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interviewBFMTV· 21 novembre 2025 19 min

Plan "zéro portable en prison", évasion à Rennes: le point-presse de Gérald Darmanin en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

— Alors en effet, avant d'arriver au ministère de la Justice, voilà moins d'un an, j'ai mis l'amélioration du fonctionnement de nos prisons françaises comme étant mon d'objectifs principaux numéro 1. D'abord pour soutenir les agents pénitentiaires qui font un travail extrêmement difficile, un travail de fermeté pour mettre de l'ordre dans les prisons et un travail d'humanité pour accompagner les détenus. Au lendemain, lors de ma nomination du drame d'Incarville qui a vu l'assassinat par des commandos armés de deux agents pénitentiaires.

Et il fallait absolument que la République réagisse. J'ai donc décidé, proposant au Parlement lors de la loi narcotrafic un nouveau régime carcéral, inspiré de la loi anti-mafia italienne, d'où Vendin Le Vieil qui a été fait en 6 mois, avec une grande efficacité de l'administration pénitentiaire, désormais condé sur Sarthe qui voit arriver ces détenus. Et l'idée générale qu'il fallait distinguer les personnes qui étaient dans des prisons françaises non pas selon leur statut juridique.

Jusqu'à présent, les gens qui étaient en détention provisoire, qui étaient mis en examen, ils aient dans les maisons d'arrêt. Et puis les gens qui étaient condamnés définitivement à plus de deux ans de prison et dans les prisons pour peine, mais selon la dangerosité du détenus. Et ce que nous souhaitons, ce que j'ai demandé au directeur de l'administration pénitentiaire, c'est de changer la politique carcérale du pays en classant les détenus selon leur dangerosité et donc en les mettant dans des établissements différents selon leur dangerosité.

Nos amis allemands, nos amis anglais font ça depuis très longtemps. Ça permet de pouvoir concentrer les moyens de sécurité, ça permet de concentrer les moyens de lutte contre la récidive, ça permet de concentrer les moyens de lutte contre les addictions par exemple avec 5, pour 5 catégories d'établissements différents, pour 5 catégories de détenus différents classés selon du plus dangereux au moins dangereux. Tous les établissements pénitentiaires n'ont pas besoin de Mirador mais certains établissements pénitentiaires ont besoin d'une sécurité absolument renforcée.

On l'a vu dans le cadre de l'affaire Amra. Donc nous avons commencé par les personnes les plus dangereuses et je pense que l'actualité très récente à Marseille nous démontre que nous avions raison de mettre en place ces établissements de haute sécurité qui ont été encore une fois mis en place en quelques semaines. Et nous devons, une fois que nous avons fait ça et que nous avons lancé ces quartiers de lutte contre la criminalité organisée, de lutte contre les personnes les plus dangereuses, nous devons nous intéresser aux autres établissements, les maisons d Les maisons d'arrêt, et les maisons d'arrêt, il y en a beaucoup sur le territoire national, qui connaissent bien sûr une surpopulation carcérale qu'il faut combattre pour les agents pénitentiaires eux-mêmes, mais aussi pour les détenus et surtout pour lutter contre une forme de le désordre qui s'est installé dans les prisons françaises du fait de cette surpopulation, mais du fait aussi de bâtiments extrêmement vétustes, mais aussi de pratiques peut-être un peu naïves et anciennes.

Et donc il faut à la fois modifier la sociologie et les personnes qui sont dans ces maisons d'arrêt, y mettre les gens les moins dangereux, de pouvoir renforcer de manière extrêmement forte les technologies et la sécurité physique de ces établissements. et puis aussi changer la façon dont la direction, les agents pénitentiaires travaillent avec un peu plus, semble-t-il, de fermeté sur ce qui est inacceptable pour les Français en prison, des téléphones portables. On vous l'a dit, 80 20 000 ont été saisies l'année dernière, mais également de la drogue.

Tout à l'heure, les agents pénitentiaires me disaient qu'au moins deux tiers des personnes qui sont par exemple ici à Paris de la Santé consomment du cannabis en cellules. Les Français, et je pense que c'est le cas d'un immense majorité de Français, comme les agents pénitentiaires d'ailleurs, ne comprennent pas comment en prison on peut téléphoner avec un téléphone portable et on peut fumer du shit en prison. C'est tout à fait inacceptable, d'abord pour les victimes et pour la société.

