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interviewBFM TV (sur YouTube)· 27 mars 2025 56 min

Guerre en Ukraine: la conférence de presse d'Emmanuel Macron en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

en cette 3e année de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine nous sommes très clairement à un point de bascule les négociations ont débuté j'y reviendrai elles sont bienvenues et je souhaite saluer à la fois le rôle du président Trump avec lequel j'ai été en contact permanent ces dernières semaines et le courage du président Zelinski avec lequel il est aussi de notoriété publique que nous sommes en lien étroit et permanent notre objectif est clair c'est au fond de gagner la paix et nous devons pour cela placer l'Ukraine dans la meilleure position possible pour négocier et nous assurer que la paix qui sera négociée puisse être solide et durable pour les ukrainiens et l'ensemble des Européens c'était le sens de la réunion de ce jour dans le prolongement de l'initiative lancée à Paris le 17 février dernier qui a été ensuite poursuivi avec la réunion que nous avons tenu à Londres quelques semaines plus tard alors aujourd'hui s'est donc tenu cette réunion où 31 pays étaient rassemblés au côté du secrétaire général de l'OTAN et des institutions de l'Union européenne ces 31 pays forment cette coalition d'action pour une paix solide et durable et donc basé sur le volontariat la mobilisation de chacun nous avons d'abord exprimé une vue commune sur la situation d'abord notre volonté de rester uni et au fond de tout faire pour justement construire cette paix par la force pour reprendre la formule qui avait été initialement prise par le président Trump ensuite nous avons tous acté du fait que l'Ukraine il y a quelques jours à jeda avait eu le courage d'accepter un cess le feu de 30 jours inconditionnel et que depuis cette décision et cette annonce ukrainienne il n'y a eu aucune réponse russe il y a eu des conditions nouvelles posées pour des cesser le feu beaucoup plus partiels et hypothétique et dans le même temps chaque jour des frappes de plus en plus fortes s'intensifiant dans ce contexte notre volonté est de saluer l'effort de paix américain de continuer à échanger avec les États-Unis d'Amérique pour porter notre vision des choses et nos priorités mais aussi de laisser passer aucun des récits ou des contevérités qui sont aujourd'hui poussé par la Russie comme ces derniers jours l'ont montré lors des discussions à Riad sur la question de la mer Noire où le la Russie par ses discours et ses communiqués a en fait complètement réinventé ce qui s'est passé depuis 3 ans néanmoins nous sommes tous lucides et nous tirons tous le même constat il y a une volonté de paix il y a des discussions y y a-t-il des négociations de paix c'est assez difficile de conclure qu'il y aurait des négociations de paix quand ces discussions parallèles ont conduit à trois communiqués distincts qui disent trois choses différentes un communiqués américano-ukrainien un communiqué américano-russe et un communiqué russe encore différent du précédent ce contexte crée beaucoup d'incertitude et nous avons donc la volonté nous d'avoir un message très clair poursuivant l'objectif que je viens d'évoquer premier message clair c'est que nous allons continuer de soutenir à court terme le peuple ukrainien et l'armée ukrainienne c'est une nécessité pour pouvoir être dans les meilleures conditions possibles pour préparer la paix et c'est une nécessité pour éviter ce qui est au fond le projet très clair de la Russie ces derniers jours et ces dernières semaines faire semblant d'ouvrir des négociations pour décourager l'adversaire et en même temps intensifier les attaques puisque c'est exactement ce qui est en train de se passer à cette égard les priorités qui ont été identifiées par nos partenaires Ukrainiens en matière d'Ar de munition ou de défense solaire ont donné lieu à des mobilisations et des annonces ce matin par plusieurs collègues mobiliser aussi des financements requis je veux saluer ici ce que la Suède la Norvège l'Allemagne et plusieurs d'autres ont annoncé ces derniers jours ou ce matin d'efforts additionnels auquel se s'ajoutent les 2 milliards d'euros de soutien bilatéral que nous avons hier annoncé avec le président Zelinski et qui est un nouveau un nouvel ensemble d'aide de la France à l'égard de l'Ukraine et de son armée le soutien en matière de drone de satellite de coproduction aussi en Ukraine ont été identifiés en même temps que de nouveaux programmes de formation des armées ukrainiennes tout cela a donc fait l'objet de un tend de discussion où l'unanimité a prévalu et les décisions on aussi été prises d'accélérer le décaissement des prêts qui avaient été ciid en G7 fameux système era pour permettre en particulier à l'Ukraine de financer encore plus rapidement les achats en terme d'artillerie qui sont une de ses priorités et donc la Commission européenne et je remercie la présidente a annoncé cela en terme de soutien de court terme à l'Ukraine nous avons aussi acté de manière unanime le fait que le temps n'était pas à la levée des sanctions quelle qu'ell soit et il ne saurait y avoir une politique de levée des anction avant que la paix soit clairement établie nous avons donc pour intention de maintenir la pression économique en particulier sur les flotes fantôm sur aussi certaines capacités industrielles nous allons continuer à nous mobiliser sur ce point ensuite nous avons évoquer la préparation et la le suivi du cesser le feu qui est au fond le deuxème élément clé après le soutien de court terme à l'armée ukrainienne là-dessus comme vous le savez nous sommes en train de préparer c'est le le cœur même de la proposition ukraino-américaine in cesser le feu dans les airs en mer et sur les infrastructures civiles làdessus est important de pouvoir finaliser les moyens de surveiller le respect de ce cesser le feu plus largement il y a beaucoup de discussions qui sont en cours et pars sur la manière ensuite de suivre la situation une fois que la paix sera signée faut-il donner une responsabilité à l'OSCE ce qui était le cas entre 2014 et 2022 faut-il qu'il y ait un mandat donné nations un pour que des forces de maintien de la paix surveillent justement la ligne de front re cas entre crine libre et des territoires qui seraient occupés faut-il un système de surveillance ad hoc autant de questions juridique technique d'une extrême importance et en fait que nous avons décidé là de mandater nos ministres des Affaires étrangères pour faire dans les trois semaines une proposition très concrète de suivi justement d'un cesser le feu de court terme et d'un cesser le feu durable suivi institutionnel et pratique qui pourrait ensuiteêtre échangé avec nos partenaires américains ensuite vient la question des fameuses Sécur des garanties de sécurité et donc une fois la paix signée comment s'assurer que l'Ukraine pourra rester libre stable et ne subira pas de nouvelles agressions russes à ce titre nous avons tous partagé fait que il y a