#CamPuS21 | Discours d'Olivier Faure, Premier secrétaire
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Chers amis, chers camarades, nous allons commencer cette dernière séquence de la journée où on aura un certain nombre de prises de parole avant que le Premier Secrétaire ne s'exprime. On va demander à tout le monde de s'asseoir, pour ceux qui le peuvent. Et pour les autres, je vous demande d'accueillir Olivier Faure, Premier Secrétaire, qui nous rejoint.
Le bal des égaux, et non, à Blois, un peu comme des athlètes consciencieux qui ont déjà gagné de nous. Nous avons poursuivi notre préparation méticuleuse pour les deux moments majeurs de la Vème République, l'élection présidentielle et les élections législatives. Nous avons les équipes, avec nos victoires nombreuses lors des échéances locales, avec aussi une organisation des jeunes socialistes qui se réforment, et puis avec nous toutes et nous tous, militants, et de convaincre. Nous avons un projet que nous avons présenté tout au long de l'année et que nous allons peaufiner jusqu'au congrès de Villeurbanne.
Un congrès qui nous permettra de trancher nos options, la méthode et l'orientation que nous voulons prendre. Oui, chers camarades, chers amis, à Blois, nous avons fait un grand pas.
Alors, comme toujours, la réussite de ce rendez-vous, d'un rendez-vous comme ces universités d'été, nous le devons à vous tous, à vous tous qui êtes là, en nombre. On l'a vu hier, on l'a vu aujourd'hui, enthousiaste comme toujours, studieux comme jamais, puisqu'il y a eu énormément, on va y revenir, d'ateliers, de conférences. Et cet accueil, nous le devons, comme l'an dernier, d'abord et avant tout, à la mobilisation de la Fédération du Loir-et-Cher, des militants de Blois, et évidemment, à l'accueil aussi de François Bonneau dans sa région, qui reste sa région. Et nous le devons au concours, évidemment, une fois de plus, de Marc Grécourt, le maire de Blois.
Nous le devons aussi à une femme, qui est aussi la locale de l'étape, mais elle n'est pas que ça, elle est aussi la grande prêtresse, la grande architecte, comme on voudra, de ces universités d'été, c'est elle qui, des mois et des mois avant, des semaines et des semaines avant, avec le concours, évidemment, des salariés du parti, je pense notamment à Richard Bouygues, ont organisé, et c'est un vrai travail, la confection de chacune des conférences, le choix des thématiques, le choix des invités, c'est toujours un exercice compliqué, subtil, mais qui manifestement a une fois de plus été efficace cette année.
Je vous demande d'accueillir avec l'enthousiasme qu'elle mérite, Karine Glohanek-Morin.
A vous tous, je vais en fait, aujourd'hui, bien sûr, minimiser cet accueil un peu incroyable, je ne suis pas une prêtresse, mais tout simplement, la cheville ouvrière, voilà, de ces universités qui sont réussies grâce à vous.
Alors, on avait envie de poser deux ou trois questions à Karine. La première, parce que c'est toujours à la fin d'une manifestation comme celle-ci, ce qu'on a envie de savoir, c'est un bilan un peu chiffré, avec tous les efforts que tu as déployés pour cela, donc peut-être quelques indicateurs pour donner à tout le monde l'ampleur du succès de ce week-end.
D'accord, mais des indicateurs chiffrés avec plaisir, parce que vous avez été nombreux, très nombreux, plus de 1000 inscrits par jour, ça veut dire que la ville de Blois a accueilli un grand nombre de socialistes pendant toutes ces journées, et donc je vous demande d'abord de vous applaudir, d'avoir été si nombreux à ces universités d'été.
Et puis, grâce au travail, bien sûr, de toute une équipe, de toute une équipe qui a accompagné la construction de cette manifestation, et je voudrais vraiment les citer pour les remercier, grâce au travail de Corine Narassiguin, qui a travaillé avec moi activement, grâce au travail, et qui l'a déjà fait, il a raison, grâce au travail immense de Richard Bouygues, que je ne vois pas, mais qui doit être vraiment, vraiment remercié.
C'est un travail immense, c'est vrai, grâce au travail de Christophe Clergeau, aussi bien sûr, des permanents du Parti Socialiste, Nicolas, de cette équipe, Lounès Adjouj, qui est la prête, chers amis, je n'oublie pas l'équipe de Blois aussi, avec Hervé et toute son équipe, qui ont un chiffre dont vous étiez nombreux, mais vous étiez nombreux aussi dans les ateliers. Vous avez eu la possibilité de choisir entre 84 offres de débats, d'échanges, de controverses même, selon la volonté d'Olivier, que je salue évidemment, Olivier, qui a voulu, et Blois, encore une fois, une deuxième édition.
Et puis, 84 offres, c'était 64 ateliers, c'est très important, des pitches aussi, des pitches sur le projet, des pitches avec les partenaires aussi, des pitches partenaires, et puis 100 heures de formation qui se déroulaient là-haut. Et puis, également, je voudrais remercier très sincèrement les 200 intervenants qui sont venus se rejoindre à nous pour ces universités. Je m'arrête là, une très belle exposition, et j'espère que vous avez eu l'occasion d'aller la voir, « Suis les immigrants », une belle exposition qui nous était proposée par la maison de la bande dessinée de Blois, et elle était très bien mise en place.
Donc, je remercie aussi, je crois que je l'ai oubliée, Jean-Louis, notre directeur technique, qui a bien sûr a œuvré à une scénographie qui soit favorable. Et alors, de quoi on a parlé ici, dans ce campus ? Et ce soir, une projection aussi d'un film que je vous invite à voir, qui s'appelle « La terre des hommes », et qui sera, c'est de Naël Marandin, le film, et qui sera commenté ensuite par Éric Andrieux, qui est quelque part par là, il est là, et qui sera commenté également par notre nouvelle vice-présidente en charge de l'agriculture, cher François. Il s'agit de Temuata Girard. Et donc, lors de ces ateliers ?
Alors, lors de ces ateliers, on avait construit la manifestation volontairement, très volontairement, bien sûr, un peu à la demande d'Olivier, mais nous, on portait ça aussi, très volontairement sur le gros travail qui a été fait avec vous, les militants, autour de l'élaboration du projet. Et donc, tous les ateliers avaient, pour thématiques, une des propositions qui se trouvent dans le projet. Et je tiens à saluer, bien sûr, Boris Vallaud, qui a travaillé activement à l'élaboration de ce projet, avec tous les secrétaires nationaux qui sont là aussi, et qui ont participé avec vous du projet. Merci à toi, Boris, c'est très important.
Donc, cet événement, bien sûr, à la veille d'une prochaine élection présidentielle, que vous avez tous en tête, il fallait le centrer sur notre projet socialiste. Et permettez-moi de le faire, mais je salue, bien sûr, la présence de Anne Hidalgo parmi nous. Les thématiques, vous les connaissez, c'est le travail... Pardon, pardon Anne. Les thématiques, vous les connaissez, c'est le travail, la santé, la justice écologique, bien sûr, la République émancipatrice, la République fraternelle aussi, et puis toutes les questions liées à la transition écologique et aussi quelques questions de société.
Et nous nous sommes ravis, et je me tourne vers Richard Bouygues, qui a proposé, qui a osé proposer cette année, un atelier sur le foot. Et tu as très bien fait, parce que l'atelier a été bondé, mais comme beaucoup des ateliers. Bravo à toi. Et puis, bien sûr, la culture, la ruralité, enfin, des thématiques aussi de société.
Et alors, on a envie de te demander, pour terminer, on a chacun dans ce type de manifestation, des souvenirs, des petits spots, comme ça, dont on se rappelle plus particulièrement. Donne-nous deux ou trois souvenirs qui te resteront en mémoire.
Beaucoup d'émotions, d'abord. Beaucoup d'émotions, parce que vous êtes nombreux, parce que c'est une deuxième édition, et que c'est encore boulouat, et que édition, je l'ai dit, quand vous êtes arrivés, deuxième édition, ça ressemble un peu à tradition. On aimerait bien que ça se perpétue. Et donc, beaucoup d'émotions de vous accueillir, de vous accueillir sur des thématiques importantes. Je suis passée sur quelques ateliers, et pardon de ne pas les citer tous, parce que je sais qu'ils ont été tous très bien fréquentés. Mais sur la laïcité, par exemple, avec Jérôme Gage et Michael de Lafosse, j'ai vu que, vraiment, il y avait une tension, un bel échange, et ça a été très important.
Ou bien, encore, une autre thématique que j'ai visitée, c'était autour de la justice, avec Gülsen, que je salue aussi, Gülsen-Guedrim, et c'était d'ailleurs une controverse qui a été de très, très bonne tenue, c'est-à-dire qu'on avait invité un intervenant qui n'est pas du tout dans notre famille politique, et plutôt un intervenant avec une position différente, et c'était vraiment une volonté, et ça s'est vraiment très bien passé. Il s'agissait de Florent Vadaillot, qui était présent avec nous, vraiment, ça a été un échange de très belle qualité.
Il avait lieu pourtant en extérieur, mais tout s'est très bien passé, au contraire, la fin de la controverse s'est terminée par un constat de désaccord, enfin, pas trop sur celui-ci, mais sur d'autres controverses, et donc, c'était évidemment ce que nous souhaitions, avec une affirmation de nos valeurs socialistes. Eh bien, merci Karine. Merci Karine.
Et rendez-vous l'année prochaine.
