Tensions entre les Corées : "Le moindre incident peut dégénérer" selon Christian Cambon
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merci d'être avec nous que c'est encore bon pour cette première demi-heure sénateur les républicains du Val-de-Marne vous préciser la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du Sénat on va évidemment revenir sur vos nombreux déplacements mais d'abord un mot vous l'avez vu sur ce qui s'est passé hier en séance et ce grave incident interruption des questions d'actualité après les propos d'un député du rassemblement national Grégoire de Fournas qu'il retourne en Afrique c'est ce qu'il a dit c'est ce que dit le compte-rendu de la séance cette nuit alors qu'un député de la France insoumise posait la question sur les bateaux de migrants Méditerranée alors le député qui parlait du bateau le député de la France insoumise ses senti visé quel regard vous portez sur cette séquence c'est une séquence lamentable c'est une séquence lamentable car elle ne sert pas le rôle que le Parlement doit jouer dans ce pays singulièrement dans les temps que nous connaissons et nous assistons à une multiplication à l'Assemblée nationale singulièrement aux deux extrêmes de ce genre d'incident qui met en cause vis-à-vis de l'opinion publique le sérieux des débats parlementaires moi j'invite nos collègues députés et singulièrement ceux des deux extrêmes se passent au Sénat il y a des débats il y a des controvers s'il y a des difficultés il n'y a jamais de provocation notamment raciste moi je vais pas entrer dans le débat de savoir si l'interjection était singulière ou pluriel je dis simplement que nous avons une responsabilité c'est d'offrir au pays une image de sérieux de responsabilité et si ça l'assemblée mentarisme alors là franchement on nourrit tout à fait ce courant je pense que c'est très des dégradants et je suis très heureux si j'ai au Sénat car mes collègues députés que je connais et qui notamment dans le groupe Lerne sont désemparés face à ce climat trouve évidemment que le débat n'est pas à la hauteur de ce qui doit être vous étiez en Corée on va parler de vos déplacements on parle du Kurdistan dans quelques instants mais vous étiez en Corée ces derniers jours vous êtes revenus vous venez tout juste de revenir et depuis quelques jours on observe un brutal regain de tension entre les deux Corée la Corée du Nord à lancer plusieurs missiles qui se sont qui ont été tout près des autres territoriales de Corée du Sud pardon la Corée du Sud qui a répondu est-ce que vous craignez un nombre rasement il y a manifestement un très grave moment de tension qui est d'abord assez habituel du fait de la Corée du Nord quand même qui multiplie les tirs domicile je rappelle que cette fois-ci un des missiles qui ont été tirés au moment où je quittais la Corée un des missiles est tombé dans les eaux territoriales quand même de la Corée du Sud donc et j'ai souhaité aller à panung John c'est-à-dire à la frontière dans un endroit où la tension est extrême on voit de toutes parts que le moins d'incident peut dégénérer c'est un des points les plus chauds du monde je crois que c'était important qu'au de la diplomatie parlementaire la France qui parle beaucoup de sa présence dans le monde ado Pacifique soit présente auprès d'un pays comme la Corée du Sud qui est un de nos alliés les plus sûrs qui pratiquent quand même dans une région du monde où c'est assez rare les valeurs de la démocratie qui respectent la liberté et donc j'ai aussi souhaité que cette partie du de se déplacement de cette mission puisse avoir un temps mémorielle en allant à pouza ne m'incliner devant le monument des du bataillon français de l'ONU nous avons perdu quand même 247 hommes dans cette affaire ou plus de 3000 des notes étaient partis dans les années 50-53 et il y a 43 soldats qui sont enterrés là-bas moi je suis très attentif à ça ceux qui sont morts en Afghanistan ceux qui sont morts au Mali ceux qui sont morts en Corée et bien il faut qu'on garde leurs souvenirs et quand on est de passage dans ces pays je mets toujours un point d'honneur à les machiner pour qu'on ne les oublie pas on va parler d'un autre de vos déplacements c'était