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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 6 juillet 2023 15 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Fin de vie : J-C Combe inquiet du "message collectif qu'on envoie"

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Condamnez-vous les violences des émeutes ?

  • 1:24RelanceRéponse partielle

    Êtes-vous contre le retrait des allocations familiales pour les parents d'enfants violents ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Que proposez-vous pour renforcer la parentalité ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Comment accompagner les familles précaires ?

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Quelles annonces suite au rapport IGAS sur la petite enfance ?

  • 5:59RelanceRéponse partielle

    Comment rassurer les parents face aux risques de maltraitance en crèche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Une sorte de tarif minimum de la première connerie. C'est aux parents de payer ? »
  • 1:29PrésentateurFait
    « Je ne suis pas fanat de l'idée de leur sucrer les allocations familiales. »
  • 9:23PrésentateurFait
    « On a beaucoup appris depuis la canicule de 2003. »
  • 14:10PrésentateurFait
    « Les personnes qui n'ont pas accès aux soins palliatifs sont trop nombreuses à demander à mourir. »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Invité politique21 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. Le Grand Invité 8h10, bienvenue à tous. C'est l'heure de notre Grand Invité. Bonjour Jean-Christophe Combe. Bonjour. Vous êtes ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des personnes handicapées. Merci d'avoir accepté notre invitation sur RCF. Beaucoup de sujets à évoquer avec vous, notamment la capacité de notre société à prendre soin des plus fragiles cet été, avec de possibles canicules. Mais avant, je voudrais revenir avec vous sur les récentes émeutes et la réponse du gouvernement.

Emmanuel Macron veut sanctionner les parents des enfants qui commettent des violences. Je cite le Président. Une sorte de tarif minimum de la première connerie. C'est aux parents de payer ?

0:47
Présentateur

Écoutez, d'abord, je voudrais dire que ces violences, évidemment, je les condamne. Elles sont inacceptables et inexcusables. Ceux qui les ont commises, souvent, sont des enfants et parfois des jeunes enfants. Et donc, effectivement, la responsabilité des parents est clairement engagée. Vous savez que les parents, ils ont l'obligation d'éduquer et de protéger leurs enfants. Ils sont responsables aussi des dégâts qu'ils peuvent commettre. Parfois, ils sont très graves, comme on l'a vu là. Et effectivement, c'est à nous de responsabiliser et de mieux responsabiliser les parents et de leur rappeler cette responsabilité.

Alors moi, je ne suis pas fanat de l'idée de leur sucrer les allocations familiales. Je pense que c'est une mauvaise réponse. C'est une mauvaise réponse. C'est une fausse bonne idée. Je pense que ça satisfait le débat public ambiant, mais que c'est une mauvaise réponse. D'abord, parce que ça va condamner l'ensemble d'une famille. Imaginez une mère célibataire avec trois enfants, dont un enfant de 14 ans qui aura participé à ces émeutes. Il a deux frères en bas âge. On va sanctionner l'ensemble de la famille. C'est particulièrement injuste. Ça ajoute de la misère à la misère, de la détresse à la détresse et donc de la violence à la violence.

Et je pense que c'est vraiment une mauvaise solution. En revanche, rappeler la parentalité, la responsabilité parentale des familles, je pense que c'est quelque chose qui est impératif.

2:09
Invité politique

Voilà, et c'est ce que propose Eric Dupont-Moretti, qui propose un stage d'apprentissage à la parentalité. Lorsque les parents ne savent plus être parents, il faut que l'État fasse le job ?

2:17
Présentateur

Il faut que, je pense qu'au regard de ce qui se passe aujourd'hui, on voit qu'on a un tissu familial qui se délite, une famille qui s'éloigne, des relations parents-enfants qui sont rendues difficiles par les réseaux sociaux, par l'addiction à l'écran. Il y a un vrai sujet. Et je pense que vu l'impact sur la société aujourd'hui qu'il y a ce délitement familial, il faut que les pouvoirs publics interviennent. Je pense qu'on a la responsabilité de mieux informer les familles. On fait des choses aujourd'hui et je pense notamment à ce qu'on fait avec le ministre du Numérique sur la parentalité numérique. On parle de parents, parlons parents numériques.

Je pense qu'on peut parler de parents tout court, qu'on peut renforcer la communication justement sur cette question de la responsabilité, des outils qui sont à la disposition des familles. Et puis, il faut aller plus loin. Comme Éric Dupond-Moretti, je pense qu'il faut responsabiliser plus fortement les mamans, les pères aussi. On le voit bien, on parle beaucoup de monoparentalité. On a des familles monoparentales aujourd'hui qui représentent 25% des familles dans notre pays. Je crois que déjà la terminologie, elle interroge monoparentalité, comme s'il n'y avait qu'un seul parent.