un manque de clarté encore sur les conditions de signature et qu'il y a un manque de clarté sur la nature des engagements américains le jour d'après néanmoins nous avons acté je dirais trois axes de travail pour justement maintenir cette paix durable et solide une fois un accord de paix signé le premier le premier élément de la sécurité des Ukrainiens et des Européens c'est une armée ukrainienne forte bien équipé le jour d'après et il y a unanimité de tous les participants aujourd'hui sur ce point c'est pourquoi de manière très concrète nous avons acté que le premier ministre britannique et moi-même donnions mandat à nos chefs d'état-major des armées pour que uneéquipe franco-britannique puisse être délégué dans les prochains jours en Ukraine et puisse travailler de manière très étroite avec nos partenaires Ukrainiens qui ont acté également ce mécanisme pour préparer justement dans tous les domaines le format ce que sera le format de l'armée ukrainienne de demain quelle armée de terre quelle quelle capacité maritime quelle capacité aérienne quel format c'estàdire en terme de taille de de nombre de soldats quels équipements pour pouvoir répondre à une éventuelle agression russe et dissuader la réussie d'une telle agression ceci permettra ensuite de rentrer dans des travaux de planification qui permettront de clarifier les contributions de chaque pays membre de notre coalition pour donner don de la visibilité à l'Ukraine et avoir un plan d'action maintenant très précis le deuxième élément de garantie de sécurité ce sont les forces de réassurance que nous pourrions déployer le jour d'après en Ukraine ces forces de réassurance c'est l'objet de la proposition franco-britannique il y a plusieurs semaines n'ont pas vocation à être des forces de maintien de la paix j'ai répondu hier à l'un de vos collègues pour bien clarifier ce point elles n'ont pas vocation à être des forces présentes sur la ligne de contact elles n'ont pas vocation à être des forces qui se substituent aux armées ukrainiennes mais ce serait des forces de quelques États-membres présents parce qu'il n'y a pas unanimité sur ce point certains États n'ont pas la capacité de le faire d'autres le contexte politique qui le leur permet ou l'accord mais ce serait des forces présents dans certains endroits stratégiques préidentifiés avec les Ukrainiens qui signeraient un soutien dans la durée une réassurance des Européens et aurait un caractère de dissuasion à l'égard d'une d'une potentielle agression russe ceci sera travaillé par nos chefs d'état-major dans le cadre de la mission que je viens d'évoquer ce qui permettra d'avoir la carte des points qui sont évoqués et un accord aussi sur le le format de ces forces de réassurance il est très clair et il a été très clairement établi que ces forces de réassurance ne saurait en aucun cas se substituer ou réduire l'effort qui est collectif le nôtre sur le flan est de l'OTAN ça viendrait en plus et d'ailleurs sur un mode opératoire qui peut parfois ressembler à ce que nous faisons dans certains de ces pays le trème axe en terme de garantie de sécurité c'est évidemment notre propre défense et je crois qu'il a unanimité autour de la table pour dire que les Européens étaient beaucoup plus uniqu il y a quelques semaines étaient beaucoup plus audacieux et beaucoup plus déterminés et surtout convaincu tous qu'au fond ce qui se joue en Ukraine aujourd'hui et dans les semaines à venir c'est la sécurité des Européens dans la durée et donc fort de cela nous avons aussi acté de renforcer notre réponse en terme de d'architecture de sécurité pour notre continent d'abord en actant justement tout ce qui a été fait au niveau de l'Union européenne et de chacun des États membres c'est-à-dire accroître nos capacités notre investissement dans nos armées et nos forces pour dissuader pour aussi préparer dans la durée la paix du continent accroître aussi la coordination entre nos industries de défense et nos armées pour agir ensemble et puis nous avons donc acté également d'un travail conjoint pour définir les demandes et les exigences qui seront les nottres à l'égard de la Russie pour renforcer notre sécurité collective laquelle s'est dégradée ces dernières années dégradé par les décisions d'ailleurs des États-Unis d'Amérique et de la Russie de sortir du traité eff par exemple mais dégradé aussi par le déploiement de capacité de missile ou de forces supplémentaires russes en Biélorussie pour ne citer qu'un autre exemple voilà les principau les principales conclusions de du sommet qui vient de se tenir celui-ci a aussi conclu un mandat qui nous a été donné par nos collègues et au fond ils nous ont demandé avec le Premier ministre starmer d'assurer ensemble le copilotage de cette coalition et de pouvoir ensemble coordonner les initiatives les contte-rendus pour garder justement le momentum qui est le nôtre et donc avec le Premier ministre starmerur nous allons assumer cette responsabilité ensemble de piloter cette cette coalition d'action pour une paix solide et durable ce qui fait que dès la semaine prochaine nos conseillers diplomatiques prendront plusieurs initiatives et poursuivront les décisions qui ont été prises de même que nos chefs d'État major des armées ensemble poursuivront sur la base de la mission et du mandat que je viens d'indiquer je vais maintenant répondre à vos questions merci monsieur le Président Francesco fonté magie pour la l'Agence France Presse vous avez parlé de ces forces de réassurance il me semble que vous en avez parlé au conditionnel est-ce que vous pouvez nous dire en cette matière qu'est-ce qui a été acté aujourd'hui est-ce que le principe d'envoyer des forces de réassurance européennes ou de pays membres de l'OTAN ou Alli de l'Ukraine a été acté aujourd'hui est-ce que quoi qu'il en soit le jour où il y aura un accord de paix il y aura une force de réassurance pour l'Ukraine est-ce que la France y prendra part et de quelle manière est-ce qu'il y aura il a été acté aussi un volet terrestre à ses forces ou uniquement aérien ou est-ce que c'est encore à discuter en fonction de la réponse de la Russie merci merci beaucoup euh aujourd'hui ces ces forces de réassurance sont une proposition franco-britannique elle est actée par la Grande-Bretagne et la France elle est souhaitée par l'Ukraine et elle est aussi actée par plusieurs États-membres qui ont marqué leur volonté de s'y joindre elle ne fait pas l'unanimité aujourd'hui et c'est connu et d'ailleurs nous n'avons pas besoin de l'unanimité pour se faire et donc comment nous allons préparer les choses par la mission qui a été confiée aux deux chefs d'état-major des armées britanniques et français ils vont se rendre et travailler bâtir une équipe qui va se rendre et travailler avec avec une équipe ukrainienne les Ukrainiens vont nous dire exactement où sont leurs leurs besoins j'ai eu cette discussion hier avec le président Zelinski ils ont une idée très claire des besoins et des zones critiques où ils veulent que ces forces de réassurance soient déployées et donc ce sont