il y a plusieurs jours vous êtes allés au Kurdistan irakien je ne vais que dans les endroits où ça va bien oui de ce déplacement et des enjeux pour la France dans cette région notre journaliste Jonathan du prix à vous a suivi son documentaire sera diffusé demain à 18h il nous rejoint pour en parler [Musique] bonjour Jonathan merci d'être là et on disait vous avez donc suivi Christian Cambon Kurdistan irakien votre reportage intitulé Kurdistan un territoire à l'épreuve 26 minutes ce sera diffusé demain à 18h vous avez donc suivi cette mission de Christian Cambon et finalement Jonathan on connaît assez peu cette région oui c'est vrai on sait pas très bien ce que c'est le Kurdistan irakien on en a entendu parler mais en fait bah c'est déjà 5000 km de Paris c'est un territoire en plein cœur du Moyen-Orient ce n'est pas un état même si ça fonctionne presque pareil avec son économie son armée en fait c'est une région qui est rattachée à l'Irak une région qui a son autonomie depuis 2005 qui compte environ 5 millions d'habitants pour la majorité c'est des musulmans sunnites qui ont leur identité propre très marquée une histoire c'est un peuple des langues particulières aussi donc ça ça en fait un territoire atypique atypique et stratégique pour la France oui absolument et ça fait même 30 ans d'ailleurs que la France et le Kurdistan sont très très liés la France a par exemple pris des positions très fortes à la fin des années à la fin des années 80 pour la cause kurde face aux persécutions de Saddam Hussein dans la région et puis aussi on peut on peut se dire qu'en France il y a une très grande diaspora kurde 300.000 cures d'en France là s'ajoute aussi sur le plan géopolitique une région que nous en tout cas en France on voit comme une région clé un verrou stratégique sécurité entre la Syrie la Turquie et l'Iran à l'Est bref en tout cas les liens France Kurdistan sont ténus et c'est pour ça que les liens diplomatiques le sont tout autant et donc Christian Campbon vous nous le dites vous avez fait de la diplomatie parlementaire en tout cas dans le reportage je vous l'expliquais très bien on va regarder Christian Cambon président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du Sénat de la République française le sénateur coiffé de sa casquette de diplomate vient porter la voix de la chambre haute auprès des autorités Kurdes quand on est président de la commission des affaires étrangères et de la défense on est un peu diplomate sur les bords c'est vrai que on a tout de même le sentiment au-delà de sa propre personne de représenter la France et en tous les cas le Parlement français Christian Cambon ne vient pas ici en francs-tireurs au Kurdistan sa voix est alignée sur celle du Quai d'Orsay la diplomatie parlementaire ce n'est pas une diplomatie indépendante c'est celle que conduit le gouvernement nos ambassadeurs nos consultes généraux et donc les parlementaires sont alors cotés pour les aider dans cette mission et je crois que c'est un c'est un rôle important [Musique] un rôle important sur un territoire jugé stratégique pour la France le Kurdistan est une région autonome de l'Irak depuis 2005 et partage ses frontières avec la Syrie la Turquie et l'Iran ce territoire épargné par l'invasion américaine de 2003 fait figure de pôles de stabilité au milieu d'une zone troublée aux yeux de la France le Kurdistan est un poste d'observation privilégié sur le Moyen-Orient [Musique] quand vous êtes en déplacement comme ça vous êtes un peu diplomate sur les bords c'est ce que vous dites vous représentez la France comment vous travaillez avec le quai d'or c'est quel est le rôle de cette diplomatie parlementaire alors d'abord ce sont des voyages qui se préparent longtemps à l'avance et qui sont négociées avec nos ambassades et les ambassades de ces pays présentent à Paris et le rôle si vous voulez la feuille de route que j'ai reçu du président du Sénat Gérard Larcher c'est de parler à tout le monde donc c'est pas toujours facile croyez bien mais important c'est effectivement que la France tienne son rang ils tiennent son rôle parce que trop souvent on se limite à faire des déclarations et il faut que quelque part on aille relayé