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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 mars 2025 17 min

Guerre en Ukraine : "L'attitude des Américains est abjecte"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Jean-Louis bourlange l'Union nationale derrière les forces armées le ministre des Armées Sébastien lecnu y croit il le dit ce matin dans une interview à la tribune dimanche est-ce que cette union nationale à vos yeux elle est souhaitable déjà et surtout est-ce qu'elle est possible écoutez je crois que ce qu' a ce qui a ce qui est frappant en France c'est un contraste entre le fait qu'une partie de nos une grande partie de nos concitoyens vote pour des partis qui ont été plutôt hostiles au soutien à l'Ukraine et plutôt favorable Poutine que ce soit à la droite de la droite ou à la gauche de la gauche et qu'en même temps quand on interroge les Français ils sont profondément solidaire de la cause ukrainienne profondément indigné de la façon dont les Américains traitent les Ukrainiens aujourd'hui et profondément admiratif du président zelenssk d'autre part les Français sont très conscients du fait que le monde change totalement et que les problèmes de sécurité sont devenus a une matière pour nationaleou mais est-ce que l'union politique c'est toujours la même question est-ce qu'elle est-ce qu'elle peut se faire cette union politique mais non mais je crois l'union politique écoutez c'est c'est vous allez pas mettre ensemble LFI le rassemblement national et et et les autres mais tout le monde est à peu près d'accord sur la nécessité d'augmenter les dépenses pour l'armée tout le monde tout le monde oui évidemment le rassemblement national est favorable parce qu'il estime que il faut soutenir les militaires mais il est totalement hostile à un soutien réel à l'Ukraine et reste très sensible il suffit d'écouter oui bien sûr bien sûr c'est c'est simplement l'affirmation d'une résistance conjointe des Français et de l'ensemble des européens y compris des Ukrainiens à une une entreprise de domination qui est maintenant conjointe de la part de la Russie poutinienne et des États-Unis de Trump donc là c'est quelque chose sur lequel les Français se se retrouvent maintenant ça ça prend complètement à contrepied tous les toutes les les les prises d'opposition notamment des partis extrêmes Madame Le Pen était hésité elle était fasciné par Trump et fasciné par Poutine or aujourd'hui bah c'est ni Trump ni Poutine c'est autre chose quant à LFI il était très hostile au aux Américains et et et très et très indifférent à la cause ukrainienne et en revanche très favorable à à Poutine donc tous ces gens sont pris à contre-pied et sont bien en en en situation de devoir coller au au au au mainstream comme on dirait en bon français et notamment les socialistes et c'est là le le le le point fondamental quand on parle d'union nationale on a le le ce qu'on appelle le bloc central depuis LR jusqu'à jusqu'au modem et puis au-delà on a les socialist et vous avez vu à quel point le Premier ministre est soucieux de de les inclure dans les discussions et là il y a effectivement un un un fond idéologique et politique de la part des socialistes c'est eux qui ont inventé l'Union européenne c'est eux qui le traité de Rome c'était sous-gouvernement socialiste c'est eux qui ont inventé l' temp c'est eux qui ont inventé la la solidarité européenne et donc ils sont on est d'accord maintenant pour Pronger sur l'Union nationale ça va passer nécessairement par on va être un peu concret pas valider un budget de la défense que Sébastien Lecornu chiffre alors son expression c'est le PO de forme des armées pour lui c'est 100 milliards et on va rappeler que cette année le budget de la défense c'est la moitié 50 milliards lui il parle de 100 milliards pour le pour l'an prochain est-ce que ça vous semble raisonnable on va pas discuter des chi je vous demande pas là tout de suite de est-ce que c'est possible d'augmenter comme je suis pas en mesure de de de de vous répondre très précisément sur ce point je crois que Sébastien Lecornu a pris depuis long une mesure exacte de ce qu'il fallait faire ça m'amuse un peu parce que dans le