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interviewBFM TV (sur YouTube)· 23 août 2026 15 min

Le vote du budget 2027, le dossier explosif de cette rentrée politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On le disait, la campagne présidentielle s'annonce déjà explosive. On en parlera dans un instant, mais d'abord la par entrée politique avec ce 1er bras de fer, et pas des moindres, le budget en plein meeting. M .Mélenchon promet d'ailleurs de le censurer.

On va l'écouter. « L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession, elle va plonger. Car le cornu prépare un nouveau budget de coupe-rages qui va aggraver. tous les mots.

Ne nous demandez pas je ne sais quelle bienveillance à son égard. Une fois de plus, nous le censurerons. J'en suis La menace de Jean-Luc Mélenchon que vous venez d'entendre au lendemain, l'avertissement du Premier ministre dans une lettre de quatre pages que vous allez voir adressée aux députés et aux sénateurs.

Sébastien Lecornu met la pression sur les parlementaires il faut adopter un budget, faute de quoi le pays risque le désordre économique Alexis Cuvillier le Premier ministre tire la sonnette d'alarme Il tire la sonnette d'alarme dans ce courrier qu'il envoie aux parlementaires en expliquant que finalement cela pourrait mettre en péril la première année d'action de celui qui serait élu au printemps 2027 parce que sans budget, il devrait ce dernier, ce nouveau président attendre qu'un budget soit voté et ça mettrait en péril beaucoup de choses. Et entre temps bien sûr la situation économique française, une hausse de nos taux d'intérêt pèseraient durablement sur l'État et notre économie, hausse des taux d'intérêt qui seraient une conséquence de l'absence d'un budget voté à l'automne. Évidemment c'est un argument qui n'a pas été entendu du côté de la France insoumise.

Vous me direz, c'est probablement pas eux que cherchaient à convaincre ou à responsabiliser Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu s'adresse probablement un peu au Rassemblement national, un un peu au Parti socialiste, des mouvements, des partis qui n'ont pas toujours été dans une posture de censure. Alors qu'à l'inverse, Jean-Luc Mélenchon, lui, il l'a répété, il a toujours censuré.

Et d'ailleurs, il a dénoncé tout à l'heure l'attitude de Marine Le Pen en disant qu'à 12 reprises, il avait fait visiblement son décompte, à 12 reprises elle n'avait pas censuré les gouvernements d'Emmanuel Macron et que ça l'avait donc d'une certaine façon préservé le chef de l'État actuel. Tout ça pour dire qu'on va être dans cette situation compliquée dans ces prochaines semaines où probablement le débat budgétaire va beaucoup, beaucoup s'inviter dans le débat de cette pré-campagne présidentielle. Et on continue ce débat justement avec Carl Oli.

Vous Vous êtes députés ensemble pour la République des Yvelines. Bonjour, merci d'être avec nous. Alors dans cette lettre, on a le Premier ministre qui promet de laisser du temps au compromis.

Mais concrètement, sur quoi est prêt à céder le gouvernement pour obtenir des voix d'URN ou des socialistes. Bonjour et merci pour l'invitation. D'abord, j'entends M.

Mélenchon. Et vous voyez, je dis bien M. Mélenchon quand M.

Mélenchon est incapable d'appeler les personnes par leur présence. Ce n'est pas le cornu, M. M.

Mélenchon, c'est M. Lecornu. Excusez du peu.

J'entends qu'il censure. On a l'habitude à l'Assemblée nationale avec la France insoumise. La censure est quasiment quotidienne.

Donc si jamais il nous avait dit dans son meeting qu'il n'allait pas censuré moi j'aurais pris tout de suite un train pour aller à lourdes ça aurait été un miracle qu'est ce qu'il faut dire d'abord que la présidentielle évidemment elle ne met pas la république en congé budgétaire la dette elle ne fait pas campagne elle présente la facture tous les matins et si on se dit les choses chaque jour qui passe c'est 400 millions d'euros supplémentaires. Alors pourquoi un budget ? D'abord s'il n'y a pas de budget, comme depuis deux années, c'est deux lois spéciales et la loi spéciale quelque part c'est un groupe électrogène, elle est un palmoteur de financement du pays, mais elle ne lui donne aucune direction.

