đŽ Le ministre de l'IntĂ©rieur sur le traitement de lâinceste et la situation des parents protecteurs
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Quels moyens humains et financiers sont alloués à la lutte contre l'inceste et comment les comparez-vous à d'autres priorités comme le narcotrafic ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Les enquĂȘteurs ne peuvent traiter que 5 % des signalements. ConsidĂ©rez-vous les moyens allouĂ©s suffisants ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Quelle est la rĂ©partition gĂ©ographique des 400 enquĂȘteurs supplĂ©mentaires dĂ©diĂ©s aux violences intrafamiliales ?
- 14:00RelanceĂludĂ©e
Le terme 'avouer' utilisé lors d'une audition est-il approprié pour un enfant de 3 ans et demi ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Les plateformes numériques sont-elles soumises à une obligation de signalement des contenus pédocriminels en France ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les UAPED sont-elles moins utilisées par la police que par la gendarmerie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00MinistrePromesse
« On aimerait bien avoir 24 heures de plus pour prolonger un certain nombre d'enquĂȘtes. »
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des viols et agressions sexuelles incestueuses parentales sur mineur avec notamment une attention particuliĂšre portĂ©e Ă la prise en compte de la parole de l'enfant et Ă sa prosection effective pendant toute la durĂ©e de la procĂ©dure. DĂšs le dĂ©but de nos travaux, il nous a Ă©tĂ© indiquĂ© que la premiĂšre audition de la victime Ă©tait d'une importance capitale pour la suite de la procĂ©dure et qu'une audition mal conduite rendait peu probable l'aboutissement d'un dossier d'inceste. Or, si des progrĂšs ont Ă©tĂ© accomplis au cours des derniĂšres annĂ©es, forcĂ© de constater que le nombre d'enquĂȘteurs formĂ©s au protocole nichre, comme le nombre de SalmĂ©lanie ou le recours aux UAPD sont encore trop limitĂ©s pour produire des effets mesurables sur les taux de condamnation.
Au-delà de la premiÚre audition de l'enfant victime, [raclement de gorge] c'est aussi la nature des actes d'investigation mené ou non qui pÚse sur la manifestation de la vérité. [raclement de gorge][toux] Là encore, nous disposons de trop nombreux témoignages qui pointent du doigt le manque cruel d'investigation poussée. Nous souhaitions donc vous entendre afin d'évoquer avec vous l'adéquation des moyens humains et financiers aux enjeux colossaux que représente l'inceste et tracer ensemble avec vous des perspectives concrÚtes pour apporter une amélioration notable du traitement judiciaire de ces affaires dans un futur proche.
Nous le souhaitons en tout cas tout en respectant bien sûr la présomption d'innocence, les droits de la défense et j'ai envie de rajouter les droits de la victime. Je vais laisser la parole pour quelques minutes à monsieur le rapporteur avant de poursuivre. Monsieur le rapporteur, merci madame la présidente.
Monsieur le ministre, je vous remercie d'avoir acceptĂ© de venir devant notre commission d'enquĂȘte aujourd'hui. Alors que nous arrivons progressivement Ă la fin de nos auditions et de nos dĂ©placements de terrain, je souhaite rappeler pourquoi cette commission a Ă©tĂ© créée. Elle a Ă©tĂ© créée parce que des enfants continuent aujourd'hui de dĂ©noncer des violences sexuelles sans ĂȘtre pleinement protĂ©gĂ© par notre systĂšme.
Elle a Ă©tĂ© créée parce que des parents protecteurs, le plus souvent des mĂšres, nous ont alertĂ© sur des situations dans lesquelles des enfants ont parfois Ă©tĂ© maintenus ou renvoyĂ©s auprĂšs du parent dĂ©signĂ© comme agresseur. parce que les enfants prĂ©fĂšrent se donner la mort plutĂŽt que de retourner auprĂšs de celui qui leur prend la vie petit Ă petit. Elle a Ă©tĂ© créée parce que des associations, des victimes, des professionnels de santĂ©, des magistrats, des avocats et des enquĂȘteurs nous ont signalĂ© des dysfonctionnements graves dans le traitement judiciaire et institutionnel de ces affaires.
Depuis plusieurs mois, notre commission auditionne l'ensemble des acteurs concernĂ©s et mĂšne des dĂ©placements de terrain afin de comprendre concrĂštement comment ces situations sont aujourd'hui traitĂ©es dans notre pays. Dans ce cadre, nous avons notamment visitĂ© des UAPD, des unitĂ©s d'accueil pour enfants sans danger, des brigades de protection de la famille ainsi que l'OFM, l'Office des mineurs. Nous y avons rencontrĂ© des enquĂȘteurs profondĂ©ment engagĂ©s mais Ă©galement confrontĂ©s Ă des difficultĂ©s trĂšs concrĂštes, des volumes de signalement extrĂȘmement importants, des outils parfois insuffisants, des besoins d'information, des disparitĂ©s territoriales et des capacitĂ©s d'analyse qui ne permettent pas toujours de rĂ©pondre Ă l'ampleur du phĂ©nomĂšne.
Votre ministĂšre occupe une place centrale dans cette chaĂźne de protection. le recueil de la parole des enfants, les investigations, les cyberen enquĂȘtes, l'analyse des contenus pĂ©docriminels, la coordination des services spĂ©cialisĂ©s ainsi que les moyens humains et technologiques allouĂ©s aux enquĂȘteurs. C'est donc prĂ©cisĂ©ment sur ces sujets que nous souhaitons vous entendre aujourd'hui, monsieur le ministre, vous entendre pour comprendre si notre pays donne rĂ©ellement Ă ses forces d'enquĂȘte les moyens de protĂ©ger les enfants victimes des violences sexuelles et d'incestes.
Merci madame la présidente. Je vous remercie monsieur le président. Monsieur le ministre, je vous rappelle donc que cette audition est ouverte à la presse et qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale.
Avant de vous laisser la parole et d'entamer nos Ă©changes pour environ 2 heures, donc je vous rappelle que l'article 6 de la de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblĂ©es parlementaires impose aux personnes entendues par une commission d'enquĂȘte de prĂȘter serment de dire la vĂ©ritĂ©. Toute la vĂ©ritĂ© rien que la vĂ©ritĂ©. Je vous invite donc, monsieur le ministre, Ă lever la main droite et Ă dire je le jure aprĂšs avoir activĂ© votre micro.
Je jure. Je vous remercie. Je vous laisse donc maintenant la parole pour vos propos liminaires.
Merci beaucoup madame la présidente, monsieur le monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les les députés. Euh d'abord comme proposinaire avant évidemment comme vous m'y invitez madame la présidente avant que nous nous passions une phase d'échange. Jeais vous dire évidemment qu'au cours de de de ma carriÚre de haut fonctionnaires, he j'ai été évidemment confronté à de nombreux drames euh puisque j'ai exercé aussi dans des contextes souvent de de de grande violence he de nombreuses natures terroristes, lutte contre la délinquence organisée, criminalité organisée, lutte contre le trafic de stupéfiant.
Mais c'est vrai que je dois dire que les l'effet de d'inceste constitue une violence d'une nature toute particuliĂšre, une violence qui toucherait un un français sur 10, hein. Donc il y a dans ces affaires un sentiment d'Ă©chec particulier des pouvoirs publics he malgrĂ© l'engagement des services de protection de l'enfance, des enquĂȘteurs, des magistrats, des juges, des professionnels de santĂ©, de l'Ă©ducation nationale. Au sein du ministĂšre de l'intĂ©rieur, je crois que des efforts consĂ©quents ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. notamment dans le cadre de la la l'OPMI hein qui porte sur la pĂ©riode 2023-2027 pour mieux prendre en compte d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale le phĂ©nomĂšne des violences sexuelles des violences sexuelles infrafamiliales. des crĂ©dits ont testĂ© ainsi dĂ©diĂ© Ă l'augmentation du nombre des enquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s et des intervenants sociaux police gendarmerie qui joue un rĂŽle important ainsi qu'Ă la pĂ©rĂ©nisation du dispositif de plainte hors les murs des commissariats et ou des brigades de de gendarmerie.
En 2024 euh 22 19000 pardon 254 faits d'incest ont Ă©tĂ© recensĂ©s. Euh pour ĂȘtre prĂ©cis donc il s'agit des violences sexuelles infrafamiliales non conjuales commises Ă l'encontre des mineurs. La lutte contre les violences infrafamiliales constitue une prioritĂ© gouvernementale.
à ce titre donc d'importants moyens humains et financiers sont dédiés au traitement de ces violences infrafamiliales, sexuelles, sexistes évidemment dont l'inceste. Vous recevrez demain le le gardau. qui vous présentera, je pense, les fondamentaux de la politique pénale en en la matiÚre et les évolutions successives de la loi pénale et de la procédure pénale qui sont intervenu au cours de ces 30 derniÚres années euh puisque des évolutions majeures sont intervenues tant en matiÚre de prescription, celles-ci ont été portées à 30 ans en 2018 avec comme point de départ la majorité de la la victime, l'ùge de majorité soit jusqu'à 48 ans dÚs les prolongés en 2021 si les faits ont été réitéré sur un un autre mineur. [grognement] Par ailleurs, donc en matiÚre de droit pénal matériel, les pénalités ont été aggravés en 2021, notamment dans le cadre de la loi visant à protéger les jeunes mineurs de crimes sexuels portés par madame [grognement] la sénatrice Annique Billon.
Surtout, pour la premiĂšre fois dans l'histoire du droit pĂ©nal, la loi du 21 avril 2021 a inscrit le terme mĂȘme le terme mĂȘme de relation ancestieuse dans le code pĂ©nal. Nommer, c'est dire Ă la sociĂ©tĂ© que cela existe malgrĂ© la prohibition ancestrale de l'incĂšse dans toutes les sociĂ©tĂ©s. Cela me permet de rappeler que toute intervention ou saisine des forces de l'ordre sur des faits du violence intrafamiliale, qu'il soit caractĂ©risĂ© ou supposĂ© Ă force sur des mineurs au sein de la cellule familiale donne systĂ©matiquement lieu Ă ouverture d'une procĂ©dure judiciaire.
SystĂ©matiquement lieu Ă ouverture d'une procĂ©dure judiciaire. Toutes les plaintes relatives Ă des faits de de violence sexuelle sur des mineurs ou majeurs sont prioritaires pour les services d'enquĂȘte, y compris en cas de prescription apparente des faits. Elles font l'objet d'un suivi par la hiĂ©rarchie lequel est facilitĂ© par l'utilisation de logiciels de suivi dĂ©diĂ©. une revue des portefeuilles des enquĂȘteurs mutĂ©s et systĂ©matiquement rĂ©alisĂ© afin d'Ă©viter que des dossiers se retrouvent sans affectateur.
Et si une affaire devait ĂȘtre nĂ©gligĂ©e pour dĂ©faut d'investigation, une procĂ©dure disciplinaire serait ouverte pour Ă©tablir les responsabilitĂ©s. Si ces affaires sont prioritaires pour les services d'enquĂȘte, elles ne donnent pas tout lieu Ă des poursuites et Ă des condamnations. InfinĂ©, elle n'aboutissent Ă des condamnations finalement que dans un nombre limitĂ© de cas, ce qui cela ne signifie pas que les plaintes seraient enfondĂ©es ou que les investigations auraient Ă©tĂ© nĂ©gligĂ©es.
Vous connaissez et on échangera évidemment là -dessus he les difficultés probatoires inhérentes à ces faits. Toujours commis sans témoin, le plus souvent sans preuv matérielle objective. La charge de la preuve qui incombe au ministÚre public est principalement fondée sur le récit de la victime, sa constance dans les moindres détails, les circonstances de la leur révélation et leur impact traumatique l'impact traumatique de ces faits comme vous l'avez indiqué madame la présidente, monsieur le le rapporteur.
C'est prĂ©cisĂ©ment parce que la parole de la victime est souvent l'Ă©lĂ©ment central de la procĂ©dure que la matiĂšre dont que la façon pardon la maniĂšre dont nous la recueillons est absolument dĂ©cisive et c'est lĂ que se joue souvent toutes les suites de l'enquĂȘte. C'est souvent lĂ que tout se joue. C'est vrai pour l'ensemble des infractions, mais davantage encore pour les victimes d'inceste et plus encore lorsqu'il s'agit d'enfant qui ne mesure pas forcĂ©ment Ă quel point ce qu'il subissent est interdit.
Entretenu qu'ils sont de par l'agresseur dans dans entretenu qu'ils sont par l'agresseur dans le dans la négation de de de cet interdit. Euh le recueil de la parole exige de la formation. Donc nous y reviendrons.
Et la sensibilisation des policiers et gendarmes aux violences sexuelles, notamment celle commise sur des mineurs, a trÚs nettement progressé ces derniÚres années. La sensibilisation à la posture à adopter auprÚs des victimes commence d'ailleurs dÚs la formation initiale pour l'ensemble des policiers et des gendarmes. Des modules spécifiques sont consacrés aux violences intrafamiliales et aux atteintes sexuelles sur mineurs.
Elles font intervenir des enquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s et des psychologues. Ces formations sont complĂ©tĂ©es tout au long de la carriĂšre dans le cadre de la formation continue ou de la formation de ou la ou de recyclage. Cette sensibilisation se poursuit dans le cadre donc comme je disais de la formation continue et nombre de de vos auditionnĂ©s ont mentionnĂ© donc le le protocole nich qui permet Ă la fois de recueir la parole de maniĂšre fiable et de prĂ©server l'enfant d'une souffrance supplĂ©mentaire. grĂące Ă l'utilisation de questions ouvertes et l'adaptation des Ă©changes aux capacitĂ©s cognitives.
Depuis 2016, ce sont enquĂȘteurs qui ont Ă©tĂ© formĂ©s Ă ce protocole, hein, donc en police comme en gendarmerie et pour ĂȘtre plus prĂ©cis, 1032 policiers et 2116 gendarmes qui ont Ă©tĂ© formĂ©s Ă ce protocole. C'est Ă©videmment perfectible et nous serons attentifs Ă vos recommandations. Le protocole Nich prĂ©sente reprĂ©sente le niveau le plus abouti de ce qui peut ĂȘtre fait en matiĂšre de recueil de la parole de l'enfant.
Mais il ne faut pas penser qu'on ne peut rien faire de bien en l'absence de ce protocole. Il existe de nombreux autres modes de formation qui permettent Ă des enquĂȘteurs non spĂ©cifiquement formĂ©s Ă ce protocole d'accueillir et d'auditionner correctement un enfant victime. Le recueil de la parole, cela nĂ©cessite Ă©galement des lieux adaptĂ©s.
Les auditions du mineur victimes doivent se dĂ©rouler dans des locaux confidentiels, neutres et non non anxiogĂšne. C'est tout l'objet depuis maintenant les annĂ©es 90 des salles MĂ©lanie qui se sont dĂ©veloppĂ©es. Espace dotĂ© de jouets de matĂ©riel pĂ©dagogique favorisant la maĂŻse en confiance Ă©quipĂ© de systĂšmes d'enregistrement et de glace sans teint permettant Ă d'autres enquĂȘteurs ou professionnels de suivre l'entretien sans sans perturber le rĂ©cit de la victime.
La gendarmerie dispose aujourd'hui de 286 salles mélanies réparties sur le territoire national complété par 436 kits mobiles pour les situations nécessitant une intervention en dehors des structures fixes. La police nationale en compte 88. Donc 88 sales Mélanie pour la police nationale.
Les UAPD sont complĂ©mentaires des salles MĂ©lanie puisqu'elles permettent une prise en charge globale nĂ©cessaire des enfants victimes de violence sexuelle au-delĂ du seul traitement judiciaire. Quand elle est pleinement fonctionnelle et situĂ©e Ă proximitĂ© du service d'enquĂȘte et du domicile de la victime, l'utilisation de l'UAPED est un atout majeur du fait de la rĂ©alisation dans une mĂȘme unitĂ© de temps et de lieu de tous les actes qu'il s'agisse du traitement judiciaire du des faits dĂ©noncĂ©s de donc et donc l'audition du mineur mais mais Ă©galement pardon des examens mĂ©dicaux lĂ©gals ou des examens psychologiques. Le recueil de la parole et plus globalement la rĂ©solution de ces affaires complexes exige Ă©videmment, et vous l'avez citĂ© madame la prĂ©sidente, monsieur le rapporteur, des enquĂȘteurs en nombre suffisant.
