Nicolas Sarkozy : "Dans cette histoire, ce sont les voyous de France qui ont bien ri" (Henri Guaino)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Un cauchemar a-t-il dit. On va écouter Père Beeton qui réagit à cette phrase la prison est un cauchemar.
- 5:00FerméeRéponse directe
Vous êtes d'accord avec ça ? Je suis tout à fait d'accord avec ça.
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette libération, ces procès à venir, le fait que les Français étaient vraiment heurté par ce qui lui a été infligé peut avoir une influence dans les mois qui viennent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Pierre BotonFait
« La prison est un cauchemar. »
- 10:00Henri GuainoPromesse
« Il y aura un avant et un après. C'est ce qu'il a vécu est tellement hallucinant à tout point de vue que il sortira totalement différent et avec une détermination qui est très différente. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On va écouter Pierre Boton parce que on parle beaucoup des conséquences politiques. Je suis de ce qui s'est passé mais il y a aussi l'homme et vous le rappeliez l'épreuve. Un cauchemar a-t-il dit.
On va écouter Père Beeton qui réagit à cette phrase la prison est un cauchemar. Je trouve c'est très fort de la part de Nicolas de dire ça. C'est très très fort.
C'est très puissant parce que on connaît son caractère hein. Donc c'est pas quelqu'un qui montre généralement ses faiblesses et ça veut c'est très très fort. Et il dit qu' il a déclaré je crois que c'était dur pour lui et pour tous les détenus.
Donc je trouve c'est juste incroyable qu'il ait dit ça. Et moi je savais malheureusement que l'épreuve qu'il allait vivre allait être terrible. L'isolement c'est absolument terrible.
J'entendais les gens dire qu'il allait qu'il avait été traité différemment et moi je disais tout le temps oui, il a été traité plus dur. Il a été traité plus dur. Tant qu'on n'est pas allé en prison, on ne sait pas ce qu'est la prison.
Ouais, je suis très heureux. Bon, c'est important. C'est important pour votre ami.
Il méritait pas ça. Non, non, bien sûr. Ni lui, ni les enfants, ni la famille.
Donc, je suis vraiment très très heureux pour lui. Je suis très triste qu'il ait supporté euh tout ça. Je suis triste pour Carla.
Je suis triste pour Pierre, pour Jean, pour Julia. Et là, je suis très très heureux et j'imagine les moments qui vont vivre ce soir. Voilà, Pierre Boton qui réagissait très ému au micro de Sonia Mabrou, Celia Barotte, quand vous avez vu l'ancien président ce matin en visoconférence, effectivement, il a parlé de cette épreuve, de ce cauchemar, il y a associé les les détenus he de de la prison de l'assensante.
Oui, il a dit que c'était une épreuve errintante pour lui comme pour l'ensemble des détenus. il a exprimé cette cette épreuve, ce cauchemar qu'il a dû euh subir pendant 21 jours, jour et nuit, puisque ses codétenus faisaient énormément de nuisance sonore. Il y a il a reçu aussi des menaces à son encontre.
Donc pour lui, ça a été terrible puisque dans ce régime d'isolement, il devait également faire face à de l'insécurité provenant de de la prison en elle-même. Alors bien sûr, les détenus qui ont qui ont été menaçants ont été ont eu des des sanctions disciplinaires, des sanctions de justice. Mais Nicolas Sarkozi devait toujours être sur le qui vive.
Il y avait deux officiers de sécurité qui étaient là pour sa sécurité. Je vous le rappelle cette phrase qui a vraiment raisonné lors de cette audience. Je n'ai je jamais je n'aurais imaginé attendre 70 ans pour connaître la prison. cette épreuve imposée c'est dur, très dur, c'est terraint.
Il a expliqué qu'également concernant les risques de de rentrer en contact avec les prévenus, les protagonistes de cette affaire, il y a aucun risque puisque pendant les 10 ans d'enquête, les 4 mois de procès, il n'a eu aucun contact par exemple avec Claude Gayant ou encore Brisfeu. Nicolas SarkoZ qui bien sûr n'avait pas le droit de plaider et de parler du fond de l'affaire mais qui a quand même eu cette phrase "Je sais que ce n'est pas le lieu de plaider au fond mais je n'ai jamais eu l'intention de demander à Mohamad Kaddafi quoi que ce soit me dérober à la justice se serait avoué jamais je n'avouerai quelque chose que je n'ai pas fait". J'ai répondu à toutes les convocations et oui même à cette convocation du jour Nicolas Sarkozi était bien présent depuis le parloir de la prison de la de la santé en vision conférence.
