« Notre décision de voter contre la confiance à François Bayrou est irrévocable. » - Olivier Faure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
FM politique H-6 avant la grande interview de François Bairou sur BFM TV où il sera notamment interrogé par Marc Fel Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste. Merci d'être notre invité. À mes côtés pour vous interroger Amandy Natalaya éditorialiste politique BFM TV, Ludovic Vigogne de la tribune dimanche notre partenaire.
Alors dans un instant, on va vous demander à quelles conditions vous pourriez peut-être changer d'avis ce que vous attendez de l'interview du premier ministre. ce soir, mais déjà quel est votre état d'esprit ? Dans un instant, on se rendra à Matignon justement pour voir comment le premier ministre prépare cette interview.
H-6, qu'est-ce que vous attendez de la prise de parole de de François Baïou ? Qu'est-ce que vous souhaitez qu'il dise ? comme les Français que vous venez d'entendre.
Rien, plus rien. Et la réalité c'est que François Beou lui-même le sait et tous les partis d'opposition ont déjà annoncé qu'il voterait contre la confiance et donc il sait que le 8 septembre il devra partir. Il fait une tournée d'adieux et donc il va chercher toute la semaine à expliquer qu'il est celui qui pourrait éviter le chaos et qu'il ait lui-même la stabilité.
Personne ne le croit plus. Chacun sait bien que en réalité il n'y a pas une seule version. Ça n'est pas François Beou l'apocalypse, c'est François Beou, celle que nous proposons et qui permettrait à ce pays de ne pas vivre avec l'instabilité qu'on connaît aujourd'hui et qui permettrait aussi d'éviter la purge budgétaire qui est en train d'être préparée par les services de Matignon et les gouvernants actuels.
Alors justement, on prend la direction de Matignon, retrouver Hugo Capelli. Bonjour Hugo. On le disait H-6 avant la prise de parole décisive de François Bairou.
Euh, comment se prépare le Premier ministre Hugo ? Est-ce qu'il pourrait faire des des annonces ce soir ? Ah, on verra bien.
On sait que François Baot est en train de se de se préparer. Cette interview donc qui aura lieu à 18h, qui va durer environ euh 1h30 et qui se fera directement depuis le bureau du Premier ministre. Alors, c'est vrai qu'on a beaucoup vu le Premier ministre ces derniers jours dans le cadre de déplacement à la CFDT, au MEDF, à la Foire de Chalon avec à chaque fois des discours et puis des questions-réponses avec des journalistes.
Mais ce rendez-vous ce dimanche est vraiment capital. D'ailleurs, Matinou explique que c'est un exercice de pédagogie. Le premier ministre veut convaincre les Français qu'il est l'homme de la situation pour le budget, pour réduire la dette de la France.
Et puis il va aussi envoyer ce soir un message aux partis politiques parce qu'il va les recevoir à partir de demain ici à Matignon. Ce sont les communistes qui vont être reçu les premiers. Et puis ensuite, on sait qu'il y aura mardi le rassemblement national et puis un peu plus tard dans la semaine, les les socialistes.
François Bairou qui a reçu le soutien du président Emmanuel Macron il y a 48 heures, mais qui a aussi dû entendre les oppositions qui lui promettent de ne pas voter ce vote de confiance le 8 septembre prochain. C'est en tout cas ce qu'a redit hier Jordan Bardella sur notre antenne et c'est aussi ce qu'on dit les socialistes lors de leur rentrée à à Blois. D'ailleurs, les socialistes qui s'imaginent bien remplacer François Bairou dans les prochaines semaines.
Merci beaucoup Hugo Capellia. Dans un instant, on va parler effectivement de cette candidature du Parti socialiste pour Matignon. On entendait des propositions, peut-être que François Beou me mettra sur la table, mais très concrètement, qu'est-ce qui pourrait de déterminant vous faire changer d'avis quand même ?
Est-ce qu'il y a des choses, des mots que pourrait prononcer François Bairou qui pourrai vous amener à évoluer d'ici 8 jours ? Le seul mot que j'attends de lui maintenant, c'est de dire au revoir. Je vois pas très bien ce que François Berou pourrait apporter encore parce que le problème n'est pas simplement un problème de nature budgétaire.
La réalité c'est que la politique conduite l'a été de manière autoritaire. Il aurait pu être le premier ministre qui renonce au 493. Ce que nous proposons nous puisque nous proposons effectivement de remplacer, on va venir à ça vous proposer le premier ministre et bien c'est de faire en sorte que on change aussi de rapport au parlement, de rapport aux françaises et aux français de rapport aux partenaires sociaux et de faire en sorte que ce pays puisse être effectivement gouverné.
Mais dans les médias Olivier Fort ce soir François Baou faisait des ouvertures par exemple s'il disait "Les de jours fériers travailler, ça n'est pas une bonne idée, il n'en est plus question. euh une forme d'ISF d'impôt sur la fortune euh selon ce qu'il pourrait euh voilà euh avoir concocté tout ça. S'il fait ce type d'ouverture, c'est non.
Quoi qu'il en soit, on le comprend désormais. Le le 8 vous ne voterez jamais. Conérou a déjà été des mois passés fait des ouvertures.
Il nous avait déjà pris l'engagement de mettre une contribution sur les haut patrimoine ou les haut revenus. Elle devait venir au lendemain du vote du budget. Vous n'avez pas vu et moi non plus.
Et donc la réalité c'est que François a montré qu'il n'était pas un interlocuteur fiable et que il n'était pas de ceux qui tiennent les engagements qu'il prennent y compris devant l'assemblée. On l'a vu aussi sur les retraites. Bon pour vous c'est l'histoire d'une trahison vis-à-vis des socialistes.
Je cherche pas c'est un traître ou je sais pas quoi. Ça m'est égal. Je dis simplement que maintenant, il va falloir faire en sorte que nous puissions donner une stabilité à ce pays, permettre d'avoir un gouvernement qui gouverne et qui gouverne dans l'intérêt des Français et qui gouverne avec les Français.
Autrement, on l'a vu en fait, les sondages de ce matin sont assez parlants. S'il y avait demain une dissolution, quoi conduirait-elle ? rien sinon à reconduire une configuration qui de toute façon ne donne de majorité absolue à personne.
Donc ça suppose que nous fassions avec ce que les Français ont décidé et les Français ont décidé justement de faire en sorte que ce soit le Parlement le lieu dans lequel c'est politique. Est-ce que vous avez eu un contact avec François Beou depuis lundi et l'annonce du vote de confiance par le premier ministre ? Non, aucun.
Vous allez le voir la semaine prochaine, il en il ouvre une série de consultations des des parties. Est-ce que vous allez aller à Maton pour le le rencontrer ? Nous irons jeudi matin le voir par politesse républicaine, mais la décision que nous avons prise est irrévocable et donc il n'y a aucun suspense sur Pourquoi vous y allez dans ces conditions ?
Bah, tout simplement parce que on nous invite à venir et que par euh, je vous viens, je vous le dis, par esprit républicain, quand le président de la République quand le Premier ministre invite les chefs de parti, les présidents de groupe à venir à sa rencontre, et bien nous sommes toujours présents pour des raisons qui sont simplement liées au fait que nous respectons les institutions. Oli, je vous arrête une seconde. Vous avez dit à la décision est irrévocable.