J'ai annoncĂ© en fĂ©vrier dernier un plan d'investigation prĂ©voyant 700 personnels supplĂ©mentaires, donc 700 OTP supplĂ©mentaires dont 400 enquĂȘteurs seront flĂ©chĂ©s sur le traitement des violences intrafamiliales, y compris les violences sexuelles faites aux mineurs avec des recrutements ciblĂ©s vers les brigades traitant de ces contentieux. Une partie de ces enquĂȘteurs permettra Ă©galement de poursuivre le dĂ©ploiement du rĂ©seau territorial de l'I de l'office des de l'office des mineurs. Lo min.
Ces enquĂȘteurs doivent disposer des outils juridiques Ă la hauteur de leur mission. Ă cet Ă©gard, je je crois que c'est quelque chose qui m'est signalĂ© trĂšs rĂ©guliĂšrement et qui a dĂ» vous ĂȘtre signalĂ© dans les auditions auxquelles vous avez procĂ©dĂ©. Le dĂ©lai de 48 heures de garde Ă vue est souvent insuffisant pour mener Ă bien les investigations, notamment pour l'exploitation des supports numĂ©riques qui ont Ă©tĂ© saisis tĂ©lĂ©phone, ordinateur, messagerie ou auditionnĂ© l'entourage proche de la victime, les autres enfants, la famille dont les dĂ©clarations sont essentielles pour contextualiser les choses et consolider lĂ oĂč les preuves.
Ă l'instard d'ailleurs de ce qui existe pour la criminalitĂ© organisĂ©e, il peut paraĂźtre souhaitable d'instaurer la possibilitĂ© de prolongation dĂ©rogatoire de la guĂȘ de 24 he de la garde Ă vue accordĂ©e par le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention pour les crimes de cette nature. J'aurai l'occasion dans le cadre du projet de loi repost de solliciter une extension de 24 heures pour la criminalitĂ© organisĂ©e en col blanc dĂ©linquence financiĂšre et franchement pour ce type de de dĂ©linquence et de linceste ça me paraĂźtrait tout Ă fait tout Ă fait pertinent. Pour finir il est important de rappeler que la police et la justice interviennent malheureusement aprĂšs les faits voire parfois trĂšs longtemps aprĂšs les faits et l'action des forces de l'ordre Ă©videmment ne peut se suffire Ă elle seule.
Il est crucial et je pense que vous en avez Ă©videmment conscience de sensibiliser l'ensemble des professionnels, des bĂ©nĂ©voles, des citoyens qui cĂŽtoient les mineur au quotidien pour qu'au moindre doute les enquĂȘteurs soient saisis. Les campagnes de prĂ©vention du gouvernement Ă cet Ă©gard marquent les esprits euh et rappelle l'interdit de l'inceste, y compris aux mineurs qui doivent pouvoir sortir du secret que l'auteur incestueux leur a comme je le disais tout Ă l'heure trĂšs souvent imposĂ©. Je veux rappeler d'ailleurs qu'Ă l'automne 2023, un nouveau plan de lutte contre les violences faites aux enfants a Ă©tĂ© lancĂ© pour 2023-2027 sous l'impulsion euh de la premiĂšre ministre et de madame Charlotte Cobel, alors secrĂ©taire d'Ătat chargĂ© de l'enfance et notamment on avait eu tout un tas de de de de diffusion d'affiches de films, de vidĂ©os, tĂ©moignages qui avaient Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s, campagne qui a Ă©tĂ© relancĂ©e en octobre novembre 2024.
Voilà ce que je voulais vous dire, madame la présidente, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés en propos en proposinaire. Merci beaucoup euh monsieur le ministre pour ces premiers propos et d'ailleurs premiÚre préconisation. Je vais donc donner immédiatement la parole à à monsieur le rapporteur pour quelques questions.
Monsieur le ministre, lors de nos dĂ©placements Ă l'OFmin et dans plusieurs unitĂ©s territoriales, les enquiĂȘteurs nous ont exprimĂ© qu'ils n'Ă©taient pas matĂ©riellement capable de traiter l'ensemble des signalements reçus. Ă l'OFM, il nous a Ă©tĂ© indiquĂ© que seul 5 % des signalements pouvaient aujourd'hui faire l'objet d'une analyse approfondi faute de moyens suffisants. Des gendarmes nous ont Ă©galement indiquĂ© que les violences intrafamiliales et les violences sexuelles sur mineur reprĂ©sentaient une part importante de leur activitĂ© quotidienne.
ConsidĂ©rez-vous aujourd'hui que les moyens humains, technologiques et budgĂ©taires allouĂ©s Ă la lutte contre la pĂ©docriminalitĂ©, les violences sexuelles surmineures et l'inceste sont Ă la hauteur du phĂ©nomĂšne. Pouvez-vous nous transmettre le budget prĂ©cisĂ©ment consacrĂ© Ă l'OFM, aux brigades de protection de la famille, aux enquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s mineurs, aux outils numĂ©riques d'analyse et plus spĂ©cifiquement Ă la lutte contre l'inceste et la pĂ©docriminalitĂ©. Et pouvez-vous comparer ces moyens avec ceux mobilisĂ©s pour d'autres prioritĂ©s ? de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, notamment la lutte contre le narcotrafic.
Lorsque l'Ătat dĂ©cide de faire d'un sujet une prioritĂ© nationale, il sait mobiliser des moyens considĂ©rables. Pourquoi la protection des enfants victimes de violence sexuelle ne bĂ©nĂ©ficit-elle pas de la mĂȘme montĂ©e en puissance ? C'est une premiĂšre question.
Merci monsieur le ministre. Euh non non, vous répondez à monsieur le rapporteur pour le moment. Je vous remercie.
D'accord. Merci beaucoup. Non, sur les moyens sur la réparation des budgets, moi je ne je ne l'ai pas hein.
Je je compléterai le on a reçu un questionnaire hein qui est pour lequel évidemment on va répondre par écrit. Euh je je n'ai pas la répartition des moyens budgétaires euh des différentes structures qui s'agissent de l'OFM, de la brigade de protection des des famille police nationale. Vous avez aussi les maisons de protection des familles pour la gendarmerie nationale.
Vous avez des enquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s. Donc je n'ai pas cette ces diffĂ©rents budgets mais je vous les donnerai. AprĂšs, en terme de de prioritĂ© pour les enquĂȘteurs, enfin tous les dossiers sont prioritaires.
Enf je voilĂ , je vous le redis, nous moi comme ministre de l'intĂ©rieur et sous l'autoritĂ© Ă©videmment dans ces affaires des des des procureurs he des parquets. Donc nous tous ces dossiers pour nous sont Ă©videmment prioritaires. VoilĂ , je ensuite je dĂ©taillerai en fonction des questions que vous me posez l'ensemble des enquĂȘteurs qui travaillent sur ces sujets dans les diffĂ©rentes structures.
Mais voilĂ , je n'ai pas le le le dĂ©tail budgĂ©taire, mais je je vous le donnerai. Ce que je peux vous dire, c'est que pour ce qui est de pour ce qui est de de de des moyens qu'on y va y consacrer, on a 400 enquĂȘteurs supplĂ©mentaires qui viendront sur ces thĂ©matiques lĂ . Alors, pas forcĂ©ment une thĂ©matique uniquement de l'inceste, hein, mais dans dans toutes les les violences intrafamiliales, dont dont l'inceste.
Donc, ce sera un renfort qui sera assez consĂ©quent actuellement hein sur l'ensemble du sur l'ensemble du du sur les moyens humains hein et financiers qui sont dĂ©diĂ©s Ă l'investigation. Donc mĂȘme si je n'ai pas vraiment le le dĂ©tail, ce que je peux vous confirmer, c'est que ce pour nous c'est bien une politique prioritaire et il y a systĂ©matiquement donc des enquĂȘtes actives qui qui sont menĂ©es euh puisque donc nous avons un taux d'Ă©lucidation he sur les affaires d'inceste, taux d'Ă©lucidation qui n'est pas comptabilisĂ© comme tel. Ce qu'on comptabilise, c'est le taux d' le taux d'Ă©lucidation des viols commis sur des mineurs.
Euh ce taux d'Ă©lucidation Ă©tait sur le pĂ©rimĂštre GN et PN de 69,2 % en 2017. Il atteint maintenant 57,5 donc ce qui est une diminution et qui s'explique par le fait que le nombre de faits constatĂ©s par les services de police et de gendarmerie donc a Ă©tĂ© multipliĂ© par 3, hein. Donc c'est important aussi Ă signaler et ça rĂ©pond en partie Ă votre remarque qui a Ă©tĂ© faite par des enquĂȘteurs sur le fait que seulement 5 % des signalements seraient traitĂ©s.
Euh ce que Ă©videmment je vĂ©rifierai euh les services d'enquĂȘte he comme ceux d'ailleurs de de la justice sortent Ă la difficultĂ© principale de l'administration de la preuve des faits dĂ©noncĂ©s. d'autant plus complexe que les faits rĂ©vĂ©lĂ©s sont anciens et plus on avance dans le temps, plus les faits qui sont rĂ©vĂ©lĂ©s, plus le pourcentage de faits rĂ©vĂ©lĂ©s sont anciens en rĂ©alitĂ©, hein. Donc je vais vous donner un chiffre qui qui est assez qui qui est qui est assez rĂ©vĂ©lateur de tout cela.
En 2016, euh une part une part une proportion pardon de 12 % des mineures victimes qui révélaient des violences sexuelles datant de de dater de plus de 10 ans aprÚs la commission des faits. En 2024, c'était 24 %. 24 %.
Vous avez aussi une libĂ©ration de la parole, les campagnes qui ont fonctionnĂ© et qui font queon a des faits qui sont de plus en plus souvent rĂ©vĂ©lĂ©s et qui sont de plus qui sont souvent assez anciens. Et de mĂȘme, on avait 16 % des mineurs qui victimes qui rĂ©vĂ©laient des violences sexuelles qui avaient eu qui dataient entre 5 et 10 ans aprĂšs la commission des faits. 16 % en 2016 et en 2024 c'est 18 %.
Euh concernant l'OFM, concernant l'OFMINE, euh je veux rappeler que cette OFMIN a Ă©tĂ© créée en 2023, hein. C'est une crĂ©ation d'aoĂ»t 2023 et nous avons un rĂ©seau territorial qui est en cours de dĂ©ploiement avec pour finalitĂ© de professionnaliser davantage le traitement des violences faites aux mineurs et ainsi par exemple en 2025 l'OFMIN a coordonnĂ© une vaste opĂ©ration nationale qui avait abouti Ă l'interpellation de 82 pĂ©docriminels sur le territoire national et comme je vous le disais nous aurons Ă©videmment des renforts qui seront Ă©galement prĂ©vus qui sont Ă©galement prĂ©vus par l'OFM dans le cadre du plan de renfort de de la filiĂšre d'investigation judiciaire. VoilĂ , concernant les les les moyens, nous avons un logiciel de suivi des portefeuilles qui s'appelle suivi J 2 qui permet en police nationale, donc pour l'offmin Ă la hiĂ©rarchie de placer des marqueurs numĂ©riques sur les procĂ©dures les plus sensibles, ce qui est le cas Ă©videmment des affaires d'inceste afin de veiller Ă leur traitement prioritaire par les enquĂȘteurs.
Et actuellement donc nous avons une centaine de de circonscriptions de polices qui sont dotĂ©es de ce logiciel. oĂč plus de 300000 dossiers sont enregistrĂ©s. CĂŽtĂ© euh gendarmerie, cĂŽtĂ© gendarmerie, nous avons et ça je pense qu'on y reviendra, une doctrine qui a Ă©tĂ© fixĂ©e en matiĂšre de lutte contre les violences intrafamiliales concernant les mineurs et notamment concernant l'inceste et une tout un tas de de formations.
Et ce sont pour les structures dédiées sans maisons de protection des familles qui sont qui sont présentes sur l'ensemble du territoire national au niveau local, départemental et régional. Voilà ce que je je peux vous dire rapidement. Je je note he sur le le sujet du budget que je compléterai ma réponse he sur vraiment un la répartition budgétaire en fonction des différents services et la comparaison grosso modo pour autant qu'on puisse la fournir avec d'autres d'autres d'autres priorités de la politique de lutte contre le contre la la délinquence.
Monsieur le ministre, je voudrais faire [raclement de gorge] deux petits rebonds sur vos propos avant de redonner la parole Ă monsieur le rapporteur. Concernant les ETP supplĂ©mentaires dont il est question, vous nous indiquez que 400 donc seront flĂ©chĂ©s sur les violences intrafamiliales. Est-ce que vous avez la possibilitĂ© dĂ©jĂ tout de suite ou sinon nous fournir l'information plus tard, mais euh de nous dire quelle sera la rĂ©partition euh entre service et la rĂ©partition gĂ©ographique de ces effectifs ? puisque bien Ă©videmment dans notre rĂ©flexion nous pension pour les territoires d'outre mer, je pense que ça pourrait ĂȘtre ĂȘtre trĂšs intĂ©ressant et mĂȘme Ă la limite de faire aussi une distinction entre la rĂ©gion parisienne et puis l'ensemble des territoires nationaux.
VoilĂ , ça c'est premier petit rebond sur les ETP et deuxiĂšme chose, nous avons bien compris que la la politique concernant la protection de l'enfance est prioritaire pour les enquĂȘteurs et nous les en remercions. Nous avons rencontrĂ© beaucoup de personnes qui sont vraiment trĂšs investies toutes sur dans leur travail en fait. Mais ce qui nous est remontĂ©, c'est que face au flux qui est tellement important, les enquĂȘteurs sont obligĂ©s de faire un tri dans les affaires.
Alors, si j'ai bien compris, euh vous nous avez indiquĂ© qu'il y a un logiciel qui va pointer les affaires qui sont les plus sensibles, mais il y a Ă©normĂ©ment encore d'autres affaires qui sont peut-ĂȘtre lĂ©gĂšrement moins sensibles et qui ne pourront pas ĂȘtre traitĂ©. Et c'est lĂ en fait que ça devient dramatique madame la prĂ©sidente sur la rĂ©partition des effectifs de la [grognement] du plan d'investigation judiciaire donc c'est 700 effectifs donc 400 pour les violences intrafamiliales donc et 300 qui iront sur une d'autres thĂ©matiques et notamment la criminalitĂ© organisĂ©e Ă©videmment le premier ministre l'a annoncĂ© tout Ă l'heure aux questions d'actualitĂ© en rĂ©pondant Ă monsieur Sioti [grognement] sur le le la rĂ©partition entre les diffĂ©rentes unitĂ©s et l'OFM, je elle est en cours d'arbitrage. VoilĂ .
Bon, Ă©videmment, ça fait partie des prioritĂ©s et quand j'auraiis arrĂȘtĂ© cette rĂ©partition qui est en cours, hein, je vous fournirai Ă©videmment ces chiffres, cette rĂ©partition sur le sur les 200. Je voulais vous donner d'autres Ă©lĂ©ments sur les 200 brigades euh de gendarmerie qui que nous crĂ©ons en fait hein. Donc vous savez que nous avons un plan de crĂ©ation de de 239 brigades de gendarmerie.
C'est 239. Il y en a 80 qui ont été créés en 2024, puis en 2026, on a un plan à 58, il en reste 101 à créer. Un certain nombre d'entre elles sont des brigades qui sont totalement dédiées aux violences intrafamiliales dont les effectifs ont vocation également à travailler sur les dossiers d'inceste.
Bien évidemment, je prends comme exemple celle qui existe à Aven sur elle concernant le le je reviens sur la répartition de la filiÚre. Donc ça c'est pour la gendarmerie. pour la police nationale.