Alors nous allons commencer, et j'en remercie Monsieur le Premier ministre et Monsieur le Président de la République dans des conditions budgétaires très difficiles. Le ministère de la Justice avec le ministère des Armées est le seul qui ne connaissent aucune économie et qui connaît même une progression de plus de 300 millions de son budget. Nous allons recruter 1000 agents pénitentiaires supplémentaires l'année prochaine.

C'est le plus fort recrutement de toutes les administrations. Et nous pouvons regarder très concrètement dès maintenant, puisque nous avons eu un dégel le total de nos crédits, utiliser une première tranche d'à peu près 30 millions d'euros en prenant 6 établissements comme des appartements témoins pour pouvoir expérimenter ce plan zéro portable qui permettra de sécuriser totalement des prisons qui sont parfois très anciennes comme c'est le cas de Paris la Santé et qui connaissent des difficultés structurelles. Ici pour les riverains de Paris la Santé on sait tous que les projections du fait des immeubles qui sont juste à côté, c'est-à-dire l'envoi Le téléphone portable, l'envoi de cheats dans les cours est un sport quotidien.

Gênes riverains et évidemment handicapent beaucoup le travail des agents pénitentiaires. Donc la couverture des cours de promenade qui n'a jamais été à Paris la Santé, qui est difficile à faire, qui demande beaucoup d'argent, sera faite pour l'année 2026. On rentrait dans les prisons françaises jusqu'à présent, vous l'avez compris, sans aucun contrôle, comme on le fait dans les Il était plus compliqué de prendre l'avion que d'entrer dans une prison.

Nous allons installer, c'est le bon sens qui le commande, mais c'est 200 000 à 300 000 euros comme appareil, à la fois des scanners pour regarder les les paquetages des détenus qui arrivent et des détenus qui partent des prisons, mais aussi les personnes qui passent ce portique pour aller au parloir, par exemple, rencontrer les détenus. Et nous allons déployer, j'en terminerai par là, des moyens technologiques de brouillage de téléphone extrêmement efficaces, même s'ils ne sont pas la panacée absolue, mais notamment par l'intermédiaire de balises qu'on pourra mettre dans chacune des ailes de détention, par exemple, pour ne pas générer les riverains et pour en en même temps garantir zéro communication à l'intérieur de l'établissement. Donc on prend six établissements, on va commencer par eux, ça coûte entre 4 et 5 millions d'euros par établissement.

En moins de 6 à 7 mois, tous ces travaux comme les prisons de sécurité seront réalisés. Et si les choses fonctionnent, et elles vont fonctionner, j'en suis certain parce que les agents pénitentiaires et les moyens que mes administrations sont très importants, nous arrivons à empêcher l'arrivée des téléphones portables dans les prisons, empêcher l'arrivée de de drogue ou de couteau en céramique dans les prisons. Et nous généraliserons aux quelques 200 prisons ces établissements qui, les premiers, vont connaître.

C'est ceux qui connaissent sans doute aujourd'hui le plus de difficultés vont connaître un réarmement de leur sécurité. Pourquoi avoir choisi ces six prisons particulièrement ? D'abord, j'ai souhaité que ce soit sur l'ensemble du territoire national.

Il y a des prisons qui connaissent des difficultés structurelles du fait de leur vétusté, ou du fait de leur surpopulation carcérale, ou du fait de leur implication dans la ville. C'est le cas ici à Paris La Santé où la prison n'est pas perdue dans la campagne, elle est aux abords immédiats d'immeubles, dans les cours des détenus, on voit les appartements. Il y a une école maternelle juste à côté de cet établissement où des personnes montent quotidiennement sur les toits de cette école et lancent des projections, c'est-à-dire lancent des téléphones portables, lancent de la drogue de l'autre côté du mur d'enceinte.

Donc il y a prison et prison. Il y a celle qui est perdue dans la campagne. C'est le cas par exemple si vous allez à Condé-sur-Sarthe.

Il y a beaucoup d'espace entre la ville et la prison. Et puis il y a des prisons qui sont dans la ville. Et c'est celle-là qu'il fallait regarder en premier.

C'est les plus difficiles à sécuriser. Puis on le fait aussi pour les riverains. Et puis le sujet était sans doute de pouvoir déprendre des prisons à architectures différentes.

La plupart des prisons françaises sont de vieilles prisons qui datent parfois de plusieurs dizaines d'années, parfois de plus d'un siècle. Et au moment où ça a été inventé, il n'y avait évidemment pas de téléphone portable, il n'y avait pas de drone. On a changé les choses lorsque les hélicoptères ont permis des évasions et donc il y a des filets anti-hélicoptère.