Merci beaucoup CIA Barot du service police de justice de C News. On continue à évoquer cette libération de Nicolas Sarposi juste après le rappel des titres de l'actualité 18h30 on est en direct et Michael Dosanto est là. Bonsoir Michael.
Bonsoir Laurence. Bonsoir à tous. Le président allemand demande la libération de Boem sans sal dans un communiqué.
Franck Walter Stenmeyer a demandé à son homologue algérien de le gracier de faire un geste humanitaire. Il se dit prêt à le recevoir en Allemagne pour des soins médicaux au vu de son âge et de son état de santé. L'écrivain avait été arrêté il y a presque un an pour atteinte à la sûreté de l'État.
Donald Trump pourrait lui réclamer 1 milliard de dollars de dommages et intérêts à la BBC. Le président américain a menacé de porter plainte après la diffusion d'un documentaire dont il demande le retrait. Il semble y inciter ses partisans à attaquer le capitol.
Le service public britannique s'est excusé. Le directeur général et la patronne de la chaîne d'information du groupe ont également démissionné. Enfin, les femmes travaillent gratuitement depuis ce matin 11h31 selon la lettre féministe et glorieuse.
Cela est dû en raison des inégalités salariales avec les hommes en moyenne. Elle gagne 14,2 % de moins à temps de travail identique. Merci beaucoup Michel.
Dos Santos 18h30, on est en édition spéciale sur C News et sur Europain. On évoque la libération de Nicolas Sarkozy après 3 semaines de détention. Écoutez ce qu'il avait dit le 25 septembre dernier lorsqu'il avait appris qu'il allait partir en prison.
Écouter les mots qu'il avait employé à la sortie de l'audience. Je demande aux Français qu'ils aient voté ou non pour moi, qu'ils me soutiennent ou non, d'apprécier ce qui vient de se passer. La haine n'a donc décidément aucune limite.
J'assumerai mes responsabilités. Je défraerai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison.
Mais la tête haute. [musique] Je suis innocent. Cette injustice est un scandale.
Je ne m'écuserai pas de quelque chose que je n'ai pas fait. Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France.
C'est l'image de la France. Et si quelqu'un a trahi les Français, ce n'est pas moi. C'est cette injustice invraisemblable auquel vous venez d'assister.
Je n'ai aucun esprit de revanche. Je n'ai aucune haine. Mais que chacun comprenne bien et l'entende, je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour prouver ma complète innocence.
Voilà Nicolas Sarkozi qui s'exprimait en Origeno le 25 septembre dernier lorsqu'il a appris que la première instance demandait sa mise en détention quand il dit ce qui était humilié c'est la France. Vous êtes d'accord avec ça ? Je suis tout à fait d'accord avec ça.
Je pense que on a humilié la France et on a abîmé le regard que la France, non seulement que le monde entier porte sur la France, mais le regard que la France porte sur elle-même. Et je vais vous dire, je crois que dans cette dans cette histoire, on a voulu abaisser les institutions, en particulier l'institution présidentielle et abaisser ou rabaisser l'homme. On a réussi à abaisser les l'institution, voilà.
Mais on n pas réussi à rabaisser l'homme et il nous a donné qu'on aime Nicolas Sarkozy ou pas. Il nous a donné à tous une leçon de dignité et de courage. Avec évidemment des mots très forts.
Injustice là, il n'aura aucune limite. Euh il l'a expérimenté. C'est vrai.
Mais c'est vrai. Enfin je je alors après je je on peut discuter sur les les termes employés mais euh c'est quand même enfin c'est une réalité que il était une sorte de victime expiatoire. euh qui avait le profil parfait pour jouer ce rôle.
Bon et c'est ce qu'on lui a on fait ce qu'on lui a fait jouer. Mais on lui a fait jouer sans non plus mesurer les conséquences pas seulement humaines. Euh encore une fois il a résisté humainement mais les conséquences à la fois institutionnelles, politiques.
Comment voulez-vous après rétablir l'autorité dans notre pays ? Voilà si je je l'ai déjà dit mais ceux qui ont beaucoup ri dans cette histoire, ce sont les voyou. tous les voyou de France parce que c'est c'est comme le jour où vous giflez le président de la République.