débat sur la loi de programmation militaire il avait retoqué il avait fait retoquer un amendement que j'avais proposé au nom de la commission des affaires étrangères qui voulait passer à 2 % le plus rapidement possible évidemment il était d'accord avec moi fondamentalement mais il s'était fait arbitrer par le gouvernement qui avait dit non on peut pas on peut pas aller là donc là Sébastien Lecornu est un politique habile a compris que là il y avait une opportunité qu'il fallait absolument développer les forces armées françaises et donc il met sur la table une grosse somme et il s'avant la négociation c'est la négociation mais mais comment on passe de 50 à 100 ben ça écoutez il faut savoir ça c'est il faut voir comment on fait les programme mais je je voudrais quand même attendez si vous permettez je voudrais quand même dire que l'Union nationale c'est pas simplement d'augmenter les dépense c'est pas ça le problème c'est d'avoir un concept de défense des Européens des français et des Européens qui soi commun et là il y a donc il y a donc quelque chose qui est difficile qui est important c'est pas simplement de dire les Français tous derrière le gouvernement et le président très bien mais c'est aussi de voir comment on fait avec des armées puissante l'armée ukrainienne par exemple est la première puissance première armée européenne l'armée polonaise en terme conventionnel je dis pas nous on a la force de dissuasion on a des forces d'intervention are mè mais en sur le théâtre européen c'est une armé très puissante les Britanniques sont là et donc on a on a besoin d'élaborer un concept de concertation car on dépense beaucoup n'oublions paspense beaucoup mais on dépense mal est-ce qu'on en prend le chemin il y a une semaine quand quand on a eu ces images d'humiliation de volodimir Zelenski dans le bureau de Donald Trump vous écriviez l'Occident libéral humaniste démocratique est mort nous devons bâtir en urgence un plan d'aide militaire permettant à keV de ne pas s'effondrer après le lâchage des États-Unis est-ce que la semaine écoulé vous fait dire qu'on qu'on en prend le chemin je pense qu'on est on est décidé à faire ce qu'on peut mais c'est très difficile l'attitude des Américains je le dis franchement je crois que Claude maluré a eu des propos très forts aux États-Unis que j'approuve tout à fait l'attitude des Américains et j'emploie moi qui suis pas du tout anti-américain est abject c'est abject de se comporter à l'égard d'un allié qui a donné des signes des des signes des manifestations d'extrême courage qui a consenti des sacrifices énormes des dizaines de milliers de morts une une résistance de plusieurs années incroyable de le traiter comme cela TR je par je parle de de Trump et et et vis-à-vis de de de de zensski et je crois qu'il y a là quelque chose qui est saisissant et qui nous oblige effectivement mais en même temps couper les transmissions couper tout affaiblir par tous les moyens c'est ça que font les États-Unis aujourd'hui ils affaiblissent par tous les moyens le président Zelenski dans sa négociation dans la négociation avec la Russie c'est un acte de trahison par rapport euh à ce qu' ont fait et par rapport notamment je crois qu'il faut le rappeler aux engagements qui étaient les leurs pour reprendre jean-lis bourlange la question de Beran gerbond est-ce que vous avez l'impression que ce plan euh nécessaire pour aider l'Ukraine l'Europe commence à en prendre je pense que je pense qu'il faut pas se raconter d'histoire on on on les les les les Ukrainiens sont cette semaine placés dans une situation de vulnérabilité extrême à l'égard des des Russes qui vont évidemment profiter on le voit sur le terrain d'ailleursement bah bien sûr c'est c'est vraiment mais nous nous devons faire des choses mais à cour nous devons faire des choses à long terme mais comme dirait le regret Kens à long terme on est tous morts et à court terme il faut en tout cas faire le maximum pour envoyer des armes oui je réponds à votre question ça sera extrêmement difficile de se même impossible de se mettre à la hauteur de de des besoins Ukrainiens après cette ce retrait massif cette trahison en race campagne des Américains