Et c'est le message qu'envoie le Premier ministre avec lequel j'ai échangé. Et il a bien raison simplement de faire part de responsabilité. Ça n'empêchera pas derrière le futur président de la République, de pouvoir faire une loi réactive, rectificative de finances le cas échéant.

En revanche, c'est moins possible avec la loi de finances. Qu'est-ce que ça change ? Pour répondre clairement à votre question, c'est qu'aujourd'hui on a des difficultés derrière à corriger.

Et elle est dans un sens, je dirais encore une fois, de donner un cap s'il y a une loi spéciale. C'est ce que nous avons vécu au cours des deux dernières années. – Et avant de parler justement des conséquences que pourraient avoir une loi spéciale.

On est avec Jean-François Husson, vous êtes sénateur, rapporteur général du budget. On a l'impression, au Sénat pardon, on a l'impression qu'il y a deux visions qui s'opposent d'un côté. Le Premier ministre, on le disait, qui en appelle à la responsabilité à la fois des députés et des sénateurs qui tirent la sonnette d'alarme et de l'autre, la menace, une nouvelle fois brandie par Jean-Luc Mélenchon de la censure de ce budget.

Où on va ? Oui, d'abord, bonjour. Alors, Mélenchon, il n'y a aucune surprise.

Par contre, appeler à la responsabilité aujourd'hui de la part du Premier ministre, moi j'entends et le Sénat, notamment la majorité sénatoriale, a toujours fait preuve de responsabilité, mais on va se dire des choses cet appel à la responsabilité et la conséquence de l'irresponsabilité d'une décision folle qui était de dissoudre l'assemblée à contretemps pour organiser malheureusement le bazar institutionnel dans notre pays et ça c'est aujourd'hui c'est très important et c'est très grave parce que c'est la responsabilité de l'exécutif s'il voulait il faut pas venir se défoncer sur le parlement et d ça veut dire quoi que vous aussi vous menacez vous vous menacez pardon dites nous pardon vous menacez -vous aussi la censure non il n'y a pas de menaces de censure d'abord il ya le travail parce que la censure ne concerne que l'assemblée nationale et c'est là où il ya une majorité introuvable est la responsabilité me semble-t-il éminente de l'exécutif et du premier ministre avec son gouvernement ça va être aujourd'hui de temps Tentez de trouver, si c'est possible, une voie de passage qui soit aussi acceptable par le Sénat. Parce qu'on ne peut pas, on n'offrera pas le coup comme l'an passé, de venir nous retirer le tapis sur le travail qui avait avait été préparé, avec d'ailleurs une contribution du club des cinq au Sénat, c'est-à-dire des forces politiques qui avaient accepté de faire en sorte de donner un budget de responsabilité déjà pour le pays parce que la dégradation continue et la dette la dette elle concerne chacune et chacun d'entre nous malheureusement même aujourd'hui les jeunes français parce que ce sont eux qui vont devoir, avec les actifs, retrousser leurs manches et faire des efforts. Donc il y a vraiment une urgence.

La voie de passage, je dois avouer aujourd'hui, je ne la vois pas Nous avons, nous, au Sénat, sous l'autorité de Gérard Larcher, interrogé le Premier ministre pour savoir quelles allaient être ses orientations, quelles méthodes de travail il propose et je vois qu'aujourd'hui, le premier élément de réponse, c'est d'écrire individuellement à tous les parlementaires, aux députés et aux sénateurs. J'y vois en tous les cas une difficulté, un espèce de brouillard politique qui, en plein été et en période de canicule, n'est pas de bonne augure. Quel compromis demandent alors les Républicains pour voter ce budget 2027 – C'est un compromis de responsabilité, mais si vous voulez, j'ai lu dans les quatre pages du Premier ministre qu'il allait proposer des réformes structurelles.

