Ce sénateur veut lever les contraintes sur les agriculteurs !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Que se passe-t-il ? Vous portez une proposition de loi qui défend les agriculteurs.
- 2:01OuverteRéponse directe
La commission du développement durable a supprimé l'article anti-entrave de votre proposition de loi. Que se passe-t-il ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Pourquoi cette surtransposition des textes européens ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Que dit le gouvernement à propos de votre proposition de loi ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Votre proposition de loi arrive à l'Assemblée nationale. Ça va donner quoi ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Un mouvement national des agriculteurs est prévu. Pourquoi ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le grand matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques Bourd. Il est 7h42. Je suis avec le sénateur Laurent Duplomb qui est sénateur en Haute Loire, éleveur de vachelitière à Saint-Paulien.
C'est en Haute Loire. Bonjour Laurent Duplomb. Bonjour Jean-Jacques Bordin.
Merci d'être avec nous. Vous portez une proposition de loi qui bah qui défend les agriculteurs. Que se passe-t-il ?
Et bien les agriculteurs, je parlais de sécheresse tout à l'heure avec Réy André qui nous disait que dans le nord de la France notamment l'été serait extrêmement chaud et extrêmement sec. C'est vrai pour tout le nord de l'Europe d'ailleurs hein euh Laurent Duplomb euh c'est une inquiétude évidemment pour de très nombreux agriculteurs. L'inquiétude c'est évidemment la possibilité de gérer l'eau, la possibilité d'utiliser de l'eau pour les cultures, pour l'élevage et la possibilité de stocker de l'eau Laurent Duplomb.
J'ai vu j'ai vu que la commission du développement durable de l'Assemblée nationale a supprimé l'article de votre proposition de loi anti-entrave parce que c'est ça hein la proposition de loi. L'objet c'est lever les contraintes pour le monde agricole. Oui, mais la commission de développement durable de l'Assemblée nationale propose propose de euh euh d'interdire euh d'interdire finalement l'utilisation de l'eau, le stockage de l'eau agricole qui n'est pas selon cette commission reconnue d'intérêt général majeur.
La commission l'a même remplacé par une série d'interdictions d'irriguer ou de gérer la ressource. Laurent Duplomb, mais que se passe-t-il ? En fait, ce que fait la commission de développement durable, c'est un pied de nez à la loi qui devait lever les contraintes.
La loi qui doit lever les contraintes, en fait, il faut bien que vous compreniez une chose, c'est que je ne fais pas dans cette loi ou je n'ai pas écrit dans cette loi quelque chose qui fait que les agriculteurs français auraient quelque chose de différent, de supplémentaire par rapport aux autres agriculteurs européens. Oui mais simplement dans cette loi, j'ai voulu écrire articles dont un comme vous le dites sur l'eau qui permet aux agriculteurs d'avoir les mêmes moyens de production que leurs voisins. Non pas à l'autre bout de la planète mais simplement à la limite des frontières.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est tellement dans une surtransposition des textes européens, tellement dans une surnormalisation des règles françaises que les agriculteurs étouffent et ils étouffent depuis 20 ans à cause de d'une forme de coalition gauche écologiste éléphiste qui rajoute des contraintes sans cesse et à travers la commission de développement durable. C'est exactement ce que nous avons vu. C'est-à-dire que les les amendements dont vous parlez, ils ont été poussés par le dogme écolo et punitif qui consiste à presque dire que l'irrigation sera interdite sauf par voie de dérogation.
La France aujourd'hui irrigue 6 % de ses surfaces. L'Allemagne en irrigue 11 %. Ouais.
Nous utilisons 1200 m³ d'eau par hectare quand nos voisins européens en moyenne en utilisent 4000. Ouais, il faut arrêter cette super cherie. Il faut arrêter d'être toujours dans l'invective et essayer d'être un peu plus objectif.
Alors là, je vais vous dire Laurent Dupl, je vous soutien totalement dans cette initiative. Que dit le gouvernement à Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture, vous l'avez rencontré j'imagine. Oui, bien sûr.