Elle est irrévocable. Vous ne voterez pas la confiance. Nous ne voterons pas la confiance.
Il n'y a aucune chance que vous vous absteniez non plus. pas d'avantage. Ce que les Français peuvent avoir du mal à comprendre, c'est que vous n'ayez jamais discuté directement avec François Baos jusque- là.
C'estàd vous dites "On n'a pas eu de contact depuis lundi dernier, pas eu de contact cet été non plus, semble-t-il. Il ne vous a jamais il n'a jamais cherché à vous joindre vous Olivier Fortrétaire du Parti socialiste. Absolument pas.
Comment est-ce que vous comprenez qu'il vous renvoie la faute en disant alors les responsables politiques étaient en vacances, ils n'étaient pas joignable dans les faits. Ça n'est pas ce qui s'est passé si l'on vous suit. vous étiez à la plage.
C'est une c'est vraiment une inepsie en fait. Je enfin je je n'ai même pas envie de commenter. Moi, j'ai pris des j'ai pris 10 jours de vacances et j'étais revenu le 30 juillet en Sain etne.
Et donc s'il voulait en fait me contacter, il avait mon téléphone, je n'ai pas quitté le territoire et donc à tout moment j'étais joignable. Il n'a jamais cherché à le faire. Qu'est-ce qui s'est passé entre François Baïou et vous ?
Est-ce qu'on s'en souvient à l'hiver dernier, vous aviez réussi à négocier pour que le le budget de cette année puisse être adopté ? À l'époque, vous aviez des consultation récurrente, vous parliez et puis tout à coup, il y a plus dialogue possible. Pourquoi ?
Mais n'en fait pas une affaire personnelle, ça n'est pas le sujet. En fait, il y a pas il y a pas une question de lien rompu ou de trahison et cetera. Il y a deux politiques qui aujourd'hui se font face.
La politique François Berou entend poursuivre, c'est celle qui a a conduit justement à cette dette abissal. C'est 1000 milliards supplémentaires de dettes, c'est les 8 années passées avec François Berou, avec tous ceux qui l'ont précédé et avec Emmanuel Macron. Et donc, il y a aujourd'hui un moment où effectivement il faut une certaine forme de clarification et cette clarification nous la portons en portant nous-mêmes un contre-plan Beou et qui montre qu'un autre chemin est possible.
Parce que ça n'est pas vrai qu'il existe une seule façon de procéder. Nous sommes conscients du fait qu'il existe une dette à habissal. Mais cette dette abissal n'est pas venue toute seule.
Ça n'est pas un châtiment divin. C'est venu parce que il y a une politique qui est conduite depuis 8 ans et qui a multiplié les cadeaux fiscaux aux grandes fortunes, aux grandes entreprises et qui a conduit à creuser la dette avec des avec en réalité une baisse des recettes alors que les dépenses elles-mêmes n'ont pas progressé. Et donc ce que nous disons maintenant, c'est que le rythme auquel François Bérou veut réduire la dette est un rythme insupportable.
On va finir par mourir guéri avec ces avec cette histoire. C'està-dire que en fait on va vers un budget qui est un budget de récession qui repose exclusivement sur qui ? Sur les travailleurs, sur les malades, sur les d'emploi, sur les jeunes, sur les retraités.
Bref, il frappe à peu près toute la population, sauf sauf les grandes fortunes qui elles sont épargnées au nom d'une théorie du ruissellement dont chacun sait bien qu'elle est une fable et qu'elle n'a jamais fonctionné. Alors Olivier Fort, si le destin à vos yeux de François Bairou est déjà scellé, vous avez dit effectivement ce weekend euh qu'à vos yeux vous étiez volontaire, les socialistes, pour être les suivants. Répondez-nous clairement.
Est-ce que donc vous Olivier Fort vous êtes candidat pour le poste de premier ministre ? Mais je vais vous dire ce que j'ai dit à la fois à nos partenaires. Vous allez pas me répondre.
Si si, je vais vous répondre. Je vais vous répondre ce que j'ai dit à nos partenairirees et ce que j'ai dit à tous les socialistes. Si le 8 au soir vous avez un appel du chef de l'État et bien vous le prenez.
Et si le chef de l'État vous demande si vous êtes d'accord pour aller à Matignon, vous répondez oui. La question pour moi n'est pas une question là non plus personnelle. La question c'est qu'est-ce qu'on est prêt à faire ensemble ?
Et moi je suis prêt à ce que nous gouvernions effectivement ensemble et l'identité de celui ou celle qui Matignon m'importe assez peu. Mais est-ce que vous vous êtes prêt pour Matignon ? Mais toutes celles et ceux qui pourraient être appelés doivent se tenir prêts et doivent accepter si d'aventure le chef de l'État les appelait.
Mais alors qui ? Quand vous dites tous ce à gauche, je ne veux pas rentrer dans ce jeu parce que nous l'avons fait nous l'avons fait il y a un an à l'époque nous avions dit toutes et tous il y a un point de convergence sur les personn de Lucy Casté. Tout à fait.
Est-ce que le chef de l'État a appelé Lucy Casté ? Non. Et bien nous n'allons pas rejouer ce scénario, passer quelques heures entre nous à savoir qui pourrait être ou avoir des prétendants qui viennent les uns après les autres sur les plateaux.
On ne joue pas à ce jeu-là. On est simplement tous disposés à vous dire que effectivement si l'un d'entre nous était appelé et bien nous serions prêts à l'accompagner. Et mais juste pour finir sur ce sur ce point, la règle s'applique à vous donc Olivier Fort chef de l'État pour parler directement à moi comme à tous les autres.
Ce que je dis là simplement, c'est que ça s'applique à moi, ça s'applique aux autres, ça s'applique à tous les socialistes, ça s'applique aux écologistes, aux communistes, ça s'applique aux ex insoumis, ce pas de problème. Moi, je suis prêt à gouverner avec celles et ceux qui sont disposés sur un programme qui est un programme clair. C'està-dire que nous nous attaquerons effectivement au grands sujets qui sont devant nous.
Nous ferons en sorte de gouverner non pas par la force mais par la conviction et donc nous renoncerons au 493 pour permettre justement un dialogue, un vrai dialogue au Parlement. La grande question en fait Olivier Fort, admettons que Emmanuel Macron vous choisisse. Vous dites "Nous gouvernons avec ceux qui sont prêts à à s'engager sur un programme commun." Mais c'est qui qui pourrait vouloir aujourd'hui travailler avec vous les les socialistes ?
Mais c'est je pense qu'à gauche beaucoup seraient prêts à travailler avec nous évidemment mais ça inclut les insoumis. Il faut que vous compreniez quelque chose parce que vous allez évidemment me poser la question des insoumis. Je la voyais venir quand même.
Bah disons qu'on voudrait savoir comment marche un gouvernement fort. Ben moi je vais vous dire comment ça marche un gouvernement de gauche. Un gouvernement de gauche qui vous refusez d'assumer le fait que vous pourriez aller à Matignon.