Ceux qui n'aiment pas Macron disent bah c'est bien fait pour lui. Non non non, même quand on aime pas Macron, gifler le président de la République c'est et trouver ça normal. Trouver qu'il est normal de le gifler et que même on aurait dû le gifler deux fois.
C'est c'est rendre impossible de dire ensuite à l'adolescent qu'il peut pas gier son professeur, au voyou qu'il peut pas cracher à la figure du policier. Et bien là c'est c'est encore pire puisque là on l'a mis dans un cul de basse fosse, on l'a mis en prison. Juste une remarque aussi quand on dit mais c'est il dit c'est un cauchemar pour tout le Oui, c'est un cauchemar pour tout le monde mais c'est pas tout à fait le même cauchemar pour tout le monde.
C'està-dire que quand vous mettez un ancien chef de l'État en prison que vous le faites descendre du sommet de l'État jusqu'à la prison, vous ne lui faites pas la subir la même chose que le voyou, le le violeur, le le mafieux et cetera. C'est c'est qui qui va en prison en prenant toutes les précaution qui est bien mieux traité en prison en fait que que l'ancien chef de l'État parce que il sait s'organiser, il trouve le moyen d'avoir son portable, il trouve le moyen de continuer ses petites affaires et ses petits trafics enants. C'est pas la faute de la de la de l'administration pénitentiaire hein, c'est que juste il est organisé, il a il a beaucoup de moyens, il peut corrompre, il peut bon euh voilà.
Donc c'est pas du tout du tout la même chose qu'on lui a fait subir et bien pire que ce qu'on fait subir au pire criminel qu'on envoie en prison. Louis Ragnelle sur ces questions à la fois humaines, personnelles et puis politique. On voit le niveau des réactions politiques à gauche.
C'est absolument désastreux. La droite le soutient évidemment en parlant de l'homme et cetera. Est-ce que encore une fois cette libération, ces procès à venir, le fait que les Français étaient vraiment heurté par ce qui lui a été infligé peut avoir une influence dans les mois qui viennent ?
Moi, je suis convaincu premièrement que Nicolas Sarkozi, il y aura un avant et un après. C'est ce qu'il a vécu est tellement hallucinant à tout point de vue que il sortira totalement différent et avec une détermination qui est très différente. Je pense que toute la classe politique est sidérée par ce que ce qui vient de se passer.
Et il y a pas un seul parlementaire ou il y a pas un seul possible candidat à l'élection présidentielle ou même actuel président de la République qui ne se dit pas "Ah ça m' ça pourrait m'arriver un jour, il vient de se passer quelque chose." Ce qui s'est passé là, c'est extrêmement grave. Alors, vous avez des gens pour qui euh euh c'est la continuité d'une gradation, d'une montée en puissance, de la détestation des élites.
Non, non, c'est enfin moi je vois pas du tout ça comme ça. Moi je vois ça comme euh vraiment un un précédent et quelque chose qui peut se reproduire voir qui peut aller euh plus loin. Je ça pour le coup, je ne suis pas devin mais c'est mais c'est vraiment ce qui peut se passer.
Et puis je je reviens sur ce que disait Henry Geno sur la détestation de soi. Euh je moi je vois les quelques réactions que j'ai eu à de gens qui habitent à l'étranger. Ils se disent "Mais vous ce pays qui alors ils savent qu'on va pas très bien mais ils se font quand même encore un petit peu un rêve français.
Ils se disent "Mais qu'est-ce qui vous est passé ? Comment est-ce que vous en êtes arrivé là Et et c'est vrai qu' beaucoup d'interlocuteurs m'ont dit à quel point ils étaient sidérés de voir qu'un pays comme la France pouvait incarcérer Nicolas Sarkozy pour une raison qu'il ne connaissent toujours pas. parce que l'association de malfaiteurs, comme le disait encore une fois, je vous cite deux fois Henry, mais comme vous le disiez tout à l'heure, euh personne n' encore très bien compris euh ce que ça voulait dire et en tout cas ce que la seule certitude qu'on a tous euh c'est que les juges voulaient l'attraper sur des choses qu'ils n'ont pas réussi à prouver et donc ils ont trouvé cet artifice quelle association malfur c'est page blanche là le blanche par rapport à la cour d'appel mais ce qui s'est passé en revanche c'est pas il y a pas de typex non mais c'est dire mais c'est les 21 jours de Nicolas Sar en détention, ça ça restera une tâche quelque chose d'indélib et qui ser voilà qui je pense servira aussi de de de précédent et moi je je reconnais que je je trouve que ce climat est absolument épouvantable parce que c'est un peu le climat de la terreur.