Quand je me souviens de ce qui l'an passé a permis un compromis avec le Parti socialiste, ça a été à l'époque de revenir sur la réforme proposée et adoptée deux ans plus tôt sous l'autorité de la Première ministre Elisabeth de Borne sur un sujet éminemment important, celui des retraites. Nous avons aujourd'hui besoin de corriger la dégradation de nos comptes publics et ça c'est la folie des dépenses pendant plusieurs années qui aujourd'hui handicap la France et on va voir deux sujets, le sujet des dépenses sociales avec un déficit qui aujourd'hui s'apparente à un gouffre et essayer de redonner une dynamique économique parce que la meilleure manière aussi d'endiguer la dégradation des coûts publics c'est de tenter de retrouver une croissance dynamique en faisant confiance notamment à nos entreprises, à notre économie. Il faut faire attention de ne pas mettre nos entreprises sous le joug d'une fiscalité et de taxes qui finiraient par décourager même celles et ceux qui sont prêts à retrousser les manches à carolive est ce que la loi spéciale et inévitable on sait que le rapport de l'inspection des finances publiques a parlé sur les effets prolongés d'une loi spéciale en 2020 en 2027 en parlant notamment d'une catastrophe économique pour le pays ? – C'est le message que j'essaie de faire passer tout à l'heure.

Je rejoins évidemment le discours de fond de mon collègue sénateur. Je vois juste quand même rappeler que depuis trois présidentielles notamment les républicains et j'en sais quelque chose puisque ce sont mes amis je viens de de ce mouvement on avait fait l'alpha l'oméga la réforme des retraites est au moment de voter mon cher collègue il ya un an un certain nombre des membres des Républicains n'ont pas voulu voter pour des raisons politiciennes cette réforme des retraites. Mais je crois qu'on fait force de responsabilité.

Il faut encore une fois un budget. Et moi, je crois partager la famille de M. Larcher en disant qu'il n'est pas question d'aller s'inventer le concours Lépine des taxations supplémentaires, notamment pour celles et ceux qui travaillent et qui ont toujours fait de la valeur travail un des axes prioritaires de la gestion et certainement pas derrière de fermer les yeux.

Il nous faut effectivement restructurer les finances, aller voir dans chacun des secteurs, dans chacun des ministères, dans chacune des fonctions publiques là où nous pouvons effectivement faire des efforts et y compris au niveau du Parlement. Je pense qu'il faut rien occulter parce que c'est ce que les Français attendent, c'est ce que les Français nous demandent sur le terrain et encore ce matin sur le marché de Poissy. Je pense encore une fois quelque chose qui me paraît très important, c'est et qu'on ne pourra rien faire si on est les uns à côté des autres, les uns contre les autres, et les uns derrière les autres.

Parce que ça fera le jeu de deux mouvements pour lesquels nous combattons, je crois mon collègue et moi-même notamment, cette famille de droite ou de centre droit c'est-à-dire le Rassemblement national et la France insoumise. Et on l'a vu avec le discours de M. Mélenchon, la France insoumise depuis 5 ans ne fait rien pour faire avancer le pays, mais ça, elle le fait très bien. – Alors on entend beaucoup parler de responsabilité budgétaire.

On va en parler avec Jean-Hervé Lorenzi, vous êtes fondateur du Cercle des économistes. La question que se posent beaucoup de Français évidemment c'est qui va payer cet effort en 2027 ? Est-ce que ce sera les ménages, les collectivités, les retraités Qui va payer concrètement ?

Moi, je suis frappé. D'abord, je suis très en accord avec ce qui a été dit par mes prédécesseurs, qui sont des politiques. Moi, je suis un modeste économiste.