Mais non, je vous ai dit moi, comme n'importe quel autre dans cette dans ce périmètre que j'ai défini pourrait être appelé et s'il était appelé, je leur conseille à toutes et à tous de dire "Oui, j'y vais." Voilà. Donc ça s'applique à moi, ça s'applique à d'autres.
Et donc je dis que comment est-ce qu'on gouvernerait ? Et la question sera posée à tous les partis politiques. C'estàd que nous nous viendrons avec notre projet et nous prendrons à témoin l'opinion publique.
Nous discuterons avec les partenaires sociaux en disant jour après jour voilà ce que nous faisons. Quand par exemple nous dirons que nous voulons la taxe Zucman pour financer notamment rappelons ce que c'est la suspension de la réforme des retraites. La taxe Zucman, c'est une taxe qui s'applique exclusivement à des gens qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine et qui ne payent pas complètement leurs impôts puisque en réalité ils optimisent.
Et donc dans ces cas-là, si ils ont euh payé et si enfin je s'ils sont s'ils ont enfin on prélève pour faire simple, on prélève 2 % de cette ça fait partie effectivement du projet que vous avez mis en avant. Voilà. Exactement.
Et c'est donc s' un accord ceuxl pourront gouverner avec vous ceux qui sont d'accord avec cette position. C'est dire au Parlement quand la question sera posée, je sais que nous avons une majorité parce que cette taxe Zucman, elle a déjà été adoptée en première lecture à l'Assemblée. C'est un exemple de ce que nous pouvons faire.
Mais dans ce bloc de gauche, les insoumis restent les plus nombreux quand même. Ludovic. Oui.
Ce serait quoi le le périmètre de ce gouvernement ? Qu'on comprenne bien, le périmètre de ce gouvernement, ce serait quoi ? Ce serait un gouvernement qui comprendrait des ministres insoumis.
Mais Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez entendu, il a dit "Je ne soutiendrai absolument aucun gouvernement autre qu'insoumis." Donc comme je ne vous parle pas d'un gonnement insoumis et je n'imagine pas qu'il dise qu'il est parfaitement à l'aise avec ce que nous proposons mais simplement je dis moi donc il y aurait pas de ministre insoumis. Non et quand vous vous ne souhaitez pas juste Olifier vous ne souhaitez pas de ministre insoumis dans un gouvernement gauche auquel vous participeriez ou que vous dirigeriez ?
Je viens de vous répondre et je vous dis que la question ne se pose pas dans cette dans cette dans ces termes-là. La question c'est à chaque fois que nous irons à l'Assemblée et au Sénat, à chaque fois que nous poserons sur la table une proposition, qui votera pour qui votera contre ? Guillaume je finis je finis je finis en vous disant que je mets au défi Jean-Luc Mélenchon de dire que ces députés voteraient contre la taxe je mets au défi Jean-Luc Mélenchon de dire que il voterait contre un gouvernement qui serait le premier à dire qu'il suspend la réforme des retraites et donc dans ces conditions en fait la question Mélon a été très clair Olivier Fort Jean-Luc Mélenchon a dit nous ne soutiendrons qu'un gouvernement la France insoumise.
La question c'est une je demande pas de soutenir un gouvernement dirigerion je lui demande simplement de voter des propositions et je Mais vous n'avez aucune garantie qu'il ne voterait pas une censure contre vous que la France insoumise ne voterait pas une censure contre vous. Écoutez, j'imagine qu'il aurait du mal à expliquer aux françaises et aux Français qu'un gouvernement de gauche est censuré par la France insoumise et qu'un gouvernement de gauche qui propose notamment de remettre du pouvoir d'achat puisque nous avons une proposition qui est une proposition qui va quand même permettre, je prends cet exemple mais ça permettra d'illustrer. Imaginez que vous ayez en cette rentrée une maman qui élève seule ses enfants et qui est au SMIC.
Et bien cette maman-là, elle aura des revenus supplémentaires de 900 € par an. Une famille qui euh avec deux salariés qui gagnent 1920 € par mois, qui sont pas des gens très riches, qui sont vraiment dans le début de la classe moyenne, et bien nous proposons en fait de leur rendre 1500 € de pouvoir d'achat par an. Et bien, je crois que effectivement il y a la matière à trouver un certain nombre d'alliances dans le parlement.
Donc Olivier Fort, la France insoumise reste des partenaires ou ce sont des adversaires ? Mais je ne moi je n'ai enfin je ne me je ne m'imagine pas avec des adversaires et cetera. Je m'imagine simplement avec une coalition qui est au gouvernement de gauche, qui vient avec des propositions de gauche, qui s'engage ensuite à discuter loyalement puisqu'il n'y a pas de 493.
Et ensuite, je dis à la gauche, mais je dis aussi à ceux qui sont dans le bloc central et cetera, est-ce que vous êtes prêt à assumer le fait que demain vous refusez dans un moment où les Français ont comme première préoccupation le pouvoir d'achat, vous refusez à la moitié des Français, à la moitié des salariés, des travailleurs français euh évidemment une haose leur pouvoir d'achat qui est conséquente. Et on verra et à ce moment-là effectivement, il y aura une clarification. Si vous voulez censurer ce gouvernement-là, censurez-le.
Mais moi ce que je vous dis c'est que les Français et les Françaises ne le comprendraient pas parce que ils ont entendu que ce que nous proposons c'est effectivement non pas simplement une espèce de purge qui est qui leur serait imposée. Il y a aucune des mesures proposées par François Berérou que nous reprenons. En revanche ce que nous faisons, c'est que nous nous arrivons à réduire la dette et nous arrivons aussi avec un plan de relance qui permet de relancer l'activité.
Vous souhaitez économiser 22 milliards. On va rentrer dans le détail dans un instant. Juste, est-ce que ça veut dire que vous appelez le président de la République Emmanuel Macron à vous recevoir à l'Élysée l'ensemble des forces de gauche ?
Bah si le chef de l'État souhaite nous entendre et que nous venions préciser devant lui ce que nous avons déjà précisé devant la presse hier, et bien effectivement aucun problème pour le faire. Ludovic, parmi les têtes à gauche, effectivement, vous parlez d'un personnalité de gauche qui pourrait être appelé, vous dites faudrait qu'elle dise oui à Matignon, peut-être un ancien premier ministre. Oui, il y a un nom qui circule, c'est celui de Bernard Casneu qui pourrait remplacer pourquoi pas François Baou à Mathon.
Est-ce que si c'était lui que le le chef de l'État choisissait, est-ce que vous le soutiendrez ? Est-ce que vous seriez vous verz et ceux qui prêts à reprendre ce que nous avons dit hier sont les bienvenus ? Voilà, je n'ai pas d'autres messages.
Bernard Kaz, je ne sais pas ce qu'il serait prêt à faire. Je dis simplement que il faut qu'à un moment il y ait des offres claires sur la table. Notre offre, elle est claire, elle est documentée, elle est chiffrée, elle permet d'offrir effectivement une autre perspective que celle que fixe le premier ministre.
