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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 21 avril 2019 12 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asile

Réunion publique à Beaucaire (30) : discours de Jérôme Rivière

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 75 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Invité politiqueChiffre
    « plus de 74% des électeurs qui sont satisfaits »
  • 1:08Invité politiqueChiffre
    « près de 11 millions de Français il y a deux ans »
  • 4:08Invité politiqueChiffre
    « 525 millions d'euros dans les poches des contribuables européens pour les distribuer entre 2019 et 2020 »
  • 4:44Invité politiqueFait
    « ce fonds organisé par la Commission européenne, c'est un fonds illégal »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « Les sanctions qui ont été prises contre l'Iran ont avant tout pénalisé des entreprises françaises »
  • 10:24Invité politiqueFait
    « le président de la République [...] doit rester le dépositaire du sacrifice de tous les Français »
  • 11:01Invité politiqueFait
    « le président est le garant de l'indépendance nationale »
  • 11:13Invité politiqueFait
    « comment imaginer qu'il puisse transmettre ou partager la dissuasion nucléaire ? »

Temps de parole

  • Jérôme Rivière100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:05
Jérôme Rivière

Merci Jordan. Heureux, je peux vous dire que je suis heureux aujourd'hui d'être dans le Gard à Bocaire. Vous aussi ? Et je suis heureux parce que je viens en voisin et qu'ici, comme dans les communes du Var à Fréjus ou au Luc ou un peu plus au nord à Hénin-Beaumont, vous êtes des précurseurs éclairés. Vous avez choisi de faire confiance à des femmes et à des hommes du Rassemblement national, ici au talentueux Julien Sanchez. Et les résultats sont là. Et comme dans toutes les communes dirigées par une équipe du Rassemblement national, c'est plus de 74% des électeurs qui sont satisfaits.

Et je peux vous dire que plus les électeurs sont satisfaits, plus le système est triste, plus les journalistes sont furieux, mais la démonstration est faite. Et c'est ce travail de proximité qui a permis à Marine de réunir sur son nom, sur son projet, près de 11 millions de Français il y a deux ans. C'est parce que nos élus font ce qu'ils disent, qu'élection après élection, nos scores s'amplifient.

Si, il vous l'a rappelé, j'ai été quelque temps égaré à l'UMP, mais justement, au contraire de tous les LR qui parlent comme nous, mais agissent dans la réalité lorsqu'ils sont élus comme des européistes, des globalistes, nous, nous poussons toujours la préférence nationale ou la préférence locale, comme Marine vous l'expliquera tout à l'heure, parce que ces principes permettent de rester enracinés dans notre pays pour en assurer la préservation et le transmettre aux générations futures. Nos adversaires parlent d'Europe à tout bout de champ pour essayer de faire croire que nous sommes des anti-européens, mais rien n'est plus faux.

Eux, ils défendent la Commission, un système opaque qui est en fait au service d'une finance internationale qui agit contre l'intérêt des peuples et des nations. Nous, nous défendons les peuples et les nations qui, depuis mille ans au moins, forment cette Europe. Qui peut croire qu'une Europe submergée de migrants resterait l'Europe ? Et en ce samedi de Pâques, je rappellerai les propos du cardinal Robert Sarra. L'Occident a une mission universelle à cause de sa culture, de sa foi, de ses racines et de son lien personnel avec Dieu. Si l'Occident perdait ses racines, il y aurait un bouleversement énorme et terrible dans le monde.

Oui, mes amis, je vous le dis, la France est la pierre angulaire de l'Occident. Et c'est la raison pour laquelle ce qui se joue dans notre pays est si important pour l'avenir collectif en Europe. Et ce même cardinal de nous dire que l'Europe doute d'elle-même, a honte de son identité chrétienne, et c'est ainsi qu'elle finit par attirer le mépris. Eh bien, notre projet, c'est un projet de fierté. Ce projet, qui est porté par la liste conduite par Jordan, soutenu par Marine, a pour ambition de redonner toute leur place aux nations qui composent l'Europe pour qu'elles puissent enfin librement coopérer.