C'estàd que une fois qu'on l'a fait pour un, on peut le faire pour d'autres et je rejoins vraiment voyez les réactions de la France insoumise, c'est exactement ça. On est en pleine voilà mais ça moi ce qui me scandalise par rapport à ça, c'est que à aucun moment la raison d'État n'a été évoquée pour expliquer la raison du rapprochement. à une période donnée entre la France et la Libye.
Euh là-dessus et comment Oui, mais parce que c'est d'État qu'on va abattre. C'était intéressant mais c'était intéressant à l'époque juste avant la la visite en question de Nicolas Sarkozi qui lui reprochait, il y avait 40 ministres de l'intérieur européen qui en espace de 2 ans avaient fait une visite à Tripoli parce qu'il y avait une volonté européenne de rapprochement entre l'Europe et la Libye. La Libye qui contenait les flux migratoires et d'ailleurs, il suffit de voir très simplement ce qui s'est passé. après la chute de Kaddafi.
Alors, il y a pas que ça, il y a eu les printemps arabes et tout ça, mais globalement il y a eu plein de problèmes qui ont qui se sont produits et qui ont eu des conséquences sur notre sol. Il y a les fluxoires, il y a la lutte contre le terrorisme et puis il y a des choses qu'on oublie, on parle jamais. les infirmières par exemple infirmiè bon je dire c'est guil chalit florence cassé une grosse où il y a eu on a on a la libération d'un médecin et de cinq infirmières quiissaient dans des conditions abominables voilà et qui seraient sans doute mortes au fond d'une d'une cellule sans sans sans l'intervention de la France mais c'est c'est ce qui a été pour ça que moi j'ai appelé ça une un coup d'état judiciaire contre la séparation des pouvoirs ce qui a été mis en jugement c'était la politique étrangère de la France et avec des arguments qui sont quand même parfois hallucinants.
Je je dans une émission de de de télévision où j'ai subi une interview euh on dit "Mais je dis il y a pas de preuve". On me dit "Mais si si il y a des preuves, c'est" et on passe le petit l'extrait du jugement concernant les fameuses preuves puisque vous savez que pour l'association de malfaiteurs qui est un peu une qui est un peu un délit fourtout mais qui sert à attraper des gens qui ont effectiv qui ont qui ont participé sans avoir été des acteurs mais qui ont participé qui ont rapporté des explosifs, des plans et pour soit pour un attentat soit pour un un holdup. Bon euh il faut des euh faits matériels, c'est écrit noir sur blanc dans le code pénal.
Et moi je je m'interroge parce que euh le le juge le jugement dit bon un fait matériel suffit. Alors le fait matériel c'est euh les le le ministre délégué et le directeur de cabinet sont allés voir euh un terroriste. En l'occurrence le gendre de Kaddafi, monsieur, c'est nous.
Bon euh et ils y sont allés dans le but d'obtenir un financement pour la campagne. Délit pour lequel Nicolas Skozi a été a été relaxé. Mais ce dont le but n'est prouvé évidemment nulle part.
C'est une hypothèse. Donc si on appelle ça un fait matériel, c'està dire les mots n'ont plus de sens. Je veux dire ça ça devrait nous obliger au-delà même du cas de Nicolas Sarkozy à une réflexion sur la refondation et la réécriture de notre code pénal et sur la remise à plat de certaines règles.
Si les mots de la justice, si les mots du droit ne sont plus n'ont plus le même sens que les mots du dictionnaire et les mots de la langue courante, [rires] alors on a un vrai problème. Vous avez même pire dans le la tendue du jugement puisqueà un moment donné, il est écrit que la force avec laquelle Bris Ortefeu et Claude Guéan expliquent qu'il demande, ça prouve bien que Nicolas Sarkozi était au courant. Enfin, on marche complètement sur la On a dit aussi le changement de le il y a pas le tribunal a reconnu qu'il y avait pas eu de changement de politique par rapport à la politique de Jacques Chirac.
