🔴 EN DIRECT - Yannick Jadot invité de Bourdin Direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
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- 1:02OuverteRéponse directe
Est-ce que le monde ne fait-il pas toujours la même chose en attendant un résultat différent ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Quelle place allez-vous faire à la lutte contre les énergies fossiles ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Quel est ce plan ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui nous interdirait ?
- 5:26OuverteRéponse directe
Vous êtes favorable à cette taxe temporaire sur les profits des énergéticiens ?
- 5:42OuverteRéponse directe
Il va falloir produire plus d'électricité. Ça, vous en êtes d'accord ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29PrésentateurChiffre
« Les études aujourd'hui, deux tiers des Français sont déjà impactés par le dérèglement climatique. »
- 1:29PrésentateurFait
« L'objectif de Paris, de l'accord de Paris, c'est de limiter à 1,5 degré d'ici la fin du siècle. »
- 1:36PrésentateurFait
« Si on continue comme ça, ce sera d'ici la fin de la décennie 2030. »
- 2:43PrésentateurChiffre
« Notre pays dépense des milliards d'euros d'argent public pour soutenir des énergies fossiles qui tuent notre avenir et celui de nos enfants. »
- 2:51PrésentateurPromesse
« Concrètement, ça veut dire que les États interdisent toute nouvelle exploration, exploitation des énergies fossiles. »
- 3:11PrésentateurPromesse
« L'État français, comme les autres États, par un contrat, un accord international, un traité international, interdira d'aller chercher du pétrole dont nous savons pertinemment qu'il doit rester dans le sous-sol. »
- 3:42PrésentateurChiffre
« Total a multiplié ses bénéfices par 23. »
- 6:30PrésentateurFait
« Une éolienne que vous installiez il y a 10 ans, elle faisait 2 mégawatts de production d'électricité. »
- 6:34PrésentateurChiffre
« Si on investit aujourd'hui sur l'éolien, même pour nos scénarios 100% renouvelables, c'est 12 000 éoliennes en France en 2050. »
- 6:54PrésentateurFait
« On a une énergie très peu chère, 2 à 3 fois moins chère que le nouveau nucléaire. »
- 8:30PrésentateurChiffre
« L'EPR de Flamanville, 17 milliards de surcoûts, »
- 8:56PrésentateurFait
« 17 milliards de surcoûts, un fiasco multiplié par 6, ça fait 6 fiascos, ça ne fait pas un succès. »
- 11:09PrésentateurPromesse
« Je veux imposer le forfait mobilité durable jusqu'à 1 000 euros. »
- 12:18PrésentateurChiffre
« La LGV, c'est 14 milliards d'euros. »
- 15:01PrésentateurPromesse
« Plus de viande cachère ou halal. »
- 17:38PrésentateurPromesse
« Je veux qu'on puisse se balader dans la nature. Pas de chasse le week-end, pas de chasse pendant les vacances scolaires. »
Temps de parole
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C'est un moment essentiel, mais ça ne doit pas être un moment essentiel pour sauver les Nations Unies. Ça ne doit pas être un moment essentiel pour sauver la négociation. C'est pour sauver l'humanité. Mais pour sauver l'humanité, on a une humanité, une planète qui brûle avec les méga-feux, qui coule avec les... Notre espèce est en danger ? Bien sûr. Ce sont nos conditions mêmes d'existence aujourd'hui qui sont menacées. Mais on ne le voit pas simplement avec les famines à Madagascar ou les inondations en Inde. On le voit dans notre vie tous les jours. Les études aujourd'hui, deux tiers des Français sont déjà impactés par le dérèglement climatique.
Qu'il s'agisse là d'une canicule, des feux dans le Var, des inondations ici ou là. Les paysans sont les premiers impactés. Mais nous allons tous être impactés. La question aujourd'hui, c'est est-ce qu'on se prend en main, on relève nos manches, on se serre les coudes et on gagne la bataille du climat. Le seul sujet, c'est de gagner la bataille du climat. J'ai envie de vous poser une question. Est-ce que le monde ne fait-il pas toujours la même chose en attendant un résultat différent ? Ça, c'était la formule d'Alstein sur le fait que la bêtise, c'est de recommencer les mêmes choses en pensant qu'on va passer de l'échec à un succès.