Mais on n'a pas beaucoup progressé depuis les années 50, 60, 70 dans l'architecture de nos vieilles prisons parce que ça demande énormément, énormément de moyens. Et donc on a pris des architectures de temps différents pour que quand on généralisera les plans zéro portable, on puisse savoir ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. – Monsieur le ministre, les téléphones portables c'est une problématique en prison depuis de nombreuses années pourquoi ne pas avoir fait ce type de plan bien avant alors je suis arrivé il ya moins de 11 mois au ministère de la justice donc je pense qu'en 11 mois nous avons réussi à changer beaucoup de choses notamment les prisons d'eau de sécurité qui était le but principal le but de protection de nos concitoyens il y avait des gens il ya des gens très dangereux qui sont dans la criminalité organisée qu'ils sont parfois très jeunes et qui de leur prison je le savais quand j'étais ministre de l'intérieur commandé des assassinats commander leurs points de deal blanchisser leur argent est la première chose que j'ai voulu faire pour prendre les les choses de manière construite et organisée, c'est d'abord d'isoler les personnes les plus dangereuses de notre établissement.

À Vondin-le-Vieille, construite en 6 mois, il n'y a pas un téléphone portable trouvé dans les cellules. Il n'y a pas un drone qui vient livrer quelque chose. Il n'y a pas une clé USB qui est désormais trouvée ou acceptée.

Nous avons un régime carcéral qui permet l'étanchéité totale et nous empêchons par ce travail des chefs de réseau de commander des d'assassinats, de commander des systèmes de corruption d'agents publics et de suivre leur argent blanchi souvent à l'étranger. Il y a aujourd'hui dans des prisons françaises des gens qui gèrent leur argent à l Et je reviens des Émirats Arabes Unis. Je remercie nos amis émiratis.

J'ai des cas extrêmement précis de détenus condamnés par la justice, condamnés à des peines extrêmement lourdes qui gèrent l'argent de leur location d'appartements à Dubaï. C'est évidemment absolument inacceptable, incompréhensible. Donc j'ai qu'abord commencé par les présidents de haute sécurité, avouez qu'en moins de neuf mois dans une assemblée facétieuse, au moment où j'ai été nommé trois fois cette année et l'année n'est pas finie, si j'ai bien compris, ministre de la la justice, d'avoir réussi à faire voter une loi par l'immense majorité des parlementaires et par ailleurs d'avoir fait valider au Conseil d'État et au Conseil constitutionnel.

Et dans les 66 recours contre moi, n'en avoir gagné aucun du côté de ceux qui sont de la criminalité organisée, je remercie l'administration pénitentiaire pour son grand professionnalisme. Nous avons su changer les choses. Alors après moi, je suis un maire.

C'est-à-dire que j'ai l'habitude de faire des choses extrêmement concrètes. Et ce qui m'intéresse par et vous pouvez changer à n'importe quelle heure du jour et de la nuit votre taux d'impôt selon que vous avez eu un enfant, que vous êtes passé en retraite, que vous avez des difficultés financières. L'impôt à la source a révolutionné l'administration fiscale.

Au ministère de l'Intérieur, avant pour aller déposer plainte, il fallait physiquement se déplacer. Vous aviez votre voiture qui avait eu des pneus crevés ou votre voiture commerciale que vous étiez commerciale avait un rétroviseur cassé. Il fallait prendre une demi-journée de travail, il fallait la brigade de gendarmerie et il fallait déposer sa plainte.

Désormais, il y a des plaintes en ligne. Vous ne vous déplacez plus pour déposer plainte au commissariat. Les permis de conduire n'étaient pas dématérialisés.

On ne savait pas combien on a de points. On a dématérialisé le permis de conduire. Et on a fait la plus grande opération sécuritaire du monde en organisant des Jeux olympiques sans problème.

Et au ministère de la Justice, c'est le même principe pour moi. C'est de faire des choses très concrètes. Et je les prends comme le prendrait un maire avec beaucoup de pragmatisme, comme le prendrait un chef d entreprise, avec beaucoup de pragmatisme.

Quels sont les problèmes principaux ? Les problèmes principaux de la justice, c'est d'abord que des criminels pouvaient communiquer de leur prison. Désormais, on peut penser qu'à la fin de l'année 2026, quand on aura créé à peu près 450 places pour ces prisons de haute sécurité, nous aurons protégé une grande partie des Français et ils ne pourront plus communiquer à l'extérieur.

