Colère agricole : "Les mesures de simplification doivent se poursuivre"
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[Musique] l'invité du jour bonjour Marc fen ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire on l'oublie trop souvent mais c'est peut-être le dossier en fait au cœur de cette crise agricole merci d'être avec nous ce matin sur RMC alors vous étiez hier soir à Matignon face aux deux principaux syndicats d'agriculteurs la FNSEA les jeunes agriculteurs à la sortie ils ont reconnu que ça c'était je cite bien passé mais alors attention écoutez Arna Rousseau le patron de la FNSEA il maintient clairement la pression on souhaiterait que ce salon se passe bien mais ce salon pour qu'il se passe bien il faut aussi qu'à un moment les demandes agricoles soient entendues et que la réponse soit au niveau attendue aujourd'hui l'impatience elle est très forte le mouvement s'est transformé donc effectivement les agriculteurs ne sont plus sur l'autoroute ou sur des points de blocage mais que personne ne se trompe la détermination reste totale détermination totale alors Marc Phen on sait que le gouvernement a déjà annoncé beaucoup de mesures fait beaucoup de promesses qu'est-ce qui va encore bouger qu'est-ce qui va se concrétiser dans les 10 jours qui viennent avant l'ouverture du Salon de l'Agriculture d'abord peut-être dire que ce qu'on a fait fait sur les mesures d'urgence je pense aux mesures qu'on a pris qui ont été prises sur l'élevage je pense aux mesures qui ont été prises et annoncées sur la viticulture parce que ça paraît rien mais monter un dispositif regardez comment il va fonctionner travailler avec les organisations professionnelles pour le faire c'est important on a évidemment stoppé la mesure sur le GNR préparer les mesures de remboursement anticipé pour le GNR également et puis un certain nombre de mesures de simplification qui sont déjà posées sur la table je pense en particulier pour citer que cet exemple la réduction des délais de recours compant sur les bâtiments d'élevage ou sur les questions d'eau alors ça paraît tout ça paraît rien mais ça produit des décrets des décrets qui sont envoyés au Conseil d'État et donc on est dans un délai je suis pas sûr qu'on est beaucoup dans l'histoire de la simplification en 10 jours fait autant de sujets de simplification qu'est-ce qu'on a devant nous d'ici le salon un certain nombre de mesures de simplification complémentaire on continue à regarder le travail qui est fait au niveau départemental et dans les préfecture des éléments qui seront mis en en dure si on peut dire en texte de loi dans la loi d'orientation agricole pour faire en sorte que là où il y a besoin de législatif on puisse le faire c'est une loi qui sera présentée avant le salon qui sera envoyée au Conseil d'État parce qu'il y a quand même la simplification c'est pas la suppression du Conseil d'État non mais on oui mais le calendrier est serré là il vous reste 10 jours je crois pas qu'on puisse faire tellement plus serré mais il sera envoyé au Conseil d'État et et mis sur la table d'ailleurs hier on a échangé sur les éléments de texte avec les syndicats agricoles comme on le fera avec les autres syndicats aujourd'hui pour faire en sorte qu'on soit bien au rendez-vous d'un dépôt au Conseil d'État euh aux horizons du salon et une délibération à l'Assemblée et au Sénat qui se doit se dérouler d'ici le mois de juin pour qu'on ait un texte complet sur ce sujet-là on aura dans ce texte par exemple les mesures de simplification sur le sur la ha qui sont des mesures particulièrement vous dit tout va bien tout s'est bien passé hier soir pourquoi à la sortie Arnaud Rousseau dit mais attention il faut que ça aille vite il reste 10 jours mais vous ne m'avez pas entendu dire tout va bien sur ce sujet de la souveraineté sur ce sujet de la simplification on n pas évoqué les sujets européens la jacher notamment la France a obtenu gain de C hier gain de cause mais je rappelle que c'est à mon initiative au niveau européen qu'on avait posé la question au mois d'octobre voyez parfois l'inertie du système j'entends avec satisfaction que le l'Union européenne la Commission européenne d'ailleurs elle nous a demandé de fournir des propositions nous en avions tout un tas sous la S les chaussures si je peux dire si vous me permettez cette expression euh et on va ouvrir cette boîte là d'ailleurs pendant le salon avec la commission puisqu'on aura un débat entre ministre de l'Agriculture pour engager des mesures de simplification puis donc les mesures de simplification elles doivent se poursuivre et je comprends la vigilance des syndicats parce que c'est pas parce qu'il y a eu un moment de crise plus éruptif que une fois que les tracteurs seraient