ces échanges entre militaires qui définiront les lieux le nombre de forces pour que ce soit crédible et les capacités et donc rien n'est exclu à date et nous regardons le maritime l'aérien et le terrestre mais vous l'avez bien compris on appelle bien ça force de réassurance et ça ne se substitue pas ni à des à des forces qui assureraient du maintien de la paix sur la ligne de contact ni à une armée ukrainienne que nous voulons robuste ces forces de réassurance elles feront partie du paquet qui sera discuté et l'armée ukrainienne et les forces de réassurance aujourd'hui la Russie s'y oppose puisque la Russie a toujours dit qu'elle ne voulait même pas d'armée ukrainienne donc je vous rassure il n'y a pas d'accord de la Russie je vous rassure aussi l'idée que nous nous faisons du droit international et que ça n'est pas la Russie qui va choisir ce qui se passe sur le territoire ukrainien donc c'est bien acté et nous allons avancer et y travailler et donc il y aura bien une force de réassurance avec plusieurs pays européens qui se déploieront bonjour monsieur le Président je suis journaliste pour Phenix TV de Chine et ma question c'est souhaitez-vous que la Chine joue un rôle plus active dans les futures négociation de paix et le maintien du le feu ainsi que dans la reconstruction de l'Ukraine après la guerre et de plus le ministre des Affaires étrangères commenca sa visite aujourd'hui en Chine est-ce que la question l'Ukraine est le point central de de cette visite et qu'attendez-vous de cette visite s'il vous plaît merci merci beaucoup j'en ai fait demander ministre des Affaires étrangères de se rendre en Chine pour échanger d'abord sur les nombreux les nombreux dossiers bilatéraux ils sont multiples et les grandes questions internationales l'Ukraine fait partie des dossiers prioritaires sur ces grandes questions internationales et je souhaite pour ma part que la Chine en effet puisse jouer un rôle actif et compte tenu de la qualité du dialogue qui est le sien avec la Russie contte tenu de l'initiative de paix qu'elle avait prise en lien avec le Brésil il y a quelques mois je souhaite que en effet le président puisse avoir un rôle tout à fait actif pour nous aider à bâtir cette paix solide et durable et je pense que la Chine n'est plus que légitime pour le faire en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et compte tenu des initiatives précédemment prises bonjour monsieur le Président c'est la bouriou pour TF1 LCI ma question porte sur les 2 milliards d'euros d'aide supplémentaires que vous avez annoncé hier pour l'Ukraine est-ce réaliste aujourd'hui de penser que cela pourra se faire sans hausse d' d'impôt à terme pour pour les Français avec une dette qui dépasse les 3000 milliards d'euros à quoi les Français doivent-ils s'attendre dans les prochains mois il faudra-t-il renier sur les services publics ou les dépenses sociales ou au contraire en faites-vous une une ligne rouge et enfin votre réflexion peut-elle évoluer sur le gel des avoirs russes sur la saisie des avoirs russes largement soutenu par les États-membres de l' de l'E dans l'Europe de l'Est merci beaucoup sur votre première question euh d'abord je veux dire qu'une bonne partie de de ces de ces sessions sont intégrées dans la trajectoire de notre loi de programmation militaire qui justement parce que nous avons accéléré je rappelle que les deux lois de programmation militaire qui font partie de notre architecture financière et de notre trajectoire ont intégré un programme inédit de renouvellement de nombre de nos capacités ces deux lois d'ailleurs auront doublé le budget de nos armées donc précisément parce que nous avons anticipé nous n'avons pas attendu ni ces dernières semaines ni même ces deux dernières années pour faire cet inv tisement nous avons la possibilité de céder des matériels que nous utilisions jusqu'à récemment parce que nous sommes en train de les renouveler c'est une partie de l'effort que du paquet des 2 milliards d'autre part nous avons aussi accéléré la production c'est ce fameux effort de guerre et l'économie de guerre des des de trois dernières années et en accélérant la production on achète aussi plus de capacités auprès de nos industriels qu'on cède aux Ukrainiens donc cet effort et ces 2 milliards annoncés hier sont tout à fait soutenables ils seront détaillé par le ministre des Armées auprès de des commissions à l'Assemblée au Sénat et devant l'intégralité des parlementaires et cela fait partie de notre trajectoire à côté de cela nous avons pour nous-mêm à accélérer et accroître notre effort de défense compte tenu de l'accroissement de la menace ce que j'évoqué il y a quelques jours auprès des Français c'est là-dessus qu'un travail est en cours mené par le gouvernement qui a identifié à ma demande toutes les lignes d'effort qui vont nous conduire justement à accroître nos investissements militaires pour rendre la nation plus forte et pour tenir la paix si je puis dire sur notre continent et pour notre pays et à cet égard le gouvernement prévoit aussi les réformes qui permettront de financer ce travail et donc c'est dans les prochaines semaines que ce travail sera achevé sous la supervision du Premier ministre et en temps voulu une fois qu'il sera terminé c'est le premier ministre et les ministres qui vous détailleront tout cela sur la question des avoirs russes qui sont gelés je veux ici rappeler le cadre juridique international qui est connu et est très clair en droit international nous n'avons pas le droit de saisir des avoirs gelés n n'avons pas la base juridique pour le faire ce que nous avons fait c'est que ces avoirs gelés qui sont de l'ordre d'un peu plus de 230 milliards d'euros don une bonne partie est détenue dans le système Euroclear système européen qui est sous droit belge la France est actionnaire d'ailleurs de ce système c'est que tous les revenus financiers qui sont dégagés par ces avoirs gelés ce sont ces revenus qui nous servent à payer l'effort de soutien à l'Ukraine et donc dans les 2 milliards d'euros que je viens d'évoquer et que vous vous avez mentionné dans votre première partie de question il y a une partie qui est financée grâce à notre effort d' era qui était vous savez les 50 milliards de financement en G7 et bien les Européens ont fait 18 milliards de prê aux Ukrainiens dont 9 milliards pourront être utilisés sur le militaire ce qu'on va faire pour payer ce matériel pour parti et bien cela est gagé sur les intérêts et les revenus de ces 230 milliards d'euros d'actifs gelés donc nous utilisons les actifs gelés par ce qu'il donent pour payer permettre justement ces prêts et cet effort de guerre maintenant aujourd'hui nous n'avons pas le cadre pour les saisir et on ne peut pas tout à la fois prendre les de ses actifs et les saisir faut choisir nous on a pris les revenus et on se conforme au droit international par contre la question va se poser dans le temps de savoir si nous ne devons pas mettre ces 230 milliards d'euros d'actifs au fond dans la question du règlement du conflit et parce que la