Quelle place pour la France dans le monde ? Grand entretien avec Gabriel Attal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
Bonjour monsieur le Premier ministre. Votre discours sur l'Europe s'inscrit en contre-discours de celui de la présidente de la Commission européenne. Pourquoi l'Europe est-elle perçue comme technocratique et déconnectée des citoyens ?
- 1:16OuverteRéponse directe
La Russie menace l'Ukraine. À quel point les Français sont-ils menacés ? Faut-il envoyer des soldats français en Ukraine ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Le soutien à l'Ukraine est-il une opération humanitaire ou une question de sécurité pour la France ?
- 4:19OuverteRéponse directe
L'Europe n'a-t-elle pas un rôle à jouer dans les négociations entre Poutine et Trump sur l'Ukraine ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Vous proposez les États-Unis d'Europe. Quels pays pourraient en faire partie initialement ?
- 6:03OuverteRéponse directe
L'Union européenne a-t-elle les moyens de réagir face aux provocations américaines, comme sur le Groenland ou les droits de douane ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Chiffre
« Si les salaires des Français avaient augmenté avec la même le même rythme que l'augmentation des salaires américains depuis 30 ans, le salaire médiant en France serait pas de 2200 € net par mois comme aujourd'hui. Il serait de 3300 € net par mois. »
- 2:30Fait
« Si la Russie attaque une centrale nucléaire ukrainienne, que cette centrale explose. On a tous en mémoire, on connaît notre histoire, ce qui s'est passé à Ternobyl. »
- 3:05Fait
« Si la Russie gagne sur l'Ukraine, ça sera probablement la plus grosse vague migratoire que l'Europe aura à connaître parce que vous aurez des millions d'Ukrainiens qui vont fuir. »
- 3:42Fait
« Les Ukrainiens nous demandent pas d'envoyer des soldats français pour combattre à leur côté. »
- 6:03Chiffre
« On a accepté 15 % de droits de douane sur nos exportations. On a accepté de devoir s'engager à faire plusieurs centaines de milliards d'euros d'investissement aux États-Unis. »
- 7:18Fait
« Personne n'affronter Don. Je pense que c'est un manque de volonté politique. »
- 10:20Fait
« Sans chimie, il y a plus d'industrie. Le secteur de la chimie, c'est ce qui permet toutes les industries. »
- 12:08Fait
« En France, on a quand même inventé la photographie, le cinéma, on a sorti le nucléaire civil, le Concorde, le TGV. »
- 19:39Fait
« En France, on installe un data center, on a le nucléaire, on a les renouvelables qui font que c'est l'électricité décarbonée. »
- 20:18Fait
« Vous avez une start-up qui s'appelle antimateur qui fait des data center qui consomme beaucoup moins. »
- 22:39Fait
« Space X serait pas devenu Space X sans les commandes publiques de la NASA, du département d'État américain. »
Temps de parole
- ?100 %
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Si les salaires des Français avaient augmenté avec la même le même rythme [musique] que l'augmentation des salaires américains depuis 30 ans, le salaire médiant en France serait pas de 2200 € net par mois comme aujourd'hui. Il serait de 3300 € net par mois. Personne n le courage d'affronter Don. Je pense que c'est un manque de volonté politique. Je dire si si on fait rien, si on continue [musique] comme avant, si on se contente de faire quelques ajustements, on va devenir le 51e état américain [musique] ou la 24e province chinoise. Moi ce qui m'empêche de dormir, c'est plutôt la Chine.
Bonjour monsieur le premier ministre. Bonjour. Merci d'avoir accepté de notre invitation. On est aujourd'hui à la suite de votre discours sur l'Europe. On est sur un lieu particulier chez l'attitude qui construit des engins spatiaux. Euh votre discours sur l'Europe, il s'inscrit aujourd'hui en contre discours du discours du Solamanderlon, la présidente de la Commission européenne qui a fait un discours sur l'état de l'Union européenne. Un discours qui, je dois l'avouer, je pense que il est très peu suivi par les citoyens européens aujourd'hui, français, allemands, tous les citoyens européens. Euh pour une raison toute simple, l'Europe aujourd'hui nous paraît euh très technocratique. On est assez déconnecté euh de l'Europe euh alors même qu'il y a des menaces qui pèsent sur l'Europe et
vous l'avez dit dans votre discours, la Chine et les États-Unis et une menace très concrète qui est euh la Russie qui a attaqué l'Ukraine. Euh on va parler de la solution ambitieuse que vous proposez qui est les États-Unis de l'Europe, un vieux rêve formulé par un français Victor Hugo. Mais avant, je veux qu'on s'attarde sur les menaces et une menace très concrète qui est celle de la Russie sur l'Ukraine. Et j'aimerais avoir votre avis là-dessus à quel point les Français aujourd'hui sont menacés par la Russie. Est-ce qu'il faut envoyer des soldats français en Ukraine ? Moi, je suis allé à quatre reprises en Ukraine depuis 2 ans et donc j'ai pu voir très concrètement à la fois ce qu'il subissent, c'est-à-dire des attaques d'une intensité de plus en plus importante. C'est des infrastructures
énergétiques qui sont ciblées. C'est des civils qui sont ciblés. Et j'ai vu aussi des Ukrainiens qui m'ont dit à chaque fois et j'ai été à quelques kilomètres de la ligne de front, des soldats qui m'ont dit à chaque fois on se bat pour nous, pour notre souveraineté, pour notre liberté, pour notre indépendance, mais on se bat aussi pour vous les Européens parce qu'on sait que derrière nous, c'est les pays de l'Union européenne qui sont les prochains sur la liste. Ce qu'on fait quand on soutient l'Ukraine, la France, c'est pas une opération humanitaire. On défend notre propre sécurité. Je donnais un exemple un il y a un instant sur le fait que la Russie cible les infrastructures énergétiques. Imaginez si la Russie attaque une centrale nucléaire ukrainienne, que
