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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 septembre 2025 27 min

Lecornu, coincé entre les oppositions et la rue ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et on va en parler avec vous. Bonjour Ellisabeth Martichou, merci d'être avec nous, éditorialiste politique. On est ravi de vous retrouver Pierre Jacquemin.

Bonjour Pierre, merci également d'être là directeur de la rédaction de politice. Alors, on le voit la journée de mobilisation de demain, elle s'annonce suivie. Est-ce qu'avant même d'avoir un gouvernement, Sébastien Lecnu est déjà sous pression de la rue ?

Bien sûr. Euh bien sûr, il le savait d'ailleurs hein puisque la journée euh était annoncée. Il y a eu le 10 qui était euh euh une entrée en matière et puis aujourd'hui et demain pardon 18 qui s'annonce extrêmement euh suivi.

Ce sera quand même une date importante parce que c'est un intersyndical va mettre beaucoup de Français dans la rue dans un contexte où le sentiment d'injustice fiscale a gagné maintenant énormément de d'esprit et évidemment que on voit bien avec l'évolution par rapport à à la taxe duman que c'est un sujet que Sébastien Lecnu euh va devoir prendre au sérieux. La droite commence à évoluer d'ailleurs sur le sujet. Donc oui, demain sujet très important.

Euh Marie-Lise Léon ce matin dans les colonnes du Parisien euh rétablit noir sur blanc les exigences de la gauche et on peut considérer que il faudra pour Sébastien Lecnu prendre cette pas ses injonctions mais ses ses demandes très fortes euh au sérieux. Et encore, il y a aussi un enjeu de sécurité malgré tout pour Bronillot qui est le ministre de l'intérieur des missionnaires. On va voir parce que le 10 septembre n'a pas été une journée de blocage mais a été une journée où il y a eu quand même quelques désordres dans la rue.

Les Français ils sont sensibles et donc pour Bruno Taillot, c'est un test lui qui a un bilan qui est assez faible à l'intérieur. Journée de mobilisation pour Sébastien Lecu. qui a fait le choix de recevoir les syndicats avant même de recevoir les oppositions ?

Est-ce que du coup demain il va devoir entendre ce message de la rue et des syndicats et leur répondre ? Oui, d'autant plus qu'il faut écouter le message qui est euh celui des syndicats. Si euh l'intersyndical a réussi à se coordonner pour une nouvelle journée de mobilisation commune de l'ensemble des syndicats.

La dernière fois qu'on a vu ça, c'était lors de la réforme des retraites et l'objectif pour les syndicats, c'est de remettre le sujet de la réforme des retraites qui reste un un enfin en tout cas un sujet que sur lequel les syndicats ne veulent pas lâcher et en cela, ils rejoignent les partis de gauche qui seront reçus aujourd'hui à Matignon. Donc ça fait ça ça donne un peu de force justement au aux différents représentants de la gauche qui sont reçus par Sébastien Lecornus ce matin. Donc la mobilisation demain, oui, c'est un poids de plus en tout cas c'est un c'est une pression de plus qui pèse sur sur Sébastien Lecornu.

Mais Elisabeth Bar Martichou l'a dit il y a un instant, c'est vrai que on le savait, il y a eu la mobilisation du 10, il a la mobilisation du 16. Il va aussi y avoir la mobilisation des agriculteurs la semaine prochaine qui va pas être une tape aussi très simple. Il y a d'autres mobilisations qui sont annoncées pour la fin du mois.

C'est un mois un peu compliqué. Donc euh c'est aussi une manière euh pour le mouvement social, la gauche de dire euh certes, l'Assemblée nationale est ingouvernable, c'était très compliqué d'obtenir des des euh des des compromis, mais on a avec nous une partie du peuple, notamment sur la question euh je pense des retraites et puis vous avez vu, peut-être on en parlera, le Parti socialiste aussi qui a fait son propre budget a fait sortir hier un sondage qui montre qu'une grande majorité des Français s'accorde sur plusieurs de ces propositions et ce matin évidemment le Parti socialiste va arriver dev voir monsieur le cornu avec avec ce soutien là qu' qu' estime qu' estime massif. Donc oui, je pense qu'il y a une séquence très compliquée quand même pour ce gouvernement qui n'est pas encore en place parce que c'est un gouvernement démissionnaire.

