vous présenter.

Merci de me recevoir. Je m'appelle Marie Fleurry et je suis chercheur ethnoutoutaniste ethnologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris. J'ai été d'ailleurs pendant 20 ans représentante de l'établissement en Guyan et je travaille de en Guyan depuis 1986, donc ça fait 40 ans cette année et on a fondé en 2002 une association pour la valorisation de d'abord des plantes médicinales, mais ensuite très vite on a élargi à tous les produits naturels et à l'artisanat traditionnel de Guyane.

Merci beaucoup. Un certain nombre de questions ont été posées en introduction par la présidente, je ne vais pas les rappeler. Vous avez reçu tous aussi un questionnaire que je vous invite à remplir et et à étayer tout simplement.

Vous informer aussi que notre mission va durer jusqu'en juin. C'est un rapport pour juillet. Donc n'hésitez pas si vous avez des compléments à nous apporter euh au fur et à mesure ou des choses que vous regrettez de pas avoir dit, on est toujours là et vous pouvez nous les euh nous les faire parvenir.

Je propose qu'on reprenne le même ordre, ne serait-ce que parce que certains sont le soir et qu'on reparte en Nouvelle-Calédonie et que vous puissiez maintenant présenter davantage l'aspect général de vos activités, la valorisation des ressources, l'innovation qui est la vôtre, les difficultés et les atouts. Et on a bien conscience de la difficulté et des moments difficiles que vive aujourd'hui la Nouvelle-Calédonie. Merci madame la sénatrice.

Je propose que madame la directrice de la communication puisse faire part un peu de de notre marque hard ici. Nous nous sommes très fiers de représenter aujourd'hui. Alors oui, moi je je vais juste vous expliquer la démarche qu'on a eu pour valoriser les savoirfire locaux euh au niveau de l'artisanat d'art euh puisque derrière l'artisanat d'art, il y a des enjeux euh culturels, euh des enjeux économiques aussi puisque c'est un vi d'entreprise important qu'on a identifié chez nous mais qu'on connaissait peu euh des enjeux de visibilité à l'international également pour faire émerger euh la Nouvelle-Calédonie communautaire capable voilà de de d'avoir ses propres spécificités en terme d'artisanat d'art.

Euh donc en fait, on a mené une on a créé une marque qui s'appelle Hardc euh qui est une marque à la fois une marque ombrelle euh à laquelle des entreprises peuvent se rattacher à côté de leur propre marque ou non bien évidemment. C'est aussi une valorisation de ce qu'est la Nouvelle-Calédonie en terme d'artisanala et c'est une une reconnaissance qu'on permet de donner à ceux qui utilisent cette marque. Alors euh la marque elle a vocation à d'abord euh vivre euh être créé, se développer, être comprise, être reconnu en Nouvelle Canéonie à à destination différents publics.

Je vais je vais vous l'expliquer. Et puis aussi, c'était un moyen de faire euh de qu'elle parte aussi à l'international avec une ambition à moyen terme de pouvoir justement euh exporter et de pouvoir expliquer ce qui étaient les produits d'artisanal de Goli. Donc cette marque, elle s'adresse aux entreprises inscrites au répertoire des métiers.

Vraiment des personnes qui sont engagées dans une démarche de développement économique dans l'économie formelle parce qu'il y a également beaucoup d'artisanartie qui est dans la sphère de l'économie informelle. Ça change de métier vraiment à ceux qui sont dans l'économie formelle. Euh elle est imposée sur des catégories d'objets qui sublim les matières qu'on peut trouver en Nouvelle-Calonie.

On peut trouver aussi partout ailleurs, hein. Le bois, le verre, le cuir, la terre, le textile euh c'est disponible partout. Mais en malgré les données, ben on a des textiles particuliers, des boîettes particulières, euh des tiers particulières.

Donc euh ces ces produits, ces matières premières sont sont mises en avant sur cette marque et aussi euh des tout ce qui est production invocation touristique au-delà de l'artisanat classique d'art euh tel que défin manière chudique en métropole notamment. Euh donc tout ce qui est euh des la sérigraphie, des cosmétiques et même des parfums puisqueon utilise dans ces produits euh on va dire d'hygiène euh beaucoup de de plantes euh de senteurs euh de fleurs, enfin toute la fleur locale également. Euh l'idée c'était de valoriser euh euh la production artisanale avec un processus de fabrication artisanale qui est aussi très clairement défini juridiquement et la production locale.

Il faut que tout soit fabriqué ou transformé ici en Nouvelle-Calédonie. Euh pourquoi ? parce qu'il fallait euh pouvoir différencier ces produits de des produits d'importation se faisant passer pour des produits calé de mais fabriqué en Chine, en Indonésie, en Mars, souvent de mauvaise qualité euh et pourtant qui qui affichait les emblèmes symboliques de la Nouvelle-Calédonie.

Donc, on a eu connaissance par les artisans d'art de cette problématique euh de différenciation qui était pas du tout clair pour euh pour et le consommateur dans local et euh la population touristique qui visitait l'île. Euh on a été informé et en même temps euh il y a une conjonction qui a fait que euh le territoire développait une politique très volentariste des développements touristiques notamment via les croisiristes de la zone pacifique Nouvelle-Zélande d'Australie. Euh et donc euh cette information euh a nous a conduit nous chambre de métier de l'artisanat à poser la question à la fois aux décideurs caléoniens et aux artisans sur le terrain.

Euh mais comment peut-on faire pour pour clarifier évaliser le savoir les savoir-faires uniques qu'on peut avoir, les matières premières qu'on peut avoir euh et les produits finis fabriqués en petite série, en objet unique euh en avec la créativité qui va avec et valoriser nos créateurs locaux. Et c'est un gros travail collaboratif qui a été mené sur le terrain pendant de longs mois. Euh on s'est aperçu que le sujet était important, donc il a été inscrit dans la stratégie euh quinquénale de la chambre euh de métier de l'artisanat, ce qui a permis aussi de garantir le le déblocage de moyens humains, de moyens financiers et de se garantir aussi l'appui des collectivités pour éventuellement un soutien un soutien soit financier, soit un relais aussi en terme de de diffusion d'information sur cette marche. marque.

Euh voilà, donc cette marque, on la voit poser aujourd'hui sur à peu près 150 g de produits différents. euh sur il y a 100 120 adhérents aujourd'hui qui sont euh qui utilisent cette marque euh dans des domaines très différents puisque il y a 10 typologies de produits qui ont qui sont euh qui peuvent être utilisé cette marque euh le bois, le textile, la pierre, la terre, les cosmétiques, les productions à vocation touristique euh Et en 8 ans d'existence, la marque a laisé, bien que ce ne soit pas la apporter une certaine assise à 170 entreprises environ. Voilà. et 120 d'entre elles sont toujours actives 8 ans après.

Donc euh voilà, hardcis fait pour valoriser nos savoir-faire, que ce soit du geste traditionnel à des techniques innovantes. Euh elle regroupe des créateurs aux compétences vraiment diverses issu de l'ensemble du territoire parce qu'il y a des spécificités géographiques aussi dans dans notre sur notre territoire. Euh elle elle valorise l'authenticité puisque c'est des produits façonnés euh vraiment ici avec un savoir-faire artisanal et elle valorise aussi un engagement puisque c'est l'implication des entreprises euh qui a permis la création de la marque avec la chambre de métier, avec les collectivités aussi qui qui l'ont soutenu financièrement et tout le réseau de partenaires qui s'est mis en place autour de cette marque puisqu'elle est relayée par les offices de tourisme euh par des duquif dans les endroits par elle est aussi valorisée à la garage.

Arriv les croisiristes. Euh voilà. Euh en terme de résultat, si vous souhaitez poser des questions sur comment la monté, tout le process qu'il y a eu, il y a aucun problème.

On pourra partager. En terme de résultat, je voulais juste insister sur le fait qu'on ait identifié avant la création de la marque à peu près 350 artisans d'art qui rentraient dans les catégories artisan d'art défini par l'inma l'Institut national de métier d'art en Calédonie et que sur ces 350 donc on en a capté 120 donc ce qui est assez exceptionnel et l'adhésion a été vraiment immédiate. La première année, on avait 50 abérents et au bout de 3 ans, on en avait 100.

Et 8 ans après, on on est stabilisé autour de 120 130 adévent. Euh faut savoir que cette marque a vraiment contribué à la professionnalisation euh de ces petites structures qui étaient souvent isolées, qui travaillaient chacune dans son coin sur des territoires parfois très éloignés les uns des autres. Euh il faut savoir que pour adhérer à la marque, il y a forcément une visite et d'un conseiller économique de la chambre de métier de l'artisanat auprès de chaque candidat à la lésion qu'il y a une sensibilisation obligatoire à l'usage de la marque donc qui aborde des questions de commercialisation, de marketing, de storyting.

Donc ça a permis à ces à ces professionnels de de monter en compéten sur ces sujets. On a formé plus de 82 stagiaires en en 6 ans sur les six premières années. Comment améliorer sa rentabilité, comment développer sa clientèle, comment optimiser ses ventes, comment calculer un bon calcul de prix, euh comment aménager son centre quand on va sur des lieux d'exposition, quelles sont les techniques de vente, euh tout ce qui est stratégie commerciale, visibilité sur les internet.

Donc voilà, 82 stagiaires qui sont passés par la formation professionnelle continue sur 120, 20 stagiaires qui sont passés par un workshop spécial design et métier d'art. Donc, ce sont des personnes qui peuvent être à la fois installées en ville mais aussi dans des villages ou même au cœur des tribus. et certaines d'entre elles ont eu accès à un workshop sur plusieurs jours pour avoir un suivi individualisé par un designer français qui est venu de métropole par 2 années de su consécutives pour accompagner ces professionnels pour avoir une approche un peu plus design de leur de leur création.

Euh voilà pour la professionnalisation des artisans. Autre résultat qu'on a eu avec cette marque euh c'est qu'on a vraiment eu un phénomène de création de filière, c'est-à-dire qu'au-delà de rassembler euh ces acteurs économiques très diverses et très éparpillés sur le territoire, on les a fait se rencontrer puisque on les a formé ensemble, on les a informé ensemble, on a on a construit ensemble cette marque avec eux et donc ça a créé un réseutage entreprises important. Il y a des collaborations qui se sont nomées entre artisans.

Euh il y a eu de l'entraide aussi des conseils qu'ils ont pu donner mutuellement euh et globalement ça a vraiment fédéré euh les artisan d'art du territoire. On a constaté aussi la création suite à ça de de nouvelles associations d'artisan d'art. Euh il y a eu de l'essimage euh avec la la création d'association ou un renouvellement générationnel aussi à l'intérieur d'association qui était un peu diante, un peu vieillotte et euh voilà de nouvelles euh les plus jeunes qui sont rentrés dans ces associations et donc ont donné un coup de foie un petit coup de dynamisation à ce tissu économique.

On a aussi constaté la notion de filière, elle se fait également parce qu'on a mis en relation ces artisanards avec des distributeurs, que ça soit la grande distribution ou des petites boutiques pour du dépuvente. Faut savoir que il y a quelques années, les artisans d'art ne connaissaient pas la notion de dépuvent en Calédonie. euh il était très réticent et qu'en travaillant avec eux sur cet aspect marketing, on a pu leur faire comprendre que c'était euh très important de pouvoir euh euh acquérir cette culture du dépendance, savoir comment faire, savoir quelle boutique cibler pour déposer leurs objets euh et que ça s'est très fortement développé ces dernières années.

Il y a aussi plusieurs boutiques partagées d'artisans qui se sont pu s'ouvrir sur le territoire dans des lieux à vocation touristique en bande de mer en sorville euh voilà dans les dans les villages de Brousse où il y a un peu plus de passage. Euh et on a constaté aussi vraiment la vision de tous les opérateurs touristiques et culturels pour ouvrir leur leur lieu de vente ou leur lieu d'information à la marque, pouvoir afficher quelques quelques produits, pouvoir afficher nos outils de communication pour vraiment diffuser la l'information. Euh dernier résultat sur la création de figure aussi, on a pu faire une les artisans d'art ont pu faire une percée au niveau de la gare maritime qui était un petit peu chasse gardé des commerçants euh et donc il y a eu un rééquilibrage avec à la fois des commerçants et des artisans d'art.

Et c'est vraiment parce qu'ils étaient fédérés, parce queil y avait cette marque qui les unissait parce qu'il y avait la chambre de métier d'amiable que cette introduction auprès du marché des transiristes a pu se faire. Euh dernier résultat en terme de débouché de développement économique, euh on a observé notamment au début au lancement de la marque euh les résultats économiques auprès des adhérents à la marque. Donc juste pour vous donner une petite idée, quand on faisait un marché, les les tout premiers marchés qu'on a fait sans la marque euh sans l'existence de la marque où on regroupait les artisans d'art, le CA global sur un marché sur une journée, c'était à peu près à 31700 € avec un chiffre d'affaires moyen par artisan de 424 €.

Euh 4 ans plus tard avec la marque et on voit que ça monte palier par palier. Euh bah au lieu d'avoir un chiffre d'affaires à 30 mois de 2000 € on arrive à des chiffres d'affaires globals réalisés sur globaux réalisés sur le marché à 85000 € euh et un chiffre d'affaires moyen par artisan qui passe de 424 € à 1508 €. Donc là, on est vraiment sur économiquement une preuve que ce type d'outil euh parce qu'il donne de la visibilité aux artisans d'art, parce qu'il sécurise le consommateur dans son acte de consommation qu'il est certain quand il achète sous cette marque d'un produit fabriqué localement, artisanalement, de l'authenticité euh du savoir-faire qu'il y a derrière, que le produit est local.

Quand on a euh cette marque, on voit un un impact immédiat l'accès au débouché et euh la capacité de mieux an des artisans et la pétence du consommateur pour le produit. Voilà ce que ce que je peux vous dire la marque merci. Merci beaucoup.

Moi, j'aurais une série de questions mais globales pour l'ensemble des intervenants, mais ma collègue Vivette Lopez à ce stade souhaite rapidement vous poser quelques questions directes. Oui, bonjour à toutes et à tous. Merci madame pour toutes ces informations.

Donc vous vous [raclement de gorge] nous avez parlé de la marque Hardici qui regroupe donc l'ensemble des artisans. Moi, je souhaiterais rentrer dans un petit peu plus dans le détail. savoir quelle est quelles sont les productions artisanales et locales qui sont les plus développées, les filières les plus importantes, les plus innovantes si je puis dire.

Donc je suppose que ce sont des productions qui sont euh vendues à l'international, mais peut-être qu'il y a-t-il des petits artisans peut-être méconnus même dans certains villages, des gens qui font euh de l'artisanat mais de luxe mais mais totalement méconnu. Que faudrait-il faire pour les aider à se développer et pour devenir des filières d'avenir ? parce qu'en fait notre rapport va aussi sur ces filières artisanales d'avenir.

Voilà. Donc est-ce que l'on pourrait rentrer un petit peu plus dans le détail ? Est-ce que c'est le textile ?

Est-ce que c'est le cuir ? Est-ce que c'est le bois ? Est-ce que c'est les plantes ?

Voilà. Moi, j'aimerais connaître quelles sont les plantes enfin non l'artisanat le plus innovant, le plus développé et quels sont certains ou petits artisans un petit peu méconnus qui ça reste juste une production locale qu'il vendent aux touristes voilà mais que l'on pourrait aider pour devenir des filières d'avenir. Je vous remercie.

À vous la parole pour répondre. Alors, on a eu un problème sur le réseau Sénat. Donc, je sais pas si vous avez entendu les questions.

Dans le cas contraire, on va poursuivre les présentations et y revenir pour pas perdre trop de temps. On vous entend pas. Bon alors, on va pas perdre effectivement de de trop trop de temps parce que parce que voilà, chacun a besoin de présenter euh ses stratégies son développement et et ses activités sur son territoire.

Je propose à monsieur Salomon, monsieur le président, euh qui avait certainement un café à côté de vous puisque il y a quand même quelques heures de décalage comme la présidente. Euh je vous propose effectivement de de prendre la parole et euh de présenter plus largement la les stratégies qui sont les vôtres. Nous allons donc euh et vous nous entendez sans doute pas mais les lèvres bougent. passer à des interventions ici en salle en nous excusons encore puisque la problématique, elle vient du Sénat madame Bilo avec enfin avec la présentation que vous nous avez fait initialement et plus largement avec votre forte expérience puisque vous êtes la fondatrice de Cadalis que j'utilise, que j'ai utilisé, que je continue à utiliser, que j'ai revu au salon de l'agriculture toutes mes félicités Merci.