La réalité, c'est que parce qu'aujourd'hui, on a des familles qui sont recomposées, comme si on dissociait la parentalité, la conjugalité et la parentalité.

3:34
Invité politique

Et souvent, les plus précaires n'ont pas le temps de s'occuper des enfants aussi parce qu'ils courent les petits jobs, qu'ils leur prennent du temps. Il y a aussi un sujet. Comment est-ce qu'on accompagne ces familles qui sont parfois très précaires ? Vous parliez d'ajouter de la misère à la misère.

3:45
Présentateur

Il faut leur donner les moyens d'ailleurs de pouvoir élever leurs enfants. On a depuis plusieurs années maintenant insisté sur le soutien des familles monoparentales, soutien monétaire, notamment en augmentant l'allocation de soutien familial de 50% cette année. On a travaillé aussi à l'extension du complément mode de garde pour ces familles monoparentales, pour les enfants jusqu'à 12 ans parce qu'un enfant entre 6 et 12 ans, il ne se garde pas tout seul. Et donc, leur donner les moyens, leur apporter les services nécessaires à l'exercice de cette parentalité. C'est ce que je vais développer aussi dans le cadre du service public de la petite enfance.

C'est que le président de la République m'a confié la responsabilité d'apporter une réponse justement aux besoins des familles qui cherchent aujourd'hui, par cours du combattant, pour trouver un accueil pour leurs jeunes enfants, développer ces solutions, soit en crèche, dans des accueils collectifs, soit chez les assistants maternels.

4:34
Invité politique

Oui, parce que parmi vos dossiers, Jean-Christophe Combe, il y a celui de la petite enfance. Il y a eu un rapport très sévère d'ailleurs de l'IGAS, l'inspection des affaires sociales. Vous avez fait une série d'annonces suite à ce rapport, notamment 200 millions d'euros par an pour revaloriser les salaires de la petite enfance, mieux contrôler les crèches également. Ça y est, ce service public de la petite enfance dont parlait Emmanuel Macron, il voit enfin le jour ?

4:53
Présentateur

Il voit enfin le jour. Je crois que je suis Premier ministre depuis 30 ans qu'on annonce ce service public à prendre vraiment et réellement les choses en main. Le président de la République a dit qu'il souhaitait qu'on crée d'ici à 2030 200 000 places d'accueil du jeune enfant, encore une fois, dans les accueils collectifs en crèche ou chez les assistants maternels. On a un sujet à très court terme qui est celui de la pénurie de professionnels. C'est pour ça qu'on investit. J'ai fait des annonces la semaine dernière pour augmenter les salaires de ces professionnels. Pour une auxiliaire de puériculture, par exemple, c'est plus de 1800 euros net en plus par an.

Donc c'est quand même une augmentation conséquente. Elles sont attendues. Ça ne fera pas tout. On va devoir mieux travailler sur la formation, l'accès à ces métiers, sur l'organisation du travail aussi en crèche. Il y a un volet qualitatif qui est extrêmement important. On va être plus rigoureux sur les exigences en matière de normes, de qualité, de respect aussi du rythme de l'enfant dans ses établissements qui va redonner du sens aussi au métier de la petite enfance.

5:51
Invité politique

Vous lisez, c'est très difficile de trouver un mode de garde en France. Et quand on trouve en plus, il y a parfois un risque de maltraitance, c'est ce que dit l'IGAS, le rapport de l'IGAS. Qu'est-ce qu'on répond aux parents face à cela ? Comment est-ce qu'on les met en confiance ? Vous dites mettre des normes. Peut-être que ça va impliquer aussi qu'il y ait moins de professionnels encore puisqu'ils doivent être plus formés. Concrètement, est-ce qu'on n'est pas dans une impasse ?

6:12
Présentateur

Non, je ne crois pas. Il y a des choses très simples à faire. Déjà, il faut que les parents parlent aux professionnels. Quand vous amenez votre enfant le matin à la crèche, moi, je les invite vraiment à échanger avec les directeurs, avec les auxiliaires de puériculture, avec les éducateurs du jeune enfant, avec les professionnels qui vont s'occuper de leurs enfants. Je pense que c'est important d'établir ce dialogue. C'est de nature à rassurer. C'est de nature aussi à voir s'il y a des difficultés particulières à pouvoir échanger sur le développement de son enfant. Et puis à côté de ça, effectivement, on va développer des normes. On va renforcer les contrôles.

Aujourd'hui, il n'y a sans doute pas assez de contrôles. On ne contrôle pas forcément les bonnes choses. On contrôle surtout des normes. Je prends toujours cet exemple. On va contrôler la hauteur de la poignée de porte plutôt que de s'assurer que le bien-être de l'enfant est vraiment respecté, est vraiment au cœur du projet d'établissement. Il faut remettre de l'humain. Il faut remettre de l'humain dans tout ça. C'est clair. Les métiers du lien, du soin, de l'accompagnement, c'est des métiers de l'humain. Et donc, il faut investir sur l'humain. Ce qu'elles me disent, moi, les auxiliaires de puériculture aujourd'hui, c'est qu'elles ont perdu le sens de leur métier.

