Face à Face : Catherine Vautrin - 31/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Catherine Vautrin Merci d'être dans ce studio, venue répondre à mes questions parce qu'il y a beaucoup de questions après le discours de politique générale de Gabriel Attal hier La quasi-totalité du discours vous concernait C'est dans votre portefeuille, puisque votre portefeuille est très large Vous êtes ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités On va essayer de comprendre avec vous le mode d'emploi d'un certain nombre de propositions, d'annonces de Gabriel Attal Mais d'abord, la plus emblématique, dé-smicardiser le travail Dé-smicardiser le travail, c'est vous qui allez devoir vous en occuper Un Français sur cinq aujourd'hui qui est payé au SMIC Débloquer la situation, très bien, mais par le haut ou par le bas ?
Évidemment par le haut La volonté du Premier ministre et du gouvernement, c'est de montrer que l'émancipation se fait par le travail Et ce que l'on voit, c'est que depuis des années dans notre pays, on tourne toujours en fait avec cette notion de SMIC Et ce que l'on voit, c'est que quelqu'un qui est au SMIC aujourd'hui, c'est-à-dire quelqu'un qui a 1398 euros Si on veut l'augmenter de 100 euros, en réalité ça coûte 260 euros à l'entreprise Et lui, quand on a retiré la part de prime d'activité, la part de CSG, son solde net, c'est 45 euros Donc on voit bien que finalement, pour une somme qui au départ paraît intéressante, le résultat n'est pas au rendez-vous Il faut rendre les choses plus intéressantes Oui Mais est-ce que ça veut dire qu'au fond, le problème même, c'est le SMIC ?
Alors il faut regarder trois choses, si vous me permettez La première, c'est celle que je viens de dire, c'est-à-dire que le gain net soit plus intéressant Le deuxième élément, c'est de s'assurer que tout le monde soit au moins au SMIC Et ça, c'est le...
C'est toujours pas le cas C'est ce que le Premier ministre a dit hier On a aujourd'hui, au sein des branches, des activités dans lesquelles il y a du retard Et à chaque fois qu'on augmente le SMIC, on reprend un retard Et dans la négociation des partenaires sociaux actuellement, il y a un document qui s'appelle l'index Qui a pour objectif de vérifier cela et de s'assurer que cette progression se fait Ça, c'est le deuxième élément On va y revenir et je voudrais que vous le décliniez dans un instant mal Tout à fait important Et le troisième élément, c'est ceux qui sont juste au-dessus du SMIC Parce que ceux-là, c'est ce qu'ils s'appellent les Français moyens Qui étaient juste au-dessus Depuis 2021, le SMIC a augmenté cette fois Et donc les a rattrapés Et les a complètement rattrapés C'est-à-dire que quand certains, ceux qui sont au SMIC Ont eu depuis 2021 13,5% d'augmentation Les autres, ils sont à 4% Et c'est ces Français qui vous disent Moi, c'est simple Quand il s'agit d'être aidé, je gagne toujours trop Quand il s'agit de pouvoir ne pas compter Je ne suis pas au rendez-vous Parce que tous les mois, je suis obligé de compter Et pourtant, je bosse Et pourtant, je fais tout ce qu'il faut Pour m'assumer, assumer ma famille Mais pour l'instant, Catherine Votrin Vous en restez surtout au constat Moi, je voudrais savoir Quels vont être les outils que vous allez mettre en œuvre Je vous repose la question Parce qu'au fond, on a presque l'impression En vous entendant que le SMIC Qui devait être un outil Est devenu un handicap Est-ce que Est-ce que Quand Jean-Luc Mélenchon dit Ils vont finalement supprimer Le SMIC C'est comme ça qu'il a entendu Le discours de Gabriel Attal Quand Manuel Bompard dit Il s'attaque au SMIC Est-ce qu'il n'y a pas un peu de ça ?
Est-ce qu'au fond, vous ne vous dites pas Il faut libérer et supprimer Cette notion même de SMIC ? Le SMIC, c'est une garantie Pour nos concitoyens D'un salaire minimum C'est d'ailleurs dans son titre La volonté aujourd'hui C'est de permettre à nos concitoyens De progresser Qui n'a pas envie Dès lors qu'ils travaillent De voir son revenu progresser En d'autres termes Le sujet C'est d'aider à montrer Que le travail Génère du revenu Et pour ce faire Mais est-ce que vous envisagez De supprimer le SMIC ?
