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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 janvier 2024 25 min

Blocage de Paris par les agriculteurs : "Je ne vais pas les encourager"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

matin on verra tout ça et on va continuer à parler de ce sujet avec l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Lefol nous rejoint et ben dites donc et notre invité politique ce matin c'est Stéphane lefolle bonjour bonjour merci beaucoup d'être avec nous ma socialiste duent ancien ministre de l'agriculture on a on va évidemment beaucoup parler de ce sujet on est ensemble pant en 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice vesser Redon du groupe et brra bonjour Fabrice bonjour Orian bonjour Stéphane Lefol bonjour Stéphane lefolle la FNSEA et les jeunes agriculteurs d'Île-de-France appellent donc à un siège de Paris pour une durée indéterminée est-ce que vous les encourager à ce blocage non je trouve que la FSEA qui au début a été débordé par ce qui s'est passé dans le Sud-Ouest en Occitanie et j'aurai un mot d'ailleurs pour Monsieur B he c'est sa baille qui a été Jérôme B qui a été après avoir obtenu ce qu'il souhaitait en partie a été beaucoup insulté bon aujourd'hui il y a une espèce de de volonté de récupérer ce qui s'est passé et puis de bloquer Paris avec les J et la fn donc on est vraiment sur le syndicalisme majoritaire qui s'engage maintenant sur ce blocage non je va pas les encourager moi j'ai pas connu ça à l'époque j'ai connu beaucoup de crises qui étaient des crises de marché et jeis doné comme exemple quand même pour que chaque bien en tête ce que ça représente he on était sur la tonne de lait à l'époque en pleine crise laitière à 240 € la tonne aujourd'hui on est à plus de 440 ça va baisser et c'est ça qui a été le vrai sujet c'est que après une montée des prix on a une baisse et à ce moment-là était arrivé la détaxation la fin de la détaxation du GNR et je comprends qu'avec la montée des charges les agriculteurs se sont se soit dit ça y est on va refaire l'effet ciseau mais aujourd'hui il faut se mettre autour d'une table il y a des choses à discuter il y a eu des propositions qui ont été faites mais je l'ai dit dans plusieurs interviews et j'aurais l'occasion de réécrire un texte un peu plus sur le les grands enjeux on a un gouvernement quand même qui a qui sur l'agriculture a flotter mais on va on va revenir sur les enjeux MS le en même temps sur l'agriculture ça a donné d'un côté je supprime le glyphosate de l'autre je finis par y renoncé ça a donné la loi égalime uniquement la question des prix ou de la répercussion de l'augmentation des coûts rien sur le reste on va revenir sur tout ça mais sur les blocages vous vous dites c'est pas la bonne méthode Gérald non mais je vais pas encourager non et j'ai été ministre j'ai été responsable pendant 5 ans je vais pas me mettre à encourager des blocages je comprends qu'il y a des difficultés c'est une crise d'ailleurs qui est extrêmement profonde parce que elle elle elle mélange maintenant beaucoup de sujet mais je vaux pas encourager les blocages non ça peut ça peut retour surtout je le dis hein tout ça c'est parti de l'occitalie du Sud-Ouest et aujourd'hui la fédération nationale du syndicalistme des exploitants agricoles reprend ça en Blant par il y a pas que le Sud-Ouest il y a quand même pas mal de mois onvoit des panneaux de communes à il y a quand même quelque chose qui montait depuis plusieurs semaines absolument il y mais c'est ce que je dis il y a une crise qui est à la fois qui pas simplement une crise de marché il y a eu l'anticipation de l'inflexion ça c'est certain qui n'est pas simplement du Sud-Ouest oui mais tenez compte quand même des situations très particulières du sud-ouest avec ce qui a été et ce qui est toujours le risque sur l'eau par exemple qui s'ajoute le fait que les agriculteurs qui vivent des des sécheresses successives et ça va euh être extrêmement