Vous ne la connaissez peut-être pas encore, mais c'est un visage et une personnalité qui vont compter dans les mois à venir. Emma, c'est une force de conviction et d'entraînement incroyable. Emma, c'est du courage à revendre. Emma, c'est une part de notre avenir. Elle est élue locale et déjà avec de belles responsabilités. Merci de réserver le meilleur accueil à Emma Rafovitch, déléguée nationale à la jeunesse.
Cher Olivier, cher Anne, cher Marc, cher François, chers élus, chers camarades. Quel plaisir de nous retrouver comme chaque année pour ce week-end de rentrée. Merci cher Luc, cher Marie, d'animer comme à chaque fois avec tant de brio nos temps d'échanges militants. Camarades, si j'aime adresser à vous aujourd'hui, c'est parce que nous sommes à la veille d'une année politique décisive. Les urgences qui nous font face sont aujourd'hui immenses. Une crise sanitaire, sociale, économique, climatique, mais aussi démocratique nous frappe. Nous devons être de celles et de ceux qui incarnent l'espoir.
Partout, dans les collectivités dirigées par la gauche et les socialistes, nous portons des politiques publiques fortes et engagées en direction de nos concitoyennes et de nos concitoyens. Gratuité des transports, à Montpellier, avec toi, cher Michael, lutte contre les violences faites aux femmes avec Citadelle à Nantes, grâce à toi, chère Johanna, la rentrée scolaire la moins chère de France en Occitanie avec Carole Delga, la création d'une police municipale à Paris avec Anne Hidalgo, encadrement des loyers à Lille avec Martine Aubry, mais aussi l'accès de toutes et de tous à des vacances à Saint-Ouen avec Karim Bouhamran.
Mes camarades, mes camarades, même si toutes ces victoires et toutes ces conquêtes nous remplissent de fierté, il nous faut aller plus loin. Les jeunes de France n'en peuvent plus aujourd'hui d'être méprisés par un président de la République qui les condamne au fil d'attente pour l'aide alimentaire. La France tout entière semble aujourd'hui paralysée par l'angoisse de voir son modèle social disparaître. Mais nous sommes de ceux et de celles qui nous engageons pour le progrès et la conquête de nouveaux droits. Avec les jeunes socialistes qui sont ici, nous vous proposons de construire un monde plus solidaire pour notre génération. Nous refusons d'être une génération sacrifiée.
Merci donc à Hervé Solignac, merci à Boris Vallaud, merci à Rémi Cardon d'avoir porté cette année dans nos assemblées des propositions fortes pour la jeunesse. Avec eux, nous voulons un minimum jeunesse. Il n'est pas normal que dans notre pays des citoyennes et des citoyens n'aient pas accès à leurs droits parce qu'encore trop jeunes pour y accéder. Merci donc aussi Rémi pour ton travail au Sénat. Les jeunes socialistes, aujourd'hui, ils vous proposent de construire un avenir en commun meilleur pour nous toutes et tous. Nous voulons la gratification des stages dès le premier mois travaillé. Nous voulons la revalorisation des rémunérations de nos services civiques.
Nous voulons la gratuité du permis de conduire, la gratuité des transports en commun. Nous voulons un minimum santé jeunesse également, la gratuité des protections périodiques et un accès aux soins assurés pour tous les jeunes. Le service public de la santé mérite mieux que les règles du management privé. mais face à une France divisée et fragilisée, nous voulons plus largement reconstruire du commun, un espace d'émancipation qui refuse les assignations à résidence. Jaurès disait que sans la République, le socialisme est impuissant et que sans le socialisme, la République est vide.
Pour porter ces propositions et se battre ensemble pour la victoire de la gauche en 2022, je veux vous rassurer, chers camarades, les jeunes socialistes sont de retour. Nous sommes là, ils sont ici. et après plusieurs mois de travail,
après deux mois de travail,
dans quelques instants, Olivier, je te préviens, je vais te remettre les propositions des jeunes socialistes pour la renaissance de notre organisation de jeunesse. Les défis étaient de taille, mais je peux vous assurer, chers camarades, que la promesse est belle. Les jeunes socialistes, au sein du Parti socialiste, vont retrouver au plus vite un fonctionnement démocratique et refaire de notre organisation un mouvement dans lequel la formation, le militantisme et la convivialité seront au centre de nos valeurs. Nous sommes prêts pour 2022. Nous sommes prêts et avec vous, nous portons un espoir.
L'espoir d'une présidente de la République de gauche ayant prouvé ses convictions et sa capacité d'action depuis plusieurs années à la tête d'une capitale de notre pays. De la capitale de notre pays. Nous portons l'espoir d'une présidente de la République incarnant plus que quiconque à gauche l'alliance du social, de l'écologie et la bataille pour la réalisation de la promesse républicaine. Une présidente qui permette, enfin, de retrouver la voie de la confiance. Une présidente à l'écoute. Une présidente garante d'une France apaisée et rassemblée. Camarades, je n'en dis pas plus, mais j'en suis sûre, notre future présidente est parmi nous.
Je souhaite enfin remercier tous les jeunes socialistes qui sont présents ici, visibles, dans la salle, pour les ateliers et pour les formations qu'ils ont mis en place pendant tout le week-end. Bravo, vous êtes incroyables. Merci encore, Olivier, pour ta confiance. Vive le Parti socialiste et vive les jeunes socialistes.
Elle est un des nouveaux visages qui ont émergé depuis 2018. Elle est une des portes-paroles du Parti, il y en a plusieurs, si ton est d'ailleurs, Luc Carvounas, Nora Mébarek, Gabrielle Syrie, Pierre Jouvet, Johanna Roland, c'est ce que vous voyez sur les télévisions, sur les chaînes d'information, dans les radios et qui, comme leur nom l'indique, portent notre parole, la parole du Parti socialiste et dans les médias. Une d'entre elles que vous apercevez de plus en plus régulièrement, est élue en banlieue parisienne. Elle est mère adjointe dans une banlieue compliquée, les Mureaux, où, par ailleurs, elle est enseignante d'histoire géographie.
Elle est même depuis juin dernier conseillère régionale d'Ile-de-France. Je vous demande de faire un triomphe. Adiélia Badiop.
Bonjour à toutes et à tous. Je vais rajouter au rang de nos porte-parole et pas des moindres, mon ami Boris Vallaud. Tu as tellement de talent que du coup, on en oublie quelques-uns. Merci vraiment à toutes et à tous d'être là. Je suis vraiment très émue et aussi très honorée d'être à cette place pour vous adresser ces quelques mots afin de clôturer nos universités d'été. Permettez-moi de vous dire que la petite élue que je suis en banlieue, la petite fille que j'étais et qui a vu Mitterrand arriver au pouvoir n'aurait jamais pensé être un jour la porte-parole du parti de Jaurès, de celui de Blum.
Mais être au parti socialiste, c'est aussi permettre cela, de permettre à une petite fille comme moi de devenir une des paroles de ce grand parti qui nous réunit aujourd'hui. Être socialiste, c'est aussi porter haut et fort des valeurs de justice, surtout dans le temps qui nous occupe, avec cette crise sanitaire qui nous a tous percutés. Les élus de proximité, les militants, les grands élus que nous sommes aussi savent à quel point ce temps est difficile.
Ce que je retiendrai, c'est surtout cette belle solidarité que j'ai pu voir partout en France, notamment dans ces banlieues dites difficiles où on a porté des devoirs, veillé à ce que nos aînés puissent faire leur course, faire des photocopies pour les voisins, mais aussi aller dans les différentes maisons, être sûr que tout le monde allait bien. Alors c'est vrai, cette crise, elle est difficile, notamment pour nos étudiants, pour nos jeunes. Mais ce que nous portons au Parti socialiste, ces valeurs de justice sociale, c'est aussi cela, c'est se battre quand les temps sont durs, quand ils sont difficiles.
Mais se battre, c'est pas se battre entre nous, se battre, c'est se battre pour les autres, c'est partager cet idéal que portent nos aînés, c'est dire que oui, dans ces moments difficiles, vous pourrez toujours compter sur les socialistes pour venir vous dire que oui, l'espoir, il est au bout.
C'est vrai, parfois les chemins sont un peu longs, ils sont même parfois tortueux, mais nous, on reste, nous, on y croit et nous, on sait qu'au bout du chemin, eh bien, il y aura peut-être, sûrement, une présidente socialiste qui redonnera l'espoir à tous ces millions de Françaises et de Français qui nous attendent, qui nous disent dans nos territoires, qui nous ont redonné leur confiance aux régionales, aux départementales, aux municipales.
Et je voulais te dire merci, Olivier, merci de ta confiance, merci de nous permettre de nous exprimer, merci aussi d'être resté lorsque ça tanguait très fort, d'avoir cru en nous lorsque d'autres sont partis, d'avoir porté haut et fort le point et la rose quand d'autres le cachaient parce qu'ils avaient la gauche honteuse, le socialisme gêné. Eh bien, merci à toi de nous avoir permis de continuer à y croire et surtout à rêver parce que, finalement, c'est un peu ça faire de la politique, c'est porter les rêves des autres haut et fort. Merci. Il y a eu de belles conquêtes aux municipales pour le Parti Socialiste en 2020. Elle fait partie de ceux qui ont redoublé ou confirmé.