Vous avez changé avec Bernard Kasnov ces derniers jours. Non. Ça veut dire que Bernard Kasnov c'est un profil acceptable à vos yeux pour Matignon.
Je viens de vous répondre. Je vous ai dit je acceptable ou pas ? C'était pas la même chose il y a un sais pas.
Ce que je dis c'est que mais vous vous jugez que c'est un profil acceptable. Mais moi, je ne juge pas les profils, je ne pas les reins et les cœurs, je fais de la politique. Et ce que je veux savoir, c'est ce que font les gens s'ils sont à Matignon.
Ça m'intéresse pas. C'est pas euh est-ce que Bernard Cazon est quelqu'un de sympathique ? Est-ce que c'est un homme de gauche et cetera ?
Oui. Est-ce que il ferait la politique que je viens de vous indiquer ? Je n'en sais rien.
Donc vous souendrez que s'il reprend le programme du Parti socialiste que vous avez énoncé hier. Exactement. Ce que je dis c'est que ce que je veux c'est que les Français enfin aient le sentiment de respirer et que on ne les prenne pas au collé.
Qu'on a pas le sentiment que à chaque fois qu'un premier ministre arrive, c'est pour leur dire voilà je vous propose de la sueur et des larmes. Moi, je veux que on leur propose enfin l'armistice et qu'on leur dise que effectivement ils vont pouvoir vivre et qu'ils vont arrêter de se demander le 15 du mois comment ils finiront le reste de la du mois. Si néanmoins Emmanuel Macron ne choisit pas un premier ministre de gauche et qu'il penche pour quelqu'un dans le bloc central comme on dit, quelques noms sont aujourd'hui évoqués, par exemple Gérald Armanin, Catherine Vautrin.
Je je vous vois sourire. Oui, enfin ces gens ont avalisé le 15 juillet le programme de François Beirou. Donc en quoi sont-ils qualifiés dès lors que François enfin ne faites pas prier pétita mais est-ce que pour vous c'est un véto d'emblé c'està-dire on a déjà vu avec Michel Barni avec François Baot donc cette fois on se lance pas dans l'histoire on ne soutiendra pas par exemple un Gérald d'Armanin c'est ça que vous dites mais ce que je vous dis c'est que le 15 juillet je n'ai pas vu un seul de ces ministres démissionner dire je ne mange pas de ce pain-là je ne veux pas infliger cette peine là aux françaises et aux français et donc je me retire ils sont tous restés ils sont banque solidaire et j'imagine que s'ils ont un peu de continuité, ils nous reproposeront la même chose que François Beou et les mêmes cause produi les mêmes effets.
Voilà. Donc on ira à nouveau à une censure des socialistes si Emmanuel Macron choisit quelqu'un du bloc central. Il me paraît évident que des gens qui proposent la même chose que François Beou, moi j'ai rien contre François Beou personnellement.
Je suis pas enfin encore une fois je suis pas euh là pour sonder les reins et les cœurs. Je veux que on puisse arriver à une situation qui donne à la fois de la stabilité au pays, qui rend du pro d'achat aux Français, de la visibilité aux entreprises pour que l'activité puisse reprendre. Ce que nous proposons nous, c'est effectivement de mettre près de 20 milliards d'euros sur la table pour relancer l'activité, assumer la transition écologique, faire en sorte que sur le logement, sur les transports, sur l'éducation, sur la santé, on puisse remettre de l'argent et faire en sorte que aussi les Français puissent consommer.
La croissance, elle vient d'abord de la consommation, mais on voit pas les compromis juste pour finir que vous vous seriez prêt à faire. C'est c'est tout votre programme ou rien. Mais vous vous noterez que dans ce que nous avons proposé hier, il y a absolument pas on n'est pas sur un programme qui serait le programme que nous pourrions assumer si nous étions majoritaires absolus. 22 milliards d'économie, François Baou dit, il faut en faire 44 milliards.
Ça vient d'où le l'écart majeur ? Mais c'est que nous nous ne prélevons pas sur les Français. Et donc du coup, on prélève sur les grandes fortunes, on prélève sur les exations de cotisation.
Mais pour vous donner un exemple, il y a aujourd'hui 91 milliards d'exonation de cotisation. 91 milliards. Donc on pourrait dire effectivement on reprend tout si nous étions en fait dans une forme de de programme qui serait un programme de la gauche radicale et cetera en reprend tout.
Nous, on dit là-dessus, on reprend 2,9 milliards parce qu'on considère que il y a des exération des exération des exonérations pardon de cotisation qui ont leur utilité et qui permettent de préserver l'emploi. 2,9 milliards. Bon ben voilà, on n'est pas dans une forme de de saturation de projet de gauchiste et cetera.
Donc il y a la matière évidemment à trouver des compromis et comme nous gouvernons nous gouvernerons 1493 s'ils ont plus intelligent à proposer ben qu'il propose mais pour l'instant on n pas vu mais dans votre programme on voit bien la politique fiscale que vous voulez appliquer on voit en revanche moins bien quelles sont les réformes les économies que vous pourriez faire sur le train de vie de l'État sur les dépenses sociales il y en a pas bien sûr que si on a proposé 5 milliards d'économies sur le train d'étèement bah ça veut dire que par exemple on sait alors je prends un exemple qui n'est pas celui qui rapporte le plus mais qui celui certainement qui fait le plus parler et bien les avantages des anciens premier ministres, c'est c'est Pinots, pardon, c'est c'est ce que je viens de vous dire mais parce que quand on demande aux Français et aux Français en permanence des efforts, il faut demander à tout le monde et qu'il faut évidemment éviter d'avoir des symboles. Je ne suis pas sûr que les Français aient beaucoup apprécié que vous ayez des présidents de chambre, que vous ayez des maires notamment celui qui aujourd'hui à Matignon qui rénovent leur bureau pour 40000 €. Je sais que ça fait parler parce que tout le monde m'en a parlé pendant les congés et vous à Matignon demain vous renoncez à votre indemnité de premier ministre.
Mais c'est pas Je n'ai jamais dit qu'il fallait que les premiers ministres soient plus payés. Je dis simplement que quand ils ont été premier ministres et que Mais par exemple, vous dites faut donner l'exemple quels efforts vous feriez sur le train de vie des élus ? Moi, je suis prêt à reprendre ce que dira le rapport d'Ore.
S'il y a des avantages qui sont des avantages indus, et bien il faudra effectivement avancer. La réalité, c'est que autrefois les parlementaires c'estàd on parle par exemple de l'enveloppe de frais des députés, des ministres, de la réduire, on a du mal à voir ce que vous voulez faire précisément. Mais pour tous enfin on verra ce que René Doier dit mais moi ce que je vous dis c'est qu'il est chargé de faire a beaucoup de légendes qui sont la réalité c'est qu'autrefois les parlementaires c'est vrai avaient un régime fiscal qui était différent du régime du commun des mortels et donc nous avions un abattement c'estàd qu'il y avait 20 % de nos revenus qui n'étaient pas imposables quand nous étions au pouvoir quand nous avions la majorité nous y avons relancé de nous-même et donc nous avons supprimé cet abattement ensuite sur la réforme enfin sur les retraites Autrefois, les députés avaient la possibilité de surcotiser et donc avec 20 années de mandat, ils avaient l'équivalent de ce que les Français obtiennent au bout de 40 années.