Annie Jonard fait le travail. Annie Jon Varard est une femme extrêmement courageuse. Je le dis pas parce qu'elle fait partie de ma famille politique, je le dis tout simplement parce que je suis objectif et que je regarde le travail qu'elle a amené. un ministre d'agriculture aujourd'hui soutenir une loi qui consiste à réintroduire par exemple une famille de néonicotinoïde à travers la cétamipride qui est autorisée dans 26 pays sur 27 en Europe dont le directeur de l'ANS dit très clairement en France cette molécule n'a pas été interdite sur des données scientifiques, elle a été interdite sur des données politiques et sur une décision politique.
Aujourd'hui, l'fsa, c'està-dire l'agence européenne de santé, dit que la cétamipride, quand elle est utilisée correctement et quand la limite maximum de résidus dans les produits n'est pas dépassé, elle n'est pas dangereuse pour la santé humaine, elle n'est pas dangereuse pour la biodiversité et elle n'est pas dangereuse non plus pour l'apiculture. D'ailleurs, la preuve, je vais vous donner un scoop, monsieur Bourdin. LFSA a accepté de relever la limite maximum de résidus de 20 fois la dose, c'est-à-dire en passant de 0,05 mg par kilo à 1 mg par kilo dans un produit alimentaire, le miel.
Oui. Bah oui, oui, oui, oui. Les filières de la betterave et de la noisette ont besoin de cette insecticide, de ce pesticide autorisé partout en Europe, sans en France.
Mais le rend votre façon c'est ça monsieur Bourdin. Si on le fait pas pour la noisette, il n'y aura plus de il n'y aura plus de producteur. Je sais, je sais.
Laurent Dup Plomb Laurent du Plomb votre proposition de loi donc arrive à l'Assemblée nationale. Ça va donner quoi ? Parce que la commission de développement durable c'est une chose.
Bon après il y a des débats et il y a du vote. Alors vous avez raison, la commission de développement durable a été saisie au fond que sur deux articles l'article 5 et l'article 6, c'est-à-dire l'eau et l'OFB. Oui.
Par contre, la commission d'affaires économiques a bien travaillé à l'Assemblée nationale et a validé tous les autres articles. Voilà, notre problème aujourd'hui, c'est que ces mêmes qui ont instruit le texte et qui ont instrumentalisé le texte en commission de développement durable ont déposé près de 3400 amendements. Donc, on va assister à une obstruction du texte au même titre que les retraites ou d'autres textes faite par une manipulation écologiste punitive.
Le pour vous donner un exemple, le groupe écologiste a déposé plus de 1500 amendements. 1500 amendements sur 6 sur 8 articles en en tout. Il y en avait six auparavant qui sont élargis à hicles.
Vous imaginez l'obstruction euh qui n'est pas une voie démocratique de la façon d'aborder ce texte. Donc le gouvernement aura beaucoup à faire pour faire passer ce texte à l'Assemblée nationale. Oui, il a un mouvement national des agriculteurs qui est prévu à partir de lundi, hein.
Oui, c'est normal. À un moment donné, les agriculteurs, qu'est-ce qu'ils ont dit en 2020 ? En 2024, en janvier 2024, quand tous ceux qui nous servent toujours la même tradition de nous dire les agriculteurs manifeste par rapport au revenus.
Oui, il manifestent par rapport à un revenu. Mais ce qu'ils ont surtout dit en janvier 2024, en retournant les panneaux des villages qui ne donnent pas un sens vis-à-vis du revenu. Quand vous retournez les panneaux des villages, c'est que vous dites tout simplement "On marche sur la tête." Et on marche sur la tête pourquoi ? parce qu'on met des règles, on met des contraintes, on met des entraves à la France tout en laissant la possibilité d'une concurrence qui devient obligatoirement déloyal quand ceux qui vous apportent les produits sont de l'autre côté de la frontière et utilisent des moyens de production que vous n'avez pas.
Et c'est ça que les agriculteurs disent. Ils disent "Arrêtez de nous mettre sans arrêt des verrou, sans arrêt des contraintes, sans arrêt nous corseter dans notre production et laissez-nous faire notre travail comme nous savons le faire." Merci Laurent Duplomb, merci d'avoir été avec nous ce matin.
Laurent Duplomb