rentrés dans les fermes qu'on a résolu les problèmes simplement il faut en continu qu'on vérifie que la simplification est ce qu'on a mis sur la table se déroule bien al j'entends un dialogue constructif on va dire comme ça avec avec avec la FNSEA les jeunes agriculteurs vous nous dites les les tracteurs sont rentrés bah pas tous il y a des agriculteurs qui se sont déjà remobilisés hier par exemple sur l'autoroute A75 ils ont vidé les camions étrangers de leur marchandises tiens écoutez ce viticulteur on a interrogé viticulteur dans l'héros il s'appelle Sébastien CIS il a des promesses des promesses mais aujourd'hui il y a rien de concret rien de signer donc ça très bien qu'il metent un coup d'accélérateur le salon approche monsieur le ministre et ne vous inquiétez pas je pense que vous allez être reçu puis après bien bien évidemment moi aujourd'hui je suis viticulteur je veux vivre de mon produit tout simplement comm me paye le vin au juste prix et pas des primes pas des aides pas des voilà parce que dans 2 ans dans 3 ans on en sera toujours au même point Marc f Il vous interpelle directement en tant que ministre de l'Agriculture qu'est-ce que vous répondez à ce viticulteur parce qu'il y a les dialogues à matigon et cetera les réunions et puis il y a le terrain là il y a des agriculteurs qui bloquent ce mat que j'étais il y a une semaine dans l'héos et dans le gare pour présenter deux mesures une mesure d'urgence à hauteur de 80 millions d'euros dans l'éros c'est plus d'une dizaine de millions d'euros qui seront développés en en urgence pour soulager les trésoreries je rappelle que on est d'ailleurs encore dans cette mesure l'an dernier on a mis 200 millions sur la table pour faire des mesures de distillation la distillation c'est le sa vocation à retirer des volumes de vin pour faire monter les prix après il faut que chacun joue le jeu aussi hein je pense à la question de la grande distribution à la question des négociants si on retire des volumes ça doit avoir un effet sur les prix et donc c'est ça aussi qu'on attend et puis vous me dites pour ce viticulteur on a débloqué des dizaines de millions d'euros ils ont ils en demandent trop ils sont trop gourmands là les agriculteurs en ce moment est-ce qu'il profitent de de voilà de l'effet du blocage du salon qui arrive pour mettre une pression moi je fais pas ce Griff là vous avez des situation c'est peut-être le cas de ce monsieur de gens qui euh qui depuis parfois une ou deux années ont un revenu net égal à zéro pour pas dire qu'il est négatif donc ils sont pris à la à la gorge de leur remboursement d'empreunt d'une situation où vous ne dégagez pas de revenus pour vous-même donc c'est normal qu' a cette colère qui s'exprime c'est normal qu'on mette des mesures d'urgence j'ajoute que dans C dans les territoires viticoles on a annoncé qu'on mettrait 150 millions d'euros pour de l'arrachage différé du Vigot pour permettre là aussi de retirer provisoirement mais l'arrachage il se fait pas au printemps il se fait plutôt à l'automne c'est dans cette perspective là donc il y a un moment qui est un moment un peu d'impatience qui se manifeste mais en tout cas on peut pas dire sur la viticulture comme sur d'autres secteurs on n'est pas fait des efforts significatifs j'entends toute cette liste de mesures les les Français l'entendent et en attendant quand on tend le micro à tous les agriculteurs ils nous disent tous ça ne va pas assez vite ça n'est pas assez concret et quoi qu'il arrive on va se mobiliser lors du Salon de l'Agriculture est-ce que vous redoutter ce salon moi je redoute pas ce salon d'abord le salon c'est pas la rencontre seulement entre le monde politique et les agriculteurs c'est la rencontre entre les français et les agriculteurs mais on y on y sera non mais je veux dire vous y serez quoi qu'il arrive d'ailleurs Marc F j'y serai parce que je pense que la place d'un ministre de l'Agriculture c'est d'être au salon d' l'agriculture sinon il y aurait quelque chose d'assez iconoclaste à refuser le débat le dialogue et parfois vous savez j'ai fait 120 déplacements depuis que je suis ministre de l'Agriculture donc j'ai j'ai pas la crainte d'aller sur le terrain y compris pour nous confronter à une propre réalité on a souvent des contacts avec des gens qui nous disent la mesure faut l'ajuster comme ça et cetera alors je répète d'abord c'est une crise qui vient de loin dont on prend la part qui est la nôtre hein faut pas se raconter d'histoire mais quand vous avez 25 ans de procédurees de sédimentation de suradministration de sédimentation de surtransposition quand vous détricotez tout ça et que vous ouvrez là aussi le capot évidemment tout sort et donc on a besoin au fur et à mesure de façon très sérieuse