Exactement. Et quelle marge de manœuvre il a Ellisabeth Sébastien Lecnu pour répondre à ce qui va se passer demain ? Il y a les syndicats mais il y a aussi la colère citoyenne.

Bah de toute façon là son son souci principal c'est quand même de trouver un accord avec le Parti socialiste. C'est la clé évidemment d'une stabilité d'une non censure pour faire passer le budget. Euh la rue euh elle met elle met sous pression à peu près tout le monde, elle met sous pression les socialistes qui euh euh évidemment ne doivent pas en rabattre euh par rapport au aux demandes euh de la base.

Elle met sous pression euh euh également Sébastien Lecornu. Disons que c'est un élément, cet automne sociale qui qui se manifeste, c'est un élément supplémentaire qui complexifie une situation dont dont vous parliez Pierre qui est extraordinairement déjà inédite, compliquée. Et l'équation pour Sébastien Lecornu, c'est de garder toutes les grenouilles dans la brouette, toutes pas tout à fait. le Parti socialiste et LR LR qui a à peine une cinquantaine de députés, les socialistes qui en ont un petit peu moins que de de 70 et en réalité il faut que ces deux parties minoritaires toppent avec Sébastien Lecornu pour faire passer le budget.

La question budgétaire, elle est fondamentale. Il faut un budget pour la France. Alors, on a la partie raisonnable entre guillemets, c'est c'est le terme est pas satisfaisant du Parti socialiste comme François Hollande qui a dit il faut cela.

Sinon, c'est la dissolution. Et puis une autre partie du Parti socialiste, si je puis dire, qui euh ne voit pas la dissolution forcément comme une mauvaise affaire électorale. Donc le Parti socialiste est divisé.

Olivier Fortit exactement ce qu'il doit faire, je pense, entre les deux. Il est divisé et il est sous la pression et de la rue et de LFI. On a bien vu Olivier Fort parenthèse l'histoire des drapeaux palestiniens sur les mairies prouve bien quand même que il est un peu sous pression de cette partie de la la gauche qui a fait de la question palestinienne l'alpha et l'oméga du combat politique aujourd'hui.

Et en en a en mettant sur la table cette initiative avant le 22 septembre, la reconnaissance par la France de l'État palestinien, il est allé jus un petit peu plus loin que la ligne normale du Parti socialiste, j'imagine, parce que c'est très contestable comme initiative euh d'un certain point de vue. Donc ce que je veux dire, c'est que le Parti socialiste, il est moteur, c'est la clé. Mais c'est pas pour autant qu'il est très confortable parce qu'il est soumis à plusieurs pressions contradictoires et Olivier Fort il est là, il est au milieu de ça.

C'est vrai qu'Olivier Fort il a une difficulté, c'est que il a avec lui la machine du Parti socialiste. Il a réussi à remporter une nouvelle fois l'élection au poste de premier secrétaire. Mais très divisé, hein.

Bien sûr. Non, ce que je veux dire, c'est qu'il a la machine du Parti socialiste, mais il a pas forcément la la ligne politique du parti. C'est-à-dire que moi ce que je pense c'est que Olivier Fort lui est presque convaincu qu'il faut aller des élections législatives.

Il a en tête le calendrier politique qui s'accélère, il va y avoir les municipales et il pense que pour l'électorat, son électorat, l'électorat de gauche, il lui serait pas pardonnable de laisser la politique de monsieur Lucnu s'installer ou en tout cas d'être celui qui va permettre à monsieur Lucnu de s'installer. C'est vrai pour le Parti socialiste, mais c'est vrai aussi pour le Rassemblement national. Si le Rassemblement national est aussi déterminé à vouloir aller vers des élections législatives anticipées, c'est parce qu'il a bien en tête que son électorat ne lui pardonnera pas de faire ce cadeau là à la Macronie.