Non, la réalité, c'est qu'on sait tout sur le dérèglement climatique. Oui, mais chacun s'est dit que l'autre aura des efforts. On sait d'où ça vient. On sait malheureusement où on va si on n'agit pas. L'objectif de Paris, de l'accord de Paris, c'est de limiter à 1,5 degré d'ici la fin du siècle. Si on continue comme ça, ce sera d'ici la fin de la décennie 2030. Donc on sait les raisons. Mais les raisons politiques, on les connaît aussi. C'est le conformisme. C'est la complaisance vis-à-vis des lobbies. Que ce soit les lobbies du pétrole, les lobbies du nucléaire, les lobbies des pesticides, les lobbies de l'élevage intensif. Tout ce qui nous empêche d'avancer.
Et pourtant, les vaccins, on les a. Jean-Jacques Bourdin, les vaccins, on les a. Isoler les logements, c'est bon pour le climat, c'est bon pour le pouvoir d'achat. Développer les énergies renouvelables, c'est bon pour le climat, c'est bon pour le pouvoir d'achat, c'est bon pour l'emploi. Il faut de la volonté politique. Montrons l'exemple et vous verrez que les autres pays s'aligneront. Alors Yannick Jadot, quelle place allez-vous faire à la lutte contre les énergies fossiles ? Aujourd'hui, vous présentez votre plan. Oui. Plan d'action contre les énergies fossiles. Quel est ce plan ? C'est un traité de non-prolifération des énergies fossiles. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que les États s'engagent non seulement à stopper toute subvention publique aux énergies fossiles. Notre pays dépense des milliards d'euros d'argent public pour soutenir des énergies fossiles qui tuent notre avenir et celui de nos enfants. Concrètement, ça veut dire que les États interdisent toute nouvelle exploration, exploitation des énergies fossiles. Total veut aller forer en Arctique. Eh bien l'État français, comme les autres États, par un contrat, un accord international, un traité international, interdira d'aller chercher du pétrole dont nous savons pertinemment qu'il doit rester dans le sous-sol. Interdiction de toute exploration d'énergie fossile dans le monde.
Exploration, exploitation d'énergie fossile. Exploration, exploitation. C'est la seule solution aujourd'hui si on veut éviter les canicules, si on veut éviter les événements sévenols dont on parle pour le gars, qui sont de plus en plus violents et de plus en plus dramatiques. Si on veut un avenir pour nos enfants, il faut arrêter avec les énergies fossiles. Oui, au passage, Total a multiplié ses bénéfices par 23. Pourquoi ? Eh bien parce qu'il y a la flambée des cours. Qu'est-ce qui nous interdirait ? Mais peut-être que Total qui gagne, qui va faire de gros bénéfices, va investir dans les renouvelables. Total investit déjà dans les renouvelables. J'aimerais que Total investisse.
Imaginez ces mastodontes de l'énergie qui aujourd'hui, au fond, considèrent qu'il faut toujours plus de pétrole parce que c'est là qu'ils gagnent beaucoup d'argent. Mais imaginons, qui compris, et c'est ça le rôle des responsables politiques, c'est ça le rôle que j'assumerais en tant que président du climat, c'est que des entreprises comme Total soient contraintes de changer, de mettre toute leur intelligence, tous leurs ingénieurs, toutes leurs capacités sur les énergies renouvelables. C'est vrai que Total investit sur les énergies renouvelables, de plus en plus. Mais ça n'a rien à voir avec les montants qu'ils investissent sur les énergies fossiles. Et c'est ça le problème.