Le deuxième problème, c'est qu'il y a en effet des téléphones portables en très grand nombre dans les prisons françaises pour des personnes qui sont moins dangereuses que les grands criminels, mais qui quand même doivent respecter leur peine. Et moi j'ai été très frappé par une dame qui m'a témoigné dans une réunion que j'ai pu tenir quelques semaines du fait qu'elle avait fait condamner son ex-conjoint pour violence conjugale. Elle avait été violentée physiquement, sexuellement, personnellement et que ce texte conjoint qui avait été condamné par la justice, qui avait été mis en prison, continuait à harceler les téléphoniquement avec un téléphone portable de sa cellule.

On peut dire à nos concitoyens, à nos concitoyennes, lorsque l'on a en face de soi une tête détresse et surtout un si peu respect de l'autorité de la chose jugé. Alors Gérald Darmanin, le ministre de la Justice nous a parlé de beaucoup de choses mais enfin l'intérêt de sa prise de parole c'était ce plan zéro portable en prison. Vincent Vantiguem du service police justice de BFM TV, vous suivez ses histoires-là, ces affaires-là depuis longtemps c'est la première fois qu'on présente un tel plan zéro portable en prison ?

Je pense que chaque garde des Sceaux lorsqu'il est arrivé a fait la même annonce de l'interdiction ou en tout cas des moyens technologique, du déploiement de ces moyens afin d'éviter que les détenus ne puissent utiliser des portables en prison. Je me souviens notamment de Jean-Jacques Urvoas qui avait fait un déplacement il y a peut-être 7 ou 8 ans, c'était à la maison d'arrêt d'Hosny où il avait annoncé aussi la même chose, le déploiement de brouilleurs, le déploiement d'espèces de filets pour couvrir les cours de promenade. La différence c'est qu'il dit on va prendre 6 prisons, il y a 200 établissements en France, on prend 6 prisons, il les a citées, il a parlé de la prison de la santé à Paris, Vigeon.

Mais là on va faire une sorte de cage étanche, c'est-à-dire des brouilleurs, des scanners...

En tout cas c'est ce qu'il vise mais sur cette expérimentation, là aussi ça avait déjà été fait par le passé. Il y a plusieurs problèmes qui se posent. Déjà un chiffre pour rappeler, le nombre de portables saisis en détention en 2024, c'est 40 000 téléphones portables qui ont été saisis dans les prisons françaises.

Sur 80 000 objets qui ont été saisis, on parle de drogue, d'écouteurs ou même d'armes, de 80 000 objets au total de téléphonie. Donc 40 000 téléphones portables. Ça, c'est vraiment la réalité.

Donc il veut lutter contre les projections, les projections depuis l'extérieur de la prison, et puis mettre en place des brouilleurs. Quel problème ça va poser ? Le premier problème, c'est un problème technologique.

Le brouillage, c'est très bien, mais encore faut-il que les détenus, les réseaux n'avancent pas plus vite en technologie. Par le passé notamment, on voyait que certains détenus utilisaient ce qu'on appelle des des amplificateurs d'ondes pour passer outre les brouillages, voire avec une technologie développée. Et il ne faut pas brouiller le téléphone des agents pénitentiaires eux-mêmes et de tous les personnels de la présence du Brésil ?

Alors, des agents pénitentiaires éventuellement, ça, ça ne pose pas de problème parce qu'il y a des téléphones fixes au sein de la détention. Mais par exemple, prenons la prison de la santé où le ministre s'exprime ce matin. Il y a déjà eu des expérimentations.

Le résultat, c'était quoi ? C'était que tout le quartier ne pouvait plus utiliser son téléphone portable. Donc on voit bien les limites du plan.

Là, le ministre annonce ce plan avec des moyens, en saluant l'effort budgétaire qui est fait par l'exécutif avec une fin des téléphones en 2026. On verra si ça fonctionne. Juste une dernière question.

C'est quoi un Big Mac ? J'ai entendu cette expression ? C'est un rapport avec les téléphones portables en prison ?

Oui, parce que celui-là de Big Mac, ça ne se mange pas. C'est comme ça que les réseaux envoient des téléphones en détention. C'est quoi un Big Mac ?