Russie ayant massivement détruit l'Ukraine il est normal qu'elle contribue aussi pour partie à sa réparation sur le plan financier mais ça ça fera partie des discussions justement de paix et du jour d'après voilà le statut c'est 230 milliards d'euros et je pense que on a raison d'être rigoureux sur ce point et donc en ce moment nous travaillons vraiment au cadre juridique à l'avancée de de tout cela en lien est très étroit avec la Commission européenne et le gouvernement belge merci beaucoup Flor ang de groupe ESP prbieque et donc monsieur le Président vous avez évoqué cette incertitude sur les États-Unis mais ai si plusieurs pays de européen ont dit que c'est nécessaire le soutien américain pour l'envoie des tropes de paix ou des tropes de rassurance et et je ne sais pas si il a une réaction de votre part faudrait si c'était traité aujourd'hui et les propos de Steve wikov les envoyés spécial de la Maison Blanche qui a dit que c'est une posture simpliste absur cette idée cette proposition d' voie de de TR de troupes et cecii que donc votre action et aussi est-ce que le soutien américain est nécessaire pour les accords entre Européens ici aujourd'hui à Paris merci merci beaucoup écoutez j'aurais au fond une approche très stoïcienne de la question nous ne pouvons décider que pour ce qui dépend de nous et donc nous avons décidé pour ce qui dépend de nous et c'est déjà important et nous on est clair sur ce qu'on va faire à court terme pour l'Ukraine comment on va préparer cesser le feu comment on est prêt ensuite à à bâtir des garanties de sécurité armée ukrainienne force forte force de réassurance et augmentation de notre effort de défense pour nous-mêmees ensuite il faut espérer le meilleur mais se préparer au pire et donc mon souhait que les Américains soient engagés à nos côtés et mon souhait que les Américains assure justement un soutien voir une participation active à tout cela parce que c'est bon pour leurs alliés européens c'est bon pour l'OTAN c'est bon pour nous tous mais nous devons nous préparer à une situation peut-être il ne se joindrait pas faut se préparer au deux cas mais on ne peut pas dire si les Américains ne se joignaient pas alors on ne ferait rien parce que ça signifierait qu'il n'y a pas de paix solide et durable en Europe et pour les Européens sans les Américains non et donc c'est aussi pour cela que je vous l'ai dit il y a plusieurs semaines nous sommes à un moment décisif de l'histoire où il nous faut pour la première fois depuis très longtemps dans nos discussions nous préparer à un scénario qui est possible qui n'est pas celui qu'on souhaite mais qui est de devoir totalement agir seul pour nous-même ça s'appelle la sortie de l'état de minorité géopolitique c'est une bonne chose pour l'Europe pardon mais oui moi je les États-Unis sont des alliés fiable c'est pour ça que je ne ferai pas de commentaire sur les commentaires et quand les gens disent des mots un peu rapides dans des émissions de télévision faut jamais ensuite commenter parce qu'on fait du surraccident et donc les États-Unis d'Amérique sont des alliés fiables euh ils sont des alliés qui nous ont beaucoup aidé en Ukraine depuis le début de cette guerre qui essai de mener des négociations de paix qui sont utiles la volonté du président Trump nous la partageons et les efforts qu'il mène nous les saluons mais après nous nous avons des intérêts qui sont forcément pas les mêmes parce qu'il y a un océan au milieu et donc si à un moment donné les intérêts Américains ne sont pas forcément les nôtres que les priorités américaines ne sont pas forcément les nôtres tout en nous respectant mais il faut qu'on puisse nous défendre nos intérêts surtout quand nos intérêts s'appelle notre sécurité voilà et donc ça ça n'est pas dépendant des décisions d'un tel ou d' tel ça doit être notre décision bonjour monsieur le Président Cyril Adrian salemand pour France Télévision pour prolonger peut-être la question de ma consœur les Américains ne sont pas là aujourd'hui mais vous avez eu Donald Trump il y a quelques au téléphone la Maison Blanche a fait savoir que le sommet d'aujourd'hui était utile euh que vous a dit Donald Trump est-ce qu'il a pris des des engagement auprès de vous sachant que parallèlement sur un autre dossier Donald Trump compte appliquer des droits de douane très important à l'encontre de la France mais pas seulement par le 25 % sur sur l'UTO est-ce que vous prenez cette menace au sérieux et quelle réponse quelle représa éventuelle vous imaginez puis enfin je me fais les C de mes confrères et consœurs français on voulait vous poser une question sur boilem Sansal qui était condamné à 50 prisons ferme comment est-ce que vous accueillez cette décision et que demandez-vous au président algérien éventuellement merci j'ai eu le président Trump cette nuit et je l'urai dans quelques heures pour aussi lui faire part de nos échanges et nos conclusions le président Trump sa priorité c'est de de de parachever les discussions en cours avec la Russie et je pense pense que c'est c'est une très bonne chose et donc il y a eu un accord je l' évoqué tout à l'heure important il y a maintenant 15 jours entre les Américains et les Ukrainiens qui a permis d'établir cette proposition de cesser le feu pour 30 jours inconditionnel dans les airs en mers et sur les infrastructures et ça c'est vraiment un acquis du travail des dernières semaines nous avons modestement aidé avec les Britanniques les Allemands pour convaincre aussi le président zeninski c'est très courageux de la part du président Zelinski et c'est vraiment une réussite de l'action du président Trump maintenant le président Trump c'est normal il se retourne vers les Russes et disent vous êtes l'agresseur l'agresser est d'accord pour cesser les hostilité sans conditions bah vous devez faire pareil donc je pense que le président Trump il attend une réponse claire de la Russie il a raison et nous on est derrière lui et donc je pense que s'il a cette réponse claire de la Russie ne vient pas à juste titre le président Trump se sentira floué trahi et donc là il devra réagir mais je me mets pas à sa place j'essaie juste de décrire comment les choses vont normalement se passer donc c'est ça sa priorité du moment dans ce contexte nous on fait un travail complémentaire qui est de dire en parallèle de ces négociations nous on prévoit tout le reste si je puis dire continuer d'aider l'Ukraine pour pas qu'il ait de problème à très court terme les aider à résister préparer les conditions et l'encadrement d'un cess le feu le jour où il sera signé et puis réussir à soutenir l'Ukraine pour que quand elle cette paix soit signée elle soit vraiment robuste et durable et qu'on dissuade la Russie de remener une agression donc c'est un travail complémentaire et nous sommes en coordination et on verra dans les prochaines heures les prochains jours ça arrive et je pense que le au fond le juge de paix ce sera la capacité des Américains à obtenir un cesser le feu inconditionnel pour 30 jours des Russes bah c'est ça et si les