difficile puisque les naps sont pas rechargé je prends la partie ocitane proprement dit on est sur des sujet aussi majeur mais il y a un malaise et ça c'est incontestable je l'ai dit c'est une crise morale politique mais ça ne se traitera pas simplement en bloquant Paris et la région parisienne et en disant et en disant quoi qu'est-ce qu'on peut changer le le ministre et le Premier ministre ont fait des propositions bon est que je leur reproche c'est que depuis des années il s'est rien passé c'est ça le sujet mais est-ce que est-ce que Gérald harmanin a eu raison de ne pas envoyer les forces de l'ordre y compris quand il y a eu des dégradations de bâtiments public ça a été le cas à jein nim un Carcasson il a eu raison pas intervenir mais dans dans ce débat il faut éviter bien sûr la surenchère mais il faut aussi quand même avoir un minimum de respect pour ce que sont les bâtiments publics vous l'avez dit donc il a eu raison d'éviter j'allais dire une surenchère qui aurait pu être extrêmement violente mais on n jamais raison d'accepter la violence et la dégradation parce que une fois qu'on l'accepte pour certains faut pas s'étonner qu'ensuite il y en a d'autres qui se mettent à suivre donc il faut quand même avoir j'ai trouvé les premières déclarations de Gérald armanin un peu quand même manquant de de règles et de rappel quand même à la r de fermeté et justement il lui a été reproché d'emblé un de poids de mesures dans le traitement de ces ces manif c'est l'impression que ça donné c'est c'est les premièr phases qu'il a eu on fera rien on laissera faire voilà alors que dans d'autres cas ça a été beaucoup plus difficile la détresse de certains salariés elle est aussi grande que celle que peuvent connaître les les agriculteurs aujourd'hui pour pour un certain nombre d'entre eux donc faisons attention à avoir des discours effectivement d'apaisement l'État n'est pas là pour provoquer ni en rajouter mais en même temps rappeler quand même un minimum de règles alors il semblerait que là il y a trois règles pas d'aoport pas de paringi c'est pas le blocage de Paris et pas de tracteur en Paris bon très bien on et dans les grandes villes vous vous avez beaucoup discuté vous avec les FNSA quand vous étiez ministre de l'Agriculture c'est le syndicat majoritaire qui appelle donc aujourd'hui au blocage alors qu' qu'elle a discuté avec le gouvernement y compris sur les modalités de taxation taxation vous avvez discuté donc est-ce que vous comprenez aujourd'hui son attitude est-ce qu' une forme deirresonsabilité de la part je trouve que là dans le dans la volonté de rattraper de remîtriser un mouvement je trouve qu'il y a une fuite en avant et que une fois qu'on fait sortir des agriculteurs et que une partie et vous l'avez vu aussi sur le tgaron la partie Coordination Rurale la plus dure va vouloir elle qui monter monter à ringis on s'engage sur un sujet sur le qu la responsabilité de chacun sera engagée d'autant et vous l'avez très bien rappelé qu'avant il y avait eu des négociations bon donc et comment on sort quelles sont les revendications où va-t-on parce que la liste des je sais plus 41 ou 50 mesures bon alors je sais pas ce qu'il y a dans toutes ces mesures il y a une partie qui ont dû être entendu mais il sont pas les mêmes selon les syndicats ouis ils sont pas les mêmes selon les syndicat donc là il y a quand même quelque chose qui est de l'ordre de la responsabilité sera engagé donc il y a une forme d'irresponsabilité de la part de j'ai pas dit 10 responsabilité mais en tout cas il faut rappeler chacun à la responsabilité est-ce que comme Fabien Roussel l'a fait cette semaine vous appelez à la convergence des colère pour faire pression sur le nouveau gouvernement je regardais des documentaires sur le front populaire sur cette convergence des Lutes déjà à l'époque hein mais dans des périodes où le communisme et le et le socialisme cherchit justement ces convergence j'entends d'ailleurs la leader de la CGT de faire