Je reviens donc sur la rĂ©partition de le de de des effectifs de de la filiĂšre investigation euh sur des postes dĂ©diĂ©s au traitement des violences infamiliales, donc notamment dans les groupes de protection des familles, dans la brigade d'atteinte aux personnes, dans les commissariats. Les postes ont Ă©tĂ© publiĂ©s le 3 mars 2026 et la liste des candidatures est en cours d'examen. Donc encore une fois, l'objectif c'est d'abonder de 400 enquĂȘteurs l'ensemble de de l'ensemble de ces services et une partie de ces partie permettra d'abonder l'office des mineurs et surtout de dĂ©ployer les unitĂ©s territoriales de cet office, hein.
VoilĂ . Donc euh Ă ce stade donc on a deux antennes qui ont Ă©tĂ© officiellement installĂ©es en mĂ©tropole Bordeaux et Marseille mais aussi deux en Outreem Ă Cayenne Ă Saint-Denis de la RĂ©union et d'autres ouvertures sont prĂ©vues au cours de l'annĂ©e 2026 euh en mĂ©tropole Ă Lyon, Strasbourg, Versailles, Ăver, Sergie, Melin oĂč les antennes sont prĂȘtes Ă ĂȘtre installĂ©es ainsi qu'Ă Fort de France en Outrem. VoilĂ .
Donc euh et Ă terme, il existera un dĂ©tachement dans chaque territoire de l'outre et le dĂ©veloppement progressif du rĂ©seau territorial de l'Ćuf min permettra de former des personnes ressources dans les antennes et dĂ©tachements Ă mĂȘme de sensibiliser les services d'enquĂȘte qui leur sont rattachĂ©s. VoilĂ , voilĂ ce que je peux vous dire Ă date. La rĂ©partition prĂ©cise, je pense qu'on l'aura maintenant dans les dans les jours qui viennent, hein.
Je donc je je m'engage à vous évidemment à vous la fournir, hein. Je m'engage à vous la fournir sur le la question du tri. Euh voilà , moi je je ce que je sais c'est que toutes les procédures sont suivies, sont suivies de de prÚs euh et on on veille à éviter de se retrouver dans ce genre de situation hein.
VoilĂ , on on y veille et il y a une attention toute particuliĂšre qui est portĂ©e par les les services enquĂȘteurs he sur ces dossiers qui je vous le redis sont totalement prioritaires. VoilĂ . Et donc pour la rĂ©partition des effectifs, je complĂ©terai ma ma rĂ©ponse.
Monsieur le ministre, [raclement de gorge] monsieur le rapporteur, je vous en prie. Ah je Alors, on ma deuxiÚme question serait sur le cursus de formation requis pour intégrer une brigade de protection de la famille. Permet-il de familiariser les inquieteurs aux spécificités de l'inceste, notamment au mécanisme d'emprise, de silenciation, mais également de la compréhension du psychotrauma chez l'enfant et l'adolescent.
Sinon, faudrait-il faire évoluer en ce sens ? C'est bon ? Vous m'entendez ?
VoilĂ . TrĂšs bien. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.
C'est effectivement la question que vous vous posez vraiment une question centrale, celle du cursus de de formation donc que je vais que je vais vous vous dĂ©tailler hein sur la façon dont nos enquĂȘteurs sont formĂ©s sur ces sujets. D'abord vous redire qu'au sein de la police nationale donc on a la structure de la brigade de protection des familles qui sont des unitĂ©s spĂ©cialisĂ©es he dans le traitement des violences inf intrafamiliales des atteintes aux mineurs, des infractions Ă caractĂšre sexuel. Au sein de la gendarmerie nationale, ce sont les maisons de protection des familles, les MPF qui exercent une mission analogue sur le plan judiciaire en appui des brigades territoriales et des brigades de recherche.
En outre, elles assurent une mission centrale de prévention et de sensibilisation auprÚs des victimes du monde de l'éducation nationale, des professionnels du secteur social, éducatif et médical ainsi que du grand public. concernant la gendarmerie, la formation des militaires qui servent en maison de protection des familles intÚgre des intÚgre bien les mécanismes d'emprise euh de psychotraumatisme dÚs les formations initiales continues puis spécialisé hein de niveau N3 du stage qui est effectué au SFRI en lien avec des psychologues et des associations partenaires. Toutefois, les spécificités qui sont propres à l'inceste, notamment la durée des faits, la proximité de l'auteur, les dynamiques de loyauté familial, justifier effectivement un approfondissement ciblé dans les cursus.
Une réflexion est en cours pour garantir et renforcer la fréquence des recyclages et mieux prendre en compte les particularités du trauma chez l'adolescent. La gendarmerie nationale entend poursuivre évidemment cette évolution avec les acteurs spécialisés. Voilà , je vois pas en toute transparence, en toute franchise.
Donc il y a évidemment des des processus de formation à poursuivre sur ces sujets. Euh mais d'une maniÚre générale, les formations en gendarmerie he sont élaborées pour prendre en charge toutes les victimes, qu'elles soient majeur, mineur, adapté à la personne en fonction de la situation opérationnelle et des faits dénoncés. Euh les notions euh d'inceste parental euh et de violence sexuelle sur mineur sont directement abordés dans tous les modules.
He néanmoins sont directement abordés dans tous les modules. à date à date, nous avons 51835 militaires de la gendarmerie qui ont été formés à la prise en compte des violences intrafamiliales depuis 2020 et 842 à l'expertise des mécanismes en place he des des des mécanismes de nature psychologique qui sont mis en place en matiÚre de violence intrafamiliale. Tous les gendarmes reçoivent une formation sur les violences sur de telles violences intrafamiliales donc et sexuelles dÚs la formation initiale avec cinq modules qui sont relatives à la prise en compte de ces types de violence sur une journée de 8h et qui est précédée d'ailleurs d'un enseignement à distance obligatoire.
Donc la formation est donc adaptée au regard du statut et donc au niveau de responsabilité qui est attendue du militaire qu'il soit gendarme adjoint volontaire sous-officier officier. Elle est complétée lors de la formation continue obligatoire pour tous les gendarmes au contact du public et décentralisé au niveau des groupements de gendarmerie départementale. Donc et elle se déroule dans chaque territoire.
Ces formations ont pour objectif d'améliorer l'écoute et l'orientation des victimes mais aussi de repérer les signaux faibles de violence notamment dans la sphÚre familiale. Elles tendent à garantir la bonne prise en compte de la situation ainsi que son traitement. Elles sont élaborées en partenariat avec des psychologues comme je le disais tout à l'heure ainsi qu'avec les partenaires institutionnels et associatifs que sont l'autorité judiciaire et les professionn les professionnels de santé qui peuvent tout à fait intervenir dans ce cadre pour apporter une vision extérieure.
Cette formation porte sur le comportement et la posture adoptée face à la victime, le traitement ainsi que les mécanismes de propre à la psychologie de la victime et jusqu'à des niveaux d'expertise donc au au CNFRI, pardon, j'ai donné l'acronyme tout à l'heure, je n'ai pas donné le le le la signification de cet acronyme qui est le Centre national de formation au renseignement et à l'investigation. Et cette formation plus spécialisée vise à mieux identifier le contexte des vifs, les différents types de maltraitance et acquérir des connaissance approfondies sur les mécanismes de violence et leurs conséquences. Voilà pour ce qui est de de de la gendarmerie.
Pour la police nationale, le cursus de la brigade de protection de la famille forme les policiers. Donc ce cursus informe les policiers dans la lutte contre les violences intrafamiliales, particuliÚrement sur les techniques de prise en compte hein de de l'audition des victime dont les mineurs dont les mineurs. Et ce dispositif comprend lui comme en gendarmerie hein évidemment plusieurs modules pédagogiques qui sont dédiés aux violences faites aux enfants.
Et donc dans le questionnaire Ă©crit que je que je vous transmettrai, donc je donne le dĂ©tail de chacun de de ces diffĂ©rents modules de leur durĂ©e et la description de chacun de de ces modules donc pour la la police nationale. VoilĂ donc pour ce qui est donc de la de la de de la formation les les processus de formation qui sont mis en place et j'insiste sur ce que je vous disais. Ăvidemment, il est il est il est il est Ă©vident et nous en sommes parfaitement conscients qu'il y a encore Ă©videmment des des marges de progression hein dans la dans la prise en compte de dans la perception des signes de de de nature notamment psychologique et dans la la perception au moment de l'audition de des risques de deun meilleure comprĂ©hension par nos nos effectifs.
Mais ça nous en sommes conscients, nous y travaillons. Et vous voyez qu'on a déjà un process de formation qui est trÚs élargi. Alors, monsieur le ministre, je vais faire un petit rebond sur cette séquence formation pour pour vous illustrer ce que sont les déplacements à l'école, le recueil de la parole de l'enfant et les mots qui sont employés.
Euh on m'a fait part d'une situation dimanche dernier lorsque j'Ă©tais au SĂ©nat pour une commĂ©moration importante. Euh et hier lorsque nous Ă©tions en dĂ©placement dans les Yvelines, nous avons entendu euh une Ă©quipe d'enquĂȘteurs qui qui a notamment une personne qui a utilisĂ© un certain mot. Donc pour remettre le le contexte de ma question, je vais vous lire le le tĂ©moignage qu'on m'a fait parvenir.
Il s'agit d'une petite qui a 3 ans et demi. Elle a parlé de ce que son grand-pÚre lui fait subir au nouveaux compagnons de sa mÚre. Elle ne voulait rien dire pour que sa maman ne soit pas triste, dit-elle.
Mais ce compagnon a eu le rĂ©flexe quand mĂȘme de la filmer. La mĂšre a immĂ©diatement consultĂ© le pĂ©diatre de sa fille, portĂ© plainte Ă la police dans une commune du 92. Les agents ont indiquĂ© qu'ils entendraient sa fille sans elle.
Ils sont allés à l'école de la petite sans prévenir la mÚre en pleine classe. Ils ont ensuite appelé la mÚre pour lui dire "On a entendu votre fille, elle n'a pas avoué." La mÚre a été choquée, je l'ai été aussi et cette mÚre a été dévastée d'entendre ça.
Sans aller plus loin dans le tĂ©moignage qu'on m'a fait, il y a quand mĂȘme plusieurs points qui qui peuvent nous interpeller euh dans le dĂ©placement Ă l'Ă©cole. Et ça donc c'est ce que nous expliquaient les enquĂȘteurs hier aprĂšs-midi, on peut parfaitement le comprendre, mais comment se dĂ©placent-ils ? Est-ce qu'ils sont en tenue ?
Est-ce qu'ils sont en civil systématiquement ? parce que là , visiblement, beaucoup des enfants de l'école ont vu que des policiers étaient venus dans l'école et qu'ils étaient venus interroger cette petite fille. Donc tous les enfants étaient traumatisés.
Donc je ne sais pas prĂ©cisĂ©ment dans cette affaire lĂ s'ils Ă©taient en civil ou s'ils Ă©taient en tenue, mais les enfants savent que voilĂ la police est venue et qu'ils ont interrogĂ© la petite. On peut comprendre d'ailleurs qu'elle Ă©tait tellement impressionnĂ©e qu'elle n'est pas qu'elle n'a pas eu envie de parler tout simplement. Ăa c'est la premiĂšre chose.
Et la deuxiÚme chose c'est le choix du vocabulaire qui est utilisé. Alors, je veux croire que il y a de la maladresse hier quand on nous a utilisé le mot de de avouer. L'enfant n'a pas avoué dans une autre situation.
Donc ce mot est est revenu. Je pense que concernant des personnes qui sont formées au recueil de la parole de l'enfant, ce mot-là doit complÚtement disparaßtre. avouer.
C'est un c'est un coupable qui avoue lorsqu'un enfant ne parle pas euh il se tait. Il est peut-ĂȘtre dissociĂ©, il ne comprend pas la situation. Enfin, il y a plusieurs raisons qui font que l'enfant euh n'a pas envie de parler.
Il est terrorisé par l'auteur. Il a peur des conséquences familiales. Il comprend pas trÚs bien ce qui est en train de se passer au sein de l'école.
Donc là , véritablement, je vous alerte au nom de mes collÚgues aussi sur ce genre de situation qui ne doivent absolument pas se reproduire. Monsieur le ministre, voilà , je voulais faire ce rebond. Je sais pas si vous voulez euh y répondre, mais c'est important de vous passer ce message-là .
Face ça m'est difficile, madame la présidente, de rebondir sur une affaire que je ne connais pas. Euh ce que je je donc pour pour une victime donc de 3 ans et demi hein, vous avez vous avez dit 3 ans et demi euh voilà donc je je ne sais pas quel est le service qui a été saisi, qui s'est emparé de de ce dossier dans un département comme vous le savez, je connais bien pour avoir été préfet de police pendant 3 ans et demi. Je voilà , je je je peux pas faire d'autres commentaires que de dire je ne sais pas quel est le service, je ne sais pas quel est le effectivement.
En fait, je vous demande pas de de rĂ©agir sur cette affaire en particulier, c'est peut-ĂȘtre de refaire passer simplement un message euh dans les brigades, dans les commissariats, voilĂ , pour cadrer la la procĂ©dure parce que je suis sĂ»re qu'ils veulent le faire avec beaucoup de bonnes volontĂ©s. Euh mais voilĂ , quand ça arrive comme ça, ça peut ĂȘtre dramatique. Vous vous verrez dans les rĂ©ponses que je que je je formule par Ă©crit he Ă votre questionnaire, on indique bien quand on quand dans la partie qui est consacrĂ©e au lieu des auditions, MĂ©lanie, les salles spĂ©cialisĂ©es, les UAPEL ou les services communs, on explique bien que parfois ces auditions se font en extĂ©rieur parce que ça permet de recueillir plus facilement la parole, hein, donc en extĂ©rieur ou en tout cas ça n'attire pas l'attention d'autres personnes qui peuvent ĂȘtre concernĂ©es.
Donc voilĂ , donc elles sont parfois faites en extĂ©rieur et y compris en milieu scolaire parfois parfois ce qui n'est pas la rĂšgle gĂ©nĂ©rale donc mais vous verrez dans les rĂ©ponses Ă©crites et ça dĂ©pend de chaque cas finalement de chaque situation. Moi je ne connais pas cette situation en tout cas Ă©videmment il s'agit pas le le le terme de de de d'au ne pas appropriĂ© Ă©videmment hein. Ăvidemment on est bien d'accord lĂ ce qu'on ce qu'on vise Ă obtenir c'est une preuve c'est une une confirmation de de de dĂ©nonciation.
C'est ce qu'on recherche dans le dans dans l'acte d'investigation. Euh donc voilà . Donc c'est ça ça montre aussi que ce besoin de formation, il est permanent, il est continu.
Ăa ne peut que confirmer ce que je vous disais tout Ă l'heure. Et sur le le dĂ©placement tenue civile, moi je je ne connais pas le je ne connais pas le service en question, mais en gĂ©nĂ©ral les les effectifs interviennent sont des services enquĂȘteurs qui interviennent en gĂ©nĂ©ral en civil. l'intervention en tenue ne se fait que quand il y a une urgence et on n'est pas sur l'acte d'investigation, on est sur un acte d'intervention.
Donc voilĂ , je pense que la plupart des interventions se font en tenue. VoilĂ . Mais je voilĂ , c'est difficile pour moi de commenter une une enquĂȘte que je je ne connais pas.
Ce que je connais en revanche, c'est vraiment l'engagement des enquĂȘteurs sur sur ces dossiers et leur volontĂ© de toujours Ă©videmment aboutir. Oui. Encore une fois, monsieur le ministre, je vais pas en parler beaucoup plus longtemps, mais la volontĂ© n'est pas d'aller se rendre compte de cette situation en particulier qui m'a qui m'a Ă©tĂ© remontĂ©e.
Elle ne fait qu'illustrer peut-ĂȘtre d'autres situations. C'est simplement de bien repasser le message Ă ce propos. VoilĂ , c'est ce que je vous demande, monsieur le rapporteur, je vous en prie.
