François Heisbourg : «Il y a beaucoup à dire sur les relations que Donald Trump entretient avec s
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europin soir 19h 21h Pierre de Villneau avec pour cette deè heure bonsoir à Louis auxaltres bonsoir Pierre journaliste politique au Figaro bonsoir George Fenc ancien magistrat député honoraire du Rô bonsoir François Esbourgonsoir et merci d'être avec nous vous sortez aujourd'hui même ce livre le suicide de l'Amérique il où il est question de Trump mais pas que on va en parler êtes géopolythologue conseiller spécial la fondation pour la recherche stratégique et ce livre donc le 68 de l'Amérique publié chez Odil Jacob. On parlait de Trump qui est très présent dans votre livre. Euh hier, il s'est comment dirais-je illustré en disant they don't know they don't know what the fuck they doing.
Bon voilà, ça c'est du langage de Trump. Et puis aujourd'hui, il est arrivé en disant un que contrairement à ce que dit CNN et le New York Times, les installations iraniennes nucléaires sont réduites à néant. euh puisque la presse américaine pense prouver le contraire avec un rapport du renseignement américain à la clé.
Et puis deuxièmement euh que les pays européens euh membres de l'OTAN feraient mieux euh d'arriver à 5 % du PIB en matière d'armement. Et laquelle de ces deux, j'allais dire allégation vous a le plus intéressé ? Euh intéressé euh bien sûr, c'est la c'est l'affaire iranienne euh parce qu'il y a beaucoup à dire euh sur les relations que Trump entretient avec ses propres services de renseignement, avec ses propres militaires.
Eh ben euh il il euh lorsqu'il a été interpellé par les journalistes à l'est cet après-midi euh qui faisait état d'un rapport euh euh le fameux rapport dont vous venez de parler et euh il a dit euh ah oui mais euh nous avons des rapports plus récents, plus complets euh de la part du renseignement israélien et Trump de se mettre à lire euh un extrait d'une lettre qui lui a été envoyée. par les responsables de l'Agence atomique israélienne. Euh alors là-dessus, il y a un journaliste américain qui se dresse et qui dit "C'est bien donc pour vous comptez davantage sur les services de renseignement israélien services les services étrangers que sur vos propres services ?" Et alors alors là, il y a eu un un moment d'hésitation très peu caractéristique de Trump parce qu'en général de Trump, il a toujours euh euh un revolver à six coups euh euh qu'il sort de sa poche dans à toute occasion.
C'est c'est une image bien sûr. Euh euh c'est pour l'instant encore une image. Non, mais c'està dire que il sort généralement des superlatifs.
C'est une boîte à superlatif. Tremendous, extraordinary. Absolument.
Top. Voilà. Totalation.
Voilà, tout est tout est superlatif dans tous les sens. C'està-dire voilà sa machine a fonctionner. Ça ça ça fait partie ça fait partie des caractéristiques de cet homme.
Mais vous êtes vous êtes très sévère avec Donald Trump. Euh non. Euh George Fenet qui est ici là j'attendais de répliquer précisément.
Voilà, je vous donne la parole parce que genre vous êtes plutôt pas aussi sévère. Ah non's je n'ai porté aucun jugement hein sur la politique de moi j'ai lu votre livre dans le bout dans le livre je suis sévère mais onou voilà on va en parler George Fenc moi j'ai envie de dire vous allez me trouver un peu dans l'emp dire gloire aux Américains. Quand j'ai vu ce cette neutralisation de de l'arme nucléaire iranienne, donc parce qu'il y avait une question existentielle, je n'ai pas manqué de me souvenir qu'un certain 6 juin, même si c'est pas la même opération bien entendu, 44 quand il s'agissait de l'existence de la France qui était sous le jou nazi, ils étaient là les et là ils étaient là à nouveau.
Voilà. Moi pour moi l'Amérique c'est ça. L'Amérique c'est quand elle intervient au nom de la liberté.
Elle est intervenue et je dis gloire à Trump de l'avoir fait contrairement à une partie de son électorat de de dirigeants républicains. Il a pris tous les risques, il l'a fait et je pense que c'est un succès. Alors à quel niveau la destruction sera un peu plus tard ?