appel au converg mais c'est je je me dis mais comment ils en sont encore restés à cette idée très marxisante de la convergence des luttes et hier il y avait un très bon reportage aussi sur sur l'histoire de Lénine bon on n plus du tout dans le même monde et puis la FNSA d'ailleurs au m en 2006 a fait le choix de dire et c'était une erreur pour moi de dire et je l'ai dit de dire que le chef d'exploitation est devenu un chef d'entreprise donc on a à faaire des chefs d'entreprise un des côtés et de l'autre de salariés mais cette idée de la convergence des luttes ouvriers paysan qui date de la révolution russe enfin je veux dire j'ai envie de leur dire mais est-ce que vous AZ bien regardé le problème aujourd'hui c'est très j'ai écr un texte là-dessus on n plus dans la lutte des classes on est dans la lutte contre le déclassement chacun dans sa propre vie individuelle vit les difficultés comme un risque de déclassement les agriculteurs comme beaucoup de salariés donc tant qu'on a pas compris et qu'on pas clé de lecture ben on en est encore à la convergence des luttes mais c'est quoi aujourd'hui la clé de la revendication vous restez un homme de gauche on est d'accord oui comment on revendique aujourd'hui comment on revendique ben la manifestation je est-ce que je vous ai indiqué autre chose que tout le monde peut revendiquer et est-ce que la gauche c'est uniquement la manifestation est-ce que la gauche c'est uniquement la rue je crois pas la gauche c'est aussi des réformes c'est aussi porter le progrès c'est aussi organiser la négociation et le compromis je pas revenir sur les vieilles idées de la social-démocratie mais enfin à force de l'oublier et à force d'avoir été soumis à cette ligne de la convergence des luttes on finit par oublier ce qu au fond une manière démocratique de gérer et des colères et des intérêts divergents ça commence par organiser du dialogue et du dialogue avec aussi des grands objectifs politiques moi quand j'ai porté l'agroécologie le 4 pour 1000 j'entendais pareil hier soir sur la 5 g Gaspard Ken revendiquer le 4 pour j'ai lancé ces opérations là j'ai pas toujours été compris j'ai été sifflé dans les congrès de la FNS et de manière extrêmement virulente à l'époque j'ai j'ai été considéré comme ayant des difficultés comme ministre mais parce que j'avais un cap changer réformer se réorganiser aller vers l'agroécologie avec une idée de l'agriculture demain c'est pas toujours facile mais ça doit se faire et aujourd'hui il y a pas il y a pas cette discussion et là dans les premières mesures qu'a annoncé vendredi gabrielal est-ce que pour vous ça va dans le bon sens mais alors c'est un changement complet c'est comme quand le président de la République dit on interdit glyphosate puis après on laisse l'Europe le le remettre sans se mouiller en je veux dire la même manière sur les néonicï qui avait dit à l'époque qu'il fallait qui avait dit à l'époque qu'il fallait pas faire ça Stéphane Lefol de gauche écolo quand je porte la gros mais je sais qu'il y a des choses qu'on ne fait pas et on fait pas faire des zigzags à l'agriculture on essaie d'avoir un cap faut baisser l'utilisation des phytosanitaires j'avais fait adopter les certificats d'économie phytosanitaire qui ont été supprimés dans le cadre de cette fameuse loi égalime et c'est une erreur parce qu'on aurait dû travailler depuis longtemps sur la manière dont on réduit mais en même temps qu'on réduit les phytosanitaires et la chimie on cherche des alternatives aujourd'hui à chaque fois qu'on supprime une molécule on dit mais il y a pas d'autres moléculle en face ben non ça c'est c'est sûr c'est pas une aujourd'hui parce que c'est ce que disent les agriculteurs il y a pas de solution on interdit il y a pas de solution mais pourquoi parce que personne n'a jamais cherché de solution moi je sais très bien que l'objectif qu'on avait fixé de baisse de 30 % des phytosanitaires on pouvait tout à fait l'atteindre tout à fait l'atteindre si c'était C