cette centrale explose. On a tous en mémoire, on connaît notre histoire, ce qui s'est passé à Ternobyl. Ça aura un impact sur la sécurité, sur la santé de tous les Européens, y compris des Français. Et à ce moment-là, il y aura peut-être des gens qui aujourd'hui critiquent le soutien à l'Ukraine qui diront enfin pourquoi vous les avez pas davantage soutenus pour empêcher que ça arrive ? Parce que ça nous concerne directement. Si la Russie gagne sur l'Ukraine, ça sera probablement la plus grosse vague migratoire que l'Europe aura à connaître parce que vous aurez des millions d'Ukrainiens qui vont fuir. Si la Russie gagne sur l'Ukraine, ça va être un impact sur l'approvisionnement en énergie, en céréales, donc des prix qui vont exploser. Donc ce qui ce qui
est très important de rappeler, c'est que quand on soutient l'Ukraine face à l'agression de la Russie, on soutient aussi les Français parce que c'est notre intérêt immédiat. Ensuite, le soutien qu'on leur apporte, c'est un soutien qui est financier, c'est un soutien qui est en équipement militaire, c'est un soutien qui est en renseignement militaire et c'est un soutien diplomatique et qui est pas humain. N voit pas de soldat. Non, c'est pas la demande des Ukrainiens. Les Ukrainiens nous demandent pas d'envoyer des soldats français pour combattre à leur côté. Euh ce qui peut être envisagé éventuellement, c'est euh dans le cadre d'une fin du conflit qu'on souhaite, que ce soit un cesser le feu, un armistice, une trêve euh ou une paix signée, bah qu'à ce moment-là, pour garantir la
sécurité et éviter qu'il y a un conflit qui reparte, il puisse y avoir des soldats mais à ce moment-là européens, c'est pas que des soldats français, qui puissent être présents pour garantir que que la paix continue et éviter que les hostilités reprennent. Mais vous dites quoi aux jeunes qui sont inquiets justement euh de potentiellement si le conflit dégénère qui qui soit envoyé sur le front ukrainien ? Je te dis que la plus grande inquiétude à avoir, c'est si la Russie arrive à l'emporter sur l'Ukraine et que ce qu'on doit poursuivre, l'objectif qu'on doit poursuivre, c'est que l'Ukraine soit suffisamment forte dans sa résistance, que la Russie soit suffisamment affaiblie dans son économie, dans ses capacités militaires pour un moment forcer Vladimir Poutine à
se mettre autour de la table de négociation et à arrêter la guerre. Parce qu'il y a [raclement de gorge] un moyen très simple que la guerre s'arrête. Ça, on a tendance à l'oublier parfois quand on écoute Marine Le Pen, évidemment, on l'entend pas. Il y a un moyen hyper efficace pour que la guerre en Ukraine s'arrête, c'est la Russie arrête de tirer sur les Ukrainiens. Le jour où la Russie arrête de tirer, il y a plus de guerre en Ukraine. Oui, mais du coup, est-ce que il y a pas un risque aussi que l'Europe n'ait pas son rôle à jouer dans cette guerre ? Parce qu'on voit des négociations entre potentiellement Poutine et Donald Trump qui discutent si la paix est négociée entre les États-Unis et la Russie sur l'Ukraine et quel rôle aura joué l'Europe et quel intérêt aura eu l'Europe dans
ces derniers mois que l'Europe elle a eu un rôle de plus en plus important. Avant, c'était les Américains qui étaient les premiers soutiens militaires de l'Ukraine. Depuis que Donald Trump est revenu, le soutien américain a été diminué et c'est maintenant l'Europe qui est le premier soutien militaire de l'Ukraine. Donc l'Europe, elle a un rôle énorme parce que si l'Ukraine tient aujourd'hui, c'est parce que l'Europe la soutient en prenant le relais sur les États-Unis. Et deux, moi je suis un petitement convaincu que dans la dans les garanties qui pourront être données pour mettre fin à ce conflit, il y a notamment la perspective d'une adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Vous êtes favorable ? Moi, j'y suis favorable dans des conditions évidemment qui doivent être différentes de la
manière dont les adhésions ont eu lieu jusqu'à maintenant parce que il y a des inquiétudes et je les entends totalement notamment sur l'impact pour l'agriculture française, l'agriculture européenne. Donc moi ce que je propose c'est que euh plutôt que de faire des années de négociation pour l'entrée dans l'Union européenne, il y a une entrée qui se fasse mais sans l'accès à un certain nombre de programmes européens et ensuite qu'on négocie programme par programme pour leur entrée, pour protéger aussi évidemment l'économie française et les économies européennes. Une autre menace qui passe sur l'Europe, c'est les États-Unis. Aujourd'hui, Donald Trump de manière assez agressive en multipliant les provocations, notamment en voulant annexer le Grenland. Bon, il est revenu là-dessus
mais il y a des agressions américaines, on va dire verbales et puis même en terme de droit de douane où il y a un accord qui été négocié avec Urselan Verdenen et Donald Trump qui est très défavorable pour l'Union européenne aujourd'hui. Est-ce que l'Union européenne elle a les moyens pour réagir face à face aux États-Unis ? Bah en fait, vous avez donné deux exemples qui montrent que oui et que non. Sur le Groenland, Donald Trump menace d'envahir le Groenland et là vous avez l'Europe qui parle d'une voix, en l'occurrence c'était la voix d'Emmanuel Macron au forum de Davos et qui dit non. Et il y a autour de lui, c'est la voix de la France ou de l'Europe ? Bah pu autour de lui des leaders européens qui soutenaient la position d'Emmanuel Macron et Trump recule sur