Il y a certainement du vrai et du faux ici ou là. Mais toujours est-il que même les Iraniens reconnaissent que leur leur infrastructure a été très largement endommagé. Françoisbourg, ce qui se passe, c'est que vous vous dissociez l'action militaire qui a été faite et puis ce que ce que le le propos du livre, c'est le ce que fait Trump à l'Amérique.
C'est-à-dire que vous expliquez grosso modo que le plus grand danger pour les Américains, c'est pas les Chinois, c'est pas Taiïwan, c'est pas une éventuelle concurrence européenne, c'est Trump lui-même. Non, c'est les c'est les Américains eux-mêmes et vous avez tout à fait et ceux qui et ceux qui ont voté pour lui. et pas seulement ceux qui ont voté pour lui.
C'est pour ça que vous avez tout à fait raison en début d'émission et de dire qu'on allait parler beaucoup de Trump mais pas que. Hm. Et euh ce que je m'emploie à faire dans ce livre, c'est d'expliquer que le Suisse, que j'appelle le suicide de l'Amérique, c'est le fait qu'un empire se dépouille euh de ce qui a fait jusqu'à présent euh sa place, son rôle, sa grandeur euh dans le monde.
Euh cet effritement, cette éion qui s'est accéléré sous Trump a commencé bien avant le premier Trump, celui du premier mandat. Euh moi, je situe le point de bascule euh au tout début des des années 2000 euh dans la foulée de l'élection incroyablement complexe où il où euh George Bush Junior avait gagné avec 586 voix d'avance. On av on avait recont à Algor notamment en Floride.
P dans un pays de 330 millions d'habitants gagnés par 586 voix. C'est un un un truc entre guillemets comme diraient les gamins, de ouf. Et et la guerre d'Irak a été la première matérialisation de ce qu'on peut qualifier de suicide.
Non pas parce que je juge la guerre d'Irak, s'agit pas de ça, mais c'est parce que les Américains à ce moment-là ont décidé, républicains et démocrates confondus, mais pas Trump. J'ajoute tout de suite à son crédit. Les Américains avaient considéré que s'occuper d'un dictateur de 3e ordre qui était Saddam Housen était plus important que de maintenir l'unité des alliances asiatiques et européennes des États-Unis.
Que dans la hiérarchie des priorités, tout d'un coup, il y a eu un moment de déglingue très impressionnant et à partir et le rythme des de cette éion s'est accéléré. Trump lui, contrairement à Biden, contrairement à Hillary Clinton, euh Trump avait été contre la guerre d'Irak euh à Trump dans la continuité du personnage. Non, encore dernièrement, quand il est arrivé euh il a dit "Mais je veux surtout pas faire la guerre." Non, mais justement ça depuis qu'il écrit sur ces sujets, c'estàd depuis 1987 pour être précis, ça fait presque 40 ans en on a eu 40 ans pour apprendre qui est Trump hein.
C'est pas euh c'est pas au cours des dernières semaines euh qu' qu'on a appris. Et à euh oui, il a il y a chez lui un refus d'engager l'Amérique dans des aventures extérieures durables qui est très différente de celle d'un Roosevelt euh au moment du 6 juin 1944. euh le 6 juin 44, c'était pas trois petits tours et puis je remembarque euh maintenant au FFI de se débrouiller.
Ça pas été exactement ça dans le cas de l'Iran. Dès que les Iraniens ont lancé à Trump la bouée de sauvetage après le prétendu raide iranien contre le Qatar, contre la base américaine au Qatar, Trump s'est emparé de ce filin pour pour imposer à Netaniaou euh celui qui a été englobé dans le dans le MFAC euh et et euh et les Iraniens et parce que il voulaient absolument éviter de se trouver engrainer et il y a chez lu éviter un embrasement et non l'embrasement c'est pas son problème son problème non c'est l'embrasement en soi tant que l'embrasement c'est à Gaza ou au Soudan ou en Ukraine ça ne le motive pas l'excès. Par contre, si cet engagement embrasement suppose la mise en jeu de vie des Américains, c'est ça.