est-ce que dans l'état actuel de l'agriculture il faut les interdire ces pesticides ou on n' pas les moyens pour le moment les CPP quel était l'objectif c'était de dire que on baissait les ventes de phyo en chimie de 30 % en 5 ans et que si au bout de 5 ans il y avait pas eu la baisse de 30 % on avait une taxe qui s'appliquait pour pouvoir engager des processus on savait très bien qu'on pouvait sur la base de ce qu'avait été les fermes défi et les expérimentations qui étaient fait baisser de 30 % la totalité de l'utilisation des phytosanitaires je vais vous prendre des exemples très simples quand vous regardez aujourd'hui la vigne avec l'enherbement des vignes il y a 20 ans une vigne elle devait être propre sans herbe aujourd'hui on a compris que c'était pas la peine d'utiliser des herbicides on peut combiner vigne et enherbement bon et on économise d'autant plus d'herbicide en particulier le fameux glyphosate donc tout ça ça se travaille tout ça ça se discute mais faut-il être capable encore d'avoir une méthode et d'avoir des objectifs il y a pas de méthode il y a pas d'objectif donc au bout du compte ben vous arriz et je vous entends et très bien vous dites ben on interdit mais il y a pas d'alternative bah oui et on va continuer comme ça longtemps tant qu'on se met pas en situation de chercher des alternatives et de s'organiser pour baisser le recours au phyau et bien vous restez dans la situation dans laquelle vous êtes donc l'acroécologie c'est encore la voix à suivre pour vous aujourd'hui c'est non seulement la voie suivre est-ce qu'on est-ce qu'il y a pas trop de normes environnmentementales et de normes écologiqu au détriment de agricul justement l'agroécologie c'est pas les normes c'est comment on s'organise pour utiliser ce qui est disponible c'est-à-dire la photosynthèse l'énergie solaire les ce qui est gratuit je reviens sur les les vers de terre qui travaillent à à la place du Labour comment on utilise tout ça pour éviter d'être en sûr en besoin de financement très important pour acheter du matériel et comment on fait à partir de là pour s'organiser pour y arriver c'est ça la question j'avais mis en place les groupements d'intérêts économiques et environnementaux qui permettent de regrouper de faire des assolements sur beaucoup plus de surface ce qui est beaucoup plus intelligent en terme de rotation et ce qui permet justement aussi d'éviter des recours en multipliant la diversité des végétaux que vous utilisez d'éviter d'utiliser des sanitaire tout ça ça existe faut avoir envie un mot un mot sur la question des revenus après jene la parole à Fabrice c'est aussi évidemment l'un des sujets les faibles revenus de beaucoup d'agriculteurs Gabriel hatal et Bruno Lemer se sont montrés très fermes ces derniers jours avec la grande distribution pour qu'il respecte la loi égalime qui est censé rééquilibrer les choses entre les agriculteurs et la grande distribution ils ont la bonne ligne pour vous alors la loi égalime c'est je répercute l'augmentation des coûts de production sur les prix de vente et la grande distribution doit les répercuter c'est ça lagalim si on dit que la grande distribution fait trop de marge alors c'est pas la loi é galime qu'il faut faire hein c'est une loi qui limite les marges vous voyez le le le problème donc c'est pas c'est pas la PR fois la loigal la lo égalim a moi je suis pas opposé à loi égalim mais d'avoir tout focalisé sur le légalim comme si d'ailleurs les questions de marché les équilies sur le marché n'existaient plus et qui avait plus qu'une seule question c'était la répercussion des coupts ça c'est la c'était aussi une ligne de la f ça que j'ai connu moi à l'époque j'étais sur la contractualisation et j'étais pas simplement sur C ce mécanisme il peut être utile j'en discute pas mais aujourd'hui si la question c'est la grande distribution continue à faire des marges en répercutant les coûts donc elle les répercute plus ou moins bien si elle continue à faire des marges