Pas du tout Et pour revenir Sur le sujet Très précisément C'est de regarder Quelles sont finalement Ces charges L'exemple que je viens De vous donner L'exemple de ces charges Qui quelque part Viennent immédiatement Retirer l'effet net De l'augmentation de salaire Et de l'autre côté Pour celles et ceux Qui sont juste au-dessus C'est de regarder C'est l'enveloppe Qui a été annoncée hier De 2 milliards d'euros Comment nous allons pouvoir Travailler avec des experts Auditionner les uns Et les autres Pour faire une baisse D'impôt spécifique Pour cette catégorie Juste au-dessus De façon à la laisser Effectivement Au-dessus De façon à ce que Le travail soit Effectivement Un outil d'émancipation Vous avez parlé De ces branches Qui encore aujourd'hui Commencent leur grille De salaire En dessous du SMIC C'est normalement interdit J'ai l'impression Que ça fait même des mois Que ministre après ministre Vous dites Il n'en est plus question Il faut que ça remonte C'est toujours pas le cas Quel va être l'outil contraignant Est-ce qu'à un moment Vous allez leur dire Écoutez si c'est pas le cas On vous retire telle ou telle aide On vous impose On vous taxe Quel est l'outil contraignant ?
Alors l'outil Il est européen Et il y a une disposition européenne Qui a été votée Et la France doit la transposer Le sujet c'est que la France Normalement doit la transposer Avant 2026 L'engagement du gouvernement C'est que nous le fassions Cette année C'est-à-dire Au 1er janvier 25 Que nous ayons transposé Pourquoi ? Parce que quand on transpose Derrière on peut contrôler Le seul moyen de réussir A voir comment effectivement La progression se fait C'est d'être en capacité De contrôler Et cette progression Elle doit être regardée régulièrement Parce que C'est quel métier ? On parle de quel métier ?
Il y a 102 métiers concernés aujourd'hui 102 métiers Où la grille de salaire Commence en dessous du SMIC Et pourquoi est-ce qu'il y en a 102 Au moment où je vous parle ?
Parce que dès que vous avez Une augmentation du SMIC Automatiquement Ça passe Ça les dépasse Ça les dépasse Et c'est ça le sujet Vous allez donc Vous l'avez dit Ne pas tirer vers le bas Mais tirer vers le haut Malgré tout Malgré tout On entend aussi Que ce que vous voulez C'est distinguer davantage Qu'il y ait une plus grande différence Entre ceux qui sont pillés au SMIC Et il y en aura toujours Et ceux qui devraient avoir Des bas salaires Qui remontent Il y aura donc forcément Certains qui vont être bloqués en bas Et d'autres qui vont être remontés vers le haut L'objectif C'est de regarder le travail Dans sa globalité Et c'est notamment De regarder l'employabilité Tout au long de la vie Parce que Premièrement Aujourd'hui Quand vous êtes à 7% de chômage La question c'est Comment nous amenons Celles et ceux Qui sont le plus loin de l'emploi La réponse à ça C'est la formation C'est France Travail Qui a été mis en place Et qui déjà S'adresse aux bénéficiaires du RSA Il y a une expérimentation Actuellement dans 18 départements L'objectif Ça a été annoncé hier C'est de généraliser Au 1er janvier 2025 Ça veut dire qu'au 1er janvier 2025 Tous ceux qui sont allocataires du RSA Devront travailler 15 à 20 heures C'est d'accompagner Toutes celles et ceux Qui sont au RSA Pourquoi ?