de dire ça on a réglé ça on a réglé ça on va régler ça il faut qu'on regarde au niveau européen pour faire en sorte que chacun se sent reconnu globalement dans cette volonté de simplification et la simplification s'est fait pourquoi c'est pour gagner en compétitivité en souveraineté l'enjeu ensuite une fois que les mesures sont prises sont annoncées c'est d'être entendu on va le dire comme ça par les par les syndicats mais aussi par la base et puis le 24 février donc ouverture de salon il y aura il y a deux visites annoncé le même jour Emmanuel Macron et Jordan bardellaa est-ce que vous imaginez le président de la République chahuté pendant que le le patron duurn serait applaudi par les agriculteurs je je pense que même chez ceux qui sont les plus virulents il y a beaucoup de gens qui reconnaissent que on a essayé de faire le maximum nous sur cette question de crise que le Président de la République s'est engagé très tôt sur la question de la rémunération moi j'attends monsieur Bardella qui nous dise quelque chose d'autre que je comprends votre colère et je la soutiens quelles sont lesement ça suffit pour l'instant pour qu'il so applaudis par les agurs ou mais quand vous gouvernez pas c'est toujours très commode il a un momentù vous allez vous confronter qu'est-ce que vous faites comme simplification qu'est-ce que vous demandez au niveau européen comment vous trouvez un chemin alors on peut dire moi je m'abstrait des des règles européennes après on ira expliquer aux agriculteurs on peut plus bénéficier des aides de la pack qui sont un élément structurant de la politique agricole française les aides de la pack sont très importantes allez demander aux Anglais aux agriculteur anglais ce qui se pense ce qu' pensent du brexit donc c'est très facile d'être dans la posture de celui qui n'a jamais gouverné et qui au fond se met pas dans la situation d'avoir à gouverner en se disant après tout je peux dire tout et n'importe quoi on verra bien si jamais vous seriez prêt à en débattre directement avec Jordan Bardella s'il est au salon là euh on verra enfin je la théatralisation non mais la théâtralisation sur le dos des agriculteurs n'est pas trop mon truc pour tout vous dire donc je moi je travaille euh thre bon il y a un peu de théâtralisation il enfile des bottes et il dit puis après il enfile un cet il va voir les pêcheur enfin je veux dire tout ça est un peu théâtrral j'aurais aimé l'entendre et le trouver vocal dans les 5 dernières années au niveau européen sur les sujets agricoles après il fait comme il veut autre question très politique on a beaucoup parlé d'Arnaud Rousseau le patron de la FNSEA il y a j'ai envie de dire il y a l'autre Rousseau Sandrine Rousseau la député écolo oui bah c'est le c'est l'autre partie de la tenaille pour vous parce que les écolos et la député écolo sine Rousseau qui sera dans dans moins d'une heure maintenant sur RMC BFM TV dans dans le face à faceace elle vous accuse clairement d'avoir comment dire sacrifier la santé des Français en stoppant le le le plan ecofito d'avoir sacrifieré la santé des Français pour calmer la colère des agriculteurs première fois j'ai pas envie d'avoir de Curel avec Madame Rousseau mais c'est pas la première fois que Madame Rousseau parle d'un sujet que manifestement elle ne connaît pas le plan écofitos c'est une stratégie de réduction qui a dit qu'on avait pas une stratégie de réduction et qu'on mettait en pause ça qui a dit que on avait pas déjà des programmes de recherche pour trouver des il y a une pause sur le plan é oui sur un sujet principal qui est le sujet des indicateurs euh ça ça auert pas les efforts qui doivent être fait par les agriculteurs et les efforts qu'on fait les moyens qu'on met les 250 millions qu'on met pour la recherche d'alternative euh aux produits qui pent le plus de toxicité madame Rousseau pourrait reconnaître que pour les produits les plus à risque qu'on appelle les cmr1 pour la santé on a baissé de 95 % dans le quinquena qui vient de Sacher et ben s rine rousseau va vous répondre sur RMC dans une demi-heure maintenant à 8h30 le face- à face S rine Rousseau la dép puté écolo mais je vous remercie surtout Marc F ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire d'avoir été en direct ce matin sur RMC est-ce que vous serez tout à l'heure à l'Élysée avec Emmanuel Macron qui reçoit tout à l'heure qui reçoit je suis à matigon jeis et je suis dans mon ministère pour recevoir tout le monde parce que ça nécessite des réunions continues donc Coordination Rurale Confédération paysane tout à l'heure et vous serez bien au salon de l'agriculturesolument dans 10 jours maintenant Marc F merci encore une fois d'avoir été en direct ce matin sur RMC il est 7h50
Jordan Bardella