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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 10 novembre 2023 16 minComplaisantFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleNumérique

Combattre l'illettrisme avec François Bonneau et Audrey Colnat

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Que nous dit cette enquête précisément sur le profil des Français concernés par l'illettrisme ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Comment faire pour en sortir ? D'abord en parler, est-ce qu'on peut nommer les choses aujourd'hui ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce qu'on a un manque de chiffres sur ce phénomène en France ?

  • 6:24OuverteRéponse directe

    Illettrisme, électronisme : est-ce qu'il y a un lien entre les deux ?

  • 9:40OuverteRéponse directe

    On a eu le sentiment d'une fatalité autour de l'illettrisme. Comment l'enrayer ?

  • 11:23OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un volet entreprise dans le plan que vous avez présenté en région Centre-Val-de-Loire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16PrésentateurChiffre
    « L'illettrisme concerne des personnes qui sont allées à l'école, mais qui en sont sorties avec une trop faible maîtrise de la lecture et de l'écriture pour être autonome, soit environ 7% des Français. »
  • 0:36PrésentateurChiffre
    « Vous avez présenté en début de semaine un plan régional de lutte contre l'illettrisme qui concerne 10% des habitants de votre région. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « On a fait le point scientifiquement. On a fait le point en utilisant les critères de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme pour avoir des chiffres fiables. »
  • 2:05Invité politiqueChiffre
    « 10% des personnes aujourd'hui qui ont été scolarisées partiellement, globalement, mais en tous les cas pour lesquelles il y a aujourd'hui une énorme difficulté à maîtrise des savoirs de base. »
  • 3:27Invité politiqueChiffre
    « On sait aussi qu'on a un illettrisme de genre. Le taux d'illettrisme chez les hommes est supérieur à celui des femmes. On a 11,8% chez les hommes quand on n'a que 8,9% chez les femmes. »
  • 4:22Invité politiqueChiffre
    « Mais par catégorie socio-professionnelle, on a dans les CSP+, on a quelques personnes qui sont en situation d'illettrisme. C'est aux alentours de 3%. Mais on a chez les employés et les ouvriers un pourcentage qui frôle les 15%. »
  • 6:01InvitéPromesse
    « On a mené cette année, en lien avec l'INSEE, une enquête dont les premiers chiffres vont sortir au printemps prochain. »
  • 10:06InvitéPromesse
    « Nous avons collaboré récemment avec l'entreprise Sodexo et Disneyland Paris pour les aider à mieux repérer et accompagner les salariés en situation d'illettrisme. Et notamment, la Sodexo a pour ambition de former 500 personnes d'ici 2024. »

Temps de parole

  • François Bonneau45 %
  • Présentateur28 %
  • Invité14 %
  • Invité 27 %
  • Invité 35 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Aider ces enfants à faire leur devoir, lire une ordonnance du médecin, écrire une liste de cours, ça peut paraître très simple pour des milliers de Français, mais c'est extrêmement difficile pour ceux qui sont atteints d'illettrisme. Ces tâches demandent beaucoup d'efforts, voire sont impossibles. L'illettrisme concerne des personnes qui sont allées à l'école, mais qui en sont sorties avec une trop faible maîtrise de la lecture et de l'écriture pour être autonome, soit environ 7% des Français. Mais dans certaines régions, le chiffre est plus élevé et il faut agir plus fortement. C'est le cas en région Centre-Val-de-Loire, région que vous présidez, François Bonneau. Bonjour. Bonjour.

Vous avez présenté en début de semaine un plan régional de lutte contre l'illettrisme qui concerne 10% des habitants de votre région. Vous intervenez en direct de France Bleu-Orléans et je les en remercie. Avec nous également dans ce 13-14, Audrey Colna, bonjour.

0:50
Invité

Bonjour.