Jean-Louis bourlange à très court terme maintenant nous allons au fil info et on vous retrouve juste après il est 8h41 et c'est Mathilde Romagnan incertitude autour de l'état de santé d'Antoine Dupont le capitaine du 15 de France s'est blessé au genoux hier lors du match contre l'Irlande il y a de fortes chances qu'il ne puisse pas jouer avec les Bleus samedi contre l'Écosse la France est en tête du classement du Tournoi des six nations de rugby après sa victoire historique hier contre l'Irlande 42 à 27 le président syrien appelle ce matin à préserver l'unité nationale et la paix civile dans l'ouest du pays 745 civils à la 8 ont été tués en 3 jours par les forces de sécurité et des groupes alliés dans cet ancien bastion du président des chuba Charar al-Assad le Hamas évoque des signaux positifs pour la poursuite de la trêve avec Israël et appel à négocier la deuxème phase du cesser le feu dans la bande de Gaza l'État hébreu lui a annoncé l'envoi d'une délégation demain au Qatar c'est l'un des pays médiateur de cet accord un autre favori éliminé au mastersmill d'Indian Wales aux États-Unis c'est Novak Djokovic le Serbe sorti au 2è tour hier au lendemain de l'élimination surprise du numéro 2 mondial l'allemand Alexander sferef France Info le 830 France Info berangerbon Adrien et ce matin Jean-Louis bourlange ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale ancien député européen du MoDem vous nous évoquiez la trahison vous dit c'est votre mot des Américains la question c'est de savoir comment l'Europe d'abord est-ce que est-ce que pour vous c'est définitif je dirais est-ce qu'il y a encore une chance un espoir de ramener les Américains ou en tout cas de faire en sorte qu'il ne lâch pas complètement ne se désengage pas complètement de l'Ukraine oui je ne peux pas je ne peux pas croire que le Trump et son entourage immédiat ce soit la Voix de l'Amérique mais il faut dire que l'opposition est très très silencieuse pour l'instant comment vous l'expliquez d'ailleurs je je pense que nous sommes dans nos sociétés occidentales nous sommes dans une sorte de chaos cognitif on on entend pas on anal les situations ne sont jamais analysées oui on a c'est c'est je crois que c'est très très c'est très préoccupant les démocrates sont les démocrates sont complètement tétanisés par leur défets et les républicains c'est quand même énorme parce que Trump détruit de façon extrêmement minutieuse l'héritage de Rean c'est-à-dire du plus grand président républicain de la près-gerre Rean et son successeur George Bush numéro 1 ont véritablement détruit l'empire soviétique dans sa bon et là Trump le reconstitue et on a en face de ça une espèce de silence général des du du Congrès ce qui me trouble ce qui me trouble de notre côté du côté de l'Europe c'est la difficulté qu'ont un certain nombre d'États pas nous parce que nous nous avons toujours été les indépendants de service les méfiants à l'égard des États-Unis puis le général de Gaulle et cetera mais d'autres pour des raisons qui étaient très fidèles à à Washington et qui disent aujourd'hui il faut qu'on fasse des efforts pour recoller avec les États-Unis vous pensez à quel pays mais non je pense à l'Angleterre à la Pologne à l'Italie et je pense que les seuls qui réagissent vraiment très clairement et très bien ce sont les Allemands à part à part nous mais les autres je comprends très bien leur attitude mais il y a quelque chose de pathétique dans l'idée il faut qu'on fasse quelque chose pour recoller aux États-Unis en réalité ce sont les Américains c'est comme la rupture d'un couple la c'est la personne qui est abandonnée qui qui fait des efforts pour non je je crois que c'est nous avons au nous avons à demander aux Américains si c'est du lar ou du cochon vous avez pris un ensemble de mesures pas seulement sur l'Ukraine mais sur le soutien au partis politiques sur le Danemark et le groenlande sur le Canada sur la la l'Union européenne est-ce que oui ou non c'est durablement une rupture de la relation de confiance et de solidarité avec nous est-ce que ça ne veut pas dire Jean-Louis bourlange que si il y a renforcement des capacités de défense de l'Europe comme celle-ci