Laurent Jacobelli : "La motion de censure est prête !" (RMC)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
La motion de censure est prête ?
- 0:20FerméeRéponse directe
Vous dites elle est prête, vous la déposerez quand ?
- 0:23FerméeRéponse directe
Pour pouvoir la voter dès demain ?
- 0:27OuverteRéponse directe
Si LFI de son côté dépose la sienne, vous les voterez toutes ?
- 1:01FerméeRéponse directe
Vous ne donnez aucune chance à ce nouveau gouvernement ?
- 1:07OuverteÉludée
Mais vous avez regardé quand vous regardez à l'intérieur.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiquePromesse
« Elle est prête, elle sera déposée et nous espérons que ce gouvernement fera ses valises très très vite »
- 0:22Invité politiquePromesse
« Oui, oui, dans la journée bien sûr. »
- 0:25Invité politiqueFait
« Dès mercredi, il faut 48 heures. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Oui bien sûr, parce que l'urgence là... »
- 0:41Invité politiqueFait
« On nous a dit que l'importance, l'étape ultime c'était le budget. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Qui va gérer la fabrication du budget ? Monsieur Lescure, un macroniste de la première heure. »
- 1:54Invité politiqueFait
« La première étape, c'est le budget. Et ce budget sera macroniste. »
- 1:57Invité politiqueFait
« Ce ne sera pas un budget le cornu. Ce sera un budget Bérou qui lui-même sera une ressuscée du budget Barnier. »
- 2:02Invité politiqueFait
« Ce budget dont les Français ne veulent pas plus d'impôts. »
- 2:35Invité politiqueFait
« Non, théoriquement, parce que nous n'avons matériellement pas le temps de finir cette étude dans le temps qui nous est imparti. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Il passera par ordonnance, etc. »
- 2:52Invité politiqueFait
« Le Premier ministre a fait croire que ce budget serait débattu, qu'il n'y aurait pas de 49-3. »
- 3:12Invité politiqueFait
« Il y a quand même six ministres LR qui ont été pseudo-démissionnés d'office du parti »
- 3:24Invité politiqueFait
« Les LR, je crois, sont en perdition. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Ils n'ont pas le choix que de voter pour les candidats UDR ou RN. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli57 %
- Présentateur43 %
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Bonjour Laurent Jacobelli, vous êtes député de Moselle et vous êtes porte-parole du Rassemblement National. La motion de censure est prête ?
Elle est prête, elle sera déposée et nous espérons que ce gouvernement fera ses valises très très vite, que la Macronie comprendra enfin que les Français ne veulent plus d'eux et que les Français pourront s'exprimer à travers une élection, l'élection législative anticipée que nous appelons de nos voeux.
Vous dites elle est prête, vous la déposerez quoi ? Dans la journée ?
Oui, oui, dans la journée bien sûr.
Pour pouvoir la voter dès demain ?
Dès mercredi, il faut 48 heures.
Ça c'est la vôtre, si LFI de son côté dépose la sienne, vous les voterez toutes ?
Oui bien sûr, parce que l'urgence là...
Pas seulement celle qui sera déposée en votre nom.
Évidemment, l'urgence c'est que les Français puissent s'exprimer. Enfin, personne n'est dupe, on se retrouve avec des macronistes. On nous a dit que l'importance, l'étape ultime c'était le budget. Qui va gérer la fabrication du budget ? Monsieur Lescure, un macroniste de la première heure. Comme si finalement, les signes de défiance des Français envers Emmanuel Macron n'étaient pas entendus. Il y a un moment, il faut que ça cesse. Nous on a joué le jeu, on a essayé. Finalement, ils ne comprennent rien. Il faut qu'ils partent, soyons très clairs. Et pour ça, il faut retourner aux urnes. Donc la censure est une bonne étape.
Vous ne donnez aucune chance à ce nouveau gouvernement ?
Aucune.
Mais vous avez regardé quand vous regardez à l'intérieur. Il y a par exemple, je vais prendre un exemple. L'ancien dirigeant des magasins U, Serge Papin. Qui est quelqu'un qui s'est beaucoup intéressé à la question de la consommation, du pouvoir d'achat. Qui a une connaissance quand même assez intime de la vie quotidienne des Français sur tout le territoire à travers ces magasins. Vous ne vous dites pas, tiens on lui laisse une chance ? C'est quand même une problématique importante pour les Français.