l'action du gouvernement moi j'ai été déjà à deux reprises au Kurdistan dont une fois avec le président de la République 24 heures et j'avais été une autre fois avec Jean-Yves Le Drian et on voit bien que il y a dans ce dans ce pays compte tenu de l'attitude que nous avons eu très courageuse vis-à-vis du Kurdistan au moment de daesh on se on a déjà un peu oublié tout ça mais c'est un ça a été un de nos alliés les plus solides face à daesh et donc il faut pas les laisser tomber et donc pour ça il faut avoir le courage d'y aller de les soutenir notre présence ma personne n'a aucune espèce d'importance et l'institution qui est importante qui est utile et donc là l'idée c'est de comprendre d'abord quelle est la situation elle est compliquée qu'à comme on l'a bien entendu il y a des difficultés entre cette région du Kurdistan et l'État irakien lui-même le graphe difficulté mais il y a aussi les attentes vis-à-vis de la France il nous a été demandé et ça va être mon devoir de retransmettre ce souhait il nous a été demandé il est demandé à la France que l'on les aide à se défendre quand nous y étions puisqu'il y a des manifestations en Iran vous savez l'Iran dès qu'il y a des problèmes en Iran il considèrent que c'est les pays voisins qui sont qui en sont la cause et donc ils vont barbe et donc on a lorsque nous étions il y avait des bombardements qui venaient de la part de milice chie divers et variés et de l'Iran tout à côté donc il faut que ces gens se défendent et c'était mon rôle de bien identifier quels étaient les besoins et en tant que président de la Commission de façon générale et de la défense c'est notre action à côté de nos ambassadeurs et d'un consul général ou demeurant extraordinaire d'apporter notre soutien d'avoir des entretiens officiels et de pouvoir montrer que nous sommes là est-ce qu'il faut peut-être dire aussi c'est que la France par rapport à d'autres diplomaties occidentales une influence particulière au Kurdistan absolument on a été parmi les premiers à ouvrir un consulat général c'était du temps de François Hollande ça a été très bien apprécié il y a des institutions culturelles et si vous voulez comme c'est très loin on a l'impression de voir tout ça dans un halo mais ce sont des civilisations ce sont des religions qui sont très différentes moi j'ai tenu par exemple à aller à ce haut lieu de culte des yésidiques on va en parler on va voir un extrait mais juste parce que vous dites que de la France pour se défendre mais la France elle a aussi besoin du Kurdistan c'est aussi un administratif absolument une bonne part du renseignement que nous obtenons dans cette région du monde nous vient du Kurdistan avec lequel nous avons une coopération très étroite et on sait aussi que nombre d'attentats ont été fomentés dans cette région du monde de tout le monde sait que c'est taraka que c'est préparé l'attentat du Bataclan donc il est important qu'on soit aussi une région très stratégique dans la lutte contre l'État islamique sur la France absolument c'est très important on va justement parler des Yézidi hein puisque dans le reportage vous montrer à quel point ce territoire a été traumatisé je n'en attend par la guerre contre daesh avec encore des conséquences bien visibles à digérer oui c'est ce qu'on disait à l'instant on a tendance un peu à oublier mais en fait quand Mossoul tombe en 2016 en fait après les djihadistes avancent quand même très très vite vers Erbil la capitale du Kurdistan irakien et en fait ils sont stoppés à 30 km on va dire à peu près une heure de une heure la route de derbil donc il y a aussi un tout un flot à ce moment-là de déplacer à la fois syrien mais beaucoup d'Irakiens surtout on estime aujourd'hui depuis 2014 qui a un million 3 de déplacés qui ont qui sont arrivés sur le territoire que Kurd ce qui est énorme en proportion de sa population je disais 5 millions d'habitants donc vous imaginez ce que ça représente et je me suis rendu notamment dans un camp où il y a toujours des déplacés irakiens c'est un camp maintenant il reste 5000 déplacés et mais il y en a eu jusqu'à 70 000 à l'époque la plus critique mais c'est quand même des gens qui sont dans des situations de blocage total