C'est deux tranches de pain avec quelque chose au milieu, et bien là on prend une grosse éponge, on met un téléphone, on prend une autre éponge qu'on met au-dessus, on scotche le tout et on balance ça dans la cour de promenade avec une fronde pour permettre aux détenus de récupérer le téléphone avec le nom, avec des étiquettes et c'est ainsi que les détenus arrivent à se procurer des téléphones portables. Merci Vincent Vantiguem, je suis sûr qu'Emmanuel Le Chiffre vient d'apprendre quelque chose, le Big Mac. Absolument, absolument.

Juste une dernière chose Vincent, il n'a pas parlé de Rennes, On a appris que le directeur...

Ah, on l'écoute. Ah ben voilà. — J'ai donné des consignes extrêmement claires qu'a relayées M. le directeur de l'administration pénitentiaire pour que fermeté et humanité soient à A égalité.

Il faut évidemment de l'humanité, l'accompagnement des détenus, les aider à se réinsérer. C'est un point très important. Et nous réinsérons très mal les détenus puisque 70 % d'entre eux récidives.

C C'est le cas partout en Europe d'ailleurs. n'est pas qu'en France, mais c'est très compliqué. Et donc il faut faire un travail de réinsertion, d'apprendre un métier, de travailler en prison, de lire, d'apprendre le français, de le comprendre, de se former évidemment.

Et puis en même temps, je suis allé en train de comprendre que la prison, c'est pas une activité ludique comme les autres. C'est une activité...

C'est un service public qui enferme les gens sur main de justice parce que les juges indépendants l'ont décidé. Et j'ai dès le début de mes fonctions, pris, vous le savez, une instruction, une circulaire pour dire à l'ensemble des chefs d'établissement, à l'ensemble des services d'insertion et de probation que les activités qui se déroulaient en prison devaient et toujours respecter les victimes et la société. Et qu'il m'a semblé qu'un certain nombre d'activités ne respectaient ni les victimes, ni la société.

Lorsqu'on donne des instructions écrites aux chefs d Et qu'on leur dit par exemple que des personnes qui se sont déjà évadées ne doivent pas participer à des activités en sortant de la prison. Ça paraît le bon sens, mais c'est ce qui existait auparavant. Et que par ailleurs l'activité en question pouvait poser un certain nombre de de questions pour savoir si vraiment c'était nécessaire que des détenus aillent visiter le planétarium.

Est-ce que c'est vraiment une activité qui permet la réinsertion, l'alphabétisation ? La question peut se poser. Et que malgré ces instructions, quelqu'un qui a déjà connu une évasion et encore sélectionné par un chef d'établissement pour participer à une activité comme celle-ci et s'évade lors de cette activité, je pense que les instructions n'ayant pas été respecté qu'il faut prendre un certain nombre de mesures puisque les consignes du ministre n'ont pas été respectées quand on est et ça c'est un point très important dans le monde dans lequel nous sommes il faut qu'on ait des responsables Être chef d'établissement, c'est une grande responsabilité.

Diriger des femmes et des hommes sous son autorité, avoir la vie des femmes et des hommes sous son autorité, c'est une grande responsabilité. Le ministre, c'est quelqu'un qui a une grande responsabilité qui doit prendre ses responsabilités. Il m'est arrivé moi-même parfois de prendre ses responsabilités lorsque la loi immigration n'a pas été votée, j'ai apporté ma démission au président de la République.

Quand on est chef, on a de l'honneur Et l'honneur, c'est de pouvoir prendre en responsabilité des actes qui sont conformes à sa responsabilité, sa rémunération et aussi sa responsabilité aux yeux de la loi et de sa hiérarchie. Et donc j'ai Et considérer que ce chef d'établissement, qui a fait une faute mais qui ne mérite pas d'être sorti de la fonction publique, il va évidemment être accompagné pour qu'on puisse continuer à comprendre et à essayer d'expliquer à tout le monde quel est la changement de politique pénitentiaire d'autres pays que j'essaye d'inculquer, ne peut pas rester en responsabilité lorsqu'il est manifestement en train de mettre en place un système qui fait qu'une personne qui s'est évadée va se ré-évader. Moi, je dois aux victimes, en tant que ministre, je dois à la société des comptes.

Et les victimes et la société ne comprennent pas que des personnes puissent s'évader lors de sorties qui, d'ailleurs, n'avaient pas été forcément validées, c'est le mot qu'on puisse dire, par l'autorité hiérarchique. Il n'y avait aucun surveillant pénitentiaire pour cette sortie ?

Plan "zéro portable en prison", évasion à Rennes: le point-presse de Gérald Darmanin en intégralité — Gérald Darmanin · Pourquijevote