Ma particular, c'est que je maîtrise toute la chaîne de valeur depuis la Nous, on récupère des coproduits de chulière agricole notamment, on est spécialisé dans la Alors, apparemment, apparemment, il y a eu un bug sur le réseau du Sénat et elle me disait qu'ils vont continuer en présentiel. Donc je pense qu' Ah voilà la régie du Sénat c'est revenu. Alors on est revenu donc on a fait beaucoup de choses.

On a posé des questions à la Nouvelle-Calédonie mais ils vont pas y répondre maintenant puisqueensite on a posé des questions à la Martinique qui nous entendit pas et nous sommes passés à une présentation dans la salle que nous allons poursuivre. Excusez-nous. Donc comme je vous disais, moi je maîtrise toute la chaîne de valeur de la filière agricole puisqu'on récupère des coproduits de la filière banane.

Moi je ne fais pas de compétition à l'alimentation humaine. On récupère des fruits qui sont déclassés parce que moi, comme je vous disais, je suis les principes de l'échoextraction. Donc on ne fait pas de cueillette sauvage.

On essaie de pas abîmer la biodiversité. On récupère des choses qui sont déjà produites de façon qualitative par des filières agricoles. Donc nous on maîtrise la chimie du bananier.

On a formé deux doctorantes, une guadeloupéenne, une Martiniicaise. Nos équipes sont à 90 % des ingénieurs ou des chercheurs. Nos laboratoires ont au départ était à Montpellier, dans la faculté de pharmacie de Montpellier puisqu'il n'y avait pas de de de facilities, on avait pas d'infrastructure permettant d'accueillir des doctorants dans le domaine de la chimie des ingrédients.

Donc, on devait inscrire nos doctorants dans des dans des écoles doctorales basées en France hexagonale. Il n'y avait pas non plus de laboratoire pour faire des caractérisations. Maintenant, la Martinique est équipée avec le CT biome qui met à disposition depuis quelques mois euh une plateforme permettant de faire des extractions ou des caractérisations.

Et je suis donc comme je vous disais, moi je maîtrise la partie chimie et recherche innovation. On dépose des brevets, on est très très sur l'innovation des savoir-faire traditionnels en respectant le protocole de Nagoya puisqu'on est dans un domaine d'activité très réglementé. Et donc je maîtrise à la fois la production d'ingrédients, la formulation cosmétique et la mise sur le marché de produits notamment à l'international.

Donc moi, je vais avoir un prisme qui va être très orienté secteur de la cosmétique. J'ai quelques messages à vous faire passer parce que comme je vous disais, je suis très impliqué dans la Fédération et à la fois la cosme vallée. Donc à de mon point de vue à aujourd'hui, je pense que les savoir-faire traditionnels dans le domaine des cosmétiques, ça ne suffit pas à avoir accès au marché parce qu'on est sur une activité qui est extrêmement réglementée.

Quand vous voulez mettre un ingrédient sur le marché, vous devez fournir un dossier d'information ingrédient, faire des caractérisations, faire des des analyse. Quand vous lancez un produit cosmétique sur le marché, vous devez faire un dossier d'information produit, le déposer sur un portail, c'est obligatoire pour tous les Français et les Européens. Ça coûte de l'argent, c'est une barrière à l'entrée mais qui est aussi nécessaire parce que tout ça est fait pour la sécurité du consommateur.

Et c'est là où finalement il y a il y a aujourd'hui un écart entre le savoir-faire traditionnel et les usages traditionnels versus la réglementation qui nous est demandée. Le sujet des savoir-faires dans le domaine de cosmétique est extrêmement important dans les autres mères et on y est très attaché. C'est une c'est sont des savoirs qui ont été transmis oralement pendant des centaines d'années qui sont reconnus officiellement en France que depuis pas très longtemps.

C'est un sujet très sensible notamment moi je suis Martiniqu pour les Antillet en tout cas toutes les populations issues de l'esclavage et de la colonisation parce que ça fait partie de notre identité métissée à laquelle nous sommes très attachés et qui représente aujourd'hui un vrai enjeu stratégique pour la France parce que 94 % de la biodiversité endémique française n'est pas sur le continent, elle est dans les outres mers. Et donc il y a un vrai enjeu de développement économique pour nos territoires et on aimerait bien participer au développement économique et à créer la valeur chez nous en essayant en utilisant nos savoir-faires traditionnels. Ça c'est important et on veut pas forcément que ce soit les autres.

On voudrait quand même que ce soit nos sociétés et nos populations qui en bénéficient. Donc euh pour se faire, on a quand même besoin de structurer et et d'accompagner ben l'écosystème parce que l'écosystème n'est pas du tout sensibilisé euh aux contraintes réglementaires qu'ils sont qui sont imposées. Je pense qu'on a le même sujet peut-être dans les dans les provinces françaises, hein.

Euh même quand vous mettez un savon saponifie à froid parce qu'il a une réglementation un peu plus allégée sur le marché, vous devez quand même faire un DIP. vous devez quand même faire des et globalement dans tout l'artisanat cosmétique enremè puisque je on parle de l'utre mer aujourd'hui je pense que la majorité des produits mis sur le marché ne sont pas conformes à la réglementation tant sur la au niveau sécurité qu'au niveau de l'étiquetage. l'équitage parce qu'il y a beaucoup de mentions obligatoires mais aussi il faut adhérer à des centres commeo tout ce qui est recyclage et ça je pense que beaucoup de personnes ne sont pas informées et et donc ça c'est un enjeu et c'est un enjeu important parce que ça coûte de l'argent et c'est une vraie barrière à l'entrée pour des petits artisans qui souhaiteraient continuer leur activité.

Donc en fait aujourd'hui si j'ai des messages clés à faire passer c'est que l'artisanat c'est très enfin les savoir-faire sont stratégiques et clés pour pour la France. La cosmétique vallée a créé ou lancé ce qu'on appelle la cosmétopée. La cosmétopé, c'est la le recensement des usages traditionnels dans les territoires, même pas forcément autreomè pour le coup c'est vraiment dans les territoires pour recenser ces usages, identifier les plantes et avoir les bases de connaissance parce que il y a et ce qui permet après derrière de lancer de l'innovation, donc des programmes de recherche pour caractériser, protéger tous ces savoir-faire traditionnels et les mettre aux normes des marchés.

Donc moi, je je vous inviterai à à peut-être travailler euh avec la cosmétique Vallée et et qui d'ailleurs travaille de concert avec notamment le SIAD euh et d'autres organismes publics pour recenser ses avoir dans un dans une démarche vraiment de protection, d'identification avant qu'il se perdent. Ensuite, il y a derrière toute la partie innovation parce que h on est dans un monde très compétitif où euh alors je sais pas si vous connaissez le protocole de Nagoya. Le protocole de Nagoya dans le domaine de la cosmétique, ça protège les savoir-faires traditionnels des pays.

Donc si une entreprise veut breuet une plante endémique d'un territoire, elle ne peut pas le faire si simplement. puisque dans la réglementation, on vous demande toujours de fournir que vos ingrédients respectent bien la régl enfin le protocole de Nagoya. Alors après, il y a des difficulté, c'est parce que certaines populations, je ne parle pas de la Nouvelle-Calédonie ou de la Polynésie puisque ce sont des peuples premiers, nous dans les autres mers qui ont qui sont issus de l'esclavage, nous sommes pas considérés comme des peuples premiers.

Donc puisque en fait c'était les Indiens euh Caraïbes qui étaient là par exemple moi je parle de la Martinique ou de la Gualoupe, ce qui fait que ben nous sommes nos savoir-faires ne sont pas protégés par le protocole de Nagoya comme le serait euh le la savoir-fa d'autres territoires qui eux sont considérés comme des peuples premiers. Donc ça c'est un sujet qui est important parce que ça nous amène à l'innovation parce que l'innovation c'est vraiment une façon de se protéger. Donc moi en l'occurrence je développe des brevets euh qui respectent bien sûr Nagoya.

Mais en fait, moi je par exemple, je vous donne un exemple. Ben si je nous on fait des extraits de banane par exemple et on extrait les lipides de la banane et donc on a plusieurs brevets notamment parce qu'on a démontré que cert enfin nos extraits avaient des vertus sur la réduction des inflammations donc on était apaisant ou antitâche. Donc l'innovation, faire appel à la science, développer des procédés innovants ou ou des revendications innovantes nous permet de protéger d'une certaine façon nos travaux de recherche en fait en associant la connaissance de la plante avec des innovations technologiques où on dépose des brevets, process, formule ou revendication.

Donc maîtriser l'innovation, c'est super important. Euh et donc pour revenir à tout ça, ce qui est important c'est que aujourd'hui si on veut mettre un produit sur le marché parce que l'artisanat le problème c'est l'accès au marché ben en fait la plupart des produits ne sont pas exportables. Si on veut vendre dans des circuits traditionnels, pharmacie, réseau, je parle de la cosmétique hein, réseau bio par exemple ou qu'on veut vendre à l'export, on doit suivre les réglementations.

Nous, nos produits ont été vendus dans plusieurs pays. On a été enregistré en Chine, vendu au Japon, en Corée parce que nous avons toujours formulé en se disant nous voulons que nos produits puissent répondre aux attentes d'autres marchés et donc aux réglementations d'autres marchés. Est-ce que nos inquis de nos ingrédients, je par exemple, on peut travailler sur des nouvelles plantes, mais ces plantes ne sont pas enregistrées dans certains pays et donc forcément même si on a un produit magnifique, on ne pourra pas aller sur ces produitsl ces pays là parce que nos ingrédients ne sont pas enregistrés.

C'est une filière, c'est une filière extrêmement réglementée en fait puisque on a même la cosmétovigilance au même titre que la pharmacovigilance puisqueen fait si quelqu'un a une réaction sur un produit, on doit suivre bah les on doit suivre en tout cas tout le cheminement de identifier d'où vient la cause et donc si jamais il y a un produit contaminé ou qu'il y a une réaction, il faut faire des rappels de produit. Donc tout ça pour vous vous sensibiliser dans les messages clés que j'aurais aimé faire passer, c'est la cosmétique. C'est un secteur extrêmement stratégique en France.

C'est le deuxème secteur qui exporte en France. Euh c'est la France, c'est le premier pays dans le monde reconnu pour sa cosmétique. C'est le premier exportateur, c'est le deuxième secteur qui exporte après l'aérone, c'est la troisème industrie française.

Et la cosmétique, ça concerne tout le monde parce que c'est les produits d'hygiène hein. Si vous utilisez un savon, un dentifrice, tous ces produits-là sont des produits cosmétiques. De mon point de vue, la cosmétique est un enjeu stratégique intéressant à la cosmétopie pour les autres mères parce que c'est un vivier de de potentiel d'ingrédients formidables.

Mais il y a aussi un autre sujet qui est la novel food. Je sais pas si vous êtes sensibilisé à ça, c'est qu'en fait nous avons des plantes qui ne sont font pas forcément partie de la pharmacopé française des usages communs à l'Europe avant 97. Et donc si on développe des innovations dans nos dans nos territoires mais qui ne répondent pas aux attentes de la novel food en notre asutique ou en food et ben on ne pourra pas les vendre.

Et donc ça c'est un vrai frein par exemple. Je sais pas si moi je décide de faire un extrait peut-être alors je vais mélanger une technologie je sais pas CO2 mais qui est alimentaire ben je pourrais peut-être pas parce qu'avant 97 il y avait peut-être pas d'usage de ce type de de par exemple la fleur de banané qui est une on vend des conserves en Asie et qui est peut être consommé en salade bah c'est considéré comme de food en Europe parce qu'il y a pas assez d'usage vous avez d'écrit alors faudrait démontrer avec des preuves qu'il y a eu des écrits avant pour vous dire que moi sur certains ingrédients, je suis obligée d'aller chercher chez le père là-bas des écrits d'explorateurs qui ont mentionné une fois que la banane avait été cuite comme ça ou ou autre pour prouver qu'il y avait bien un usage qui datait il y a très longtemps parce que ce que l'Europe demande c'est des usages écrits. Or, nos tradition était orale et on a un vrai problème par rapport à ça, c'est que comment prouver à la France et à l'Europe que nos usages qui sont des usages ancestraux ne sont pas novel food sont des vrais usages alors que dans les pays d'à côté donc fleurs de banané, il y a des conserves en Asie, moi je vais souvent en Asie, je mange des salades.

Et ben ça faut si jamais je voulais faire quelque chose, un ingrédient que un ingrédient alimentaire, ben je pourrais peut-être pas en fait ou alors faudrait que je fasse un dossier. Enfin, je pas c'est assez compliqué. Donc les barrières à l'entrée réglementaire sont encore plus fortes pour la neutrautique qu'elles ne le sont pour la cosmétique.

La cosmétique c'est que du réglementaire de est-ce que le produit il est safe, est-ce qu'on a fait toutes les études ? On peut utiliser n'importe quel ingrédient, il y a aucun problème. Donc de mon point de vue, la cosmétique c'est vraiment un levier d'innovation d'avenir euh pour les outres mères.

Et donc si j'ai des messages clés à faire passer, c'est l'artisanat seul ne suffira pas à accéder au marché. Les normes sont un frein mais elles sont aussi une opportunité pour nos territoires et et la cosmétique est une porte d'entrée qui est beaucoup plus accessible que d'autres débouchés comme la nutre ashétique et et l'innovation est est clé derrière tout ça et et donc ce qui est important aujourd'hui c'est d'accompagner les acteurs de l'artisanat à la à la formation à la sensibilisation structurer les filières et les accompagner pour passer cette échelle vous saz cette marche pour pouvoir répondre aux attentes euh réglementaires des marchés. Voilà.

Merci beaucoup. Euh monsieur Salomon. Euh monsieur le président, si vous voulez bien compléter ou du moins, si je peux me permettre de compléter parce qu'on avait une expérience qui avait cette origine martiniicaise, même si vous commencez maintenant à revenir sur le territoire et à investir sur le territoire puisque des freins parce très bien puisque là on a le président de la CMA Martinique et c'est pour ça que j'ai dit, excusez-moi, compléter mais dans la même ligne.

Oui, merci de me donner la parole. Donc bah je vais compléter puis vous donner plus d'informations concernant l'artisanat puisque l'artisanat c'est 250 métiers donc beaucoup de savoir-faire euh qui vont dépendre aussi des différents territoires puisque je représente euh plusieurs chambres de métiers d'outre mer de l'océan Atlantique de l'ODien et je salue nos amis de du Pacifique de Nouvelle-Calédonie. Donc oui, un champ très large de savoir-faire, d'utilisation aussi de de méthodes traditionnelles comme de méthodes plus modernes.

C'est la semaine dernière, nous nous accueillons nos artisans à la chambre de métier de Martiniic euh pour leur présenter euh donc l'intelligence artificielle et comment elle pouvait les aider à mieux produire, à mieux gérer leur entreprise, mieux créer. Et donc c'est j'allais dire l'artisanat d'aujourd'hui entre tradition et modernité. Alors sur notre sur nos territoires insulaires l'artisanat donc représente je ve dire une un pilier incontournable de notre économie.

La densité artisanale sur les territoires ultramarins est deux fois plus importante que sur lesagones. Je parle par nombre d'habitants. Ce qui montre bien qu'il y a un vrai besoin de ces entreprises de proximité, mais entreprises de proximité qui sont euh aussi malmenées comme les autres entreprises par le coût de la vie.

Euh travailler, j'allais dire en en situation insulaire et je rapprocherai la Guyane aussi d'une situation insulière de à son éloignement. euh coûte très cher. Donc il y a la distance, il y a le le coût de de revient des matériaux euh de qui vont être transformés pour l'artisanat, les coûts de revient des outils de leur entretien et bien sûr le le foncier qui est très élevé sur nos territoires.

Voilà, ça ce sont un peu je dire les freins des freins au développement qui ont des conséquences aussi sur notre démographie. Vous savez que sur la Martinique et la Guadeloupe, nous sommes les territoires les plus vieux de France. Et pas parce qu'on vit plus longtemps, mais parce que nos jeunes donc quittent très tôt euh nos pays euh souvent au moment des études pour aller continuer des des formations qu'ils n'ont pas pu faire sur le territoire ou qu'ils ont choisi de faire à l'extérieur.