Oui, monsieur le ministre, je je voudrais revenir sur l'OFM. Lors de notre visite à l'OFM, il nous a été indiqué que la France dépend encore largement des signalements transmis par des acteurs étrangers, notamment le NCMEC américain. Il nous a également été indiqué qu'en France la les plateformes numériques ne sont pas soumises à une obligation générale de signalement aux autorités françaises des contenus pédocriminels, du grooming ou des situations de sollicitation sexuelle de mineur.
Avez-vous conscience du problĂšme de souverainetĂ© et de protection des enfants que cela pose ? Pouvez-vous vous engager Ă soutenir une obligation lĂ©gale de signalement par les plateforme numĂ©rique et pouvez-vous vous engager Ă renforcer les moyens permettant Ă la France d'identifier elle-mĂȘme ses contenus, ses auteurs et ses rĂ©seaux ? Je poser une deuxiĂšme question.
Au cours de nos travaux, toujours dans le numĂ©rique, autour de nos de nos travaux, nous avons Ă©tĂ© alertĂ©s sur l'existence de groupes de discussion en ligne dans lesquels circulent des discours extrĂȘmement hostiles aux mĂšes protectrices, des conseils visant Ă couper les enfants de leur mĂšre aprĂšs une sĂ©paration, mais aussi parfois des contenus beaucoup plus graves. liĂ© Ă des stratĂ©gies de prĂ©dation sexuelle. Nous avons Ă©galement eu connaissance de groupes dans lesquels circulent des guides expliquant comment approcher une mĂšre cĂ©libataire afin d'accĂ©der Ă ses enfants ou comment obtenir la confiance d'un entourage familial pour se retrouver seul avec des mineurs.
Les services du ministÚre de l'intérieur suivent-il aujourd'hui ces phénomÚnes ? Existe-t-il une stratégie spécifique de surveillance et de lutte contre ces réseaux numériques lorsqu'ils favoris de des violences intrafamiliales, sexuelles ou incestueuses ? Monsieur le ministre, vous avez la parole.
Alors sur le sur les les contenus incitant Ă la pĂ©docriminalitĂ©, on a la plateforme Faros hein qui qui peut ĂȘtre saisie par tout internaute hein et qui est une est un un service de de la DNPJ qui peut saisir le parquet de Nanterre et qui peut mĂȘme aller jusqu'Ă pouvoir dééfĂ©rencer un certain nombre de de sites et qui est compĂ©tente en matiĂšre de en matiĂšre de terrorisme et de pĂ©docriminalitĂ©, hein. Donc donc la plateforme Pharaos existe et on aimerait d'ailleurs l'Ă©tendre hein, c'est on verra si on y parvient ou pas par la loi Ă la possibilitĂ© de la faire Ă©galement intervenir pour les contenus incitant Ă la discrimination, Ă la haine, Ă la violence. C'est un projet que je porte par ailleurs dans dans un dans un autre dans un autre cadre.
Euh sur la la question des de la discussion en ligne, c'est toujours trÚs compliqué parce que ce sont des groupes fermés a priori hein. Donc des groupes d'acteurs, c'est fermés. Vous on n'est pas sur un site donc ce sont des des groupes fermés.
Euh et euh ce qui euh ce qui euh est important ce qui est important de signaler, c'est qu'il faut savoir à quel type de criminalité ça se rattache, hein, puisque la seule façon de pénétrer sur ces sur ces boucles, d'identifier les auteurs, parce que c'est ça le le véritable sujet, hein, c'est de pouvoir infiltrer, c'est de pouvoir pratiquer la cyberinfiltration et d'infiltrer ses groupes pour lutter contre cette forme de criminalité. Alors, est-ce que on peut infiltrer pour cette criminalité là ? C'est possible, on le traite en crimore.
Oui. Donc, on peut infiltrer. VoilĂ , on peut avoir des enquĂȘteurs qui infiltr La question Ă©videmment que vous allez me poser immĂ©diatement, c'est de savoir est-ce que dans les enquĂȘtes que nous menons, nous on arrive Ă infiltrer ce type de groupe, je vous voilĂ , je je vous rĂ©pondrai.
Je pense que c'est possible, mais voilà . Donc en tout cas juridiquement c'est possible et c'est le seul moyen de lutter contre ces groupes qui sont des groupes fermés, des groupes d'acteurs qui échangent entre eux sur des process pour approcher les enfants et pour enfin sont des groupes de prédateurs. Donc évidemment nous avons la possibilité de les de les infiltrer juridiquement.
C'est la seule technique mais elle est elle est elle est Ă©videmment opĂ©rante Ă dĂ©faut Ă©videmment de pouvoir utiliser des techniques diffĂ©rentes comme cell c'est un autre dĂ©bat de pouvoir accĂ©der Ă ces communications qui en mĂȘme temps sont chiffrĂ©es en dehors de l'infiltration c'est pas possible. VoilĂ . J'ai pas bien saisi si vous avez rĂ©pondu sur ces informations qui viennent de l'Ă©tranger et pour euh renforcer la souverainetĂ© renforcer la souverainetĂ© de la France sur les informations.
Est-ce que vous pouvez sur le premier point ? Je n'ai pas rĂ©pondu peut-ĂȘtre par mauvaise comprĂ©hension de la question. Pardon ?
J'ai rĂ©pondu sur le j'en ai bien conscience sur le le l'infiltration et sur le phase, mais sur le la souverainetĂ©, je je je disais qu'il nous a Ă©tĂ© euh Ă©galement euh indiquĂ© qu'en France les plateformes numĂ©riques ne sont pas soumises Ă une obligation gĂ©nĂ©rale de signalement soumise aux autoritĂ©s françaises des contenus pĂ©docriminels, du grooming ou des situations de situation de sexuel de mineur. Mais euh je dirais que lors de notre visite Ă l'OFMIN, il nous a Ă©tĂ© indiquĂ© que la France dĂ©pend encore largement des signalements transmis par des acteurs Ă©trangers, notamment le NCMEC amĂ©ricain. Et donc je vous posais la question euh euh pouvez-vous euh vous engager euh Ă renforcer les moyens permettant Ă la France euh d'identifier elle-mĂȘme ses contenus, ses auteurs et ses rĂ©seaux ?
Alors ce d'abord les plateformes normalement sont sont tenues de nous faire un certain nombre de signalements et nous avons des possibilités de réquisition hein que nous utilisons. AprÚs la question c'est est-ce qu'elles répondent ou pas ? On sait trÚs bien que toutes les plateformes ne répondent pas forcément hein.
Bon ça c'est une difficultĂ© que nous avons d'oĂč un certain nombre de demandes qu'on a pu faire par ailleurs d'accĂ©der Ă des contenus mais que qui ne sont c'est c'est pas le sujet qui est Ă l'ordre du jour. Ensuite, on a effectivement un certain nombre de signalements de services Ă©trangers euh et notamment et notamment Ă©videmment des et notamment Ă©videmment des l'opĂ©rateur amĂ©ricain que vous avez citĂ©. Oui, on a un certain nombre de signalements d'opĂ©rateurs Ă©trangers mais c'est vrai pour d'autres types de criminalitĂ©.
C'est vrai en matiĂšre de lutte antiterroriste. C'est vrai. VoilĂ .
Donc est-ce qu'il y a atteinte à la souveraineté française ? Pas forcément. On a une information, on l'exploite, hein.
Donc c'est vrai que dans les services d'investigation judiciaire, moi j'en ai visitĂ©, j'en ai mĂȘme dans des fonctions prĂ©cĂ©dentes dirigĂ©es Ă©videmment sous l'autoritĂ© des parquets, on a un certain nombre d'informations, y compris sur ces sujets de pĂ©docriminalitĂ© qui nous parviennent par des signalements qui sont captĂ©s par des services Ă©trangers et notamment amĂ©ricains. Mais c'est vrai aussi, l'inverse c'est aussi vrai, hein. Nous avons aussi des cyber des des agents d'enquĂȘte qui travaillent dans le cyber et qui eux-mĂȘmes dĂ©tectent des pĂ©docriminels et qui transmettent des informations aux services compĂ©tents concernant le les plateformes.
Je reviens sur ce que je vous disais sur les les les plateformes euh qui donc normalement peuvent ĂȘtre saisis et doivent nous nous soumettre Ă un certain nombre de contenus mais elles ont elles-mĂȘmes une obligation de de de de de radier de ne pas tolĂ©rer ce type de contenu. et une responsabilitĂ© aussi des opĂ©rateurs. Je vais passer la parole Ă quelques-uns de mes collĂšgues.
Périne Goulet a demandé la parole. Allez-y, chers collÚgues. Merci madame la présidente.
Euh monsieur le ministre, j'avais quelques questions, mais je vais aussi rebondir par rapport Ă ce que vous nous avez indiquĂ© euh mais aussi dans le cadre des travaux que j'ai pu mener auparavant et je voulais intervenir avec vous sur les UAPED. Euh, il a Ă©tĂ© constatĂ© et je l'ai moi-mĂȘme constatĂ© des diffĂ©rences d'implication entre vos deux services de force de l'ordre sur CUAPEL. Les gendarmes y vont assez facilement et on voit que la police il va difficilement.
Quand j'ai interrogĂ© les services de police la derniĂšre fois, ils m'ont indiquĂ© que c'Ă©tait notamment dĂ» au fait qu'il n'avaiit pas assez d'ordinateur NoĂ©mi leur permettant de se rendre sur place pour faire ces auditions. Donc ce qui est quand mĂȘme un petit peu embĂȘtant et je voulais savoir si vous aviez conscience de ces deux gestions diffĂ©rentes entre la police et le gendarmerie de se rendre dans ces apĂšdes. Et aussi il y avait un plan d'extension du nombre de salles mĂ©lanie si vous pouviez nous faire un point de lĂ oĂč nous en sommes.
Vous avez parlĂ© tout Ă l'heure des formations. Il savait en fait que sur la partie NICD, on se rend compte qu'il y a quand mĂȘme peu d'offres de formation puisqu'il y a peu de sites qui les proposent et donc peu de personnels qui peuvent en disposer. Il y a une pratique qui se fait en gendarmerie qui est pour ceux qui ne peuvent pas avoir la formation de 15 jours d'avoir une sensibilisation de 3 jours.
Il me semble que ça ne se fait pas en police et peut-ĂȘtre qu'il serait intĂ©ressant d'avoir au moins cette sensibilisation quand on peut pas les envoyer tout de suite Ă 15 jours. Mais je pense qu'il est important qu'on sensibilise plus au recueil de la parole parce que comme l'a dit madame la prĂ©sidente tout Ă l'heure, on voit bien que il y a encore quelques Ă©cueils sur ces recueils de la parole. Je voulais vous parler aussi des maisons de protection des familles.
On a vu qu'elles sont trĂšs diffĂ©rentes d'un territoire Ă l'autre. Certaines procĂšdent des auditions, certaines font que de la sensibilisation. Donc les deux sont importants, mais peut-ĂȘtre faudrait-il contre tenu des difficultĂ©s qu'on a et du nombre de dossiers en attente euh peut-ĂȘtre obliger toutes ces maisons de production de famille Ă faire des auditions les plus critiques sur les enfants les plus en difficultĂ©.
Et enfin, vous parlez de brigade de protection des familles cĂŽtĂ© police, mais sur les petits commissariats de police, ces brigades ne sont pas existantes. Et donc, qu'est-ce qu'on met en place pour avoir des enquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s dans les tout petits territoires comme le mien ? On a Ă©galement parlĂ© du, j'allais dire du recueil de la parole en tant que telle.
On sait qu'il y a un guide, un caneva pour le recueil de la parole des femmes victime de violence. Est-ce qu'il faudrait pas mettre la mĂȘme chose pour recueillir la parole des adultes victimes enfant ? Parce que on voit que c'est pas toujours bien pris en compte.
Et puis vous parlez tout à l'heure d'une extension de la garde à vue de 24 he pourquoi vous ne proposez pas 48 heures d'extension comme le trafic de drogue quand on sait le temps qu'il faut pour investiguer les systÚmes informatiques, recueillir, détecter l'entourage, aller voir éventuellement l'école. Pourquoi on ne passe pas 96 he comme le trafic de drogue ? parce que je pense que c'est malheureusement compte tenu des chiffres de l'inceste, c'est une vraie un vrai fléau comme on peut le voir pour le trafic de drogue.
Euh et puis pour terminer, c'est pour compléter ce que disait mon collÚgue rapporteur. Le rÚglement européen des attentes sexuelles sur mineur ne sort toujours pas. Euh on avait jusqu'ici des dérogations pour recevoir les signalements du Neckmec et or cette dérogation a été apparemment refusée par le Parlement européen.
Donc on aura beaucoup moins de signalement du neckmec. Est-ce que vous ĂȘtes engagĂ© pour essayer de faire Ă©voluer, faire voter quelque chose au niveau du Parlement europĂ©en, mais on a un vrai sujet Ă mon avis Ă ce niveau-lĂ sur ces signalements et puis voilĂ , je pense que c'est dĂ©jĂ pas mal. Merci monsieur le ministre.
Plusieurs questions importantes monsieur le ministre. Donc on vous laisse la parole. Merci beaucoup madame la présidente, madame la la députée.
Euh donc si je je reprends le le sujet dans l'ordre he pour les pour les uapÚd euh donc qui vise je je reprendre l'ordre qui vise à offrir dans un lieu unique un accueil complet sécurisé à l'enfant victime afin de recueillir donc sa parole dans les meilleures conditions tout en permettant des soins. Donc c'est une approche plus globale. Euh donc ces unités donc qui regroupent dans un centre hospitalier des professionnel de soins spécialisés en santé de l'enfant et de l'adolescence et qu'une salle d'audition adaptée.
Lorsqu'il en va de l'intĂ©rĂȘt du mineur et de l'enquĂȘte, l'audition est effectuĂ©e en UAPED. Donc je je je passe les conditions que vous vous connaissez parfaitement mais elles seront dans mon ma rĂ©ponse Ă©crite he notamment pour les mineurs de moins de 5 ans qui prĂ©sentent une vulnĂ©rabilitĂ©. Euh alors dans certaines situations exceptionnelles, il peut-ĂȘtre il est il est parfois euh considĂ©rĂ© euh qu'il est prĂ©fĂ©rable d'organiser l'audition d'un mineur en dehors du nuapeled hein dans certaines conditions alors mĂȘme que le dispositif peut exister dans le dĂ©partement hein.
Donc dans certaines conditions, il s'agit de situation et je le cite Ă dessin dans lesquelles les parents de la victime sont suspectĂ©s de violence sexuelle ou de maltraitance. Et lĂ il s'agit de prĂ©server les preuves qui pourront alors ĂȘtre recueillies lors de l'interpellation. Euh donc le but c'est de ne pas Ă©veiller l'attention hein.
Donc et de mĂȘme pour recueillir la la la la parole des enfants qui sont en situation en situation de de difficultĂ© et il est parfois souhaitable et lĂ il est parfois souhaitable que l'audition ait lieu dans un espace qu'il connaĂźt dĂ©jĂ et dans lequel il va se sentir en confiance. un certain nombre de cas extrĂȘmement limitĂ©s mais oĂč des enfants qui remplissent qui remplissent les conditions des appel ne sont pour autant pas entendu appel qui reste Ă©videmment marginal sur le le recours euh sur la pour la DGPN. Moi, je n'ai pas euh je n'ai n pas de donnĂ©es statistiques pour la DGPN des auditions qui sont effectuĂ©es entre les salles MĂ©lanie et les UAPL, hein.
Donc, on n pas de statistique prĂ©cise puisque ce sont deux dispositifs qui sont complĂ©mentaires et visent Ă s'articuler. Et en rĂ©alitĂ©, vous l'avez soulignĂ© vous-mĂȘme, l'utilisation des UPAD est en fait variable d'un dĂ©partement Ă l'autre. En rĂ©alitĂ©, certains dĂ©partements sont encore aujourd'hui dĂ©pourvus du APED euh ou du APED qui serait conforme au cahier des charges et un certain nombre de ces unitĂ©s ne proposent pas par ailleurs de prise en charge globale hein comme on peut l'attendre de ce type de structure.