Mais ce ce ce nom ce cette promesse de ne pas changer de politique pour Je voulais ajouter une chose si vous me permettez, je voulais ajouter une chose, c'est qu'évidemment la haine antisarkozy de certains atteint la fonction de chef de l'État. Ça vous avez tout à fait raison. Je crois que c'est plus c'est surtout la fonction qui était alors mais mais je note quand même Guino et vous allez peut-être me contredire qu'on assiste quand même depuis pas mal de mandats à une lente érosion dégradation de la fonction du chef de l'État dans ce pays.
Vous souvenez que Jacques Chirac lors d'une campagne électorale où on le traitait de supermente menteur s'était fait cracher dessus. Nicolas Sarkozi s'était fait attraper par la Manche. Voyez, on se rapprochait du corps du roi et là François fait en François Holland s'est fait en fariné.
Si vous voulez là c'est presque un coup fatal mais c'est ça qui m'inquiète beaucoup c'est le statut de président de la République dans un pays comme le nôtre où les racailles et les voyou triomphe. Non mais c'est ça qui est très et qui met en danger la 5e République. Raison de plus pour que les institutions en particulier institutions judiciaires ne participent pas à cet abaissement.
Mais elles y participent des faits quand on voit quand on voit la décision d'aujourd'hui qui empêche tout contact entre le ministre de la justice d'ailleurs j'ai l'impression que c'est plus intui offici comme on dit c'est la fonction même c'est même si ça n'était plus monsieur d'armin ça ça le concernerait mais qu'est-ce que ça dit à part que on ne peut pas avoir confiance dans les institutions dans les institutions de de lain pas d'armin qu'on qu'on interdiste prendre contact puisque ça la justice peut pas le faire c'est Nicolas Sarkozi on Nicolas Sarko qu'on interdit d'avoir des avec la Oui, mais avec la fonction voilà ce qui est Oui, mais c'estement ça. On est encore dans la dans la transgression par rapport à la séparation des pouvoirs. Si monsieur Darmanin avait été le ministre délégué de Nicolas Sarkozy au moment de de de son passage au ministère de l'intérieur, bon pourrait comprendre là, il il en a pas été ça n'a pas été le cas.
Il n'a jamais été impliqué ni cité dans cette affaire. Il est compl OK, il est complètement étranger. Je crois que l'incarcération en tant que telle de Nicolas Sarkozy montre que Gérald Armanin peut pas être suspecté que quoi que ce soit non plus, il a lui-même il s'était lui-même déporté, il a refusé toute remontée d'information sur cette affaire.
Donc voilà, cette c'est c'est curieux de cette insistance euh comme si au fond l'institution judiciaire euh encore une fois elle a fait elle a fait elle a fait plutôt quelque chose de de convenable dans ce dans ce jugement en appel là. Mais mais comme si l'institution judiciaire voulait absolument repousser encore les limites de son emplacement vis-à-vis du vis-à-vis du pouvoir politique comme si elle était en quelque sorte la seule source de légitimité dans la République parce que c'est quand même ça qui se joue en voie un combat frontal contre au-delà de la personne de monsieur Sarkozi contre le politique enfin le champ du politique. On l'a évoqué sur la diplomatie, on l'a évoqué sur le fait de concevoir que certains sont plus en situation de domination et donc que par principe c'est c'est douteux.
Et moi j'ai envie de dire mais que ces magistrats là qui ont l'impression que ils sont des chevaliers blancs regardent ce qui s'est passé dans d'autres pays parce que l'exemplarité ça produit rarement les effets qu'on en attend. L'opération main propre en Italie ça a amené à quoi ? a mené à 20 ans de Sylvio Berlus connu au pouvoir.
Donc s'ils sont dans des calculs politiques, ils se posent quelques questions. Une nouvelle fois, on a on a deux choses enfin un même récit français tristement c'est que d'un côté j'ai le sentiment qu'on a un homme ancien président de la République qui ne coulera pas parce qu'il ne veut pas couler quoi qu'il arrive. Et de l'autre côté lorsque on lit les tweets LFI et INFOD et l'extrême gauche et cetera, des gens qui travaillent pour le naufrage français.
Ces personnes n'aiment pas la France. Voilà tout. Euh on va écouter maître Pascal Pierre Garbarini, avocat euh à propos de cette exécution provisoire qui a conduit Nicolas SarkoZier en détention alors que la cour d'appel infirme en réalité ce qui a été décédé en premier instant.