Et ensuite euh si on vous propose un emploi, il y a de la demande pour cette jeunesse bien formée et bien intégré donc qui va pouvoir réussir facilement euh et s'intégrer facilement sur l'hexagone, et bien ils vont être je vais dire accaparés et ne plus pouvoir revenir en tout cas avec des facilités sur nos territoires. C'est ce qui nous donne cette démographie euh très inquiétante où nous avons beaucoup plus de personnes âgées que de jeunes. Maintenant, je vous ai présenté les les j'allais dire nos nos difficultés, mais il y a aussi euh beaucoup, j'allais dire d'opportunités sur nos territoires.

Déjà, je je parlerai de la création d'entreprise. Donc je vous disais la que l'importance de de l'artisanat sur le territoire avec euh sa représentation [raclement de gorge] plus élevée que sur l'hexagone et régulièrement on voit que les chiffres de la création d'entreprises augmentent sur nos territoires avec une petite nuance et que ce sont souvent de toutes petites entreprises des micro-entreprises et ça nous inquiète aussi puisque ce nombre élevé de toutes petites entreprises Bah, ce sont des entreprises qui n'ont pas vocation alors que c'était prévu et que c'était, j'allais dire, le projet initial quand l'État a mis ce statut en place, de faciliter la création de petites entreprises pour avoir plus d'entreprises en développement et donc des entreprises qui vont se stabiliser, grossir, employer et on voit [grognement] que ce n'est pas le cas. Souvent les micro-entreprises restent au stade de petites entreprises sans salariés, sans formation d'apprentis, sans investissement euh dans la recherche hein.

La gérante de Cadalis parlait de son développement et bien jeis dire cette amorçage ne fonctionne pas comme il aurait dû et d'où l'importance des la présence des chambres de métiers puisque les entreprises que nous accompagnons ont et les chiffres le parlent. Donc pour une entreprise accompagnée de la chambre de métier à sa création, c'est 80 % de de de chance de l'avoir donc toujours présente au bout de 5 ans. Donc un accompagnement important, malmené par le manque de financement puisque nos ressources diminuent.

Euh et là, je m'adresse euh je pense à l'État, nos ressources diminuent alors que nous avons des j'allais dire un un volume de travail important pour le développement de notre économie. Pour vous parler de marque puisque et c'est aussi un sujet donc les chambres de métiers de Martinique Guadeloupe de la Réunion ont chacune d'entre elles créé un label artisanat. euh de leur région.

Donc celui de la Martinique s'appelle Artisana Martinique. Et l'importance de de ce label, c'est de valoriser donc bah ces producteurs locaux, de les identifier pour ne pas avoir, j'allais dire déjà la une pression de de l'importation et voire même de l'importation asiatique qui reproduit des des objets de de Martinique qui les signes Martiniqu alors que c'est fait à l'autre bout du monde. a été évoqué donc par la responsable de la communication de la chambre de métier de Nouvelle-Calédonie.

Nous avons aussi les mêmes problématiques. Donc ces labels permettaient d'identifier euh nos nos artisans, identifier leur savoir-faire. Ils sont remis avec par un par les chambres de métier avec un accompagnement.

Donc ça nous permet aussi d'être au plus proche de de nos artisans, de les conseiller, de faire des diagnostics dans leur entreprise et puis surtout de de créer une synergie autour du développement du label. Donc ça fonctionne bien et sur la Martinique, nous avons été plus loin puisqueaprès la crise Covid, nous avions euh déjà souffert donc de de cet isolement et heureusement que pendant la crise Covid et bien il y avait nos agriculteurs, nos artisans pour fabriquer des geles, des masques ou des blouses pour le personnel de de l'hôpital, les nos industries aussi locales pour nous permettre de continuer à à à manger, à nous soigner alors que les ports et aéroports étaient bloqués. Donc là, la notion d'insularité, on l'a bien ressenti et la sécurité donc économique et voir même la sécurité sanitaire imposait de développer encore plus la production locale.

Et nous nous sommes réunis, c'était une première hein, une chambre de métier qui travaille avec la chambre de commerce, avec la chambre d'agriculture, avec le monde de la grande distribution qui qui pourrait être semblé opposé à je veux dire à à nos petites entreprises. Et bien nous avons décidé de travailler ensemble pour favoriser la présence de nos producteurs locaux notamment les plus petits dans les circuits de la grande distribution mais sans oublier aussi également les circuits de distribution de proximité. ces petites boutiques qu'on appelle les lolos sur en Martinique, ces petites boutiques, les stations services qui sont des endroits très importants pour euh les Martiniqu et les Guadaloupéens où on va aussi faire [raclement de gorge] ces courses de premier secours au quotidien.

Donc c'est un projet que nous portons seul, nous les chambres consulaires, la MPI, la grande distribution qui se développe. On va avoir des des opérations majeures au mois de juillet avec une grande un grand événement de 15 jours dans tous les magasins, je dire vraiment toutes les surfaces de distribution de la Martiniic [rires] et en début d'année en 2027 un grand salon de la production locale cœur Martinique. Alors, pourquoi avoir créé cœur Martinique ?

C'est parce que il y avait un problème d'identification de la production locale. Il y avait un label pour les produits de de l'industrie qui s'appelle le le pile que l'on trouve dans Martinique en Guadeloupe. Un label pour l'artisanat martiniqué, des labels mais pas très structurés au niveau de la production agricole et notamment de l'élevage.

Et après avoir fait une enquête, nous avons vu que les Martiniquers avaient besoin de visibilité, qu'ils étaient attachés la production locale mais qui ne savaiit pas où la trouver, forcément, qui ne savaient pas l'identifier. Et donc nous avons créé cette marque Ombrê cœur Martinique qui rassemble toute la production locale. Le secteur de la pêche d'ailleurs va nous rejoindre dans les semaines qui viennent.

Et pour nous, c'est plus facile d'avoir une marque ombrelle parce qu'on peut avoir une communication euh beaucoup plus forte, beaucoup plus puissante, même avec de j'allais dire des moyens illimités. Le fait de les rassembler nous permet d'être plus pertinent. Et dans les missions de cœur Martinique, il y a aussi la structuration de la filière.

Donc pas seulement du marketing, de la publicité, faire savoir qu'on est là, mais aider aussi euh les entreprises à se structurer, à s'organiser pour pouvoir se développer parce que c'est le secret, c'est dire de de la paix sociale sur nos territoires, c'est d'avoir des entreprises qui fonctionnent correctement, qui se développent, donc un territoire attractif puisque dès qu'il y a, j'allais dire des difficultés avec l'emploi du chômage important, et bien en parallèle, c'est la délinquence qui augmente. Ce sont les manifestations sociales violentes et nous l'avons connu en Martinique et tout à l'heure les collègues de Nouvelle-Calédonie l'évoquaient également. Donc la paix sociale, elle vient par le vient, j'allais dire avec le développement économique aussi d'un d'un territoire.

Donc c'est un paramètre sur lequel nous sommes complètement investis et où nous espérons avoir plus de soutien de l'État notamment pour en ce qui concerne le soutien aux chambres de métiers pour pouvoir accompagner toutes ces filières, tous les acteurs de la production locale. Voilà donc car Martinique une initiative qui fonctionne et dans le cadre du Sium nous avons proposé donc au préfet de Martinique puisque nous avons travaillé sur le prochain le nouveau [raclement de gorge] Sium de pouvoir fédérer aussi cette marque sur le bassin antille puisque il y a une marque identique en à la Réunion qui s'appelle nous la fait avec qui rassemble les producteurs locaux et nous voulions donc pouvoir travailler en coopération avec la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique. ne pas leur proposer un un cœur Martinique, mais en tout cas un un projet euh structuré comme celui de cœur Martinique qui pourrait être décliné en Guadeloupe avec un cœur Guadeloupe, en Guyenne avec un cœur Guyane et faire partie, jeis dire, d'une fédération de de producteurs locaux pour pouvoir aussi bah faciliter l'implication l'intégration bah de de production Guyanaise vers la Martinique ou la Guadeloupe et vice-versa.

ça puisque nos marchés sont des marchés très petits et déjà donc de pouvoir je veux dire aller sur les îles les les territoires régionaux voisins et bien permettrait à ces entreprises d'avoir donc plus de production donc de meilleurs coûts de de production des possibilités aussi de développement avec les créations d'emploi et les créations de de filières de formation que cela implique. Et et dernier point euh lorsqu'on produit, je prendrai l'exemple de la Martinique, c'est très difficile de de vendre aux îles voisines parce qu'elles ont des des niveaux de prix qui sont très bas, des niveaux de de produ de coût de production qui sont très bas par rapport à la Martiniic ou à la Guadeloupe. difficile d'exporter ces territoires même si la Martinique fait partie du du caricom.

Par contre, on se retrouve, j'allais dire dans une concurrence raisonnable et loyale lorsque l'on va sur un territoire comme la Guadeloupe ou la Guyane. Voilà donc un enjeu de développement et que nous voulons partager avec le bassin en Guyan. Voilà, pour finir sur nos nos savoir-faire traditionnaux, donc nous sommes un territoire où nous recevons beaucoup de touristes.

Alors effectivement nos savoir-faent aussi valorisés pour le tourisme, pour la construction puisque dans le bâtiment, nous avons aussi des spécificités. Donc les normes européennes ne sont pas forcément adaptées à nos territoires insulaires, notamment pour le risque cyclonique, le risque sismique euh voire même les conditions donc dit climatique, d'hydrométrie, la présence aussi de de thermite qui n'affectent pas les bois de la même façon sur nos territoires que sur l'hexagone. D'où l'intérêt aussi d'avoir des outils pour pouvoir innover et la Réunion est un outil exemplaire qui s'appelle le CERBATS.

Donc c'est le centre d'innovation et de recherche du bâtiment. Et dans ce centre, il travaille donc vraiment à adapter à tester les produits qui sont utilisés aussi bien venant d'Europe que d'ailleurs pour pouvoir euh connaître, j'allais dire leur réelle euh résistance en climatical, notamment sur la Réunion. Donc ils ont un laboratoire et [raclement de gorge] nous avons le projet de pouvoir développer cet outil sur le bassin en antioguyané notamment sur les anilles pour la résistance au vent puisque les cyclones sont de plus en plus élevés et il faut pouvoir tester [rires] des différents matériaux et adopter les normes aussi à à aux conditions insulaires.

Et c'est un travail que font nos les cercles les cellules économiques régionales de la construction auquel nous collaborons parce que ces adaptations donc et bien c'est aussi des formations pour nos artisans et des marchés aussi à conquérir pour pouvoir adapter l'habitat en Martinique comme ailleurs aux nouvelles conditions climatiques. au niveau de l'innovation, bien le secteur de la météologie et se développe aussi beaucoup même dans de toutes petites entreprises qui j'espère prendront le même chemin que que celle de Cadalis ces entreprises. Donc il y a il y a une dynamique puisque il y a un intérêt pour notre nos produits naturels, nos produits locaux, nos produits issus aussi de de de notre histoire, de notre culture.

Donc ça c'est une bonne chose que nous accompagnons. Et dernier point sur l'agrotransformation aussi. Oui, on veut de plus en plus de produits dont on connaît l'origine et c'est une chance pour tous nos artisans qui sont dans la contransformation.

Donc ce sont des secteurs porteurs à structurer puisqu'il faut sortir de la production. C'està dire on fait un peu sa sa petite cuisine dans dans dans un garage, dans un dépôt, dans dans une cuisine sommaire pour avoir de frais lab de production, même s'ils sont petits qui correspondent aux normes. Et dans notre labisation, nous vérifions que tous ceux qui sont laisés ont bien des plateformes de production qui répondent aux normes, pas de label si on ne respecte pas les normes en vigueur.

Voilà, ben j'en ai fini et je suis prêt à répondre à vos questions. Merci. Puisqu'on a fait un un presque tour de table, on va le finir dans cette présentation de vos activités aux uns et aux autres.

C'est madame Marie Fleurri, si vous voulez bien à votre tour nous présenter votre projet. Vous êtes la présidente de l'association CADPAM, maison de l'artisanat traditionnel et des produits naturels cette fois-ci à Cayed en Guyane. Merci beaucoup madame présidente.

Me laisser la parole. Est-ce que vous m'entendez ? Oui.

Donc je vais vous parler des de l'artisanat et savoir traditionnel. Donc en Guyane. Comme vous le savez, la Guyane est caractérisée par une très grande diversité culturelle et qui est associée à une très grande diversité biologique également.

Ce qui donne justement l'occasion de produire des savoirs et des et des produits très riches et également une répartition de la population qui est essentiellement basée sur le littoral. 95 % de la population est sur le littoral et 5 % seulement se partage l'immense territoire forestier. Euh cette grande diversité culturelle donc comme je vous le disais a a donné lieu à la production d'un art particulièrement développé surtout essentiellement d'ailleurs chez les populations autochtones et bushinangé qui comme vous le savez sont des descendants d'esclaves rebelles qui se sont enfuis dans la forêt et qui ont créé des sociétés forestières et qui produisent aussi un artisanat donc très riche.

Alors, on avait un programme de recherche dans les années 2000 qui s'appelait l'homme et les produits forestiers et euh tous les constats étaient les mêmes. L'artisanat était extrêmement riche mais très fragilisé par une transmission des connaissances qui se faisait de plus en plus difficilement et une moyenne d'âge des artisans qui étaient particulièrement élevé déjà à l'époque. Donc on sait bon, je présente très brièvement quand même quelques pièces artisanat emblématiques de la GA notamment des noirs marrons, le fameux Thembé des noirs marrons qui est une véritable écriture symbolique et un art de vivre ensemble. vous voyez qui se décline à la fois sur du bois sculpté, on appelle côtit B ou du bois pain comme ce cette maison traditionnelle FAFMB, mais aussi sur des tissus par des broderies qui sont effectuées par les femmes.

Et un autre objet emblématique qui est devenu vraiment un emblème d'ailleurs de la Guyane, c'est le fameux Malouwana, le ciel de case qui en fait un disque de bois voyez noirci et sur lequel on peint des animaux qui appartiennent à la mythologie et à l'histoire des Wayan. Donc c'est un véritable récit mythique en fait des Wana qui est abosé sur celle de case qui est insérée au sommet du carbet traditionnel collectif qu'on appelle tukusipan mais qui maintenant est décliné sur différents supports pour un usage commercial. il a beaucoup de succès.

Donc vous voyez, on a un patrimoine qui est très riche mais aussi euh vraiment à préserver car il était relativement en danger. Et c'est pourquoi euh pourquoi d'abord les raisons les premières raisons c'est que on a un éloignement beaucoup des jeunes de leur euh enfin à leur de leur famille et de leur communauté aux périodes où devrai s'effectuer les apprentissages traditionnels parce qu'ils sont souvent obligés d'aller euh dans d'autres communes ou villes pour euh le collège ou le lycée. Malheureusement aussi, vous êtes pas sans connaître le problème de repayage clandestin en Guyan qui est un véritable fléo notamment dans le sud et tout particulièrement sur le Maronis en ce moment et qui a engendré au fil de nombreux commerces qui vendent à la fois le matériel pour l'embrayage mais aussi beaucoup d'alcool qui alcoolisent donc les populations de l'intérieur avec des impacts sociaux et sanitaires qui sont catastrophiques et qui ont donné lieu à des épidémies de suicide bien sûr auxquels vous êtes tous censés possible et donc t tous ces problèmes évidemment fragilisent aussi ses savoirs traditionnels.

Je voulais aussi souligner quand même l'importance des femmes dans la transmission de ces savoirs. Elles sont la transmission par les femmes est toujours très importante et notamment chez les alokou par exemple qui pratiquent quasiment plus le thème B mais les femmes elles sont encore très actives à travers la broderie des pangis. Donc on a euh voilà, on le souligne pas souvent assez euh et donc je voulais quand même insister là-dessus.

Donc dans les années 2000 euh on avait organisé aussi un congrès, un colloque international sur euh l'homme euh sur la recherche des produits forestiers, quelle démarche équitable. Et évidemment, on avait mis en en avant la fragilité de la filière autour de l'artisanat traditionnel. Il y avait aussi la problématique sur les plantes médicinales, mais bon, j'ai pas choisi de pas en parler aujourd'hui.

