Zoonoses, maladies climatiques (Intervention - Convention Santé Environnementale par Anne Souyris)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je vais donner la parole à Anne Swiris qui est sénatrice de Paris qui va vous parler donc dans son intervention des maladies climatiques qui sont des maladie évitable. Je laisse la parole et juste après, il y aura une petite action café à côté. Donc on vous expliquerait ça juste après l'intervention d'Anne.
Merci. Alors bon, les je sais pas si vous savez tous ce que c'est, mais en tout cas ce qui est ce qui est sûr, c'est que ce sont des épidémies. C'est un nom un petit peu barbare, hein.
Ce sont des des épidémies qui viennent des animaux et qui euh euh arrivent sur l'homme et qui contamine l'homme. Bon, et ces zonoses, ce qu'on sait, ce qu'on ne savait pas avant, c'est que maintenant c'est 75 % des maladies infectieuses émergentes. C'estàd que en fait ça c'est ça devient un sujet majeur de santé publique.
Et on l'a vu quand même parce que tout le monde se souvient du Covid, tout le monde a vu aussi peut-être un petit peu moins de monde le MP Mpox avant dit le le monkeepox et puis on a aussi vu un sujet arriver le antairus sou d'un coup qui qui est arrivé puis qui a pas complètement émergé parce qu'on sait jamais exactement quand une si une zone va ou pas devenir enfin en tout cas une épidémie intrahumaine parce que en fait de l'épisodie, c'est-à-dire entre les animaux à un moment donné, ça bascule ou pas euh vers l'être humain. Et la question euh qui se pose avec les eonoses, elle est triple. Elle est est-ce que on peut ou non éviter les eonoses ?
D'où viennent-elles d'abord ? D'où viennent-elles ? He parce que c'est quand même une une vraie question.
Alors, on le sait en partie, hein, on voit bien et on on le sait quand on observe l'histoire naturelle, c'est que un certain nombre de zonoses arrivent à cause de la déforestation. Ça c'est un sujet. Voilà, on dérange la biodiversité et en fait à un moment donné, elle passe au travers de frontières qui existaient naturelles.
Ça c'est une première solution. Mais il y a aussi d'autres choses qu'on regarde beaucoup moins, c'est aussi euh la question du de l'élevage, hein. L'élevage aussi est un facteur de zooonose.
Donc on voit bien que là on on arrive à la question de la santé environnementale qui touche finalement à toute notre manière de vivre et et toute vraiment la notre manière de vivre et de produire. Alors prévenir le risque de zoonose, c'est agir sur les causes. Ça veut dire quoi ?
Bon, c'est facile de dire agir sur le changement climatique, hein. Bon, on va pas, je vais pas vous donner toutes les manières de changer la donne, mais il y en a un certain nombre. Et sur la question de la dégradation, de la biodiversité, ça c'est des choses qui sont accessibles, y compris à un niveau local.
Je veux dire, on peut lutter euh contre la dégradation de biodiversité. Là, c'est pareil, je vais pas vous donner toutes les solutions politiques, mais elles existent, y compris par exemple en enlevant la lumière la nuit, enfin dans les villes. Enfin, en fait, il y a des choses extrêmement simples qu'on peut faire et qui vraiment ont une action directe sur je sais pas sur sur la question de la biodiversité.
Il y a aussi bon la transformation des modèles agricoles, je crois que on en a pas mal parlé tout à l'heure et et la gestion des épidémies animales aussi. Il y a il y a une question aussi peut-être on a peut-être un petit peu moins évoqué, c'est la question de l'exportation, de l'importation, de l'exportation et la question de la dermatose nodulaire était aussi une question principielle, c'est-à-dire que quand plus on importe et on exporte de manière massive des animaux en l'occurrence pour les manger, plus on favorise lesonoses et les épisodies puis les eonoses. Donc il y a un autre manière de prévenir aussi le risque, c'est la question de la santé globale de de la population. la prévention, l'alimentation, l'environnement sain.
C'est pareil, je crois qu'on en a pas mal parlé tout à l'heure à cette table ronde. Je je veux pas y revenir plus que ça. Je pense qu'il y a un sujet qui n'a pas complètement été discuté tout à l'heure sur cette santé globale.
