Iran : Trump cherche une sortie au conflit
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'ouvre le second débat de ce sens public consacré au Proche-Orient, c'est le 25e jour de guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, doit-on croire Donald Trump quand il affirme que des négociations sérieuses sont en cours ? Pourquoi l'armée israélienne rappelle-t-elle 400 000 réservistes ? La France va-t-elle être à court de munitions pour soutenir ses alliés dans la région avant de répondre à ces questions, les dernières infos, les dernières images avec Antoine de Reignac.
C'est le nouveau visage du régime iranien. Mohamed Bagger Zolradr, ancien commandant des gardiens de la Révolution, a été désigné pour diriger la plus haute instance de sécurité du pays. Cette nomination intervient en même temps que le volte-face de Donald Trump dans sa politique va-t'en-guerre, évoquant hier soir, pour la première fois depuis début mars, des discussions avec des responsables iraniens.
Nous parlons à un haut responsable, un haut responsable. N'oubliez pas que nous avons éliminé les dirigeants lors de la phase 1, 2 et 3. Mais nous avons affaire à un homme qui, je le crois, est plus respecté et qui dirige.
Une désescalade du conflit à laquelle ne semble pas se plier l'Iran, en atteste la publication cet après-midi de ces vidéos de propagande. Où l'explosion ce matin, d'un missile à sous-munitions envoyé par les gardiens de la révolution sur un immeuble de Tel Aviv, faisant plusieurs blessés. De son côté, l'armée israélienne a poursuivi cette nuit ses bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant trois morts, dont une petite fille.
En plus de ses raids aériens, l'État hébreu a également annoncé le début des opérations au sol au Liban. L'armée israélienne manœuvre sur le territoire libanais afin de créer une zone de sécurité permanente jusqu'à la neutralisation du Hezbollah. Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord n'y retourneront pas tant que la sécurité des habitants du nord d'Israël ne sera pas assurée.
L'Iran qui a vu son ambassadeur au Liban être expulsé dans la journée menace malgré tout Israël de lourdes frappes en soutien aux Libanais et Palestiniens. La France quant à elle demande à l'état hébreu de s'abstenir, de s'emparer du sud du Liban. Nous exhortons les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres qui auraient des conséquences humanitaires majeures et qui agaveraient la situation déjà dramatique du pays.
Alors que le Pakistan a annoncé se tenir prêt à encadrer des discussions pour mettre fin à la guerre, le gouvernement israélien devrait lui donner le feu vert pour mobiliser 400 000 réservistes supplémentaires. Donald Trump qui cherche une porte de sortie à ce conflit, on en débat avec Yasmina Asrarghiz, bonsoir, bienvenue, vous êtes chercheure associée à l'université de Princeton, à la fondation Jean Jaurès, vous Vous publiez « Le mirage de la paix ». C'est aux éditions Passé-Composé à Sniabidi.
Bonsoir, bienvenue. On va nous accueillir, politologue spécialiste du monde arabe. Vous êtes directeur du centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève et vous publiez le Moyen-Orient selon Donald Trump, c'est aux éditions Éric Bonnier.
Patricia Alémonière, bonsoir Patricia, bienvenue. Vous êtes grand reporter spécialiste des relations internationales et vous publiez Géopolitique du Sahel, c'est aux presses universitaires de France et évidemment, Tam est restée à mes côtés, Tam Tranu, éditorialiste pour Sens Public. On va commencer par le Liban, si vous le voulez bien, avec cette annonce, rappel de 400 000 réservistes par Israël, question d'une occupation large du sud du Liban par l'armée israélienne.
Écoutez le ministre de la Défense, Israélien 4, qui réitère la menace. Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été et évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litanie tant que la sécurité des habitants du nord d'Israël ne sera pas assurée. Les 5 ponts sur le Litanie, utilisés par le Hezbollah pour le passage de terroristes et d'armes, ont été détruits et l'armée israélienne contrôlera désormais les autres ponts ainsi que la zone de sécurité jusqu'au Litanie.
C'est l'une des informations majeures de cette journée, Yasmina Asraris, le rappel de 400 000 réservistes israéliens. Est-ce que c'est sa préfigure, c'est annonciateur d'une offensive terrestre d'ampleur au Liban. Alors de toute évidence, effectivement, vous avez eu...
Enfin, Donald Trump a donné son green light et son feu vert absolu à Netanyahou. ou en ce qui concerne uniquement le Liban. On a vu par la suite des tentatives de contact entre l'ambassadeur américain basé en Turquie, Tom Barak, qui est d'origine libanaise, et le président Joseph Raoune libanais.
Aucune réponse de Washington à ce qui est véritablement un feu vert pour l'heure américain. Et donc, la question est quelle est la la stratégie de long terme en ce qui concerne le Liban et ce rapprochement du front israélo-iranien au Liban dans un contexte où l'inquiétude aujourd'hui dans une ville comme Beyrouth, et je parlais encore ce matin à plusieurs personnes basées là-bas qui me disaient notre peur c'est le changement démographique puisque quand vous déplacez près d'un million du sud Liban vers le nord ils ont nulle part où aller donc de toute évidence les personnes qui étaient en dessous du fleuve de l'Itanie sont aujourd'hui à Beyrouth et pas que, et donc l'impact que ça a sur le plan démographique c'est le changement de la carte libanaise et la question va être combien de temps, comment, qui va négocier, qui va pouvoir dire aux israéliens que ça n'est pas durable une invasion et la menace de faire du Liban ce qui a été fait à Gaza n'est absolument pas audible et n'est absolument pas audible. Oui parce que ça fait partie des verbatims effectivement d'un certain nombre de ministres israéliens, l'une des informations de cette fin d'après-midi, une femme d'une trentaine d'années, tuée mardi dans le nord d'Israël à la suite de tirs de roquettes en provenance du Liban.
