Un gouvernement inaudible ? - Bruno Le Maire - C à Vous - 27/04/2023
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
j'espère que vous espérez à terme pouvoir arriver à nouer les compromis que qui ont pu vous faire permettre de faire passer les lois que vous avez très bien dit Patrick Cohen il y a pas de coalition possible aujourd'hui c'est pas possible politiquement les républicains ne l'accepteraient pas d'autre parties ne l'accepteraient pas qu'est-ce qui est possible d'abord un renouer le lien avec les Français être sur le terrain discuter échanger présent de la République a fait toute la journée aujourd'hui à Dole je l'ai fait la semaine dernière ce temps-là c'est pas avec des casseroles qu'on dialogue c'est non c'est pas que des casseroles qu'on dialogue c'est on s'exprime en exprimant des désaccords en parlant en le faisant sereinement et en évitant de faire du bruit je préfère la discussion au bruit et ensuite nous aurons des réformes à faire avancer pour ce qui me concerne vous avez deux sujets qui vont être majeurs la loi industrie verte qui doit permettre d'investir dans l'hydrogène vers dans les batteries électriques dans la décarbonation de notre économie j'espère bien que nous arrivons à trouver majorité sur ce texte enfin on doit pouvoir s'entendre sur le fait que la France qui a perdu 2 millions d'emplois industriels doit se réindustrialiser et se décarboner donc je ne ménagerai pas mes efforts je recevrai les groupes politiques dans les semaines qui viennent pour voir avec eux comment bâtir ensemble un consensus sur l'industrie verte deuxième rendez-vous qui sera pas simple c'est le projet de loi de finance le projet de loi de finance c'est pas simplement gouverner s'affirmer un choix politique notre choix politique il est très clair accélérer le désendettement du pays accélérer les réduction des déficits produire plus c'est industrie verte dépensez moins c'est le projet de voiture vous avez le 49 3 là la loi de programmation des finances publiques puisque ils avaient borne a confirmé qu'il y en aurait une sans doute en juillet les bébés de bord n'a eu parfaitement raison de rappeler à quel point cette fois de programmation des finances publiques est essentiel depuis un an je dis que nous avons atteint la côte d'alerte sur les finances publiques je le redis avec beaucoup de gravité ce soir la France a atteint la côte d'alerte sur les finances publiques elle doit avoir une trajectoire de rétablissement de ses finances publiques incontestables crédible et que nous ne devons pas dévier dans les quatre années qui viennent pourquoi parce que ceux des endetté c'est garantir notre souveraineté notre liberté garder des marges de manœuvre si un nouveau chocoutu conjoncturel pouvoir rétablir des mages de manœuvre pour investir dans l'hôpital pour investir dans l'école donc cette direction qui a été donnée par la première ministre une loi de programmation des finances publiques pour rétablir le finance publique elle est impérative sur ces manifestations qui se répètent à chaque déplacement du ministre voici ce que disait mardi Gabriel Attal ministre délégué au compte public moi je fais la part des choses d'ailleurs ce qui peuvent se permettre qui ont le temps en pleine semaine en pleine après-midi d'aller accueillir des ministres pendant 4 heures de 14h à 18h à priori c'est quand même pas les Français qui travaillent qui ont des difficultés au quotidien pour boucler leurs femmes mois c'est aussi votre vision de ceux qui manifestent libre de manifester président de la République des ministres de la première ministre la seule chose que je souhaite c'est que si on vient à la rencontre des ministres du président de la République on Vienne comme ça a été le cas d'ailleurs aujourd'hui à Dole dans le Jura on vient pour discuter venir pour faire du bruit c'est de la perte de temps venir pour discuter c'est toujours utile je comprends qu'il est des Français qui puissent nous dire 64 ans cet art c'est difficile pour moi pourquoi est-ce que vous le faites c'est nécessaire d'avoir cette explication mais on s'explique sereinement et dans le respect les déplacements sur le terrain uniquement si c'est nécessaire pour ne pas mobiliser trop de force de l'ordre je pense qu'il faut faire attention effectivement de pas surmobiliser les forces de l'ordre mais pour ceux qui me concerne j'étais dans la Somme il y a une semaine j'ai visité une entreprise formidable s'appelle innova feed qui montre à quel point nous avons fait de la nourriture pour animaux à partir d'insectes et ça montre à quel point dans notre pays il y a ressources de créativité d'inventivité d'innovation de mobilisation exceptionnelle et je pense qu'il est important de mettre aussi en avant ces Français qui travaillent qui se donnent du mal qui innove qui crée des emplois qui ouvrent des usines et pas uniquement ce qui tape sur des casseroles c'est plus difficile d'ouvrir une usine que taper sur une casserole et c'est difficile de tourner la page de la réforme des retraites on voit dans la rue mais même même au Parlement le groupe transpartisanieuse veut profiter sa niche parlementaire début juin pour faire voter l'abrogation de cette loi et elle pourrait trouver des voies à gauche en tout cas c'est ce qui a confirmé Eric Coquerel de la France insoumise on peut continuer puisqu'on va le faire début juin à travers une niche parlementaire c'est niche parlementaire c'est là où les groupes peuvent proposer des lois du groupe lot une proposition d'abrogation de la réforme que les insoumis voteront ils non seulement il la vote mais nous la signons moi j'ai cosigné donc bien évidemment moi je pense qu'il y a une chance que cette