à la fois parce que ils ont plus de ressources ils ont plus de d'habitation Mossoul est en train de se reconstruire mais beaucoup ont perdu leur maison donc ils ont plus de travail il y a plus de il y a plus de perspective et il y en a aussi pour des raisons sécurité l'Irak refuse de laisser partir en fait des camps certains de ces déplacés qui ont des liens avec l'État islamique qui soit membre de d'anciens voilà d'anciens combattants de DAEs etc donc il y a cet empreinte quand même de daesh qui est encore très très prégnante sur le territoire kurde et on le disait il y a aussi des cicatrices encore béantes notamment sur certains certaines communautés religieuses qui ont été littéralement persécutés massacrés comme les yésidis qui ont subi un génocide l'ONU et Christian comment vous êtes allés donc dans ce lieu dans le lieu saint des à la lèche et on va regarder un extrait [Musique] passage obligé pour le sénateur rayonner autour du tombeau de l'un des principaux références spirituels de la communauté [Musique] autre rite auquel le parlementaire doit se plier le lancer de linge si le tissu reste accroché au rocher cela signifie que son vœu sera exaucé je me suis jamais arrivé je me rassure [Applaudissements] toujours avoir un sénateur avec soi c'est croyances les yésidis les ont payé au prix de leur vie dès 2014 des milliers d'entre eux sont capturés par daesh puis persécutés selon les ONG 5000 hommes auraient été tués quant aux jeunes filles et aux femmes 7000 d'entre elles auraient été vendues et réduite à l'état d'esclaves sexuel l'ONU a qualifié ses atrocités de génocide pas de les faire revenir hors à 5000 km de leur territoire mais la France doit aider à capturer ce la même qui ont mis ces femmes en esclavage essayer de tout faire par les moyens diplomatiques les moyens militaires s'il le faut pas faut avoir le courage de ces mots et faire en sorte de manifester une solidarité et je pense que Jonathan était témoin le fait d'y avoir été mais c'est toujours la même chose le fait d'être présent c'est pas de la balade sincèrement vous savez c'est c'est quand même des voyages qui sont très difficiles très fatigants mais le fait d'avoir pu témoigner de notre solidarité ils étaient absolument stupéfaits de voir que un parlementaire français venait les encourager alors moi j'ai pas évidemment de moyens j'ai pas de crédit pour acheter c'est malheureuses mais déjà leur dire on sait ce qui se passe et on va tourner à côté de tout faire et Jonathan marge de la visite diplomatique de Christian comment vous êtes allés à la rencontre de personnalité de la société civile on voit une région aux prises à des problèmes internes oui tout à fait je suis allé après dans d'autres parties du territoire vous voyez dans cette carte je suis allé plutôt à l'est aussi vers la frontière avec l'Iran dans la deuxième ville du Kurdistan qui s'appelle souleymani et là j'ai rencontré des opposants en fait il y a deux parties au Kurdistan qui se partagent l'influence sur le territoire l'influence politique et ses opposants et ben il raconte voilà de grandes difficultés en tout cas à exercer leur liberté d'expression il parle parfois d'arrestation arbitraire et ils disent même être surveillés quotidiennement que leur téléphone sont écoutés enfin il y a beaucoup de voilà de de problèmes à ce sujet et ils peinent en fait simplement à pouvoir faire usage de leur liberté d'expression sacrétion pour moi aussi c'est une question que vous avez pu soulever notamment avec ou quand vous êtes allés au Parlement du Kurdistan à raconter nous ce que ce que vous avez fait effectivement c'est un souci que moi je porte en permanence dans ces pays où la démocratie n'est pas exactement pratiquée selon les critères auxquels nous sommes habitués alors il faut pas non plus jeter bébé avec l'eau du bain et il faut voir les progrès qu'on peut être fait mais systématiquement dénoncer les abus et moi lorsque j'ai pu rencontrer la nouvelle présidente de l'Assemblée nationale je lui ai dit clairement que puisque très courageusement cette femme a pris justement le parti de défendre la presse dans un pays où il y a beaucoup de contraintes mais beaucoup de choses qui ne vont