l'accord qui a été signé, l'accord commercial. Là, on voit l'exemple inverse. On s'est couché face à Trump et face aux États-Unis. On a accepté 15 % de droits de douane sur nos exportations. On a accepté de devoir s'engager à faire plusieurs centaines de milliards d'euros d'investissement aux États-Unis. Et on a accepté de devoir faire plusieurs centaines de milliards d'euros d'achat d'énergie américaine. Mais on s'est couché, enfin l'Europe, Bruxelles, la Commission européenne s'est couché parce qu'on a ressumé, on a refusé d'assumer un rapport de force avec les États pour Emmanuel Macron l'a pas fait. Pourquoi il a pas assumé ce rapport de force ? C'est la compétence de l'Union européenne sur sur tout ce qui est commercial droite douane, c'est la compétence de l'Europe. Et là en
l'occurrence bah ils ont pas assumé de dire on rentre dans un rapport de force et on assume. Personne n'affronter Don. Je pense que c'est un manque de volonté politique et d'ailleurs, je pense que certains chefs d'état de gouvernement n'ont pas eu cette volonté politique. Et à la fin, la Commission européenne, elle défend une position dont elle considère que c'est celle d'une majorité. Et et et c'est dommage parce que on a tous les atouts et tous les moyens en fait d'installer ce rapport de force à condition qu'on soit conscient de notre puissance et qu'on assume d'agir ensemble. Moi ce que je crois c'est que le cadre européen à 27 où aujourd'hui en fait un état peut bloquer tous les autres. Il y a besoin de l'unanimité surtout en fait ça finit par empêcher d'avancer. C'est pour ça
que je prône cette idée d'États-Unis d'Europe parce que je pense que en assumant une plus grande intégration notamment économique en assumant sur la question de la guerre commerciale et des droits de douane en fait de dire si les États-Unis nous agressent euh commercialement ou la Chine nous agresse commercialement qu'on puisse avoir des mesures de rétorsion très fortes qu'aujourd'hui on n pas pour les empêcher qu'aujourd'hui on a un peu dans les règles européennes mais qu'onutilise pas parce que tout le monde n'est pas d'accord. anticiper que les États-Unis se retournent contre nous, que la Chine devienne su puissante parce que on narrive pas à mettre tout le monde d'accord et comme 27 pays européens se mettent pas d'accord ça bloque tout le monde. Moi je pense qu'il
faut maintenant qu'il y a un groupe de pays qui avance de manière plus forte, plus rapide et je suis convaincu que les autres suivront et voudront rejoindre cette alliance parce que ce qui se joue là aujourd'hui quand même c'est la survie de l'Europe et c'est notre liberté. Moi, j'ai pas envie que la France, l'Europe, ça devienne le 51e état américain ou la 24e province chinoise. C'est quand même ça qui est en train de se jouer aujourd'hui. H et justement sur la Chine aujourd'hui, un des enjeux principaux, c'est dans l'industrie, dans l'intelligence artificielle. On voit que des modèles chinois qui sont de plus en plus performants et utilisés aussi en open source. Et a les voitures chinoises qui arrivent sur le marché européen et qui sont en concurrence avec les voitures
européennes. Pourquoi aujourd'hui n'arrive pas à favoriser l'industrie européenne ? parce que vous n'arrivez pas à voir 27 pays qui se mettent d'accord pour ça. Moi ce que je propose avec les ét c'est toujours ce sujet-là en fait c'est le problème c'est qu'on narrive pas à se mettre d'accord à l'Union exement et moi ce que je propose c'est que une série de pays un noyau dur de pays qui eux sont d'accord pour s'intégrer beaucoup plus fortement pour prendre des mesures de repost si jamais il y a des agressions commerciales bah avance ensemble et se dote de mesures qui permettent d'éviter ça de mesures de protection parce qu'il faut protéger faut bien se rendre compte de ce qui de ce qui se passe aujourd'hui. On parle beaucoup des États-Unis, on parle beaucoup de un certain nombre de
sujets dans dans l'actualité. Moi ce qui m'empêche de dormir, c'est plutôt la Chine. Les exportations chinoises en Europe depuis le début de l'année, elles ont augmenté de 30 %. 30 %. Une entreprise chinoise sur 4 qui exporte en Europe, elle le fait à perte subventionnée par l'État chinois. Évidemment que nos entreprises, nos industries, elles peuvent pas être compétitives. Pourquoi on le fait pas nous-même ? Comment ? Pourquoi l'Europe ne le fait pas ? En fait, l'Europe ce qu'elle doit faire face à ça, c'est se protéger. C'est assumer de dire en fait donc se renfermer sur elle-même, bah assumer d'avoir des mesures de protection à ces frontières pour refuser que vous ayez une stratégie où vous avez des euh un état la Chine qui a des entreprises qui exportent à Europe. Donc
ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nos entreprises à nous sont plus compétitives. Donc forcément elles coulent, elles ont plus de commande. Et derrière le plan c'est que une fois qu'on aura plus d'industrie, on sera totalement dépendant de l'industrie chinoise. Et là, ils feront ce qu'ils veulent avec les prix. Regardez ce qui s'est passé ces dernières décennies sur le textile, ça a déjà commencé. sur l'automobile, c'est ce qui c'est c'est en cours, c'est ce qui se passe. Et là euh dans les prochains secteurs, ce qui commence déjà à être concerné et notamment la Chinie, le secteur de la Chimie en France et en Europe qui est totalement attaqué par cette politique-là. Or, sans chimie, il y a plus d'industrie. Le secteur de la chimie, c'est ce qui permet toutes les industries.