0:50
Présentateur

Vous êtes chargée de mission à l'Agence Nationale de Lutte contre l'illettrisme. J'attends les questions et les témoignages des auditeurs et des auditrices de France Inter. 01 45 24 7000 ou via franceinter.fr. Un mot des chiffres d'abord parce qu'en fait, il y en a très peu. Je m'en suis rendu compte en préparant ce rendez-vous. Je crois que la dernière enquête nationale date d'il y a un peu plus de 10 ans. François Bonneau, vous avez commencé par essayer de savoir combien des habitants de votre région étaient concernés. Ça a été la première étape.

1:20
François Bonneau

Oui, ça a été la première étape parce que quand on veut s'acquitter un problème, il faut bien le caractériser. Nous savons que dans les zones urbaines, il y a plutôt moins de personnes qui sont concernées par l'illettrisme dans les territoires ruraux. En centre-val de Loire, nous avons beaucoup de territoires ruraux. Nous avons aussi un certain nombre de territoires, de quartiers prioritaires de la ville, etc. dans lesquels on peut retrouver un nombre significatif. Donc on a fait le point. On a fait le point scientifiquement. On a fait le point en utilisant les critères de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme pour avoir des chiffres fiables.

Et ce sont les chiffres que vous donnez, à savoir 10% des personnes aujourd'hui qui ont été scolarisées partiellement, globalement, mais en tous les cas pour lesquelles il y a aujourd'hui une énorme difficulté à maîtrise des savoirs de base. L'illettrisme, ça veut dire à la fois lire, ça veut dire la maîtrise des calculs élémentaires. Et ça veut dire également s'exprimer par l'écrit de manière simple. Sur ces éléments-là, 10% de la population de la région centre-val de Loire, la région que je préside, sont dans cette situation. 7% au niveau national, tout ça est considérable.

Tout ça est complètement inadmissible parce qu'on imagine bien à quel point ces personnes sont, même si elles se cachent, même si elles ont du mal à l'accepter, sont dans une situation extrêmement difficile, extrêmement difficile dans la vie courante, extrêmement difficile dans leur évolution professionnelle.

2:50
Présentateur

Que nous dit cette enquête précisément sur le profil des Français qui sont concernés par l'illettrisme, leur âge, leur sexe, les professions exercées ? Vous avez évoqué aussi leur lieu d'habitation à l'instant.

3:00
François Bonneau

Oui, tout à fait. Sur les âges, on a une part qui est assez significative des personnes entre 56 et 65 ans. On a une part qui est non négligeable également pour les gens qui sont sortis il y a une dizaine d'années du système de formation, je pense à la tranche des 26-35 ans. On sait aussi qu'on a un illettrisme de genre. Le taux d'illettrisme chez les hommes est supérieur à celui des femmes. On a 11,8% chez les hommes quand on n'a que 8,9% chez les femmes. Et la répartition est donc de 56% sont des hommes, 44% sont des femmes. Et puis on a un autre chiffre qui peut nous intéresser dans notre échange.

Il ne faut pas imaginer que les personnes qui sont en situation d'illettrisme sont nécessairement en dehors de la société. Un certain nombre ont réussi à compenser ce qui constitue véritablement un handicap et sont au travail. Aujourd'hui, on a un taux de personnes qui sont concernées par l'illettrisme et qui sont au travail qui est tout à fait significatif. Mais par catégorie socio-professionnelle, on a dans les CSP+, on a quelques personnes qui sont en situation d'illettrisme. C'est aux alentours de 3%. Mais on a chez les employés et les ouvriers un pourcentage qui frôle les 15%. On voit que c'est un problème global de notre société et totalement inadmissible.

4:48
Présentateur

Audrey Colna, comment faire pour en sortir ? D'abord en parler, est-ce qu'on peut nommer les choses aujourd'hui ? Est-ce qu'on peut parler de ce problème de l'illettrisme ? On a eu le sentiment pendant longtemps que c'était un tabou. Est-ce qu'aujourd'hui, ça l'est toujours ?