Mais je le salue, mais surtout ne vous habituez pas au nom, parce que vous n'aurez pas le temps. Nous allons très vite les rendre à la vie civile.
Mais est-ce que ce n'est pas une erreur de votre part de ne même pas tenter que quelqu'un comme lui puisse faire quelque chose ? Est-ce que les Français ne vont pas vous en tenir rigueur ?
Je ne crois pas. Vous savez, sur le terrain, dans ma circonscription, la 8ème de la Moselle, on me dit en permanence, virez-les. On n'en peut plus. Remplacez-les. Et c'est ce que nous voulons faire. M. Papin a sûrement beaucoup de qualités, comme d'autres personnes de la société civile qui arrivent au gouvernement. Mais ils n'auront pas le temps d'agir. La première étape, c'est le budget. Et ce budget sera macroniste. Ce ne sera pas un budget le cornu. Ce sera un budget Bérou qui lui-même sera une ressuscée du budget Barnier. Ce budget dont les Français ne veulent pas plus d'impôts.
Alors, techniquement, c'est vrai ce que vous dites. C'est-à-dire qu'en effet, le budget tel qu'il est déposé aujourd'hui à l'Assemblée nationale, de toute façon, n'a pas eu le temps d'être modifié. C'est donc, en effet, le budget tel qu'il avait été écrit au départ par les services de François Bérou. Mais, vous le savez comme nous, le fonctionnement aujourd'hui de l'Assemblée nationale fait que vous pourriez le changer, le transformer quasiment de fond en comble. Théoriquement. Cette copie telle qu'elle vous est donnée à l'Assemblée n'est qu'un prétexte pour ouvrir le débat.
Non, théoriquement, parce que nous n'avons matériellement pas le temps de finir cette étude dans le temps qui nous est imparti. Et donc, ce budget passera, passera malgré l'Assemblée nationale. Il passera par ordonnance, etc. Donc, c'est en fait un trompe-l'œil qu'on a avancé aux Français. Le Premier ministre a fait croire que ce budget serait débattu, qu'il n'y aurait pas de 49-3. C'est une astuce. C'est du marketing. Comme c'est du marketing d'avoir appelé des alibis de la société civile, qui malheureusement risque de s'en vendre les doigts très très vite, puisqu'il y aura censure, je vous le dis, dans les jours qui viennent.
Deux questions. Chez LR, psychodrame, avec une exclusion du parti, de tous ceux qui sont restés dans ce gouvernement. Quel regard vous portez dessus ?
J'y suis, mais j'y suis pas. Il y a quand même six ministres LR qui ont été pseudo-démissionnés d'office du parti, qui seront réintégrés lorsque les jours seront meilleurs. On pense à Rachida Dati pour l'élection municipale à Paris. Vous imaginez bien que les LR vont la rattraper au dernier moment. Écoutez, les LR, je crois, sont en perdition. Et moi, je profite de votre antenne pour dire à tous les électeurs sincères, vous, vous êtes patriote, vous qui voulez lutter contre l'immigration clandestine, contre l'insécurité, rejoignez-nous. Ne croyez plus ceux qui vont à la soupe en permanence et qui vendent vos voix pour quelques postes.
La législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, c'est votre allié ciotiste qui conserve son siège. Le patron des LR, Bruno Rotaillot, avait pas forcément appelé à voter pour votre candidat, mais en tout cas à ne donner aucune voix à la gauche. Est-ce que c'était le début d'une union de la droite ? Est-ce que ce qui s'est passé hier soir, c'est-à-dire la victoire de votre candidat, est un début d'union de la droite ?
Si M. Rotaillot avait voulu soutenir le candidat, il aurait pu le faire de manière beaucoup plus sincère. Il a été parfois plus élogieux pour des macronistes qu'il ne l'a été pour ce candidat de droite. Je crois que M. Rotaillot ne sait plus où il habite, en fait. Voilà, il a voulu participer à la macronie. Aujourd'hui, il a compris que ce n'était plus un investissement d'avenir. Il veut retourner Kazakh. Tout cela n'est pas audible, n'est pas compréhensible si les électeurs veulent vraiment une politique gaulliste et s'ils veulent vraiment une politique qui prend à bras-le-corps le redressement de la nation. Ils n'ont pas le choix que de voter pour les candidats UDR ou RN.
Merci Laurent Jacobelli d'être venu sur RMC ce matin.
Laurent Jacobelli