Euh donc la on a donc au niveau du gadpam qui a été créé en 2002 décidé de organiser une filière autour des arts traditionnels sur tout le territoire guyanais, ce qui n'est pas une chose très facile. Comme vous le savez, les transports sont quand même relativement compliqués. Donc sur le littoral, il y a des routes donc c'est plus facile mais tant qu'on voit dans l'intérieur, on est obligé de prendre l'avion ou la pirogue euh ce qui peut coûter quand même relativement cher et ce qui augmente évidemment le coût le coût de production.

Alors en 2006, on a créé la première boutique solidaire parce qu'on fait de on s'est inspiré du commerce équitable. On fait de l'économie sociale et solidaire, c'estàd on fait pas de bénéfices. Et euh en 2012, on a créé donc la la maison de l'artisanat traditionnel et des produits naturels de Guyane dont vous voyez euh une image récente ici et où vous pouvez bon admirer tous les produits donc qui sont fabriqués par les différentes communautés de Guyane.

À ce jour, on a un réseau de 800 artisans répartis sur tout le territoire de la Guyan et ces objets sont tellement beaux, on dirait des objets de musée. D'ailleurs, certains sont présents dans les musées puisqu'on retrouve les mêmes soit au musée de l'homme, au musée du Québranli ou dans les musées des cultures Guyanaises. Donc on on a évidemment choisi la qualité au détriment de la quantité.

Nous, on a une une charte éthique qui est d'ailleurs inscrite sur notre site sur lequel on s'engage à respecter les modes de vie des populations traditionnelles de manière à pas justement les inciter à produire beaucoup mais plutôt à respecter des codes traditionnels et à respecter la qualité ce qui permet de de garder de conserver vraiment un art de très haute qualité. Alors, il y avait évidemment des enjeux économiques et sociaux. On a choisi le commerce en fait plus pour la conservation d'un patrimoine culturel matériel.

On était vraiment dans cette démarche. Cet art là, c'était vraiment un patrimoine très précieux de la Guyane qu'il fallait absolument conserver car comme beaucoup de départements autres territoires d'outre mer trouvé dans des commerces beaucoup plus de d'objets qui étaient fabriqués ailleurs que d'objets qui étaient fabriqués en Guyane. Et parallèlement en Guyane, on avait des artisans qui abandonnaient leur art. faute de déboucher économique.

Bon, c'est pourquoi on on s'est on s'est mis cette mission et euh l'idée c'était aussi d'impliquer les jeunes et de donner envie aux jeunes s'impliquer dans dans ses savoir-fairs. Et ça ça a été vraiment une relative réussite puisqueon a beaucoup de plus en plus de jeunes. D'ailleurs, certains financent leurs études grâce à leur savoir traditionnelle en fabriquant notamment des selles de case par exemple pour les Wyana ou ou autres.

Il faut souligner aussi que c'est un commerce qui est très social et solidaire dans la mesure où certaines personnes n'ont pas d'autres revenus en fait et c'est leur seule source de revenu particulièrement des des personnes qui sont isolées soit géographiquement dans des villages très éloignés ou voir socialement parce qu'ils n'ont pas tout simplement pas de papier et donc c'est pour eux un enjeu qui est extrêmement important ne serait-ce que pour survivre au quotidien. Euh, on a voulu aussi valoriser ce métier d'artisan traditionnel par de nombreux ateliers. On fait beaucoup d'ateliers de transmission à la fois sur le littoral mais aussi dans les communautés pour mieux transmettre ses connaissances. des conférences, des projections de films et un certain nombre de publications.

On a on a fait une une édition Gadép sur les savoirs traditionnelles de Guyane. Je vous ai apporté la dernière production, je vous montrer tout à l'heure. Alors, pour vous donner une idée de la localisation des artisans avec qui on travaille, bon ça c'est les derniers chiffres, voyez.

Euh évidemment, on en a plus sur le litt le littoral qui est plus facile d'accès, c'est les artisans eux-mêmes qui peuvent se déplacer. Mais euh on a quand même 28 % de nos artisans qui sont sur le haut maronnier, donc essentiellement des amindiens euh Oyana à Palaï et 8 % sur le Yapoc. Alors beaucoup moins sur le Yapoc, pas parce qu'ils produisent moins, mais surtout parce que le transport sont encore plus compliqués et que un aller à trois saut en piroc, ça peut coûter 3000 € aller-retour.

Donc c'est des coûts qui sont pas négligeables. Nous, on est une petite association, on n pas toujours les moyens. Bon, on s'organise quand même souvent avec le parc amazonien ou avec d'autres structures qui nous emmènent, mais c'est quand même beaucoup plus compliqué de valoriser leur leur artisanat.

Alors, pour vous donner une idée de nos de nos chiffres, de l'évaluation des achats, voyez qu'il est quand même en perpétuelle augmentation. Là, on a dépassé les 200000 € l'année dernière. Euh ça peut paraître peu mais euh bon euh c'est-à-dire que nous on a essayé de préserver le prix des artisans pour évidemment euh protéger euh le le un prix quand même assez euh équitable mais aussi euh de vendre nos objets pas excessivement chers parce qu'ils sont déjà assez coûteux avec le produit le le coût de de fabrication et et donc on fait pas de bénéfice et on travaille même à perte en fait. on est obligé de de monter toujours des nouveaux projets euh pour essayer de payer le fonctionnement de notre association et évidemment ça coûte tout ça très cher et et c'est pas facile.

Voilà. Alors, un autre constat et mais je voilà, j'ai entendu à travers le témoignage de mes collègues qu'on n'est vraiment pas les seuls en Guyan à être touché par par cette thématique, c'est le pillage des motifs traditionnels euh par des sociétés qui font fabriquer des objets évidemment à l'étranger dans des pays souvent asiatiques et qui déclinent donc ces motifs. Alors, c'est souvent les motifs de ciel de case, vous voyez.

Alors évidemment, c'est très très beau puisque ce sont des très beaux motifs euh ou des motifs de thèmbé euh également euh mais sans aucune demande euh préalable aux communautés et euh sans aucune contrepartie. Donc évidemment euh les artisans euh ont beaucoup de mal à supporter ça. C'est une concurrence totalement déloyale vis-à-vis d'eux et bon ils ont déjà pas beaucoup de moyens de survivre, on va dire.

Donc leur volet en plus parce que c'est à la fois leur motif mais aussi leur identité euh pour fabriquer des objets qui sont fabriqués ailleurs et les vendre en Guyane sous couvert de euh d'un produit Guyanais. Évidemment, c'est assez scandaleux. C'est pourquoi euh à la demande des Wayanas aux Apalay parce qu'ils vivent relativement ensemble sur le même territoire sur l'omaroni, on a entamé une démarche de labelana Palaï.

Euh donc euh ça a été l'occasion de créer une association qui réunisse tous ces artisans pour leur donner euh justement une personnalité morale. Donc ils ont choisi un très beau logo et euh et donc le un des une des premières démarches a été la rédaction de cet ouvrage auquel je me suis attelée. Bon ça faisait quand même une vingtaine d'années que je travaillais sur l'art traditionnel.

Donc on a fait un inventaire des modèles et des motifs et réunis sur le papier comme vous l'avez souligné un bio, euh il faut que ce soit écrit dans nos sociétés pour que ce soit prouvé euh prouver l'appartenance de ces modèles et de ces motifs à ces artisans traditionnels que l'ompie régulièrement. Donc là, on est dans la démarche de la fin d'écriture d'une charte pour définir cet artisanat. Et ensuite, on aimerait réaliser un film de sensibilisation qu'on pourrait passer par exemple dans les avions en arrivant à l'aéroport. sensibiliser euh bah les clients qui souvent achètent ces objets parce qu'il les trouvent très beaux mais qui ne savent pas qu'en fait c'est fait totalement en dehors des procédures éthiques, on va dire de fabrication.

Donc vous voyez en conclusion, je voulais souligner des techniques très riches au niveau ancestral de transformation et d'utilisation des matières premières végétal ou animale. Euh c'est un art quand même qui est vivant hein, donc c'est très souligné dans l'ouvrage avec des inventions de nouvelles formes, même des nouveaux motifs parfois ou de l'application nouveaux motifs sur certains des objets qui sont vraiment très beaux. un lien étroit avec l'environnement et mais forcément une dépendance vis-à-vis des ressources naturelles qui est importante et un impact qui est très négatif de l'orpillage illégal dans la mesure où justement cet orpayage à la fois pollue l'environnement mais aussi détruit les ressources.

On renforce les difficultés d'accès à ces ressources naturelles. Des infrastructures souvent défaillantes quand même faut le souligner. Je me rends régulièrement au villageouen, ça fait 3 ans qu'il y a pas d'eau potable au robinet, que il y a pas d'eau du tout d'ailleurs courante en fait, que l'eau est coupé quasiment permanence.

Donc c'est un village qui maintenant rassemble plus de de 200 de 3 à 300 habitants. Euh et des difficultés d'accès donc aux ressources. Donc tout ça pour mettre en en avant la nécessité donc de euh d'action urgente de à la fois de protection, vous voyez, de ces maudits motifs et des et des modèles traditionnels, mais aussi la valorisation et le développement des arts traditionnels en Guyan peut-être en mieux avec une meilleure reconnaissance de ces de ces artisans traditionnels.

Bon, évidemment, vous écoutez chers collègues, ça a donné l'occasion aussi d'avoir des idées de développement un petit peu à l'extérieur aussi de la Guan. Pour l'instant, nous on vit surtout la clientèle guyanaise puisqu'on n'est pas dans la quantité, mais on a quand même aussi un site internet qui permet de vendre à l'extérieur des objets qui sont pas trop fragiles et qui sont transportables. Mais ça donne un coût assez élevé, ce qui fait qu'on a une concurrence nous aussi assez difficile avec les pays voisins parce que Brésil et Surinam ont des artisanats très proches.

Donc nous, on a fait le choix à Gadépes de ne travailler qu'avec des artisans de Guyade. Donc ça évidemment c'est une difficulté mais en même temps c'est l'enjeu même de notre cœur d'objectif, c'est-à-dire de valoriser artisans qui vivent en Guyane. Il faut bien sûr viser aussi une exportation qui serait très intéressante à l'international ou au niveau national même.

Voilà et donc ben je serais ravie de partager avec vous et je vous remercie donc pour votre attention. Merci beaucoup à chacun d'entre vous. On va passer à la série de questions.

Donc je propose à Vivette Lopez de reprendre ces questions qu'elle avait dans un premier temps, mais que vous n'avez pas entendu euh les questions euh pour euh la Nouvelle Calédonie euh et ensuite on fera le tour des autres questions que nous aurons. Oui, merci madame la présidente. Alors effectivement, vous n'avez pas entendu tout à l'heure ma question à la Nouvelle-Calédonie.

Donc je vais y revenir dessus pour la marque Hardici qui était une marque qui représente l'ensemble de l'artisanat. Mais moi, j'aurais aimé avoir plus dans le détail les quelle était la filière la plus la filière la plus importante, la plus développée, la plus innovante et puis est-ce qu'il n'y a pas comme vous le disiez mais je crois aussi que c'est madame Fleury, madame Bot tout à l'heure qui parlait de d'artisans dans des petites communes retirées mais où ils font de jolies choses. faudrait-il faire pour qu'elle se développe ?

Que ça soit un qui est peut-être aujourd'hui un artisanat m connu mais que faudrait-il faire pour les faire reconnaître ? Alors bon ben ça c'était ma première question pour la Nouvelle-Calédonie. Je voudrais rebondir sur ce que vient de dire madame Fleurry euh concernant le démarchage de de label.

Moi, j'aimerais savoir pour l'ensemble hein, pas spécialement pour vous, est-ce que les autorités politiques des territoires ont mis en place des politiques pour empêcher ou dissuader l'importation de faux produits traditionnels soit en instaurant des taxes ou autres ? Je voulais revenir aussi à monsieur Salomon qui a évoqué le l'enseignement pour la jeunesse. Donc nous avions eu il y a quelques temps un colloc et où il y avait beaucoup de jeunes qui nous disaient qu'il repartait faire des études parce qu'il ne le trouvaient pas sur leur territoire mais que ils ne revenaient pas parce que sur vos territoires, on leur propose toujours les mêmes professions, le même artisanat, qu'ils avaient des idées, qu'ils voulaient innover et qui n'en avait pas la possibilité.

Alors quand ils viennent évidemment euh dans d'autres pays d'Europe, ils se rend compte le panel euh qu'il y a donc de formation, de création et donc ils aimeraient bien le transporter ben sur leur territoire mais ils disent que c'est quand même compliqué. Donc que faudrait-il faire pour les aider ? Et enfin madame Biot, vous avez parlé des normes et de la réglementation du protocole de Nagoya.

Mais est-ce que la réglementation pour les ingrédients est la même dans tous les pays ? Par exemple, est-ce que c'est la même chose en France quand vous faites un produit ou est-ce que c'est la même chose en Chine par exemple ? Est-ce qu'il y a pas des produits qui sont interdits ?

Et une petite question parce que moi les normes il y a de temps en temps ça m'énerve un peu. Il y a certains produits qui sont certainement utilisés en Martinique que vous ne pouvez pas exporter parce qu'ils ne répondent pas aux normes. Mais est-ce que l'on a constaté que les personnes qui en Martinique l'utilisent ont des problèmes spécifiques ?

Voilà. Euh je vais laisser ensuite la parole à mes autres collègues pour d'autres questions. Merci beaucoup à tout le monde.

Merci Vivette. Euh moi de mon côté, je voudrais qu'on reprenne peut-être enfin vous puissiez compléter peut-être sur euh les stratégies à la fois par bassin euh puisque vous avez évoqué la possibilité d'aller plus loin sur des labels qui seraient euh antiguyane ou peut-être d'autres d'autres labels plus larges peut-être liés aux travaux que nous avons aussi mené bassin par bassin. maritime, je l'entends cette démarche collective que vous mettez en œuvre dans l'Atlantique, je vais le dire comme ça, euh est-ce que c'est quelque chose que l'on pourrait imaginer plus largement sur l'ensemble des outres mères ?

Vous parlez de visibilité par bassin, visibilité à l'international. J'ai envie de vous demander et quit de la visibilité nationale puisque certains des produits euh ultramarins sont proposés dans l'hexagone. Mais mais y a-t-il un label outreem qui peut éventuellement rendre le tout plus visible, lisible et et d'avoir des investissements y compris dans l'hexagone en matière de commerce ou de vente qui pourrait être collectif et et je pense par exemple à quelque chose dont on a déjà parlé.

Archipel France est-il un label qui pourrait éventuellement se se développer. Euh vous avez parlé, certains et pas tous, du renouvellement de génération, de la place des jeunes, de l'accompagnement que vous euh vous pouvez effectivement leur raccorder euh sur ces euh sur ces sujets peut-être, même si on est bien sur des euh sur des savoir-faire traditionnels où il y a le mélange de la culture, de l'identité, de l'histoire du territoire et de la biodiversité. Euh tout ça au travers des nouvelles technologies, vous nous en avez peu parlé peut-être qu'est-ce que ça veut dire et comment on peut mieux se projeter sur ces sujets.

Vous avez par exemple réalisé en Guyane un ouvrage à travers aujourd'hui d'autres types de de réseaux et j'en arrive aux équipements pour les territoires ultramarins qui pourraient être des freins. On a évoqué sur la cosmétique, la question des labos, la question des ateliers, la notion de recherche, mais mais plus largement euh l'ensemble de de la visibilité de ces de ces artisanats d'art passe aussi par de nouvelles technologies euh et notamment de communication bien entendu pour le pour le préciser où on en est. Euh je crois qu'il est aussi important parce que vous avez voulu et c'est normal et c'est ce qu'on souhaite dans un premier temps est extrêmement positif parce qu'il faut montrer qu'il y a du savoir-faire.

Il faut montrer que il y a la volonté de développement chez les artisans mais aussi bien entendu dans les chambres. Et la question de ma collègue, je la reprends, euh les politiques des territoires fait par les collectivités de vos territoires, la question aussi de de l'appui État et donc je vous ai dit, vous avez été extrêmement positif et merci beaucoup. peut-être chacun revenir sur rapidement les freins et quelques propositions pour lever les freins si vous en avez euh la connaissance ou ou du moins si vous y avez euh réfléchi déjà parce que un rapport comme le nôtre, c'est aussi des propositions de euh modification de nos outils financiers ou autres types d'accompagnement.