5:06
Invité

Alors ça l'est de moins en moins. Effectivement, le tabou de l'illettrisme recule et heureusement, la société s'empare de ces sujets. Maintenant, effectivement, être qualifié d'illettré, c'est vraiment très violent. Donc c'est difficile.

5:24
Présentateur

C'est ça le paradoxe. On se souvient de la sortie d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, parlant des salariés de GAD comme étant des illettrés. Ce qui factuellement était vrai pour certains d'entre eux. Il y avait eu des études à l'époque sur ce sujet. Mais ça avait été pris comme une insulte. D'ailleurs, il s'était excusé dans la foulée.

5:40
Invité

Oui, c'est compliqué de l'assumer. Et donc ça demande beaucoup de tact et de bienveillance pour les personnes qui accompagnent ces situations.

5:53
Présentateur

Aujourd'hui, on a ce rapport et cette enquête en centre-val de Loire. Pourquoi est-ce qu'on a un manque de chiffres sur ce sujet, sur ce phénomène en France ?

6:01
Invité

Alors, on a un manque de chiffres, mais ils vont arriver, puisqu'on a mené cette année, en lien avec l'INSEE, une enquête dont les premiers chiffres vont sortir au printemps prochain. Donc on verra un petit peu mieux où nous en sommes, même si nous savons que la lutte contre l'illettrisme a fait beaucoup de progrès en France ces 20 dernières années.

6:24
Présentateur

François Bonneau, illettrisme, électronisme, ça c'est la difficulté pour se servir d'un smartphone ou d'un ordinateur. Est-ce qu'il y a un lien entre les deux ?

6:34
François Bonneau

Oui, il y a bien évidemment un lien entre les deux, parce qu'aujourd'hui, la maîtrise de l'outil numérique est absolument nécessaire dans un nombre important de situations sociales. Ce qu'il faut dire par rapport au sens de ce terme-là, c'est que bien évidemment, il faut parler de personnes qui sont en situation d'illettrisme. Ces personnes sont des êtres humains, sont nos voisins dans la rue, sont nos voisins dans l'immeuble, sont des gens qui, comme toute personne, ont envie de se promouvoir, ont envie d'accéder à tout. Et globalement, sont extrêmement volontaires pour s'engager dès lors qu'on les a déculpabilisés. Il faut lever la culpabilité.

Ces personnes qui viennent dans un service administratif et qui finalement, quand elles voient qu'elles vont devoir prendre un crayon et écrire quelque chose et qui sont prises de panique, et qui font demi-tour, ça n'est pas supportable dans une société de justice et d'égalité. Il faut lever la culpabilité et mettre partout dans la proximité. C'est le but de la région Centre-Val de Loire. C'est de mettre partout ces espaces libre-savoir, ces mobilisations et professionnelles et associatives qui nous permettent de mettre ce problème au cœur de notre société.

Non pas comme un problème qui stigmatise, mais comme un problème qui éveille nos consciences et qui éveille le désir de créer là-dessus une véritable égalité.

8:00
Présentateur

On va parler de votre plan dans une minute, François Bonneau. D'abord, je voudrais qu'on donne la parole à Aline Leguluche, qui nous a livré son témoignage pour montrer qu'on peut sortir de cette situation. Elle a écrit deux livres sur l'illettrisme. Elle en a souffert dans sa jeunesse. Elle a appris à lire à 50 ans. Elle a même décroché son CAP Restauration Hôtellerie. Elle nous raconte son parcours.

8:20
Invité

Je suis rentrée à l'école à 6 ans. Je n'avais jamais touché un crayon et même une feuille de papier. Je confondais les lettres. Par bonheur, je suis tombée sur quelques années après, sur un enseignant gentil, bienveillant, qui lui m'a fait apprendre avec la douceur et ludiquement, certaines phrases, certaines écritures, un peu de calcul. Je suis sortie de l'école à l'âge de 16 ans en situation d'illettrisme. Alors pour le travail, j'ai travaillé pendant 15 ans dans une usine, une usine de pâtisserie, parce qu'à l'époque, il n'y avait pas besoin de CV, il n'y avait pas besoin de tout ça. Ensuite, j'ai eu mes enfants. C'est là que j'ai vraiment pris conscience de mon handicap.