Russes ne le donnent pas ça veut dire qu'ils seront pas au rendez-vous il faudra que les Américains en tire les conséquences si les Russes le donnent ce sera une réussite et on pourra passer à l'étape d'après sur euh votre deuxème question c'était les votre deuxième question merci euh pour le coup je pense c'est pas une bonne idée je l'ai dit au président Trump je lui ai redit hier et je Contin continu à lui dire au moment où on le voit bien les marchés aux États-Unis ne considère a priori pas que ce soit une très bonne politique économique au moment où à juste titre le président Trump demande aux Européens de faire davantage d'efforts militaires pour assurer eux-mêmes leur sécurité disons c'est à vous de faire c'est plus à nous de payer pour vous c'est pas le moment de nous imposer des tarifs donc c'est pas cohérent bon la deuxième chose c'est que ça détruit de la valeur pour tout le monde pass ici de la théorie économique mais le commerce international s'est structuré de telle manière et en particulier entre les États-Unis d'Amérique et l'Europe qui fait que le commerce crée plutôt de la croissance de l'innovation et du progrès pour nos deux sociétés mettre des tarifs c'est casser des chaînes de valeur c'est à à court terme créer un effet inflationniste et plutôt détruire des emplois donc ça n'est pas bon ni pour l'économie américaine ni pour l'économie européenne comme ça n'est pas bon pour l'économie canadienne ou mexicaine et je trouve qu'il y a une forme de paradoxe avoir les principaux alliés des États-Unis être les premiers taxés si la géopolitique du moment c'est de dire la priorité de taxer le Canada le Mexique et les Européens et de ne pas bouger sur le reste j'ai pas compris alors l'ordre l'ordre des choses et la géopolitique qui était suivie bon donc je pense que ça n'est pas une bonne idée économique je pense ça n'est pas une bonne idée géopolitique je pense que ce n'est pas une bonne idée en terme de moment si ça devait advenir je le regretterai évidemment un coup sûr les Européens se se protégeraient en répondant et le but d'une réponse Rost c'est pas les Européens qui sont agressifs sur le plan tarifaire bah ce serait de trouver un accord pour ensuite démonter tous ces tarifs c'est comme ça qu'on fait mais enfin tout ça fait plutôt perdre du temps et va créer beaucoup d'inquiétude dans de nombreux secteurs et donc on va aussi veiller de manière très étroite à accompagner avec la Commission européenne l'ensemble des secteurs économiques qui seront touchés et apporter des des réponses à l'égard des uns et des autres en tout cas je pense c'est pas ça n'est pas une décision qui permet d'améliorer le progrès la prospérité dans nos sociétés et donc j'espère que peut-être après des annonces qui viendront le président Trump les revisitera et pourra revenir sur cette décision enfin vous m'avez interrogé sur un tout autre sujet qui est le jugement à l'égard de Monsieur sal qui est comme vous le savez est un grand écrivain franco-algérien je veux ici dire tout mon soutien à Monsieur Sansal à lui à sa famille et je souhaite vivement que après ce jugement il puisse y avoir des décisions claires je dirais humaines et humanitaires par les plus hautes autorités algériennes pour pouvoir lui lui redonner sa liberté et lui permettre à la fois de redevenir un homme libre et de se soigner parce qu'il combat aussi la maladie et je sais pouvoir compter sur à la fois le bon sens et l'humanité des autorités algériennes pour prendre une telle décision en tout cas je l'espère fortement bonjour monsieur le Président denev TV la chaîne indépendante russe en exil en Europe et la question sur Poutine qui représente toujours une menace pour l'Europe quel levier l'Europe a-t-elle pour pousser Poutine à accepter en ce le feu étant donné la position des États-Unis vous avez déjà évoqué le rôle de Donald Trump est-ce qu'on peut encore faire confiance à Poutine alors qu'il ne tient jamais parole comment négocier avec lui après la guerre à votre avis monsieur le Président merci beaucoup nos leviers sont ceux que nous activons depuis but aider l'Ukraine à résister ne pas faiblir montrer que nous serons au côté de l'Ukraine dans la durée pour prévenir des nouvelles violations de son territoire et maintenir les sanctions et je pense que c'est pour ça nous avons eu ce message très clair quiconque sera faible sur les sanctions s'enlève des leviers à l'égard de la Russie pour mener ensuite une négociation qui serait crédible ensuite je pense que les Américains ont aussi beaucoup de levier et qu'aujourd'hui ils sont engagés dans un une négociation mais j'ai confiance dans le fait que si les Russes venaient à ne pas répondre à la proposition de 30 jours de cesser le feu les Américains ont la possibilité d'accroître les sanctions de prendre des sanctions secondaires de prendre des sanctions beaucoup plus fortes qui auraient un effet à coup sûr et une pression sur la Russie ensuite il faudra négocier avec la Russie la suite et se remettre autour de la table et nous le ferons et nous serons autour de la table pour discuter avec le président Poutine et l'ensemble des équipes qui auront Cees mandat de négociation le jour d' après pour l'Ukraine et pour nous Européens voilà j'ai prendre deux dernières questions eu monsieur le Président vous évoquiez tout à l'heure votre conversation avec le président zéanski dans laquelle disiez-vous il vous a donné une vision très claire de ce dont il avait besoin est-ce que vous avez le sentiment que ces besoins sont satisfaits aujourd'hui à l'issue de la discussion que vous avez obtenu et et plus largement quel est s'il est possible de le dire selon vous le calendrier idéal le calendrier possible pour atteindre les objectifs de cette armée ukrainienne prête à assurer une paix durable et de cette force de réassurance prête à se déployer écoutez sil appartient au président Zelinski de répondre à votre première question je pense en tout cas qu'il a eu des réponses très claires et très précises sur les demandes de court terme qui étaient les siennes avoir plus rapidement les financements pour l'effort en terme d'artillerie avoir du soutien de défense solaire et de munition avoir des capacités de combat dans des registres critiques et à la fois avec les annonces de 2 milliards faites hier les annonces faites aujourd'hui par plusieurs collègues et l'annonce faite par la Commission européenne d'accélération en terme de financement je crois qu'il a eu ces réponses là maintenant je le dis avec beaucoup d'humilité tout ce que nous faisons et qui sont des investissements importants de nos nations dans des contexte votre collègue l'a rappelé tout à l'heure budgétaires qui sont très tendus dans nos pays ne sont que peu de choses par par rapport à une nation et une armée qui elle se bat sur le terrain et perd chaque jour des soldats et parfois pour certains jours des civils et donc je ne dirai jamais que l'Ukraine a tout ce qu'il faut pour se défendre parce que ça n'est pas vrai et n'oublions pas que depuis le début nous sommes dans