Elle est notre porte-parole, la présidente de l'une des associations les plus puissantes et utiles regroupant les villes françaises, France Urbaine. Merci d'accueillir comme il se doit Johanna Roland, maire de Nantes. Bonjour à chacune et à chacun, cher Olivier, chère Anne, chers amis, c'est d'abord tout simplement un grand plaisir de se retrouver. Ça fait du bien. Merci Marc de nous accueillir ici pour la deuxième année consécutive. On commence à se sentir un peu chez nous, je crois qu'on va revenir. Un grand merci à Olivier, à toute l'équipe, à tous ceux qui ont initié ce grand rendez-vous.
Mon cher Olivier, en montant à cette tribune, je me rappelais de nos échanges, certains ici s'en souviennent. quand tu réfléchissais au fait d'être notre premier secrétaire, la vérité de l'histoire, c'est quand même qu'il n'y avait pas grand monde qui se bousculait au portillon parce qu'il fallait en vouloir, comme on dit chez moi. Beaucoup d'observateurs à ce moment-là s'interrogeaient sur notre disparition. Alors, tu t'es armé de patience et d'exigence, d'ardeur et pas mal de labeur aussi, d'humilité toujours et de détermination. Et le résultat, il est là depuis plusieurs mois et à nouveau pensant ces deux jours à bois. Pour ça, très sincèrement, un très grand merci.
Nous venons de vivre deux jours de partage, deux jours de débat, deux jours d'échange riches, intenses, avec, je crois, une vraie fierté collective de se retrouver pour contribuer à bâtir un nouveau projet de gauche, d'une gauche engagée, de cette gauche du RL, celle qui a les deux pieds, bien dans le quotidien, mais qui voit loin, d'un projet qui conjugue l'urgence sociale et l'urgence écologique parce que c'est notre responsabilité et notre responsabilité collective. Je voudrais adresser un salut et un clin d'œil particulier à Boris et à Christophe qui hier ont présenté le projet, notre projet tel qu'il est aujourd'hui et qui y ont beaucoup posé.
Ce projet qui donne envie de se battre pour lui puis aussi de continuer à l'alimenter. Bien sûr, nous sommes arrivés ici un peu plus fort que nous l'étions il y a quelques mois ou quelques années. D'abord parce que quelques belles victoires se sont succédées. Ça a été vrai aux municipales, à Nancy avec Mathieu, à Rennes avec Nathalie, je ne voudrais pas faire ça, je vais me planter, c'est couru d'avance, à Clermont avec Olivier, à Rouen avec Nicolas, à Villers-Bannes avec Cédric, à Paris avec Anne et avec tous les autres. Bon, si j'en ai oublié, vous me pardonnez, c'est parce qu'on en a gagné trop.
Et puis ensuite, sont arrivés les départementales, avec y compris des départements reconquis, je pense aux Côtes d'Armor avec Christian, on peut l'applaudir. et puis enfin, les régionales avec François, merci de nous accueillir dans cette belle région, avec Loïc, Alain, Marie-Guit et puis Carole, bien sûr, Madame la Présidente de l'Association des Régions de France. Ces victoires, chers camarades, elles nous ont donné des racines solides pour envisager l'avenir. Pourtant, soyons clairs, elles ne nous ont pas encore donné tout à fait des ailes. Il reste du chemin devant nous, du travail, de la patience et du boulot. Quel chemin avons-nous à emprunter ?
Celui qui mène, je crois, vers la reconquête. Pas d'abord la reconquête du pouvoir, mais la reconquête de l'espoir. Tu l'as très bien dit, comme je me suis reconnue dans tes mots, aller chercher le pouvoir pour les autres, pour le rendre et d'abord pour les plus fragiles. D'abord l'espoir d'un projet, toujours partir des idées, toujours partir du commun, c'est ça la force de notre grande histoire collective. Avec ce nouveau paradigme qui conjugue l'écologie et le social, le social et l'écologie, ce qui a permis cette renaissance que tu as initiée. Olivier, tu le dis, le moment dans lequel on est, c'est ce passage de la renaissance à l'alternance.
C'est ça l'essai qu'il nous faut transformer, c'est ça l'essai que nous avons à réussir. C'est notre responsabilité aujourd'hui et pour cela, tu peux compter sur nous, tu peux compter sur moi, tu peux compter sur cet engagement des militantes et des militants qui sont restés, qui sont fiers de ce parti, qui sont exigeants aussi, qui s'engueulent parfois, qui se parlent franchement, mais qui ont des valeurs et qui ont des convictions. Alors, tu peux compter sur notre détermination, notre détermination pour proposer un projet ambitieux, partant des aspirations mais des souffrances aussi, des Françaises et des Français, parlant aux Françaises et aux Français.
Pour porter ce projet, le moment venu, je ne l'espère plus très loin, il nous faudra choisir une personnalité. ce n'est pas aujourd'hui le moment de ce choix, de ce choix collectif, de ce choix qui reviendra, tu l'as dit Olivier, et c'est bien légitime aux militants. Mais, puisque d'autres avant moi ont fait des très jolis portraits chinois, je vais être un peu plus cash, un peu plus direct, faire moins de mystères et vous dire pourquoi, avec beaucoup d'autres, je pense qu'Anne doit incarner cet espoir. Ma chère Anne, tu as l'expérience et la force de conviction et le moment que traverse notre pays requiert un homme ou une femme, en l'occurrence, solide et sereine.
Tu as du courage et de la ténacité. Chacun sait ici que tu ne céderas pas au lobby, ni demain, ni après-demain, et que très tôt, avant bien d'autres, tu t'es engagée sur l'écologie. Tu es une mère, je parlerai de celle qui s'écrit M-A-R-E, bien sûr. Et ça, je crois que c'est déterminant parce qu'un des enjeux de notre projet, c'est de proposer une nouvelle étape de la décentralisation parce que la richesse de notre parti comme de notre pays, c'est la diversité de ces territoires dans nos villes et dans nos campagnes. Tu es la seule qui conjugue à ce point écologie et sociale, sociale et écologie, pas dans les mots, pas dans les discours, mais dans les faits. Alors, tu es la mère de Paris.
Parfois, ça fait parler. Eh bien, chers amis, chers camarades, dans Mère de Paris, il y a deux mots principaux. Mère. Et tous les maires qui sont ici, vous le diront. Un maire, c'est d'abord quelqu'un qui est au service des autres. Un maire, c'est quelqu'un qui se coltine avec passion la recherche des solutions. Et puis, il y a Paris. Et Paris, c'est ce qui fait qu'Anne est déjà une femme d'État aux réseaux européens et internationaux puissants. Et ça, ce sera déterminant face aux défis contemporains que nous avons à relever.
Enfin, je forme le vœu que ton histoire personnelle, ton rapport intime, j'allais presque dire charnel, à la République, puisse inspirer, raisonner auprès des jeunes de notre beau pays. Je rêve que demain, à Nantes, à Nancy, à Rennes, à Clermont ou en Seine-Saint-Denis, ils puissent se dire qu'avec toi, avec nous, à nouveau, la promesse républicaine a du sens. Alors oui, chère Anne, si tu le décides, nous serons nombreux, très nombreux, je crois, derrière toi. Chers camarades, chers amis, à nous d'écrire ce nouveau récit dont notre pays a tellement besoin.
Pour y arriver, nous nous employons d'abord sur nos valeurs, nos fondamentaux, l'émancipation, l'éducation, la solidarité, la justice sociale, l'écologie, l'intérêt général. Nous l'avons fait ici pendant deux jours. Nous sommes partis du quotidien des Français. On a parlé transport, logement, sécurité, santé, santé mentale. La gauche du réel, la république du réel, c'est celle qui part d'abord des préoccupations des Françaises et des Français. Nous avons rappelé ces fondamentaux et nous devons continuer à nous ouvrir, à nous enrichir des forces de la société civile, à celles et ceux qui jouent le rôle d'alerte ou de sentinelle.
Continuer en permanence à ne pas nous regarder nous-mêmes, mais à ouvrir nos portes et nos fenêtres. Chers amis, nous avons rendez-vous pour une nouvelle étape, le 18 septembre, celle de notre congrès. Lors de ce congrès, nous aurons des débats, c'est bien naturel, c'est bien légitime, c'est même absolument nécessaire pour arrêter notre stratégie, notre ligne politique, définir des propositions. Mes chers amis de grâce, veillons à ce que nos débats se mènent dans un esprit de responsabilité.
Parce que les Français nous regardent, parce que les Français nous observent, parce que nous tous, ici, militantes et militants, nous savons que les Français ne supportent plus quand ils ont l'impression que les responsables politiques se parlent entre eux plutôt que de leur parler à eux. C'est un enjeu majeur pour les socialistes, pour la gauche et pour la France. Veillons à ne pas ajouter la division des socialistes à la fragmentation de la gauche. Je crois que les fractures françaises nous obligent. Je crois que les fractures françaises réclament de la gauche qu'elles se rassemblent et qu'elles s'unissent. Car seule la gauche propose des réponses à ces fractures.
Nous avons un rôle majeur à jouer. Nous devons être cet axe républicain, ce moteur derrière lequel la gauche et les écologistes trace sa route. Pas en renuant ce que nous sommes. Jamais, au contraire, en nous appuyant sur notre histoire, notre identité, nos valeurs pour faire valoir ce nouveau projet, cette nouvelle vision, cette sociale-écologie que nous bâtissons patiemment dans tous nos territoires. Ce projet d'un nouveau modèle pour la France qui conjugue écologie et justice sociale. Alors oui, ce nouveau modèle, il doit s'écrire pour tous et parler à chacun. Même à cette France qui a perdu confiance, qui a perdu parfois confiance en nous, mais aussi en elle-même.
