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InterviewC à vous (sur YouTube)· 21 avril 2026 2 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & famille

Gabriel Attal revient, dans son livre « En homme libre », sur le harcèlement homophobe qu’il subit.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Invité politiqueFait
    « Est-ce que je considère que la France est un pays qui discrimine ? »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Je crois que notre pays est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant et beaucoup plus fort que ça. »
  • 1:18Invité politiqueFait
    « Quand j'ai été nommé Premier ministre, il y a eu quelques commentaires sur le fait que c'était la première fois qu'un chef de gouvernement homosexuel était nommé. »
  • 1:35Invité politiqueFait
    « Vous pensez que les Français sont prêts à choisir un président de la République homosexuelle ? »
  • 1:38Invité politiqueFait
    « Bien sûr, je vous ai dit que ma conviction, c'est que notre pays est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant que ce qu'on veut bien croire parfois, parce qu'effectivement, vous avez malheureusement certains qui sont dans la haine et qui ont la haine comme moteur. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal100 %

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Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Gabriel Attal

Depuis que les extraits de mon livre ont été publiés, les premiers où je parle de mon homosexualité, il y a eu ce torrent de haine homophobe qui s'est déversé.

Moi, ce que ça m'inspire, c'est que d'abord, moi, j'ai de la chance parce que je suis entouré, j'ai des amis, j'ai une famille et parce que quelque part, je me suis blindé aussi ces dernières années parce que ce n'est pas la première fois, sans doute pas la dernière, que je subis l'homophobie depuis que je suis une personnalité publique, là où il y a énormément de Français anonymes qui subissent l'homophobie ou les discriminations au quotidien, qui n'ont pas forcément cette carapace et qui n'ont pas forcément le même entourage qui est là pour les accompagner. Et oui, ça me révolte.

Ça me révolte qu'il y a encore ça en France en 2026, de la même manière que ça me révolte que deux hommes qui se tiennent la main dans la rue, parfois, soient agressés, comme c'est encore le cas en France, que ça me révolte si on étend à l'ensemble des discriminations qu'une personne, en raison de sa couleur de peau, soit encore empêchée d'avoir un travail, d'ouvrir un compte en banque ou un logement. C'est terrible de se dire que c'est ça en France en 2026. Maintenant, Anne-Élisabeth Lemoyne, est-ce que je considère que la France est un pays qui discrimine ? Et qui pourrait ne pas élire un président de la République homosexuelle ?

Je crois que notre pays est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant et beaucoup plus fort que ça. Je pense que c'est une minorité qui existe. Et encore une fois, il y a des Français qui le subissent au quotidien pour qui c'est infiniment plus dur que moi. Mais moi, je crois, et c'est ce que j'avais dit dans ma déclaration de politique générale, que la France est beaucoup plus ouverte que ce qu'on veut bien croire. Quand j'ai été nommé Premier ministre, il y a eu quelques commentaires sur le fait que c'était la première fois qu'un chef de gouvernement homosexuel était nommé.

Bon, j'ai eu le sentiment, ni dans mes fonctions en France, ni dans mes multiples rencontres avec des homologues étrangers et internationaux, que ça changeait quoi que ce soit dans mon action. Vous pensez que les Français sont prêts à choisir un président de la République homosexuelle ? – Bien sûr, je vous ai dit que ma conviction, c'est que notre pays est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant que ce qu'on veut bien croire parfois, parce qu'effectivement, vous avez malheureusement certains qui sont dans la haine et qui ont la haine comme moteur. C'est pour ça que c'est toujours important de le dénoncer.

Moi, je porte plainte systématiquement quand je fais l'objet d'insultes, parfois même de menaces, parce qu'il ne faut rien laisser passer.