Et j'avais terriblement honte. Je me sentais coupable de ne pas pouvoir aider mes enfants. Mais je voulais tout de même qu'ils apprennent à lire et à écrire. Je leur racontais une histoire. C'était la sortière, c'était drôle, on faisait un petit spectacle. Mais mes enfants, ils l'ont su très très tard. J'avais des difficultés avec ça, parce que je leur faisais lire tout à ma place, comme si c'était un cours de lecture sans cesse, pour donner le change, pour leur faire semblant. Il faut aller de l'avant, il faut demander de l'aide. Et j'adore écrire, j'adore créer, j'adore inventer. Et ça me rend heureuse, ça.

9:35
Présentateur

Voilà ce témoignage plein d'optimisme d'Aline Le Guluche. Audrey Colnage, je me tourne vers vous. On a eu le sentiment, et on l'a peut-être encore, qu'il y a une fatalité autour de l'illettrisme. Comment est-ce qu'on arrive à le faire reculer ? Est-ce qu'il y a des exemples de territoires où ça fonctionne ?

9:50
Invité

Alors oui, bien sûr, l'illettrisme n'est pas une fatalité. On peut apprendre à tous les âges de la vie. Ça, c'est un message très important à faire passer. Et c'est notre action quotidienne à l'Agence. Sur la région Île-de-France, puisque c'est mon territoire, je vais parler d'un exemple concret. Nous avons collaboré récemment avec l'entreprise Sodexo et Disneyland Paris pour les aider à mieux repérer et accompagner les salariés en situation d'illettrisme. Et notamment, la Sodexo a pour ambition de former 500 personnes d'ici 2024. Actuellement, il y a déjà plusieurs centaines de salariés qui sont rentrés en formation.

Quant à Disneyland Paris, leur programme qui a été, en fait, a obtenu un prix de l'ambassade des États-Unis pour son exemplarité, justement, pour lutter contre l'illettrisme et l'électronisme.

10:46
Présentateur

Beaucoup de salariés de Disneyland souffraient d'illettrisme et d'électronisme et donc profitent de formation à l'intérieur de l'entreprise. C'est comme ça que ça se passe ?

10:52
Invité

Alors, pas forcément beaucoup, mais sur certains secteurs d'activité, il y a eu un certain nombre de salariés qui ont été repérés en difficulté. Donc, ça signifie qu'il y a un enjeu aussi économique pour l'entreprise.

11:03
Présentateur

Ce qui est difficile, c'est de les repérer, c'est de les convaincre de suivre des formations, de reprendre des cours ?

11:09
Invité

Alors, tout ça, en fait, demande de monter en compétence. C'est pour ça que l'agence agit aux côtés des entreprises pour les aider, justement, à s'acculturer à la question et à savoir mieux accompagner ces personnes.

11:23
Présentateur

François Bonneau, est-ce qu'il y a un volet entreprise dans le plan que vous avez présenté en début de semaine en région Centre-Val-de-Loire que vous présidez pour lutter contre l'illettrisme ?

11:31
François Bonneau

Oui, on a présenté d'ailleurs ce plan avec les responsables, chambres de commerce et d'industrie, etc., parce que ça se joue dans tous les temps de la vie et dans tous les lieux. Tout à l'heure, Aline Le Gulluche a commencé son propos en parlant de la bienveillance. Et elle a parlé aussi du sentiment de honte. Je pense qu'il faut vraiment que la bienveillance l'emporte sur tout, que nous ayons dans la vie, auprès des jeunes, auprès des familles, auprès des personnes qui sont confrontées à ça, auprès des entreprises, il faut que nous ayons une posture qui soit bienveillante. Ça n'est pas un handicap indépassable.