pas faut dire les choses telles qu'elles sont et donc j'ai rappelé qu'elle était la position de la de la France et c'est là aussi ou si vous voulez notre rôle de dire on vous aide mais aussi aidez vous-même et notamment sur le plan des libertés on sait que ce sont des régions qui ont connu des régimes extrêmement répressifs et donc ces pays c'est en l'occurrence une région mais ces pays qui font des efforts il faut à la fois pointer du doigt là où ça ne va pas et puis aussi les aider leur proposer des coopérations moi j'ai proposé à la présidente de l'Assemblée qui fait c'était fort et que j'ai au nom du Président Larcher je l'ai invité à venir à Paris pour qu'elle porte son témoignage et je pense qu'il faut qu'on les aide le Parlement peut organiser une justement et leur dire que la presse doit être libre indiscutablement et dans ce sport très robot aussi qu'on essaie de dresser de ce territoire il y a aussi voilà des difficultés d'ordre économique c'est un territoire qui a beaucoup de richesses pétrolières notamment mais il y a des tensions très fortes avec Bagdad qui est la tutelle de du Kurdistan donc pour savoir en fait comment on exporte le pétrole à qui vont les retomber donc ça c'est des questions très compliquées au Kurdistan il y a aussi des inégalités très importantes entre ceux qui vivent aussi du pétrole de la manne de l'immobilier aussi qui est florissante le salaire moyen c'est environ 180 dollars par mois et il y a des débouchés très compliqués pour environ 10 000 diplômés par an pour la jeunesse en fait du Kurdistan qui sait pas très bien ce qu'elle va faire de son avenir une fois qu'elle sort de l'université et donc je me suis rendu à Rania qui a une ville aussi et là encore très proche de l'Iran ou on a rencontré voilà beaucoup de gens qui étaient dans une impasse dans cet impact économique et des familles aussi qui témoigne de proches qui ont tout simplement quitté le Kurdistan parce que il y a beaucoup de jeunes maintenant qui migrent et on va regarder cet extrait à la frontière avec l'Iran la ville de Rania a connu ces dernières années plusieurs vagues de départ pour le Vieux Continent des histoires souvent tragiques que l'on entend dans les salons de thé du centre-ville bahez pleure aujourd'hui la disparition de son frère [Musique] c'est la dernière photo que j'ai de lui celle-ci a été prise ici au marché de Rania là on voit son passeport et sa carte d'identité il ne me reste que ces quelques photos barrez avait 32 ans il est mort sur la route des migrants à la frontière entre la Turquie et la Bulgarie le jeune homme avait un bon diplôme en poche mais plus aucun espoir de s'épanouir au Kurdistan [Musique] comme n'importe quel jeune du Kurdistan il aurait pu avoir un bon boulot mais il a fini coiffeur même s'il était doué il était reconnu pour ce qu'il faisait à Rania mais il n'aurait pas eu d'autres opportunité et malheureusement entre stagner ici et finir au chômage il a préféré tenter sa chance en Europe c'est un extrait qui est fort ça a dû reportage de Jonathan là aussi qu'est-ce qu'on peut faire c'est le drame permanent des réfugiés les réfugiés s'en vont parce que les conditions économiques d'éducation ou de santé ne sont pas encore à la hauteur moi personnellement je suis assez optimiste sur ce qui va devenir du Kurdistan parce que le Kurdistan comme ça a été dit à des richesses il faut simplement qu'elle soit mieux réparties maintenant ce qui concerne les réfugiés il tombe tous dans les mains de mafia de passeur d'exploitants de d'esclavagistes et donc certains n'en reviennent pas c'est le cas qui est que que Jonathan a rencontré moi j'étais déjà parti mais je pense que ce reportage est important sous cet angle et donc il faut montrer la réalité telle qu'elle est et aider ses pays à s'en sortir je crois que c'est aussi simple que ça pour pour les Kurdes la une des routes privilégiées en fait c'est justement de passer par la Turquie parce que c'est très facile en fait pour eux de d'obtenir un visa donc c'est une des on va dire des voix les plus empruntées en fait pour pour rejoindre l'Europe mais il y en a beaucoup qui échouent la frontière voir aux perles de leur vie parfois un dernier