Mais c'est pas là où on fait 22 milliards d'économistes comme vous dis. Mais nous avons non, ce que je dis c'est que nous avons déjà renoncé. Ça n'existe plus aujourd'hui.
Nous sommes dans le droit commun. Il n'y a pas d'avantage particulier pour les députés. Alors maintenant, je vois qu'il existe encore un certain nombre de de d'effréments notamment pour ceux qui ont été premier ministres, qui ont été président de la République, qui et cetera.
Et donc c'est vrai qu'au bout de durée et quand ces gens-là n'ont plus d'activité publique, il y a pas de logique. Est-ce que ils conservent des avantages et ça ? Donc par exemple, on pourrait y revenir mais euh ça n'est pas encore une fois Ludol Vigne a raison de le rappeler.
Ça n'est pas ça qui permet de faire des grandes économies. Taxer les entreprises par exemple vous dites c'est une vieille méthode socialiste. On taxe les entreprises, on davantage les grandes entreprises les plus fortunés.
Est-ce que l'impôt est la seule source ? Mais les gars femmes par exemple on récupère 800 millions sur les gars femmes. Bah ça me paraît pas fou.
à un moment vous avez Trump qui vient nous imposer 15 % de de taxes douanières et nous on devrait dire simplement euh on OK alors vous vous pouvez importer comme vous voulez mais euh par contre nous on ira avec nos bouteilles de vin avec nos produits de luxe avec tout ce qu'on vend outreatlantique on va se prendre une donc les PME français les entreprises françaises n'ont rien à craindre mais les entreprises françaises on rien à craindre en vous allez pas leur augmenter leur impôt ben ce que ce que je dis c'est que on va supprimer un certain nombre d'exonérations cotisation c'estàd que au-delà de 2,5 SMIC, on sait très bien que c'est un effet d'OBen et que ça ne préserve pas l'emploi. Et bien là effectivement prenez pas qu'elle délocalise mais délocaliser qui vous pensez qu'on délocalise les ingénieurs comme ça que les cadres supérieurs et cetera c'est pas vrai en fait on est dans une là dans une forme de mythe et donc il y a des emplois qui sont délocalisables et qu'il faut préserver et ceuxl effectivement continueront à l'être puisque nous ne touchons pas jusqu'à 2,5 SMIC les exos de cotisation. En revanche, au-delà, on peut le faire.
Est-ce que vous nous dites ce matin, on n'augmentera pas l'impôt sur le revenu des Français ? Oui. Euh, en fait, aujourd'hui, celui qui a prévu d'augmenter les impôt sur le revenu des Français, c'est François Berou.
Je vous rappelle non vous vous je vous rappelle que le gel du barem de l'impôt sur le revenu fait rentrer 380000 ménages dans l'impôt qui n'y étaient pas encore aujourd'hui. Donc oui, nous préservons les Françaises et les Français et nous prés au-delà de ces 380000 qui rentreraient, nous préservons tous les contribuables qui auraient vu leurs impôts augmenté puisque le gel du barê c'est l'augmentation de tous les impôts de tout le mot avec qui vous faites passer ces mesures d'augmentation des impôts sur les plus riches parce que les macronistes par exemple n'en veulent pas, la droite n'en veut pas. Euh je vous rappelle que la taxe Zucman a été adoptée en première lecture à l'Assemblée.
Oui. Avant d'être rejeté au Sénat. Oui, mais le Sénat n'a pas le dernier mot, vous le savez aussi.
Donc euh il Oui, mais ça résout pas la question de avec qui vous faites passer ces textes. Ben, je viens de vous répondre, la taxe zu a été adoptée et donc je pense que nous pouvons continuer le parcours parlementaire de cette taxe Zucmane. Elle sera on reviendra à l'Assemblée après avoir euh euh après euh le son passage au Sénat puisqueils l'ont effectivement rejeté et nous l'adopterons.
Olivier Fort 8 septembre le vote sur François Baou c'est finalement le slogan des insoumis. C'est le 8 Byouard, le 10 blot Macron. C'est notamment Jean-Luc Mélenchon qui appelle à une grande grève générale le 10.
Est-ce que vous vous joigniez ou non à cet appel à la grève générale le 10 septembre prochain ? Mais euh moi je me joins à enfin la grève c'est du domaine social et c'est du domaine des syndicats. Mais est-ce que vous la souhaitez ?
Et euh donc les syndicats se sont retrouvés à syndical tous les syndicats et ils ont appelé à un mouvement le 18. Et donc j'appelle effectivement à l'instar des organisations syndicales à ce que le 18 soit une grande journée de mobilisation et qu'elle permette de faire entendre la voix des françaises et des Français et qu'elle permet de créer un rapport de force avec le chef de l'État aussi pour qu'il entende et qu'il comprennent que il ne va pas pouvoir faire comme si il avait gagné toutes les élections depuis 2022 parce que en réalité il en a gagné aucune temps que la démocratie puisse jouer le 10 vous ne vous y associez pas mais le 10 je j'entendrai j'écouterai C'est le 10 c'est plus diffus et plus difficile à saisir puisqu'on ne sait pas très bien qui appelle, on ne sait pas très bien quelles sont les revendications portées. Je soutiens l'idée que les Français qui veulent exprimer leur exaspération peuvent le faire le 10 et le 18.
Mais euh j'écouterai et notre rôle à nous ça n'est pas de provoquer la grève générale, je viens de le dire, c'est au domaine syndical. En revanche, ce que je crois être dans notre domaine et notre responsabilité, c'est d'offrir un déboucher politique à ces revendications qui sont portées par les Français. Donc, vous ne reprenez pas le mot d'ordre bloquons tout.
Mais c'est pas non, moi je suis pas je suis pas euh euh ni gilets jaune ni syndicaliste et donc ça ne m'appartient pas. Par contre, la réponse à ce qui sera dit le 10, ça c'est du domaine de la politique et je souhaite que nous y répondions parce que on peut pas être comme Emmanuel Macron. sur son aventin, sur son Olympe et tel Jupiter adresser ses foudres aux uns et aux autres mais ne jamais entendre ce que le commun des mortels a à lui dire.
Est-ce que vous pensez que ce seront des mouvements massifs le 10 et le 18 portés par les syndicales 18 ? Je pense que ce seront des mouvements très importants parce que je vois l'exaspération, la colère et je sens que les Françaises et les Français ont envie que on ne le réserve pas toujours le même plan. Ils ont déjà dit non.
Ils ont dit non au moment de l'élection présidentielle elle-même puisque en 2022, rappelez-vous, Emmanuel Macron est réélu parce qu'il est face à Marine Le Pen, mais alors même qu'il dit "J'ai bien saisi que ce n'était pas moi que vous choisissiez mais que vous votiez contre Marianne Le Pen et puis un mois plus tard donc il n'a pas de majorité absolue et il se comporte pendant 2 ans comme s'il y avait une majorité absolue. Il est battu aux élections européennes. sa candidate fait à peine 14 % et ensuite il est celui qui provoque une dissolution au soir du scrutin des européennes et là il a encore battu et il continue à croire que il peut diriger ce pays tout seul.