Certains se limitant à la seule mise à disposition d'une salle d'audition en fait. Et et et donc souvent ce sont les salles mélaniques qui permettent de palier au manque du apette. Donc voilà , il y a une articulation qui se fait enfin c'est c'est entre les deux dispositifs ou alors on utilise l'un plutÎt que l'autre en fonction des disponibilités.
L'articulation entre les deux dispositifs a été rappelé, il y a des instructions à la fois de la DNPJ et de la gendarmerie nationale. Je vous donnerai les vous avez les références he dans mon dans ma réponse écrite. Et le principe qui est le nÎtre, c'est de de de privilégier lorsqu'elles sont mises en place, ce qui est le cas maintenant dans un certain nombre de cas assez étendus, auront privilégié l'audition des mineurs dans les salles mélanies, hein.
Donc c'est ce qui est privilĂ©giĂ©. Et conformĂ©ment aux prĂ©conisations donc d'un rapport de la DSG d'aoĂ»t 2024, l'orientation vers une APD est Ă privilĂ©giĂ© lorsque l'intĂ©rĂȘt supĂ©rieur du mineur le justifie. VoilĂ .
Donc c'est on on articule les deux dispositifs en fonction de ces euh différentes situations. Sur la question euh fondamental de la disponibilité des des UAPED euh sur le le le volume du APED que nous avons. Moi j'ai je crois qu'on a pas nous on n pas ces éléments.
Moi je les ai pas comment pas de discussion hors micro parce que sinon on ne vous entend pas. Donc je vous donnerai la parole pour faire un léger rapidement détail des mélanies que j'ai donné tout à l'heure en introduction en proposaire. On va redonner le détail des mélanies.
Voilà , c'est ce que je donnais en introduction. Donc les salles ménani c'est 286 pour la gendarmerie nationale et pour la police nationale c'est 88 à ce jour. Voilà .
Et nous avons prĂ©vu euh pour la police nationale hein, il est prĂ©vu 22 salles supplĂ©mentaires. 22 salles supplĂ©mentaires. VoilĂ sur le sur le sur la maison de protection des familles, donc sur ce que vous me disiez sur le fait qu'on euh que certaines pratiques des auditions de Ăvidemment on va voir ça.
Le but c'est que chacune puisse soit en capacitĂ© et le fasse rĂ©ellement. procĂšde Ă©videmment Ă des Ă des auditions, hein, procĂšde Ă©videmment Ă des Ă des auditions euh sur la l'existence d'une doctrine, d'un guide sur le recueil de la parole des enfants. Je comprends que les instructions qui ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es pour la police nationale, pour la gendreie nationale sont prĂ©voit sont aussi un guide sont aussi un guide de recueil de la parole de des enfants comme de toutes les victimes de violence intrafamiliale donc y compris des enfants mineurs et donc y compris dans les situations d'inceste et que l'office des mineurs actuellement au-delĂ de ces deux instructions dont vous avez les rĂ©fĂ©rences dans le questionnaire finalise actuellement la rĂ©daction d'un guide pratique pour le traitement judiciaire de l'inceste qui dĂ©cline les actes d'enquĂȘte Ă rĂ©aliser pour ces affaires.
VoilĂ , donc on aura bientĂŽt ce guide mais l'instruction lĂ , je me tourne vers mes deux conseillers spĂ©cialistes, on a bien dans les instructions dĂ©jĂ les Ă©lĂ©ments d'enquĂȘte Ă l'investigation sur l'entourage, l'investigation numĂ©rique, le fait de se transporter dans certains lieux. VoilĂ , on a bien euh une modalitĂ© des du process pour l'enquĂȘte Ă suivre et des Ă©lĂ©ments de parole Ă Ă recueillir sur la garde Ă vue euh l'extension de la garde Ă vue. Alors, c'est vrai que tout Ă l'heure, je disais qu'on aimerait bien avoir 24 heures de plus pour prolonger un certain nombre d'enquĂȘtes.
Il faut savoir aussi que parfois la garde Ă vue se termine par l'ouverture d'une procĂ©dure he dans laquelle ces actes d'enquĂȘte vont pouvoir ĂȘtre pratiquĂ©s, hein. Donc, on s'en rester forcĂ©ment dans le strict cadre de la garde Ă vue. VoilĂ .
Moi aprÚs, je ne suis pas législateur et je ne veux pas apparaßtre comme quelqu'un de liberticide, mais plus les gardes à vue sont longues, moi ça ne me pose pas de problÚme, hein. Donc on on je parlais de 24 heures de plus. Euh mais il faut toujours il faut toujours il faut toujours veiller à à la proportionnalité euh de la mesure que nous allons que nous allons proposer, hein.
Il faut que ce reste constitutionnel. Bon voilĂ . Donc euh le 48h + 24h, si on fait 48 + 24 + 24, voilĂ , il faut ĂȘtre certain que ce soit proportionnel.
Et je je reddis que quand une information est ouverte, ensuite les les magistrats lancent des actes d'investigation que vont rĂ©aliser les policiers et les gendarmes sous l'autoritĂ© d'un magistrat et qui sont les mĂȘmes que celles qu'on va pouvoir rĂ©aliser dans le temps de la garde Ă vue, qui vont mĂȘme souvent au-delĂ . Euh, pardon, j'oublie. Euh oui.
Alors sur le rĂšglement europĂ©en sur la violence sexuelle des mineurs, je vous rĂ©pondrai euh voilĂ , je je je n'ai pas cette cet Ă©lĂ©ment de rĂ©ponse. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Euh en fait comme nous sommes Ă 17h30 et qu'il ne reste qu'une heure d'audition, je prĂ©fĂšre donner quand mĂȘme la parole aux autres collĂšgues.
Merci. Béatrice Roulot, vous avez la parole. Merci madame la présidente.
Merci monsieur le ministre de venir devant vous. Vous avez rĂ©pondu Ă la premiĂšre question. je souhaitais vous poser mais je vais quand mĂȘme en parler.
Il s'agit du dĂ©lai de garde Ă vue. Alors le dĂ©lai de garde Ă vue, je rejoins ma collĂšgue parce que en 24 heures, je ne sais pas tellement quel type d'acte on peut faire. En plus, si on doit faire une enquĂȘte de voisinage, auditionner la famille, il est un fait qu'il faudrait sans doute plus de 24 heures.
Pourquoi je reviens dessus ? C'est parce que nous avions eu la chance de visiter la brigade de protection des mineurs Ă Paris et on avait le cas d'un enfant trĂšs jeune qui s'Ă©tait plein d'avoir des violences sexuelles avec des mots trĂšs prĂ©cis et il ça n'a pas donnĂ© lieu Ă poursuite et aucune enquĂȘte de du voisinage avait ou de la famille avait Ă©tĂ© faite. Donc lĂ , quelque chose m'inquiĂšne d'ailleurs parce que suivant qu'on a affaire Ă tel ou tel procureur, l'un va dire "Boutez, on poursuit quand mĂȘme, on verra, on fait" et l'autre va dire "Bon bah il y a pas de preuve, il y a rien, il y a juste la parole de l'enfant, juste la parole d'un enfant trĂšs petit qui a des mots trĂšs prĂ©cis.
Ăa devrait dĂ©jĂ ĂȘtre assez alarmant quand mĂȘme et peut-ĂȘtre suffisant pour diligenter une enquĂȘte." toujours est-il que dans cette ce cas prĂ©cis, une enquĂȘte n'avait pas Ă©tĂ© terminĂ©e. Et aprĂšs la commissaire Ă qui j'ai parlĂ© m'a dit "Mais finalement plusieurs mois aprĂšs, on a eu le mĂȘme cas dans la famille et lĂ on a poursuivi." En fait, les Ă©lĂ©ments Ă©taient ils Ă©taient dĂ©jĂ lĂ . simplement faute d'investigation plus vaste, on n'avait pas poursuivi et en attendant c'est quand mĂȘme un enfant qui est remis Ă ses bourreaux Ă Ă ses parents violeurs.
Donc je pense que oui, il faut bien Ă©videmment allonger le dĂ©lai de garde Ă vue et l'allonger Ă mon sens plus de 24 heures. Cet exemple prĂ©cis dont je vous parle illustre fort bien ce que je suis en train de dĂ©fendre. Ăa c'Ă©tait pour la premiĂšre question, vous avez rĂ©pondu.
Je suis trĂšs heureuse de savoir que vous n'ĂȘtes pas du tout hostile et mĂȘme plutĂŽt favorable Ă Ă©tendre le dĂ©lai de de garde Ă vue et ça ne sera pas liberticide de mettre plus de de 48 parce que ce qui est liberticide c'est un criminel violeur en libertĂ© et des aider et des supplic en face. VoilĂ la libertĂ© faut la remettre au bon endroit. Faut remettre l'Ă©glise au milieu du village.
DeuxÚme question. 2Ú question. Pensez-vous que dans l'exemple notamment que je viens de vous citer, il serait possible que vous puissiez enfin que votre ministÚre puisse éditer des circulaires en disant quand il y a une enfant trÚs jeune qui parle qui parle de sexe, de zizi dans la bouche, de choses comme ça, c'est rarement parce qu'il a été voir un film porno, c'est rarement parce que sa mÚre lui a dit de dire ça.
Est-ce que dans les circulaires vous pourriez pas dire Ă©coutez moi je prĂ©fĂšre quand mĂȘme plus d'investigation essayer de vraiment faire des enquĂȘtes parce que vous dites chaque fois des enquĂȘtes sont faites. Non c'est pas vrai. En pratique ça c'est la thĂ©orie.
En pratique non. En pratique non. On sait que de toute façon tout est urgent que tout est prioritaire.
Par exemple dans les dossiers vif Ă je le redis il y a 150 450 dossiers en attente voyez. Et pourtant la volontĂ© est lĂ comme vous l'avez la volontĂ© est lĂ mais on manque de moyens humains. Et peut-ĂȘtre qu'avec une circulaire qui vous dit qu'un enfant trĂšs jeune qui parle avec des mots prĂ©cis oui ça vaut le coup de d'essayer de mener l'enquĂȘte.
Voilà ça c'était et j'ai pas le droit à une derniÚre question. Oui tout à l'heure vous m'avez un petit peu inquiété quand vous m' on a parlé de d'infiltration d'infiltrer certains groupes trÚs trÚs inquiétants. Vous avez dit oui c'est possible juridiquement mais est-ce que c'est fait ?
Et si c'est pas fait, je suis trÚs inquiÚte. Est-ce que vous pouvez me rassurer sur ça ? Merci beaucoup.
Merci monsieur le ministre. Oui, rapidement donc je reviens pas sur la garde Ă vue en redisant qu'on peut avoir ouverture d'une procĂ©dure qui permet Ă de faire les mĂȘmes les mĂȘmes les mĂȘmes actes d'investigation. Ensuite, sur le sur le le le l'infiltration, oui, on en fait.
Donc on pourra on aura j'aurai l'occasion de on verra si je complÚte ma réponse en lien avec le garde des saut hein sur le le nombre de de d'infiltration que nous faisons. Mais l'affaire que je citais de l'OFM qui a permis d'interpeller 82 pédo criminels a été mené de cette façon hein. Voilà .
Bon donc [grognement] je je voilà je et sur le deuxiÚme sujet sur les circulaires sur les actes d'investigation sur voilà ça ça relÚve aussi la politique pénale hein du garde des saut. C'est compliqué pour moi de répondre. Voilà , je je je comprends ce que vous voulez dire.
Je comprends et vous le verrez dans le questionnaire qu'on vous produit que les enquĂȘteurs face Ă chaque situation euh dans chaque situation rĂ©alise un certain nombre d'actes d'investigation, audition, on voit l'entourage, on voit le contexte, on examine le milieu dans lequel Ă©volue l'enfant. VoilĂ , il y a quand mĂȘme des actes d'investigation importants qui sont menĂ©s, hein. VoilĂ .
Mais [grognement] sur le je préfÚre réserver ma réponse et vous je crois que vous voyez le garde des sauts assez euh assez rapidement. Euh et tous les t tous les en tout cas tous les signalements nous pour nous sont vraiment pris au sérieux. Voilà .
Moi c'est ce que c'est ce qui est dit dans toutes les formations et tous les enquĂȘteurs le le font. Merci monsieur le ministre. La collĂšgue SĂ©goline Amio a la parole.
Merci madame la prĂ©sidente, monsieur le ministre, j'ai beaucoup de questions. Certaines sont des rebondes par rapport Ă ce que vous avez pu dire, d'autres Ă©taient prĂ©vues en amont. La premiĂšre, c'est aujourd'hui, est-ce qu'il existe des listes d'actions d'enquĂȘte et des types de preuves euh pour aider les enquĂȘteurs Ă rechercher ?
Euh si oui, est-ce que vous pourriez nous communiquer ces ces ces checklist, on va dire ça ? Et si je le demande, c'est parce que ici dans nos auditions, nous avons pu entendre des victimes qui qui n'avaient pas Ă©tĂ© entendu pendant parfois plus de 18 mois aprĂšs leur premiĂšre leurs premiĂšres alertes oĂč des adultes tĂ©moins ou des adultes rĂ©ceptacles de la parole d'enfant n'ont jamais Ă©tĂ© entendus au cours des enquĂȘtes alors qu'ils ont eux-mĂȘmes fait pu faire des signalements et parce que il nous a Ă©tĂ© souvent remontĂ© que le matĂ©riel informatique, le tĂ©lĂ©phone, l'ordinateur pareil ne faisait finalement que rarement l'objet de saisie et d'enquĂȘte dans dans les affaires qu'ils sont qui sont remontĂ©es. Ensuite, vous avez parlĂ© de taux d'Ă©lucidation euh des enquĂȘtes pour euh pour pĂ©docriminalitĂ© en fait, pour agression sexuelle sur les enfants.
Euh un peu plus de 50 %. Euh j'aimerais bien que vous prĂ©cisiez qu'est-ce que vous entendez par Ă©lucidation. Est-ce que ce sont des des enquĂȘtes justes ?
On on a fini nos notre enquĂȘte ? Est-ce que euh est-ce que c'est euh on a dĂ©terminĂ© qu'il y avait une culpabilitĂ© ou en tout cas aux yeux de la police et cetera ? Est-ce enfin est-ce que vous pourriez prĂ©ciser ça s'il vous plaĂźt ?
Ensuite est-ce que vous avez des protocoles particuliers vis-à -vis des adultes ou des enfants en situation de handicap pour notamment recueillir la parole des endroits particuliers ? On a pu parler des salles Mélanie et je vous remercie d'avoir pu répondre aux questions précédentes. Mais du coup aujourd'hui, est-ce qu'il y a des salles adaptées aux enfants ou aux adultes qui sont atteints ou sujet à des troubles du spectre autistique et qui ont besoin de de lieux particuliers euh pour pouvoir s'exprimer ?
Je finis trĂšs rapidement juste une remarque qui fait qui fait Ă©cho Ă ce qu'a pu dire madame la prĂ©sidente tout Ă l'heure d'ĂȘtre extrĂȘmement vigilant Ă se mettre Ă hauteur d'enfants lorsqu'on mĂšne une enquĂȘte avec des enfants parce qu'effectivement lorsqu'on arrive en en mode Dark Vador Ă l'Ă©cole c'est Ă©vident que le gamin il a peur juste il a peur et donc non il rĂ©vĂ©lera rien. Et pour terminer, je suis vraiment dĂ©solĂ©. Vraiment ?
Oui, parce que le ministre doit partir Ă 18h20, il est 17h45. Et je voudrais quand mĂȘme donner la parole Ă nos autres collĂšgues. Merci.
Vraiment la derniÚre alors vraiment la toute derniÚre. Euh est-ce que euh vous pensez aujourd'hui, monsieur le ministre, quand on sait qu'il y a euh 160000 enfants victimes chaque année, 325000 adultes victimes chaque année, donc 1 demi millillion de victimes chaque année et donc un demi millillion d'agresseurs chaque année en France. Euh est-ce que vous pensez que par rapport à d'autres sujets comme les stupéfiants, les moyens mis à louer sont suffisants en France ?