proposition de loi passe donc nous on va amener la bataille jusqu'au bout la bataille n'est pas terminée je combat à cette proposition de loi enfin la France n'a pas vocation à piétiner la France a vocation avancé tous les pays européens on fait une réforme des retraites pour avoir un volume global de travail plus important certains 64 d'autres à 65 un pays dirigé par un parti socialiste le Portugal à 67 ans nous on passe à 64 ans il faudrait qu'on revienne en arrière qu'on piétine la France n'a pas vocation à piétiner elle doit avancer elle doit globalement travailler plus pour financer un système de protection sociale qu'un des plus généraux au monde et pour garantir notre prospérité à tous la pauvrissement généralisée que propose monsieur Coquerel et toutes les oppositions c'est-à-dire financer des retraites par une augmentation des cotisations des salaires donc une baisse des salaires ou par une baisse des pensions c'est pas la bonne solution ils ont pas d'autre solution à proposer ou par de la dette ils ont pas d'autres solutions à proposer la nôtre a été adoptée elle a été validée par le Conseil constitutionnel elle était promulguée alors maintenant regardons devant plutôt que de regarder derrière devant vous le disiez il faut faire il faut être attentif à la maîtrise des dépenses publiques Elisabeth borne promet ce matin sur France 2 des baisses d'impôts pour les classes moyennes c'est compatible ça avec une baisse avec une maîtrise des finances publiques ce sera des baisses d'impôts qui doivent être compatibles avec le rétablissement des finances publiques et cohérentes avec la ligne de force du quinquennat qui est la juste rémunération du travail il faut que ceux qui travaillent dans notre pays on est pour leur engagement pour leur professionnalisme pour leur mobilisation des augmentations de salaires mais il y aura aussi des baisses d'impôts font partie de la politique économique que nous avons conduite je souhaite que ces baisses d'impôts soient compatibles avec le rétablissement des finances publiques donc raisonnable et qu'elles aillent d'abord à ceux qui travaillent la première ministre là aussi rappelé ce matin et souhaite des baisses concrètes des prix fin juin dans les supermarchés vous demandez donc aux industriels de répercuter dès maintenant les baisses des matières premières dans les prix qu'il propose à la grande distribution oui je le dis avec beaucoup d'insistance et beaucoup de fermeté je dis que je ne écarte ils veulent pas une pour l'instant les discussions ont commencé c'est le premier pas entre les distributeurs et les grands industriels ils sont revenus autour de la table pas tous mais certains je souhaite que tous reviennent autour de la table d'ici fin mai ce que j'ai du mal à comprendre que lorsque le prix du blé fin 2020 augmente puis augmente encore plus à cause de la guerre en Ukraine immédiatement le prix du paquet de pâtes explose mais lorsque les prix du blé baisse et ils ont fortement blessé aujourd'hui le prix du paquet de pâtes ne baisse toujours mais le ministre de l'économie est des Finances a des instruments à sa disposition pour faire respecter l'ordre public économique et s'assurer que lorsque des prix de gros baisse les prix de détail baisse aussi les instruments lorsque vous avez des traitements d'entreprises certainement pas le contrôle des prix c'était si en Hongrie c'était une catastrophe mais quand on est très grandes entreprises s'arrochent des rentes ce qui était le cas des énergéticiens nous avons taxé les surprofis des énergéticiens c'est ce qui est financé le bouclier tarifaire je le redis je n'exclus aucune décision face à des grands industriels qui ne répercuteraient pas la baisse des prix de gros sur les prix de détails pour que les consommateurs les ménages tous ceux qui souffrent aujourd'hui terriblement de la flambée des prix alimentaires puissent voir les prix baissés ils se tombent souvent dans les révélations supermarché vers des produits en format maxi format familial pensant justement faire de bonnes affaires mais l'association food Watch a épinglé au moins 12 produits voici quelques exemples cette bûche de chèvre entre son format classique et son format maxi le consommateur va payer 5,5% plus cher au kilo dans les rayons des supermarchés c'est gnocchi qui du format classique au format maxi vont prendre 7 % d'augmentation on a une augmentation de prix de 17 %. c'est inadmissible ce type de pratique en période d'inflation parce que les gens ont besoin de faire des économies donc non seulement c'est des pratiques qui sont insidieuses et difficiles à repérer pour les consommateurs et les consommatrices dans les rayons mais en plus qui se joue de leur portefeuille et de leur pouvoir d'achat ce genre de plan pratique alors que nous sommes en plein trimestre anti-inflation qu'est-ce que vous comptez faire nous agissons puisque vous avez la direction générale consommation de la répression des fraudes qui est très sollicité en ce moment la DGCCRF qui vérifie qu'effectivement il n'y a pas de tromperie sur la marchandise elle vérifie une deuxième chose et Madame a tout à fait raison je pense que tous ceux qui font leurs courses ont pu remarquer parfois on jouait sur les contenus on jouait sur les grammages et que du coup c'est le consommateur qui perce qui n'est pas acceptable la deuxième chose c'est que nous avons mis en place un trimestre anti-inflation les distributeurs jouent le jeu et tous les produits qui sont dans ce trimestre anti-inflation ont baissé de -5 à -7%, nous le vérifions et nous vérifions que les distributeurs prennent sur leur marge pour baisser leur prix pas sur le producteur agricole
Bruno Le Maire