C'est ce que disent les sources officielles et l'armée israélienne à Asniabidi. Ça va renforcer sans doute la logique israélienne ou la justification israélienne d'une offensive terrestre. Est-ce qu'elle vous semble inéluctable ou pas ? – Non, pas du tout, ça ne le justifie – Ah, je ne dis pas que ça le justifie, c'est dans le verbatim. – Ça ne légitime pas, le verbatim c'est d'ailleurs transformer finalement le Liban sud, voire même la banlieue sud de Beyrouth en chaniounes, c'est ce que certains ministres israéliens de l'extrême droite, nous sommes face à une occupation, c'est une occupation du sud du Liban tout simplement, parce qu'Israël a une politique constante, c'est celle de la création d'une zone tampon, pour Israël c'est la seule manière pour protéger finalement l'état israélien et les habitants du nord d'Israël, cette zone tampon on l'a bien vu en Syrie mais on le voit aussi au Liban, Israël n'a pas besoin finalement donc d'une autorisation des des Américains, c'est-à-dire sur le Liban ils sont chez eux.
Mais tiens il y a une question qui nous vient de Lyon Robert, sur le bilan de l'action israélienne au Liban a-t-elle réussi, l'armée israélienne a-t-elle réussi à affaiblir le Hezbollah ? Parce qu'on voit qu'il y a encore des tirs de roquettes réguliers. C'est la surprise du chef, aujourd'hui on découvre finalement que les Israéliens et les Américains ont dit qu'ils ont complètement anéanti, certes ils ont décapité l'état-major après la mort de Hassan Nasrallah le chef mais aussi plusieurs commandants de cette milice, pas bien sûr de l'aile politique.
Aujourd'hui on voit bien que le Hezbollah a pris le temps de se préparer à porter des coups à l'intérieur d'Israël. Il résiste même à la demande du gouvernement libanais de désarmer. Donc on est face finalement à une résurgence de la milice de Hezbollah.
Alors on parlera évidemment de la stratégie de Donald Trump qui semble chercher une porte de sortie, Patricia Lémenir, mais côté israélien le Premier ministre Netanyahou, il se prépare à quoi ? Une guerre qui pourrait être longue, voire très longue au Liban ? Je crois qu'effectivement son objectif c'est d'aller jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus aller en quelque sorte en ce qui concerne le Liban, même si par rapport effectivement à l'Iran il sera peut-être obligé de faire des choses qui lui déplaisent fortement c'est-à-dire d'arrêter les frappes mais ça on va en discuter rien n'est moins certain.
Mais en ce qui concerne le Liban là il a totalement comme vous l'avez dit, le feu vert il a les mains libres. Alors il a les mains libres jusqu'à ce qu'il n'ait plus d'armes aussi parce que on dit le signe que l'Amérique de Donald Trump soutient effectivement Israël c'est l'armement parce que sans l'armement, Américain, Israël a une capacité en tout cas de frappe qui est plus limitée. Donc là entouré de ses ministres Mostrich et Benvir, le qui sont les plus radicaux du gouvernement et aussi d'un chef d'état-major, qui est très dur, beaucoup plus dur que ne l'était l'ancien, et l'ancien n'était pas un tendre.
Eh bien là, l'idée c'est quand même de...
Alors une zone de sécurité, cette zone de sécurité qui avait été établie entre 1978 et 2000, qui était au sud-Liban dans cette partie du l'Italie. Ça a fait très mal. C'est le fleuve qui est au sud-Liban et comme Moshe Dayen avait délimité d'ailleurs comme une zone de sécurité, il la voyait comme la zone de sécurité pour Israël.
Sous-entendu, ce serait bien que notre frontière soit là, en tout cas notre frontière sécuritaire. Donc c'est une vieille histoire de l'Italie. Ça ne remonte pas simplement aux éducubrations de Benjamin Netanyahou.
Non, non, c'est une vieille histoire. C'est la zone de sécurité qu'Israël estime vouloir pour se protéger. Et donc là, l'offensive terrestre La France appelle.
Vous avez vu encore et encore à ne pas la lancée. Je pense qu'il y a des hésitations, mais la partie dure semble vouloir l'emporter. Alors, l'autre information majeure de ces 24-36 dernières heures, c'est ce qui apparaît.
Alors, c'est ni la première ni la dernière, la volte-face du président américain qui annonce des négociations sérieuses avec l'Iran. Écoutez. Pour déterminer s'il est possible de parvenir à un accord plus large, nous avons eu de très bonnes discussions, de très très bonnes discussions.
Et vous devez comprendre, toute ma vie a été une négociation. Mais avec l'Iran, cela faisait longtemps que nous négocions. Et cette fois-ci, ils ont été sérieux.
Et c'est uniquement grâce à l'excellent travail accompli par nos forces armées qu'ils sont sérieux ils veulent trouver un accord et j'espère que nous allons y parvenir alors négociation pas les iraniens ils ont démenti message publié sur le réseau Social X. Aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis. De fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers pétroliers sortirent de Bobillet, dans lesquels les États-Unis et Israël sont piégés.
La question des marchés financiers, on y reviendra dans un instant, c'est très C'est très intéressant et ce sera l'objet de l'éditorial de TAM. Restons sur les négociations, Asdi Abidi. Il y a des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis ?