Parce que personne ne choisit D'être au RSA par plaisir Donc toute la question C'est comment on les aide A être formés Parce qu'il y a aujourd'hui Dans notre pays Des emplois Qui ne sont pas pourvus Dans le secteur Dont j'ai la responsabilité Qui est celui Des métiers de l'humain Que vous preniez Le sujet des crèches Que vous preniez À l'autre bout Le sujet de l'accompagnement Des personnes âgées Pour prendre ces deux exemples Ce sont des domaines Dans lesquels nous avons Des emplois à pourvoir La question c'est Comment nous sommes En capacité de former Quand on dit Que si je prends un autre exemple Mais on ne peut pas s'improviser Enfin pardon J'essaye d'imaginer Mais en fait Ce que vous êtes en train de nous dire C'est que les allocataires du RSA Qui comme vous le dites N'ont jamais choisi De rester bloqués au RSA Donc ça veut dire Qu'ils ont eu Un certain nombre de propositions de job Et que ça ne s'est pas passé Ou que ça n'a pas fonctionné Ils vont pouvoir s'improviser Je ne sais pas Être dans les crèches Ou être dans les hôpitaux Ils ne vont pas du tout s'improviser Le sujet c'est de regarder avec eux Quelle est leur situation Parce que souvent Je vais vous donner un exemple Très concret J'étais à Partenay Il y a 8 jours Dans une crèche Tout à fait particulière Puisque c'est une crèche Qui sur 50 berceaux En a 12 Réservées à des publics en insertion J'ai rencontré une dame Cette dame a un bébé Son premier sujet C'était moi Je ne peux pas chercher de boulot Parce que je n'ai pas de solution de garde Première chose Qui a été faite avec elle C'est de l'accompagner Sur la prise en charge de son enfant Et derrière De travailler avec elle Sur ce qu'elle avait envie de faire Donc faire le point sur sa situation Donc les 15-20 heures dont vous parlez Ce sera plutôt 15-20 heures de formation Exactement Et donc je continue mon exemple On l'a donc accompagnée Pour qu'elle ait une formation Et elle s'engage Vers les métiers de la petite enfance Et donc l'intérêt de France Travail C'est que d'une situation Chaque personne a une situation particulière C'est non seulement de donner une formation Mais c'est également de faire Le bilan de la situation de la personne Pour l'aider à aller vers l'emploi Avec une formation Et donc vous le voyez C'est une approche très complète Qui derrière Augmente l'employabilité Les 102 branches Dont vous parliez Qui commencent leur grille de salaire En dessous du SMIC S'ils ne jouent pas le jeu Est-ce que vous supprimerez Les exonérations de charges Sur les bas salaires pour eux Est-ce qu'il y aura une contrainte ?
Je pense qu'aujourd'hui On va déjà transposer Et mettre en place Vous savez que ça Nous ne le faisons pas tout seul Nous travaillons évidemment Avec les partenaires sociaux Sur un sujet comme celui-là Oui mais comme Gabriel Attal Dit hier Vouloir je cite Agir résolument Et n'exclure Je cite encore Aucune mesure pour y parvenir C'est quoi ces mesures ?
Mais c'est très concrètement Déjà de voir branche par branche Où on en est Pourquoi est-ce que ça n'a pas été fait Et qu'elle est comment Le plus rapidement possible On respecte la loi Ça peut se faire dans la bonne volonté J'ai l'impression que ça fait des mois Qu'on nous dit ça Et que pour autant Ces salaires restent très bas Non ça ne fait pas des mois Qu'on dit ça Puisque c'est une transposition Et que la France Prend la responsabilité De transposer avant même La date du soir Vous auriez peut-être espéré Que ces branches D'elles-mêmes Parce qu'on en parle Depuis très longtemps Fassent remonter Leur bas salaire Ce qu'il faut regarder C'est qu'en fait A chaque augmentation Vous avez des branches Qui sont attrapées L'idée c'est de les inciter A aller plus vite Et à suivre le mouvement Dans les meilleures conditions Par l'incitation Plutôt que par la contrainte Les deux Moi j'oserais dire Que la confiance N'exclue pas le contrôle Et les deux Me paraissent importants Pour que le travail Paye mieux Et toujours plus Que l'inactivité Partout et pour tous Voilà la formule De Gabriel Attal Hier Vous avez évoqué Cet allègement d'impôts 2 milliards Pour les classes moyennes Concrètement Ça peut vouloir dire Combien par foyer ?