C'est c'est ça qui est assez étonnant parce que et c'est là qu'on dissocie encore une fois Trump des États-Unis. Absolument. Et c'est la vision américaine et c'est bien pour ça qu'il faut faire très attention quand on regarde l'évolution des États-Unis, il y a ce qui appartient à Trump et ce qui ne lui appartient pas.
Louis alter. Mais du coup comment François comment le classer Trump ? Parce qu'en effet, il est il est ce président qui un jour intervient par surprise pour aller bombarder les installations nucléaires iraniennes et qui le lendemain dit à Israël maintenant vous arrêtez vos frappes à vous, vous respectez le cesser le feu.
Donc il n'est ni effectivement le vat en guerre qui part dans des aventures hasardeuses comme l'ont fait certains de ses prédécesseurs et c'est d'ailleurs ce qu'il avait vendu dans sa campagne à son électorat président de la paix pas de la guerre et en même temps il fait du chirurgical. il a attaqué, il a pas hésité à à engager cette opération des des bombardiers américains pour aller frapper directement un pays ennemi. Comment est-ce qu'on peut le classer dans le le les filiations stratégiques et politiques américaines ?
C'est très déroutant François Bourse Europe. C'est une très bonne c'est une très bonne question. La première la première chose c'est que l'homme n'est pas un idéologue.
Tout à fait. Donc il faut vous n'avez pas employé le mot. Vous avez eu raison.
Euh il il euh il il agit de façon opportuniste et pragmatique. Euh en cela, il se différencie de son vice-président, monsieur Mars, son vice-président et successeur putatif. C'est le trumpisme après Trump.
Et vous diriez de V que c'est un idéologue justement. Ah oui ! Alors Van c'est a c'est un bolchévique.
Non mais en terme peut-être pas d'accord avec Non non non mais pas pas pas au niveau du contenu mais en terme d'approche d'approche des problèmes. On apprend des choses sur Europe. Ah vous avez appris que j'étais à Bolgéque.
Non mais c'est pour ça d'ailleurs que j'ai je commence mon livre par rappeler son discours à Munich. Moi je faisais partie de l'assistance. Tout commence à Munique effectivement où il y a un grand prêtoir dans un grand hôtel municoire.
Voilà comme si comme si souvent beaucoup de choses commencent à Munich. le Poutine qui devient un chef de de d'une Russie revenue à au néoimpérialisme, c'est à Munique qui fait le discours. Vanz, le détachement de l'Amérique par rapport à l'Europe, c'est à V qu'il incombe de prononcer le discours qui euh incarne cette rupture.
C'était quelque chose de très puissant et c'était pas simplement une histoire de les Européens ne payent pas assez pour leur défense qui est plutôt le discours trumpien. Oui, lui c'est doctrinal doctrine c'est doctrine. Donc donc et stratégiquement il y a des continuités chez Trump.
Trump est un personnage par exemple j'avoue que je n'ai absolument pas été surpris par la séquence qui vient de se dérouler. Non, pas parce que je savais que les Américains allaient bombarder. Ça je pense là, j'étais j'étais comme tout le monde, je savais pas s'ils allaient le faire ou pas.
Mais une fois qu'il a fait et vu la manière dont il est fait, les cesser le feu allait à la première occasion les cesser le feu allaient être imposé. C'était alors là pour le coup c'est du Trump vintage sans l'autre l'unit pas sans l'autre et il a beaucoup de continuité sur les questions économiques. Oui, la guerre commerciale il aime ça depuis 1987. l'importance du des relations nucléaires avec la l'Union Soviétique puis avec la Russie 1987 euh son sa prise de distance par rapport à l'Europe en général et l'OTAN en particulier 1987 et ainsi de suite.
Donc c'est pas d'idéologie mais ce sont des positionnements et il y a une grande il y a une grande continuité dans ces dans ces positionnements. Le suicide de l'Amérique. Livre signé Françoisbourg et publié chez Audil Jacob.
Christian Jacob