Vous avez parlé des normes mais mais plus largement. Euh voilà à ce stade ce que je voulais vous poser comme comme question. On va refaire un petit tour rapide et et les trois autres collègues de présents pourront aussi compléter euh par des questions.

Euh donc on va directement aller en Nouvelle-Calédonie avec Hardici qui pourra répondre aux questions de ma collègue et et reprendre les miennes également. Vous c'est le Pacifique, c'est un peu plus étendu en distance mais y a-t-il effectivement un travail collectif que nous pourrions mener ? sur la partie.

Alors sur pour répondre à la question, quelles sont les gammes de produits qui marchent qui sont les plus les plus courantes euh et prise sous la marque Ombrelle Hardcy. Euh et bien il s'agit des objets de mobilier décoration en premier lieu. Donc vent, décoration, c'est des objets, on a beaucoup de de travail de lapidaire, travail de la pierre.

Euh ça peut être aussi euh pas mal de euh d'illustrations euh d'écrivant les paysages canalédoniens déclinés sous forme d'affiche de caliers euh euh de magnettes euh et cetera. Euh voilà pour les principal de de ces objets. Ensuite vient les accessoires de de mode et les accessoires et la mode en fait hein.

C'est ça ça va de des robes traditionnelles qu'on appelle robe traditionnelle pquiné vraiment typique de l'occéanie et de du territoire caléonien mais jusqu'à aussi la French Touch puisque on est un petit peu les seuls représentants euh de de de l'hexagone dans notre immense territoire immense océan Pacifique puisqueà l'autre bout vous de cette océan nos voisins polynésiens. Donc c'est vrai que le côté French Touch dans la dans tout ce qui peut être proposé en accessoire et en mode euh est aussi très répandu. Il y a cette vraiment cette cette dualité mode accessoires océanien, des fleurs en tissu aussi pour le côté occanien et French Touch.

Voilà, c'est les deux principales gammes. Ça représente à peu près euh je dirais euh un un petit peu moins de la moitié euh de l'ensemble des gammes qui sont la bellisé d'ici. Et vous aviez une deuxième question sur l'isolement de certains artisans d'art effectivement qui sont si brousse euh et qui sont comment faire pour les faire accéder au marché ?

Euh ben ça passe par des boutiques partagées mais plusieurs initiatives en rousse de de personnes qui ont souhaité alors c'est vraiment du moutommerce c'estàdire ça peut être une boutique qui va qui va faire du du commerce alimentaire àon et qui ouvre un petit coin euh aussi pour l'artisana les artisans de sa zone proche euh [musique] et qui permet du dépente et de faire connaître être comme ça euh les produits. Ça passe aussi, comme soulignait monsieur Salmon par les stations services, les grosses stations services qui sont sur le le circuit touristique de la Calédonie, le tour de la grande terre, ce qu'on appelle le tour de la grande terre. euh de plus en plus acceptant décorante aussi euh elle crée un petit point euh euh particulier pour vous vendre des objets euh soit d'artisanad euh soit également euh et là ce ne sont pas des produits qui sont encore lailisés dans la marque Ardici mais on sait laissé la possibilité de le faire lorsqu'on a créé la marque et qu'on a déposé à Linky une catégorie qu'on voulait que cette marque couvre.

Je parle des produits typiquement alimentaires euh issu de la transformation alimentaire locale, que ce soit des cultures. Euh nous, on a des spécialité euh euh de de conservation de légumes à l'huile qui s'appelle les achars qui sont très répandu ici. Donc ça peut être voilà, ça peut être aussi euh euh des sirops à base de fruits ou légumes végétaux.

Voilà, donc c'est ça passe par la présentation. euh comme ça dans des points relais qui existent euh sur les circuits touristiques et dans des gros villages, on va dire euh lorsque l'artisanat est en rousse. Et également, il y a quand même des événements qui sont spécifiquement organisés sur la métropole àéa qui recoupe quand même une très large majorité de la population caléonienne parce que nous notre densité densité par au kilomètres par habitant est très faible et et il y a une grosse concentration surnoméale.

Noméal, il y a plusieurs événementiels euh qui sont organisés qui qui donnent des rendez-vous à la brousse euh et qui permettent aux gens de brousse de de descendre et de vendre directement euh à la capitale à la fois avec la la clientèle locale euh du résident mais aussi voilà aux touristes qui sont informés de de des dates de ces rendez-vous. Je vais Merci merci direct. Je me permettre de de compléter par rapport à la question du développement de l'artisanat en milieu tribal.

Effectivement c'est une c'est une réelle question madame madame la sénatrice je parle ici à l'ancienne ministre des autres mèes. Comme vous le savez parfaitement laédonie est divisée en en trois territoires en trois provinces avec la province sud dans lequel 80 % d'artisan est basé. la province nord avec un un niveau de développement à peu près de 10 15 % et ensuite le bien compléter l'artisanat ici en des Nous avons en brousse en zone rurale de l'artisanad qui se trouve au bord des routes hein.

Vous allez vous avez des petites guériques qui qui parsè la route territoriale et au gré de ce cheminement vous pouvez avoir des petites zones où vous allez avoir une petite amane où vous allez avoir des des sculptures d'art de la vente alimentaire et et c'est là qui toute la tout l'enjeu est se situé à ce niveau-là c'est comment capter et et transformer cette volonté de faire de de l'artisanard et le faire rentrer dans un véritable circuit économique. aujourd'hui quand on voit ce type d'artisanat qui est extraordinaire puisque là je je fais écho aussi à ce à notre collègue de la de la de la Guyanne que je salue ici de la Martinique que je peux saluer chaleureusement également ici même ce soir euh il faudra distinquer le l'artisanat qui est abus alimentaire et je le dis ici sans complexe c'està dire que je je vends des produits vibrilés je vends des produits artisanaux pour m'ajouter de l'essence et puis ensuite aller à la pêche et à la chasse d'un véritable le développement économique [raclement de gorge] et là toute la place de la chambre des métiers l'artisan euh réside dans cette dans cet enjeu. C'est comment professionnaliser cette volonté de développer l'artisanat d'art en milieu tribal ?

Comment développer de l'économie en fixant les populations dans leur bassin ? c'est au travers d'un accompagnement, c'estàdire faites vos formalités, inscrivez-vous au répertoire des métiers, vous bénéficierez ainsi du réseau de service de que la chambre pourrait mettre à votre disposition euh sur la création d'entreprise, sur la partie marketing, sur la partie business plan, sur la partie objectif de développement territorial de manière à ce qu'on ait une certaine maturité. Aujourd'hui, on a un disting on commence à voir des une des des populations qui sont dans cet objectif de professionnalisation et au contraire d'autres qui font ça de manière marginale.

J'ai envie de dire de de en one shot. Vous parlez tout à l'heure de la visibilité au niveau régional et national. Euh toute la difficulté des autres mès, vous le savez parfaitement parce que vous êtes aussi des tramarins et dans la difficulté de transport, des transports maritimes, des transports aériens qui sont très souvent très coûteux, qui font que les matériaux qui que nous utilisons font mécaniquement augmenter le prix la nosoproduction et le fait de vouloir les exporter aussi bien dans la région.

Euh on rentre tout de suite en concurrence avec les D de la zone et nous avons fait l'expérience de de tentative d'export au niveau ou même d'export au niveau national he même pas parler d'export mais c'est dire de le la métropole au travers du salon made in France nous avons essayé aussi sur le territoire de la Nouvelande et de l'Australie toute la difficulté pour nous c'est d'identifier des artisans d'art qui sont matures, matures dans leur état d'esprit, mature dans leur capacité de production, mature dans leur développement économique. Il y en a qui sont prêts. Typiquement, nous avons eu des sculpteurs, des sculpteurs kiaou qui pour eux ce sont c'est une véritable fierté d'exposer leur production, c'est une véritable fierté de transmettre leur culture alors que d'autres vont voir ces ces opportunités d'export comme une seule et unique occasion de vendre et découler leur stock.

Alors que quand on parle d'export, euh la la le principal enjeu pour nous, c'est de créer une filière d'avenir euh durable qui permett justement de levier euh de lever euh toutes les barrières liées à l'économie, de créer de la valeur et surtout créer des ponts entre territoires pour la place des jeunes. Malheureusement la partie démographique des jeunes sur les la sectum de l'artisanat de on a à peu près 10 % 10 à 11 % de sociétés artisanales qui ont moins d'un an. Euh ce chiffre est en est en augmentation mais je on suppose qu'il est lié aussi à la situation économique du territoire.

Euh il y a eu des destructions d'emploi suite au à la crise insurrectionnelle de 2024 que vous connaissez toutes et tous. Les salariés ont très certainement perdu leur emploi du fait de ces émeutes et on constate euh avec plaisir une progression du stock artisanal depuis mars 2025. On reconstitue ce stock artisanal.

Donc on a un vivier euh de jeunes entreprises qui prennent de jeunes entrepreneurs qui prennent leur patente. Mais on on est vigilant parce que on suppose que ce sera peut-être de la création d'entreprise d'opportunités parce que je n'ai pas le choix, j'ai perdu mon emploi. Donc je me je me convertis à l'artisanat pour essayer de survivre et je distingue bien des jeunes sociétés qui elles veulent s'inscrire pleinement dans ce dans ce cadre de de production artisanale.

Donc aujourd'hui, nous avons des sociétés jeunes qui sont en progression. Comment faire le distingo entre le l'artisanat d'opportunité et l'aspect volontarisme pour créer la société à long terme ? C'est tous les enjeux de que la chambre des métiers d'iciana œuvre à côté de ces de ces entrepreneurs d'aujourd'hui pour leur donner les bases et les plus solides dans le cadre de leur développement territorial.

Donc voilà les éléments que je voulais vous apporter ce soir. Merci. Merci beaucoup monsieur Salomon.

Monsieur le président si vous voulez compléter par rapport aux questions que vous avez pu entendre. Oui. Donc il y avait une question sur l'enseignement et surtout la l'avenir de notre jeunesse.

Donc nous toute notre démarche au niveau de la chambre de métier de Martinique comme au niveau de l'association cœur Martinique, c'est de créer de l'attractivité sur le territoire en créant des opportunités de création d'entreprises ou d'insertion d'entreprises. créer des de l'emploi euh qui génère des revenus et qui alimentent je dire de façon euh positive notre territoire. Alors sur l'enseignement, il y a deux choses.

Il y a déjà la je dire la petite enfance, l'école euh que ce soit les collèges dans les lycées avec l'association cœur Martinique et c'est un travail que nous faisions déjà avec la chambre de métier. nous avons entrepris de de faire connaître la production locale non pas simplement pour faire de la pub pour la production locale mais pour vraiment avoir une réflexion économique sur la production locale avec nos jeunes qu'ils puissent être au courant qu'en consommant la de la des produits de la production locale donc auprès d'entreprise de proximité c'est c'est leur avenir qu'ils construisent puisque ils permettent à des entreprises euh d'exister, de se développer, de les embaucher plus tard ou peut-être même deviendront aussi des acteurs économiques euh sur nos territoires. Et donc cette volonté, nous l'avons fait savoir au rectorat de Martinique pour que nous puissions être accueillis au même titre que nous étions déjà accueillis au niveau des chambres de métiers pour parler des métiers de de la de l'artisanat, mais de parler de de façon, j'allais dire économique, de la production locale. bien informer les jeunes parce que bien souvent ils sont prescripteurs lorsque les parents font des achats et non seulement ils sont prescripteur mais je je l'ai vu moi-même avec mes mes enfants dès qu'ils avaient eu un un cours un atelier de sensibilisation à protéger l'environnement à économiser l'énergie électrique ou l'eau, et bien sans cesse, il nous rappelait chaque fois que nous n'étions pas euh j'allais dire sur le le droit chemin.

Donc c'est une voix que nous avons choisie nous adresser aux jeunes euh pour qu'ils sachent qu'il y a une production locale, qu'il sachent aussi l'identifier et c'était un des objectifs de de cœur Martinique, simplifier, faciliter l'identification des produits locaux sur notre territoire, mais aussi à l'extérieur puisque se développer chez soi, c'est très bien, mais il faut aussi pouvoir aller à l'extérieur. Donc je en parlais tout à l'heure avec le partage de de connaissances d'outils que nous voulons établir avec la Guyane et la Guadeloupe et bien sûr aller aussi sur le marché hexagonal puisque il y a une diaspora antiaise antill réunionnaise guyanaise très importante euh et puis je parle aussi des des autres territoires du des autres régions du du Pacifique et et même de de Saint-Marth et Saint-Martin et Saint-Pierre et Mécl. Euh peut-être imaginer plus tard avoir un événement qui pourrait rassembler et bien la production locale de toutes ces ces régions euh au travers d'un salon. un salon qu'il faudrait bien sûr euh préparer parce que si on fait un salon pour faire connaître les produits, après il faut aussi qu'il y ait toute la logistique pour que une fois les visiteurs ayant quitté le salon puissent continuer à à trouver ce produit soit sur place avec si nous pouvons créer des centrales de distribution, soit donc par le biais de de commande électronique euh pour que il puisse aussi recevoir ou découvrir des produits de nos territoes.

Donc l'attractivité, elle est importante avec cœur Martinique. En fait, ce que nous parlons à l'affecte des des Martiniquiers puisque les marques, elles peuvent être des fois un peu brutales pour l'industrie, produits piles, produits de l'industrie locale. C'est à 30 ans et les utilisateurs trouvaient que bah il fallait avoir une image plus moderne et surtout qui touche, je vais dire le le cœur des Martiniquetés.

D'où la raison du choix de de cette marque. Alors, développer une marque, développer la production locale, c'est aussi structurer les filières de de de formation déjà pour accompagner la création, mais aussi pour accompagner bah tous ceux qui veulent se développer, qui veulent embaucher, qui veulent faire des diagnostics dans leur entreprise euh comme nous le faisons à la chambre de métier sur des diagnostics numériques, des diagnostics environnementaux, diagnostics sur la gestion de de l'eau et pour pouvoir faire ces ces accompagnements qui ont du sens et qui sont nécessaires. Il faut aussi que les le réseau des chambres de métiers puisse avoir les moyens de le faire notamment sur les outresemes.

Et là, je compte sur vous donc euh sénatrices, sénateurs, euh pour soutenir aussi euh euh toutes les actions euh qui pourraient vous être euh présentées en faveur euh de cet accompagnement de proximité que réalisent les chambres de métiers d'outremer sur tout le territoire français et notamment sur les outremèes. Autre point puisqueon on a parlé d'enseignement et et de finances, c'est celui de l'apprentissage. Les jeunes que l'on forme sur notre territoire, 80 % d'entre eux vont rester sur le territoire parce qu'ils vont être formés en coopération avec des entreprises.

Donc l'apprentissage, ça fonctionne très bien. Ça permet d'ancrer les jeunes euh sur notre territoire. Ça permet aussi à nos entreprises d'avoir une main d'œuvre qualifiée puisque c'est un de nos paradops, c'est il y a un taux de chômage important et pourtant il y a certaines entreprises qui peinent à trouver des des jeunes qualifiés.

Je pense notamment au métier de la restauration, les métiers de même de l'artisanat d'art, du bâtiment euh de la réparation automobile où euh il y a du chômage, on a besoin de jeûes et on a du mal à les trouver. Donc nous nous avons une politique euh de former sur le territoire et ça c'est valable d'ailleurs pour tous les territoires ultramarins. Il n'est pas normal que le financement de l'apprentissage soit fait de façon, j'allais dire égale sur tout le territoire français, même sur les outresemes.

Sachant que dans les outresemes, nous avons un niveau de vie cher, très élevé. Et vous avez entendu parler de des dernières manifestations et bien la vère c'est aussi ben pour l'enseignement, c'est elle est aussi pour nos coûts de production et concernant la la formation des jeunes, si on continue à financer les centres de formation ultramarins de la même façon que les centres de formation hexagonaux, on crée, je veux dire, d'année en année des décalages puisque le manque de ressources fait que nous aurons des outils moins performants. fait que nous pourrons faire moins euh d'entretien, moins d'action euh puisque c'est la même somme quel que soit j'allais dire l'apprenti qui est versé au centre de formation et au niveau des outresemes, c'est une injustice.