Et l'ennemi, c'est la Chine plus que les États-Unis pour vous, c'est des parce que est-ce que la construction européenne qu'on a dont on a hérité aujourd'hui, elle est pas aussi héritée du parapluie militaire américain de des États-Unis qui nous ont aidé aussi dans la construction européenne ? Est-ce que on devrait pas aussi regarder les États-Unis en disant bah désormais merci mais on va gérer nous-même l'effon. Les États-Unis nous laissent pas le choix. Les États-Unis leur logique c'est de dire on se désengage totalement. Ça peut être dramatique pour nous mais ça peut aussi être une chance et une opportunité si on se dit bon bah voilà ils s'en vont bah maintenant on gère nous-même en Europe. C'est vrai qu'il y a eu une dépendance qui a été organisée depuis 30 40 ans par des gouvernements
successifs qui ont dit on va confier notre défense aux États-Unis. Alors ça c'est plutôt pour d'autres pays que la France parce que nous on a la chance d'avoir un vrai modèle. Mais en gros vous avez des pays européens qui ont dit "On va confier notre défense euh aux États-Unis, on va confier notre énergie à la Russie et on va confier notre industrie à la Chine." Bon ben voilà, on voit le résultat aujourd'hui. On se retrouve totalement démuni. Bon maintenant on a tous les atouts en France, on a tous les atouts en Europe. Et moi, si j'ai voulu qu'on se retrouve ici, c'est parce que c'est aussi l'image de cet esprit de conquête. En France, on a quand même inventé la photographie, le cinéma, on a sorti le nucléaire civil, le Concorde, le TGV, on a inventé le enfin, je veux dire, il y a
quand même des inventions extraordinaires qui sont venues de l'Europe. On a tous les talents, on a tous les atouts. D'ailleurs, des entreprises américaines, des entreprises chinoises viennent nous les voler. On en voit tous des jeunes talents, des jeunes ingénieurs qui partent ailleurs parce qu'on vient nous les piquer. Et donc on a tous les tout enfin en fait tout ce qui nous permettrait d'être la première puissance euh au monde, l'Europe on l'a. H maintenant il faut la volonté politique et il faut assumer, je le pense profondément une nouvelle étape décisive dans notre histoire européenne en assumant de créer cette économie unique que serait les États-Unis d'Eurou. Justement les États-Unis d'Europe du coup ce serait quel pays concrètement ? Moi, je pense qu'il faut tendre la main
à tout le monde. Je pense qu'au départ, mais je pense qu'il faut tendre la main à tout le monde. Évidemment, il y a les pays fondateurs de l'Europe, mais il faut tendre la main à tout le monde. Ce que je pense, c'est que au départ, il y aurait probablement quelques pays européens, un noyau, je sais pas s'il serait 6, s'il serait 8, s'il serait 10, mais un noyau de pays européens qui dirait "On est d'accord, on met la première pierre, on signe un nouveau traité économique et écologique pour créer ces États-Unis d'Europe." Et ensuite, ma conviction c'est que si ça arrive, les autres rejoindront. Évidemment parce qu'ils verront que ça renforce l'économie, que ça renforce la prospérité. Donc l'idée c'est d'attendre 27, d'être le plus possible. Et moi je suis pas excluant. Bien sûr.