Il estime que cette exécution provisoire était complètement inadaptée. C'est une décision qui est forte, qui était attendue quand même puisque euh c'est quand même la démonstration que cette exécution provisoire était complètement inadaptée par rapport à à au jugement pénal parce queencore une fois et je le répète, on aurait pu très bien avoir une décision de de condamnation. Elle aurait été querellée devant la cour.
C'est c'est le processus normal. Mais que vient faire l'exécution provisoire sinon euh de priver quelqu'un de liberté ? Et moi, j'ajoute que je suis bien évidemment très satisfait que euh monsieur le président Sarkozy soit soit libéré.
Surtout que ça va lui permettre euh on le dit pas assez souvent que euh lorsqu'on est en détention, c'est très compliqué de préparer sa défense. Oui, il va falloir désormais préparer la défense. Henri Geno Oui.
Alors, c'est pas une remise en cause de la de l'exécution provisoire de ce jugement. Voilà, c'est puisque le de de en tout cas de un que les toutes les garanties de représentation sont présentes. Présent en première instance.
Dit le tribunal, c'est les critères ne sont pas les mêmes pour le juge d'instance de première instance et pour la cour d'appel dans le cas dans le cas de la de la remise en liberté. Bon, donc et c'est c'est ça aussi qui est incompréhensible, c'est-à-dire que en réalité le le juge de première instance, mais c'est pareil pour madame Le Pen et son inéligibilité. C'est-à-dire que la il faut motiver la décision, on la motive.
Alors là, on dit bah le trouble à l'ordre public, alors c'est l'ordre public démocratique en première instance pour madame le droit. On tort le droit comme on veut. Mais c'est Oui, c'est-à-dire que il y a en fait la seul endroit où on on met des critères encore une fois dans le code pénal, c'est l'article 144 sur la détention provisoire.
Mais là, on dit mais il y a il y a pas de critère puisque c'est une exécution provisoire qui entraîne la détention. Bon, c'est quand même déjà un peu un peu un peu confus et dans l'article 144, le l'argument le la la le critère du trouble profond à l'ordre public dû à la gravité de l'infraction est exclu du champ du correctionnel. Alors c'est d'ailleurs il faudrait pas à mon avis il faut pas l'exclure, il faut changer ça pour les voyou mais il y a quand même quelque chose là de encore une fois d'incompréhensible.
Voilà. Mais le jugement d'aujourd'hui ne ne remet pas en cause la décision. Euh, elle peut-être ressentie comme ça, mais elle ne remet pas en cause euh formellement la décision du tribunal de première instance.
Elle dit le en gros le tribunal de première instance a le droit de faire ça, il fait ce qu'il veut en fait. Voilà, ça veut dire il fait ce qu'il veut, il y a pas de critère. Voilà.
Et puis nous, on n pas les mêmes critères et ça quand même ça laisse en suspend quelque chose de très troublant. Mais très troublant et très gênant. Mais je voulais juste rajouter qu'entre deux voyages planétaires, le président de la République sait euh en Paris de l'exécution provisoire, vous souvenez, il a dit qu'il faudrait sans doute avoir un débat autour de l'exécution provisoire parce que évidemment euh c'est précis ça hein.
Ben non, mais c'est c'est important parce que en fait qu'on qu'on parle de Nicolas Sarkozy ou qu'on parle de Marine Le Pen, vous voyez bien le sujet, c'est que pour le premier euh vous vous vous a vous abissez considérablement le statut de président de la République et pour la seconde, vous empêchez peut-être quelqu'un qui représente 30 35 % de se présenter à une élection présidentielle. C'està-dire que la justice trie les candidats qui peuvent se présenter ou pas. C'est ça l'exécution provisoire quand même.
Pardonnez-moi encore une fois qu'on soit pour ou contre Nicolas Sarkozy et la même chose pour Marine Le Pen, c'est pas au juges de mettre sur la ligne de départ les candidats qui doivent se présenter à une élection aussi importante que l'élection présidentielle. Deux commentaires quand même. Un la l'automaticité de la peine complémentaire de de d'inéligibilité.
C'est c'est quand même le les parlementaires qui l'ont voté. Voilà. Alors ça veut pas dire mais c'est pas automatique pour autant hein.