J'illustrerai cette ambition collective que nous avons par un exemple dont on parle peu, mais qui est important. C'est celui de la défense. On nous baratine, vous savez, depuis des années, en nous expliquant que l'Europe, c'est la paix, en oubliant les terribles guerres civiles qui ont eu lieu en Irlande, en oubliant le démantèlement de l'ex-Yougoslavie, en oubliant le Kosovo. L'Europe, loin de là, ça n'a pas toujours été la paix. C'est même sur notre continent que se sont déroulées les plus terribles batailles. Mais l'Europe, la Commission européenne, voulant s'emparer de ces sujets, elle a décidé aujourd'hui de s'occuper de défense.

Un fonds européen de défense a été annoncé l'année dernière à grand renfort de publicité. Et cette Commission a décidé de prendre 525 millions d'euros dans les poches des contribuables européens pour les distribuer entre 2019 et 2020 dans le cadre de recherches de défense et de développement. L'objectif qui est affiché par cette Europe, qui se mêle de ce qui ne la regarde pas, c'est d'encourager la recherche de défense, d'encourager les acquisitions conjointes. Vous savez, ce discours technocratique qu'on nous sert émission après émission.

La réalité, et c'est important, ça paraît bénin, mais c'est pourtant essentiel, c'est que ce fonds organisé par la Commission européenne, c'est un fonds illégal, puisqu'il ne s'occupe pas de défense civile, mais de défense militaire. Et même le traité de Lisbonne, vous savez, ce mauvais traité que Sarkozy nous a imposé en 2007, alors qu'en 2005, nous avions gagné dans le cadre d'un référendum, nous avions gagné notre volonté de liberté. Sarkozy nous a imposé ce traité de Lisbonne, qui est un mauvais traité, et pourtant, même ce traité exclut que la Commission s'occupe d'affaires de défense. Et pourtant, aucun État, aucune voix ne s'est élevée contre ce fonds européen de défense.

Comme à chaque fois, la Commission grignote petit à petit les pouvoirs régaliens des États. À l'Assemblée nationale, Louis Alliot, Gilbert Collard, qui sont à la Commission de la Défense, sont des voix qui portent. Mais nous devons aussi porter ces voix-là pour stopper ce projet de la Commission, qui n'a comme objectif que de mettre un modèle fédéral en place. Ce fonds, au-delà d'être illégal, est en plus aberrant, puisque la Commission n'a aucun moyen technique pour appliquer un projet en matière de recherche et de défense militaire.

Quand vous faites des projets de défense militaire, et la France dépense chaque année 750 millions d'euros dans le domaine, tout cela doit correspondre à des besoins désarmés. Elles sont chacune dirigées par un chef d'État-major national, et les besoins sont par nature différents. Mais pour pousser ce fonds, la Commission multiplie tous les compromis et joue avec notre argent. Un exemple, rien n'empêchera une société qui n'appartient pas à l'Union européenne de bénéficier de cet argent, de notre argent, de l'argent des contribuables.

Le système qu'il a mis en place, impossible d'empêcher, par exemple, une entreprise allemande, qui aurait été rachetée par une entreprise qui n'appartient pas à l'Union européenne, et qui aurait créé une société dans un État laxiste, mettons, le Luxembourg, de bénéficier de ces fonds. C'est notre argent qui partirait hors de l'Union européenne, encore une fois, la préférence étrangère, toujours la préférence étrangère, au service d'un projet fédéraliste que nous rejetons. Tout cela avec des montages financiers, opaques, possibles, réels, organisés au détriment systématique des citoyens des nations de l'Europe.

Et cette Commission, qui n'aime pas les nations libres, et la France pendant longtemps a été une de ces nations libres, a organisé ces projets de telle sorte qu'il faille toujours avoir au moins trois pays, avec trois entreprises, parce qu'elles détestent les coopérations bilatérales. Et pourtant, en matière de défense, ce sont des coopérations bilatérales qui ont porté notre effort et qui ont porté nos succès, je pense, et je citerai uniquement MBDA, l'entreprise qui permet à la France aujourd'hui, et au Royaume-Uni dans le cadre d'une coopération, de posséder une véritable souveraineté et une autonomie dans le domaine des missiles.