un cadre où nous avons décidé de ne pas être partie prenante de cette guerre cette guerre elle est menée par les soldats Ukrainiens seuls nous les équipons nous les formons nous les entraînons enfin ils ont ce courage donc j'aurais toujours l'humilité de ici de rappeler cela et donc ça n'est jamais assez parce que tant que leur territoire est occupé que leurs vies sont perdues ils doivent se battre et avec des pertes qui sont conséquentes maintenant pour la suite je pense que le plus vite le plus précis et le plus pragmatique possible la réunion d'aujourd'hui ce sommet a permis de de rendre opérationnel beaucoup de décisions qui faisaient l'objet de de discussion durant ces ces derniers temps maintenant il faut accélérer il faut accélérer les discussions pour obtenir un cesser le feu c'est ce qui est en train de se jouer en ce moment en Arabie Saoudite je remercie une fois encore le roi et le prince héritier pour leur travail et il faut accélérer nous notre capacité à financer à délivrer des armes et à préparer le schéma d'armée ukrainienne et le schéma de force de réassurance c'est pourquoi c'est dès les prochains jours que mission que j'ai confié aux deux chefs d'état-major que nous avons confié aux deux chefs d'état-major se déploira et il nous faut quelques semaines pour cela je pense que d'ici TR à 4 semaines on aura sur ces deux questions le format d'armée ukrainienne et les forces de réassurance un schéma d'action assez précis avec les les besoins avec aussi les contributeurs et je pense que ce sera clé pour crédibiliser une paix solide et durable bonjour ING intervie francophone deux questions très courtes quel est le rôle de la Roumanie en petit pays en Europe dans cette menti de la stabilité dans la région et deuxièmement quel est le rôle de la France aujourd'hui dans le contexte où il y a beaucoup de médias qui parlent de le rôle de la France et du président de la France comme un rôle leader même visionnaire c'est pour enclincher cette cercle vertueux donc maintenir la paix mais aussi croissance économique notamment pour investir et justement créer l' activité économique en Europe merci beaucoup la Roumanie a un rôle très important parce qu'elle est aux avant-postes depuis le début c'est d'ailleurs pour cela que 2 jours après la guerre d'agression lancée en février 2022 nous avons déployé des forces françaises là aussi force de réassurance pour protéger le territoire roumain parce qu'il est aux avantp la Roumanie a joué un rôle extrêmement important depuis le début parce que elle est sur la mer Noire parce qu'elle a un rôle structurant sur la question du Danube et parce qu'elle a été un des acteurs clés des négociations sur la circulation des céréal et donc je veux ici remercier les gouvernements successifs et présidents roumains pour le rôle qui a été celui de la Roumanie à ce titre et donc dans les actions qui ont été évoquées à la fois sur la surveillance des conditions de cesser le feu mais également pour soutenir une armée ukrainienne solide et durable la Roumanie a un rôle et aura un rôle tout à fait important compte tenu de de son voisinage et des choix très clairs qu'elle a toujours fait ensuite le rôle de la France quant à lui est clair depuis le début nous sommes un des pays fondateurs de notre Union européenne nous sommes un pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies doté de l'arme nucléaire avec un format d'armée complète qui est aujourd'hui l'armée la plus efficace d'Europe ce rôle ces rôles successifs nous donnent une responsabilité toute particulière qui est d'une part diplomatique d'autre part d'essayer d'avoir un effet d'entraînement sur l'effort militaire conjoint et puis d'avoir un effet d'entraînement aussi sur la stratégie économique qui suit et au fond ce que nous croyons depuis plusieurs années c'est que notre Europe a besoin de plus d'indépendance technologique et économique agricole et industriel militaire dans le contexte géopolitique qui est le sien et qui a une forme d'accélération de l'histoire qui rend le constat que nous faisions il y a quelques années encore plus vrai mais du coup les investissements à faire les réorganisations à conduire encore plus urgent c'est ce que nous sommes en train de faire et donc nous devons être aux avant-postes sur la question de l'Ukraine et de notre sécurité collective mais nous devons mettre la même intensité dans le travail pour notre compétitivité pour notre réindustrialisation pour notre innovation notre agriculture et puis la défense des Européens eu-mêmes on prend une toute dernière question bonjour monsieur le président parisien le vice-président de la Turquie participa au sommet quel rôle attendez-vous de de de ce pays dans les futurs négociations dans les dans les accords qui pourraient se dessiner et surtout est-ce que le président Erdogan aujourd'hui compte tenu de la situation intérieure et de l'arrestation du ma d'istanbou est-ce qu'il est en position de jouer un rôle vraiment actif dans ces dans dans ces futurs règlements qui pourrai arriver merci beaucoup je veux ici d'abord dire que nous respectons la Turquie qui est un un grand pays qui a vocation a joué un rôle important pour la la sécurité et la stabilité de notre continent en restant fidèle à sa propre histoire et c'est la raison pour laquelle nous avons toujours été soucieux de garder le dialogue avec Ankara y compris pour expliquer nos différents c'est la raison pour laquelle et c'est souvent moi qui ai pris l'initiative j'ai été régulièrement en contact avec le président Erdogan ces derniers mois et compris lorsque je me suis rendu d'ailleurs à Washington le 24 février dernier pour rencontrer le président Trump et parler d'Ukraine j'avais eu sur le chemin le président Erdogan et sur l'Ukraine vous avez raison de dire que la Turquie a un rôle à jouer c'était l'objet de la présence du vice-président parce que la Turquie a une responsabilité singulière en mer Noire et pour autant qu'elle le souhaite elle peut être un acteur qui contribuera à cette paix durable la Turquie ne faut pas l'oublier à jouer un rôle important pour aider à libérer les céréales et avoir des réponses très concrètes et son rôle en mer Noire reconnu par les traités qui est une réalité lui donne qu'elle le souhaite une responsabilité particulière pour donner des assurances de sécurité à l'Ukraine dans cet espace cela étant dit et puisque j'ai parlé de l'histoire je veux souligner que son histoire est aussi celle de son engagement européen et démocratique au sein en particulier du Conseil de l'Europe auquel elle a adhéré l'année de sa fondation en 1949 et avec la fin du parti unique au début des années 50 chacun connaît les vicissitudes de ces 75 années mais le caractère systématique des poursuites contre les figures de l'opposition de la société civile les atteintes à la liberté de s'informer et de rassembler l'arrestation et la mise en détention du maire d'Istanbul constitue de manière très claire des atteintes et des agressions qu'on ne peut que regretter au nom précisément de cette