Une France fragilisée par l'explosion de la pauvreté et de la précarité. Nous devons parler à cette France qui n'a parfois plus vraiment de mots pour dire sa souffrance. Nous devons lui parler. C'est notre responsabilité. Ne laissons pas les blessures individuelles et collectives aux mains des populistes, des Zemmouriens et des Leupénistes, parce que nous savons trop bien ce qu'ils font de ces blessures. Ils ne les pensent pas, ils ne les réparent pas, ce n'est pas vrai. Ils les exploitent, ils rouvrent les plaies nationalistes pour attiser la haine de l'autre. Quant aux tenants de l'ultralibéralisme, la classe moyenne, les classes populaires, ce n'est pas leur sujet. C'est le nôtre.
C'est notre responsabilité. Reparler du travail, reparler du pouvoir d'achat, assumer de parler des questions de sécurité, parce que protéger les Françaises et les Français, c'est aussi protéger les plus faciles. En cela, si les prochaines échéances constituent un enjeu majeur pour nous, ne nous le cachons pas, elles constituent aussi un moment dangereux et compliqué pour notre pays. C'est pourquoi je nous invite collectivement vraiment à garder ce sens des responsabilités et de l'intérêt collectif. La France a besoin de la gauche, la gauche a besoin des socialistes, et nous les socialistes, de quoi on a donc besoin ?
Eh bien, je crois qu'on a besoin de rester nous-mêmes, bienveillants, respectueux, travailleurs, sérieux, humbles, exemplaires, créatifs, imaginatifs, ce que chaque militante et militant connaît ici, parce que c'est vrai et que ça nourrit dans les quatre coins de France. Alors, nous avons besoin de montrer que sur tous les sujets qui intéressent les Françaises et les Français, nous serons là. L'écologie, la pauvreté, la sécurité, aucun sujet tabou, aucun sujet laissé aux autres. Chers amis, je nous invite tout simplement à repartir au travail, parce que du boulot, il n'en manque pas. Moi, je crois qu'il s'est passé quelque chose à Blois, je te l'ai dit, Olivier.
Il y a dans l'air quelque chose qui flotte, quelque chose qui fait que nous ne sommes pas loin de se préparer à ces campagnes qu'on ne fait pas simplement par loyauté, mais par désir, par enthousiasme, par envie, par conviction, par conviction que l'espoir est possible et que notre responsabilité, c'est d'aller le chercher. Alors, les amis, au boulot, continuons à inventer, à travailler sur ce nouveau récit national dont la France a besoin, ce nouveau modèle qui conjugue l'écologie et le social et qui fera à nouveau flotter le désir démocratique dont notre pays a besoin. Allez, les amis, au boulot et vive la gauche !
Alors, chers camarades, pour aborder la toute dernière ligne droite de ces universités d'été et au moment même où venons de saluer, parce qu'elles devaient nous quitter le départ d'Anne Hidalgo, il nous restera toute une série de souvenirs aux uns, aux autres. Je crois que, et c'est ce que vient de dire aussi Johanna, nous restera, et j'espère plus encore, dans quelques mois, en souvenir le début de quelque chose. Ceux qui ont assisté hier dans cet écrin magnifique du château de Blois ont peut-être senti, comme ça vient d'être dit, qu'il se passait quelque chose autour des socialistes, autour d'Anne Hidalgo.
Et nous allons conclure cette séquence par ce qui, au fond, dans la tradition des universités d'été est toujours le moment phare, l'acmé de nos universités d'été, le discours du premier secrétaire. Parce que, parce que ce discours, traditionnellement, il nous sert à la fois de rentrer politique des socialistes, et on a envie de rentrer dans cette rentrée d'automne, et puis il nous sert aussi à tous de cap quand on rentre élus, militants dans notre territoire. On a envie d'être tous ensemble autour d'un certain nombre de grandes directions, de grands axes. C'est généralement ce que trace le discours du premier secrétaire.
C'est pour ça qu'il est attendu, et c'est pour ça que je laisse la place immédiatement à cette tribune avec Marie, à Olivier Faure, premier secrétaire.
Je vais être obligé de me mettre à la hauteur du défi. Chers camarades, chers amis, merci une fois encore à Marc Grécourt, à ses équipes, de nous avoir si bien reçus, à Frédéric Horin, à tous les militants de la Fédération du Loir-et-Cher, aux bénévoles du service d'ordre, et bien entendu, aussi à nos permanents qui ont travaillé pendant l'été avec mon équipe autour des secrétaire nationaux. Et je veux ici remercier Karine Gluanek-Morin, Corinne Rassiguin, Christophe Clergeau. Remercier aussi... Je ne parle pas assez fort. Est-ce que le micro est mieux là ? On l'entend ? Bon.
Remercier aussi ceux qui ont dû assumer la tâche lourde de l'organisation, Lounès, Loulou, Adjrod, Richard, Richard Bouygues, je ne le vois pas, mais peut-être se signera-t-il Nicolas Pereira, ainsi que l'ensemble de nos permanents qui ont fait en sorte que ce rendez-vous de rentrée soit un succès. Merci aussi à François qui nous accueille dans sa région et à vous toutes et tous qui êtes fidèles à notre rendez-vous ou tout simplement qui participez pour la première fois. Je veux vous le dire, la sève de ce parti, ce sont ses militants. Ce week-end, c'était aussi, Emma vient d'en parler, le retour du campus des jeunes socialistes.
Vous êtes là, vous êtes nombreux, vous êtes la relève et merci pour votre mobilisation. Merci à toi, Emma, merci à toutes celles et ceux qui, depuis plusieurs mois, opèrent la renaissance des jeunes socialistes. Vous avez débattu sur votre avenir, sur notre avenir et sur la base de vos propositions que vous venez de me remettre. Je sais que c'est le fruit d'un long travail. nous allons ensemble poursuivre ce chemin pour que les jeunes socialistes demain soient la cheville ouvrière et l'étendard de notre succès l'année prochaine. Pour la seconde année consécutive, nous sommes à nouveau à Blois. Nous y sommes venus au lendemain des municipales.
Nous y revenons au lendemain des départementales et des régionales. La réputation de Blois, cher Marc, n'est plus à faire. C'est définitivement une ville de renaissance. Dans 225 jours, soit 33 dimanches, je vois qu'il y en a qui comprennent l'allusion, 33 dimanches, les Françaises et les Français choisiront celui ou celle qui présidera au destiné de notre pays pour les 5 prochaines années. Nous aurons auparavant un congrès. Je vais vous en parler. Que serait un rendez-vous socialiste si on ne parlait pas d'un prochain congrès ? Mais notre seul vrai rendez-vous, c'est le rendez-vous avec les Françaises et les Français, avec le pays.
Et ceux qui ne l'ont pas compris ou qui ne voudraient pas le comprendre jouent contre leur camp et nous mettent en danger. À 8 mois des élections présidentielles, je ne me bats pas pour faire 2% de plus ou pour gagner une fédération. Je me bats avec vous pour la victoire à la présidentielle. C'est ce que vous attendez de moi et c'est ce que j'attends de vous. Mettre fin, mettre fin, oui, mettre fin, mettre fin à l'aventure macroniste, disposer enfin des moyens d'agir, renouer avec cette volonté de changer la vie, car oui, c'est le titre du projet, Boris, il est temps de vivre mieux. Alors, comme vous, sans doute, je lis les enquêtes d'opinion.
Je dois reconnaître que je les lis de manière de plus en plus distraite. à chaque échéance depuis 1974, les pronostics n'ont eu aucune valeur prédictive. Les parieurs se sont toujours trompés. Et s'il y a un pari à faire, s'il y a un pari à faire, c'est celui de l'audace, celui des convictions, celui de la vision. C'est le seul pari que nous ayons à faire pour 2022. Parce que, comme à chaque rendez-vous présidentiel, quelque part, entre janvier et mars, les compteurs seront remis à zéro. Il n'y aura plus de favoris, de sortants ou de challengers désignés. Il n'y aura que des candidats qui ne distinguera que leur parcours, leurs arguments, leurs projets.
Et pendant ces mois de campagne, chaque Française et chaque Français se posera deux questions simples et deux questions seulement. Pourquoi faire et qui pour incarner cette nouvelle orientation ? Pour nous, la réponse à la première question, elle est simple. Nous voulons la République jusqu'au bout. La République jusqu'au bout, c'est la justice, la justice sociale, la justice écologique. Notre pays, mais aussi l'Europe et le monde sont épuisés par les crises à répétition financières, sociales, écologiques, sanitaires. Chacun le sent, chacun le voit.
Le libéralisme est en échec, incapable de protéger les femmes et les hommes comme la nature et le vide d'alternatives politiques nourrit la peur, le repli, les populismes. la République sociale et écologique que nous portons doit devenir le levier d'une nouvelle espérance. Son avènement appelle des ruptures, un changement de modèle, un nouveau projet de société. La pandémie mondiale, la crise climatique, le creusement des inégalités, l'état de défiance à l'égard de nos institutions, appelle des changements radicaux. J'entends par radicalité non pas une forme nouvelle de totalitarisme, de la pensée, mais la volonté de prendre les mots MAUX à la racine.
