Les vœux du président Macron
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ce qu'en pensent les Français. Nous allons revenir sur les voeux d'Emmanuel Macron. 10 minutes 48 secondes. Les voeux officiels du président de la République ont battu un record de brièveté pour Emmanuel Macron qui se prêta à l'exercice pour la huitième fois. Une forme originale qui commence par un clip qui nous rappelle tout ce qui aura marqué cette année 2024.
Mes chers compatriotes, ensemble cette année, nous avons prouvé qu'impossible n'était pas français. Nous avons été la première nation à modifier notre constitution pour garantir le droit des femmes à interrompre volontairement leur grossesse. Nous avons fait avancer l'égalité femmes-hommes, entre autres grâce au courage de celles qui ont su dénoncer. Nous avons continué de bâtir une écologie de progrès, de lutter contre le changement climatique en baissant nos émissions, en ouvrant des usines, en continuant aussi de nous battre pour notre présent et notre avenir. Nous avons célébré la bravoure de nos résistants et de ceux qui nous ont libérés, 80 ans après, de la Normandie à la Provence.
Nous nous sommes souvenus de ceux tombés pour que la France se relève, nos héros, nos aînés, nos alliés, ceux venus de tous les continents pour libérer la patrie. Nous avons eu aussi, comme promis, il y a un an, des moments de grande fierté. D'abord, nous avons organisé cet été des Jeux olympiques et paralympiques, aussitôt entrés dans l'histoire, entrés dans nos mémoires et dans nos cœurs, qui ont fait vibrer un pays uni, de Saint-Denis à Tahiti. Et ont montré une France pleine d'audace, de panache, follement libre. Une France qui rayonne avec ses exploits sportifs, ses émotions, sa générosité. Une ville de Paris magnifiée.
Nos Jeux olympiques et paralympiques, oui, sont et resteront un moment inoubliable de la vie de la nation. En ce mois de décembre 2024, comme nous l'avions promis, nous avons rendu au culte et rouvert au public Notre-Dame de Paris. Cinq ans après l'incendie de 2019, Notre-Dame rebâtie demeure le symbole de notre volonté française. Des milliers de compagnons, d'artisans, de femmes et d'hommes ont rebâti la cathédrale jour après jour pendant ces cinq années. Elle a été rendue à tous et le monde entier a pu admirer ce travail. Demain, sachons garder le meilleur de ce que nous avons été durant cette année 2024.
Unis, déterminés, solidaires et face à chacune des grandes épreuves, face à ce que tant et tant disait impossible, nous avons réussi. Parce que nous avons été ensemble.
Bon, alors c'était une première. Le président s'exprime en voix off, comme on dit techniquement, dans le jargon. C'est-à-dire qu'il n'est pas visible. Il laisse la place aux images, sur la musique des Jeux Olympiques, d'ailleurs bien souvent. Il demande alors aux Français de rester déterminés et unis, réserve une pensée particulière pour les Mahorais. Puis arrive le moment marquant, le mea culpa.
Je dois bien reconnaître ce soir que la dissolution a apporté pour le moment davantage de division à l'Assemblée que de solutions pour les Français. Si j'ai décidé de dissoudre, c'était pour vous redonner la parole, pour retrouver de la clarté et éviter l'immobilisme qui menaçait. Mais la lucidité et l'humilité commandent de reconnaître qu'à cette heure, cette décision a produit plus d'instabilité que de sérénité. Et j'en prends toute ma part. L'Assemblée actuelle représente néanmoins le pays, dans sa diversité et donc aussi dans ses divisions. Elle est pleinement légitime.
Et dans cette configuration inédite mais démocratique, elle doit savoir dégager des majorités, comme le font d'ailleurs les parlements des grandes démocraties. Et notre gouvernement doit pouvoir tenir un chemin de compromis pour agir.
Bon, le Président évoque quelques priorités. Le budget notamment, bien sûr, avec ce que cela implique de compromis de la part de la classe politique. Mais sage, enfin, il se positionne sur son désormais unique domaine d'activité, l'international. Et là encore, il adapte une position tranchée sur un thème qui lui est cher, l'Europe.
Les Européens doivent en finir avec la naïveté. Dire non aux lois du commerce édictées par d'autres et que nous sommes les seuls à encore respecter. Dire non à tout ce qui nous fait dépendre des autres, sans contrepartie et sans préparer notre avenir. A l'inverse, il nous faut le réveil européen, réveil scientifique, intellectuel, technologique, industriel, réveil agricole, énergétique et écologique. Il faut pour cela aller plus vite, prendre nos décisions plus rapidement, plus fortement en européen, simplifier nos règles pour nos compatriotes comme nos entreprises et investir davantage.
Cela suppose une France qui continue d'être attractive, qui travaille et innove plus, qui continue de créer des emplois et qui assure sa croissance en tenant ses finances.
J'y veillerai. Emmanuel Macron se concentre sur l'Europe. Finalement, le seul moyen pour lui d'influencer directement sur la politique intérieure est de garder indirectement la main. Enfin, la conclusion ouvre un champ des possibles, sans donner pour autant des éléments concrets. Mais il veut consulter les Français en 2025. A priori, le seul moyen serait le référendum. Il ne le mentionne pas toutefois, même si l'Elysée, depuis hier soir, parle de consultations, de grands débats, etc. Voilà, vous avez...
Emmanuel Macron