Mais non, c'est parce que la crise que nous vivons aujourd'hui, ça n'est pas simplement une crise budgétaire, c'est aussi une crise démocratique. Et ce qui inquiète les marchés aujourd'hui, c'est ça aussi. Je vous prends cet exemple.
Est-ce que votre projet va pas inquiéter les marchés d'ailleurs ? Ben je je vous réponds. Qu'est-ce qui inquiète les marchés ?
Vous vous rendez compte que aujourd'hui en fait la France a une dette qui est inférieure à celle des États-Unis. Le plus le pays le plusé au monde ce n'est pas la France, c'est le Japon. Et bien le Japon emprunte pour trois fois moins que nous.
Pourquoi ? Parce que en France il y a cette espèce de sentiment pour les marchés que nous ne sommes pas fiables et que il y a aucune possibilité de se dire que dans un mois, dans 2 mois, dans 3 mois, les choses seront encore en l'état. Et donc ça suppose qu'il y ait effectivement une autre méthode et j'y insiste, une autre façon de gouverner ce pays.
Et c'est ce que nous nous disons. Nous disons pas de 493 mais aussi un autre rapport aux partenaires sociaux, un autre rapport aux français et aux français. Moi je souhaite que nous puissions entretenir un dialogue constant et faire en sorte que nous puissions répondre au fur et à mesure à ce que les Françaises et les Français ont ont à nous dire.
Olivier Fort à cette situation et cette crise politique, peut-être cette crise sociale. Il y a leader d'un parti, c'est celui du Rassemblement national Jordan Bardella. Il voit qu'une seule solution, ce sont des élections.
Écoutez-le, il était notre invité hier sur BFM TV. Nous avons besoin d'une majorité claire, d'un cap clair et nous avons par définition besoin que le président de la République sorte le pays de l'impasse, assume sa responsabilité et revienne devant les Français soit par l'intermédiaire d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale ou qu'il en tire les conséquences et qu'il démissionne et provoque une nouvelle élection présidentielle. Alors Olivier Foreska vos yeux comme ceux aussi d'Édouard Philippe une dissolution finalement est inéluctable.
Ben, j'essaie de faire en sorte que de vous répondre tout à l'heure sur le fait qu'on peut avec ce que les Français ont décidé il y a un an, avec ce parlement, nous pouvons avancer et nous pouvons faire de grandes choses. Ça veut dire vous ne souhaitez pas une dissolution. Ça veut dire que j'en suis pas responsable.
Je n'en ai pas le pouvoir et donc à un moment si le président de la République souhaite dissoudre, il dissou et nous serons prêts et nous irons aux urnes sans aucun problème. Mais est-ce que vous la réclamez ? Mais ce que j'essaie de Est-ce que vous la réclamez ?
Non, je réclame en fait. J'aurais quand même en fait la possibilité de gouverner. Or pas une dissolution.
Non mais je attendez je enfin c'est vous avez vu le sondage qui est paru ce matin. On va absolument un sondage effectivement on peut le l'afficher tout de suite. En cas d' solution le Rassemblement national arriverait largement en tête.
Sondage élable réalisé pour BFM TV la tribune dimanche on le voit 31 % peu plus de 31 % pour le le RN et son allié Rexioti dans le cadre d'une gauche qui serait unie éventuellement. On va se poser la question dans une seconde avec la France insoumise un peu plus de 23 % des voix 14 % pour les la coalition ensemble qui soutient Emmanuel Macron 12 % aucune intention de vote un peu plus de 10,5 pour les Républicains. Voilà et donc ça dit quoi ?
Ça dit que en fait le parlement qui serait issu d'un nouveau vote ne donnerait pas de majorité absolue à quiconque vraisemblablement. Et donc à quoi cela servirait-il de reconvoquer les Françaises et les Françaises au stade pour obtenir un résultat qui serait peu ou prou le même que celui d'aujourd'hui et donc qui nous conduirait à nous reposer les mêmes questions alors que la façon de sortir de l'impasse, c'est un moment de comprendre ce qu'on dit les Français. Ils n'ont pas voulu donner de majorité absolue à qui que ce soit.
C'est un fait, je le regrette pour ma part. Je préférais qu'il dise voilà, je suis prêt donner une majorité large à la gauche et aux écologistes et permettre de dérouler tout mon programme. Mais puisque ça n'est pas le cas et puisque ce n'est pas ce qu'il nous ont dit et que je suis un démocrate, je prends les choses telles qu'elles sont et je dis bon ben voilà, on a un parlement qui est composé comme il est composé et bien il faut un gouvernement de gauche parce que c'est la gauche qui est arrivé en tête l'année dernière l'année dernière et donc ce gouvernement proposera un certain nombre de solutions et ensuite le parlement disposera.
C'est assez simple à comprendre et ça permet aussi de faire fonctionner nos institutions. Si le parlement refusait le taxe Zucman, bah je dirais ben je je l'ai proposer et c'est le parlement qui l'a refusé. Je vois bien que le parlement, il y a une majorité pour ça.
Donc je suis très content mais encore faut-il qu'on ait la possibilité d'aller gouverner. Après tout, si l'impasse politique se confirmait, si Emmanuel Macron était contraint de dissoudre de nouveau l'Assemblée nationale, est-ce que vous appelleriez de vos vœux en cas de législative anticipé des candidatures communes de toute la gauche ? y compris euh avec les filles.
Mais euh moi mon baromètre si vous voulez, enfin en tout cas ma boussole, c'est d'éviter à la France le drame de l'extrême droite. Et ne croyez pas, je parle là aux Françaises et aux Français qui s'imaginent que l'extrême droite au pouvoir c'est du pouvoir d'achat supplémentaire. Regardez aujourd'hui ce qui se passe aux États-Unis, ce qui se passe en Argentine.
Regardez ce que fait la droite quand elle est au pouvoir ou l'extrême droite quand elle est au pouvoir. C'est Macron empire. Donc si vous voulez Macro Empire, votez pour Jordan Bardella et pour Marienne Le Pen.
Moi ce que je veux c'est donc éviter ce drame au pays. Et donc à chaque fois qu'il y aura une menace dans une circonscription de voir l'extrémat l'emporter effectivement je souhaite que toute la gauche puisse se réunir et je souhaite que nous puissions éviter cela. Ça veut dire potentiellement un accord de candidature unique à gauche dès le premier tour.
Ça veut dire j'en sais ce que vous souhaite bien. Moi ce que je souhaite c'est que l'extrême droite ne puisse jamais l'emporter parce que je sais aussi que la menace elle existe et donc on va pas se cacher les yeux et je ne veux pas être un jour responsable du fait que par mon irresponsabilité justement et bien l'extrême droite c'est arrivé au pouvoir. Je ne lui déroulerai jamais le tapis rouge.