Justement parce qu'on avait une vision très quantitative, très sanitaire aussi, de l'accueil du jeune enfant dans ses établissements ou à domicile pour les assistantes maternelles. Et qu'il faut rappeler ce que c'est, en fait, le cœur de ce métier. C'est quand même assurer l'éveil, l'éducation des enfants dans les trois premières années de leur vie, qui sont des années qui sont extrêmement importantes pour la construction de l'individu, pour la construction de la société aussi, s'ils jouent énormément de choses. Et donc, elles ont un rôle extrêmement important pour l'enfant comme pour la société.

Et je pense que c'est important de le rappeler et de redonner du sens à ces beaux métiers de l'humain.

7:53
Invité politique

On parle aussi du paradoxe d'ouvrir au privé l'opportunité de faire des crèches. Le gouvernement dit que ça permet d'innover. Ça implique aussi, comme ce qu'on a vu dans les EHPAD, une pression sur les prix, une pression sur le matériel. Est-ce que vraiment l'ouverture au privé du secteur de la petite enfance, ça a permis ce que dit le gouvernement, à savoir l'innovation ?

8:11
Présentateur

Ça a permis de développer, je pense, des places dans certains territoires. C'est qu'on n'a pas forcément donné les financements nécessaires aux communes pour développer l'offre d'accueil du jeune enfant. C'est ce que je veux faire dans le cadre du service public de la petite enfance. D'ailleurs, il y aura une mesure concernant le service public dans le projet de loi plein emploi qui sera présenté la semaine prochaine au Sénat, qui est important. L'idée, c'est vraiment de donner les moyens et de responsabiliser les communes pour le développement de cette offre d'accueil. C'est extrêmement important. C'est vraiment au cœur du service public de la petite enfance.

8:43
Invité politique

Il y a la petite enfance, à l'autre bout de la vie, il y a la vieillesse. Et dans les EHPAD, un protocole est mis en place face aux fortes chaleurs. Mais il faut penser aussi à ceux qui sont seuls chez eux, ceux qui sont plus fragiles. Vous avez été directeur de la Croix-Rouge. Cela vous rend sans doute particulièrement sensible à ce sujet. Aujourd'hui, cet été, comment prendre à soin aux personnes qui sont seules chez elles face à la canicule ?

9:06
Présentateur

Il y a un fil rouge dans mes responsabilités aujourd'hui. C'est celui de la protection des personnes vulnérables dans notre pays. Et on sait que des personnes vulnérables, soit liées à l'âge, liées au handicap, liées à une maladie particulière, elles sont beaucoup plus impactées par les événements climatiques, en particulier par les fortes chaleurs. On a beaucoup appris depuis la canicule de 2003. On a mis en place des dispositifs qui permettent de mieux informer, d'alerter et de mobiliser les professionnels. Concrètement, de quoi s'estime ? C'est de passer les bons messages.

C'est-à-dire que quand on est une personne âgée, il faut s'hydrater parce que le risque de déshydratation est extrêmement important. C'est physiologique. Il faut boire parce qu'on a un corps qui réagit plus difficilement à la chaleur, qui régule moins bien la température. Il y a un risque à la fois de déshydratation et de coup de chaleur. Il faut préserver aussi la température dans son habitat. Donc, fermer les volets, aérer la nuit, c'est des choses simples. Pouvoir bénéficier aussi de pièces rafraîchies.

C'est pour ça qu'on recense sur l'ensemble du territoire les endroits où on a des zones fraîches ou climatisées, dans les EHPAD, dans les crèches justement, dans des salles municipales, qui permettent aux personnes âgées de venir se reposer pendant la journée. Et puis surtout, il y a quelque chose qui est très important, c'est le lien social. Et ça, c'est quelque chose que j'ai appris effectivement à la Croix-Rouge. Notre résilience collective, elle passe par la culture de ce lien social. Aujourd'hui, on a créé les fichiers communaux canicules. En fait, c'est des fichiers qui permettent de repérer les personnes qui sont isolées et de garder le contact avec elles. Donc, on va les appeler.

Une liste des personnes seules. Exactement, une liste des personnes seules. En plus, l'été, vous avez vos enfants qui partent en vacances, etc. Vous vous retrouvez tout seul chez vous. C'est bien de savoir qu'il y a des gens qui s'inquiètent de votre santé et de votre sécurité. Ça passe souvent par les CCS, donc par les communes. Donc, on appelle ces personnes. On prend de leurs nouvelles. On leur donne des consignes. On leur demande si ça va bien. On va les voir aussi lorsque c'est nécessaire à domicile pour pouvoir leur apporter le soutien nécessaire.

