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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 25 mars 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Sébastien Chenu : "Le racisme anti-blanc existe !" (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Quand vous avez vu cette agression antisémite ce week-end à Orléans, qu'est-ce que vous dites ?

  • 2:18RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce qu'ils le disent ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Si on doit vivre dans une société à l'anglo-saxonne, où il y a un multiculturalisme assumé, il n'y a qu'à voir dans les rues de Londres...

  • 3:50FerméeRéponse directe

    Alors, à force de franchir des nouvelles étapes, est-ce que vous ne pensez pas que l'antisémitisme est définitivement ancré en France ?

  • 4:43FerméeRéponse directe

    Pour vous suivre, est-ce qu'il ne faudrait pas, puisque c'est quand même un problème majeur aujourd'hui, est-ce qu'il ne faudrait pas demander la dissolution de cette formation ?

  • 5:23FerméeRéponse partielle

    Quand vous avez vu la manifestation de samedi, est-ce que vous avez vu un drapeau français, Sébastien Chénu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Mais moi j'en veux beaucoup, évidemment, à la France insoumise, et on peut en parler. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Parce que son grand rêve, Emmanuel Macron, c'est une société à l'anglo-saxonne, communautaire. »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « Évidemment, Emmanuel Macron n'a jamais compris la France. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « Il n'était pas allé manifester, il n'était pas allé marcher contre l'antisémitisme. »
  • 4:17Invité politiqueFait
    « La France insoumise est un agent de l'antisémitisme. »
  • 4:19Invité politiqueFait
    « L'antisionisme exacerbé, c'est de l'antisémitisme. »
  • 5:34Invité politiqueFait
    « Cette manifestation était un bide absolu. »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « Quand il y en a eu, elle a été boudée par le président de la République. »
  • 12:41InvitéFait
    « J'habite dans un endroit, dans les Yvelines, avec beaucoup de populations de toutes les origines, etc. Et il est arrivé, par exemple, à ma fille au lycée de se faire traiter de sale blanche. »
  • 14:08Invité politiqueFait
    « Le racisme anti-blanc existe depuis toujours. »
  • 15:52Invité politiqueFait
    « C'est la traduction d'une nouvelle forme de racisme, c'est le wokisme qui hiérarchise les minorités. »
  • 20:44PrésentateurFait
    « Il faudra aussi, et j'y crois profondément, changer la politique pénale pour les mineurs. »
  • 21:04PrésentateurFait
    « On voit bien qu'il y a un ensauvagement des mineurs. »
  • 21:18PrésentateurFait
    « Non, il n'y a pas de prévention s'il n'y a pas de sanction. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu43 %
  • Présentateur18 %
  • Invité12 %
  • Auditeur10 %
  • Présentateur 26 %
  • Invité 24 %
  • Présentateur 33 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Invité politique ce soir, Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National. Quand vous avez vu cette agression antisémite ce week-end à Orléans, qu'est-ce que vous dites ?

0:15
Sébastien Chenu

D'abord je veux avoir une pensée pour ce monsieur, ce rabbin qui a été agressé. C'est évidemment une sorte de nausée maintenant qui se répète. Les mots finissent par manquer, mais parce que si on ne s'attache qu'aux mots, il n'y a alors qu'à redire ce qu'on dit à chaque fois que nos compatriotes de confession juive sont agressés. Mais il faut aller au-delà des mots. Et le problème c'est qu'aujourd'hui, il y a une sorte d'impuissance de l'État. Ce n'est pas la première fois, ça se répète de nombreuses fois, la société est fracturée. Tout ça a des raisons et des causes. Tout ça est alimenté par des discours. Mais moi j'en veux beaucoup, évidemment, à la France insoumise, et on peut en parler.

Mais je crois que le président de la République a une forte responsabilité là-dedans. Dans la déconstruction de notre société, dans la communautarisation de notre société. Parce que son grand rêve, Emmanuel Macron, c'est une société à l'anglo-saxonne, communautaire. Et je repense toujours à ce discours qu'il avait fait en 2017 à Marseille, où il s'adressait aux Marseillais par communauté. Vous êtes des Maliens, je vois des Algériens, je vois des Maliens, je vois des Comoriens. Et je pense que ça en disait-le de la façon dont il considérait notre pays. Et qu'il ne l'avait pas compris, vous voulez dire ? Évidemment, Emmanuel Macron n'a jamais compris la France.

Et puis il n'a jamais aimé les Français, donc ça fait beaucoup. Pourquoi vous dites ça, il n'a jamais aimé les Français ? Oui, mais parce que je pense qu'il n'a jamais donné les signes d'un attachement d'un président de la République à son peuple. Et mieux, d'un respect d'un président de la République à son peuple. Donc ça, voilà. Mais il a, je crois, cette culture. Je ne vais même pas dire que je lui en fais le reproche. C'est vraiment consubstantiel à son parcours, à sa vie, à ce qu'il est. Il voit la vie à travers un prisme anglo-saxon, donc communautaire. Et puis il n'était pas allé manifester, il n'était pas allé marcher contre l'antisémitisme.