Macron a choisi un Macronist, il a choisi le dernier des Macronistes à la tête de Matignon, c'est pas pour mener une politique différente de celle qui a été menée par le passé. On s'interroge aujourd'hui est-ce qu'une majorité est possible ? En tout cas, est-ce qu'une alliance, un compromis est possible entre la droite et la gauche ?

Mais moi, je trouve qu'on oublie de faire le de se rappeler ce qu'a été la promesse d'Emmanuel Macron. La promesse d'Emmelu Macron en 2017, c'était et de gauche et de droite. Il n'a fait que du et de droite.

Pourquoi changerait-il aujourd'hui ? Donc je pense que ça va être quand même très compliqué. C'est vrai que ça se joue beaucoup autour du Parti socialiste, mais Ellisabeth a raison.

Je pense que le Parti socialiste est divisé à la fois sur la stratégie mais aussi sur la ligne politique à adopter. Et euh je pense que ce qui devrait l'emporter quand même, c'est effectivement ces échéances qui arrivent et la nécessité de conforter un électorat pour pas perdre des mairies euh dans quelques mois qui ça arrive quand même très vite. Alors le dogme macronien, il est un peu écorné.

Maintenant, non, mais par Macron lui-même. Non, donc on peut pas tout à fait dire que Emmanuel Macron ne bouge pas puisque l'attaque Zucman c'est quand même la taxe Zucman revisité sans doute édulcoré tel que la voudra ou la proposera Sébastien Lecnu. Dites donc, c'est un c'est un sacrif pas encore on y est pas encore non, on y est pas encore mais on y avance quand on voit qu'une partie de la droite est favorable et maintenant elle a gagné la bataille.

Zukman a gagné une jusqu'à convaincre même une partie de la droite et une partie de la Macronique. Oui, les supra on rappelle la taxine c'est 1800 personnes foyers c'est c'est plus de 100 millions de patrimoines. Donc c'est pas énorme et on comprend bien que ce qui va être proposé c'est ce sont des exonérations des exceptions pour ceux qui comme le patron de Mistral aujourd'hui font pas de bénéfice.

Donc il serait injuste que il vende une partie de de son entreprise pour dire les choses de façon un grossière où il cède des titres à l'État en contrepartie euh pour payer cette cette taxe. Bref, on dire la Macronie, elle a fait un sacré bouget. Elle a fait un sacré bouget.

Donc on va voir si sur les retraites maintenant c'est ça la bataille parce que sur la taxe on peut dire que bon voilà il y aura une taxation des des ultra riches. Il y aura sans doute par exemple une année blanche mais qui ne touchera pas les Français évidemment les moins aisés sauf à ce que l'année blanche soit carrément annulée. il y a eu le recul sur les jours fériers et on va pouvoir faire quand même le bilan de tout ce qui est finalement admis par la Macronie.

Après sur les retraites, ça ça va être serré. Mais c'est serré parce que la que le deal ce sera de vendre à la droite la suspension de la réforme jusqu'à la présidentielle en disant écoutez voilà on est en novembre 26 la présidentielle c'est en avril mai 27 ben là pendant 14 mois on suspend et on fait trancher à la présidentielle cette question qui a été le le pas le début de la fin mais qui a vraiment été la fin vous pensez que le socle commun peut l'accepter et c'est aussi un peu l'équation difficile de Sébastien Lecnus est-ce qu'il peut trouver trouver un accord avec la gauche sans perdre sur sa droite. De toute façon, il va falloir avancer hein.

Tout le monde va devoir avancer. Donc la droite, elle va demander des gestes sur l'immigration, sur la sécurité. La droite, elle veut rester au gouvernement.

Donc au nom de son maintien au gouvernement, jusqu'où Bruno Retaillot peut-il aller trop loin ? Là aussi, tout ça, ça se joue honnêtement de d'une de 0 à 10 sur une échelle de 0 à 10. la probabilité.