Pour vivre au mieux, nous avons besoin d'une alternance qui soit aussi et d'abord une alternative d'un 2022 qui résonne comme un nouveau 10 mai 1981. Tel est le sens du nouveau projet socialiste dont nous avons débattu ici à Blois et qui va continuer à l'être dans nos fédérations comme lors de notre congrès. Ce sera la première fois depuis 10 ans qu'un projet socialiste est élaboré avec les militants et qu'ils sont appelés à se prononcer dessus.
Et ce projet renoue avec la transformation sociale, l'humanisme, la lutte contre les inégalités, un projet qui relève les défis du travail, de la santé, de la justice écologique, de l'école, de la sécurité, de la démocratie, de la construction européenne. Oui, un vrai projet pour changer nos vies. Notre projet est socialiste. il s'inscrit dans nos traditions, il porte nos valeurs, mais il propose une nouvelle synthèse pour vivre au mieux dans le monde d'aujourd'hui. Maintenir et développer les droits de la personne au sein d'une société tout entière conçue et organisée pour le bien collectif, c'est la formule même du socialisme, disait déjà Léon Blum.
Il prolongeait ainsi son propos, c'est ce qui est contenu dans les deux mots de social-démocratie qui n'ont pas été rapprochés par hasard. Ils sont la synthèse, le produit de la synthèse de Jaurès, que Jaurès durant toute sa vie a essayé de réaliser entre les notions fondamentales de la critique marxiste et les vieux principes de la révolution de 1989. Et il le disait « Tout le monde le sent, tout le monde le sait, tout le monde le veut, tout le monde veut une France, une société fondée sur la justice sociale. » Nous y ajoutons-nous aujourd'hui la justice écologique qui n'était pas encore rentrée dans la conscience humaine à une époque où l'on croyait la croissance illimitée.
Un siècle après Jaurès, il nous revient donc d'intégrer cette dimension incontournable et de porter cette synthèse dans la justice entre sociale, démocratie et écologie. Il ne s'agit pas seulement de s'adapter aux changements climatiques ou aux crises sanitaires, cette réponse serait en réalité un conservatisme, il s'agit de comprendre d'où elles viennent, de quels systèmes elles sont le produit et de changer de modèle de société pour y répondre pleinement et permettre de nouveau à toutes et à tous de vivre au mieux. C'est cela la réponse socialiste. Tout appelle à ces transformations.
Le développement de virus qui menace de confiner l'humanité de longues années, la nécessité de renforcer nos services publics, au premier rang desquels la santé mais aussi l'éducation et la recherche qui sont les fondements sur lesquels reposent les solutions de demain, la nécessaire solidarité entre nations riches et pauvres liées par des enjeux sanitaires, sécuritaires, migratoires qui se jouent eux des frontières, le bouleversement climatique qui transforme le Canada ou la Sibérie en dôme de chaleur, inonde et incendie l'Europe, les inégalités qui augmentent de manière indécente, la concentration inédite des revenus du capital et des patrimoines pendant qu'apparaissent hélas les nouveaux visages de la pauvreté, mères célibataires, jeunes adultes dans les soupes populaires, individus précaires, seniors au chômage, 5 millions de personnes, 5 millions de personnes vivent aujourd'hui dans notre pays avec moins de 900 euros par mois, parmi lesquels 1,5 million d'enfants de pauvres et près d'un million de jeunes adultes.
Ce tableau sombre, très sombre, menace évidemment d'abord les plus vulnérables et les handicaps se cumulent. Comme l'a très bien démontré Stéphane Troussel pour la Seine-Saint-Denis, la carte du décrochage vaccinal est un quasi-décalque de la carte des inégalités socio-économiques. Comme ce sont les plus modestes qui sont victimes de la malbouffe ou habitent et travaillent dans les lieux les plus pollués parce qu'un malheur arrive rarement seul. Social et écologie sont donc étroitement liées ne serait-ce que parce que les victimes sont les mêmes. Alors, les libéraux nous répondent toujours la même chose. Les inégalités, elles ont toujours existé. Elles appartiennent à l'ordre des choses.
Le mérite prêté aux poignets de cordée légitimerait l'indécente progression de leur patrimoine et la paresse supposée de tous les autres, des nouveaux indigents, justifierait qu'on les stigmatise. Et dès demain, n'en doutez pas un seul instant. Ils utiliseront le poids de la dette, des déficits publics pour justifier le retour à ce qu'ils appellent les réformes structurelles, dit autrement l'austérité, parce que vous savez très bien qu'elles sont toujours synonymes de régression sociale et d'approfondissement des inégalités. Depuis 30 ans, on nous a enfermés dans une alternative artificielle.
La fin de l'histoire ou la guerre des civilisations, la victoire définitive du capitalisme et des démocraties libérales ou l'affrontement de tous contre tous. Après le 11 septembre 2001, les controverses identitaires et migratoires ont progressivement remplacé le débat central autour des questions économiques et sociales, mais par une de ces ruses dont l'histoire a le secret, c'est une pandémie mondiale qui est venue révéler la déroute du système néolibéral, jetant une lumière crue sur ces défaillances et ces injustices. Cette crise est venue opportunément replacer au cœur du débat la question des biens communs, ce qui était impossible hier, impossible, l'est devenu.
L'argent n'est pas devenu magique, mais quand on en a besoin, il est mobilisable pour les grandes causes. Les services publics, ils ont été réhabilités. Les mérites de l'État-providence, ils sont à nouveau célébrés. Alors, chers camarades, le moment, oui, il est venu de reprendre l'offensive idéologique et culturelle. Oui, le moment est venu de reprendre l'offensive et de ne plus se laisser dicter notre propre agenda par les néolibéraux. Les grandes crises appellent des réponses globales et collectives. Le repli individuel et l'égoïsme survivaliste sont des impasses qui ne profitent qu'à ceux qui ont tout et qui livrent en pâture les plus démunis.
Le monde ne peut plus être pensé à partir de ces singularités, de nos singularités, de nos particularismes. Ou alors, tout projet commun devient inenvisageable. Pour faire société, nous avons besoin d'un imaginaire commun et d'un projet commun. Pour nous, socialistes, les choix sont clairs. L'universalisme républicain, la justice sociale, l'égalité réelle et la justice écologique. Nous sommes universalistes. C'est vrai, l'universalisme républicain a été trahi par ceux qui en ont fait l'instrument du conservatisme, qui ont voulu figer la République sur un modèle au service des dominants.
Il a pu être instrumentalisé, servir de caution à des entreprises de prédation et à une vision hégémonique de l'humanité. Les hommes qui dirigeaient la République se sont parfois perdus, trahissant sa vocation, mais l'idée républicaine ne peut pas être reniée simplement parce que certains l'ont salie par leurs actes ou la dévoient aujourd'hui par leurs propos. L'écart entre le réel et l'idéal doit chaque fois être dénoncé, mais pas au prix d'un naufrage dans le relativisme. Il nous revient aujourd'hui de renouer avec les racines du projet républicain.
C'est d'ailleurs, je le signale à ceux qui se disent décoloniaux, au nom de ces mêmes droits universels que les inspirateurs de la décolonisation ont pris les armes, au nom d'une citoyenneté dont ne pouvait être privé des peuples asservis. Eux, eux, avaient saisi la puissance des mots posés par la révolution française, des principes et des valeurs qui n'ont cessé depuis d'inspirer le monde. L'extrême droite, elle, elle s'est battue pour les colonies. Tout au long de son histoire, elle a combattu la République, elle a guéroyé contre la laïcité, refusé de considérer tous les êtres humains comme des frères.
Et c'est une imposture aujourd'hui de la voir s'accaparer et retourner les principes républicains à son bénéfice pour mieux les dévoyer. Et c'est la raison pour laquelle la gauche, plutôt que de s'égarer sur les chemins du woke ou de l'indigénisme, doit au contraire tenir fièrement le drapeau républicain. C'est ainsi qu'elle restera éveillée. La gauche ne peut être ambiguë sur les principes universels qui la fondent. Le modèle anglo-saxon qui juxtapose les communautés n'est pas notre modèle. Notre choix c'est celui de la nation une et indivisible. Nous voulons vivre ensemble dans la République, faire commun dans la justice et l'égalité, dans la fraternité.
Cette promesse républicaine n'a pas été tenue partout, c'est vrai et pour tous et des pans entiers de notre société, de notre pays et notamment de la jeunesse se sentent relégués, exclus de notre projet collectif et sont parfois tentés de s'en séparer. La trahison de la promesse républicaine a deux noms, inégalités et discriminations qui sont les deux facettes d'une même réalité. Selon le territoire où l'on vient, son origine, sa couleur de peau, son genre, ses préférences sexuelles, on peut être écartées, ignorées, marginalisées. Retrouver le sens du projet républicain, c'est d'abord tenir la promesse républicaine, celle de l'égalité.
C'est ensuite honorer l'éthique de la République, la fraternité, l'égale attention portée à chacun et l'engagement de chacun au service des autres. Oui, la République fraternelle est notre combat. L'universalisme républicain, c'est aussi le féminisme. qui est le combat pour l'égalité. Le mouvement MeToo a donné un souffle à la cause des femmes. Les femmes ne sont pas des objets à la disposition des hommes. Les violences sexuelles, physiques ou symboliques, longtemps tolérées, sont enfin exposées en pleine lumière. Le consentement n'est plus une option. Nous vivons là une vraie révolution et nous devons l'accompagner parce que nous devons, en tant que parti, nous-mêmes, être exemplaires.