Vous pouvz faire les idées comptent aussi et vous ne pensez pas qu'une bonne partie des électeurs de gauche peut-être choqué par le fait que vous disiez d'accord à nouveau pour des candidatures communes avec la France insoumise alors que vous avez passé des mois à être en désaccord sur le fond sur plusieurs idées à vous battre sur des propos jugés antisémites parfois de la France insoumise. Olivier Mélenchon parle de vous comme d'un traître qui travaille avec le bloc central et la majorité et néanmoin vous êtes prêt à travailler ensemble. Mais je n'ai pas dit ça je n'ai pas dit ça.
Je viens de vous dire en fait que je d'abord si vous voulez savoir quelles sont les quels est l'état de mes relations avec Jean-Luc Mélenchon, je n'ai aucun contact avec lui depuis plus de 2 ans. Donc je peux pas vous dire mieux. Et donc c'est juste par opportunisme électoral par opportunisme c'est qu'à un moment il faut aussi faire des choix et le choix que je fais c'est que face à une menace qui est celle de l'extrême droite jamais je ne laisserai s'installer l'extrême droite c'est tout.
Et après ça veut pas dire que nous avons le même projet. Ça veut pas dire que je viens de vous enfin on a passé une demi-heure ensemble où je vous ai expliqué ce que je faisais. Quel serait le gouvernement que auquel nous participerions si nous devions être appelés à Matignon.
Je viens de vous expliquer comment nous voulions organiser le débat à l'intérieur de l'Assemblée. Ça n'est pas du tout ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Et donc et si vous voulez prendre les désaccords que nous avons, je viens de l'entendre il y a quelques jours expliquer qu'il fallait que Zelenski parte pour que il y ait enfin une chance pour la paix.
Et bien ça m'a choqué et heurté parce que évidemment Zelenski n'est pas responsable aujourd'hui de la situation. Le seul responsable c'est Poutine et son régime. Et donc il n'y a pas d'accord sur ce pointl non plus.
Et c'est lui dans ce momentl et attendez je finis. Et c'est lui en ce moment-là qui trahit en fait ce qu'a nouveau Front populaire parce que dans le programme du nouveau front populaire, il était écrit noir sur blanc qu'il y avait un agresseur et un agressé et que nous voulions rétablir l'Ukraine dans son intégrité territoriale. Et donc à un moment effectivement je pense que il y a des gens qui se sont affranchis de ce programme du Front populaire et moi ce n'est pas mon cas.
Voilà. Vous dites vous dites Jean-Luc Mélenchon trahit le programme du Nouveau Front populaire. Mais sur ce planl bien sûr effectivement mais est-ce que cette fois il y aurait à nouveau un programme commun si vous vous engagez sur des candidatures communes à des législatures pas là moi je je veux pas passer à parler d'une dissolution dont personne ne sait si interviendra et de toute façon je vous ai dit que moi j'étais venu pour me battre pour que on ait un gouvernement un gouvernement de gauche et qui puissent agir dès maintenant comme disait Victor Hugo aimer c'est agir oui mais ça reste incohérent Olivier mais c'est pas du tout incohérent Je viens de vous vous expliquer que nous avons un parlement et que si on devait dissoudre, on aurait un parlement qui ressemblerait à celui-là.
Donc je vous dis, je ne veux pas, je ne suis pas partisan d'une dissolution, je suis partisan de solutions immédiates maintenant qui permettent aux Françaises et aux Français de gagner en pouvoir d'achat 19 milliards d'euros sur la relance de l'investissement qui permet de d'assumer la transition écologique et qui permet de faire des gains de pouvoir d'achat immédiat pour près de la moitié des Françaises et des Français. Juste un point pour qu'on comprenne très bien ce que vous nous avez dit, c'est en cas de blocage, s'il y avait une des législatives anticipées, vous souhaitez un accord de candidature commune notamment avec la France insoumise dès le premier tour notamment avec la France insoumise, j'ai dit avec la gauche et les écologistes et à chaque fois qu'il y a une menace de victoire de l'extrême droite et bien faire en sorte qu'il y ait peut-être effectivement un candidat commun. Mais tout ça est de la politique-fiction parce qu'il n'y a pas de dissolution, parce que nous n'avons pas engagé de négociation et parce que pour l'instant la seule chose que je vous dis à ce micro ce matin, c'est que moi je souhaite des solutions immédiates pour les Françaises et les Français.
Votre position néanmoins ne fait pas l'unanimité au sein de votre parti, du Parti socialiste. Certains de vos camarades considèrent qu'il le LFI ne peut plus être un partenaire électoral. Et oui, c'est vrai.
Et vous assumez cette différence ? Ben, j'assume le fait qu'il y ait des parfois des désaccords entre nous et y compris parmi euh des gens qui me sont très proches. Mais euh je vous dis les choses telles qu'elles sont, moi je n'assumerai jamais.
Je ne pourrais plus jamais me regarder dans un miroir si j'ai moi-même indirectement participé à l'arrivée de l'extrémat au pouvoir. Parce que je vois ce qui se passe non seulement en France mais dans le monde et d'abord en Europe. Aujourd'hui, vous avez la Hongrie, vous avez l'Italie.
Mais qui est arrivé en tête aux élections présidentielles en Autriche ? C'est l'extrême droite. Je vois ce qui se passe en Allemagne il y a quelques jours.
Il y a eu un sondage qui a été réalisé. Vous avez en Allemagne l'AFD qui est l'extrême nourite qui est le partenaire de Marine Le Pen qui est arrivé au même niveau que le parti qui est au pouvoir actuellement la CDU CSO. Et donc vous avez là aujourd'hui une menace qui existe.
Elle existe en Espagne, elle existe au Portugal, elle existe partout. Et donc vous voulez que la France qui est le pays qui se qui s'enorgueillit d'être le pays des droits humains, qui a jeté à la face du monde des droits universels, vous voulez que ce pays-là il bascule à l'extrême droite. Vous voulez vraiment ça ?
Vous voulez vraiment que on puisse dire que demain l'Europe est en train de basculer toute entière ? Mais qu'est-ce qui se passe si toute l'Europe bascule à l'extrême noite ? Est-ce que vous en savez vous-même l'issue ?
Moi je n'en sais rien. Ce que je vois c'est que évidemment on nous dira ils vont pas rétablir des camps mais enfin je vois bien qui sont les partenaires de Marine Le Pen partout en Europe. Je vois ce qu'ils disent.
Je vois Matthéo Salvini. Je vois ce que dis que c'est ce type d'arrangement électoraux qui précisément les fait progresser parce que les Français perdent foi en la politique. D'ailleurs Amandine, je vous interromps juste Olivier Fort aussi de ce sondage toujours là publié par euh la tribune dimanche et pour BFM TV ce matin justement sur cette question du Front républicain où on voit qu'une majorité de Français désormais ne veut plus de front républicain. 56 % des Français interrogés dans cette étude réalisée par notre partenaire et LAAB explique qu'il ne souhaite plus qu'on fasse barrage à un candidat du Rassemblement national au second tour. 46 % le souhaite toujours, 53 % non, 46 % oui.