Je sais que ce n'est pas facile dans un meeting de parler de ces sujets-là. Je sais que ces sujets peuvent paraître opaques, mais pourtant, c'est essentiel dans le cadre de cette élection européenne, parce qu'il s'agit de notre souveraineté. Et au-delà des investissements en matière de recherche et développement, quand on parle de défense, de politique étrangère, il s'agit de pouvoir choisir nos alliés et de bien comprendre quelles sont les menaces auxquelles nous devons faire.

Mais comme toujours depuis Sarkozy, et c'est la raison pour laquelle j'ai quitté l'UMP à l'époque, c'est à cause de Sarkozy, cet homme qui nous a soumis, qui nous a intégrés au commandement militaire de l'OTAN, les dirigeants français sont maintenant obsédés par la Russie. Mais cette obsession, c'est avant tout une obsession des Américains. Elle nous fait oublier les véritables menaces. La Chine, qui s'accapare à l'accès des matières premières, nos ennemis, le terrorisme islamiste, en choisissant la tutelle de l'OTAN, une posture de soumission, nous épousons sans discernement les querelles des Américains.

Les sanctions qui ont été prises contre l'Iran ont avant tout pénalisé des entreprises françaises. La société Peugeot a été fortement pénalisée par ces sanctions. Personne au gouvernement de la France n'a bougé le petit doigt. Le retrait américain du traité des forces nucléaires intermédiaires, on n'en parle pas, mais il a une conséquence immédiate, c'est de réactiver la course aux armements, et on ne le sait pas. Mais aujourd'hui, il n'y a plus aucune limite au stationnement d'armes offensives non européennes sur notre territoire européen. Qui peut prétendre aimer vivre dans un territoire surarmé ?

La diplomatie française en raison de notre histoire à cause des Outre-mer, elle est ouverte sur le monde, mais aujourd'hui, que ce soit avec l'OTAN, que ce soit avec le traité d'Aix-la-Chapelle, nous sommes enfermés dans des face-à-face avec l'Allemagne ou avec la Commission, et la France perd sa stature universelle, s'enfonce dans une dépendance mortifère. Nous combattrons le projet de Macron d'Europe de la Défense, qui est un projet fédéraliste. Il ne peut pas y avoir d'armée européenne sans un État fédéral. Nous ne voulons pas d'État fédéral, et ceux qui soutiennent ce projet commettent des triples trahisons. Ils trahissent la notion de sacrifice.

Si la nation, comme l'a illustré la très belle victoire que nous fêtions l'année dernière, de 1918, pouvaient demander à ces soldats le sacrifice ultime de leur vie. Qui peut croire que demain, un chef d'État-major européen demanderait à des soldats français d'aller payer le prix du sang ? Le président de la République, et ça, Marcon nous a trahis là-dessus, le président de la République doit rester le dépositaire du sacrifice de tous les Français qui, depuis des siècles, ont donné leur vie pour que la France soit libre et reste libre. La deuxième trahison, c'est celle du rôle du président de la République.

Mais pensez-y, quand on le voit à la télévision, on le regarde creux, on l'oublie, mais il a été élu et il est le chef des armées. C'est prévu par l'article 15 de notre Constitution. Il est le garant et le défenseur de la nation. Il n'a pas le droit de brader cette responsabilité à un ministre de la Défense. Et enfin, toujours, notre Constitution, à laquelle nous sommes attachés et que nous défendrons. Cette Constitution, elle prévoit dans son article 5 que le président est le garant de l'indépendance nationale, garant de l'indépendance nationale. À ce titre, comment imaginer qu'il puisse transmettre ou partager la dissuasion nucléaire ? C'est l'ultime garant de notre souveraineté.

Alors, je sais, si ces sujets de défense ne sont pas toujours faciles, il n'en reste pas moins essentiel de rester vigilant et de faire obstacle à ce projet de commission fédéraliste. Jordan vous l'a dit, l'ensemble des élus sur cette liste, tous les élus du Rassemblement national, les militants, les électeurs, la plupart des Français aiment passionnément leur pays. Et nous savons que c'est dans une France forte, coopérant librement avec ses voisins, que nous bâtirons un avenir procès. Alors, le 26 mai prochain, pour faire obstacle au projet de démantèlement et de soumission du pays porté par Macron, il faut voter pour la liste conduite par Jordan et soutenée par Marine.

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