mot et un dernier mot c'est vrai que c'est un c'est quelque chose aussi que j'ai j'ai pas traité profondément le reportage on n'a pas le temps de tout dire mais le cœur distant rêve de son indépendance aussi et ça c'est quelque chose dont on entend parler absolument partout parce qu'en 2017 il y a eu un référendum à ce sujet il y a eu 93% à l'époque de oui ce référendum mais qui n'a jamais été suivi des faits parce que ça ça a été tellement contesté par la tutelle de Bagdad qui a vu une sécession de ce territoire et des pays aux alentours l'Iran la Turquie qui voyait en fait un une déstabilisation très très grande de leur de voilà de leur diaspora de leur territoire ils ont des diasporacures de très très fort et à l'époque aussi la communauté internationale avait farouchement fait savoir son opposition le problème c'est qu'en fait il y a pas il y en a 5 et vous avez des communautés kurdes en Turquie en Iran en Syrie en Irak et même bien ailleurs et si vous voulez c'est le résultat de ces découpages insensés qui sont intervenus après la guerre de 14 dans les fameux traités et donc ce peuple qui a qui ne se confond en rien avec ses voisins et disperser en plus n'est pas toujours ils ne sont pas toujours d'accord les uns entre eux les uns avec les autres et donc c'est vrai que c'est un une région que nous devons regarder de près car elle peut de nouveau exploser mais elle peut aussi connaître un avenir plus favorable c'est en tous les cas ce que j'espère et c'était le sens de cette mission on va redire merci Jonathan merci pour votre reportage et c'est avoir demain sur notre antenne Kurdistan territoire à l'épreuve demain 18h sur notre antenne du coup rester avec nous Jonathan il nous reste un petit peu de temps Christian Cambon un mot puisque Emmanuel Macron sera à Toulon mercredi vous l'accompagnerez je crois pour présenter les grandes lignes de la future loi de programmation militaire qu'est-ce que vous en attendez doivent être les priorités les priorités ça doit être la continuité par rapport à la première loi de programmation dont je dois dire ici avec honnêteté qu'elle a été respectée c'est à dire qu'effectivement on va finir cette loi avec 295 milliards ce qui paraît une somme énorme mais par rapport à l'iraintement dont les forces françaises ont fait l'objet pendant 20 ans c'est un effort qui a été fait mais ceci n'aurait aucun sens s'il n'y avait pas une suite ça c'est un premier point et donc nous attendons que le même effort soit poursuivi mais ce qu'il convient de faire c'est aussi maintenant de tirer les enseignements depuis la dernière loi de programmation de deux ou trois événements très importants d'une part nos déboires au Sahel il y a quand même des conséquences à en tirer et deuxièmement l'affrontement entre la Russie et l'Ukraine la guerre en Europe qui est en train de changer ton logiciels en termes d'armement en termes de munitions je l'ai dit ici à plusieurs reprises en termes de défense aérienne je reparlerai de ces sujets qui sont aussi assez inquiétants pour la France en termes de coopération européenne face à tout cela on parle de de l'attitude de l'Allemagne comment ces choses peuvent se régler et donc je notre armée elle est pas prête à faire la guerre et est-ce qu'elle a été affaiblie par les livraisons d'armes en Ukraine elle a été affaibli effectivement si demain on était si demain on devait entrer en conflit évidemment les armes qu'on a donné on les a plus ceci posé je crois qu'il faut maintenant qu'il y ait un travail avec les industriels puisque jusqu'à présent c'était une industrie de défense un industrie du temps de paix bon alors brusquement si vous commandez 20 missiles par an à un industriel vous pouvez pas lui dire tiens ben le mois prochain il faudrait en livrer 100 parce que lui il a combiné son son affaire sur la quantité que l'État lui achète Emmanuel Macron la semaine dernière il était avant il a demandé au sein industriel de produire plus et produire plus vite bon ça c'est possible de passer de la parole aux actes rapidement bah écoutez pour l'instant un canon César qui est notre arme d'élite si j'ose dire en matière de en matière de bombarde [Musique]
Christian Cambon