C'est par exemple, c'est ce qu'on oublie souvent, c'est les questions d'alcool. C'est des questions on parlait des des produits sucfacturés et mais c'est aussi l'alcool, le tabac, c'est aussi toutes ces toutes ces productions comportementales hein qui sont quand même des productions aussi euh qui sur lesquelles on a beaucoup de mal à agir en tant que législateur he je vous le dis tout de suite he puisque le vin en France est toujours pas considéré comme un alcool à part entière he je vous le savez peut-être pas mais enfin et donc bah oui et donc il est moins taxé il est moins taxé donc il y a il y a quand même un un un sujet sujet aussi de prévention et assez généralisé, assez globale qui qui est vraiment directement lié aussi à la production parce que la la production évidemment vidicole fait que on met d'abord le fait de produire plus plutôt que notre santé. La question des échanges internationaux, je l'ai évoqué par exemple la question du CTA et les questions qui sont pas maîtrisé.
Ne pas exporter et ne pas importer des produits par exemple sur les pesticides avec les pesticides qui sont interdits. C'est c'est extrêmement important. C'est ça aussi qui permet de freiner les choses.
Deuxème sujet qui est très important, je vous dis il y a trois piliers. après la prévention du risque des eonoses, donc agir sur les côtes, mais il y a aussi anticiper les eonoses et ne plus subir ces crises là. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire avoir des plans d'action générale. On peut pas se dire peut nous espérons qu'il n'y en aura pas. On sait qu'il n'y en aura d'autres.
L'OMS nous l'a déjà dit à plusieurs reprises. Il faut arriver à prévenir, à savoir prévenir avoir un plan de gestion des épidémies. Donc ça, cette question là pour l'instant au niveau français on n'y est pas.
On a vu la la question de l'antairus par exemple. Alors là franchement on a vu à quel point tout à coup on s'est mis à compter les masques. C'était c'était relativement pathétique.
Al OK, il y a eu de la communication mais ça n'était que de la communication. Il il y avait pas d'anticipation vraiment. Et dans l'anticipation il y a un sujet qu'on oublie souvent, c'est le sujet de la démocratie sanitaire.
C'est-à-dire le fait que la population doit pouvoir à un moment donné elle-même non pas subir mais agir et se préparer à des situations pour prévenir une épidémie galopante et de éviter par exemple le fait de se retrouver complètement confiné longtemps comme on a eu le cas avec le Covid. l'Allemagne a beaucoup plus géré ce côté démocratique, c'est-à-dire on vous donne en main on vous donne en main un certain nombre d'éléments euh qui vous permettent de savoir euh que ce que vous devez faire si l'histoire naturelle est en train de la maladie est en train d'avancer et en certain nombre de cas et y compris pour aussi les commerciaux, pour l'intégralité de de la société civile pour pouvoir à la fois prévenir, freiner et ne pas vivre dans un enfermement tel que aussi ça amène des problèmes de santé mentale que vous connaissez tous. Je vais aller vite parce que je vois qu'on me demande de finir mais en tout cas je dirais que je vais donc finir sur la la trisème la trisème le trème pilier le trème pilier c'est défendre les séances.
Ça a été un tout petit dit tout à l'heure de la santé environnementale. Ça veut dire trois choses. Un, la défendre la recherche fondamentale, l'émergence des pathogène, le tout ce qui est climat santé.
De créer une grande unité nationale de recherche en santé environnementale et des observatoires écoitoyens dans toute la France. en a un certain nombre, mais c'est très important ce sujet-là parce que il permet à la fois de préserver la science et à la fois de faire participer les citoyens pour pouvoir aussi retrouver la confiance dans la santé. Et de troisième chose, c'est d'arriver à protéger et renforcer les agences publiques qui sont largement en danger.
Santé publique France, l'ADEM, l'INCERM et même les ARS. Et ça, qu'est-ce que ça veut dire ? En conclusion, ça veut dire garantir l'indépendance scientifique face aux pressions économiques.
Je vous avais vu, j'ai essayé de tenir mon temps. En tout cas, il y a beaucoup de de sujets là-dessus et j'espère qu'on pourra continuer à y trahir ensemble. Merci. [applaudissements]
Anne Souyris