Donc je plaide pour plus d'équité. Et là aussi donc euh mesdames les sénatrices et puis et sénateurs, je compte sur vous pour pouvoir défendre cette situation qui a déjà été évoquée au gouvernement mais qui du fait des changements d'équipe gouvernementale est toujours dans un statut coin. Euh donc j'ai parlé d'enseignement euh de régionalisation hein donc que que j'appelle de de mes vœux puisque euh aujourd'hui vu nos restrictions budgétaires, vu la nécessité de faire des économies, il est très important de pouvoir mutualiser les actions entre les différents territoires.

C'est dire une philosophie que nous avons adopté depuis ces dernières années au sein du réseau des des chambres de métier où nous mutualisons entre les différentes régions que ce soit en Hexagone ou sur les régions outreem et nous sommes très très liés en Martinique à la chambre de métier de de Guadeloupe parce que je veux dire tous les outils que ou expériences positives que nous avons, nous les partageons avec eux et c'est par eux que je suis passé euh pour développer sur la Guadeloupe le projet euh production pays, un cœur Martinique qui pourrait être cœur à Guadeloupe euh dans les mois qui viennent. Voilà. Y a-t-il d'autres ?

Est-ce que j'ai répondu à toutes les questions ? Il y aura une série, il y a trois autres collègues dans la salle qui auront aussi une petite série de questions très certainement et puis peut-être la présidente qui est en ligne. Madame Bot, un complément aussi par rapport à ce qu'on a pu se dire et madame Fleurry dans la foulée.

Et on passe aux questions de mes collègues. Madame Lopez a posé une question sur les ingrédients et euh le les les exigences ou la réglementation et puis peut-être des un exemple de mesages ou de toxicité par exemple, juste pour vous expliquer dans ce dans notre domaine d'activité en réalité l'artisanat, il doit être vraiment encadré pour répondre aux normes parce que c'est essentiel pour la sécurité tout simplement. Je vais vous donner un exemple de comment ça se passe quand on a un ingrédient.

Vous devez faire un un dossier matière première et par exemple vous devez fournir différents types d'informations. Donc par exemple identifier la plante. Donc vous devez avoir un code iny.

Donc si la plante n'est pas encore enregistrée, il faut demander un code iny qui est obligatoire sur les packagings. Vous devez aussi avoir un numéro casse. Vous devez expliquer par exemple, vous avez des plantes où il y a chaque partie peut avoir une un usage différent et donc peut-être une toxicité différente.

Donc il faut toujours préciser c'est quelle plante mais quelle partie de la plante. Nous par exemple, on travaille sur la peau, la pulpe, la peau, la pulpe, la fleur. Donc à chaque fois, il faut préciser et chaque partie a un inqui différent.

Ensuite, vous devez donner ce qu'on appelle les les spécifications physico-chimiques. Vous devez caractériser certaines molécules. Donc, parfois, vous avez la bibliographie qui peut vous aider, donc des savoirs chimiques où vous savez ce que contient la plante et le toxicologue parce que ces dossiers doivent être visés par un toxicologue de façon obligatoire.

Vous pouvez estimer le risque ou pas de la plante, mais si vous n'avez pas de données, vous devez faire vous des caractérisations. Ensuite, vous avez l'obligation de fournir des données sur la pureté euh et les les la pureté pureté impureté. Donc est-ce qu'il y a des résidus de produits par exemple pesticides ?

Est-ce que vous avez de l'arsenique ? Alors typiquement moi qui vient de Martinique, est-ce qu'il y a du chlorone ? C'est pas obligatoire pour le coup mais nous on le fait.

Mais il y a d'autres pesticides qui sont demandés pour savoir si dans l'ingrédient il y a des composants susceptibles d'être toxiques ou en tout cas irritant ou ou pas pas bon pour la peau humaine. Ensuite, vous devez donner l'origine pour cece qu'on a besoin de traciabilité. Euh et donc vous avez vraiment énormément de documents qui sont demandés.

Oui. Pourquoi ? parce que finalement euh ce qui est important pour la la sécurité du consommateur, c'est de démontrer que la plante n'est pas toxique, que vous n'avez pas de de résidus, mais surtout aussi il y a des relations aussi avec le dosage.

Par exemple, si vous prenez l'aloe vera, vous avez une cicatrice, enfin une vous pouvez en mettre un petit peu, ça va aider à réparer. Si vous en mettez trop, notamment sur une peau sensible, ça provoque des rougeurs. Si vous prenez l'huile de rissin, en fait, elle est toxique en fait parce que le le racinus c'est toxique en fait mais la racine mais par exemple si elle est purifiée elle est moins.

Il y a des dosages enfit voyez le citron, il y a des extraits de citron qui sont antitâ mais par contre si vous appliquez du citron sur votre peau, c'est photosensibilisant. En fait, c'est pas si simple. Euh il y a des notions de il y a des composants naturels dans des plantes, notamment vous l'avez dans les huiles essentielles qui sont purifiés parce que si vous les utilisez tel quel, ben c'est toxique ou irritant.

Donc là, on rentre vraiment dans ce qu'on appelle la chimie des ingrédients. Et il y a aussi un autre sujet. Si par exemple vous faites une huile végétale, par exemple, je dis n'importe quoi, une huile d'avocat, ben la façon dont vous les allez la conserver, vous allez une huile, on a besoin de moins de microbio parce que il y a pas d'eau, donc il y a pas de développement microbio qui se développe.

Par contre l'huile, elle va s'oxyder avec l'oxygène. Et une fois qu'elle a commencé son processus d'oxydation, c'est exponentiel et c'est irréversible. Donc ça veut dire que nous quand on lance par exemple on fait une huile, moi je fais des huiles de banane, je je suis obligée de regarder ben le l'indice péroxyde de mon huile avant de la mettre dans un produit cosmétique.

Donc il y a toute un environnement réglementaire qui est demandé dans l'ingrédient avant de le mettre dans une formule cosmétique parce que si vos ingrédients ne sont pas conformes, votre formule ne le saura pas. Voilà, c'est juste pour vous expliquer que c'est pas si simple. Et là, je vous parle de l'ingrédient tout seul, mais vous le mettez dans un dans un packaging et le l'ingrédient et je parle même pas de la produit fini parce qu'on a la même chose va interagir avec son packaging.

Si vous prenez une huile dans un dans du plastique, d'ailleurs, vous verrez bien que les huiles d'olivees sont souvent dans un emballage en verre ou en aluminium parce qu'en fait les huiles finalement ça attaque le plastique et donc tôt ou tard, vous retrouvez des composants plastiques dans votre huile. Donc en fait, il y a l'ingrédient c'est tellement de choses, c'est est-ce que la filière était OK ? Est-ce qu'il y a pas de est-ce qu'il y a pas de pesticides déjà dans la filière par exemple pour limiter les impuretés ?

Enfin, toute la chaîne de valeur est importante pour la sécurité du combos amateur. Ça vous démontre quand même que même si on a énormément d'artisanat dans le domaine de la cosmétique ou des ingrédients, il est important d'accompagner les filières pour se structurer et répondre aux normes pour des raisons de de santé humaine. Mais c'est surtout aussi pour permettre à toutes ces filières de pouvoir continuer de vivre de leurs activités parce que tôt ou tard quand ces règles seront appliquées de façon très stricte dans notre territoire, ce qui est peut-être moins le cas, on a quand même beaucoup de tolérance, bah ce sera plus possible en fait.

Donc voilà, c un petit commentaire. Quand vous dites accompagné, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire financièrement, ça veut dire en terme d'infrastructure sur les territoires, ça veut dire Ça veut dire quoi pour vous répendre accompagner.

Mais je pense qu'il y a différents niveaux et je pense que monsieur Salomon euh qui est président de la chambre des métiers joue un rôle clé aussi, c'est la sensibilisation. C'est expliquer au aux différents artisans que c'est pas contre eux, je pense, mais que c'est nécessaire aussi pour eux pour protéger d'abord parce que vous avez des artisans qui investissent he qui mettent des moyens. C'est aussi une façon de les protéger hein face à de d'autres personnes qui travaillent dans des conditions extrêmement euh risquées ou pas du tout conforme.

Donc c'est aussi c'est aussi protéger son activité. Donc je pense qu'il y a de la sensibilisation. Expliquer pourquoi.

Alors je je veux quand même vous rassurer les la réglementation et la surréglementation c'est quand même un peu un syndrome français européen en ce moment et je pense que toutes les filières même très organisées en souffrent aussi. Alors, imaginez pour les artisans. Donc, je pense qu'il faut de la sensibilisation, de l'accompagnement.

Après, il y a quand même des il y a quand même des outils, hein. Il y a le par mon martinique qui est très actif, le CTbium qui commence aussi à l'être. Il y a le sir aussi.

Donc, il y a quand même, on a des relais qu'on pourrait peut-être activer de façon plus synergique pour justement faire cette ce travail d'accompagnement et de monté en puissance. Évidemment, il y a le sujet du financement parce que ça coûte beaucoup d'argent. Euh et donc et ça c'est vraiment un point clé euh parce que il y a des on peut financer l'innovation, il y a du crédit impôt recherche, du crédit impôt innovation qui ont des taux majorés dans les autres mères et mais encore une fois tout le monde n'est pas forcément aguéri euh à utiliser ce genre d'outil parce que le CRC2I c'est des démarches au sens de la réglementation des impôts de qu'est-ce que c'est que de la recherche, qu'est-ce que c'est que de l'innovation et donc tout le monde tous les projets ne sont pas malheureusement éligibles.

Il y a la BPI qui a pas mal de dispositifs aussi. Donc je pense que il y a tellement en réalité de produits possibles que c'est compliqué pour un entre un artisan de d'avoir accès à tout. Moi, j'ai la chance, je fais mes dossiers toutes seules.

Tous mes dossiers de subvention, je les fais seul. Moi, j'ai du crédit improcherche, du crédit impôt innovéation, j'ai des fonds fées, j'ai des fonds de la BPI et je peux vous dire que je creuse vraiment tout. Donc si vous êtes aguéri à ça, c'est déjà bien saide.

Mais après donc le frein suivant c'est les fonds propres parce que pour avoir des subventions, il faut des fonds propres. Et donc là vous vous vous confrontez à une problématique qui est assez forte dans l'outre mer, c'est que trouver des business angel, des fonds d'investissement dans les autres mères, c'est vraiment très compliqué et ça c'est un vrai vrai problème. Moi je peux vous en parler parce que moi je je comme disait madame Gérardin qui me connaît depuis plusieurs années, là j'ai je fais mon projet industriel, ça fait 15 ans que j'ai ma société.

Je peux vous dire c'est un parcours de coup battant hein parce que je n'ai trouvé aucun fond d'investissement français voulant financer mon projet parce qu'il est tempsill alors que nous sommes justement l'avenir de la France hexagonale. Et donc convaincre parce qu'on est loin que ça fait peur alors qu' alors qu'on a des talents incroyables et qu'on a des savoir-fa aussi extraordinaires. Ça c'est aussi un vrai frein qui nous ralentissent aussi en fait parce que je pense que beaucoup de il y a beaucoup de gens très très vraiment bon beaucoup de de gens qui ont des savoir-faires ou qui ont des compétences mais la difficulté c'est l'accès au financement.

Après, monsieur Salomon a fait une très bonne remarque aussi. il a parlé de du foncier et c'est vrai que quand nous sommes artisans entrepreneurs et qu'on veut euh euh construire ou en tout cas mettre en place des des outils de production, c'est compliqué parce que si on on prend la location, on est sur des tarifs qui sont nettement supérieurs à des tarifs que vous pouvez rencontrer sur le territoire hexagonal et et acheter, c'est compliqué parce qu'il y a pas beaucoup de parcelles disponibles de par notre histoire là pour le coup, je parle de la Martinique. Moi, j'ai répondu à un appel à projet qui a été lancé par Cap Nord où j'ai pu avoir accès.

Donc, j'ai répondu à tous les critères et j'ai remporté cet appel à projet. Donc, j'ai le droit d'acheter un terrain avec un prix plafonné. Et ça, typiquement, c'est des gens ce genre de choses que les collectivités peuvent mettre en place ou collectivité ou euh je sais pas comment on appelle les communautés de communes ou autres. c'est comment euh mettre à disposition des terrains soit en bail amphithéotique, soit euh donner la possibilité d'accéder à l'achat de terrain euh à des nouveaux une nouvelle génération d'entrepreneurs qui veulent innover mais qui n'ont pas forcément euh des moyens financiers ou euh qui n'ont pas qui n'ont qui n'ont pas de fonciatite personnel.

Comment leur donner l'accession à ça ? Parce que on a besoin que de ça au final. Et ça ça freine, je sais que ça freine beaucoup de start-up.

J'en connais beaucoup. Beaucoup sont freinés à cause de l'accès au foncier et au prix exorbitant des locations euh parce que les gens qui ont des terrains font des bâtiments, les loups, ça rapporte de l'argent mais c'est quand même extrêmement difficile à supporter. Nous avons aussi un vrai problème structurel, c'est qu'on a pas beaucoup de Je vais vous donner un ordre d'idée.

Par exemple, là pour construire mon usine, je suis obligée de maîtriser plusieurs métiers que je ne devrais pas forcément maîtriser parce qu'il n'existe pas localement. Et alors qu'en France dans notre métier dans l'ingrédient parce que je sous-traite une partie de mes productions, je peux aller voir une personne qui va faire ça, une qui va faire ça et une autre qui va faire ça. Donc je peux segmenter mon process en plusieurs intervenants et trouver une solution.

Mais chez nous dans les outresem en tout cas, moi je parle pour la Martinique, ben on n pas aucun on a aucun de ces piliers. Donc moi, je construis une usine où je suis obligée de de maîtriser plusieurs métiers en fait parce que j'ai pas les infrastructures de sous-traitance qui me permettrait de m'appuyer sur un autre écosystème. Et par exemple si je fais des ingrédients mais que d'ailleurs je ne sais pas les conditionner, je fais comment ?

Là par exemple, j'ai je produis une eau que j'extrait des cellules. Mais en France, pour si je veux faire un il y a très peu de personnes qui font du conditionnement dans des brumisateurs, vous savez, ben là-bas, on en a pas. Donc ça veut dire que même de toute façon, et ça je compte pas le maîtriser parce que je peux pas tout faire.

Donc de toute façon, tôt ou tard, beaucoup de métiers, nous sommes obligés de toute façon de les faire ailleurs. On ne peut pas maîtriser tous ces métiers parce que en France, vous avez des des industries qui sont spécialisées pour conditionner en peau euh en flacon spray avec de l'azote. Voilà, vous avez ou en tube.

Donc il y a des personnes qui maîtrisent plusieurs façonniers qui peuvent conditionner dans différents types de packaging. Mais souvent chaque packaging, est-ce que c'est un petit format, un grand format ? C'est des technologies ou des machines un peu différentes avec des volumes d'entrée qui sont aussi importants.

Donc il y a plein plein plein plein plein de maillons dans la chaîne de valeur pour mettre un produit sur le marché entre la plante sur au champ jusqu'à l'ingrédient au conditionnement de l'ingrédient jusqu'au produits finis. C'est tout un métier, une chaîne un écosystème qui est immense et donc force avec des réglementations qui nous sont demandées qui sont extrêmement exigeantes pour la santé du consommateur aussi. Donc ça se justifie hein.

Donc le sujet aujourd'hui c'est comment avec tous ces ces contraintes nous pouvons faire émerger de nouveaux de nouveaux entre enfin de on peut stabiliser faire grandir les opérateurs actuels, faire venir peut-être des des des jeunes ou des des professionnels qui peuvent pas venir parce qu'il y a rien sur place. Voilà, c'est comment faire animer ce cet écosystème pour le faire grandir et l'amener au niveau attendu de la réglementation pour qu'on puisse avoir des marchés. Les marchés locaux, en tout cas pour nous sont trop petits hein.

Donc on ne peut pas avoir cette se dire ce que nous faisons, c'est que pour le marché local. C'est trop petit. Nous devons penser export.

Nous avons la chance d'être dans des dans des zones géographiques qui sont internationales. Nous devons penser produire avec des normes de qualité suffisantes pour exporter sur les marchés voisins. Monsieur Salon, on parlait tout à l'heure de la Sainte-luci et la Dominique qui sont des pays euh avec un un PIB enfin avec un coût du travail plus moins cher.

Donc forcément des c'est pas forcément nos marchés. Nous avons les États-Unis, nous avons d'autres pays à côté qui eux attendent par contre une réglementation et d'énormes attendues. Donc nous devons penser développement de nos savoir-faires les structurer pour l'export et nous devons et même ne serait-ce que les expés en France et nous devons donc penser beaucoup plus grand et de façon beaucoup plus ambitieuse.