Je viens de vous expliquer Que pour l'instant On avait un groupe de travail Qui est en train D'auditionner De mettre en place Donc laissons-les travailler Et dès qu'on aura Les résultats On les exprimera Mais ça veut dire Que vous avez décidé De l'enveloppe globale Avant même de savoir Comment elle se déclinerait Vous êtes juste consciente Qu'il y a un petit Celui des finances publiques Dans notre pays Tout à fait C'est pourquoi On a envie de comprendre Comment ça va marcher Et c'est pour ça Qu'il est absolument indispensable De donner un élément Sur quel est le budget disponible Et ensuite de décliner Les dispositifs Qui vont nous permettre D'avancer Mais je répète Qu'à chaque fois D'où le lien Entre le travail Et sa rémunération A chaque fois Que quelqu'un Reprend un travail Vous redonnez Une capacité À accompagner Le sujet de notre pays C'est comment nous sommes capables De créer de la richesse Pour derrière Avoir la capacité De redistribuer Vers celles et ceux Qui en ont besoin Il a d'ailleurs précisé Il me semble Le Premier ministre Que ce serait financé Par la solidarité nationale Ça veut dire que Ce sera quand même Compensé par autre chose Aujourd'hui Le premier sujet C'est d'avoir la capacité De créer cette richesse Pour la redistribuer C'est la ligne de crête Absolument majeure On s'émancipe Par le travail Mais c'est vrai Que ça veut dire Qu'on a quand même Un peu l'impression Quand on écoute ça Que ça va être un peu Je pense qu'aujourd'hui Nos concitoyens le savent La situation financière Du pays Fait que nous avons A être extrêmement vigilants Sur le déficit public Et un des éléments De participer A la réduction Du déficit public C'est très concrètement Que chacun prenne sa part Et c'est toute la force Du travail dans le pays L'assouplissement Du logement social Au bénéfice Des classes moyennes Ça veut dire quoi Et pour qui Est-ce que ça veut dire Que dans la crise Du logement actuel Lorsque l'on a Des professeurs Du personnel soignant Qui parfois ont beaucoup De mal à se loger Et à se loger Près de leur travail Ils seront prioritaires désormais ?
C'est absolument indispensable Prenez un exemple Celui de l'hôpital Une infirmière Si elle ne peut pas se loger Eh bien elle ne va pas Prendre le job C'est aussi simple que ça Et donc clairement Il y a des métiers Dont la proximité Par rapport au logement Est absolument indispensable Vous allez leur donner Une priorité Sur ce logement social ?
Aujourd'hui Aujourd'hui vous avez Déjà un début Puisque vous avez Ce qu'on appelle Les contingents préfectoraux Avec des métiers essentiels L'idée c'est de continuer À avancer sur le sujet Et d'avoir une capacité Pour l'ensemble de ces emplois À pouvoir se loger Catherine Vautrin Vous êtes non seulement La ministre du travail Et des solidarités Mais vous êtes aussi La ministre de la santé Et je voudrais Que vous écoutiez Le témoignage De la maman de Lucas Lucas Son cas Est terriblement emblématique Il avait 25 ans Il est mort D'une septicémie Aux urgences De l'hôpital d'hier Dans le Var Il avait passé 8 heures A agoniser Dans un couloir Des urgences Sans être véritablement Ausculté Ses parents Qui étaient à l'extérieur De l'hôpital N'ont même pas pu rentrer Ils leur envoyaient Des SMS En disant Horrible maman Horrible Je n'ai toujours vu personne D'autres d'ailleurs Patients Qui étaient également Dans ces couloirs d'urgence Ont raconté Son calvaire Ont raconté Avoir vu Damien mourir En quelques heures Sans être Lucas Sans être véritablement Ausculté Je voudrais que vous l'écoutiez Parce qu'elle vous a écrit Mais pour l'instant Vous ne lui aviez pas répondu
On se rend compte aujourd'hui Que c'est une affaire Qui est beaucoup plus grande Que seulement locale Au niveau de hier Il y a un problème Dans les urgences En France Ce qu'on voudrait Aujourd'hui C'est une réponse De la ministre Puisque je lui ai envoyé Un courrier recommandé Pour lequel Pour l'instant Je n'ai pas eu de réponse On voudrait une réponse À ce courrier Par exemple On voudrait aussi Qu'elle se Qu'elle est diligente Peut-être que c'est déjà fait Une enquête Sur l'hôpital de hier Sur les urgences de hier Avez-vous lancé Une enquête Sur l'hôpital hier ?