11:11
Invité politique

Nous sommes avec Jean-Christophe Combe, le ministre des Solidarités. Tout autre sujet, Jean-Christophe Combe. Le débat en ce moment sur la fin de vie. Vous avez pris la parole dans le Figaro. Vous partagez vos inquiétudes quant au signal envoyé à la société, notamment aux plus vulnérables, par une loi sur la fin de vie qui ouvrirait largement l'aide active à mourir. Il y a un très large consensus sur les soins palliatifs. La classe politique, comme le personnel médical, tout le monde est d'accord. Mais la loi qui se dessine voudrait concomitamment développer les soins palliatifs et l'aide active à mourir. Le faire concomitamment, c'est possible ?

11:41
Présentateur

Déjà, j'ai effectivement fait part d'un certain nombre de convictions. Je crois que c'est important. On travaille aujourd'hui au gouvernement à construire un consensus. C'est ce que souhaite le président de la République. C'est important. Et moi, c'est vrai que je porte la voix des personnes vulnérables, de ceux que je protège et j'accompagne dans mon engagement. Et à travers ça, j'ai dit trois choses. J'ai dit qu'il fallait que vous fassiez attention au message collectif qu'on envoyait. Parce qu'une loi sur la fin de vie, c'est effectivement répondre à une aspiration individuelle, à une liberté.

Mais on envoie derrière un message et ce que je ne voudrais pas, c'est qu'implicitement, les personnes vulnérables dans notre pays, qui se sentent seules, qui sont fragiles, pensent qu'en faisant évoluer ces questions de l'aide active à mourir, leur proposent de mettre un terme plus rapide à leur jour. Parce qu'elles sont fragiles, parce qu'elles pourraient être un poids pour la société ou leur famille. Je pense que c'est très important de faire attention au message qu'on délivre. La deuxième chose, c'est de dire que les soins palliatifs et l'aide active à mourir, c'est deux choses qui sont complètement différentes. Les soins palliatifs, c'est le soin.

L'aide active à mourir, c'est un choix de société. Le ministre de la Santé l'a rappelé, et je le soutiens, l'attention particulière qu'il faut porter aussi aux soignants dans ce débat-là. Et je pense, pour répondre à votre question très précisément, que la question de l'accès aux soins palliatifs doit être un préalable avant d'envisager l'évolution de la loi.

Et la troisième chose que j'ai dite, c'est que je pense qu'on peut et on doit construire un modèle spécifiquement français qui met la personne au cœur du débat, qui repose sur le refus de l'obstination des raisonnables des soins, de l'acharnement thérapeutique exactement, qui repose sur un accès précoce et pour tous aux soins palliatifs, qui repose aussi sur la question du lien social, je l'ai dit, sur le soutien aux aidants, et puis sur un regard positif qu'on doit porter sur les vulnérabilités dans notre pays. Et ça, pour moi, c'est vraiment le plus important et ça doit être le préalable.

13:52
Invité politique

Vous parlez de signal. Est-ce que vous craignez que certaines personnes en situation de fragilité, vulnérables, se disent, j'ai cette opportunité, je n'y serai pas allé naturellement, mais puisque la société me le permet, je vais demander cette aide active à mourir ?

14:05
Présentateur

On le voit, il y a un risque derrière, puisque ce qu'on voit de façon très claire, c'est qu'aujourd'hui, les personnes qui n'ont pas accès aux soins palliatifs sont trop nombreuses à demander à mourir, à abréger leur vie prématurément. C'est pour ça que la question des soins palliatifs et de l'accès à tous aux soins palliatifs est impréalable à tout ça.

14:29
Invité politique

Les soignants sont vent debout. Il y a plusieurs organisations qui représentent 800 000 soignants qui ont dit leur opposition. Est-ce que le gouvernement l'entend ?

14:37
Présentateur

On l'entend, je pense qu'encore une fois, avec François Braune, on a fait part justement de l'écoute et d'avoir entendu ce message. On sera extrêmement vigilants. Je sais qu'Agnès Firmin-Le Baudot, qui porte ce débat et l'élaboration d'une loi sur ce sujet-là, a aussi conscience de ça, de ce débat, et donc on y sera très attentifs. Je serai à la fois attentifs, encore une fois, au message collectif qui est envoyé aux personnes vulnérables dans notre pays et au respect du rôle des soignants, parce que je pense que c'est quelque chose d'extrêmement important, a fortiori, dans le rôle qui est le mien aujourd'hui. Merci beaucoup, Jean-Christophe Kohn, d'avoir été ce matin notre invitation.

15:19
Invité politique

Je rappelle que vous êtes ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des personnes handicapées. Merci.