histoire et au nom précisément d'une certaine idée de la Turquie et de son rapport à l'Europe la Turquie a besoin de l'Europe et l'Europe a besoin de la Turquie mais elle a besoin d'une Turquie qui assume ses responsabilités au tire de la sécurité européenne mais qui continue d'être sur son chemin démocratique en respectant les engagements auquel elle a souscrit et vous l'avez compris en vous disant cela c'est un souhait ardent que je formule merci beaucoup merci pour vre attention et voilà pour la conférence de presse du président Emmanuel Macron à l'issue du sommet des volontaires sur l'Ukraine une trentaine de pays alliés qui ont été réunis à l'Élysée par Emmanuel Macron avec l'objectif finaliser les garanties de sécurité à apportter à Kief en cas d'accord de paix on va décrypter avec vous deux ERC Bouna bonjour spécialiste de géopolitique et de l'Europe centrale et orientale et Patrick sa chef du service international de de BFM TV bonjour Patrick bonjour Ulric alors on a bien compris qu'il y avait une une répartition des qui a été clairement dite aujourd'hui par Emmanuel Macron les américains c'est la négociation avec les Russes avec les Ukrainiens aussi et puis le reste c'est à l'Europe de le gérer oui avec à la fois une espèce pardon d'être aussi triviale mais de de pomade passé sur le dos de Donald Trump en disant c'est un succès américain de réussir à faire parler les les ukrainiens et d'avoir obtenu ce cesser le feu inconditionnel de de 30 jours courage les ukrainiens et puis satisfacite quant à la négociation qui est menée avec les Russes mais mais ce faisant Emmanuel Macron vraiment lance la balle à Donald Trump en disant ben il y a un moment faudra se poser les bonnes questions si Vladimir putine ne répond pas et reste sur ces positions qui sont inconditionnelles qui même posent d'ailleurs de nouvelles comment conditions il faudra se poser les les bonnes questions cet état de fête qui n'avait pas été aussi clair jusqu'ici passer on peut passer à la suite la suite c'est vraiment en en trois choses d'abord penser au au plus court terme c'est-à-dire le c'est le feu s'il doit se faire comment le surveiller il y a déjà des scénarios qui ont été comment espérés ou qu'on a pu voir se réaliser mais qui n'était pas tout à fait à 100 % parfait c'était notamment le mécanisme de l'OSCE c'est l'organisation de sécurité de coopération européenne dont faisait partie la Russie jusqu'à et bien le le début de la guerre c'est tout simplement des des observateurs qui vont sur la ligne de contact et qui voit si d'un côté ça tire ou pas pas satisfaisant ça peut être aussi une opération de maintien de la paix type casque bleu sous la ha de l'ONU sous la haette de l'ONU Emmanuel Macron ne la néglige pas mais elle laisse ça précisément à l'ONU et puis nous arrivons donc à au troisème scénario c'est celui de l'armée ukrainienne qui doit et bien être prête à à être sur ses gardes et à être prête si jamais ce cesser le feu ne ne se passe pas comme il comme il faut mais alors du coup la la force de réassurance de plusieurs pays européens qu'il confirment aujourd'hui serait prêt à ça dans quel cadre elle elle agirait concrètement ser un cadre ad hoc pour avoir un jargon un petit peu diplomatique c'est-à-dire un cadre qu'on a jamais vu jusqu'ici le copilotage sera franco-britannique à la fois au niveau président et premier ministre britannique à la fois au niveau des ministr des Affaires étrangères et de ce qu'on appelle les cherpas c'estàdire les conseillers diplomatiques et puis là un rôle qui est spécialement dévolu au chef d'état-major il y a à la fois le général Burcard du côté de l'armée française et puis a comment l'amiral Dar qui est le chef d'état-major de des armées britanniques qui vont et bien créer une équipe là aussi ad dooc à la fois pour essayer de structurer la nouvelle armée ukrainienne qui sera là prête à se défendre comme une armée et bien d'un d'un grand pays elle est déjà surarmée si on peut le dire dans dans le matériel mais il faut quelque chose de de plus structuré et puis cette force de réassurance non seulement Emmanuel Macron est beaucoup plus affirmatif que les semaines passées mais surtout il parle d'une force de réassurance en trois dimens c'est-à-dire sur Terre on s'est beaucoup concentré sur justement des soldats sur le sol ukrainien mais c'est il dit aussi dans les airs donc des avions notamment britanniques notamment français mais pas que et puis dans les mers alors il faut pas s'attendre à avoir des frégates français ou britannique en mer Noire face à des des navires russes mais qui seront là quand même quasiment à l'embouchure et c'est pour ça que vous avez entendu parler de de Turquie à un moment donné pour justement cette force de réassurance dans un timing relativement serré puisque le le chronomètre est quasiment déclenché TR à 4 semaines à cette échelle- là c'est extrêmement court et puis il y a autre chose qui se dessine enfin qui fait plus que se dessiner qui s'annonce clairement c'est ce duo de leader Emmanuel Macron Kier starmer le Britannique tous les deux qui vont piloter en quelque sorte tous ces effort pour soutenir l'Ukraine oui et d'ailleurs en fait Emmanuel Macron précise que c'est à la demande donc de de l'ensemble des pays donc il a il a à de très nombreuses reprises parler d'unanimité je pense qu'il a il y a une volonté de montrer de la part des Européens qu'effectivement les Anglais enfin les Britanniques pardon et les Français sont à la manœuvre mais qu'effectivement on reste tous unanimes euh ces 30 30 pays impliqués pour effectivement proposer une solution alors en plusieurs temps mais mais effectivement ce sont les Britanniques et les Français qui prennent qui prennent le leadership et euh notamment au niveau des des chefs d'état-major ce qui est intéressant aussi c'est que il y a eu aussi quand même des mots en fait quand il a parlé effectivement de déploiement de cette force de réassurance il a il y a eu un mot en fait pour rassurer les pays d'Europe centrale il a dit que ça viendrait en complément des forces déjà déployées sur le flan est notamment en Roumanie en Pologne et dans les Pays Baltes euh et il a dit que ça devait aussi rentrer dans le cadre si vous voulez de l'architecture de sécurité européenne avec des nouvelles demandes à faire vis-à-vis de Moscou pour prendre en compte la nouvelle réalité notamment le déploiement russe en Biélorussie donc donc effectivement les Anglais enfin les Britanniques et les Français sont à la manœuvre mais encore une fois une volonté de montrer une enimidité aussi pour peser vis-à-vis de Washington et on va aller du côté de l'Élysée où nous attendent Mathieu cohach et Thierry Arnaud Thierry on vous a entendu he poser cette question au président de de la République et donc on a eu ces ces annonces cette force de réassurance avec plusieurs pays européens qui ont donné leur accord et puis aussi du côté des sanctions pas question de lever les sanctions contre la Russie à ce stade oui la ligne est très claire elle est ferme le plus précis le