Ils vont exploiter en Ouganda, c'est dramatique, ils veulent faire en Arctique, c'est dramatique. Moi j'aimerais que Total dise devant leurs actionnaires de dire, écoutez, on a fait beaucoup d'argent, on fait beaucoup d'argent sur le pétrole, sur le gaz. Eh bien, on va prendre notre responsabilité et tout cet argent-là, on va l'investir sur les économies d'énergie, on va l'investir sur les énergies renouvelables. Et puis, là, vous avez dit, ils font beaucoup d'argent sur le dos des Français. On ne peut pas d'un côté se plaindre de l'explosion des factures d'énergie, de gaz, de fioul, de carburant, et laisser Total faire des bénéfices mirifiques.
En Espagne, il y a une taxe temporaire sur les bénéfices de ceux qui profitent aujourd'hui. Vous êtes favorable à cette taxe temporaire sur les profits des énergéticiens ? Parce que les énergéticiens, aujourd'hui, font beaucoup d'argent sur le dos des Français. Mais alors, il va falloir produire plus d'électricité. Oui. Ça, vous en êtes d'accord ? Bien sûr. Enfin, tout le monde ne le dit pas. Sandrine Rousseau n'est pas tout à fait d'accord. Non, non, non, mais d'accord, on assume. Alors, il va falloir produire plus d'électricité en éliminant les énergies fossiles. On est bien d'accord. Véhicules électriques, rénovation thermique, etc., etc. Alors, comment faire ?
Innover sur le stockage des énergies renouvelables ? Très bien. Très difficile, très difficile. Ça va très vite. Ça va aller très vite. Les éoliennes. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Alors, attendez. Les éoliennes, 9000 en France aujourd'hui. Oui, 9500, oui. 30 000 en Allemagne. On fait quoi ? On double le nombre d'éoliennes ? On triple le nombre d'éoliennes ? Alors, vous savez que la technologie dans l'éolien a profondément progressé. Une éolienne que vous installiez il y a 10 ans, elle faisait 2 mégawatts de production d'électricité. Aujourd'hui, vous avez des éoliennes qui font 6 mégawatts.
Si on investit aujourd'hui sur l'éolien, même pour nos scénarios 100% renouvelables, c'est 12 000 éoliennes en France en 2050. C'est-à-dire qu'en fait, en remplaçant les éoliennes un peu anciennes, progressivement, on les remplace avec des éoliennes beaucoup plus puissantes. On a une énergie très peu chère, 2 à 3 fois moins chère que le nouveau nucléaire. Et on a des recettes qui vont dans les communes, des recettes. Mais si, non, non, c'est réglé. Non, non, c'est pas réglé. Prenez les statistiques internationales. Prenez les statistiques internationales. Vous avez lu le rapport RTE. Vous le contestez d'ailleurs, ce rapport ?
Non, moi je conteste l'instrumentalisation qui en a été faite par le gouvernement. Vous avez, c'est extraordinaire. RTE dit quoi ? Tout est possible. Technologiquement, tout est possible. On peut faire de la sobriété. C'est ce que nous, on appelle la maîtrise de l'énergie. On développe le covoiturage. On intègre le télétravail. On investit sur l'isolation des logements. On investit sur de la mobilité du quotidien moins polluante. Et vous avez des scénarios 100% renouvelables. Donc tout est possible. Ça, c'est la qualité du travail d'arrivée, du mix énergétique. Et c'est ce que défend le président de la République.
Moi, ce que j'ai regretté, c'est que le gouvernement ait dit, on ne présente pas au public, à vous, les journalistes, on ne présente pas le scénario où on fait, où on met le paquet sur les économies d'énergie. Le premier bouclier énergétique pour les Françaises et les Français, c'est l'énergie qu'on ne consomme pas. C'est investir sur l'isolation des logements. On va rentrer dans l'hiver. Explosion de la précarité énergétique. Explosion des problèmes de santé pour les enfants qui sont dans des logements mal isolés. Investissons, ça crée des emplois d'artisans.