Mon objectif c'est qu'on soit plus nombreux possible. En revanche, je vois bien qu'aujourd'hui dans l'Europe telle qu'elle fonctionne sur tous les chantiers que j'évoque euh on peut pas avancer à 27. Et comment euh on décide d'arriver à ce niveau-là ? Est-ce que c'est vous êtes candidat à l'élection présidentielle, donc est-ce que c'est en votant pour vous par exemple et en disant bah vous portez ce projet donc en tant que citoyen français, on vous fait confiance porter ce projet ou est-ce qu'il y aura un référendum pour décider ? Enfin démocratiquement, ça pose question. D'abord, c'est au cœur de mon projet. Donc effectivement, voter pour moi, c'est voter pour ce projet et pour cet horizon. Ensuite, si les Français me font me font confiance et que je suis
élu, j'irai voir les autres chefs d'état et de gouvernement européens. J'en connais un certain nombre. J'ai été premier ministre, j'ai fait une tournée européenne il y a encore quelques semaines pour leur proposer cette première étape et ensuite si jamais euh il y a un accord avec d'autres pays européens pour lancer cette nouvelle étape, ce dont je suis convaincu, je propose qu'il y a un référendum dans tous ces pays européens, y compris la France, pour savoir si les peuples acceptent ou pas. Oui, parce que le on se souvient du traité de Lisbon qui a un peu traumatisé les Européens qui avaient, on va dire fait une nouvelle un traité une sorte de constitution alors que les Européens l'avaient refusé, en tout cas la France et les Pays-Bas avaient refusé la Constitution et il y a
eu le traité de Lisbon par la suite. Et donc ce projet et c'est ça qui c'est pour ça que je posais la question, c'est ce qui peut inquiéter les Français en se disant bah est-ce qu'on va nous consulter à un moment où on va refaire une parur sujet démocratique dans le fonctionnement de l'Union européenne aujourd'hui. Vous avez une commission qui est objectivement choisie dans des couloirs à Bruxelles. Vous avez un Parlement qui est faible et vous avez un Conseil européen qui a besoin de l'unanimité pour avancer et qui est bloqué par ça et vous avez globalement une Union européenne qui est géré par des sommets à h clos. Moi, je veux que les États-Unis d'Europe ce soit beaucoup plus démocratique, beaucoup plus ouvert. Donc, je propose par exemple que le président ou la présidente de
cette institution nouvelle des États-Unis, d'Europe soit élu au suffrage universel par les pays membres, par les citoyens qui voteront. Et sa concurrence l'Union européenne concrètement, comment les deux fonctionnent ? parce que on a l'impression qu'il va y avoir deux Europes qui vont il faut le voir comme un noyau dans l'Union européenne qui va plus vite plus loin et plus fort sur les sujets économiques, sur les sujets technologiques et sur les sujets écologiques. Justement, vous avez parlé des sujets économiques. Il y a une question qui se pose aussi, c'est vous avez dit uniformiser les le droit du travail par exemple à l'échelle européenne. Mais lequel on choisit ? Comment on choisit ? parce qu'en France, on n pas le même droit du travail qu'en Allemagne et un
héritage passé de de plein de plein de choses différentes. Comment on garantit que tous les tout ce qu'on a eu du passé, on le garde et on évolue dans le bon sens ? D'abord, il y a beaucoup de principes qui sont communs. Après, vous avez des règles administratives, techniques qui sont différentes, ce qui est bien un problème. Faut bien se rendre compte aujourd'hui que pour une entreprise française qui veut s'étendre et donc qui veut pouvoir accéder à des marchés en Allemagne, en Belgique, au Portugal, à chaque fois, elle doit avoir des démarches administratives nouvelles. Elle doit découvrir un code du travail nouveau, elle doit ouvrir un compte bancaire nouveau et elle a un un écosystème fiscal, une fiscalité qui est nouvelle. Tout ça, ça freine la possibilité de se développer. Aux
États-Unis, il y a pas ça. Aux États-Unis, c'est un grand marché et ils ont une économie unique et ils ont la possibilité d'avancer. Donc ensuite, moi ce que je crois sur ces sujets-là, c'est qu'il faut avoir une forme de grands principe et de constitution et ensuite laisser aussi de la souplesse dans les entreprises, dans les branches professionnelles pour négocier. Oui, parce que je je pose cette question-là parce qu'il peut y avoir de l'inquiétude euh notamment euh des syndicats euh qui peuvent s'inquiéter de de certains acquis sociaux qui soit perdus les États-Unis qui sont très libéraux sur ce sujetlà. Mais mais on a un modèle européen qui est différent de celui des États-Unis et donc moi je pense qu'on gardera un modèle européen différent de celui des États-Unis mais la différence
c'est qu'il sera vraiment européen. L'intérêt des travailleurs, l'intérêt des salariés c'est évidemment que les entreprises puissent grandir, qu'elles puissent se développer, qu'elles accèdent à des marchés. Aujourd'hui, c'est encore trop difficile au sein de l'Union européenne de s'étendre et d'accéder à des marchés. H vous avez parlé de l'impact écologique aussi. Une question qui m'est venue en vous écoutant tout à l'heure, c'est si on renforce l'Europe avec les États-Unis d'Europe notamment, vous disiez quelqu'un peut aller de Paris à Francfort sans trop de problème. Est-ce qu'on va pas accélérer les déplacements et notamment je pense au déplacement par avion ? Bah on a la chance d'avoir un réseau ferroviaire quand même qu'on va continuer à développer. Heureusement,