Oui, avec qui ? Par l'intermédiaire de qui ? Qu'est-ce qu'on peut en dire – Donald Trump, il a une définition étrange de négociation.
Il a dit « j'ai passé ma vie en négociation ». En fait, il confond les deals, oui, il a passé sa vie à faire des deals, des transactions. D'ailleurs, c'est le propre de sa présidence, des transactions, une diplomatie transactionnelle.
Et pas du tout négociation. On ne largue pas des bancs, mais après on dit qu'on va négocier. – Bon alors, est-ce qu'il y a des discussions en ce moment entre des représentants iraniens et américains ? – La réponse est oui.
Les Iraniens eux-mêmes l'ont confirmé hier. Il y a un échange d'informations. Le Pakistan, l'Égypte et bien sûr la Turquie font un petit peu le facteur, le go-between entre les deux parties.
Écoutez le point de vue des Iraniens avec, bien sûr, et l'exposé aux Américains. Il faut dire aussi que le contact entre Abbas Ralakjil, les ministres étrangères iraniens et Steve Yudkov et Jareld Kouchner n'a jamais été rompu. Ils discutent encore.
Cela dit, en cas de bluff américain, c'est est gagné parce que quand même les prix de pétrole ont baissé, il y a moins de tensions autour du détroit d'Hormuz. Et si c'est vraiment vrai, et les derniers ont confirmé qu'il y a des discussions mais pas des négociations, Donald Trump partant de l'idée que ce n'est pas un dogmatique, donc je pense qu'il cherchera finalement une forme de sortie. Ça lui permettra de dire on a fait le travail et donc on s'arrête.
Le fait de Trump, il n'a jamais fixé les objectifs qui sont cohérents. Donc là, le dernier objectif, c'est d'étroit dormir. On est passé du changement de régime, on est passé de la carte kurde, on est passé, bien sûr, d'avoir un président plus docile. – Oui, du programme nucléaire, ça lui permet finalement une porte de sortie mais il dira toujours que le programme nucléaire et balistique n'existe plus et que les Iraniens sont beaucoup plus coopératifs qu'auparavant. régime iranien, des courants qui s'opposent sur l'opportunité ou non de participer à ces discussions ou à ces négociations.
Alors vous avez plusieurs...
Ce que nous savons à date, c'est qu'effectivement les les Iraniens ont des appels avec différents partenaires dans la région, que ce soit l'Egypte, la Russie, Oman et le Pakistan. Nous savons par ailleurs que le Pakistan devrait accueillir très prochainement une délégation américaine qui serait composée par ailleurs très possiblement de personnalités saoudiennes puisque pakistanais et saoudiens sont extrêmement proches sur ce dossier que le Pakistan a proposé sa protection nucléaire notamment à l'arabie mais pas qu'eux et donc ils sont en train d'essayer de jouer un rôle de médiateur qui a été finalement l'échec de Oman qui aujourd'hui se retrouvent dans une situation délétère sur le plan sécuritaire et demandent le soutien de la France face aux missiles. Dans le même temps, nous savons que l'équipe de Steve Witkoff, Jared Kushner est demain Trump, seront à Miami.
Ils sont en ce moment même à Malarago avec des très proches du camp de Mohamed Ben Salman pour une conférence à laquelle ils participeront tous, Trump inclus, pour annoncer très certainement soit la victoire, soit un deal, soit quelque chose d'assez... potentiellement un deal du siècle.
Mais en tout cas, il annoncera à quelque chose parce qu'il est...
Donc entre saoudiens et américains ? Ou alors une victoire sur le sol iranien ? Je comprends pas bien.
Une victoire vis-à-vis de l'Iran, mais demain, Trump s'adresse à ses investisseurs saoudiens. S'il s'adresse à eux, Il s'adresse au monde arabe et donc il passera un message très fort au marché qu'il est déjà en train de rassurer depuis hier. Et donc si cette conversation a bien lieu avec avec Mohamed Kalibaf, président du Parlement iranien.
Nous enverrons les fruits dans les prochains jours et ça se jouera au Pakistan très probablement. Et sans doute sur ce plateau d'ailleurs, on n'a pas fini d'en parler Est-ce qu'il y a une sous-estimation de la capacité de réponse des Iraniens ? Certains à Matignon nous disaient par exemple qu'ils n'avaient pas forcément conscience de la capacité de réponse au niveau des drones. peut-être, Patricia.
C'est-à-dire qu'on a eu le sentiment que les Iraniens, dans leur stratégie, avaient utilisé des drones ou des vieux vecteurs, des vieux missiles et qui gardaient les armes les plus puissantes ou les plus précises pour peut-être de cette période, maintenant ? On voit que...
De toute façon, les Iraniens jouent sur le temps, premièrement. Deuxièmement, ils sont préparés depuis très longtemps à cette guerre-là. Donc, s'il y a bien des gens qui se préparent et qui sont élaborés dans leur préparation, c'est bien les Iraniens.
Donc on a vu au départ, ils ont lancé un nombre assez important de missiles, puis après, ils ont étalé. Et là, ce que l'on voit, c'est que...
Je répondrai sur les drones après. Ce que l'on voit, c'est qu'ils ont une capacité balistique sur un plan des missiles qui a surpris parce qu'effectivement, il y a eu des missiles. Diego Garza, c'est une base américaine de l'océan Indien et du Pacif.
Donc on est à 4000 km de l'Hérône. Alors effectivement, le missile en question n'était peut-être pas avec une charge, il était peut-être juste assez c'est léger. – Il n'empêche qu'ils prouvent qu'ils ont une capacité de viser très loin de leur base. – Ils prouvent aussi qu'ils ont des missiles qu'ils peuvent envoyer sur Israël, qui ont des têtes multiples, avec des charges fortes à 100 kilos.