Parce qu'il pensait que ça pouvait déranger les communautés musulmanes en France. Ce qui, moi, me heurte. Parce qu'on peut être musulman et être offusqué des actes antisémites. Et il y a beaucoup de musulmans, laïcs, etc. qui sont aussi offusqués de cela.

2:18
Présentateur

Mais est-ce qu'ils le disent ?

2:19
Sébastien Chenu

C'est vrai qu'il faudrait qu'on les entende davantage. Parce qu'on n'entend pas. Et finalement, on pourrait, à travers votre micro, leur dire qu'on aimerait les entendre, leur demander pourquoi ils ne le disent pas, qu'est-ce qui les retient.

2:31
Présentateur

Si on doit vivre dans une société à l'anglo-saxonne, où il y a un multiculturalisme assumé, il n'y a qu'à voir dans les rues de Londres, en fait, sur le papier, ça existe. En réalité, quand il y a eu, après le 7 octobre, les Juifs ne sortaient pas de leur maison à Londres. Donc, finalement, ce multiculturalisme anglo-saxon dont on nous parle, et que vous venez de mentionner à travers, peut-être, un rêve hypothétique d'Emmanuel Macron, en réalité, ça ne fonctionne pas non plus, finalement. Il n'y a pas qu'en France.

3:01
Sébastien Chenu

Le multiculturalisme, c'est la multiconflictualité. C'est la multiconflictualité. Alors que l'idée d'unir les gens autour d'une culture au sens large commune, de les faire adhérer à un ensemble de valeurs communes, mais pour ça, il faut des forces assimilatrices. Et puis, ça touche du doigt, évidemment, l'une des immenses problématiques qui est devant nous, pas derrière nous, devant nous, celle de l'immigration. L'immigration entraîne le communautarisme. Le communautarisme entraîne un repli sur soi, et un repli sur soi entraîne, effectivement, une demande de droits différents. Bon, ben, on y est. Joseph Messescaren.

3:36
Auditeur

Alors, j'ai entendu, parce que ce qu'on entend souvent, pratiquement à chaque fois, comme on avait entendu après l'incendie volontaire de la synagogue de Rouen, comme on avait connu, etc., celle de la Grande Motte, une nouvelle étape a été franchie. Alors, à force de franchir des nouvelles étapes, est-ce que vous ne pensez pas que l'antisémitisme est définitivement ancré en France ?

3:58
Présentateur

1570 actes antisémites en 2024.

4:02
Sébastien Chenu

Définitivement, moi, je ne crois pas. C'est-à-dire, je pense que notre pays est suffisamment lucide, combattant, mature, pour se dire qu'il faut lutter contre l'antisémitisme, mais il est installé, il est relayé, il a ses agents. La France insoumise est un agent de l'antisémitisme. L'antisionisme exacerbé, c'est de l'antisémitisme. Et donc, il y a aujourd'hui des tas de gens qui croient, même qui espèrent, dans le discours de la France insoumise. Et on a ce qui n'était pas le cas, effectivement, avant, dans les années 80, 90, 2000, etc. On a une force politique en France qui relaie un discours, ou en tous les cas, des signes de l'antisionisme et de l'antisémitisme.

4:43
Auditeur

Pour vous suivre, est-ce qu'il ne faudrait pas, puisque c'est quand même un problème majeur aujourd'hui, est-ce qu'il ne faudrait pas demander la dissolution de cette formation ?

4:52
Sébastien Chenu

Je crois que ça ferait pire que mieux, parce que, en fait, c'est un mouvement politique qui recueille des millions de voix. Il faut les combattre sur le fond, sur ce qu'ils proposent, démonter leur discours. Il y a des associations dont il faut demander, Urgence Palestine, etc. La dissolution, elle ne se présente pas devant les électeurs, ces associations, mais elles fomentent, elles alimentent, elles travaillent autour de la France insoumise. Donc, tout ça, effectivement, je pense que Urgence Palestine, par exemple,

5:21
Présentateur

est-ce qu'on parle d'une seule et même chose ? Quand vous avez vu la manifestation de samedi, est-ce que vous avez vu un drapeau français, Sébastien Chénu ?

5:28
Sébastien Chenu

Je n'ai pas vu de... Est-ce que vous avez vu autre chose que des drapeaux palestiniens ? Non, non, mais alors, d'abord, il faut dire une chose. Cette manifestation était un bide absolu. C'est bien de commencer par là, parce qu'on peut aussi... 90 000 personnes dont on a mis l'appareil. On peut redouter que l'antisémitisme soit durement, profondément installé dans notre pays. On s'aperçoit quand même que leur manif était un total bide d'une vulgarité absolue, c'était navrant. Non, mais ça aussi, ça rassure. C'est pour ça que je dis qu'il y a des raisons d'espérer. Finalement, c'était un bide.