vous avez vu que même entre la France et l'Allemagne maintenant vous avez eu des nouvelles euh connexions plus rapides qui ont été euh qui ont été installées. Mais ça reste très long quand même. Même les connexions ferroviaires aujourd'hui, c'est beaucoup plus simple de prendre un avion. Ouais. Moi ce que je veux c'est que l'Europe elle soit aussi en capacité d'inventer et c'est possible et d'être le premier la première puissance à le faire l'avion bas carbone qui permettra de se développer de se déplacer en polluant moins. C'est possible vous savez vous allez voir safran qui font des moteurs bas carbone qui consomment 70 80 % de moins que les moteurs actuels. Il y a d'autres entreprises y compris en Europe qui le font. Moi je pense que l'horizon ça doit être
celui-là. On doit renouer avec les grandes conquêtes et les grands projets qu'on a perdu aujourd'hui en Europe. Bah enfin c'est quoi ? On voit tous les vidéos sur les réseaux sociaux, elles sont souvent relayées. Vous voyez, vous les voyez comme moi. La première centrale nucléaire, le premier TGV, le Concorde que la France avait avait sorti. Et donc, il y a une forme de nostalgie, je trouve, pour notre génération de se dire "Ah ouais, quand même la France, l'Europe, à un moment, ils ont éclairé le monde, ils ont été l'endroit où il y avait l'innovation. Aujourd'hui, quand on regarde l'innovation, on regarde la Chine et les États-Unis qui sont à la frontière technologique, surtout la Chine, sur tous les sujets. Mais il y a pas de raison qu'en France, qu'en
Europe, on n'arrive pas à retrouver cet esprit de conquête et qu'on arrive pas à revenir à la pointe sur les sujets d'innovation, les sujet en même temps, il il y a les sujets aussi écologiques. Alors, il y a les sujets technologiques mais aussi les sujets écologiques. comment on se positionne aussi dans le fait dans le climat qui qui se réchauffe dans un réchauffement climatique global et on se dit "OK, c'est pas grave, on s'en fiche et on y va à fond sur l'innovation". Peut-être qu'il y a une voie européenne aussi à trouver. D'abord, moi je pense que les deux vont ensemble. Moi je vois aujourd'hui beaucoup de gens dans le débat politique qui opposent écologie et économie. Vous avez des gens qui disent "Il faut sacrifier l'économie pour l'écologie et vous avez des gens qui disent il faut
sacrifier l'écologie pour l'économie." Moi, je pense que les deux vont ensemble. Il y aura pas d'économie possible sur une planète morte et il y aura pas d'écologie possible s'il y a pas une activité économique qui permet de redistribuer et de financer la transition pour les gens. Donc les deux doivent aller ensemble. Et d'ailleurs l'innovation c'est quand même ce qui permet aussi de réduire l'empreinte de carbone, de consommer moins de ressources. Faut pas être totalement technolutionniste évidemment, il y aura toujours un effort à faire dans des changements de mode de vie. Mais enfin quand même, l'innovation c'est aussi ce qui va nous permettre de protéger davantage la planète. Et d'ailleurs en France, en Europe, on est en train d'inventer ces solutions et c'est
d'ailleurs une chance pour nous parce que globalement les États-Unis, c'est pas leur priorité. Eux quand ils font des data centers, ah ben c'est sûr que c'est les data centers qui tournent avec de l'énergie carbonée. Nous en France, on installe un data center, on a le nucléaire, on a les renouvelables qui font que c'est l'électricité décarbonée. Vous avez des start-ups en France qui sont en train d'inventer des solutions pour que l'IA soit beaucoup moins consommatrice d'énergie. Vous avez une start-up qui s'appelle antimateur qui fait des data center qui consomme beaucoup moins. Vous avez une start-up qui s'appelle Arago, qui fait des puces, vous savez, dont on a besoin pour l'IA, comme celle que fait Nvidia mais qui fonctionne avec du photonique, c'est-à-dire qui fait circuler de la
lumière au lieu de faire circuler de des électrodes, ce qui fait qu'il y a moins de chaleur, donc il y a moins besoin de refroidir, donc il y a moins besoin de d'utiliser de l'eau. Voilà. Moi, je crois l'innovation, elle fera pas tout, mais je crois que l'innovation, elle est essentielle aussi pour répondre à ces problèmes environnementaux. Une des innovation majeur de notre début de siècle, en tout cas, c'est l'intelligence artificielle. On voit en France le développement de Mistral. Vous l'avez dit, Mistral a levé beaucoup moins de fonds que d'autres intelligences artificielles aux États-Unis. Est-ce que justement faire les États-Unis de l'Europe, ça permettrait de développer des géants mondiaux ? Et c'est un des plus gros sujets en fait. Ouais. Et d'ailleurs notre génération, on a vu
sur la révolution du numérique, donc dans les années 2000, on a vu que euh il y a des Français, il y a des Européens qui avaient les mêmes idées au même moment que les Américains, mais c'est quasiment toujours les Américains qui ont gagné. On a des Français qui ont inventé un truc à l'époque qui s'appelait copain d'avant. H ça aurait pu être le Facebook en fait, l'autre Facebook, c'est Facebook qui a gagné. On a des Français qui ont inventé via, c'est LinkedIn qui a gagné. On a des Français qui ont inventé chauffeur privé. Daily Motion aussi c'est Uber qui a gagné. On peut prendre Dailymtion YouTube. Il y a plein d'exemples. Pourquoi est-ce que c'est les Américains qui ont gagné à chaque fois ? Parce que les Américains, ils ont plus d'argent à investir dans des start-ups
pour qu'elles deviennent des géants. Pourquoi est-ce qu'ils ont plus d'argent à investir ? Parce qu'ils sont plus gros, ils ont plus de capitaux parce que par ailleurs, ils ont des fonds de pension parce que leurs retraites sont capitalisées. Moi, je veux qu'on ait aussi ça en en France et pour l' voir, il faut l'Europe. Mais comment on se bat contre la concurrence entre France et Allemagne ? L'Allemagne va développer son intelligence artificielle. La France aussi. il y aura de la place pour tout le monde euh parce qu'il y a plein de secteurs. Vous avez des start-ups allemandes qui sont hyper en pointe sur certains secteurs, des start-ups françaises qui sont aussi hyper en pointe et après je veux dire vous avez aussi une concurrence qui se fait entre eux.