J'ai juste deux choses. La première, c'est que j'aimerais mettre un tout petit peu de, j'allais dire d'optimisme dans la situation. Je ne crois pas un instant qu'à quelques mois d'élection présidentielle, on ne vote pas obligé pour une raison qui est très simple.

Les chiffres-là sont terrifiants. Un point de taux d'intérêt supplémentaire, c'est 30 milliards d'euros. Donc vous imaginez les ordres de grandeur de ce qu'il faudrait mettre en place pour régler ce sujet.

Et deuxième aspect, le compromis a été trouvé l'année dernière. Je reconnais qu'évidemment, comme tout compromis, les uns et les autres considèrent que ça n'a pas été parfait et je les comprends parfaitement, mais il y a une élection présidentielle dans quelques mois. Chacun va développer son programme.

Simplement, on ne peut pas mettre le pays dans une situation qui serait, comme l'a dit la Cour des Comptes, dramatique, dramatique. Là, c'est autre chose qu'un problème de compromis. C'est même autre chose qu'un problème, j'allais dire, de site de preinte de retraite qui aura lieu, la réforme des retraites aura lieu d'une manière ou d'une autre.

Ce n'est pas ça le sujet. Le sujet, c'est que les taux d'intérêt, c'est-à-dire les marchés, sont en réalité très, très vigilants sur ce thème-là. Aujourd'hui, nous avons des taux d'intérêt qui sont supérieurs à à 4 %, ce qui n'est pas la fin du monde, mais qui est quand même très inquiétant.

Et donc c'est ça la priorité que nous avons des partis politiques qui sont très estimables les uns et les autres, je ne parle pas des Et donc que M. Mélenchon, qui déjà la semaine dernière a déchiré la dette, il faudra bien que s'il veut être président de la République, il faudra bien qu'il aille sur les marchés chercher un peu de capacité de financer son gouvernement et donc tout ça n'est de son côté pas très sérieux. En revanche, il faut trouver quelque chose.

Il y a eu l'année dernière un accord. Cet accord, évidemment, on doit pouvoir le retrouver cette année. Je ne suis pas trop pour cette formulation de loi spéciale, mais on doit trouver quelque chose qui permet de de maintenir en réalité le pays en situation normale.

Une petite question, c'est le Premier ministre qui a mis en garde sur le fait de ne pas avoir de budget adopté avant la présidentielle. Économiquement, qu'est-ce que cela représenterait Qu'est-ce que cela provoquerait pour le pays ? C'est très simple.

Les marchés, j'ai horreur de cette idée d'expliquer toujours les choses par les marchés. Mais pour une fois c'est vrai, les marchés sont extrêmement attentifs à ce qui se passe en France, à tort ou à raison, ils le sont. Si on n'avait pas de budget, je pense qu'on doit pouvoir avoir...

On a un risque de voir les taux d'intérêt grimpé de peut-être quelques 0 .3, 0 .4, c 'est-à-dire ajouter de l'ordre de 10-15 milliards d'euros de remboursement.

Et donc ceci est de la Il ne s'agit plus de politique, il ne s'agit pas de droite ou de gauche. Je parle de gens raisonnables. Les gens ne sont pas pareils, mais ils sont raisonnables.

Il s'agit juste de permettre à une élection présidentielle de se dérouler dans des conditions J'ai bien aimé ce qu'a dit le rapporteur du budget du Sénat sur la croissance. On a une croissance qui est très faible. On est dans une situation de l'économie mondiale qui n'est pas très favorable non plus.

La hausse des taux d'intérêt touche à peu près tous les pays. Donc attention, on est dans une période qui peut se terminer par une crise et une crise ça n'est bon pour personne. Quand vous dites qui va payer je réponds tout le monde.

Merci beaucoup. Voilà pour le dossier du budget explosif de la rentrée. Ça arrive en même temps que le début de cette campagne présidentielle qui est