Stéphane Ravier demande la création d'un comité de pilotage de la PM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« un procès en sorcellerie, un procès stalinien, me faisant tenir des propos que je n'ai jamais tenus. »
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« je n'ai pas tenu de propos haineux envers qui que ce soit, mais rappeler une situation en rappelant qu'il y avait des familles lourdes et compliquées. »
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« Je n'évoque pas, moi, comme M. Menucci, les origines des uns et des autres, comme il a pu le faire il y a quelques mois, la communauté urbaine. »
- 0:49PrésentateurFait
« le procès stalinien de M. Coppola, je rappelle que le massacre des élus à Nanterre avait été perpétré par un militant d'extrême-gauche. »
- 3:20PrésentateurFait
« lui, l'adjoint à l'absence d'équipement sportif, et qui écume les cités en promettant ça et là des stades et des piscines »
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« Un désengagement associé à une politique de la ville, et donc financé à grands coûts de millions, et qui a aggravé, voire provoqué l'état d'urgence dans lequel nous nous trouvons. »
- 3:42PrésentateurFait
« Une politique dont la droite comme la gauche se partage la paternité »
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« Vous les avez ainsi condamnés à l'oubli et à la peur. »
- 4:20PrésentateurFait
« Ah, si seulement la sécurité des 870 000 Marseillais était prise en compte comme l'est celle des touristes ! »
- 4:48PrésentateurFait
« Nous devons faire face à la pénurie, la pénurie de matériel, la pénurie de policiers, la pénurie de volonté »
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« aidé en cela par une ministre de l'injustice plus proche des voyous que des honnêtes gens. »
- 5:23PrésentateurPromesse
« Je vous demande de créer un comité de pilotage et de suivi de l'action de la police municipale où doivent siéger l'ensemble des maires de secteur. »
Temps de parole
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Ah, à tarder. Si vous voulez dire quelque chose encore. Allez-y, M. Ravier, allez-y, on va vous répondre aussi. J'ai encore 48 minutes et 33 secondes. Merci, M. le maire. Écoutez, je viens d'être encore une fois victime de ce que la gauche a pour coutume de faire, un procès en sorcellerie, un procès stalinien, me faisant tenir des propos que je n'ai jamais tenus. Mais M. le maire, il en va quand même, je dirais presque de mon honneur et de l'honneur des élus du Front National et de Marseille-Bleu-Marine pour rappeler que je n'ai pas tenu de propos haineux envers qui que ce soit, mais rappeler une situation en rappelant qu'il y avait des familles lourdes et compliquées.
Je n'évoque pas, moi, comme M. Menucci, les origines des uns et des autres, comme il a pu le faire il y a quelques mois, la communauté urbaine. Ceci dit, alors encore une fois, le procès stalinien de M. Coppola, je rappelle que le massacre des élus à Nanterre avait été perpétré par un militant d'extrême-gauche. Il est quand même bon de le rappeler. Alors M. Coppola nous fait en sorte que ce qu'avait pu dire un patriote, un certain Alain Griotray, je crois, du fait que le cadavre du communisme empestait encore la société française, nous en avons une parfaite illustration ici. Enfin, pour revenir à notre sujet, enfin, M. le maire, enfin, une brigade de nuit de la police municipale.
Enfin, il semblerait que vous ayez décidé de vous occuper de la sécurité des Marseillais, sans doute, pour avoir compris que François Hollande ne ferait pas mieux que Nicolas Sarkozy, et qu'il fallait que Marseille aide les Marseillais, puisque Paris s'y refuse obstinément. La réalité vous a rattrapé depuis longtemps, la réalité des règlements de comptes, la réalité des dealers, devenus grâce à votre fumeuse politique de la ville, qui arrose depuis plus de 30 ans les quartiers, les seuls maîtres des cités, ces cités, nos cités, pour celles et ceux qui les connaissent, bien sûr, M.
le maire, où les Marseillais sont pris en otage et en étau entre l'omniprésence des voyous et l'absence chronique, idéologique même, des pouvoirs publics, ces honnêtes gens qui n'ont comme seul quotidien et horizon la peur de se retrouver dans la trajectoire des balles perdues. Il vous aura fallu quatre mandats, M. le maire, pour comprendre qu'il fallait armer notre police municipale, quatre mandats pour faire évoluer leur mission, quatre mandats pour considérer l'essentialité et l'importance de leur action, quatre mandats pour une brigade de nuit, ce que nous réclamons depuis des années, et ce que vous contestiez, Mme Posmentier, il y a seulement six mois.