Bon, ça marche assez faible. Si on veut être optimiste, on se dit que oui, comme on l'expression bateau, c'est il y a un chemin. Euh, il y a un trou de souris.

Est-ce qu'il est un peu plus gros que la souris ? Est-ce que c'est un trou de lièvre, un trou de je sais pas quoi ? Euh c'est c'est pas c'est pas évident.

Mais quand on entend quand on lit François Hollande ou qu'on l'écoute et quand on lit parfois certains élus de la droite LR, on se dit que ils veulent éviter eux la dissolution tout de suite. Donc on verra. C'est vrai mais ceux dont vous parlez que ce soit François Hollande d'un côté ou une partie de la droite de l'autre ne sont pas majoritair ou c'est en même temps il y a il y a autant de députés LR qu'il y a à mon avis de de sensibilité de droite.

C'est un peu moins vrai chez des socialistes parce que je pense qu'ils sont plus divisés en deux camps. ceux qui sont pour la dissolution sont ceux qui sont pour une espèce de respectabilisation des socialistes en mode nous sommes dans parti de gouvernement, nous voulons pas la complexité ou en tout cas la la la possibilité de d'être encore dans une instabilité politique. Mais bon, je je c'est vrai que la les jours prochains vont être très compliqués pour monsieur le cornu.

Ce que je pense, c'est que les bases de compromis sont vraiment quasiment impossibles, y compris je vous sens un tout petit peu optimiste sur la question de l'attaque Zukman parce que j'ai pas le sentiment qu'à droite l'attaque Zukman fasse vraiment l'unanimité, même si effectivement il y a des voix qui disent, j'entends des voix qui disent oui évidemment dans un contexte comme celui-là, on ne peut pas aller ne pas aller chercher l'argent chez les ultra riches et notamment ceux qui détiennent plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Ça paraît logique d'aller chercher les 2 % et y compris d'ailleurs, j'entendais monsieur Béchu tout à l'heure que je trouvais pas très honnête même si j'entends qu'il est pas franchement favorable à l'idée d'aller taxer les riches. Mais cette histoire de taxe Zukman, on entend tout et n'importe quoi parce qu'on a l'impression qu'effectivement qu'on va aller faire les poches des chefs d'entreprise qui eux-mêmes parfois n'arrivent pas à se rémunérer.

Et c'est vrai, je pense il y a des il y a des gens qui montent des start-ups qui créent qui créent une entreprise qui crée de la valeur et qui n'arrivent pas à se rémunérer et pourtant leur entreprise pèse parfois des milliards. Et ce que propose, c'est d'aller chercher du titre, c'est de céder des titres aux à l'État ou au salariés. C'est aussi une manière de conforter la question de la démocratie dans l'entreprise.

C'est c'est c'est de ça répond à deux choses. C'est un partage du pouvoir et c'est un partage des richesses. Si vous allez si vous avez une entreprise dont vous tenez une partie du capital et que l'État parce que vous n'avez pas de bénéfice donc vous pouvez pas être taxé vous demande de lui céder une partie du capital.

Une partie du capital mais et les investisseurs cap ben qu'est-ce qu'ils se disent ? Alors c'est l'état ou les salariés. Ce que je trouve assez intelligent d'ailleurs dans la taxe du c'est que l'idée c'est qu' aussi que les salariés puissent être détenteurs du capital de l'entreprise.

Ça paraît ça c'est pour ça que je trouve que c'est intéressant parce qu'il y a deux logiques. C'est une logique démocratique de l'entreprise. C'est on partage le pouvoir dans l'entreprise et on partage les richesses. 2 % du patrimoine d'une entreprise ça paraît pas dingue.

Je pense à Thomas Pigati qui lui parle jusqu'à 90 % parfois de d'une taxation. Donc c'est vraiment un minimum qu'on peut espérer. Il faut avoir en tête que depuis 20 ans, c'est 7 fois. les les les 500 plus grandes fortunes ont multiplié leurs chiffres en de par 7 en en 15 ans.