En tout cas moi c'est moi je me fais accompagner par beaucoup de mentoring. Je me fais accompagner par Astrazeneca, Johnson et Johnson. J'étais dans la de l'Oréal.

En fait, je me suis fait accompagner pour monter en compétence pour que ces groupes me partagent c'est quoi leurs exigences et pour que je puisse arriver à leur niveau. Voilà. Enfin, si je peux partager mon expérience.

Vous êtes là où on vous a invité pour ça et vous l'avez accepté. Donc merci beaucoup parce que vous avez résumé le sujet de notre mission. À nous d'apporter des réponses avec les témoignages comme les vôtres.

Euh madame Fleury et puis on passe euh euh à la série de questions supplémentaires. Oui, madame Gérardin. Donc pour répondre à votre question euh sur les freins et les propositions de solution, moi j'ai vu trois freins en tout cas en ce qui concerne artisanat traditionnel d'art.

Euh d'abord le statut de l'artisan d'art. Euh quand on avait fait notre programme de recherche, on interrogeait les artisans sur leur pratique. Beaucoup qui justement vendaient leur leurs objets d'art au bord de la route et qui avaient vraiment de l'or entre les mains et qui faisait vraiment des très belles pièces. nous disait que ils faisait ça en attendant de trouver un vrai boulot, un vrai travail.

Donc dès qu'ils avaient un travail salarié, ils abandonnaient leur production, ce qui est vraiment dommage. Donc je pense que bon déjà reconnaître le métier d'artisan d'art parce que il faut dire que le critère le statut actuel français correspond pas du tout au statut enfin des artisans d'art dans les outresem puisque il y a il y a il y a pas de de formation reconnue, il y a pas de donc ils ont des difficultés à rentrer dans dans les cadres. Et pour accéder à ce statut d'artisan d'art, on pourrait envisager la mise en place d'un apprentissage.

Justement, vous savez que plus de 50 % de la population en Guyan à moins de 25 ans, on a un taux de chômage qui est extrêmement important et on a beaucoup de de jeunes et communautés qui sont très doués en fait pour ce genre d'artisanat. Donc faire une vraie formation qui pourrait être prise en charge comme les autres formations euh de d'apprentissage euh ça pourrait faciliter euh l'accès à ce métier d'artisan d'art et euh ça permettrait aussi euh ça serait aussi une une des solutions d'avenir peut-être d'envisager des filières d'innovation qui seraient tournées vers les jeunes tout en respectant des techniques traditionnelles mais avec des produits qui seraient plus orientés vers la demande du public, donc des objets décoratifs ou utilitaires, mais qui pourrai aussi donner d'autres débouché économique à à cette jeunesse qui est en demande d'innovation également. Et puis enfin euh je pense que la mise à disposition d'un lieu d'exposition euh qui serait euh gratuit parce que nous notre principal problème c'est dire si on avait pas le loyer à payer qui nous coûte quand même 2000 € par mois, on serait équilibré dans nos comptes.

C'est-à-dire que le coût de notre local est extrêmement cher et que si on avait ne serait-ce que un local qui serait mis à disposition gratuitement pour exposer ces artisans et ces pièces d'art traditionnel, et bien déjà ça nous permettrait d'avoir une pérénité dans notre activité et ça pourrait être le cas non seulement à Cayenne mais aussi d'entre dans d'autres villes et et bourgades de la Guyane. les trois pistes que j'ai identifié jusqu'à présent en plus de celles qui ont déjà été évidemment énoncées par mes collègues. Merci beaucoup mes chers collègues.

Prenez ch chacun la parole et et allez-y. Merci madame la présidente. D'abord, je voulais remercier les quatre intervenants qu'on a entendu ce matin parce que moi ça m'a donné ça m'a redonné espoir, j'ai envie de dire.

Alors moi je suis pas issue des outresemères mais je suis passionnée par cette délégation et et je pourquoi je dis ça c'est que ce matin on a eu des interventions qui nous ont donné de l'espoir dans des domaines aux deux extrêmes entre madame Fleuri et madame Billot. Voilà, c'est deux domaines mais mais dont on a besoin en fait, voilà, pour les populations et pour les territoires. Donc vraiment merci à tous les quatre parce que voilà, ça donne de l'espoir.

On se dit que euh voilà dans les territoires, il y a des personnes investies, des personnes qui ont envie de valoriser leur territoire euh au profit de leur popul de la population, hein, parce que c'est à ça qu'il faut qu'on pense parce que ici souvent on parle de l'autre maire avec beaucoup de désespérance et moi ce matin, vos propos m'ont redonné beaucoup d'espoir. Moi je un alors c'est plus une interrogation qu'une question madame la présidente à travers tout ce que j'ai entendu ce matin, j'ai entendu des gens qui ont eu des des voilà des positions personnelles et qui se sont engagés et je me pose la question de la place de notre 1000 feuilles institutionnelles dans les territoires parce que quand on est ici on fait souvent des auditions. On l'impression qu'il y a un 1000 feuille institutionnel euh extrêmement développé.

Et on finit alors je mes propos n'engagent que moi. On finit par se demander à quoi sert ce 1000 feuilles institutionnel dans notre territoire et à quoi ils servent pour vous aider. Quand madame à l'instant vous nous dites "J'aurais besoin d'une salle gratuite pour faire des expositions", on se dit cette question devrait même pas se poser.

Ça devrait être réglé par les institutions et les politiques au sens large du terme, pas la politique politicienne. Enfin, comment on peut encore se poser ce genre de question ? Et vraiment madame la présidente et madame la vice-présidente et mesdames qui travaillaient sur ce sujet, je me dis qu'il va falloir à un moment se poser la question de à quoi servent tous ces 1 feuilles institutionnels territoires parce que ce matin j'en ai pas entendu parler.

Là, il y a la chambre métier l'artisanat qui est quand même quelque chose de très structuré on a entendu et merci d'avoir cette implication dans vos territoires. Mais le reste vous n'en avez pas parlé et ça pose quand même question. Quand vous dites tout à l'heure mais parce que vous avez la capacité de le faire vous madame Bill que vous avez fait toute seule vos dossiers pour le Feder et on sait quand même combien c'est compliqué de le faire mais parce que vous avez voilà la possibilité de le faire on se dit où sont les autres où sont ces ces ces institutions ce 1000 feuille institutionnel qui devrait être là pour aider tout le monde et dont on n pas parlé ce matin voilà donc c'est vraiment et je me dis tant mieux il y a de l'espoir sur l'innovation personnelle individuelle de gens qui s'investissent et qui ont envie de faire bouger leur territoire et développer leur territoire.

Mais ça pose une question de fond sur comment toutes ces institutions fonctionnent dans notre territoire. Voilà, je je voulais vous le dire parce que ça m'a frappé ce matin de me dire que vous étiez seul pratiquement, vous y arriviez et que c'est parce qu'il y a ces initiatives là que les choses bougent. Vraiment, je vous remercie pour votre marche.

Je voulais, moi je je suis vraiment l'exemple qui a tout testé hein. Je je vous assure que c'est pas facile mais par contre dernièrement même même mo j'ai reprenu j'ai repris espoir. Moi je suis quelqu'un de très positif et je me bat pour mon territoire.

Je crois vraiment que les autres mères sont une voie d'avenir pour la France et qu'on est totalement mésé. [raclement de gorge] Bien évidemment, c'est pour ça que je le dis vraiment. Et et moi je porte haut moi je j'ai mes équipes sont toutes des formidables.

J'ai j'ai une équipe qui était majoritairement féminine. J'ai embaucher mon premier homme il y a pas très longtemps. Mais bon, on a des profils formidables, des talents extraordinaires.

C'est juste qu'ils peuvent pas rentrer parce qu'il y a pas les les débouchés. Mais je voudrais quand même, je voudrais quand même euh vous savez, ça dépend beaucoup des personnes. Moi, je en ce moment, je suis très bien accompagnée par les services de l'État, notamment à travers la préfecture et je pense que malheureusement tous les 1000 feuilles de l'État derrière, il y a toujours de l'humain et si l'humain a vraiment une un intérêt et veut vraiment nous aider à nous qui comprend nos subtilités parce qu'il faut comprendre nos subtilités, qu'ils sont qu'ils ont envie de d'aider à faire évoluer nos territoires, je pense que ça peut vraiment marcher.

Moi en ce moment, je peux clairement vous dire que je n'ai jamais été aussi bien accompagnée et ça et ça fait vraiment du bien parce que des fois moi, j'ai envie d'arrêter, je vous assure. On m'a proposé de partir en Chine ou en Inde j'aurais pu faire ça depuis très longtemps ailleurs. Non mais des fois d'un moment, vous savez, moi j'ai beaucoup d'amis qui s'en vont he parce qu'ils nous font des ils nous font des des il vraiment ils nous accueillent parce qu'on a moi j'ai de la technologie, je pourrais me vendre ailleurs.

Mais là, je suis très bien accompagnée par les services de la préfecture par exemple où moi je suis primo industrielle, je n'ai jamais fait d'usine euh et bon et moi j'ai fait du conseil en industrie pendant des années he mais je n'ai jamais moi construit d'usine. Et pour le coup, on a une commission on qui nous accompagne, on fait des points réguliers. Alors, on peut-être ça fait un peu enfin peut-être que certaines personnes ça les gênerait mais moi j'adore qu'on m'aide.

Donc en fait au contraire comme je veux réussir je préfère me faire accompagner et dès qu'on a un un quelque chose une un questionnement les par exemple les autorisations pour défricher des choses comme ça, on se met autour d'une table, on explique nos problématiques et il nous explique comment faire. Donc ça en ce moment je suis extrêmement reconnaissante parce que hm oui en Martinique en Martinique hein. Oui, en Martinique en fait, avoir été lauréat France 2030, ma première usine, ça a vraiment été ce que j'avais dit, un game changer parce que ça a été c'est compliqué.

Tout le monde n était n'était pas élu, entre guillemets élu et mais une fois qu'on qu'on a été identifié par par les institutions euh de l'État notamment à travers la BPI, pour le coup, vous avez vous êtes identifié donc accompagné. J'ai intégré la l'accélérateur néoindustrie de la BPI. Enfin bref, ça fonctionne vraiment bien.

Après moi je je travaille beaucoup avec la collectivité de Martinique. C'est c'est pas simple mais vraiment en face de moi j'ai des gens super hein. C'est juste que derrière il y a des problématiques structurelles qui sont malheureusement la lourdeur.

C'est très très lourd. Malheureusement nous ça nous ça nous pose des problèmes hein parce que moi j'ai une grosse activité soutenue en terme de subvention sur ma partie RD. J'ai énormément de retard sur mes paiements qui peuvent vraiment couler des boîtes, hein.

Ça c'est vraiment très difficile. Mais à la limite ça, OK, c'est compréhensible. Si derrière les banques jouaient leur rôle aussi d'accompagnateur et et par exemple de préfinancement de ce dispositif, ça aiderait aussi hein parce que c'est en fait tout l'écosystème c'est pas que les banques, elles doivent être rassurées aussi.

Je je par exemple quand on a une subvention de de la BPI ou autre, ça devrait être suffisamment rassurant pour débloquer des situations. Et je peux vous dire que ayant passé ces 10 derniers jours à faire le tour des banques en Martinique, c'est pas si simple parce que il y a aussi on peut le dire aussi il y a les primos, les les entrepreneurs, les petits entrepreneurs en fait, ils ont pas la taille critique rassurante pour assurer et je peux comprendre. Et donc peut-être qu'il faudrait au même titre qu'on peut trouver ça dans d'autres pays en Amérique centrale ou en Inde des dispositifs de pas de caution, je serai pas comment dire ça, mais des fonds propres qui pourraient être un peu garantis par des je sais pas quelle institution pour permettre justement de faire ce point de réassurance.

Je sais pas comment expliquer, je n'ai pas les mots pour ça, mais il manque dans il manque quelque chose dans le dans la chaîne. Il manque quelque chose. Mais comme vous le disiez, je devrais dire que j'ai de la chance parce que moi j'ai j'ai quitté la Martinique, j'avais 17 ans, j'ai étudié, j'ai j'ai eu des postes à responsabilité, je suis rentretentie, j'ai dirigé des boîtes et donc moi j'ai la culture dans l'entreprise, j'ai je j'ai fait de l'économie, j'ai fait des mathématiques, donc je suis très très bonne en en je me suis reformée HC pour je fais un exécutif pour gérer une entreprise.

Là, je suis je finis une formation MIT aux États-Unis sur l'IA à la data science. Je me forme constamment pour rester dans le game. Mais comment font les autres ?

Donc si je viens aujourd'hui, c'est uniquement parce que j'ai envie que mon territoire avance dans sa globalité, nos territoires et et pour vous expliquer que si quelqu'un comme moi a déjà du mal et que c'est déjà un long parcours, imaginez les autres en fait. Et moi je suis aussi beaucoup en France parce que si vous êtes là-bas, beaucoup de choses se passent se passent ici aussi. Donc ça nous demande tout le temps d'être mobile.

Moi, j'ai beaucoup de de fournisseurs ici, d'intervenants ici, de laboratoires ici. Et donc, en fait, il faut tout le temps qu'on se déplace et c'est aussi coûteux. C'est du temps, c'est de l'investissement et donc nos problématiques insulaires font qu'on est obligé aussi de voyager et de faire partie d'écosystème.

Donc je sais pas, il y a des choses à montrer à monter ensemble des passerelles entre la France hexagonale et les autres mères. Merci. Merci.

Oui, je vous donne la parole tout de suite chers collègues. Allez-y. Madame la présidente, vous avez aussi en ligne une question et on refit un tour de table.

Ça va être très très rapide. Vous avez raison. la lourdeur administrative et que aussi pour les petites entreprises ou ceux qui ont envie de s'engager, c'est compliqué pour eux s'ils ont pas un accompagnement derrière tout ça.

Euh l'importance de la formation, voilà, sans formation, on se met pas d'un seul coup euh dans une entreprise, voilà, même si c'est dans dans l'artisanat. Moi, je voulais remercier en tout cas au niveau de ce livre quand vous avez dit que il fallait des écrits, des photos pour prouver. Alors moi je vais juste être un peu hors hors piste si vous me le permettez.

C'est comme pour la cuisine créole. Alors mon papa est martiniqué, je vis au diamant. Voilà quand je peux voilà mais je suis sénatrice de les aujourd'hui si on ne transmet pas non plus notre cuisine, moi c'est ma grand-mère qui a transmis à ma mère, ma mère qui me l'a transmis, moi qui l'ai transmis à mes enfants et aujourd'hui je transmets à mes petits-enfants.

Voilà. Et je pense que c'est ça qui est important. Mais pourtant, il y a bien des écrits.

Je veux dire que on ne transmet pas une recette de cuisine même si après on l'a fait un peu comme ça hein, au pif comme je dis euh avec mais on le transmet quand même et au début il y a bien eu des écrits. Voilà et je pense que les écrits c'est important pour que ça reste voilà parce que s'il y a pas d'écrit s'il y a pas de photos comme comme ce livre là qui en est la preuve du travail, la mémoire disparaît. Et pour moi ça c'est important.

Voilà, ça ne doit pas disparaître et même si là aussi ça peut te paraître comme une lourdeur parce que ben c'est vrai que c'est d'écrire de de prendre le temps, ça prend parfois des années voilà mais c'est important. Voilà, ça fait partie de la mémoire des choses en tous les cas. C'est tout ce que je voulais dire.

Merci à vous chers collègues. Finalement un petit mot, c'est c'est Jacqueline qui m'a fait penser à à une question en parlant de 1000 feuilles. Euh je je c'est pas pour rajouter notre notre 1000 feuilles, mais euh qu'en est-il [rires] qu'en est-il de de la coopération avec la région ?

Est-ce que vous avez dans votre bassin océanique des organisations, des associations avec lesquelles vous travaillez, vous vous collaborez et est-ce que euh c'est quelque chose qui mérite d'être développé euh parce que nous nous sommes français, nos territoires sont français euh voire européens, mais il y a une réalité, c'est que nous vivons avec des voisins qui nous ressemblent beaucoup aussi. Voilà. Alors madame la présidente, attendez attendez, on finit les questions.