Ça, c'était pas non plus totalement envisagé qu'ils se divisent en rentrant dans l'atmosphère et ils misent, en fait, sur une attrition des intercepteurs israéliens avec une attrition des C'est-à-dire ces trois niveaux de protection, voire quatre même niveau de protection israélien qui interceptent les missiles balistiques qui viennent de l'espace. Et il faut des intercepteurs et les intercepteurs, ils viennent à manqué, on sait en particulier que la Corée du Sud a été priée de commencer à mettre ses intercepteurs dans des petites boîtes pour les envoyer au Proche-Orient. Je finirai sur les drones.
Sur les drones, un mot rapide. Je voudrais qu'on vienne aux négociations quand même. Évidemment, les drones, on en fabrique comme on en veut.
Ils sont absolument non-destructibles à part de taper des usines de drones. Il suffit d'avoir sa petite voiture, de charger son drone, de sortir de son garage et de lancer son drones. Grosso modo, je synthétise.
Donc les drones, c'est sans fin. Et les drones, la menace des drones, c'est effectivement beaucoup plus les pays du Golfe, mais aussi Israël. Je reste un peu sur la question des discussions, négociations, je ne sais pas trop quel terme employé maintenant, mais effectivement ce nom qui est sorti, le président du Parlement iranien, comment c'est sorti et dans quelle situation ça le place en interne, maintenant qu'il est désigné comme celui qui éventuellement accepte de parler aux Américains.
Vous voyez ce que je veux dire ? C'est très intéressant parce que les Américains, Donald Trump, il aime mettre un visage sur un interlocuteur. C'est important.
Pour lui, la Chine, c'est « chi », Erdogan, la Turquie. Il aime identifier les interlocuteurs. C'est ça qui est très important.
Quand on lui a parlé de Mohamed Bakar Kalibaf, qui connaît très bien la France, qui est président du Parlement, il s'est dit, ça c'est mon un homme parce qu'à la fois, il est très respecté et il a un côté politique comme militaire, comme d'ailleurs celui qui vient d'être nommé aujourd'hui comme le secrétaire général du Conseil de la sécurité en remplaçant Ali Larijani. Donc déjà c'est important que Trump il a quelqu'un avec qui il peut citer déjà dans ses discussions. Mais ce qui est très intéressant derrière cette question, Thomas C., c'est qu'on avait dit que finalement aujourd'hui la ligne se redit en errant.
C'est les durs qui se sont emportés finalement. Finalement quand on entend parler de ces discussions et de négociations de Kalibaf, en fait l'aile politique elle existe toujours. Puisqu'on parle de discussion, on parle des Iraniens qui sont en train d'échanger des informations avec les trois partenaires et avec les Américains.
Et c'est ça qui est important. Mais c'est un homme en effet très connu, il a présidé le Parlement et aussi qui pourrait finalement jouer un rôle à l Vous êtes en train de vous entendre dire que ce n'est pas un tendre. Je ne suis pas sûr qu'il y ait un tendre dans le personnel du régime.
C'est un ancien chef des Gardiens de la Révolution, donc pour être à ce niveau là, franchement il faut être quand même...
C'est un homme qui a été à la manœuvre dans la répression de 2009, c'est un homme qui était maire de Téhéran, alors là côté maire de Téhéran il s'est montré plus pragmatique en ce qui concerne les questions économiques, mais c'est un homme qui est entaché de corruption, enfin les critiques à son rencontre vont bon train, donc moi je ne dirais pas que c'est un tendre...
C'est un politique qui connaît, qui a l'avantage de connaître le système politique et qui a l'avantage de connaître parfaitement les gardiens de la révolution et qui est soutenu par les gardiens. Et aujourd'hui, aucun deal, et ça il faut être très clair, ça ne se fera pas par le politique, ça se fera si les gardiens sont d'accord. Je repose un peu la même question, Yasmina Sraris, est-ce que ça le fragilise ce président du Parlement iranien d'être d'un seul coup comme ça placé en pleine lumière ?