Après des millénaires, après des millénaires pendant lesquels nous avons envisagé le monde exclusivement à partir d'un regard masculin, il est grand temps d'ouvrir les yeux sur les inégalités de genre. Si nous ne voulons pas qu'elles entravent nos filles comme elles ont bridé nos mères. il est temps de mettre fin à ce scénario sans cesse répété qui assigne les femmes au rôle secondaire. Il nous revient d'honorer celles et ceux qui ont élevé la cause des femmes au rang de priorité. Alors oui, à côté de Joséphine Baker, nous ferons entrer Gisèle Halimi au point 1.
Nous lèverons ces tabous qui minent la vie des femmes Le corps des femmes, leur cycle, leur douleur ne peuvent plus être des tabous. Nous assumerons la gratuité des protections périodiques pour les femmes en situation de précarité. Nous nous donnerons pour objectif de faire respecter le principe de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes d'ici 5 ans en sanctionnant tous les manquements. Le droit des femmes retrouvera un ministère de plein exercice et nous lui donnerons les moyens d'agir comme l'a fait Pedro Sanchez en Espagne. Oui, l'égalité entre les femmes et les hommes, c'est le sens que nous devons donner à l'histoire.
L'universalisme républicain, héritier des Lumières, c'est aussi la liberté jusqu'au bout jusqu'au bout de sa vie. C'est le message ultime que nous ont adressé nos camarades et amis Paulette, Ginchard, Künstler et Alain Coq. Il n'est évidemment nullement question d'imposer une façon digne de mourir. Je n'aime d'ailleurs pas l'expression qui est ma divergence avec l'ami Romero parce que la dignité est une affaire profondément intime. Mais ce que je partage avec lui comme avec vous, comme avec une majorité écrasante de Français, c'est cette aspiration à la liberté. Alors, choisir sa fin de vie est un droit que nous devrons conquérir dans le mandat qui vient.
La pensée des Lumières qui est d'abord un hymne à la raison et au progrès scientifique nous impose de faire évoluer notre rapport à l'universel. Au XVIIIe siècle, la modernité se concevait dans une opposition entre nature et culture, une séparation entre l'humain et le reste de la création et je suis sensible à ce que dit la philosophe Corinne Pelluchon qui nous invite à penser les Lumières à l'âge du vivant. Cette évolution de nos règles de conduite doit conduire à repenser notre rapport à la nature, à la condition animale, à la biodiversité, aux vivants en général pour ne plus les considérer comme de simples ressources.
Le temps est venu de nous débarrasser des œillères du productivisme et d'intégrer l'écologie dans les piliers de l'universalisme républicain. Républicain, universaliste, nous défendons la laïcité et les lois laïques qui sont notre création. La laïcité, c'est l'absolue liberté de conscience, la neutralité de l'État et de la sphère publique, le respect des convictions et quand c'est le cas des choix religieux de chacun dans la sphère privée et dans le respect des lois de la République. Et la laïcité, je le dis tout net, elle n'est pas négociable.
elle n'a à être ni ouverte ni fermée, elle n'a besoin d'aucun qualificatif et je le dis avec la plus grande force dans un pays devenu au fil du temps métissé et multiconfessionnel. La laïcité est le seul principe qui garantisse à chacun la liberté et l'égalité. L'universalisme, ce sont aussi des devoirs à l'extérieur de nos frontières. Celui de soutenir celles et ceux qui, de par le vaste monde, se battent au nom de notre idéal commun. Le 15 août dernier, le jour ne s'est pas levé sur Kaboul. Les femmes, les combattants de la liberté et de la démocratie ont vu leurs rêves s'effondrer en quelques heures.
Depuis, nous admirons ces femmes qui affrontent les talibans avec pour seul discours leur drapeau et pour seul larme leur courage. Elles se battent pour continuer à étudier, à faire leur métier ou pour simplement sortir sans avoir à se couvrir de la tête aux pieds. Et en ce mois d'août 2021, Marianne est afghane. C'est aussi ça, l'universalisme. Se reconnaître dans les combats d'êtres humains que nous ne connaissons pas, mais auxquels nous reconnaissons les mêmes droits, les mêmes aspirations, les mêmes rêves que les nôtres. Nous croyons, nous, à l'unité du genre humain. Nous sommes internationalistes parce que, pour nous, la fraternité ne s'arrête pas à nos frontières. Elle est planétaire.
Alors, la naïveté n'est évidemment pas concevable. La vigilance, elle est impérative. La menace terroriste, elle ne peut pas être négligée. Nous l'avons encore vu avant-hier avec les attentats terribles à l'aéroport de Kaboul. Mais le premier réflexe dans cette tragédie ne peut être que celui d'ouvrir les portes de l'Europe aux volontaires qui vont continuer à mener le combat pour la liberté. C'est ce qu'ont dit l'ensemble des maires de gauche qui ont annoncé leur volonté de prendre part à l'accueil de ces réfugiés quand les droites ont mécaniquement suscité la méfiance et le soupçon sur les arrivées de ces mêmes victimes.
Le droit d'asile fixé par la Convention de Genève ne s'applique pas exclusivement à quelques dizaines de personnes qui ont travaillé directement avec les forces occidentales mais à toutes celles et ceux qui risquent leur vie au nom de valeurs que nous voulons universelles.
L'approche robuste je cite des flux migratoires proposés par le président de la République nous savons tous ce que c'est des camps financés par l'Europe en Turquie au Pakistan en Iran cette position est indigne de l'Europe parce que ce n'est pas possible d'imaginer que notre continent notre Union Européenne reste une forteresse qui paye des dictatures pour empêcher les vrais réfugiés afghans de la rejoindre si la France n'est pas au premier rang dans ce combat contre les forces obscurantistes alors qui croira encore que nous sommes la patrie des droits universels la liberté n'est pas une idée qui serait réservée aux seuls occidentaux et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas imaginer concevoir cette idée totalement folle qu'il existe une politique des talibans qui soit inclusive et c'est la raison pour laquelle monsieur le président de la république monsieur le ministre des affaires étrangères la France ne peut pas reconnaître le régime des talibans sauf à ouvrir une jurisprudence désastreuse dans le reste du monde l'universalisme c'est de penser l'unité du genre humain penser que la vie a le même prix où que l'on naisse et au coeur de cette pandémie mondiale l'universalisme ce n'est pas d'aller conforter celles et ceux qui chaque samedi manifestent contre une dictature sanitaire nous vivons dans un pays où grâce au combat de nos aînés la santé n'est pas un luxe mais un droit accessible à tous et l'universalisme c'est se battre chère Najat puisque tu as porté ces combats l'universalisme c'est se battre pour que le monde entier ait le même accès aux vaccins pour ne plus voir comment en Tunisie cet été ces trilles sordides à l'entrée des salles de réanimation il est là le vrai combat celui de la levée des brevets parce qu'il est indécent de voir quelques laboratoires accumuler des bénéfices astronomiques tout en abandonnant la partie de l'humanité qui n'a pas les moyens d'une politique de santé publique le cynisme doit trouver sa limite et cette limite c'est à nous de la fixer l'universalisme républicain est le socle de la pensée socialiste la justice sociale et la justice écologique sont l'actualité de notre combat et le coeur de notre projet le combat des socialistes c'est la justice et l'égalité c'est l'émancipation humaine nous ne sommes pas nous écologistes au nom de la planète mais au nom de l'humain car les désordres écologiques oui vous êtes reconnus et vous avez raison car les désordres écologiques accroissent les inégalités et rendent impossible de vivre mieux alors je voudrais mettre les choses au clair il y a paraît-il une note qui depuis des années nous poursuit une note de la fondation Terra Nova présentée comme étant la source de notre inspiration stratégique nous aurions fait nous le choix d'abandonner les catégories populaire pour nous appuyer exclusivement sur quelques minorités actives alors aujourd'hui je veux tordre le cou à cette fable je ne me sens aucun lien avec cette note c'est simple et c'est clair je n'ai pas endossé le gilet jaune comme de très nombreux politiques parfois d'ailleurs très brièvement parce qu'ils l'ont retiré quelques jours plus tard mais je ne l'ai pas fait parce que contrairement à d'autres je ne voulais pas les instrumentaliser mais écouter leur colère je la comprends leur exaspération parfois même ce sentiment d'un être jamais considéré d'être devenu des citoyens de seconde zone ces français pour lesquels je reprends les mots de l'écrivain Nicolas Mathieu la crise n'est plus un moment c'est une position dans l'ordre des choses un destin le leur nous sommes le parti qui défend les salariés mais aussi les indépendants modestes nous sommes le parti qui porte les aspirations à une vie meilleure pour les premiers de corvée de toutes celles et ceux qui aspirent à vivre dignement de leur travail parce que le cancer ce n'est pas la solidarité mais les inégalités ce qui coûte un pognon de dingue ce n'est pas notre modèle social mais c'est l'absence de cohésion c'est la raison pour laquelle nous portons la défense des biens communs l'harmonie sociale contre le séparatisme social voilà ce que nous sommes voilà ce que nous portons travail santé école logement justice écologique sont indissociables pour vivre mieux je ne peux ici évidemment développer l'ensemble de notre projet Boris avec le talent qu'on lui connaît en a souligné hier les lignes aux forces la cohérence d'ensemble je voudrais seulement ce soir mettre en lumière quelques propositions emblématiques de notre volonté est-ce que vous trouvez normal vous que dans certaines entreprises on constate des écarts de salaire de 1 à 300 entre les premiers de cordée et les derniers de cordée nous limiterons donc les écarts de salaire dans les entreprises tout travail a de la valeur la réussite de l'entreprise dépend de la mobilisation de tous ses talents vous trouvez normal que subsiste un écart de 13 ans je répète