ça veut dire que elle vend un peu plus cher donc c'est pas la question de la répercussion des coûts qui est posé c'est la question de la limitation des marges donc si Monsieur Bruno Le Maire et Monsieur hatal sont cohérents si c'est un problème de marge faut limiter les marges donc faire une autre loi hein donc faire une autre loi refaire une loi s'ils veulent faire ça si c'est ça leur objectif c'est ça qu'il faut faire hier dans le Journal du Dimanche ERC soti a plaidé pour un revenu minimum net de 1500 € net par mois pour les agriculteurs financés en sanctionnant justement fortement les distributeurs qui ne respectent pas égalim c'est une bonne mesure pour vous je sais pas si Éric STI a relu justement l'histoire du monde agricole s'il a relu le congrès du M de 2006 je l'ai dit on est passé de chef d'exploitation à chef d'entreprise on a individualisé le rapport j'allais dire de manière économique on a ramené l'exploitation à une entreprise bon bah une entreprise si vous dites à des entreprises aujourd'hui que vous allez avoir un revenu minimum ça veut dire que vous devz salariés donc je ne sais pas où là on est dans la surenchère de de propositions que qui vont arriver les unes derrière les autres pour essayer de régler tous les problèmes enfin Monsieur soioti fait quelque fois des siotismes c'estàd je dire de dire on va faire un revenu minimum sur l'agriculture à 1500 € ça veut dire qu'on est sur un sic mais à ce moment-là on est dans le salariat on est plus dans l'exploitation agricole oui vousmême vous vous préconisez vous prenez la refonte totale du modèle agricole français vous avez EUR d'ailleurs oui mais justement vous avez été députés européen d'où ma question est-ce que c'est possible dans l'organisation européenne actuel mais bien sûr il suffit de moi la première patte que j'ai négocié on a eu le premier verdissement c'était quoi la négociation quand j'ai quand je suis arrivé COB c'est là que le poids de la France quand même dans l'Europe agricole ça compte moi j'ai ayant été vice-président de la commission agricole du Parlement je savais exactement ce que je voulais faire versd dire alors que on était en train de perdre cet objectif là donc on peut le faire et au contraire ce qui se passe aujourd'hui c'est que la nouvelle pâack qui en a discuté vous avez entendu parler de la nouvelle pack personne n'en a discuté il y a ce qu'on appelle une renationalisation de la pack c'estàd qu'on a renvoyé on a pris tout ce qu'on avait négocié en 2013 ça c'est un socle le verdissement que j'avais négocié c'est le socle et après on a renvoyé à ce qu'on a appelé une renationalisation avec je sais plus comment s'appelle les les plans stratégiques pour l'environnement donc chaque État fait un plan stratégique donc on renvoie aux États d'où le débat agricole et des agriculteurs qui là pour le coup est juste c'est la transposition c'est qu'on a le sentiment que le socle de base il est pour tout le monde et puis après chaque État on rajoute alors qu'il faudrait au contraire avoir un socle plus exigeant mais pour tout le monde le même c'est ça la question qui est posée et bien dans cette réforme qui a été négociée je suis désolé de le dire au lieu de négocier pour tout le monde à l'échelle européenne on a renvoyé chacun à sa à sa responsabilité nationale ben voilà il arrive ce qu'il arrive une dernière question là-dessus avec la guerre en Ukraine et pour soutenir les Ukrainiens il y a eu beaucoup d'importations de produit ukrainien notamment de volail notamment poulet est-ce qu'il faut réduire ces importations pour aider les agriculteurs français est-ce qu' aujourd'hui elle mise à l'agriculture française alors je pense que ça nuit bien sûr les importations de Poul raen alors on va devenir l'Ukraine va devenir le respons responsable de la totalité des questions des importations j'entends maintenant aussi jeananch qui faut arrêter le libre échange je vis juste donner un exemple pour qu'on comprenne bien si je prends la