Alors c'est Donald Trump qui l'a dit lui-même, au début il a dit je ne donne pas de nom parce que j'aimerais pas qu'il se fasse tuer, évidemment tué par les Israéliens mais en tout cas il faut croire qu'il n'était pas dans la liste des cibles prioritaires puisqu'il est toujours parmi nous. En revanche ce qui est sûr c'est que Donald Trump c'est quelqu'un qui aime le bluff et qui a négocié des deals immobiliers comme il négocie aujourd'hui en diplomatie donc il n'est pas impossible qu'il donne ce nom tout en négociant avec quelqu'un d'autre bien que cette personne soit proche de l'environnement de Kalibaf c'est pas impossible en tout cas ce qu'ils essayent également de montrer c'est un autre visage du régime donc si on sort un deal avec quelqu'un qui se présente comme étant l'aile politique du régime iranien c'est beaucoup plus intéressant que s'ils parviennent à un deal politico-économique avec le coeur du de l'appareil militaro sécuritaire et donc il faut toujours distinguer la communication puisque iraniens comme américains sont excellents en communication et veulent sortir vainqueur d'une certaine manière de cette guerre et ce qui se ce qui se joue dans les coulisses le nucléaire le balistique tout ça ne se gère pas au niveau du parlement iranien donc de toute évidence il n'a pas les clés du dossier il nous reste une une vingtaine de minutes il y a beaucoup de thèmes passionnants encore à aborder on va parler des marchés financiers soupçons de délit d'initié autour de la prise de parole de donald trump annonçant le report de son ultimatum mais je voudrais d'abord qu'on s intéresse à la question des armes vous disiez est ce que est-ce qu'il ya suffisamment d'armes qui fournit les armes ça se pose aussi cette question pour la france puisqu'on est au 25e jour de guerre il y avait un conseil de défense à l'elysée qui a démarré à 17h30 combien la guerre en iran coûte-t-elle à la france on va répondre à cette question avec guillemette allard tout de suite re bonsoir guillemette puisque il faut peut-être commencer par expliquer que paris est lié par des accords de défense à plusieurs pays qui sont dans la zone qui sont impliqués dans le conflit notamment avec des clauses d'assistance dont le contenu précis n'est pas public mais qui selon certains experts est très exigeant c'est le cas par exemple avec les émirats à Rabuni Paris est tenu de porter militairement assistance à Abu Dhabi en cas d'agression des accords de défense ont aussi été signés dans les années 90 avec le Qatar et le Koweït et si l'un d'eux est menacé alors la France peut intervenir si le pays le demande or ces trois états sont justement la cible depuis le début de la guerre de centaines de frappes de la part de l'Iran qu'il s'agisse de missiles ou de drones la France participe donc à la défense de leur espace aérien et depuis le début du conflit Paris a déployé 24 rafales, des systèmes de défense antiaérienne, des radars aéroportés ainsi que la frégate Languedoc et le porte-avions Charles de Gaulle envoyé en Méditerranée. Sauf que je l'évoquais, les réserves de munitions ça me nuise.
Oui c'est une course contre la monte, autant plus que les stocks iraniens eux sont encore riches selon nos confrères du monde, ils resteraient à Téhéran entre 440 et 1700 missiles, environ 1200 auraient déjà été utilisés et c'est sans compter 100 les milliers de redoutables drones Shahed bien plus difficiles à intercepter et dont la production peu onéreuse n'est en plus pas stoppée par la guerre alors chaque drone coûterait entre 20 000 et 25 000 dollars leur destruction elle serait 20 à 75 fois plus cher jusqu'à 1 ,5 million de dollars selon certaines estimations ce sont donc les lanceurs qu'il faut avant tout neutraliser mais ces derniers sont très bien dissimulés parfois cachés dans de simples garages nous sommes donc entrés dans une guerre de stock d'autant plus éreintante pour les pays du golfe que selon les analystes de risque intelligence cité par le monde et bien les iraniens ont envoyé en premier leur drone et leurs plus vieux missiles objectifs commencer par affaiblir profondément des systèmes de défense adverse avant d'utiliser leurs missiles les plus sophistiques et donc pour la france quelle est la facture alors pour intercepter ces drones et ses missiles la france utilise majoritairement des missiles mica lancés depuis ses rafales or chaque mika coûte entre 500 et 1 ,5 million d'euros une heure de rafale vous le voyez c'est entre 15 000 et 20 000 euros l'heure de vol or depuis le 28 février paris aurait déjà utilisé plusieurs dizaines de ses missiles sur un stock total de seulement quelques centaines alors vous le voyez bien même si évidemment la facture totale est une donnée complètement classifiée elle s'élève à minima en dizaines de millions d'euros et Et par ailleurs, les stocks fondent à vue d'œil. Paris réfléchit donc à d'autres solutions, notamment moins coûteuses. Merci beaucoup Guilmette pour ces informations.
Patricia, c'est intéressant de voir que tout le monde cherche l'expertise ukrainienne pour lutter contre ces drones, peut-être la France y compris. On parle de guerre asymétrique, c'est vrai que le coût pour détruire un drone semble totalement vertigineux par rapport à ce qu'il coûte à la fabrication. Les Ukrainiens chassent les drones au canon.
Ils ont ressorti des vieux avions russes des garages qui servaient à l'entraînement des les pilotes et à apprendre à piloter. Ils ont équipé ces avions de canon et ils chassent le drone comme ça. Il y a des drones qui leur disent qu'un drone est là-bas, l'avion y va et tire sur le drone.
Et puis, il y a une autre technique, c'est au sol. Avec des lasers aussi, j'ai vu ça. Oui, alors ça, attendez, les techniques rudimentaires, c'est au sol avec sa mitraillette.
Et puis, alors maintenant, il y a effectivement les lasers. Alors là, il y a les Ukrainiens, mais il y a aussi les Estoniens qui sont très forts là-dedans. Donc il y a des convergences et il y a aussi des entreprises françaises qui sont aussi dans la partie.
Et je dirais que en ce qui concerne les mines, la France...
Alors par contre une avance technologique, s'il faut un jour aller chasser les quelques mines ou si l'Iran voulait. On a une avance technologique entre une façon avec des drones, une façon robotique en quelque sorte avec des drones d d'aller détecter les mines et de les pulvériser au lieu d'avoir des navettes et des bateaux qui ont des résultats beaucoup moins opérants. Et la France, là, est très en avance, pour une Mais on va dans les pays du Golfe facilement, Thomas, je vous rassure.
Parce que les pays du Golfe, le Qatar, les Émirats arabes unis, après la facture, ils peuvent la régler sans problème. Donc vous pensez bien. Donc ce n'est pas dans un pays africain où on va faire ça. – Le coût de la guerre, c'est quand même une question.