un écart de 13 ans d'espérance de vie entre les 5% de français les plus riches et les 5% de français les plus modestes nous portons donc une nouvelle ambition en matière de santé entre deux objectifs accroître pour toutes et tous l'espérance de vie en bonne santé et réduire l'écart d'espérance de vie entre un cadre et un ouvrier cela suppose de prendre à brin le corps les questions de la santé au travail de l'impact sur la santé sur le lieu de vie sur l'environnement donner un accès universel à une alimentation de qualité cela suppose aussi d'anticiper les crises sanitaires et de s'armer pour les affronter prévoir prévenir doivent devenir les deux mots clés d'une politique de santé qui permettent à toutes et à tous de mieux vivre trouvez-vous normal de laisser des jeunes décrocher du système scolaire des jeunes qui sont condamnés dès les premières années à la précarité et à la pauvreté alors l'école de la république c'est l'école de l'égalité et quand un élève rencontre des difficultés il a droit oui il a droit à un accompagnement qui ne peut être sous-traité au privé est-ce que vous trouvez normal que des jeunes auxquels on explique qu'avoir 20 ans est le plus bel âge de la vie soit contraint de faire la queue devant les soupes populaires non alors nous ouvrirons un minimum jeunesse à ceux qui aujourd'hui n'ont pas accès au RSA vous trouvez normal que les discours se succèdent pour célébrer les premiers de corvée qui tiennent notre pays debout sans qu'aucun engagement ne soit tenu à leur égard ni pour les salariés du privé ni pour les salariés du public ni pour les personnels soignants alors oui nous tiendrons cet engagement vous trouvez normal vous que les revenus du capital soient désormais moins imposés que ceux du travail que les spéculateurs participent moins à l'intérêt général que les travailleurs de ce pays non alors pendant 5 ans nous avons eu un président des riches et bien en 2022 nous élirons un président ou plutôt une présidente pour tous les autres oui nous sommes nous sommes bien le parti de la justice mais nous sommes aussi écologistes mais notre écologie est sociale elle est humaniste elle est démocratique pour nous la transition n'est pas un but en soi mais un moyen au service d'un projet de société vivre au mieux dans la justice et la solidarité la transition écologique ne peut être menée en contradiction avec nos valeurs fondamentales l'adhésion des plus modestes à la transition écologique est la condition de sa réussite la transition ne peut pas être un coup de force elle doit être un processus progressif faisant l'objet de choix démocratiques et recherchant le consentement le plus large voilà l'écologie que nous nous portons nous voulons nous voulons remplacer le PIB par de nouveaux indicateurs de développement qui traduisent l'ambition de vivre mieux et les impératifs de la justice sociale et écologique cette nouvelle boussole de l'action publique tournera la page du productivisme et réorientera toutes les politiques publiques nous voulons un chèque climat de plusieurs centaines d'euros par an pour 80% des ménages afin de prendre en compte les surcoûts notamment de l'énergie et des carburants liés à la période de transition parce que oui c'est vrai la transition va coûter cher elle ne doit pas peser sur la vie des plus modestes qui ont droit à une vie digne le combat le combat pour la justice écologique c'est aussi le combat pour les services publics la volonté du pouvoir de démanteler EDF a rappelé le rôle crucial du service public de l'énergie nous continuerons nous donc à défendre le statut public d'EDF mais nous vivons même plus loin face aux enjeux de la transition énergétique les réseaux de transport et de distribution de gaz et de l'électricité sont des biens communs essentiels nous voulons renationaliser ces réseaux pour construire une nouvelle entreprise publique de l'aménagement énergétique des territoires avec un seul mot d'ordre l'égalité pour changer de modèle et permettre de vivre mieux nous avons besoin d'une démocratie ouverte vivante jamais dans notre histoire sociale les français n'ont manifesté autant que depuis 4 ans 4 ans et demi il leur arrive même de nous croiser et de manifester dans notre bien cité d'été pensant que nous sommes déjà revenus au pouvoir il faut leur dire patience on arrive semaine après semaine week-end après semaine ce sont les mêmes images de foules marchant dans les rues de France contre les lois Pénicaud contre la réforme des retraites la loi SNCF la taxe carbone la sécurité globale le pass sanitaire indépendamment indépendamment des sujets ou des revendications cette conflictualité inédite répond à l'hyper concentration du pouvoir exit les partenaires sociaux exit les élus locaux le parlement exit même depuis la crise sanitaire le conseil des ministres effacé au bénéfice du conseil conseil restreint de défense le sentiment de tout devoir attendre d'un seul pour connaître ses droits le jeudi soir ou le lundi soir ça dépend maintenant des fois il nous trouble on ne sait plus mais toujours seul personne pour le contredire pas de question enfin oui chaque fois seul et la France entière attend de lui pour connaître ses droits et c'est la raison pour laquelle il a rendu ses décisions même parfois celles qui étaient les plus légitimes inflammables le libéralisme autoritaire doit donc trouver sa conclusion en avril prochain nous rouvrirons les vannes d'une démocratie vivante nous voulons une démocratie continue ouverte et partagée nous associerons le mouvement social les citoyens à la production des nouvelles politiques mais aussi à leur mise en oeuvre ainsi qu'à leur évaluation nous rendrons possible le référendum d'initiative partagée aujourd'hui enfermé dans des règles qui se rendent impossible et nous l'avons éprouvé même si le rapport de France a pu être créé sur ADP et donc nous rendrons possible ce référendum d'initiative partagée nous expérimenterons aussi un droit d'amendement citoyen sur les textes de loi en discussion nous ouvrirons une nouvelle page de la décentralisation Johanna et pas que Johanna mais celle qui en a parlé donc je lui renvoie l'ascenseur ou la balle je ne sais pas nous aurons aussi le courage de faire évoluer nos institutions en déconnectant présidentielle et législative en rendant en rendant tout son rôle au Parlement et en rééquilibrant les pouvoirs au sein du couple exécutif en transférant au Premier ministre le droit de dissolution pour vivre mieux nous voulons reprendre le contrôle sur nos vies cela se joue aussi sur la scène européenne et internationale oui nous voulons reconquérir notre souveraineté sanitaire la crise nous a révélé notre folle dépendance regagner notre souveraineté alimentaire qui est la base de toute société nous voulons rattraper notre souveraineté sociale menacée par le dumping et les délocalisations instruments d'une concurrence déloyale et faussée nous voulons pour l'Europe un nouveau projet collectif le récit fondé sur la garantie de la paix et la prospérité par le marché et la monnaie ne fonctionne plus car ils sont sans prise sur ce que vivent nos concitoyens confrontés aux crises à répétition financières économiques sociales sanitaires et écologiques l'austérité la libre concurrence sans limite la régression sociale c'est la rupture avec les peuples c'est la porte grande ouverte à la montée du nationalisme et du populisme et au final le risque c'est la destruction de l'idée européenne elle-même alors c'est à nous socialistes européens de proposer là aussi l'alternative plus que jamais la gauche et l'avenir de l'Europe et ne laissez pas dire que l'Europe est un géant immobile grâce à l'engagement de nos camarades au Parlement européen et je salue Sylvie Guillaume la cheffe de notre délégation au Parlement européen grâce au chef d'exécutif socialiste derrière Antonio Costa et Pedro Sanchez nous avons obtenu le Green Deal face à la crise écologique le plan de relance face à la crise de la Covid la suspension du pacte de stabilité l'engagement dans une dette commune alors chers camarades je ne rêve pas c'est pas encore ça mais justement il est temps de venir les renforcer avec nos camarades du SPD que l'on présentait comme déclinants et qui font depuis quelques jours la course en tête en Allemagne ce que je viens d'évoquer devant vous dépasse pour une part pour une part seulement les capacités d'action d'une seule législature mais la vocation d'un parti c'est le partage d'une orientation qui ne se limite pas à une échéance électorale c'est une vision qui définit la nature d'un engagement parfois celui d'une vie entière et c'est même pour cela que vous et moi nous sommes devenus des militants nous devons poursuivre la renaissance de notre parti l'ouvrir davantage sur la société y associer de nouveaux talents approfondir aussi notre travail idéologique poursuivre la conquête des territoires et si j'ai choisi de me consacrer à notre parti c'est parce que je crois que les aventures collectives sont les plus belles que la politique doit être durable et s'inscrire dans le temps parce que je veux donner avec vous un avenir à notre histoire parce que il nous reste tant à faire ensemble voilà ce qui me motive c'est le sens des combats que nous allons livrer pour l'élection présidentielle et les élections législatives nous nous appuierons donc sur notre projet ce projet a fait l'objet de 18 mois d'audition je devrais dire de travail acharné et je peux vous dire que franchement pour avoir accompagné toutes celles et ceux qui derrière Boris avec Boris sous la conduite de Boris ont mis leur talent leur imagination leur créativité au service de notre parti je peux vous dire que ça a été vraiment j'allais dire laborieux au sens étymologique du terme vraiment il n'y a pas un sujet sur lequel il n'est creusé cherché aux meilleures sources meilleurs experts meilleurs témoins meilleurs toutes celles et ceux qui pouvaient nous éclairer sur le chemin de la transformation et de la transition 18 mois d'audition donnant lieu à six livrets thématiques ce travail venait déjà de loin il s'est appuyé sur le travail émérite de nos deux groupes parlementaires de nos trois groupes parlementaires