Alors plusieurs choses D'abord Je suis ministre Mais je suis maman Et donc évidemment Mes premières pensées Vont pour cette famille Qui a vécu ce drame Au mois de septembre dernier Il y a 15 jours Que je suis en fonction Au moment où je vous parle Je n'ai pas cette lettre Pour autant Il est évident Qu'une enquête Est déjà lancée Auprès de l'inspection générale De l'action sociale Bien évidemment C'est le minimum Au-delà De ce drame Le service D'accès aux soins Est aujourd'hui Une de mes priorités Le service D'accès aux soins C'est le 15 Ce numéro de téléphone Que chacun de nos concitoyens Connaît Au bout du téléphone Vous avez quelqu'un Qui a capacité Qui est un médecin Régulateur Qui a capacité A répondre A la situation Qui est la vôtre Et de décider Ce que l'on peut faire Pour vous Où vous devez aller Et ce que vous devez faire Aujourd'hui en France Nous avons Très précisément 60 centres D'accès aux soins Le sujet Le premier ministre L'a dit hier C'est qu'à l'été Nous en ayons une centaine Parce que ce service D'accès aux soins Qui dispatche en quelque sorte C'est la réponse Sur la totalité du territoire Nous étions à Dijon Avec le premier ministre Nous avons visité Ce service d'accès aux soins Qui permet effectivement De répondre Entre les urgences Évidemment Qu'elles soient Pédiatriques Adultes Psychiatriques Et c'est surtout Ce travail Entre les médecins Et l'hôpital Mais si on dispatche Qu'on envoie aux urgences Et qu'ensuite On attend des heures Sur un bancard Dans des couloirs Le centre d'accès aux soins N'aura été qu'un palier supplémentaire Tout le sujet C'est précisément Parce qu'il y a Ce travail Qui est fait Avec les médecins régulateurs De justement Aller au bon endroit Au bon moment Et qu'en d'autres termes Suivant le problème Qui est le vôtre On vous adresse Là où vous avez besoin d'aller Et là vous avez les réponses Qui sont celles Qui sont nécessaires En fonction des symptômes Qui sont les vôtres On a parfois l'impression Et le drame de Lucas Et sa maman l'expliquait Très bien sur la M.C.
ce matin Qu'au fond Aujourd'hui Il y a une forme de pile ou face C'est-à-dire que Selon l'endroit Où vous vous trouvez En France Selon le jour de congé Du médecin En charge des urgences Ce jour-là Il n'y a plus la garantie D'un égal accès aux soins En France Je crois qu'il faut quand même Se dire qu'aujourd'hui En France Il y a 50 000 passages Par jour Aux urgences Dans notre pays Parallèlement à cela Il y a 1 million de consultations Chaque jour Faites par les médecins libéraux Donc nous avons Dans notre pays Un système de soins Qui reste L'un des meilleurs du monde Autre sujet Sur lequel Je crois Il est important Que nous insistions C'est qu'en France Nous avons un savoir-faire En matière de curatif De traitement L'autre sujet Sur lequel nous devons travailler C'est aussi celui De la prévention Qui est l'un des éléments Sur lesquels Je vais bien évidemment avancer Vous allez aller chercher Des médecins à l'étranger Nous avons déjà Fait quelque chose Qui était attendu Depuis longtemps Qui était la régularisation Des médecins Hors Union Européenne Qui pour certains d'entre eux Exercent dans notre pays D'autres ont passé L'examen Pour venir en France Ne sont pas encore là Ce décret est sorti La semaine dernière Ce qui permet De conforter Aujourd'hui La situation De ces médecins Qui vont donc Être autorisés Parce que régularisés A travailler dans notre pays Ça c'est le premier élément Le deuxième élément C'est que vous savez Qu'il y a maintenant 30 ans Des décisions avaient été prises Ce qu'on appelle Le fameux numerus clausus Qui consistait A limiter Le nombre de médecins Qu'on formait chaque année Ce qui génère aujourd'hui Les difficultés Que