Donald Trump et son secrétaire d'État à la Défense, ils réclament 200 milliards de dollars supplémentaires au Sénat. Ils ne sont pas sûrs de les obtenir d'ailleurs, c'est en – On ne sait pas, mais je pense qu'ils peuvent l'obtenir. Mais pour les pays du Golfe, ça explique en partie pourquoi cette retenue de ne pas être embarquée dans cette guerre, parce qu'elle est coûteuse sur le plan économique, mais aussi parce qu'ils veulent quand et même garder à entretenir des bonnes relations avec l'Iran du voisinage, même si elles sont entachées, sont abîmées.
Mais ce n'est pas dans leur intérêt justement d'entrer dans cette guerre. Et d'où un peu le marasme américain-israélien, parce que leur objectif c'est de pousser les pays qui dit Golfe à entrer dans cette guerre. – Allez, comme promis on s'intéresse au marché des hydrocarbures, puisque Tam, la volte-face de Donald Trump sur l'Iran, c'est passionnant de l'analyser, impact immédiat sur les marchés financiers, sur les places boursières.
Oui, rappelez-vous, il y a eu déjà cet ultimate à m'adresser ce week-end à l'Iran, lui laissant 48 heures pour ouvrir le détroit d'Hormuz. Et voilà que Trump, hier, nous a donc réservé un de ces retournements dont il a le secret, un message écrit entièrement en majuscule, une centaine de mots sur son réseau Truth Social, faisant part de discussions très positives et constructives en vue d'une résolution complète des hostilités. Et donc, le report pendant 5 jours de toute frappe visant des centrales électriques et des infrastructures énergétiques iraniennes, cela sous réserve du succès des pourparlers en cours.
Et donc je le disais, les marchés ont immédiatement réagi. Ouf ! De soulagement, le cours du pétrole redescend immédiatement, le secteur aérien bondit de joie, les bourses européennes clôturent en hausse.
Et c'est encore une fois l'illustration du pouvoir de déstabilisation instantanée dont dispose Trump à l'égard des marché, ce pouvoir que l'on a déjà vu à l'oeuvre depuis le début de son deuxième mandat, notamment lors de la mise en place des droits de douane en avril 2025. 5 000 milliards de pertes engendrées par l'annonce de ses droits. Et puis voilà que Trump décrète une pause de 90 jours après l'encore un message sur True Social, toujours en lettres capitales mais beaucoup plus court, très directe.
This is a great time to buy. C'est le moment idéal d'acheter des actions, voulait-il calmer les esprits ou était-il dans le délit d'initier telle était la question ? Effectivement, avec ce pouvoir des messages de Donald Trump qui concurrence celui des déclarations officielles de la Fed, la réserve fédérale Les tweets de Trump ont toujours fait trembler les marchés financiers.
En 2021, une équipe de chercheurs norvégiens a conclu qu'il y avait un lien de causalité directe entre les paroles du président américain et les mouvements boursiers avec même une liste de mots qui, si les emplois, agissent comme des détonateurs économiques. Leur pouvoir a été évalué sous son premier mandat par la banque JP Morgan qui avait créé même un indice pour mesurer l'influence des messages de Trump car il y a des profits à faire avec ces annonces du président américain. Exemple, les messages liés à la guerre commerciale avec la Chine.
La stratégie de trading est éprouvée. Il faut vendre ses actions du marché américain immédiatement après chaque tweet de Trump sur la guerre commerciale. Puis, il faut les racheter 75 minutes plus tard.
Je vous donne le mode d'emploi. À la clé, un rendement annuel de 34 % au lieu de 25 % si vous n n'avaient pas effectué ces opérations. Et les traders sont équipés d'algorithmes pour surveiller automatiquement le compte présidentiel.
Et puis, je le disais, le message d'hier sur l'Iran a fait gagner de l'argent à certains. Eh oui, des transactions suspectes et massive sur le pétrole pour un montant de 580 millions de dollars ont été effectués 15 minutes avant le message de Trump sur les pourparlers constructifs. Flair insensé, énorme coup de chance, délit d Les soupçons sont donc d'autant plus importants que l'Iran a démenti 30 minutes plus tard, suffisant pour que certains fassent une opération très juteuse.
Et s'il fallait encore le démontrer, vous en parliez tout à l'heure, que Trump est un président homme d'affaires et que dans sa vision de la géopolitique, le business n'est jamais loin. Bon, le gendarme des marchés financiers américains est dirigé par un certain Gary Gensler qui a été nommé par Joe Biden en avril 2023. On verra bien s'il y a des enquêtes ou pas.
Vous étiez déjà venu sur ce plateau il y J'avais été frappé par cette dimension business qui est omniprésente dans la stratégie diplomatique de Trump, notamment dans ce qui se passe en ce moment. Il faut vraiment avoir en tête une stratégie business de Trump, de Steve Witkoff, de Jared Kushner, etc. On est à l'ère de la diplomatie privée, des portefeuilles financiers et tout ça va de pair puisque avant même le début de cette guerre, vous aviez plusieurs personnalités américaines qui avaient déjà acheté des stocks en matière de pétrole notamment, en prévision si vous voulez de cette remontée.
Après la longue chute, une remontée et une montée des prix par ailleurs premier cercle de donald trump dont les filles sont achetés un certain nombre de stocks dans des boîtes israéliennes de drones d d'autres personnalités, un certain nombre de congressmen, donc des membres du Congrès américain qui ont acheté des stocks en défense américaine. Donc tout ça va effectivement dans le sens ce qu'on appelle du « « inside trading », c'est-à-dire que la Maison-Blanche communiquerait sur ses agissements diplomatiques avec effectivement, comme vous le dites très bien, un impact sur les marchés. Mais les marchés ne sont pas totalement dupe puisque Bloomberg, pas plus tard qu'hier, disait que tout de même sur le pétrole, le gaz et l'infrastructure, la volatilité n'est pas positive.