C'est quelque chose qui a été créé par les conditions de vie et c'est, en effet, vous l'avez très très très bien dit, c'est quelque chose qui peut être complètement inversé. On peut acquérir. Et pour ça, il faut plusieurs choses. Il faut à la fois renforcer la stratégie de prévention. C'est la raison pour laquelle nous avons conduit l'étude. Si on ne sait pas comment est posé le problème, où est posé le problème, il faut faire un diagnostic qui soit un diagnostic partagé, un diagnostic ouvert. Et j'ai voulu, au moment de la signature, qu'il y ait toutes les catégories de la population. Ensuite, il faut prévenir. Il y avait le recteur. Il y avait le recteur qui était présent là. Donc l'école.

Oui. Non pas pour dire l'école ne fait pas, etc. Ce n'est pas le sujet. C'est des personnes qui sont allées à l'école, mais qui n'ont pas acquis l'ensemble ou qui ont perdu. Il s'agit par l'école, à travers l'école, de développer des actions à destination des enfants et des familles. Des enfants et des familles. Il y a des enfants pour lesquels lire est totalement... François Bonneau. Oui. Je vous donne la parole aux auditeurs de France Inter. Je vous demande de faire rapidement, s'il vous plaît. Très vite. Et puis après, il faut développer des actions dans la proximité. Il faut le faire avec les entreprises.

Il faut le faire, je le disais, dans notre région, nous avons des espaces libres savoirs avec des professionnels et des actions de formation qui sont structurées. Et nous avons tout un réseau, tout un réseau d'espaces libres savoirs qui développent la lutte contre l'illettrisme et contre l'illélectronisme.

13:29
Présentateur

Les appels, les questions, les témoignages, les auditeurs de France Inter. Michel nous appelle de Nantes. Bonjour Michel.

13:35
Invité

Oui, bonjour. Nous vous écoutons. Oui, moi je veux simplement faire un tas de quelque chose que j'ai vécu lorsque j'ai fait mon service militaire. Il y avait dans moi un copain qui était analfabète. Il reçoit une lettre de sa copine. Il me demande de la lire et il me demande de lui répondre. C'était une situation un peu particulière. Ce temps-là de service militaire, me semble-t-il, à la fois permettait de détecter les gens qui étaient analfabètes, mais aussi permettait à nos copains qui étaient enseignants, appelés enseignants, de donner des cours.

Alors je pense que là, effectivement, le fait d'avoir supprimé le service militaire est un élément qui a sûrement fait en sorte qu'un certain nombre de gens ne se sont passés à travers les mailles.

14:18
Présentateur

Merci.

14:18
Invité

Le rétablissement de ce type de rassemblement national permettrait peut-être, effectivement, d'apporter des solutions.

14:28
Présentateur

D'apporter une solution. Merci Michel. Merci Michel pour ce témoignage. Analphabétisme n'est pas illettrisme, je le précise. On a pas mal de témoignages et de messages dans ce sens. François Bonneau, peut-être, il y a aujourd'hui les journées défense et citoyenneté pour les jeunes. Est-ce qu'il y a là des pistes à creuser ?

14:46
François Bonneau

Tout à fait. Nous avons corrélé les chiffres de notre étude régionale, encore une fois, qui a été faite en fonction des critères de l'Agence nationale. Nous les avons corrélé avec les chiffres qui sont donnés par les journées de la défense et citoyenneté. Et c'est des chiffres qui, en effet, se rejoignent sur l'importance du phénomène. Et je crois que ce travail de repérage, il est très, très important. Parce que ça permet de rentrer en communication avec les personnes et de les aider à se mettre en mouvement, de les accompagner.

15:19
Présentateur

Merci à vous, François Bonneau, président de la région Centre-Val-de-Loire. Merci également à Audrey Colna, chargée de mission à l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, d'avoir répondu à l'invitation du 13-14. Merci à vous pour vos appels et vos messages. Merci à vous.