Colossal pour Oui, je je comprends bien votre question un peu philosophique du partage de la valeur, mais pourquoi ne pas prendre la taxeusman ? on est dans un dans une nécessité de trouver des compromis et et d'exclure dans la taxe Zukman toutes les entreprises qui aujourd'hui effectivement ne sont pas en situation de rémunérer leurs actionnaires. Voilà, c'est ça aussi ça peut ça peut s'entendre dans un contexte où encore une fois le taux de prélèvement obligatoire est déjà le plus élevé au monde.

Donc n'oublions pas tous ces paramètres avant d'essayer de trouver des systèmes qui Non maisab vous avez raison. Moi ce qui me ce qui me frappe et d'ailleurs j'entends beaucoup dans les débats qu'on a en ce moment, les Français détestent les riches et cetera. On fait on fait un numéro cette semaine dans Politis d'ailleurs.

On dit non, les Français ne déteste pas les riches, ils ont une soif, ils ont une exigence d'égalité. Et le problème c'est que aujourd'hui la question fiscale est un est un problème de de de mauvaise gestion, de mauvaise répartition de l'effort. Et c'est vrai qu'aujourd'hui on voit que l'ensemble des français sont taxés à quasiment 50 % d'une manière générale que ce soit la TVA, l'impôt sur le revenu, quand les grandes fortunes échappent à cet impôt et sont taxés de l'ordre de 25 %. et en français sur deux ne pas l'impôt sur le revenu.

Oui mais il pay il pay la TVA je dis pas qu'ils sont je dis il y a plein d'assiette à tous les étages. Voilà et donc ce serait évidemment nécessaire d'avoir ce débat dans le cadre de la présidentielle. On espère que ce sera le cas définitive malheureusement souvent les les présidentiels se jouent sur des des questions beaucoup plus passionnelles et et l'autant de la pédagogie n'est pas celui de l'élection présidentielle.

C'est évidemment euh une question qu'il faudrait refondre totalement mais depuis le temps qu'on réclame la réform fiscale, ça fait 20 ans qu'on parle de la réform fiscale et donc aujourd'hui on est conduit à des caricatures. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu reçoit donc les parties de gauche à Matignon. Parmi eux les écologistes.

On va écouter quel est l'état d'esprit de Marine Tondelier, la patronne des écologistes invité ce matin de TF1. J'y vais avec beaucoup de scepticisme. Je veux pas vous faire semblement que que je vais à ce rendez-vous en disant vraiment je pense qu'il va nous éblouir.

Je sais pourquoi il est là. Il est là parce qu'Emmanuel Macron a décidé de ne pas changer de cap politique. S'il avait voulu une rupture politique, il aurait pas mis Sébastien le Cornu.

Donc j'ai passé l'âge de croire au Père Noël, voyez-vous. Mais nous allons le rencontrer car nous sommes des républicains et nous allons le rencontrer parce qu'il est premier ministre et que dans ce pays, il n'y aurait rien de pire que l'incommunicabilité. C'est-à-dire le moment où avec les gens avec qui vous êtes pas d'accord et il y en a beaucoup, on narriverait même plus à se parler. et à se dire entre un premier ministre et un groupe parlementaire et une force politique sur quoi nous ne sommes pas d'accord et comment nous avançons.

Est-ce qu'il peut ressortir autre chose qu'une simple discussion républicaine ? Non. Alors Marine Telli, elle a cela en tout cas sa qualité c'est effectivement de de ne jamais refuser au nom du républicanisme de son parti le principe de la discussion.

Pour le reste je dire c'est elle a elle a basculé on elle a basculé du côté de LFI dans dans ce contexte là politique. Euh donc avec il y a qu'avec le PS est-ce que Sébastien peut éventuellement trouver quelque chose ? Bien sûr, bien sûr.