C'est obligatoire mais pas automatique. Le juge peut toujours peut toujours ne pas l'appliquer. C'est pareil là sur le pour Nicolas Sarcon dit mais ah il y a 80 près de 90 % des des gens qui sont condamnés à 5 ans qui ont qui sont qui sont soumis à l'exécution provisoire mais d'abord 85 ou même 90 % c'est pas la totalité.
Et puis ça ça recouvre des populations qui n'ont rien à voir avec ce qu'a fait Nicolas Sarkozi. Donc le juge pouvait très bien, il n'était pas obligé de le faire, il pouvait très bien ne pas le faire. Et là quand à l'exécution provisoire, il faut pas la supprimer parce que quand vous avez affaire à un violeur, un tueur en série, voilà.
Mais il faut lui mettre des critères qui aujourd'hui n'existent pas, il faut refonder notre code pénal. Voilà voilà pour limiter la part de la subjectivité du juge dans les jugements. Revenons à à l'homme à sa famille qui est réunie autour de lui ce soir.
On va écouter Franck Louvrier qui est un de ses proches, le maire de la Baule qui a longtemps travaillé pour lui à l'Élysée comme vous Henry Guinot qui est dit avoir beaucoup d'amertume concernant le traitement qui a été réservé à Nicolas Sarkozi. On a toujours le sentiment que Nicolas Sarkozi bien qu'il se considère ni au-dessus ni en dessous des lois n'est pas injusticiable comme les autres. Euh, il a été en quartier d'isolement, ce qui est quand même plus rude que le traitement classique.
Euh, il a subi des insultes de codétenu euh pendant plusieurs jours. Euh, il a été obligé d'être protégé euh dans sa dans son incarcération parce que il y avait un danger sur son intégrité, sur sa personne. Donc voilà.
Et et là maintenant, on a une décision même qui amène à faire jurisprudence quasiment parce qu'on empêche le garde des sauts de pouvoir parler à celui qui est allé voir, ce qui est pas complètement un crime de l'isse majesté, d'aller voir quelqu'un qu'il connaît et qui est indétenu et qui était indétenu et qui était en statut de détenu à la prison de la santé. Donc moi, j'ai derrière ces ces moments-là vraiment un peu d'amertume parce que pourquoi tout ça ? Voilà pour Franck l'ouvrier, pourquoi tout ça ?
Ragn euh la question va continuer à se poser parce qu'encore une fois la cour d'appel euh le procès va se tenir en mars. Absolument. Donc il va y avoir un deuxème procès tout va voir partir absolument avec une nouvelle stratégie de défense avec de nouveaux magistrats avec une nouvelle manière de fonctionner.
Mais je rebondis sur ce que disait Franck l'ouvrier. Moi l'impression que ça donne, je trouve c'est que Nicolas Sarkozi a été incarcéré pour l'exemple et ça c'est pas la justice. La justice il y a il y a pas d'exemple à donner.
La justice c'est la justice de manière pure dans son dans son à l'état pur. Euh vous pouvez pas vous dire tiens je vais essayer d'envoyer des signaux euh je vais essayer de de le punir plus parce que c'est lui. Ça normalement ça n'a ça ne doit pas du tout entrer en considération et je pense que des gens qui détestent Nicolas Sarkozi comme ceux qui l'apprécient euh se disent ça de la même manière.
Je voulais juste rebondir sur ce que disait Rel tout à l'heure quand vous évoquiez euh Emmanuel Macron qui disait "Oui, il faudrait réfléchir sur la l'exécution provisoire." Mais le problème des pardon, je je parle d'Emmanuel Macron, mais Emmanuel Macron, ça fait maintenant un an et demi qu'à chaque fois qu'il y a un problème, il dit "Oui, il va falloir réfléchir. L'Algérie, il faut réfléchir." Oui.
Oui, effectivement, pourquoi pas ? Les accords de 68, il faut les revoir sur l'immigration. Ah oui, faudrait peut-être réfléchir.
Oui, faire quelque chose, un référendum sur l'immigration. Le problème, c'est que sa réflexion à la fin. un violet non plus du tout mais il réfléchit je quand on est vrai demande maintenant des actions.
Allez Henry Geno voulait réagir sur le fait que chaque justice fiable est différent. Alors, d'abord, ben c'est par définition dans le dans le droit pénal, chaque justiciable est différent de nôtre. C'est on juge un cas d'espèce et d'ailleurs chaque fois qu'on juge quelqu'un, avant de mettre la peine, on se demande quelle est sa situation de famille, son parcours, son avenir, son insertion dans la société, les dangers qu'il peut représenter pour lui-même.