Madame la présidente, merci chers collègues. Euh j'ai une question qui rejoint un peu l'in la dernière intervention de de madame Bot, c'était sur l'électrisme, l'électronisme et et un peu le l'isolement. On a on a parlé de d'accompagner, de développer des filières, mais il est vrai, ça rejoint un peu aussi tout le tout le côté normatif et et paprasserie.

Euh si je puis m'exprimer ainsi, c'est que dès lors que vous avez des personnes qui ont des difficultés d'apprentissage de la lecture, est-ce que bon c'est un frein euh pour le le effectuer les démarches administratives ? Comprendre comment pouvant pouvons-nous les les accompagner, qu'est-ce qu'on pourrait créer qui pourrait les aider aussi ? Et puis toute la partie aussi développement hier, on a beaucoup parlé d'IA, on a beaucoup parlé d'internet mais quand vous êtes par exemple un bouchinagingué de dans dans la forêt isolée, ne serait-ce que pour faire les démarches en ligne parce que souvent beaucoup de démarches doivent se faire en ligne, est-ce que comment on pourrait voilà mieux développer les filières mais tout en prenant en compte cette situation et de manière peut-être que c'est un frein aussi à ces personnes qui ne sachant pas euh qu'est-ce qu'elles à quelles aides elles peuvent aussi avoir doit.

Euh cela n'encourage pas le développement et la maîtrise de ces de cet art. Et je vous rejoins aussi parfaitement sur tout ce que vous avez dit sur les produits chinois. Euh je me bats pour que la délégation et pour que les collègues non ultramarin puissent venir dans les territoires parce que c'est en allant en touchant du droit les réalités du territoire qu'on se rend euh compte euh de la des spécificités et tout ce que vous avez dit notamment sur les produits enfin l'artisanat que j'appellerais chinois, nous l'avons vécu avec ma collègue Jacqueline Netch Brigot quand nous sommes allés en Guyane dans le cadre de d'une mission sur la coopération régionale.

Et il est vrai que c'est très frustrant enfin pour pour les touristes que nous étions d'aller dans des magasins de ne pas trouver en fait ça été compliqué de trouver un magasin où on aurait on pouvait trouver des souvenirs mais réalisés dans le territoire et ça a été un peu on a eu un chauffeur de taxi extraordinaire qui nous a trouvé un tout petit magasin mais vraiment caché. et euh où nous avons pu essayer de participer à notre manière à la valorisation du savoir-faire euh local. Voilà la question.

Ma question. Merci madame la présidente. Donc si vous voulez bien, si vous voulez bien, on va reprendre dans le même ordre que les premières interventions vos réponses aux questions et en même temps une conclusion en commençant effectivement par la Nouvelle-Calédonie, par Hardici mais mais mais par vous deux qui êtes encore en ligne.

Monsieur Salomon qui a demandé la parole président et on fera la salle pour pour terminer. Merci. Merci pour vos vos questions.

Je rejoins l'ensemble de de ce qui a été dit notamment au niveau des recherches de financement euh au niveau aussi des personnes qui seraient prisonniers des de l'aspect normatif et de l'électrisme. Euh je rejoins également notre collègue monsieur Salon qui qui est qui est à juste titre mentionné la problématique d'accès aux locaux. Ici, c'est pas grandir.

Euh donc pour ne rien vous cacher, on a des artisans qui va qui qui travaillent chez eux euh parce qu'ils n'ont pas de locaux qui sont mis à leur disposition. Nous, la CMA, on leur propose des docs à prix réduit pour les aider à leur mettre à ce que ces artisans en herbe puissent mettre le pied à l'étrier euh de manière à ce qu'on puisse les accompagner au mieux. Et c'est bien la mission qui est la nôtre d'avoir ce cette culture de proximité qui rejoint un peu la la question de madame la présidente pour des personnes qui seraient parfois en situation d'illibétrisme.

Euh permettez-moi de d'apporter un complément lié à la partie des difficultés au l difficulté que nous traversons, mais que nous que nous traversons aussi avec fierté. En tout cas, ces artisans qui qui le traversent avec fierté. du fait des émeutes.

Je suis désolé de revenir systématiquement dessus mais c'est véritablement le sujet de préoccupation aujourd'hui. Nous avons aujourd'hui des artisans qui peinent à trouver des des locaux même si on les aide. Euh mais effectivement le mil feuille administratif ne les aide absolument pas.

J'en veux pour preuve que des artisans qui ont perdu leur emploi et qui ont eu leur entreprise des ben qui essaent de remonter leur leur société et ne sont absolument pas aidés par les assurances ni par les banques. Les assurances refusent d'assurer l'activité artisanale au motif des émeutes que nous avons connu. Les banques parfois refusent euh que les artisans ouvrent des comptes bancaires professionnels.

Donc si ces ces outils qui constituent le socle même du début de leur activité ne sont pas mise à plat et autorisé, comment voulez-vous que l'artisan se sente en sécurité et accompagné ? Donc là, je sens précier pour notre paroisse, nous avons un rôle à jouer d'accompagnement, de clarification ou d'accélérateur auprès de ces organismes. Nous travaillons ici de concert avec le gouvernement de la academie.

Nos financements ne dépendent pas de l'État mais en équad dépendent de du gouvernement de la nouvelle acquédonie même si c'est pas simple. Nous avons notre rôle d'accompagnateur et de formateur pour cette jeunesse qui peut être éloignée de l'emploi. Nous avons mis aujourd'hui un dispositif en place d'accompagnement à la préalternance.

C'est-à-dire qu'on va chercher des jeunes qui se sont exprimés d'une certaine manière, qui se sont peut-être trouvés désœuvrés face à à une situation. Et donc on va les récupérer. On leur donne les règles de de base euh de bien séance, de présentation, de lecture de manière à ce que le on remette infinie en confiance et pour que ce dernier puisse ensuite se positionner sur des circuits d'alternance qui sont pour nous des secteurs d'excellence.

Aujourd'hui, notre collègue de la Martinique a indiqué que il y avait des secteurs qui étaient en tension mais qui malheureusement ne bénéficient pas de de main d'œuvre qualifiée. Et c'est bien là tout le rôle des centres de formation de l'alcance que nous avons donc ce mfeuil administratif effectivement peut faire peur. Il peut faire peur mais il faut absolument que nous puissions y remédier au travers de notre accompagnement de proximité et il faut aller les chercher parce que c'est bien le rôle de la relation humaine et c'est la force en tout cas de moi j'en suis convaincu de de la chambre de métier d'artisanat de d'aller chercher ces populations qui seraient parfois tenté d'utiliser les outils numériques [raclement de gorge] ou qui parfois même n'ont pas accès à ces outils numériques et c'est au travers des antennes que nous avons sur l'ensemble du territoire que nous pouvons accompagner au mieux nos ressortissants ou en tout cas des porteurs de projet.

S'ils ne viennent pas dans nos antennes, nous nous allons à le rencontrer et c'est tout l'état d'esprit qui est le nôtre, c'est d'aller cultiver justement cette relation de proximité relation de proximité que l'on retrouve bien évidemment dans le cœur de l'artisanat. Merci. Très bien.

Merci beaucoup monsieur Salomon. À très vite aussi parce qu'il nous reste plus beaucoup. Il faut qu'on ait quitté la salle pour 30.

On est prévenu qu'il y a une autre viso derrière nous. Oui, allez-y. Alors, vous avez évoqué le 1000 feuilles administratif et c'est une réalité sur nos territoires.

D'où l'intérêt d'avoir besoin de de chambres de métier qui travaillent dans dans la proximité. Et donc je relance ce qu'on appelle un soutien massif à ces institutions euh surtout sur les territoires d'outre mer et c'est valable aussi au au niveau de de la France hexagonale. sur les bios est une personne remarquable et je l'ai rencontré récemment selon de l'agriculture et j'espère que nous allons nous revoir bientôt pour une inauguration sur ces terres de de sa nouvelle entreprise en en Martinique et elle nous a décrit donc sa pugnacité donc son comment elle utilise comment elle s'est formé comment elle utilise ses ressources pour pouvoir faire avancer son son projet C'est une personne exceptionnelle et c'est bien.

J'espère qu'il y en aura encore plus sur nos territoires ultramarins et dans le monde de de l'artisanat. Mais la majorité de de nos artisans et artisanes euh n'ont pas, j'allais dire ce profil des et et cette formation et il demande un accompagnement lourd, hein, parce que vous avez vu malgré ses compétences, la difficulté qu'elle a à solliciter des des aides ou des subventions et bien pour un un artisan lambda, c'est pratiquement mission impossible. D'où la nécessité d'avoir ces ces relais de proximité notamment au niveau des chambres de métiers euh pour pouvoir faire de l'accompagnement.

Je vous disais que des entreprises qui nous accompagnent euh que nous accompagnons sont satisfaites et en plus euh je dire elles s'installent de dans la pérénité. Concernant la notre l'ilétrisme, bah oui, il est présent sur tous les territoires. Je vous donne même un exemple.

Au niveau des chambres de métier, nous avons demandé à garder le vote papier parce qu'aujourd'hui on pouvait faire un vote pour les élections chambre de métiers de façon digitale qui est moins polluant qui peut aller plus vite. Sauf que si nous avions été dans ce sens-là et bien on oubliait toute une partie de de l'artisanat qui n'est pas encore j'allais dire familier des outils électroniques. Et encore une des activités de la chambre de métier permettre, je dire de faire des diagnostics digitals, des formation sur le digital, sur l'IA, des présentations pour permettre au plus grand nombre d'artisans d'accéder aux outils de d'aujourd'hui et de demain.

Autre point aussi sur la gastronomie et bien voilà je dire une base je dire importante de notre culture mais aussi de notre activité économique à développer avec le tourisme former les jeunes. La chambre de métier crée des ateliers euh donc dans le cadre de développer le les goûts et les saveurs. Nous allons dans des écoles.

Nous faisons des ateliers de cuisine avec des produits locaux. Donc pour je veux dire valoriser ces produits locaux et aussi apprendre le bien manger parce que nous sommes dans des territoires où il y a beaucoup de diabète, beaucoup de d'obésité et les parents n'ont plus le temps comme il le faisait avant. Euh madame la sénatrice disait qu'elle avait pu transmettre à ses petits-enfants, mais les parents qui peuvent transmettre sont de plus en plus rares.

D'où l'intérêt à l'école aussi de de parler, j'allais dire euh de notre production locale et pour une alimentation saine et variée. Voilà. Donc euh dernier point sur l'appui des collectivités.

Cœur Martinique, vous voyez, c'est un projet remarquable, c'est un projet de territoire jusqu'à présent de notre puissance. des pouvoirs publics, nous n'avons eu que des avis favorables. C'est très bien continué, mais nous n'avons pu compter ce j'allais dire aucun euro pour financer nos actions.

Nous avons fait tout nous-même. J'espère que nous pourrons obtenir leur soutien plus tard, mais c'est nous avions choisi vu la situation et l'endettement de notre collectivité d'agir, de ne pas attendre sur d'éventuelles promesses de fond, d'agir par nos propres moyens et ça nous a soudé pour pouvoir développer cette marque sur le territoire Martiniquet que j'espère voir euh aller bien au-delà de notre territoire. Très bien.

Je vous remercie. Merci. Merci beaucoup. et bon après-midi à tous.

Merci beaucoup. On va finir avec nos deux invités qui sont qui sont présents ici. Moi, je vais juste faire une remarque très très rapide à partir effectivement de de de ce livre mais plus largement de de ma connaissance des territoires d'outre mer pour avoir parcouru l'ensemble des territoires et et et très souvent euh on a un espèce de complexe dont on s'est jamais débarrassé.

C'est-à-dire quand moi je fais euh les galeries d'art à Paris qui sont basées sur l'art africaine ou l'art asiatique et cetera et cetera, je me dis que quand la France sera fière euh de son euh de de ses peuples premiers, euh quand la France sera fière de son artisanat d'art qui a toute sa place dans d'une galerie parisienne ou ailleurs d'ailleurs ou à New York ou ailleurs parce que je pense qu'il faut effectivement avoir de l'ambition. Polynésie, Calédonie, Mayotte, Guyane et votre livre m'y fait penser. Et souvent c'est parce qu'on n' pas d'ouvrage de référence au départ en toute leur place parmi euh des secteurs d'activité où les gens ont une appétence pour ce type de projet de produits et ce sont des gens aussi qui ont des moyens financiers.

Je vous laisse conclure toutes les deux avec une minute. Et d'abord on va commencer par madame Fleurri, elle parle-moi, on a plus de chance que ça tienne dans le temps. Euh et et et on finit par vous euh avec cet élan de dynamique que vous nous avez transmis.

Merci beaucoup. Allez-y madame Fri. Oui, je voulais juste insister sur la difficulté d'accès au financement pour les petits porteurs de projet, pour les associations.

En Guyen, c'est un réel problème notamment pour l'accès aux fonds européens. Il y a des fonds européens qui repartent en Europe alors qu'on a beaucoup de projets qui sont pas financés. Euh je pense qu'il y a un réel besoin, ça fait longtemps qu'on le dit, d'avance pour les petits porteurs.

C'est-à-dire que il y a beaucoup d'associations d'ailleurs qui ont fermé carrément leurs portes récemment à cause des remboursements très très tardifs, parfois 4 ans après des fonds européens. Donc c'est très lourd pour les associations locales et les petits porteurs de projet. Donc si on pouvait trouver une solution de d'un fond dédié effectivement et puis aussi on a parlé du problème de la visibilité effectivement ben j'insiste sur la mise à disposition de locaux.

Ça serait vraiment formidable qu'on ait un lieu d'exposition à l'aéroport de Cayenne pour que effectivement les gens qui arrivent en Guyane puissent tout de suite voir l'artisanat produit en Guyane plutôt que de l'artisanat fabriqué en Chine. Voilà. [grognement] Bravo pour ce merveilleux.

Merci beaucoup. Merci beaucoup. Une minute et demi pour conclure trois points rapides.

Les recettes de cuisine, c'est un sujet extrêmement important. Il faut garder les documents, les dater, faire des attestations. C'est la seule chose qui nous protègera pour Noel Food.

Donc ça c'est un sujet hyper important, très très sérieux. Deuxième point sur les collaborations interrégionales de monsieur. Le sujet c'est que nos voisins sont anglophones hispanophones.

Nous devons maîtriser les langues étrangères. Moi, je fais partie de d'organisation d'entrepreneurs de la Caraïbe. D'ailleurs, j'ai gagné il y a quelques années un il y avait un concours mondial sur les start-ups et c'est moi qui représentait toute la Caraïbe dans les Émirats arabes unis.

Il y a des associations mais le seul frein c'est les langues. Donc nous autres mer qui sommes placés stratégiquement dans des régions pas forcément francophones, nous devrions être totalement bilingues. Le troisème point c'est àendre le français.

Oui oui oui oui. Et puis le dernier point, je reviens encore et je termine sur la cosmétique. N'oubliez pas, c'est le deuxème secteur qui exporte en France, c'est la trème industrie française.

C'est une vraie industrie. Nous vous devriez vraiment monter d'épaules dédiés à la structuration de filières d'ingrédients pour justement fournir toutes ces marques qui sont dans le monde. Voilà.

Et j'ai terminé. Merci. Merci et bravo à tous madame la présidente.

Merci beaucoup. Je vous laisse dire le dernier mot. pendant qu'on se lève en même temps, c'est pas très courtois mais on n pas le choix parce qu'on est poursuivi.

Je serais très très brève. Euh franchement cette audition et pour rejoindre ce que disait notre collègue Jacqueline Stage Bregot nous conforte euh dans le choix de cette étude qui a été lancée. Et lorsqu'on regarde les travaux de la délégation, que ce soit en matière de coopération régionale, que ce soit en matière sur les les filières d'excellence, et vous en êtes un exemple euh madame Biillot.

Donc euh continuez, persévérer, surtout n'allz pas ailleurs. Et nous avons un objectif euh commun, c'est de promouvoir et de montrer un nouveau visage de nos territoires ultramarin et d'en être fier. Voilà, merci à tous les intervenants.

Euh la Nouvelle-Calédonie qui est très tard, qui est très tard chez nous, le soleil se lève. Vous avez pu voir chez moi, le soleil se lève et chez vous, vous êtes déjà en pleine nuit. Merci.

Merci à vous. Merci monsieur Saloman. Et puis nous restons disponibles pour tous les éléments complémentaires que vous pourrez nous apporter.

Bonne fin de journée. Merci. Yeah.