Et puis, franchement, l'EPR de Flamanville, 17 milliards de surcoûts, sans que jamais personne n'ait eu à se justifier, même devant une commission d'enquête parlementaire. Vous demandez d'ailleurs, vous demandez une commission d'enquête ? 3 milliards, on nous l'a vendu au début. Il va coûter 20 milliards, il n'est même pas encore installé. Franchement, le prix de la récule énergétique... Vous gérez le pays, vous gérez une entreprise. Oui. Vous avez 17 milliards de surcoûts sur un réacteur. Votre projet, c'est d'en développer 6 de plus ? 8 de plus ? Parce que 17 milliards de surcoûts, un fiasco multiplié par 6, ça fait 6 fiascos, ça ne fait pas un succès.
Donc moi, j'invite à ce qu'on développe... Est-ce que Yannick Jadot, le mix énergétique, n'est-il pas la meilleure des solutions ? Franchement. Avec du nucléaire, avec une part de nucléaire et une part de renouvelable. Jean-Jacques Bourdin, est-ce qu'on peut, à un moment donné, plutôt que... Vous savez, le choix du président de la République, c'est comme si, en pleine crise de pandémie, on avait dit, on ne fera que du Sanofi pour se vacciner. Le Sanofi, c'est trop tard. Eh bien, le nucléaire, vous voyez bien, y compris les documents qui ont fuité de la part du gouvernement. Les nouveaux réacteurs, c'est pas avant 2040, 2045. C'est demain qu'il faut agir. Vous l'avez dit sur la COP26.
C'est le quinquennat qui vient qui est le quinquennat essentiel pour le climat. C'est pas 2040, 2045. Donc moi, ce que je veux, c'est qu'on protège les Français de la précarité énergétique ou de l'explosion des factures. L'écologie, c'est le pouvoir d'achat. Je veux qu'on crée des emplois sur nos territoires. L'écologie, c'est l'emploi. Et c'est la réindustrialisation. Mais très bien, très bien. Mais je pense au quotidien de celles et ceux qui nous regardent, qui nous écoutent. C'est très bien l'écologie. C'est très bien, mais enfin, il faut rouler pour aller travailler. Vous avez raison. Vous êtes bien d'accord avec moi.
Quand j'entends Sandrine Rousseau défendre ici même encore, redéfendre ici l'augmentation du prix de l'essence. C'est pas ma position. C'est pas la position des écologistes. C'est pas votre position de candidat. Elle en convient à elle-même. Elle a reculé. Moi, ce que je veux, par exemple, sur le transport. Mais elle parle aussi de décroissance. Ce que j'ai dit sur, par exemple, les transports, et vous avez raison. Moi, j'ai proposé, et c'était une des propositions de la Convention citoyenne, pleine de bon sens, l'écologie, le climat, la justice sociale, le pouvoir d'achat.
C'est de dire que, vous savez, quand vous vous rendez en transport en commun à votre travail, une prise en charge partielle par l'entreprise. Aujourd'hui, si vous faites du covoiturage ou si vous baladez en vélo, c'est le choix de l'entreprise de prendre ou pas en charge une partie de ces coûts-là. Moi, je veux imposer le forfait mobilité durable jusqu'à 1 000 euros.
Je veux que cette année, il y ait même le covoiturage, que ça ne coûte zéro, gratuit, pour que les Françaises et les Français, y compris avec le soutien qu'on va faire aux entreprises, qu'elles s'organisent localement, avec des applications, avec le fait que les périphériques ou les contournements puissent avoir une voie favorisée pour le covoiturage. Je veux que les Français, qui sont contraints à l'automobile, puissent, s'ils le peuvent, avec leur entreprise, s'organiser pour faire du covoiturage. Donc, la première année, le covoiturage sera gratuit. C'est la prise en charge par les entreprises. Et c'est, s'il y a besoin d'un soutien de l'État, paiera une partie du covoiturage. Voilà.