Quatre mandats et combien d'agressions sordides, de tragédies pour arriver à votre prise de conscience. Quatre mandats et combien de Marseillais ignorés pour arriver à votre prise de responsabilité. J'entends déjà la voix de votre adjoint à l'enfumage sportif, qui va m'accuser de n'avoir rien fait contre la fermeture du commissariat de nuit du 13e arrondissement. Lui, l'adjoint à l'absence d'équipement sportif, et qui écume les cités en promettant ça et là des stades et des piscines, tentant vainement de faire oublier qu'il a cautionné le désengagement de l'État et de la police nationale, voulu et commencé par Nicolas Sarkozy.
Un désengagement associé à une politique de la ville, et donc financé à grands coûts de millions, et qui a aggravé, voire provoqué l'état d'urgence dans lequel nous nous trouvons. Une politique dont la droite comme la gauche se partage la paternité, une politique dont aujourd'hui, il est fier d'être l'ambassadeur dans les quartiers. En voulant acheter la paix sociale, l'État et les collectivités territoriales n'ont fait que financer les réseaux de trafiquants et ont emmuré les classes populaires. Vous les avez ainsi condamnés à l'oubli et à la peur. C'est celle-là, la seule réalité.
Et elle est bien loin de celle que vous voulez vendre et imposer à tout le monde, qui fait la part belle aux croisiéristes. « Ah, si seulement la sécurité des 870 000 Marseillais était prise en compte comme l'est celle des touristes ! » Il n'est plus que temps d'entendre et d'écouter la voix des Marseillais. Vous, vous devez d'assumer vos responsabilités dans ce qu'est leur drame quotidien. Oui, M. Miron, il ne s'agit plus de faire de la mauvaise politique politicienne en se taisant sur la fermeture du commissariat de nuit du 12e arrondissement et en s'agitant sur celle du 13e.
Nous devons faire face à la pénurie, la pénurie de matériel, la pénurie de policiers, la pénurie de volonté que Nicolas Sarkozy a largement entamé et que François Hollande et son Premier ministre ont confirmé, aidé en cela par une ministre de l'injustice plus proche des voyous que des honnêtes gens. M. le maire, vous n'avez de cesse de répéter que Marseille est une et indivisible. Aussi, c'est au nom de Marseille et de tous les Marseillais que je vous demande de créer un comité de pilotage et de suivi de l'action de la police municipale où doivent siéger l'ensemble des maires de secteur.
Intervention, territorialisation, schéma organisationnel, adéquation entre le terrain et les moyens, identification des problématiques, prévention, répression, réalisme et pragmatisme sont autant d'enjeux qui méritent l'engagement de tous. C'est une condition pour atteindre l'efficacité que nous devons à nos concitoyens. Qui mieux que les maires de secteur peuvent connaître la réalité du terrain et la gestion de proximité ? Vous ne pouvez pas faire comme le gouvernement qui fait de la question de la sécurité une question seulement politique, idéologique et communautariste. Vous devez aller plus loin que les incantations et les déclarations d'intention.
Le vote d'une délibération engage le politicien mais les actes font l'homme politique et cela, M. le maire, vous êtes le mieux placé dans cette Assemblée pour le savoir. La sécurité des Marseillais nous concerne tous. Elle mérite l'engagement de tous, quel que soit notre parti politique, au-delà des clivages idéologiques. Si votre parti, M. le sénateur maire, est le même que le mien, celui de Marseille, si votre parti, M. le sénateur maire, est comme le mien, celui des Marseillais, alors, M. le sénateur maire, créez ce comité de pilotage. Vous m'avez déjà écouté en armant la police municipale et vous avez entendu ainsi ce que voulaient les Marseillais. Alors continuez dans cette voie.
C'est la seule et unique qui s'impose à vous. Marseille est une et indivisible. Alors prouvez-le, il en va du quotidien des Marseillais, de tous les Marseillais. Il en va de Marseille.