plus vite le plus pragmatique possible voilà le cap fixé par le président de la République sur les gros sujets qui étaient sur la table et en particulier la reconfiguration d'une armée ukrainienne dotée de tous ces moyens d'abord pour se défendre immédiatement aujourd'hui tant que le CCF n'aura pas été conclu la configuration d'une armée ukraane capable durablement d'assurer la sécurité du pays et de dissu aider la Russie de l'envahir à nouveau et puis le cadrage également de cette force de réassurance Patrick le disait il y a quelques instants à délit très court de tro à qu semaines pour fixer un cadre global une mission confiée au chef d'état-major des armées français et et britannique le travail parallèlement des conseillers diplomatiques donc on voit progressivement les choses se mettre en place avec à la tête de ce de cette coalition ce copilotage du président de la République française et du Premier ministre britannique à la demande ont-ils dit de ceux qui étaient présent aujourd'hui mais on peut dire qu'au fond c'est la reconnaissance d'une réalité qui existe depuis plusieurs semaines maintenant puisque à partir du 17 février à partir du 17 février ici à Paris c'est'est enclenché une série de réunions qui aboutissent au résultats d'aujourd'hui avancer vite avancer concrètement avancer ensemble voilà quelle était véritablement la tonalité de des propos du président de la République très ferme également Mathieu dans les propos tenus à l'égard de la Russie qui n'a rien concédé qui fait semblant à dit le président de la République d'accepter in cesser le feu ou d'être prêt à en discuter alors qu'en réalité il n'en est rien et qu'elle continue de se battre là-dessus on était parfaitement d'accord mais quand on passe en revue l'ensemble des sujets il y avait aussi quand même des points de de divergence ou plus que de Nuan on peut dire oui des nuances des inconnus aussi on est arrivé ici en se demandant ce matin si les Européens si les 31 pays représentés aujourd'hui allaient se mettre d'accord sur cette force d'interposition sur cette force qui pourrait et bien se se pass sur des points stratégiques a dit Emmanuel Macron en Ukraine pour empêcher des que que que la Russie n'envahisse n'agresse l'Ukraine après un potentiel cesser le feu et bien cette question elle reste entière pour le moment le président l'a dit il n'y a pas d'unanimité sur cette question certains pays n'ont tout simplement pas les moyens de de déployer des hommes le président n'a pas lister nommer les pays qui sont capables de le faire on sait que la France est volontaire on sait que le royaume l' aussi mais ça reste la question centrale c'est celle que Vladimir Poutine surveille évidemment parce que c'est celle qui fera la différence dans les négociations avec le président russe et puis l'autre inconnu c'est le rôle des États-Unis il faut espérer le meilleur et se préparer au pire voilà ce qu'a dit le président de la République au sujet et bien du rôle de Donald Trump nous devons nous préparer une situation les Américains ne se joindrait pas à nous mais pour le moment et bien le le président considère que Donald Trump reste un all allé sérieux un allié fiable jusqu'à preuve du contraire voilà deux inconnus importantes donc le rôle des pays qui pourront participer à cette force de dissuasion et le rôle des américains dont le travail pour l'instant et bien et de maintenir le dialogue avec Vladimir Poutine c'est ce qu'a répété Emmanuel Macron sans avoir obtenu grand-chose en retour jusqu'à présent comme selon le président de la République le président américain l'a reconnu dans sa dernière conversation avec lui il y a quelques heures maintenant merci beaucoup ou à tous les deux le président américain effectivement qui s'est entretenu avec Emmanuel Macron Patrick juste avant ce sommet c'est ce qu'a dit l'élyisée et il va s'entretenir à nouveau avec lui ils s'entretiennent beaucoup mais pour l'instant pas encore beaucoup d'accords concrets sur la forme euh sur si je suis optimiste je vous dirais que le président français essaie de tenir le fil en fait vous avez compris que par rapport à à il y a quelques semaines la sensation d'Emmanuel Macron et de de jouer véritablement sur l'ego de Donald Trump d'abord en remerciant en le félicitant de et bien d'avoir lancé ses négociations à Riad il ne s'était pas exprimé de de cette façon aussi claire de depuis quelques semaines mais en disant écoute Donald tiresons les conséquences si Vladimir Poutine ne revient pas vers toi ne fait aucune concession ou continue chaque jour d'avancer de nouvelles conditions c'est qu'il se moque de toi il joue véritblement sur sur les GO mais là encore il y a cette clarification aussi des des choses alors que là aussi pendant quelques quelqu semaines il y avait un un immense flou sur le rôle des Européens dans les négociations bien Emmanuel Macron mais on peut l'imaginer puisqueon est à la sortie d'une d'une d'un d'un meeting d'une rencontre c'est le cas de tous ceux qui étaient présents à la table à l'Élysée aujourd'hui les Européens ont pris acte qu'il ne pourrait pas participer aux négociations de de paix ou en tout cas de cesser le feu il donneent mandat aux Américains et charge à eux maintenant et bien de garantir la sécurité de l'Ukraine en mettant d'abord l'Ukraine sur la prote son propre territoire mais aussi derrière avec ses forces de réassurance et donc cette équipe franco-britannique d'officiers de d'état-major qui vont aller à Kiev pour faire les plans de l'armée ukrainienne de demain un mot sur vlodimir Zelinski on l'a aperçu à l'écran il est là évidemment il a participé à ce sommet on le voit participer aux négociations avec les Américains et en même temps on voit qu'il se fait aucune illusion sur la volonté des russe à à conclure la paix il a dit encore à l'issue de ce sommet la Russie ne veut aucun type de paix mais mais pour le oup enfin le le président français est exactement sur la même position la raison pour laquelle on parle de de mécanisme de réassurance c'est justement parce que je pense que les Européens ne se font aucune illusion sur le fait que Vladimir Poutine n'a pas renoncé à son objectif stratégique de conquérir l'Ukraine ou en tout cas de dominer l'Ukraine d'une façon d'une autre et effectivement enfin les manœuvres dilatoires qu'il met en œuvre depuis plusieurs semaines pour répondre à Donald Trump sans dire oui mais sans dire non aussi enfin sans dire non mais sans dire oui pour le coup le montre bien donc effectivement voladimir zinsk peut pas se permettre il est obligé d'ailleurs le président Macron la souigne il peut pas se permettre de dire non à une proposition de C C fe américaine mais effectivement l'objectif c'est d'éviter une capitulation et c'est aussi pour ça qu'il s'appuie énormément sur les Européens c'est pour ça qu'il était là aussi aujourd'hui parce qu'il a bien compris que le salut de l'Ukraine passerait par un par un soutien renforcé des Européens merci beaucoup Ulric Ulric Bouna merci aussi Patrick d'être venu sur sur ce plateau