Il faut changer les habitudes. Vous avez raison. Il faut changer les habitudes en étant très pragmatique. Et pousser les Français à prendre le train plutôt que la voiture. On est bien d'accord. Mais bien sûr. Mais alors, pourquoi le maire de Bordeaux, qui est écologiste, se pose au LGV ? Parce qu'il veut des trains du quotidien, justement. Mais oui, non, mais d'accord. Mais non, franchement. C'est-à-dire qu'on pousse le bordelais qui veut aller à Toulouse ou le toulousain qui veut aller à Bordeaux à prendre sa voiture et à prendre l'autoroute. Vous savez, la LGV, c'est 14 milliards d'euros. Oui. 14 milliards d'euros. Oui.
Si, simplement, on avait depuis des années que les dirigeants socialistes de droite défendent la LGV, si on avait investi sur la maintenance des lignes, ça fait une différence de 20 minutes entre Toulouse et Bordeaux, le LGV. Et ces 20 minutes-là, Jean-Jacques Bourdin... Mais c'est entre Paris et Toulouse. Non, non. Ça fait... Ça évite de prendre l'avion. 20 minutes. Pardon. 20 minutes. Vous savez, ces 20 minutes-là. Oui.
Eh bien, les habitantes et les habitants autour de Toulouse, de Bordeaux et d'ailleurs, c'est tous les matins qui les perdent parce que vous avez des trains qui n'arrivent pas à l'heure, parce que vous avez des trains qui tombent en panne, parce que vous n'avez pas assez de lignes. Ce que dit Pierre Hurminck et ce que disent les écologistes, mettons le paquet sur les trains du quotidien parce que, justement, les Françaises et les Français qui vont bosser le matin, ils ne prennent pas un TGV. Ils prennent le train du quotidien. Non, mais on est bien d'accord. Mais enfin, le Parisien qui veut aller à Toulouse pour X raisons, bah, que fait-il ? 20 minutes de différence.
Mais que fait-il aujourd'hui ? 20 minutes de différence, Jean-Jacques Bourdin, avec Dax, ce sera 6 minutes de différence. 14 milliards pour 6 minutes ? Moi, je pense aux Français du quotidien qui sont dans les RER, qui sont dans les TER et qui aimeraient bien que les trains arrivent à l'heure, qu'ils arrivent plus souvent, qu'ils soient confortables. C'est là où il faut mettre l'argent. Vous êtes favorable à la concurrence, d'ailleurs ? Non, moi, je ne suis pas favorable à ce qui s'est passé en PACA. Ah bon ? La privatisation... Plus de trains ? Plus de trains ? Non, mais pourquoi... Plus de trains, des trains qui arrivent à l'heure, n'êtes pas favorable ?
Mais bien sûr que je suis pour plus de trains. On le défend depuis tout le temps. Bien sûr que je suis pour que les trains arrivent à l'heure. Bien sûr que je suis pour qu'on électrifie ou qu'on mette de l'hydrogène dans les trains. Je suis... Vous savez, les écologistes ont toujours défendu trois évolutions du train. Plus de trains du quotidien. Plus de marchandises dans les trains, plutôt que sur la route. Et des trains de nuit. C'est ce que nous sommes en train de réaliser quand nous sommes aux responsabilités. Et grâce aux écologistes, au niveau européen, on est en train de remettre des trains de nuit qui roulent à nous dans toute l'Europe. Et c'est une bonne nouvelle.
Vous voulez créer un ministère du bien-être animal. Oui. Le bien-être animal, qui est essentiel. Alors tiens, avant de parler de la chasse, j'ai simplement une question sur le bien-être animal. Est-ce que vous êtes favorable à la suppression de l'abattage rituel ? Oui. Oui ? Ah oui, sans ambiguïté. Sans ambiguïté. Sans ambiguïté. Vous savez, on a... Plus de viande cachère ou halal. Vous le savez, je veux qu'on sorte de l'élevage industriel. Cet élevage où les animaux ne voient jamais le plein air. Oui. C'est absolument abominable pour les animaux. C'est abominable pour ceux qui y travaillent. Ça nous fait une alimentation qui n'est pas de bonne qualité.