Merci beaucoup chers collĂšgues. Monsieur le ministre, c'est bon. Oui.
Voilà . Merci madame la présidente. Oui.
Alors sur les quatre points sur la la saisie du matĂ©riel informatique euh donc je note le point vous avez des cas oĂč ça n'a pas systĂ©matiquement Ă©tĂ© fait. Normalement c'est dans les actes d'investigation, il y a systĂ©matiquement exploitation du matĂ©riel informatique hein. SystĂ©matiquement.
Voilà . Bon, je je note ce point mais je je vérifierai sur le taux des lucidations que je donnais hein. C'était le taux desation des viols sur mineur puisque je vous disait qu'on avait pas on on avait pas le le le on ne suit pas la catégorie taux d'éliuffation de l'inceste he c'est viol sur mineur.
Donc je vous ai donnĂ© le chiffre en dĂ©but dans mon propos dans propos les en rĂ©pondant aux questions. Le taux d'Ă©lucidation, c'est vrai d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale pour tout ce qu'on appelle les lucidations, ce sont les affaires oĂč un mis en cause a Ă©tĂ© entendu et fait l'objet d'une dĂ©cision de poursuite par le parquet ou le juge d'instruction. Non, donc c'est vraiment quand donc il y a pas encore condamnation mais on engage des poursuites contre un auteur hein.
C'est ça le taux des llucidations. On peut dire qu'on a retrouvé jeouis guillemet l'auteur hein. C'est le taux des lucidation euh sur les personnes qui sont en situation de handicap adulte enfant.
Euh voilĂ , moi je je suis moins spĂ©cialiste de ces sujets. Moi j'avais compris que justement c'Ă©tait le le rĂŽle de desapĂš hein d'ĂȘtre plutĂŽt dans ce d'intervenir dans ce genre de situation he plutĂŽt lesapĂš d'interviennent dans ce genre de situation en en en en je Ă vĂ©rifier mais en on est plutĂŽt sur les enfants de moins de 5 ans ou au-delĂ quand il y a justement les situations telles que celles que vous dĂ©crivez la situation de de handicap sur les moyens Ă louĂ©s. Encore une fois, moi je vous fournirai la la si je si on si c'est disponible he la rĂ©partition entre [grognement] les moyens qu'on alloue par exemple Ă la lutte contre le narcotrafic ou et ceux qu'on all qu'on alloue sur ce type de de de criminalitĂ© puisque Ă©videmment c'est une criminalitĂ©.
Je je voilà pour nous ça reste des priorités hein. Voilà , on affecte on a fait on y affecte des moyens matériel, informatique, humain et et on on le démontre encore avec les les emplois qui sont créés dans le cadre du plan d'investigation judiciaire. Bien, je vais donner la parole à la collÚgue Catherine Ibled et ensuite ce sera Mathilde Feld.
Merci madame la présidente, monsieur le ministre, merci pour vos pour vos éclairages et pour vos réponses. Alors, il y a quelques jours, nous avons auditionné des représentants des syndicats de police sur le traitement judiciaire, des violences incestueuses. Alors, évidemment, au-delà de leur professionnalisme, leurs témoignages ont mis en lumiÚre des disparités persistantes dans les conditions de recueil de la parole de l'enfant, tant en matiÚre d'organisation que de moyens matériel.
Alors, comme le déploiement encore inégal des salles mélanies sur le territoire national. Alors, je vous remercie parce que vous avez déjà apporté des réponses. Donc, je ne poserai pas ma question sur ce point. vous avez en partie répondu.
En revanche, la question de la formation, vous avez également abordé, mais là je voudrais que l'on puisse s'y attarder un petit peu. Euh contrairement aux gendarmes, les fonctionnaires de police ne bénéficient pas de maniÚre systématique d'une formation spécialisée au recueil de la parole de l'enfant victime, notamment en raison de contrainte de moyens humains et financiers. Vous avez d'ailleurs trÚs bien expliqué tout à l'heure cette différence.
Vous parliez de formation initiale et continue pour les gendarmes et d'autre part vous parliez de modules pédagogiques pour les policiers des brigades de protection de la famille. Alors monsieur le ministre, ma question est assez simple. Comment comptez-vous permettre à la police nationale de combler son retard ?
Ils sont trĂšs trĂšs souvent au cĆur de de de problĂ©matique de recueil de la parole de l'enfant. Donc, comment comptez-vous permettre Ă la police nationale de combler ce retard qui constitue le point de dĂ©part essentiel au traitement judiciaire efficace pour les violences incestieuses ? Et j'ai une seconde question.
Euh lĂ , c'est c'est pas tout Ă fait de votre somme, mais peut-ĂȘtre que vous pouvez nous orienter. J'ai une directrice d'Ă©cole qui suit euh les modalitĂ©s de la ville pour faire des euh euh des signalements. Euh cette annĂ©e, elle a fait un signalement pour une adolescente qui Ă©tait victime d'un plusieurs annĂ©es.
Euh, elle a fait un signalement comme on lui a demandé à la crie. Euh, la cripe, donc la cellule de recueil des informations préoccupantes de la ville. Euh au bout de 4 mois, elle découvre qu'il ne s'est rien passé.
Donc la adolescente, elle a été violée pendant plusieurs années. Elle l'écrit noir sur blanc, il ne se passe rien. Et on lui répond "Mais oui, mais c'était les vacances donc on n pas pu gérer le dossier. [grognement] Alors, je sais que la cri ressort, mais comment faire pour que ce genre de situation ne se reproduise plus ?
Comment faire pour que les instituteurs, les directrices d'école puissent dénoncer et avoir des réponses ? Merci. Une question trÚs intéressante comme toutes les questions qui ont été posées d'ailleurs sur les signalements, leur devenir surtout.
Monsieur le ministre, allez-y. Oui. Alors, je réponds à vos questions sur le à vos deux questions sur la formation des policiers.
J'ai dĂ©taillĂ© tout Ă l'heure pour les les gendarmes, pour les policiers, je me suis contentĂ© de donner les modules, hein, mais je vais donner les Ă©lĂ©ments plus prĂ©cis euh par rapport Ă ce qui vous a Ă©tĂ© dit en fait, hein. Donc euh donc je on redit mais ça vous l'avez tout toutes et tous en tĂȘte hein, c'est que le le recueil de la parole de mineur suppose une formation particuliĂšre et tous les policiers comme les gendarmes, quel que soit leur grade, ils sont formĂ©s dans les Ă©coles de police Ă la thĂ©matique des violences faites aux enfants. et notamment Ă partir de situations extrĂȘmement concrĂštes comme l'accueil, la prise en charge, l'intervention, la fugue et y compris en cas de violence sexuelle faite aux enfants.
Euh donc en 2025, c'est 8500 policiers quand mĂȘme qui ont Ă©tĂ© formĂ©s. 8500 policiers qui ont Ă©tĂ© formĂ©s en 2025 en matiĂšre de violence faite aux enfants en formation initiale continue et qualifiante. En formation initiale, on a 6516 Ă©lĂšves qui ont Ă©tĂ© formĂ©s Ă cette thĂ©matique.
Euh donc 85 commissaires, 434 officiers, 3422 gardiens de la paix, 2436 policiers adjoints et 139 quat de la République. En formation continue 366 policiers de tout grade et 5 agents externes au ministÚre de l'intérieur. En 2025, 24 agents ont suivi la formation sur l'audition de l'enfant victime et 224 agents ont assisté à la formation sur le protocole d'audition du National Institute of Child A and Human Development.
Euh et enfin, on a des formations qualifiantes d'OPJ aussi qui traitent de la des thématiques des violences faites aux enfants et qui ont concerné en qui ont été suivis en en 2025 par 1164 agents. Donc le cursus de la brigade de protection des familles forme les policiers dans la lutte contre les violences intrafamiliales particuliÚrement particuliÚrement sur les techniques de prise en compte de l'audition particuliÚrement sur ce sujet des mineurs victimes. Et ce dispositif comprend plusieurs modules pédagogiques.
Donc, ce sont ceux que je vous citais tout Ă l'heure. Et le dĂ©ploiement progressif du rĂ©seau territorial de l'OFM, lĂ pour rĂ©pondre Ă votre prĂ©occupation, permettra de former des personnes ressources dans les antennes en dĂ©tachement hein, pour pouvoir sensibiliser les services d'enquĂȘte qui leur sont rattachĂ©s. Dors et dĂ©jĂ , l'Office organise chaque annĂ©e plusieurs sessions de formation au bĂ©nĂ©fice d'enquĂȘteur de la police et de la gendarmerie nationale.
Euh voilĂ , donc on a d'org et dĂ©jĂ un certain nombre de de formations et euh par ailleurs, le dĂ©veloppement de fiches rĂ©flexes par l'OFM sur la thĂ©matique violence faite aux mineurs contribuera Ă contribue pardon Ă professionnaliser les enquĂȘteurs et c'est ce dont l'on Ă©voquait tout Ă l'heure he sur le guide qui est en cours de de rĂ©daction sur le le signalement de de la directrice d'Ă©cole. Je je n'ai pas trĂšs bien compris pardon le le le le cheminement qui a su Vous pouvez prĂ©ciser cher collĂšgues ? Merci.
Nous c'est plutÎt enfin en fait visiblement sa procédure en tant que directrice d'école à Paris puisqu'on est sur la ville de Paris c'est de faire les signalements auprÚs de la CRIP 75. Donc elle fait un signalement, elle envoie toutes les informations n'ayant pas de nouvelles puisqueen fait ils disent qu'il peut y avoir des réponses au bout de 3 mois. N'ayant pas de nouvelles, elle revient à la crie.
Et là , on lui répond qu'ils ont pas eu le temps de gérer le dossier parce qu'ils étaient en vacances. Parce qu'ils parce que c'était les vacances. Mais c'est un peu général, monsieur le ministre.
Ouais, c'est on a plusieurs témoignages de ce type là . Merci. Merci.
HonnĂȘtement, je prends le point, je vous crois volontiers, mais c'est la procĂ©dure qui va de enfin qui passe de l'Ă©tablissement scolaire au parquet. la justice he moi je voilĂ nous je moi je suis ministre de l'intĂ©rieur je je ne suis pas au cĆur du du sujet mais je je prends le point je je je note hein je note bien volontiers euh je je note bien volontiers je je pensais que c'Ă©tait un signalement qui nous avait Ă©tĂ© fait oĂč il n'y avait pas eu de suite donnĂ©e hein donc d'accord bon Ă suivre on va on va regarder ce point on va regarder ce point alors on va passer Ă la question suivante feld et ensuite ce sera Arnaud Bonet merci Merci madame la prĂ©sidente. Euh monsieur le ministre, donc je crois que toutes les interventions prĂ©cĂ©dentes ont bien montrĂ© Ă quel point il y avait un un manque de moyens trĂšs important en dĂ©pit des efforts qui ont Ă©tĂ© faits et que que je reconnais volontiers euh en particulier sur le dĂ©ploiement de des des salles mĂ©lanies et desapĂšdes dans les milieux ruraux.
Euh puisque vous avez parlé du déploiement des antennes de l'Ofmine par exemple sur Bordeaux. Je m'en je m'en félicite évidemment puisque je suis députée de la Gironde, mais il faut faire 80 90 km pour aller à Bordeaux quand on est à l'autre bout de la 12e circonscription par exemple. Donc euh donc voilà , moi je vous interpelle vraiment sur la question des moyens.
Euh vous avez dit Ă plusieurs reprises que c'est une prioritĂ© pour vous la lutte contre l'inceste, mais en fait on le voit pas tellement dans les documents, par exemple dans le dans la stratĂ©gie euh de prĂ©vention de la dĂ©linquence sur l'axe 2 qui consiste Ă un continuum d'assistance de de l'enfance Ă l'Ăąge adulte. on voit nulle part le moinceste en fait dans ce dans cette stratĂ©gie et je pense que ce serait trĂšs important de l'intĂ©grer aussi aujourd'hui dans en terme de de prĂ©vention et de soutien Ă la parentalitĂ© parce que c'est c'est enfin bon moi j'ai une trajectoire je suis n 1969 je n'ai jamais entendu parler d'un ceste de ma vie donc ce serait bien que ça arrive aujourd'hui dans les dans les dans les parcours de soin dans les dans les parcours de vie en fait de de toutes les familles dans la mesure Aujourd'hui, vous le savez, on l'a rĂ©pĂ©tĂ© Ă l'envie, mais on le rĂ©pĂšte quand mĂȘme, il y a un enfant sur 10 qui est victime et il faut il faut absolument que que ça se sache. Euh, j'avais donc une question, je reprends la la question de ma collĂšgue SGEN Amio sur les actes d'investigation dont vous parlez au dĂ©part quand il la plainte est dĂ©posĂ©e.
Est-ce que Est-ce que vous avez des protocoles particuliers qui sont faits en disant l'enquĂȘteur doit faire c, doit faire ça, doit aller chercher le tĂ©lĂ©phone de l'accuser et cetera et cetera ? Et si oui, si vous avez ça, enfin si vous n'en avez pas, ce serait bien que vous en ayez. Et si vous n'en avez pas, et si vous en avez, quels sont quels sont vos moyens de contrĂŽler que ces moyens sont bien utilisĂ©s de façon systĂ©matique ?
Et ma derniĂšre question, c'est est-ce que vous pourriez aussi diligenter des des enquĂȘtes de façon Ă ce qu'on puisse obtenir des chiffres puisque ça revient aussi beaucoup dans nos auditions qu'on manque de chiffres. Par exemple, est-ce que on est capable de chiffrer aujourd'hui le nombre de mĂšres qui sont poursuivies pour non prĂ©sentation d'enfants ? Ce serait trĂšs intĂ©ressant d'avoir des chiffres lĂ -dessus, s'il vous plaĂźt.
Merci. Ăvidemment. TrĂšs bonne question aussi monsieur le ministre sur les chiffres pardon de noms prĂ©sent.
J'ai pas la 3Ú question. Le nombre de maires de parents Oui. De parents essentiellement des mÚres mais euh qui sont euh donc poursuivis pour non représentation d'enfants.
Euh d'accord. OK. Donc sur les moyens, je j'y reviens pas.
On a j'ai donnĂ© beaucoup d'Ă©lĂ©ments de de sur les les les effectifs qui sont engagĂ©s. Enfin, je je je on vous l'aurez dans le dans les Ă©lĂ©ments Ă©crits sur le nombre d'enquĂȘteurs qui travaillent sur ces sujets qui est quand mĂȘme consĂ©quent, le nombre de brigades qu'on a dĂ©veloppĂ© euh entre donc on a parlĂ© des salles mĂ©lan entre les maisons de protection des familles, les brigades de protection des familles en police. VoilĂ , on a tout un tas de services importants et en tĂ©moigne d'ailleurs le le si on prend sur la zone gendarmerie, vous avez 30 % des gardes Ă vue qui sont des gardes Ă vu purvolance intrafamilial. 30 % hein.
Et dans certains territoires, dans certaines parties du territoire national, c'est beaucoup plus. Là , c'est je vous donne qu'une qu'un chiffre moyen. Donc je je vous reconfirme que ça reste une priorité sur les actes d'investigation.
Euh sur les actes d'investigation, je vous confirme que nous avons donc des des instructions Ă la fois en police et en gendarmerie qui dĂ©finissent qui donne un certain nombre de de enfin mode d'emploi, c'est pas trop ce terme, mais qui donne un certain nombre d'informations sur les investigations qui sont Ă rĂ©aliser, mĂȘme si mĂȘme si Ă©videmment elles sont toujours rĂ©alisĂ©es sous l'autoritĂ© des parquets hein. Le le parquet peut donner un certain nombre d'orientations et chaque affaire est diffĂ©rente sont diffĂ©rentes les unes des autres. NĂ©anmoins, vous verrez dans la rĂ©ponse Ă©crite que je je vous communique, hein, que euh on demande que toutes les investigations utiles Ă la rĂ©alisation de la vĂ©ritĂ© soit euh Ă la la ce ce Ă la Ă la manifestation, pardon, de la vĂ©ritĂ© soit rĂ©alisĂ©e.