Il y a que le Parti socialiste qui accepte encore de discuter sur le fond, pas Marine Tandeli à partir du moment à un moment fait comme elle le dit très bien moment elle se dit tiens, est-ce qu'il y aurait pas la tentation pour Emmanuel Macron ? Fait une tentation, je dirais pas tentation. l'idée folle qu'Emmanuel Macron nomme un premier ministre de gauche.

Bon, une fois que ce cette illusion s'est évanouie est passée, elle est rentrée au Berkail et le Berkail pour Marine Tandelier, c'est la ligne de ce point de vue-là et donc il n'y a pas de compromis possible. Elle y va, elle discute, c'est euh tout à fait stérile mais encore une fois, c'est important quand même. Je trouve que dans dans le comportement qu'elle a, il y a quelque chose qui qui demeure, qui n'est pas dans cette espèce de d'intransigence rupture de LFI qui euh euh n'est pas conforme aux usages républicains.

Moi, il y a quand même quelque chose qui me frappe, c'est que c'est vrai que j'entends souvent dire les socialistes, les écologistes, les communistes, ils sont ils sont pièces et points liés par les insoumis. Il faut pas oublier quand même que il y a eu une élection législative il y a un an, un peu plus d'un an et que les équilibres politiques ont été quand même un peu renversés. C'est vrai que la France insoumise a pesé très fortement sur la gauche avant 2022 2024 mais depuis 2024 l'équilibre c'est quand même enfin il y a un équilibre politique qui s'est formé.

Je veux dire le groupe écologiste est quand même assez important. Les socialistes sont quasiment à équivalence de nombre de députés au au parlement. Et si en plus de ça on compte les les élus locaux des socialistes, bon, ils pèsent quand même les socialistes, même si on rigole toujours du poids de du parti socialiste, il reste une force politique.

Donc je suis pas tout à fait d'accord de dire que les les les les écolos suivraient les les insoumis. Par ailleurs, il y a un accord. Ils se sont fait élire sur en terme de stratégie électorale, mais je sais pas si c'est la stratégie électorale ou c'est une cohérence politique.

C'està-dire que je pense qu'effectivement les écologistes se sont se sont gauchisés, je sais pas si on peut dire ça comme ça. C'est vrai qu'il y a une ils appartiennent à la gauche radicale. Le Parti socialiste se cherche un peu.

Le programme de la NUPES. Non mais Ellisabeth, le programme de la NUPES ou le programme du NFP, pour moi, c'est un programme social-démocrate totalement classique. Il y a rien de révolutionnaire dans ce qui a été proposé par le programme du Nouveau Fropulaire.

Jean-Luc Mélenchon est un social-démocrate classique. Je pense qu'il y a Jean-Luc Mélon est un social-démocrate classique à ceci près que quand même sur la politique étrangère, il est pas du tout sur il n'est pas européen. Voilà.

Sur la politique étrangère, je sais pas comment vous situez mais c'est pas du tout la social-démocratie. C'est pas en tout cas dans la ligne mais la socialdémocratie ça n'est pas la politique étrangère mais il y a pas du tout évidemment les médec. Quand je dis en social démocrate classique, c'est sur les questions économiques, sur les questions sociales, sur les questions de transition énergétique, ils ont un programme social pour des ruptures institutionnelles fortes avec une 6e République qui n'est pas social-démocrate.

Donc qu'est-ce qui lui reste de social-démocrate ? Sachant que par ailleurs son programme économique et est plutôt du côté de de de l'étatisme, de l'in de l'interventionnisme et cetera. Qu'est-ce qui lui reste de social déémocrate ?

Je comprends pas. Moi je pense que le programme économique de Jean Mélenchon l'augmentation des salaires avis c'est qu'on sait alors là vous avez raison c'est qu'on ne sait pas plus du tout ce que c'est que la socialdémocratie donc on peut y mettre n'importe quoi mais là d'abord il il vient de là il vient quand même du parti socialiste. Je pense que quand on analyse vraiment le programme qui a été celui du du de l'avenir en commun qui était celui de Jean-Luc Mélenchon ou même celui d'une NFP qu'on dit être le programme de la France insoumise vous regardez toutes les mesures économiques.