Aujourd'hui, vous êtes un investisseur ou un assureur allemand. Vous voulez investir dans une entreprise européenne, c'est hyper compliqué parce qu'il y a des régulateurs qui sont différents, parce qu'il y a des normes juridiques qui sont différentes. Donc le plus simple est ce que font beaucoup d'assureurs, d'investisseurs, ils achètent des bons du trésor américain. Donc ça veut dire que c'est plus simple d'investir aux États-Unis qu'en Europe aujourd'hui, c'est plus simple d'acheter des bons du trésor américain que de financer la croissance d'entreprises européennes, de start-up européenne aujourd'hui. Et donc il faut complètement revoir ça. Moi ce que je veux demain, c'est qu'on puisse avoir des champions. La deuxième chose qu'il faut faire, c'est la commande
publique. Space X serait pas devenu Space X sans les commandes publiques de la NASA, du département d'État américain. Nous en France, en Europe, on fait plutôt de la subvention. L'État qui subventionne des entreprises. Sauf que pour une entreprise, recevoir une subvention ça rentre pas dans le chiffre d'affaires. Ça permet pas de de lever des fonds privés. Il faut qu'on assume de faire de la commande publique. Moi ce que je veux demain, si les Français me font confiance, c'est que tous les Français puissent bénéficier d'un assistant médical IA, souverain, qui aura pas été développé par des fonctionnaires et par l'État et par une entreprise et que cette entreprise soit financée par l'État, par la France et par l'Europe d'ailleurs. Pourquoi pas par des fonctionnaires et
par l'État ? Pourquoi des entreprises ? Mais parce que moi je crois aux start-up et je crois aux entreprises privées pour porter ces projetsl et je pense que c'est très bien de faire confiance au talents et au privés pour le faire. De la même manière, moi je souhaiterais que tous les élèves puissent bénéficier d'un compagnon éducatif I souverain euh pour les aider dans leurs apprentissages, pour les aider à continuer à progresser quand ils sont à la maison pour faire de la remédiation scolaire. Et ça c'est pareil, ça peut être un grand projet financé de commande publique. Vous pensez que il faut de l'intelligence artificielle pour les pour les plus jeunes les mettre au plus jeunes à l'école dans l'éducation. Mais il y en a déjà aujourd'hui. Je dire aujourd'hui l'intelligence artificielle,
elle est déjà utilisée. On va pas se mentir honnêtement. Les devoirs à la maison, on sait très bien qu'aujourd'hui I est largement utilisé. Donc on doit repenser la manière dont on apprend. Probablement que le temps qu'on passe à la maison, ça doit être un temps où bah on apprend davantage plus de théories à travers notamment des outils IA qui peuvent être faits et qu'ensuite l'exercice, la pratique, tester les connaissances, on le fasse davantage à l'école qu'on le fait qu'on le faisait à la maison. avec les les devoirs. Hm. Très rapidement parce qu'il nous reste pas beaucoup de temps, mais le il y a le rapport Dragy qui avait été mis en place, enfin Dragy avait fait un rapport en 2024 depuis il a pas vraiment été suivi des faits. Vous en avez aussi parlé tout à l'heure, notamment dedans,
il y avait le fait de mettre les dettes en commun pour financer justement les projets européens. Est-ce que il faudrait aller jusqu'au bout et même les dettes, la dette passée de la France actuelle, il faudrait mettre toutes les dettes en commun ou c'est les dettes futures ? Ce qu'il faut, c'est que on assume sur des investissements d'avenir et ça c'est très important pas pour assurer le fonctionnement des générations actuelles mais pour investir sur la transition écologique, la transition numérique, il faut qu'on assume effectivement de lever de l'argent en commun. Donc tout ce qu'on a fait par le passé, faudra le payer quoi qu'il arrive. Je veux dire les la dette de la France, c'est quand même la France he et donc c'est la France qui devra la rembourser.