Et ils sont parfaitement conscients de l'effet de volatilité. Aujourd'hui, quand vous avez Mélanie qui appelle l'Algérie au secours pour le gaz, c'est un enjeu et on voit bien que cette guerre, en particulier dans le Golfe, aura un impact puisque ça va prendre du temps, notamment en infrastructures, de réparer les dommages qui ont été faits sur le terrain. On dit entre 3 et 4 ans pour le Qatar pour récupérer, pour remettre en état un certain nombre d'infrastructures énergétiques et une perte de, en moyenne, 30 milliards tels qu'ils l'ont chiffré aujourd'hui. – L'Agence internationale de l'énergie avertit que le monde pourrait connaître la pire crise énergétique depuis des décennies. – Une question, à force de voir comment comment fonctionnent ces tweets de Trump et de l'analyser, on voit que c'est l'objet d'un certain nombre de recherches, parce que les marchés ne vont pas finir par anticiper, comprendre et peut-être réagir différemment aussi au message de Trump, parce que ça ce n'est pas possible.
Ça devient le seul contre-pouvoir, finalement, puisqu'il a désactivé tous les contre-pouvoirs. On voit bien avec Maga, avec le Congrès, son pouvoir un petit peu de casser tout ce qui opposait les universités, le savoir, les médias, il est très sensible finalement au cours de la bourse, il est très sensible au cours du pétrole, l'économie, très sensible aussi à ses alliés dans le pays du Golfe. Donc finalement la bourse elle pourrait jouer son rôle pour dire finalement si on continue sur cette lancée là, l'économie va connaître une récission importante. – Oui parce que le régime iranien sait que l'enjeu du pétrole, des zéro carbure est majeur, il appuie là où ça fait mal, on va écouter le porte-parole d'un quartier générale centrale qui dit on contrôle le détroit d'Hormuz et Othou, regardez. – La République islamique d'Iran exerce un contrôle total et décisif sur l'initiative dans la région du golfe Persique et les eaux territoriales d et elle gère le détroit d'Hormuz avec une grande intelligence et une grande autorité.
Par conséquent, compte tenu de notre supériorité et de nos capacités suffisantes, il n'est pas nécessaire de poser des mines dans le golfe Persique et nous utiliserons tous les moyens disponibles pour assurer la sécurité chaque fois que cela sera nécessaire. Il y a la propagande, mais il y a quand même une capacité de nuisance du régime iranien, notamment dans le détroit d'Hormuz, qui est réel. Mais c'est connu depuis longtemps et c'est pour ça qu'on peut s'étonner de cet aveuglement américain qui a, je crois, quand même...
Le président américain entouré quand même de ces deux gardes du corps conseillers qui sont Jared Kushner et Steve Woodcoff, qui sont quand même des gens qui sont très influents autour de lui et qui ont l'oreille et le récit israélien qui l'aurait chuchuté, susurré à l'oreille en permanence, eh bien, a cru à un récit. Il a cru qu'il suffisait de frapper très fort, de décapiter le régime et que finalement, l'armée allait lâcher et aller s'allier avec la population. C'était C'est ça, le récit.
Que l'armée qui n'est pas celle des Passe-Darran, l'armée traditionnelle, allait se joindre à la population pour renverser le régime. Ça n'a pas marché pour l'instant. Donc il s'est retrouvé avec ce détroit d l'Hormuz, effectivement, totalement phagocyté, pris par les gardiens de la Révolution.
Mais je vous rappellerai, elle a guéri en Irak. Déjà, des frégates américaines avaient été attaquées et après, les Américains avaient monté une opération pour tenter d'escorter les navires. Ça n'avait pas non plus marché, ces escortes.
Il avait fallu attendre le cessez-le-feu et l'arrêt de la guerre pour que ça marche. Donc les Iraniens, en ce moment, qu'est-ce qu'ils essayent de faire ? Ils défient le rôle de protecteur défini par les Etats-Unis.
Les Etats-Unis se sont toujours définis sur un double rôle, c'est-à-dire nous sommes la grande puissance mondiale internationale et nous pouvons protéger nos enjeux économiques et stratégiques, en particulier dans la région. Et bien là ce que fait l'Iran c'est qu'il défie l'Amérique sur ce rôle de protecteur qu'il assurait jusqu'à présent dans les pays du Golfe et on voit bien les pays du Golfe sont obligés de se tenter de s s'organiser avec le Pakistan et la Turquie pour essayer de monter un autre bloc. On se demande comment Donald Trump va trouver une porte de de sortie, elle lui est de plus en plus ouverte justement par ses alliés des pays du Golfe aujourd'hui.
Est-ce que cette pression, vous évoquiez la rencontre qui va avoir lieu dans les prochaines heures, dans les prochains jours avec des représentants saoudiens. Est-ce que la pression augmente ? À quel point la pression augmente sur Donald Trump ?
Pour mettre fin à ce conflit. Côté américain, les Israéliens continueront. Alors plusieurs points.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que Donald Trump, son prisme, ça a toujours été la paix par la prospérité. Comme il a vu que la paix par la prospérité, ça ne marchait pas toujours très rapidement et que certains États ou acteurs dans la région ne privilégeraient jamais l'argent sur la dignité politique, la formule a changé avec cette idée qui date de Reagan en réalité, de la paix par la force. Et donc c'est ce qu'il essaye d'achever aujourd'hui en Iran, sauf que cette pensée est contrainte par une réalité qui est celle du Congrès.