semble vouloir le faire soit ça va finalement se faire à minima soit ça se fera mais en fait en continuant à acheter et à dépendre quelque part des États-Unis nous nous avons nous avons trois problèmes nous avons un un problème de financement global un effort important qui n'est pas aussi considérable que ça parce que nous nous dépensons déjà à peu près autant que les Russes donc c'est plutôt une mauvaise coordination le deuxème problème c'est un problème de coordination opérationnelle et le troisième problème c'est pas seulement celui de l'achat c'est celui de la maîtrise de notre système d'armes même nous en France alors que grâce au général de Gaulle on s'est vraiment doté d'un système d'armes notamment sur le plan nucléaire totalement indépendant des des États-Unis même nous nous avons sur plein de choses par exemple les scalpes il y a du matériel américain sur lequel compris sur notre porteavion il y a on a une imbrication profonde et sur les F35 les Américains peuvent dire du jour au lendemain vous ne vous en servez pas ils resteront à terre donc est-ce qu'on peut à quelle échéance l'industrie européenne de défense peut fournir en quantité suffisante pour être autonom moi je je crois que ça ça peut aller relativement vite mais l'acquisition d'un système autonome beaucoup plus lentement c'est pourquoi parce que c'est toutes les chaînes toute l'organisation du système industriel même quelqu'un comme comme les entreprises d'assaut et cetera quand ils exportent des des des rafales bah ils ont un petit accord avec les États-Unis parce qu'il y a du matériel il y a du matériel américain donc là on on a des des chaînes de construction des chaînes de valeur à reconstruire ce que vous nous dites je bourlangeche c'est que l'autonomie totale elle est pas possible elle est pas possible à à court terme mais on on a quand même vous savez en en politique il y a jamais possible impossible on en fait plus ou moins nous nous sommes des pionniers en France nous sommes des pionniers de l'indépendance par rapport aux États-Unis mais nous ne sommes pas à 100 %. les autres comme les Anglais ont vraiment fait un choix de dépendance et je ne dis pas qu'ils sont mords les doigts mais en tout cas ils en souffrent énormément aujourd'hui donc on a énormément de marge d'action à à développer mais c'est vrai que c'est un là le président de la République a tout à fait raison c'est un changement d'ère c'est un changement d'époque nous devons comme le révolutionnaire dans la pensée du président Mao nous ne devons pouvoir compter que sur nos propres forces et ça c'est très difficile on voudrait on aimerait bien vous entendre aussi sur le sur le partage du bouclier nucléaire parce que c'est qui qui qui est en débat Emmanuel Macron dit le commandement restera français on entend notamment le Premier ministre polonais Donald Tusk qui dit assez clairement qu' veut en savoir plus sur le fonctionnement de de de cette dissuasion nucléaire en gros qui voudrait l'accès au bouton nucléaire est-ce que c'est envisageable de partager le bouton nucléire non mais il y a il y a d'abord la doctrine française la doctrine française elle est elle a toujours dit du même à l'époque Gauliste notamment il y a des textes de Michel Debray quand il était ministre de la Défense qui sont extrêmement claires que on ne peut pas confondre les intérêts vitaux de la France avec ses intérêts territoriaux que les intérêts vitaux de la France ça peut-être de défendre Hambourg et pas seulement Strasbourg par exemple là il y a aucun doute deuxièmement il y a le partage de la décision c'est possible c'est exclu non seulement parce que nous ne le voulons pas mais parce que c'est simplement impossible il n'a Madame Le Pen accrédite l'idée qu'on pourrait s'engager sur cette voie c'est un un pur fake en réalité depuis toujours le président maîtrise ça oui on va devoir s'arrêter je suis désolé Merci à VOUS Jean-Louis blange c'est vrai que le sujet de la dissuasion on pourrait en parlerormé mais on a com effectivement ce que vous nous disiez vous êtes ancien président de la commission des affaires étrangères de Assemblée nationale ancien député MoDem bien sûr merci beréranger Bond