nous connaissons Certains étudiants De l'époque Qui n'ont pas pu faire médecine Ont passé leur diplôme ailleurs Et pour certains d'entre eux Sont partis exercer ailleurs Un des sujets C'est de proposer A ces français De revenir Dans notre pays Et c'est aussi De proposer A des médecins étrangers Qui seraient intéressés De venir pratiquer Pendant quelques années En accord avec leur pays De venir en France Ce sont deux éléments Et je rappelle Que d'ici 5 ans Il y a 5 ans Le président de la république C'est une des premières choses Qu'il a fait En arrivant En 2017 A décidé D'augmenter La formation des médecins Nous formons actuellement 10 700 médecins par an Et ça aura donc Nous avons encore besoin 5 ans Très concrètement Il y a 5 ans Catherine Vautrin Les agriculteurs ont écouté Évidemment attentivement Le discours de Gabriel Attal Hier Un certain nombre Qui étaient sur les blocages Ont décidé de poursuivre La mobilisation Il y a un point Sur lequel je voudrais Entendre la ministre De la santé que vous êtes Dans les revendications Des agriculteurs Il y a notamment Le fait de simplifier Et d'alléger Les normes Un certain nombre De ces normes Elles sont dictées Par des questions sanitaires Par des questions De glyphosate Par exemple De proximité Avec les habitations Sur tous ces points Ils aimeraient Que la charge Soit allégée Comment vous arbitrez Entre le sanitaire Entre les précautions Entre un principe De précaution sanitaire Et la satisfaction De leurs revendications Vous savez Dans ce que vous êtes En train de dire Il y a un élément Qui me gêne beaucoup C'est qu'il y a Cette espèce De petite musique D'agriculteurs pollueurs Et ça Les agriculteurs N'en peuvent plus Parce que S'il y a bien Une profession Qui évidemment Respecte Notre santé C'est bien Les agriculteurs Parce que C'est eux Qui produisent L'alimentation Qui est la nôtre Et honnêtement Moi je suis issue Oui mais c'est énorme Si elles ont fini Par être imposées Elles ne venaient Pas de nulle part Alors moi Je voudrais juste Préciser les choses Moi je suis issue D'une région agricole Et je sais Comment ces agriculteurs Depuis 15 ans Ont considérablement Évolué dans leurs pratiques Et ce que je dis Aujourd'hui Sur les agriculteurs Avec Pour être très concrète L'agriculture de conservation Par exemple Qui est une forme d'agriculture Entre l'agriculture intensive Et l'agriculture biologique Si je prends La viticulture La viticulture Aujourd'hui A considérablement avancé Dans tous les procédés De biodynamique Donc les agriculteurs Ont commencé le changement Eux-mêmes Et quelque part Un des éléments De cette crise C'est de respecter Leur métier C'est deuxièmement De leur permettre De vivre très concrètement De l'argent De leur travail Troisièmement Il y a incontestablement Cet élément De normes Et quatrièmement Vous avez vu Que le Premier ministre Encore ce matin Rencontre des agriculteurs Je crois que c'est Un rendez-vous important Que de reprendre L'ensemble des sujets agricoles Mais ce que nous jouons C'est notre souveraineté alimentaire Et ça nous Il est sur le terrain A nouveau Gabriel Attal Ce matin Il est ce matin En rendez-vous Avec des organisations agricoles Et cette crise D'ailleurs des agriculteurs En continuant à en parler Non seulement sur BFM TV Mais également sur RFC Puisque dans quelques instants Olivier Trechaud On le retrouvera Et sur le terrain Sur un point de blocage Sur la 15 Merci Catherine Votrein D'être venue faire Le service après-vente Essayer de nous expliquer Un peu ce qu'il y a Notamment derrière Cette fameuse Desmicardisation de la France Je rappelle que vous êtes La ministre du Travail De la Santé Et des Solidarités Il est 8h52 Sur AMC BFM TV
Catherine Vautrin