Franchement, il faut en sortir pour avoir des paysans dans nos campagnes et des vaches qui sont à la pâture. Plus de viande cachère ou halal. C'est la même chose pour les abattoirs. C'est la même logique. On a concentré les abattoirs. Les gens qui y travaillent, ils travaillent dans des conditions abominables. Les animaux qui y meurent, y meurent dans des conditions abominables. Et pour moi, l'abattage rituel qui est, on nous renvoie à des traditions. J'entends ces traditions. Mais pour moi, il n'y a aucune tradition qui justifie de faire souffrir les animaux. Le Conseil d'État a suspendu l'autorisation de chasse traditionnelle d'oiseaux dans certaines régions françaises.
Ces chasses n'ont pas d'enjeu en termes de biodiversité, répondent les chasseurs. Et vous ? Que leur répondez-vous ? Que si les tribunaux français, la justice française, cassent systématiquement, systématiquement tous les décrets posés par le gouvernement pour faire plaisir aux chasseurs. Au fond, Emmanuel Macron, vous savez, c'est un homme sous influence. Sous influence des lobbies. Il est particulièrement sous l'influence du lobby de la chasse. Et à chaque fois, il autorise la chasse d'oiseaux ou d'animaux protégés. C'est profondément choquant. Ils sont protégés par l'Europe.
Le gouvernement prend des décrets pour autoriser la chasse qui sont cassés par la justice, justement parce que ce sont des animaux protégés. Eh bien moi, je veux qu'on sorte d'une politique sous influence du lobby de la chasse. On a encore eu un accident, un promeneur hier en Haute-Savoie qui a pris une balle à côté d'un cimetière. Il va falloir que la nature soit accessible à tout le monde. Et j'interdirai la chasse le week-end. J'interdirai la chasse pendant les vacances scolaires. Je veux qu'on puisse se balader dans la nature. Pas de chasse le week-end, pas de chasse pendant les vacances scolaires. Et évidemment, on ne chasse pas les espèces protégées.
Et on arrête la chasse à cour et toutes les chasses cruelles. Interdiction de la chasse à cour ? Vous savez qu'on nous parle toujours de la ruralité. Moi, je viens de la ruralité. Mais quand j'entends, et ce sont les enquêtes qui le montrent, trois quarts des personnes qui vivent dans la ruralité n'osent pas aller se promener le dimanche quand il y a des tirs de fusils. Ce n'est pas normal. Moi, vous savez, d'ailleurs, les statistiques le prouvent, 70% des chasseurs viennent des villes. Qu'on arrête de nous dire que c'est les ruraux qui chassent. Tout dépend des régions. Tout dépend des régions. 70% des chasseurs viennent des villes. La ruralité, c'est le plaisir des paysages.
C'est de pouvoir randonner, de faire du vélo, de se balader avec son chien sans avoir peur qu'il se fasse shooter au bout du chemin. C'est pouvoir se balader en famille sans avoir les tirs sur les animaux. Eh bien oui, il y aura la chasse autorisée sur les espèces qui ne sont pas protégées la semaine et le week-end. La nature sera accessible à tout le monde, aux chasseurs, mais sans chasser et à tous les Français. Est-ce que vous appelez l'accès des familles à la nature ? Bien sûr. Mais ce n'est pas simplement les familles, c'est un jogger.
Vous savez, il y a plein de gens qui se baladent, qui randonnent, qui font du vélo, qui ont envie de ramasser des champignons en ce moment sans avoir la trouille. Il faut que la nature, encore une fois, soit accessible à toutes et à tous. On en a tellement besoin. La nature est tellement belle. Il faut la protéger et il faut pouvoir y avoir accès pour en profiter. Merci Yannick Jadot d'être venu nous voir ce matin sur RMC-BRTV. Il est 8h53. Merci beaucoup Jean-Jacques Bourdin dans quelques instants. On va voir la continue de la grande gagnante.