Quelle serait l'attitude ? On l'a entendu du par vous inquiète quand vous voyez ça. Bien sûr, c'est pour ça que la menace elle est réelle aujourd'hui parce qu'on voit bien que il y a une baisse en fait de ce qu'on a appelé le front républicain.
Mais pourquoi il y a une baisse du front républicain ? interrogeons-nous. Pourquoi il y a ce qui baisse du Front républicain ?
Parce que quand les électeurs électrices de gauche qui sont venus supporter en fait à plusieurs reprises qui sont venus voter pour Emmanuel Macron contre Marien Le Pen, qui sont venus porter leur voix dans un second tour souvent pour aller sauver un candidat de Renaissance même parfois de LR qui n'avait même pas appelé au Front républicain. Qu'est-ce qu'ils ont vu ? Ils ont vu que au lendemain du vote qui avait porté en tête la gauche, c'est la droite qui a gouverné et que la droite, elle a continué à faire comme si était majoritaire absolu.
Alors, comment voulez-vous que on puisse dire aux gens mais venez à chaque fois venez porter vos voix sur la droite et vous éviterez l'extrême droite. Et il voit ensuite qu'il y a Bruno Rutaillot au gouvernement que Bruno Routaillot a un discours qui est tellement proche de celui de l'extrême droite qui se demande parfois s'il ne se confondent pas. Alors, évidemment que c'est compliqué ensuite pour tous ces gens-là de voter.
Et c'est pour ça que je vous dis aussi que la menace, elle est très réelle. Et c'est la raison pour laquelle moi je ne ferai tout ce que je peux tout au long de mon existence politique et toute ma vie comme citoyen. Je ferai tout ce que je peux pour l'extrate ne soit jamais au pouvoir.
Point bar. Et donc et donc la France insoumise reste un partenaire électoral. Ça peut être dans un certain nombre de circonscription un partenaire électoral évidemment.
Ludovic. Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il allait de nouveau demander au déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une procédure de destitution d'Emmanuel Macron du chef de l'État. Est-ce que vous allez vous y associer ?
Est-ce que vous pourriez la soutenir ? Non. Pourquoi ?
Non, parce que ça n'est pas euh la bonne formule et la destitution, c'est normalement euh euh enfin, il faut euh des actes de haute trahison euh du chef de l'État pour l'utiliser. Et puis d'ailleurs, enfin, Jean-Luc Mélenchon sait très bien lui-même qu'il n'y a absolument aucune il a aucune capacité à obtenir une majorité dans les deux chambres pour obtenir les institutions. Donc, c'est purement de communication.
Donc c'est une opération qui a déjà échoué l'an passé, qui va réchouer cette année. Bon très bien. En fait euh c'est en fait pour que vous puissiez vous-même en faire écho, que vous puissiez la reprendre, que dans toutes les interviews, on puisse dire ce que vous êtes pour contre la institution du chef de l'État.
Le chef de l'État en réalité et la seule façon qu'il parte c'est qu'il démissionne et ça n'appartient qu'à lui. Donc voilà, ce serait une solution à la crise politique que nous connaissons là d'émission de d'Emmanuel Macron. Ah bah je sais pas ce serait une solution.
En tout cas, ce serait une possibilité ensuite d'avoir un scrutin et un président de la République ou une présidente de la République qui serait élu derrière qui peut-être obtiendrait une majorité derrière. Peut-être. Vous pensez que c'est une possibilité connaissant Emmanuel Macron, vous l'avez quand même voulu parler de temps en temps.
Pensez que c'est une possibilité le départ du chef de l'État ? Non, parce que lui il exclut et donc vous vous respectez aujourd'hui ce choix qui est le sien. Il redit qu'il restera jusqu'au dernier jour de son Je respecte ce choix.
Euh et euh un président de la République qui euh se limiterait à ce qu'on appelle le domaine partagé et qui accepterait de rentrer en copitation avec la gauche, ça me va. Moi, je supporterai euh volontiers le président de la République quand le 21 septembre il ira devant l'ONU et qu'il appellera enfin à ce que euh la France et d'autres États puissent reconnaître un état palestinien. Donc sur ce plan-là, je n'ai aucun problème avec le chef de l'État si il est prêt en plus à ajouter à cela le fait que il y ait des sanctions immédiates contre le gouvernement Netaniaou pour permettre d'éviter ce que nous connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire un génocide qui se déroule sous nos yeux. et auquel nous participons par la livraison d'armes, par le maintien de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.
Effectivement là euh nous pouvons avancer ensemble. Il y a des tas de sujets sur lesquels nous pouvons avancer ensemble et nous demanderons ensemble à ce que dans cet état palestinien, on puisse désarmer complètement le Hamas, que nous puissions obtenir le retour des otages parce que tout ça me paraît être de l'ordre de ce qui peut être consensuel entre nous. Vous dites que c'est effectivement de la décision de la responsabilité de chef de l'État éventuellement de prendre la décision de démissionner.
Mais est-ce que vous politiquement vous souhaitez la démission du président de la République ? Non, enfin je ne sais pas en fait euh je vois bien que nous sommes dans une crise politique qu'il faut résoudre et que il faut d'abord euh rétablir une confiance dans nos institutions, montrer qu'elles fonctionne et même si euh il faudra évidemment lors de la prochaine présidentielle s'interroger sur l'évolution que nous devons provoquer de la 5e République, mais dans l'attente, je souhaiterais effectivement plutôt que nous puissions avoir une cohabitation et que nous puissions avancer. Voilà.
Quelle part de responsabilité vous reconnaissez porter dans cette crise politique ? On voit bien ce matin dans le sondage et BFM la trimée du dimanche euh une grande part des Français considèrent que tout le monde est responsable, que tous les partis sont responsables de la crise dans laquelle nous sommes. Bien plus qu'Emmanuel Macron, bien plus que François Beou.
Mais euh moi je veux bien assumer toute la responsabilité, mais vous allez m'expliquer vous en quoi nous sommes responsables de la crise actuelle. Nous avons remporté l'élection il y a un an. Nous avons censuré Michel Bernier mais nous avons accepté de ne pas censurer François Beirou au nom d'un accord de non pas de non censure mais un accord sur le le budget et surtout sur la possibilité de revenir sur la réforme borne sur les retraites.
Nous avons joué le jeu à chaque étape. Nous n'avons pas cherché à bloquer le pays. Nous avons cherché au contraire à trouver des solutions.
Donc pardon mais enfin ce matin je me sens pas tellement responsable de la situation d'une crise politique dans laquelle nous sommes. Vous serez un meilleur négociateur Olivier Fort Michel Barni ou François Baot. Ah ben j'espère parce que c'est pas difficile de faire mieux.
Pardon mais enfin des gens qui ne parlent avec personne la configuration de l'assemblée pas cherché à négocier difficile pardon mais je vous le dis mais enfin ils ont cherché à faire comme s'ils avaient une majorité absolue et à plier leur à plier leurs interlocuteurs considérant que parce que nous aurions peur de la dissolution nous serions prêt à accepter n'importe quoi. Et bien je vous le dis et je vous le redis. Moi je n'ai peur de rien si ce n'est du jugement des Français.
Merci beaucoup.
François Bayrou