en réalité parce que même si c'est une élection nationale il y a beaucoup de sujets aussi européens et donc je veux saluer avec la ferveur l'enthousiasme la reconnaissance la gratitude comme il se doit Valérie Rabault Patrick Cannaire Sylvie Guillaume et tous nos parlementaires et tous nos parlementaires au Sénat au Sénat au Sénat ils sont nombreux mais alors à l'Assemblée je peux vous dire que le tour de garde il tourne vite et que à 30 il en a fallu de l'énergie à dépenser par celles et ceux qui texte après texte ont défendu nos positions alors oui vous pouvez leur faire un triomphe ce travail il a déjà été enrichi par nos fédérations nous avons hélas été privés de la possibilité d'organiser des conventions et nous avons innové à travers ce qu'on a appelé les lives du projet et le site collaboratif rendez-vous 2022.fr RDV 2022.fr notre projet a fait l'objet de nos principaux débats pendant ce campus 2021 ce projet va encore être amendé par nos sections fédérations avant que le congrès dans une ultime je n'ose plus prononcer ce mot mais de commission des résolutions adopte une version définitive et comme je m'y étais engagé en novembre à la fin de l'été nous serons prêts oui prêts nos finances sont en ordre nous ouvrons notre projet fin septembre à Villeurbanne et dès le congrès nous fixerons les modalités d'organisation de vote pour désigner celui ou celle qui portera nos couleurs pour l'élection présidentielle j'ai dit depuis de longs mois ma préférence pour Anne Hidalgo je l'ai réaffirmé dans le cadre de notre congrès alors je lis que certains me contestent qui me contestent voient dans ce choix affiché un vote bloqué mais franchement jusqu'où descendra-t-on dans l'argumentation oui oui dans un congrès qui se tient à quelques mois de l'échéance présidentielle il est impératif de proposer un chemin y compris en termes d'incarnation que penserait-on d'une direction qui n'aurait même pas idée de l'identité de son candidat alors que l'élection présidentielle aura lieu sept petits mois après notre congrès et que penser et que penser de ceux qui font semblant de son indigné alors qu'ils précisent eux-mêmes qu'ils soutiennent la même candidature en tout état de cause le choix ultime et c'est bien légitime appartenera aux seuls militants dans un vote distinct de celui des textes d'orientation c'est à eux et à eux seuls à vous et à vous seuls qu'il appartiendra de trancher entre ces différentes candidatures c'est à vous de statuer sur le nom de celle ou celui qui nous représentera c'est le sens de la réforme statutaire proposée par la direction avant les vacances devant le bureau national et alors là aussi de grâce j'aime le débat moins les fake news alors personne n'a jamais voulu priver les militants d'un choix qui leur appartient parce qu'ils sont la force de ce parti il y a trois ans à Aubervilliers je me suis engagé à réaliser avec vous notre renaissance notre renaissance par les territoires nous en avons fait aujourd'hui la démonstration la démonstration il y en a quelques beaux exemples ici au municipal comme au régional et au départemental nous l'avons prouvé et je me souviens des discussions à l'époque dans mon bureau tard le soir parfois avec un verre pour oublier les sondages avec Sarah Proust avec Pierre Jouvet avec Sébastien Nassini et si nous avions pu signer ces résultats avant ces différentes élections je vous jure que nous l'aurions fait et nous aurions sans doute beaucoup mieux dormi ensuite nous avons conservé nous avons conservé nos communes que les sondages présentaient comme des villes ouvertes nous en avons gagné de nombreuses alors Johanna moi je ne ferai pas la liste je l'ai fait l'an passé enfin j'ai essayé l'an passé de le faire elle est trop longue et donc à chaque fois quand je descends je me fais engueuler par tous les militants des villes que je n'ai pas citées alors vous savez quelle victoire vous avez accomplie et donc merci à vous toutes et à vous tous les écologistes ont incontestablement émergé et leur performance municipale a marqué les esprits et je dois dire que je la reconnais bien volontiers je la salue mais la vérité électorale n'est pas non plus celle d'une submersion verte le dernier scrutin régional départemental a confirmé cet état de fait nous avons conservé nos cinq régions Carole Delga a réalisé la plus belle performance de France mais nous n'avons pas simplement conservé cinq régions parce que si vous faites le compte je sais qu'il y a des gens qui ont du mal à comprendre que la France ne se limite pas à l'hexagone et donc ceux qui ne comprennent pas ça ne comprennent pas que Carole Delga soit devenue la présidente de l'association des régions de France par quel miracle mais simplement parce que hors de l'hexagone outre-mer nous avons sur l'île de la Réunion participé avec Erika Barret à la victoire de la divers gauche Huguette Bellot et c'est Serge Lachimi député apparenté socialiste qui l'a remporté en Martinique le premier parti de gauche à l'issue de ses scrutins intermédiaires c'est le parti socialiste après avoir perdu tous les scrutins pendant sept ans nous avons enfin renoué avec la victoire nous sommes sortis de notre isolement et nous avons conjuré le risque d'effacement rien n'était écrit rien enfin tout aussi c'est l'inverse qui était écrit il suffit pour cela de relire et je conseille à ceux qui ont un crayon entre les mains de se relire il suffit donc de relire tous et faire part de décès ces mines faussement contrites décrivant l'agonie inexorable du parti de Jaurès l'équipe précédente c'est Jaurès qui appelle les forces de l'esprit il faut y croire l'équipe précédente venait de vendre au sol ferino d'organiser un vaste plan social notre parti était balkanisé nous étions conspués dans les manifestations je ne veux pas citer toutes les deux secondes Boris mais je me rappelle une manif où on s'était fait tout petit parce qu'à chaque fois ce n'était pas si simple mais enfin c'est le passé donc nous étions conspués disqualifiés dans l'opinion méprisés par ceux qui nous commentent et pour reprendre les mots de Lionel Jospin notre identité s'était défaite dans le quinquennat alors oui nous avons avalé la poussière nous avons eu notre part de désert oui nous avons fait face à l'entreprise de débauchage de nos élus par la Macronie et nous avons tiré les leçons de nos échecs nous nous sommes rassemblés et je remercie Luc Carvounas Laurent Baumel Nora Mébarek d'avoir fait le choix avec les camarades de leur texte de renforcer la direction avec leur talent nous avons reconquis notre place au Parlement nous avons retrouvé une crédibilité dans le débat public ce moment a été difficile pour tous nos fédérations ont vu leurs moyens diminuer certains territoires ont été privés d'élus mais vous avez tenu nous avons tenu ensemble alors merci merci merci il y a trois ans la première force à gauche c'était les insoumis il y a deux ans la première force à gauche c'était les écologistes aujourd'hui grâce à vous la principale force à gauche ce sont les socialistes ceux qui sont à la recherche de repères clairs ce que je viens de dire là ce ne sont pas les sondages qui le disent mais des millions de françaises et de français qui se sont rendus aux urnes alors sommes-nous pour autant en situation de reprendre les commandes de la nation par nos seules forces chacun ici connaît les risques de la division l'accès au second tour de l'élection présidentielle comme des élections législatives dépend très largement de la fragmentation de l'offre politique à gauche qui peut prétendre sérieusement le contraire oui j'ai souhaité et je souhaite le rassemblement des formations de la gauche et des écologistes à travers une candidature commune à l'élection présidentielle oui j'ai appelé à cette candidature commune sur un critère simple choisir la meilleure offre et j'ai toujours dit aussi ma conviction que le moment venu un socialiste ou une socialiste serait le ou la mieux placée mais nous avions à le prouver et maintenant et bien c'est chose faite avec les municipales les départementales les régionales et c'est et c'est parce que et c'est parce que j'ai loyalement ouvert le jeu que je suis aujourd'hui particulièrement fondé et légitime à revendiquer le rassemblement derrière une ou un socialiste les écologistes ont choisi d'en tirer cette idée en organisant leur primaire et en affichant une unique perspective celle d'avoir un candidat à l'élection présidentielle indépendamment de ses chances de victoire j'entends aussi ce que dit Fabien Roussel qui ne veut plus priver les communistes d'une présence au premier tour de l'élection présidentielle il serait ridicule de prétendre que cela nous est indifférent mais il serait encore plus tragique de nous considérer comme impuissants à faire bouger les lignes nous avons encore plusieurs mois pour faire triompher la raison et pour notre part nous avons choisi d'avancer de réveiller l'espoir d'aller chercher la victoire pas pour nous même ce serait bien médiocre mais pour celles et ceux qui attendent de nous les grandes transformations les grandes transitions y a-t-il une plus belle ambition que celle-là une ambition humaniste fraternelle une ambition socialiste la politique n'est ni un art ni une technique ni une vocation la politique est une urgence des millions de femmes et d'hommes dépendent d'elles pour mieux vivre ou simplement survivre et l'avenir de la planète procède d'elles aussi plus profond de ma conscience d'homme je porte avec vous une volonté celle de faire triompher l'universalisme républicain la justice sociale et la justice écologique j'y vois l'offre politique majeure du 21ème siècle il est temps de remettre le monde à l'endroit il est temps de remettre l'humain au coeur de toutes les préoccupations il est temps de mettre fin aux 5 années d'injustice plus désordre et de nouvelles inégalités les français nous le disent ils veulent autre chose du respect l'attention et une espérance nouvelle alors à nous à nous désormais de répondre à cette attente de rendre possible une alternative il est temps de permettre à toutes et à tous de vivre mieux vive les socialistes vive la gauche vive la république
Olivier Faure