viticulture par exemple on exporte 50 % de plus que ce qu'on importe en 20 et sur ces 50 % enfin sur les les importations de vin 85 viennent de l'Europe le jour où vous supprimez le libre échange et donc vous exportez plus et ça vaut pour toutes les productions notre auto comment dirais-je autoconsommation autonomie ou souveraineté comme ça a été appelé elle est liée à la part de ce que l'on produit de ce que l'on consomme et de ce qu'on exporte et de ce qu'on importe quand vous retirer les exportations on a des autonomies qui sont autour de 80 à 100 % voire un peu plus pour certain mais si je prends l'exemple du 20 la moitié de ce que je de ce que j'exporte c'est va revenir sur le marché français à partir du moment où vous faites ça parce que si vous empêchez les importations vous allez avoir du mal à réaliser des exp exportation et bien ça veut dire qu'il y a 50 % de ce qui est produit qui revient sur le marché pr sur l'Ukraine là il y a eu quelque chose qui a été fait dans la précipitation contenue de la guerre il faut mieux réguler on peut aider l'Ukraine mais on n'est pas obligé de déstabiliser la totalité des marchés agricoles européens je le pense je le crois question politique Fabrice vous par vous l'évoquez tout à l'heure ce rapport politique aussi à la FNSEA est-ce que la droitisation l'extrême droitisation du monde agricole vous inquiète j'avais constaté quand j'allais au salon de l' à Cournon hein je voyais bien comment Marine Le Pen à l'époque était accueilli et comment moi j'étis accueilli alors même si dans le fond sur les aides qu'on a mis en place sur l'ensemble de l'élevage on avait fait des progrès et que les responsables agricoles quand on a discutait quand considérrait quand même que ces transferts de près d'un milliard d'euros hein au niveau de cette pack verdit de de verdissement avait été utile oui ça m'inquiète mais ça m'inquiète de manière plus générale et plus de manière plus globale c'est pas simplement le monde agricole et le monde agricole n'est pas plus touché que le le reste de la société aujourd'hui avec des solutions qui sont totalement alors non seulement contradictoire avec le JETI si on veut défendre les agriculteurs si j'entends bien ce que dit le rassemblement national il faut sortir de la PAC ou sortir de l'Europe c'est qu'on verse plus rien sur le budget européen et donc on va reverser ce qu'on versa à l'Europe sur les questions agricooles faudra trouver 9 milliards et demi un peu plus de 10 d'ailleurs si je prends toutes les aides hein il est complément 1er 2uxème pilier plus ce qu'on appelle les il disent qu'on verse beaucoup plus à l'Europe que je confirme on est contributeur net c'est-à-dire qu'on verse plus qu'on reçoit mais qui est le dans l'ordre les bénéficiaires des des exportations ensuite sur le marché européen en 1 c'est l'Allemagne en 2 c'est la France c'estàdire que on a les fait simples je contribue je donne du pouvoir d'achat si j'exporte j'en bénéficie un mot sur la gauche d'abord un petit mot pour les européennes vous soutenez Raphaël glxman je soutiens Raphaël gluxman parce que c'est la liste qui semble-t-il va être celle du Parti socialiste je dis simplement à raphaë kluxman que vouloir faire campagne tout seul sur on va créer une surprise tout seul je crois que c'est une erreur on créera une surprise en terme de résultat si on est capable de rassembler de créer une damque avec qui bah de Bernard casenuve jusqu'à la totalité des socialistes qui ont souvent été montrés du doigt parce que ils avaient été critiques par rapport à la nupes c'est ça l'enjeu c'est de réaffirmer une ligne politique socialiste du socialisme français jorécien social-démocrate c'est ça qu'il faut faire d'abord là j'ai l'impression que tout ça on passe plus de temps à négocier une liste qu'à parler politique pour la liste Nicolas mailleurossignol qui est sur sur votre ligne il appelle au rassemblement de François Ruffin Bernard cas vousêt d'accord fr j'ai vu le le le texte