Constatation matĂ©rielle, recueil de tĂ©moignage, je le disais tout Ă l'heure hein, environnement de la victime de la personne, opĂ©ration de perquisition saisie, investigation technique, le cas Ă©chĂ©ant. On recherche bien Ă©videmment la garde Ă vue chaque fois que elle est justifiĂ©e et donc les affaires d'incesse sont traitĂ©es avec la mĂȘme rigueur que toutes les violences intrafamiliales. Et on a bien un guide qui dĂ©finit diffĂ©rentes modalitĂ©s Ă mettre en Ćuvre en matiĂšre d'enquĂȘte.
Mais encore une fois, je je le redis, je voilĂ , c'est plus un tout ça ne peut ĂȘtre que thĂ©orique aussi, hein. Il y a aussi beaucoup de l'impulsion qui est donnĂ©e par l'enquĂȘteur lui-mĂȘme en fonction des circonstances de l'affaire et par le parquet hein qui dirige les qui dirige les enquĂȘtes. Et ce qui est certain, c'est que l'investigation numĂ©rique, la preuve numĂ©rique.
Donc je vĂ©rifierai le point que disait tout Ă l'heure votre collĂšgue madame la dĂ©putĂ©, le le point qu'elle disait. Mais la preuve numĂ©rique est systĂ©matiquement recherchĂ©e quand mĂȘme he c'est voilĂ pour nous c'est extrĂȘmement c'est extrĂȘmement important. Euh voilĂ ce que je vous pouvez vous dire et sur les sur les chiffres de non pr reprĂ©sentation d'enfants et cetera, bon tout ça relĂšve du du ministĂšre de la justice.
Nous je je crois pas que nous ayons ces donnĂ©es hein. On le les le chiffre des poursuites pardon nous ne les avons pas je ne les ai pas hein. VoilĂ vous madame la dĂ©putĂ©e sur les sur les actes d'enquĂȘte dont il qu'il convient de mettre en Ćuvre et cetera, vous verrez, je on donne dans notre rĂ©ponse Ă©crite l'ensemble des instructions Ă la fois des NPJ et gendarmerie nationale qui les les rĂ©fĂ©rences Ă aux instructions dont je parle.
Monsieur le ministre, je vais faire un petit rebond sur la question de notre collĂšgue Mathilde Feld. On se demande souvent pourquoi il n'y a pas de statistique nationale consolidĂ©e sur par exemple le nombre de plaintes pour violence sexuel incestueuse, [raclement de gorge] le taux d'enquĂȘte rĂ©ellement menĂ©, le nombre de refus d'enregistrer des plaintes puisque c'est interdit par la loi mais malheureusement ça arrive encore dans en en pratique avec une proposition par exemple de faire une simple main courante quand on nous dit pas par exemple Ă la personne qui se prĂ©sente prĂ©sente de revenir le lendemain ou d'aller dans un autre commissariat. Donc on n pas de chiffre sur ça.
Est-ce que vous pouvez vous engager à nous produire ces données ? Est-ce que vous les avez ? Voilà .
Et puis il y a il y a un sujet qui nous interpelle et qui donc Ă l'origine de cette commission d'enquĂȘte aussi, c'est on a un petit peu l'impression si vous voulez que la police exĂ©cute assez rapidement des rĂ©quisitions pour rĂ©cupĂ©rer un enfant chez une mĂšre dite protectrice mais n'est pas aussi rapide pour auditionner un pĂšre qui est mis en cause. Et ça en fait ça nous interpelle. Donc est-ce que vous avez conscience de ça ou pas ?
Il a il y a une rapiditĂ© justement lorsqu'il y a des dĂ©pĂŽts de plainte et parfois certaines personnes s'amusent d'ailleurs Ă faire des dĂ©pĂŽts de plainte dans plusieurs commissariat, plusieurs endroits donc diffĂ©rents. LĂ , il y a une rĂ©action assez rapide de la police. En revanche, lorsqu'il s'agit parfois d'aller d'aller rechercher une personne mise en cause, on a l'impression, c'est peut-ĂȘtre simplement une mauvaise impression, mais que c'est beaucoup moins rapide.
Euh d'abord sur les refus de plainte, moi j'ai pas de nous on a pas de chiffre, on a pas de donnĂ©es. Enfin, ce sont des affaires qui sont quand mĂȘme extrĂȘmement graves euh qui sont trĂšs graves. Enfin, je voilĂ , j'ai quand mĂȘme une bonne connaissance maintenant de la police et de la gendarmerie.
Enfin, sur des sujets aussi importants. Euh je vous voilĂ , je vous assure que le maximum est fait, y compris dans la prise de plainte. AprĂšs, sur les actes, les diligences qui sont mises en Ćuvre, euh selon qu'il s'agit d'aller rĂ©cupĂ©rer un enfant chez une mĂšre protectrice, hein, je reprends votre expression que je partage Ă©videmment volontiers ou euh les diligenceces qu'ils ont faites vis-Ă -vis d'un mise en cause.
VoilĂ , vis-Ă -vis du mise en cause, il y a parfois un certain nombre d'act d'enquĂȘte. Ăvidemment, s'il y a une urgence, il y a une intervention immĂ©diate, hein, ça je peux vous le garantir. Il y a une intervention.
Est-ce que c'est pas parce que l'infraction de non reprĂ©sentation d'enfants est caractĂ©risĂ©e immĂ©diatement et donc ça gĂ©nĂšre cette rapiditĂ© ? Ce qui est ce qui est certain, c'est que vous avez des signalements qui supposent un certain nombre d'actes d'enquĂȘte et ce qui peut expliquer ce sentiment que vous avez qu'il y a un retard dans par contre dĂšs que vous avez un enfant qui est susceptible d'ĂȘtre victime, quel que soit le motif, quel que soit l'endroit oĂč il se trouve, gĂ©nĂ©ralement effectivement, il y a une intervention des policiers ou des gendarmes qui est beaucoup plus rapide. Effectivement, quand on a cette notion de dangerositĂ©, en revanche, vous avez un signalement, vous avez une enquĂȘte qui dĂ©marre, il y a un certain nombre de vĂ©rifications qui sont opĂ©rĂ©ment he ça peut donner le sentiment que l'intervention est pas immĂ©diate mais en tout cas je chaque fois qu'une chaque fois qu'un enfant se trouve en situation de danger avĂ©rĂ© quel que soit finalement sa sa comment peuton savoir comment la police peut-elle savoir sur simplement dĂ©pĂŽt de plainte du parent qui n'a pas l'enfant avec lui Ă leur dite comment pouvez-vous savoir si effectivement Cet enfant est en danger.
Mais parce que c'est vérifié immédiatement. Mais c'est vérifié comment ? En vous déplaçant.
C'est ça. Oui, bien sûr. Bien sûr.
Bien sûr. Donc un enfant serait en danger avec toutes les interventions de de police de gendarm. C'est constaté immédiatement.
Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Il y a un certain nombre d'actes de vérification qui sont effectués immédiatement. Oui, bien sûr, bien sûr.
Il y a pas de traitement, il y a pas de poids de mesure. Quand un enfant est susceptible d'ĂȘtre en danger, susceptible d'ĂȘtre une victime, il y a une intervention effectivement immĂ©diate. Et comment constatez-vous une fois sur place ce danger ?
Quels sont les Ă©lĂ©ments qui vous permettent de constater un danger ? peut ĂȘtre ça peut ĂȘtre des Ă©lĂ©ments sur la le des Ă©lĂ©ments dans dans le pire des cas une sĂ©questration enfin ou ça peut ĂȘtre des Ă©lĂ©ments juridiques hein. C'est-Ă -dire que un des parents fournit un certain nombre d'Ă©lĂ©ments qui attestent que euh l'enfant ne doit pas se trouver lĂ oĂč il est ou avec le parent oĂč il est.
Donc la la matérialité juridique de l'infraction a été révélée et donc il y a un déplacement. Oui, bien sûr. Bien sûr.
D'accord. C'est pas forcĂ©ment un danger en fait, c'est simplement que l'enfant n'est pas dans un autre lieu. Ăa peut ĂȘtre un danger, ça peut ĂȘtre une matĂ©rialisation juridique.
Voilà . AprÚs des questions vous posez moi j'ai pas réponse à toutes ces questions. J'ai pas réponse à toutes ces questions.
Moi je suis le garant de la réactivité de la rapidité des forces de sécurité intérieure. Nous poser des questions justement sur Oui. Moi je n'ai pas réponse à tout.
Je ne peux pas répondre à tout poséle comm connais pas. Je ne connais pas. Chaque chaque cas est particulier.
Chaque cas est particulier. Ce que je peux vous dire ma madame la présidente, c'est que quand un enfant est en danger, quelle que soit sa situation, il y a une intervention de de police. Il vous savez quand un quand un parent part avec un enfant dont il n'a pas la garde qu'il et qu'il risque de partir à l'étranger qui risque de se soustraire au contrÎle sur le contrÎle sur le territoire national.
Oui, il y a des interventions qui sont effectivement menées assez rapidement et et si dans cette situation là , vous avez le parent donc qui est en non représentation d'enfant mais qui a porté plainte quelques temps auparavant pour signaler que potentiellement son enfant pouvait se retrouver face à un parent agresseur. Est-ce que vous ne mettez pas en lien euh ces ces ces deux plaintes ? une plainte pour pour dénoncer des des actes d'inceste par exemple et puis une plainte pour non représentation d'enfants.
Comment vous Ă©valuez le danger entre les deux situations ? J'ai un petit peu l'impression, monsieur le ministre, mais je ne veux pas vous prĂȘter de faux de mauvais propos, mais que la non reprĂ©sentation d'enfance serait plus grave en fait que les actes d'inceste dĂ©noncĂ©s. Pas pas du tout.
Non non, pas du tout. Pas du tout. Euh non, pas du tout.
Vous vous quand une personne se prĂ©sente et je lĂ vous me faites dire ce que je n'ai pas dit madame la prĂ©sidente, c'est bien pour ça que je dis je ne veux pas vous prĂȘter de mauvais. pas je ne suis pas enquĂȘteur, je ne travaille pas sous l'autoritĂ© d'un parquet, d'un magistrat pour des voilĂ , moi je suis un ministre de la RĂ©publique, ministre de l'intĂ©rieur en responsabilitĂ© Ă©videmment des policiers, des gendarmes dans ce pays. Quand vous avez une personne qui se prĂ©sente dans un service de police de gendarmerie et qui dit que un de ses enfants ou son enfant est aux mains d'un autre d'un proche parent ou d'un parent et qu'il est victime d'un ceste, il y a situation de danger.
Je ne suis pas en train de dire que les les policiers, les gendarmes se déplacent pas, hein. Il y a situation de danger. Voilà , ils se déplaceront immédiatement.
Je je vous le confirme. Je vous le confirme. Bon, je vais passer la parole aux autres collĂšgues.
Donc, Arnaud Bonet, ensuite Gabriel Catal. Oui, merci Ă vous madame la prĂ©sidente. Je vais ĂȘtre un petit peu rapide dans l'expression de mon propos.
Donc voilĂ , attention. H Donc, vous nous avez dit qu'il y avait 400 enquĂȘteurs de plus pour les violences intra familiales. Euh, ça ce serait pour quel volume de plainte du coup ? parce que il nous a Ă©tĂ© signifiĂ© que dans une brigade, plus de la moitiĂ© des plaintes Ă©taient pour ces ces dĂ©faites de cette nature.
Euh on nous a remontĂ© aussi que nous avons une difficultĂ© au niveau du point de dĂ©part qui n'est pas forcĂ©ment la prise de la porte de la victime seulement, mais Ă©galement le point de dĂ©part d'une enquĂȘte qui va ĂȘtre dĂ©cisif au niveau du mis en cause parce que il peut ĂȘtre parfois averti avant mĂȘme la saisie de son matĂ©riel. Ainsi, il va effacer son ordinateur tĂ©lĂ©phone, parfois mĂȘme certains changent de numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, se prĂ©parer parfois avec un avocat. Euh, on a dans un grand nombre de cas des procĂ©dures civiles, que ce soit le JAF ou le juge des enfants qui sont dĂ©jĂ ouvertes au moment oĂč l'enfant rĂ©vĂšle les faits et le parent protecteur est alors juridiquement contraint euh d'y faire Ă©tat euh de de faire Ă©tat de l'enquĂȘte pĂ©nale, pardon.
Euh on a donc une rupture du secret de l'enquĂȘte ainsi hein et donc euh un dĂ©faut de rĂ©activitĂ© euh des forces de police qui sont pas de leur fĂȘte hein, qui sont d au au manque de personnel. Euh quelle instruction le ministĂšre de l'intĂ©rieur entend-il donc donner pour que la saisie du matĂ©riel mis en cause du mis en cause intervienne immĂ©diatement des pots de plainte en en particulier lorsqu'il y a une procĂ©dure civile du coup qui est en parallĂšle. Certainement aussi, il faudrait une rĂ©flexion sur pour amoindrir les coĂ»ts de cette recherche parce qu'il nous a Ă©tĂ© signifiĂ© qu'on ça pouvait ĂȘtre abandonnĂ©.
Euh faute de moyen hein. Euh et si on prenait une annĂ©e rĂ©fĂ©rence par exemple 2024, combien de plaintes pour viol sur mineur ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es et euh et dans combien de ces dossiers le matĂ©riel numĂ©rique a Ă©tĂ© effectivement saisi et exploitĂ© ? dans votre dĂ©ploiement, je j'attire votre attention d'une maniĂšre particuliĂšre sur les effectifs les effectifs en plus pour le les service d'enquĂȘte pĂ©docriminelle notamment en ligne au vu de l'ampleur [grognement] et une alerte particuliĂšre je pense parce qu'il nous a Ă©tĂ© signifiĂ© des protocoles diffĂ©rents pour l'accompagnement psychologique des personnels.
Je pense que ce sera à renforcer et que ce soit davantage cadré. Et je saute une question. Et quels dispositifs sont en place au sein de la police et la gendarmerie pour s'assurer que au sein des personnels, il n'y ait pas de de d'agent ou de militaire qui a eu des des soucis de cet ordre ?
Merci à vous. La derniÚre question ou pas ? Euh en non, [rires] désolé.
Allez-y, monsieur le ministre. Euh ben il y a beaucoup de il y a beaucoup de questions hein sur les sur les les les procédures de de violence infamiliale. Moi le chiffre sur les les évidemment le 400 ETP ce sera enfin c'est toujours mieux que pas du tout he on est d'accord.
VoilĂ donc vous le mettez au regard de toutes les procĂ©dures qui sont en stock. Euh ça n'a pas vocation Ă rĂ©soudre l'ensemble des procĂ©dures, mais je pense que ça va les amĂ©liorer significativement au mĂȘme titre que euh on vise Ă amĂ©nager le traitement de certaines affaires, de certaines procĂ©dures pour mieux pouvoir se consacrer Ă la prise en charge des violences intrafamiliales. C'est aussi un peu le challenge de tout ce que nous faisons en terme d'amĂ©lioration des procĂ©dures et de recrutement d'effectifs pour pouvoir mieux se consacrer et passer plus de temps sur ces types de procĂ©dures sur la saisie systĂ©matique sur la saisie du matĂ©riel.
Moi je ne sais pas vous dire sur le nombre de plaintes pour viol si le matériel a été systématiquement saisi ou pas. Bon il me semble que oui. Enfin systématiquement on saisi le matériel.
Je je je je franchement ce sont des statistiques dont on dont on ne dispose pas. Enfin je ne crois pas. On va vérifier mais je ne pense pas que ce soit des statistiques dont dont on dispose mais je vais regarder néanmoins.
Mais encore une fois, je vous redis que l'investigation numĂ©rique fait vraiment partie des prioritĂ©s des actes d'enquĂȘte qui sont mis en place. VoilĂ , ça fait vraiment partie des des prioritĂ©s parce que ça permis de vĂ©rifier ça permet de rechercher des preuves de l'acte d'une part et de vĂ©rifier aussi un environnement. un environnement.