Mais pour l'avenir, mais encore une fois pour l'investissement, pas pour le fonctionnement. La transition écologique, la transition numérique, ça demande une telle somme d'investissement que oui, il faut assumer un endettement commun et pour le rembourser, des ressources propres. Quand vous allez aux États-Unis, si vous êtes arrivé euh récemment, je suis allé une fois, vous remplissez un formulaire qui s'appelle ESTA, vous payez une petite somme de en dollars pour pouvoir aller aux États-Unis. Ou une vingtaine de dollars à peu près. Voilà. Pourquoi on fait pas la même chose euh en Europe avec tous les touristes qui viennent de partout dans le monde pour rembourser l'investissement que je viens d'évoquer ? C'est un exemple parmi d'autres. Il y en a plein d'autres. Donc oui, c'est
nécessaire pour euh pour la transition. Ce serait quoi vos premières propositions euh pour l'Europe justement si vous étiez élu euh président de la République ? Moi, je veux qu'on arrive à bâtir encore une fois une économie unique entre des pays européens qui acceptent de bâtir ces États-Unis d'Europe pour aller plus loin, pour aller plus vite, pour aller plus fort, pour réagir et reposter face à la concurrence féroce aujourd'hui, notamment de la Chine et des États-Unis. Et je veux qu'on puisse lancer des grands projets européens. Je veux que l'Europe à nouveau, ça soit le lieu où on on déplace les frontières, on se met à rêver et on arrive à conquérir des nouvelles technologies, des nouvelles solutions pour les Français. Je avec les chercheurs qu'on a, la qualité de des
des chercheurs, des scientifiques qu'on a en Europe, l'Europe ça peut être la première puissance qui sort un vaccin contre le cancer. Aujourd'hui, ce qui est fou, c'est que parler de ça, c'est presque vu comme être un espèce d'optimiste, bisous, c'est terrible quand même parce que enfin, je veux dire, on est ce que j'allais dire, est-ce que concrètement ça améliorer la qualité de vie des des Européens de Français et des Français Mais bien sûr, parce que un si vous devenez les champions de l'innovation, vous voyez les salaires des Français qui vous voyez les salaires qui augmentent. Les États-Unis, ils ont gagné la bataille du numérique de la révolution numérique au début des années 2000. Les gars femmes, ils sont américains et parce qu'ils ont gagné cette révolution numérique, les salaires
des Américains ont plus augmenté que les salaires des Français et des Européens depuis 30 ans. Si les salaires des Français avaient augmenté avec la même le même rythme que l'augmentation des salaires américains depuis 30 ans, le salaire médiant en France serait pas de 2200 € net par mois comme aujourd'hui, il serait de 3300 € net par mois. C'est 50 % de plus. En fait, l'innovation c'est ce qui fait monter toute votre économie et qui fait monter les salaires. Et aujourd'hui, on voit qu'il y a un décrochage entre les États-Unis et l'Europe qui s'est fait depuis plusieurs décennies. Vous avez plus d'un ménage américain sur de qui gagne plus de 7300 dollars par mois. Vous vous rendez compte ? Par ailleurs, une très grande disparité aussi économique aux États-Unis, même si revenu moyen mais
vous avez un peu de pauvreté qui est au plus bas parce que le fait de gagner les révolutions technologiques, d'être en pointe de l'innovation, ça tire votre économie. Hm. Et comme on a raté la révolution du numérique en Europe au début des années 2000, moi je veux pas qu'on rate la révolution de l'IA parce que sinon l'écart va se faire de manière encore plus forte. Et la bonne nouvelle, c'est que c'est possible. On peut devenir un des leaders de l'IA dans le monde. C'est ça fait que quelques années he qu'ils ont pris de l'avance. Et ils ont pris de l'avance notamment parce qu'ils ont plus d'argent à investir. Moi, je propose une solution avec les États-Unis d'Europe qui donnera plus d'argent privé à investir pour nos start-ups pour devenir des géants. Ser ma dernière question.
Vous avez parlé de faire payer les gens qui arriveraient en Europe comme aux États-Unis. Euh concrètement sur l'immigration, ça concernerait on ferait des nouvelles frontières avec ces pays-là entre l'Union européenne, entre les pays de des États-Unis d'Europe. Comment ? Non non, moi les enfin faut être très clair hein, je propose pas de créer un nouveau pays en fait. Euh les pays garderont la maîtrise de des questions de la défense, de la sécurité. Les compétences toutes les compétences régaliennes, elles restent celles des États évidemment. Ce que je propose, c'est une économie unique et une politique écologique et technologique hyper ambitieuse au niveau d'une série de pays européens. C'est ça que je propose. Et donc, il y a plein de choses à faire sur l'immigration. Il y a des réformes
qui ont été votées récemment au niveau européen. Il y a beaucoup à faire pour renforcer les frontières de l'Union européenne. Il y a beaucoup à faire en France aussi pour mieux piloter notre immigration. Mais ça fait pas partie de des États-Unis d'Eur à terme, vous seriez pour un État des États-Unis d'Europe enfin je veux dire un État comme les États-Unis arrivé à terme à cette solution. Je veux pas que la France devienne voilà une région avec un gouverneur. Non, moi je veux que la France bah ça reste la France mais je suis convaincu que si on veut que la France reste la France, si on veut que l'Europe reste l'Europe, bah en fait il faut pas qu'on se fasse totalement bousiller dans notre économie par la Chine et par les États-Unis. C'est ce qui est en train
d'arriver. H si on fait rien, si on continue comme avant, si on se contente de faire quelques ajustements, on va devenir le 51e état américain ou la 24e province chinoise. On sera vassalisé, on sera totalement dépendant sur tous les toutes les questions technologiques, toutes les questions industrielles et demain toutes les questions de de de défense. Donc quand on aime la France, on veut qu'elle soit forte et pour qu'elle soit forte, on a besoin d'une Europe qui est plus forte. Merci beaucoup. Merci.
Crayon.
Gabriel Attal