et le débat entre Raphael kluxwan et François Ruffin qu'est-ce qu'il dit François Ruffin il dit qu'on est dans la lutte des classes d'ailleurs il a considéré que clluxwan faisait partie d'une classe qui était pas la sienne moi je considère que je suis dans la Sarte depuis que je suis né je suis d'origine bretonne j'ai été dans un canton le canton de Loué où par exemplement achète la totalité de ses poulets de sa volaille sur loué je sais ce que c'est mais je répète on n plus dans la lutte des classes on va rembl jus le vrai problème de mais oui mais moi je suis pour le rassemblement sur quelle ligne pas jusqu'à lui du coup mais pas jusqu'à lui parce que il n'est pas sur la ligne que je porte il est encore dans la lutte des classes je vous l'ai dit tout à l'heure si je porte une anal de la société avec un projet politique mais que au nom de l'Alliance je dis B en fait ce que je pense c'est pas tout à fait la vérité donc pour l'Alliance je me je choisis une autre ligne non le vrai problème de tous ces gens là aujourd'hui je voudrais leur poser la question mais vous êtes où exactement est-ce que vous le savez vous-même c'est ça le problème que j'ai même avec Nicolas Mayer signal le côté je rassemble jusqu'à Rufin parce que on cherche à diviser la l PES enfin il faut d'abord être cohérent faut savoir où on va ça vaut pour l'agriculture le cap le côté en même temps répliqué pour la gauche pour la droite pour l'extrême droite ça va finir par brouiller tout donc le rassemblement c'est quoi c'est l'ensemble des lignes du PS plus le Parti radical de gauche ça va coup je reviens oui le Parti radical de gauche sur quelle ligne eston sommes-nous qui la partage c'est pas simplement je me rassemble pour me rassembler c'est devenu un leg motif qui est assez bizarre je me rassemble pour me rassem stratégiquement et d'ailleurs c'est le PC qui l'avait dit l'Union c'est un combat c'est un combat pourquoi parce qu'il y avait des lignes différenceente il y avait une concurrence là aujourd'hui il y a plus de concurrence il y a simplement l'idée on se rassemble pour se rassembler B non on se rassemble pas pour se rassembler on se rassemble pour faire quelque chose mais pour faire quelque chose faut avoir une ligne politique un dernier mot est-ce que la droitisation du gouvernement est une auine pour vous et est-ce que pour cela vous demandez à Olivier fort de rompre clairement avec la France je pense que la droitisation de d'Emmanuel Macron et du macronisme c'est pas une auben mais il y a un une fenêtre stratégique très importante quell conditions et quelles conditions pour pouvoir les conditionition c'est d'avoir et d'affirmer une lecture de la société et d'avoir une ligne aujourd'hui à force de suivre qu'on a pas le PS aujourd'hui toujours aujourd'hui d'ailleurs sur la question aricole qu est la ligne je sais pas j'ai pas vu une expression je je là aujourd'hui je c'est ma première expression télévision parce que j'avais le mon sonore un très beau dianal du son avant je je je vais essayer de de parler sur le fond et pas simplement faire de répéter ce que tout le monde dit mais le PS il est où c'est bien ça le sujet Comment vous l'expliquez comment je l'explique mais je l'explique parce que c'est après le le le quinqu de François Hollande et le fait que François Hollande n'est pas pu se représenter il n pas souhaité n pas plus il y a eu une volonté elle était légitime j'ai perdu conré d'bervillier sur la page tourné de Hollande ça je l'ai compris mais une fois qu'on a dit qu'on tourne une page faut en écrire une autre c'est là que elle est toujours pas écrite ben non loin s'en fut merci Stéphane lefolle merci BECI à vous en tout cas d'avé dans votre magnifique studio que je découvre ce matin c'est un plaisir bonne année à tout le monde et bonne année à vous merci Fabrice à la semaine prochaine on passe au club des territoires

Blocage de Paris par les agriculteurs : "Je ne vais pas les encourager" — Stéphane Le Foll · Pourquijevote