Aujourd'hui, le Congrès est à majorité conservateur. Ils n'ont pas été briefés, ils n'ont pas été informés du cours de cette guerre. Les Républicains ainsi que les Démocrates doivent prochainement voter une extension du budget à Donald Trump pour sa guerre en Iran et il semblerait qu'ils ne sont pas très très... qui ne sont pas véritablement en faveur puisque tout le camp maga qui avait été constitué par Charlie Kirk et une partie de la mouvance non-interventionniste ne comprend pas pourquoi est-ce que cette guerre durerait plus que nécessaire sans avoir de et ça n'est pas uniquement des partenaires géopolitiques c'est la première fois peut-être dans l'histoire des Etats-Unis d'Amérique qu'un président a des investisseurs arabes que ses enfants ont des investisseurs arabes qu'il s'agisse du Qatar des des Émirats ou de l'Arabie saoudite et c'est bien pour ça que sa déclaration et son grand discours d'après-demain face à ses investisseurs notamment saoudiens va être fondamentale puisqu'ils sont tous partie prenante iranien inclus parce que j'aimerais rappeler que Mosh Taba Khameni a des comptes en banque à Dubaï, a des intérêts dans plusieurs grands groupes immobiliers pour ne pas tous les citer et donc c'est une économie et une région qui est imbriquée avec aussi des populations chiites qui vivent aujourd'hui dans le Golfe. – Le nouveau guide suprême qui reste toujours aussi silencieux et et invisible ?
Est-ce que c'est...
La question, elle est simple, et on vous l'a souvent posée, j'en suis sûr, à Sniabidi. Est-ce que c'est le prix de l'essence qui va stopper Donald Trump, l'obliger à sortir de ce conflit C'est le prix du carburant. Il a des élections, des mandats.
Il est très soucieux. Il a déjà promis de ne pas faire de guerre. Il est à la huitième guerre.
C'est l'homme plutôt des guerres. Oui, le prix de l'essence, c'est une une contrainte très importante pour Donald Trump. En revanche, les pédigolfs, c'est plutôt la sécurité des pédigolfs.
J'ai passé une semaine. Ils se disent qu'on est trahi à la fois par nos voisins iraniens qui nous lancent des missiles et des drones, mais aussi on est abandonné, moi j'ai eu une discussion avec des Koweïtiens universitaires du 28 au 5 mars, ils disaient qu'on a payé 7 milliards pour ce programme de défense aérienne et les Koweïtiens nous disent protéger nos bases militaires, les bases américaines qui sont sur le territoire kuwaitien, qui date depuis la guerre justement de l'invasion du Kuwait par l'Irak. Donc aujourd'hui vraiment on est dans un tournant d'abord au niveau de l'architecture de sécurité de ces pays du Golfe mais aussi les relations entre l'Iran et les pays du Golfe et entre les Etats-Unis et du Golfe.
Finalement, il trouve que tous les investissements dans l'industrie américaine, les investissements avec Donald Trump n'ont pas protégé les pays du Golfe de ses drones et de ces missiles, attention, Rasslafen au Qatar, c'est tout de même 17 % de la production. Le Qatar a déclaré le cas de force majeure, il ne peut plus exporter comme auparavant. Donc il y a une perte importante, abyssale.
Ça, c'est la même chose. Ça, ce sont les installations de gaz. Du GNL.
Et donc, finalement, l'Amérique, elle était où alors que la base américaine à l'IDID est le plus grand dépôt d'armes en dehors des États-Unis et à quelques kilomètres de cette installation de donc c'est vraiment véritablement une grande question et ce n'est pas les Européens qui vont le faire Oui alors c'était la question que j'allais poser est-ce qu'il y a une opportunité pour la France ? Il y a une opportunité pour Hormuz, oui je la concède les Émarathiens ont dit tout de suite oui en rentre. Vous savez, Emmanuel Macron, il fait la même chose qu'il a fait avec l'Ukraine.
L'OTAN ne marche pas, donc on va inventer une autre instance parallèle à ce qu'on appelle la coalition des volontaires. Et donc aussi dans le 3 Dormuz, il y a la même chose, c une coalition des États qui dit qu'elle n'est pas du tout offensive, elle ne va pas faire de la guerre parce qu'on ne veut pas t'attaquer, mais on participe dans la sécurisation de la navigation maritime. Pourquoi pas ?
C'est une approche sur laquelle on On peut construire quelque chose de positif. Merci beaucoup à toutes et à tous d'avoir participé à ce débat. Vos livres, Yasmina Asraris, Le mirage de la paix, c'est aux éditions Passé-Composé.
Patricia Lémonière, cette géopolitique du Sahel aux presses universitaires de France et le Moyen-Orient selon Donald Trump aux éditions Eric Bonnier. Merci Tam, à demain dans les couloirs de public Sénat, votre autre casquette de directrice adjointe de la rédaction et donc les questions au gouvernement qui reprennent évidemment. On est en pleine actualité politique aussi.
Merci encore, à très bientôt sur ce plateau. Je vous dis à demain. 18h, 22h.
Vous pourrez retrouver nos débats sur la plateforme publicsénat .fr et l'excellent travail de la rédaction numérique de la chaîne. Vous pouvez retrouver aussi nos émissions en Et puis je vous signale l'invité principal de la matinale d'Ariane Mancini demain, ce sera Mathieu Darnot, le président du groupe Les Républicains au Sénat.
Il y a eu des discussions internes aujourd'hui là. Oui, oui, ça est tendu. Bon, et bien voilà, ce sera raconté dans la matinale d'Ariane demain.
Belle soirée, merci à toutes et à tous. Merci.
Emmanuel Macron