Voilà, c'est ses ses charges de famille et cetera. Donc voilà, aucun justiciable néticiable comme un autre. Et bien entendu, il faut arrêter de se voiler la face. un ancien président de la République, c'est pas injustifiable comme un autre et c'est injustifiable qui appartient à une catégorie quand même très particulière.
Voilà, on peut pas écarter ça. Mais il y avait autre chose pour pour comprendre ce qui est l'état du droit. Tout ce que vous tout ce que que vous venez de dire est est exact mais ça ne s'applique pas qu'à Nicolas Sarkozy l'exemplarité.
Ça c'est ce que font les juges avec tous les élus aujourd'hui, les grands et les petits et même les tout petits. Voilà. Et donc je vous donne un exemple pour pour bien comprendre où on en est dans l'état du droit.
C'est les avocats qui ont porté plainte euh contre le ministre de l'intérieur pour avoir euh euh pour avoir rendu visite à Nicolas Sarkozy à la présent de la santé. Ils ont pris comme comme délit, ils ont visé comme délit euh le le euh le comment ça s'appelle ? Le le la prise illégale d'intérêt.
H il faut savoir que aujourd'hui la prise égale d'intérêt, elle peut être parfaitement subjective. Voilà. Et donc le l'idée là, la subjectivité euh ce qu'ils ont visé c'est la prise illégale d'intérêt à cause de l'amitié.
Mais il y a déjà des jurispé c'est une prise illégale inéressant c'est la prise l'intérêt c'est du trafic d'influence aussi c'est de l'association il a il y a déjà des jugements qui ont concerné un certain nombre d'élus de l' locau en particulier qui sont fondés sur l'amitié il était l'ami de par conséquent il avait un intérêt à cet intérêt c'était l'amitié mais est-ce qu'on a fait à à maître à à Duporiti quand il a été traduit devant La Cour de justice c'était pour inimitié. Oui, d'accord. Mais il était devant la cour de justice de la République.
Ça vous a pas échappé Oregano Pas devant la juridiction parce que c'était pour l'ire du magist. Le fond de cette histoire c'était une prise illégale d'intérêt pour inimitié. Pourquoi est-ce que Nicolas Sarko n'a pas été jugé par la Cour de justice de la République ?
Et c'est une question que je j'ai beaucoup posée. Alors les avocats ont soulevé cette question. Ils l'ont soulevé pendant l'instruction mais la chambre de l'instruction n'a pas donné.
Ils l'ont soulevé au début du au début du procès et le tribunal a dit "On verra à la fin." Et puis à la fin, ils ont dit "Bah voilà, en fait c'était pas le ministre de l'intérieur là qui agissait, c'était le candidat." Donc mais on aurait pu poser cette question.
Alors on peut poser, on peut demander à poser la question à la Courte Cassation, mais le tribunal est libre de la poser ou de ne pas la poser ? Aujourd'hui, il n'existe pour ça qu'il faut revoir des choses de façon très approfondie, tranquillement, sans sans passion excessive. c'est il n'existe aucune procédure pour obliger un un un tribunal à poser une à poser la question de la constitutionnalité et donc de sa compétence dans de la dans la répartition des des pouvoirs.
Euh il existe aucune aucune procédure et la même la QPC ne fonctionne pas dans cette dans ce type de de conflit de de contentieux puisque la QPC elle concerne le l'interprétation d'une loi c'estàdire est-ce que la loi est constitutionnelle ? Là, c'était pas la loi qui était en cause, c'était la compétence du tribunal et donc la séparation des pouvoirs n'est pas à sens unique. Vous avez raison.
Rien n'est à sens unique. Personne n'est audessus des lois. Mais personne n'est en dessous des lois non plus.
Voilà. Mais non, mais c'est parce que voilà, là ça veut dire j'empiète pas. Le le judiciaire n'empiète pas sur l'exécutif.
L'exécutif n'empiète pas sur le judiciaire et aussi le judiciaire n'empiète pas sur le législatif. Merci Henry Genot, merci Jean-Sébastien Ferrevel, Rachelkan, Louis de Ragnell. Dans un instant, c'est Pierre de Vil qui va évidemment être avec vous pour repin soir et Christine Kell pour Finfo.
Bonne soirée à vous sur nos deux antennes.
Nicolas Sarkozy