Mais même sous au moment du programme commun de Miteran, c'était pas aussi aussi radical. Enfin, mais le programme commun était parfois plus radical dans ses dans ses intentions. Ce que je veux dire, c'est que le programme économique, le programme social de Jeanluc Blanchet la retraite à 60 ans est-ce que le Parti socialiste réclame le retour à la retraite à 60 ans aujourd'hui ?

Plus aujourd'hui, mais qui a fait la retraite à 60 ans ? Ah ben malheureusement, ça peut-être vous pensez Voilà. Donc voilà, il y a rien, ce que je veux dire, c'est qu'il y a rien de révolutionnaire.

D'accord. Retour du PS de 1980. Je ne le souhaite pas.

Ce que je dis c'est qu'on créer trois fois moins de richesse en 1980 qu'on en cré aujourd'hui. Donc on doit bien trou pouvoir trouver sa bien qu'il y a plusieurs facteurs qui expliquent ça. Alors Sébastien Lecnu il reçoit les partis de gauche aujourd'hui mais pas que il reçoit également le rassemblement national.

Est-ce que vous arrivez Élisabeth à y voir clair sur aujourd'hui la stratégie du Rassemblement national de Marine Le Pen ? Je il voir clair en tout cas si c'est très clair. Maintenant il ils sont basculés du côté de la force de la dissolution.

C'était spectaculaire quand même parce qu'on est passé d'une d'une ligne avant l'été. Oui, on va lui laisser sa chance et puis avec un en plus la nomination d'un Sébastien Lecnu dont il sait dont on sait que il avait noué des relations, je veux pas dire des alliances mais que Marine Le Pen et Sébastien Lecnu se connaissent, se sont parlés donc ils savent très bien à qui ils ont affaire. Là, c'est dissolution.

Dissolution à tous les étages. Tous les portees-paroles du Rassemblement national qui vont sur les plateaux, ils sont assez nombreux, ont le même, vous direz, c'est la verticalité du message, hein, au Rassemblement national, mais ils disent tous la même chose. Donc ensuite, pourquoi ?

Ben parce que dans le contexte Marine Le Pen d'abord, elle n'a pas perdu du tout n' pas perdu un cheveux si je puis dire depuis qu'elle a été condamnée. On rappelle que elle a fait appel mais dans l'opinion elle est dominante. C'est le premier parti de France.

C'est le parti qui arrive en tête très largement dans tous les sondages d'opinion et que donc elle joue la carte de Matignon. Et si c'est pas Matignon, ce sera la présidentielle. Si c'est pas la dissolution, c'est le départ d'Emmanuel Macron.

Elle veut pousser Emmanuel Macron à démissionner euh pardon à dissoudre et euh sinon euh à démissionner parce qu'elle est sûre de gagner et qu'elle a soif de pouvoir et que les électeurs ne se dévient pas queles que soient les turpitudes du Rassemblement national. Et donc elle joue sa carte Marine Le Pen, elle est pressée, elle a perdu trois présidentielles, elle envoie une, elle voit la victoire, elle sent la victoire. C'est voilà, c'est c'est l'écurie, vous savez, c'est les chevaux qui sentent la victoire et donc elle le veut maintenant.

Et en plus, elle a trouvé des recours juridiques, elle travaille beaucoup avec ses conseils pour imposer sa candidature à la présidentielle et et d'autant que la censure socle commun plus Parti socialiste, ça fait pas 289 députés. Ça veut dire que Marine Le Pen, elle pèse. Bien sûr qu'elle pèse.

Et euh souvenez-vous avant la chute de Michel Barnier, le Rassemblement national n'était pas franchement emballé à l'idée de participer d'une censure de monsieur Barnier. Le Rassemblement national a été pressé par son électorat. Vous aviez beaucoup de députés du Rassemblement national qui disaient en circonscription, nos électeurs ne comprennent pas qu'on maintienne en l'État ce gouvernement et qu'on soit ceux qui participent justement de le maintenir.

Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement national est un peu dans la même situation et il est d'autant plus qu'il y a des mobilisations sociales qui sont soutenues par l'électorat du Rassemblement national. Le mouvement bloquou euh la semaine dernière était très largement, les sondages le montré, très largement plébiscité par les électeurs du Rassemblement national. La mobilisation de demain, pareil, les mots d'ordre qui sont ceux de la mobilisation de demain, l'électorat de Marine Le Pen, il est plutôt favorable.

Donc Marine Le Pen est pressée par son électorat. Donc c'est vrai que euh compte tenu de l'agenda qui arrive, les municipales en plus et dans euh ils veulent à tout prix aller vers le la dissolution et et voilà aujourd'hui ils sont plus dans une forme de compromis ou d'aller chercher un accord de non censure avec le avec monsieur le Cornu. Ils sont véritablement engagés déterminés à aller à la dissolution.

Séance là, on disait tout à l'heure que le Parti socialiste reste la le principal allié ou en tout cas celui qui va aller chercher que va aller chercher monsieur le cornu pour essayer d'éviter de de tomber parce qu'effectivement sans les socialistes même un vote du Rassemblement national avec le reste de la gauche ça ne fait pas tomber monsieur le cornu il y a un paradoxe c'est que ce parti de l'ordre on pourrait dire il est pour le désordre parce qu'il est pour la dissolution mais aujourd'hui les Français qui effectivement sont majoritaires à 61 % selon un récent sondage ifop pour la dissolution Il ils savent maintenant, ils ont compris, ils suivent pas tous les débats, ils sont très loin de ça, mais ils ont compris quelque chose, c'est que la succession de premier ministre à Matignon, c'est pas la stabilité parce que le Parlement effectivement est un risque permanent de de dissolution de pardon de censure. Et donc paradoxalement les Français la stabilité, ils la veulent par la dissolution. La dissolution ça n'est plus un facteur de désordre pour les Français, c'est un facteur de remise en ordre. et le Rassemblement national donc un espèce de si logiste.

Le rassemblement national est aussi pour la dissolution avec aucune garantie d'ailleurs de clarification des équilibres politiques au sein du parlement. C'est ça qui est mais parce qu'on sait pas ce que c'est le Front républicain va donner. Ça c'est ça c'est un autre sujet.

Merci beaucoup à tous les deux et on termine avec l'histoire du jour qui nous emmène dans le perche avec une réponse originale et pratique à la fermeture des bureaux de poste. Est-ce que vous savez Pierre-Élisabeth où les habitants de Saint-Mar de Renault trouvent désormais leur bureau de poste ? C'est marqué à la ferme.

À la ferme ? Bravo. Elle elle a un petit peu triché Ellisabeth, mais elle a raison.

Dans une ferme. C'est à la ferme de Chalouet. Et c'est la première fois dans l'orne que la poste installe un guichet dans une ferme.

Alors, comment on en est arrivé à cette idée ? Le restaurant a fermé, le dépôt de pain a fermé et c'est celui-ci qui servait de bureau de poste. Alors, la commune ne compte plus aucun commerce.

Les agriculteurs ont donc accepté la proposition de la poste pour maintenir un service public et en contrepartie, il touche un forfait mensuel de la part de la poste et c'est gagnant gagnant puisque les habitants ont un service public à proximité mais la fréquentation de la ferme augmente d'un tiers et une fois sur deux, les clients qui viennent déposer leur colis, ils consomment et il repartent donc avec un autre colis et des produits de quoi inspirer peut-être d'autres zones blanches. Merci beaucoup. Et alors on va on va déposer sa lettre ou et on repart avec des produits de la FL acheter des timbres en même temps que des on peut tout faire.

Génial. Merci beaucoup. Merci à tous les deux.

Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Très bonne journée. [Musique]

Lecornu, coincé entre les oppositions et la rue ? — Sébastien Lecornu · Pourquijevote