VoilĂ , un environnement pour savoir s'il n'y a pas d'autres victimes et c'est quand mĂȘme extrĂȘmement important que de saisir ce matĂ©riel. concernant l'accompagnement psychologique des personnels. Euh vous avez raison, c'est une question importante qui est posĂ©e.
Euh moi, j'ai j'ai rencontrĂ© beaucoup j'ai rencontrĂ© quand mĂȘme beaucoup de d'agents qui ont travaillĂ© sur ces questions qui ne qui peuvent avoir voilĂ , on sort pas indemme hein d'une audition d'un mineur victime d'inceste, victime de viol d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale. est extrĂȘmement complexe et je oui, il y a des psychologues dans la police, dans la gendarmerie qui accompagnent nos personnels sans doute pas assez. Sans doute pas assez.
Il y a beaucoup d'entraides au sein des brigades et des que ce soit la maison de protection des familles, les brigades de protection des familles ou des brigades aussi importante que celle de la brigade de protection des mineurs Ă la direction de la police judiciaire de la prĂ©fecture de police qui ont des auditions Ă mener qui sont extrĂȘmement difficiles et c'est vrai que il y a aussi chez nos agents un besoin d'accompagnement psychologique. Je vous rejoins monsieur le dĂ©putĂ©, c'est tout Ă fait exact nombre d'efforts Ă faire de de ce cĂŽtĂ©-lĂ concernant les force hein de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et le fait de s'assurer si nos effectifs ne sont pas bon voilĂ c'est c'est un peu la vie courante hein. Je c'est un peu la vie courante effectivement.
Je je voilĂ c'est pas diffĂ©rent du traitement de d'autres de nos concitoyens hein. Donc voilĂ , mais les en tout cas les nos nos fonctionnaires quand il c'est un chaque fois qu'il y a une faute pĂ©nale qui est commise Ă©videmment comme tous les fonctionnaires les fonctionnaires de police se doivent d'ĂȘtre exemplaires dans leur vie civile et Ă©videmment on a des procĂ©dures disciplinaires qui sont engagĂ©es malheureusement dans un certain nombre de cas limitĂ©s cela a pu arriver oui effectivement effectivement merci monsieur le ministre donc je passe la parole Ă Gabriel Catala ensuite Florence Sou Merci madame la prĂ©sidente. Monsieur le ministre, j'ai une question parce que j'ai sous les yeux le rapport de la mission interrospection d'Ă©valuation des procĂ©dures de signalement, enquĂȘte, classement et poursuite en matiĂšre de violence sexuelle faite aux enfants.
C'est un rapport de juillet 2022 qui avait été commandé par la civise. Et j'ai une question sur le turnover puisque les agents des groupes dit mineurs sont frappés par un important turnover. Donc lorsqu'ils sont formés, il y a ensuite une déperdition de de la formation.
Donc comment vous faites face à ce turnover qui est assez important ? Que faites-vous ? du la question a été abordée par mon collÚgue Arnaud Bonet mais j'ai j'ai une question sur le le traumatisme vicarien puisqu'il faisait l'objet d'une préconisation de la civise là aussi et il était question de de plutÎt de faire appel à des séances avec des psychologues individuels et pas collectives.
Or, il me semble que le ministÚre de l'intérieur fait aussi des séances collectives. Quelle est quelle est la pratique là -dessus ? Et mon ma derniÚre question concerne les stocks invisibles entre guillemets.
Donc c'est c'est une expression de de plaintes qui ne sont pas qui ne sont pas traitĂ©es puisque ce rapport parlait de nombre important de dossiers qui n'ont pas le temps d'ĂȘtre traitĂ©s et qui sont de fait classĂ©s ensuite faute d'avoir Ă©tĂ© correctement analysĂ©. Donc lĂ , c'Ă©tait les chiffres de 2022 les qui Ă©taient les suivants. En moyenne, un enquĂȘteur affectĂ© en sĂ©curitĂ© compte 95 dans son portefeuille, ce chiffre pouvant s'Ă©lever jusqu'Ă plus de 200 par enquĂȘteur dans les services les plus en difficultĂ©.
Le nombre important de dossiers en stock dans les services d'enquĂȘte notamment au sein de la police nationale ou dĂ©laissĂ© en raison de la mobilitĂ© des enquĂȘteurs conduit souvent Ă un allongement des dĂ©lais d'enquĂȘte qui portent atteinte Ă l'Ă©lucidation des faits. C'est ainsi que le retard pris par certains services d'enquĂȘte dans le traitement des procĂ©dures et l'amenuisement du prĂ©judice perçu par le parquet et l'entourage de la victime ont pu conduire Ă un dĂ©sengagement de cette derniĂšre dans la procĂ©dure en cours et par la suite Ă de simples classements d'opportunitĂ©s au regard de l'anciennetĂ© des faits. Et ces enquĂȘtes, on parle on parle aussi des enquĂȘtes de violence sexuelle.
Donc quelle est l'ampleur de ces stocks invisibles qui ne sont pas traitĂ©s et qui ont conduit Ă des classements sans suite alors que on le sait, les classements sans suite, ça ne veut pas dire qu'il ne s'est rien passĂ©. Merci monsieur le ministre. sur le sur les suivis sur sur le turnover peut-ĂȘtre d'abord sur le turnover au sein des services.
Il existe en effet et c'est donc sur les services spécialisés en matiÚre de lutte contre les violences intrafamiliales. Et c'est bien pour ça que nous souhaitons aussi fidéliser les personnes, nos personnels dans les filiÚres investigation pour la police nationale he notamment. Euh et d'ailleurs c'est pour ça qu'on a mis en place un plan d'investigation qui vise à faciliter le travail de nos agents par des formations, des aménagements de procédures, une numérisation aussi d'un certain nombre de procédures et puis par d'un certain nombre de de primes d'investigation.
Mais ce sont toujours de toute façon des services qui sont compliqués. Moi j'ai connu beaucoup de d'agents qui ont été mes collaborateurs qui passent par ces services qui en sortent. Voilà , c'est la charge la charge est trÚs dure.
Donc transition Ă©videmment avec l'accompagnement psychologique qui est un accompagnement qui peut-ĂȘtre individuel ou ou collectif hein. Les deux les deux les deux existent he les deux existent mĂȘme si je partage le le la remarque prĂ©cĂ©dente de monsieur le le dĂ©putĂ© sur le fait qu'on doit Ă©videmment toujours pouvoir faire mieux sur ces sujets et sur le classement sans suite de ce type de de de procĂ©dure. VoilĂ , moi j'ai pas j'ai pas d'information lĂ -dessus.
Je pense qu'il faudra les demander au gardes des sauts hein. Il faudra le demander au gardes des sauts. VoilĂ .
Merci. Il reste deux intervenantes. Monsieur le ministre si vous en d'accord.
Moi je suis attendu à Maton pour la réunion sur le l'avirus à 18h30 hein. Donc je Alors alors alors euh Oui. D'accord.
Euh Florence, si vous pouvez faire assez rapidement et on prend dans la foulée Julie Aus si vous pouvez euh assez rapidement pour obtenir une réponse. Allez-y. Merci monsieur le min.
Merci monsieur le ministre. Quand nous avons visitĂ© l'Ouine, la brigade de protection des mineurs ou quand j'ai pu visiter le commissariat Brisou de Barneville Ă Rouan, chaque fois les Ă©quipes nous ont expliquĂ© comment chaque jour elle devait prioriser les signalements auxquels elle donnerait suite, les personnes Ă qu'elles inviteraient Ă venir ĂȘtre auditionnĂ© parce que un fait rĂ©cent aura la primeur sur un fait ancien parce que une preuve qui sera plus facile de leur point de vue Ă matĂ©rialiser conduira plus facilement Ă une convocation et donc Ă une enquĂȘte. Dans votre propos liiminaire, j'ai entendu peut-ĂȘtre me suis-je trompĂ©e que 5 % des signalements ouvraient une enquĂȘte.
Donc est-ce que vous pouvez non alors non donc vous allez nous le reprĂ©ciser. Je fais bien de poser la question. Ceci dit, ce serait intĂ©ressant de savoir combien de signalements font l'objet d'une enquĂȘte, quelle est la proportion.
Euh je, comme d'autres collĂšgues, salue l'arrivĂ©e de 400 postes supplĂ©mentaires euh d'enquĂȘteurs euh euh sur les violences intrafamiliales. Euh pouvez-vous nous dire Ă Ă quoi ils viennent s'ajouter ces 400 postes d'enquĂȘteurs ? Euh et Ă©galement, y compris au regard de du nombre de signalements qui auquel vos services ne peuvent pas donner suite aujourd'hui, combien il en faudrait de plus ? parce que j'imagine que ces 400 ne suffiront pas Ă eux seuls Ă inverser la tendance sur ces enquĂȘteur combien restent-t-il Ă former ?
Vous nous avez dit combien avaient Ă©tĂ© formĂ©s en 2025 mais combien ne le sont pas parce que la libĂ©ration de la parole Ă laquelle on assiste quand mĂȘme Ă de terribles rĂ©alitĂ©s. Et je voulais euh Ă vous aussi euh vous signaler cette formation, ce livret de formation de la Civis qui se rĂ©alise en 3 jours euh qui euh comprend le logo de votre ministĂšre qui depuis que ce livret existe est restĂ© lettre morte, ne s'est pas dĂ©ployĂ© mais qui permettrait Ă chaque Ă©tape de du signalement, Ă chaque pour chaque professionnel qui est amenĂ© Ă intervenir autour des parents et des enfants qui signalent, d'avoir une meilleure comprĂ©hension de ce Quoi ce dont quoi on parle quand on parle de l'inceste et des agressions sexuelles sur les enfants. Je vous remercie.
Merci chers collÚgues. Je suis désolée. Julie OsÚ, je vous en prie.
Allez-y. J'enchaĂźne rapidement. Alors il y a beaucoup de dĂ©tails dont certains pour la police nationale qui peuvent permettre d'amĂ©liorer les choses sont que la prise de parole de l'enfant la premiĂšre prise de parole de la victime de l'enfant est primordiale pour la poursuite de l'enquĂȘte.
Ăa mais il y a aussi la ve la preuve testimoniale comment on l'obtient au mieux. Et on a vu avec les enquĂȘteurs de police en fait que chacun a sa mĂ©thode personnelle. On a vu avec les gendarmes qu'ils avaient recours au rĂ©tex.
Euh donc ça c'est pour savoir si la police nationale pourrait aussi avoir un peu certaines mĂ©thodes de la gendarmerie sur le retour sur expĂ©rience pour pouvoir amĂ©liorer un peu leur process. et sur une petite procĂ©dure. Donc ça c'est un des des dĂ©tails qui nous sont remontĂ©s par les enquĂȘteurs, c'est la procĂ©dure Ă©crite.
Ăa les gĂȘne beaucoup dans la prise la prise enfin la prise de notes gĂȘne beaucoup la prise du tĂ©moignage ou ou la rĂ©vĂ©lation d'une preuve d'une preuve quelconque lors de l'audition du mise en cause d'autres personnes, d'autres acteurs au sein de l'environnement. Merci. Je comprends pas lĂ la fin.
Allez-y. Oui, c'est Ouais. Tout ça pour vous dire que est-ce qu'au sein de la police nationale, il y aurait pas une transformation profonde parce que là c'est des petits détails, mais on en a plein d'autres à envisager.
Merci chers collÚgues. Le ministre doit partir, il a déjà dépassé le temps qu'il nous accordait. Donc merci beaucoup monsieur le ministre.
Oui, merci. Je su je suis vraiment dĂ©solĂ©, j'aurais voulu rester plus longtemps mais euh non sur le 5 % des signalements qui donnent ouverture d'enquĂȘte, c'est pas moi qui disait ça, c'est monsieur le rapporteur. Donc je je disais tout Ă l'heure en rĂ©pondant monieur rapporteur qu'on allait vĂ©rifier ce chiffre qui me paraĂźt trĂšs nettement minorĂ© hein.
TrĂšs nettement minorĂ© mais on va quand mĂȘme regarder ça sur l'investigation sur les combien le le je vais vous donner le le les chiffres des enquĂȘteurs que nous avons 400 sur les violences intrafamiliales. ça ne va pas ĂȘtre que seulement sur les violences faites aux mineurs, hein. Ils vont aussi avoir traitĂ© de ces sujets-lĂ , mais souvent ce sont les mĂȘmes services he qui traitent des des qui sont des enquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s.
Donc sur le le en en maison maison de protection des familles, je crois que dans la la partie Ă©crite, je donne le volume total des enquĂȘteurs parce que vous me demandiez les 400, ils viennent s'ajouter Ă combien ? Donc on a le plus de 500, c'est plus de 500. VoilĂ .
Donc dans la maison de protection des familles et en police he pour les brigades de protection des familles, on a plus de 1000 enquĂȘteurs hein voilĂ donc qui sont pour le coup dĂ©diĂ© hein sur les violences intrafamiliales dont les violences aux mineurs. Euh sur les le le la troisiĂšme question que vous m'aviez posĂ© sur le l'incdon j'ai les deux premiĂšres, j'ai manque la troisiĂšme sur la formation. Oui, ben la formation, voilĂ , j'en ai j'en ai parlĂ©, vous verrez dans les rĂ©ponses Ă©crites.
Le livret de de formation qui est proposé par la Civis, est-ce que vous pouvez vous l'utiliser comme base ? Je je pense que oui, bien sûr, bien sûr, hein. Je je voilà , je à vérifier, moi je connais pas ce point, mais à vérifier à vérifier puisqu'on travaille trÚs bien avec les civis, hein.
Euh voilà , un excellent voilà , on a on on travaille parfaitement avec eux. sur la preuve euh sur les rétexes. Moi je ne connais pas ce ce ce ces questions.
La preuve est recueillie par tout moyen hein, c'est le le procĂ©dures habituelles. Les policiers et les gendarmes utilisent diffĂ©rentes techniques, hein. Il y a la prise de parole, il y a ce que va dire l'enfant, il y a aussi euh il y a un certain nombre d'enquĂȘteurs qui donc vous avez les vous avez l'enquĂȘteur qui interroge l'enfant, vous avez des personnes qui regardent he qui sans ĂȘtre vu et qui regardent le comportement de l'enfance, comportement gestuel, la façon dont il se dont il se s'exprime, euh parfois mĂȘme c'est enregistrĂ© de maniĂšre Ă pouvoir regarder ensuite les mimiques que fait l'enfant qui peuvent traduire par le par la gestuelle une forme de rĂ©ponse finalement en fait monsieur il y a une erreur sur la personne qui est auditionnĂ©e la collĂšgue parlait du mise en cause interrogĂ©e et donc en fait c'est absolument pas la mĂȘme procĂ©dur je vais venir sur je vais venir et pour les enfants d'ailleurs, on utilise aussi beaucoup les dessins.
Mais c'est important en terme de recueil de preuv. AprÚs sur la procédure écrite euh pour le mise en cause, moi j'avoue que ça dépasse un peu mes mes compétences de hein. Donc voilà , les auditions sont enregistrées de toute façon hein.
Donc voilà , moi je voilà , j'ai pas de là -dessus, j'ai pas de j'ai pas de d'autres réponses à à apporter. Voilà . Et sur le livret Civis, je madame je madame la député, je je vais je vais me renseigner plus avant là -dessus pour l'audition du mise en cause si c'est enregistré c'est un c'est en audio, c'est pas en vidéo parce que l'important l'important c'est de pouvoir voir son visage justement quand les questions lui sont posées en visio enregistrer en visio aussi.
D'accord. Merci. D'accord.
Merci pour cette précision monsieur le ministre. Merci infiniment. Nous allons vous libérer rapidement.
Merci beaucoup. Merci Ă vous. Merci beaucoup.
Et pour la suite de nos auditions, nous nous retrouvons donc demain aprĂšs-midi Ă 15h avec l'audition de monsieur le ministre de la justice garde des saut dans la mĂȘme salle. Cher collĂšgue
Laurent Nuñez