5:57
Auditeur

Mais, pardon, à l'inverse. Il n'y a pas de contre-manifestation plus importante pour dénoncer l'antisémitisme. C'est vrai. C'est ça. On a connu de grandes manifestations en France.

6:06
Sébastien Chenu

Quand il y en a eu, elle a été boudée par le président de la République. Je pense qu'il a fait une erreur impardonnable. Souvenons-nous, même Mitterrand, qui avait beaucoup à se faire pardonner dans ce registre-là, dans les manifs contre le racisme, était descendu quelques instants, signifiait qu'il était au milieu des Français et qu'il avait fait pour lui ce combat-là. Emmanuel Macron laisse les Français en plein désarroi. C'est l'impuissance. C'est l'élite fascinée par le modèle anglo-saxon et c'est l'impuissance lorsqu'ils sont aux manettes.

6:39
Présentateur

Et on n'entend pas, justement, le président de la République sur des faits comme on a vu cette manifestation. Lui qui, pour le coup, commande beaucoup de choses. On l'a vu. Moi, je ne l'ai pas entendu sur cette manifestation. On n'a pas vu un seul drapeau français. Si c'est mené par un parti républicain français, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un seul drapeau français et pourquoi il y a foison de drapeau palestinien ? On peut se poser la question. En 19h26, on va marquer une pause.

Et dans un instant avec vous, Sébastien Chenu, on va revenir également sur les propos de Sophie Prima au grand rendez-vous Europe 1 C News hier, la porte-parole du gouvernement, qui a dit qu'elle n'avait aucune pudeur à dire qu'il y avait en France un racisme anti-blanc. A tout de suite sur Europe 1.

7:19
Invité

La liberté d'expression.

7:21
Auditeur

On entend parler de liberté d'expression. Là, je suis Europe 1, je dis ce que je veux. Il n'y a personne qui m'en interdit.

7:26
Locuteur 4

La liberté d'expression.

7:27
Invité

C'est le pouvoir de la parole. Vive la liberté, Karine. Vive la liberté.

7:31
Présentateur

Europe 1 vous donne cette parole. Nous nous la défendons, la liberté d'expression.

7:35
Invité

Europe 1 vous donne cette parole. Il y a des avis partagés, c'est ce qui fait le charme de vos émissions. Mais je l'aime beaucoup, je vous aime. Franchement, je vous aime.

7:43
Auditeur

Et c'est vous mon oxygène.

7:45
Invité

Peu importe où je me trouve. Europe 1, la radio libre.

7:52
Auditeur

Avec tout ce qu'on entend, j'aimerais réitérer mon immense fierté d'être auditeur d'Europe 1. Europe 1, la radio libre.

8:04
Invité

Demépoule, spécialiste du déménagement d'entreprise, a accompagné fin novembre le cabinet Adaltis dans sa mobilité. On en parle avec Annan Chahoui, avocate associée. Bonjour. Bonjour. Alors, comment s'est passé ce déménagement ? Très bien, vous savez qu'un déménagement dans Paris n'est pas si simple. Mais les déménageurs de Demépoule avaient tout anticipé, notamment les contraintes liées au stationnement avec un élévateur.

8:25
Auditeur

Et le jour J alors ?

8:26
Invité

L'organisation de Demépoule a été efficace, notamment avec un système d'étiquetage par couleur et même des étiquettes spécifiques pour recycler ceux que nous n'en portions pas. En fait, grâce au conseil de notre interlocuteur dédié, avant et pendant le déménagement, nous avons pu reprendre le travail dès le lendemain. Formidable, de vrais pros. Merci. Pour plus d'infos, retrouvez-nous sur demépoule.com. Leclerc, bonjour. Alors ça y est, les concombres français sont enfin arrivés. Oui, et ils sont bien frais, fermes, vraiment délicie. Mais chut, enfin, le dites pas trop fort. Mais ne vous inquiétez pas, il y en aura pour tout le monde.

Et du 25 au 29 marches chez Leclerc, le lot de deux concombres origines France est à seulement 1,59€. Non, 1,59€ ! Eh oui. J'arrive tout de suite. Chez Leclerc, le goût du frais, ça se défend tous les jours. Soit 80 centimes la pièce du lot indivisible, catégorie 1, calibre 300-400 grammes, modalité magasin et drive participant sur www.e.leclerc. Compto, c'est le compte pro avec lequel c'est fait.

9:20
Locuteur 4

Oui, allô, je suis directeur financier d'une PME et je... Oh, un instant. Allô ? Mais non, j'ai pas reçu tes notes de frais. Quoi ? Mais comment ça, le client a pas réglé la facture ?

9:32
Invité

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10:06
Locuteur 4

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10:17
Invité

Euro Repare Car Service Dis, tu vas où toi pour l'entretien et la réparation de ta voiture ? Chez mon garagiste Euro Repare Car Service. Euro Repare Car Service ? Oui, Euro Repare Car Service. Plus de 1400 garages partout en France. Et en ce moment, découvre le pneu Euro Repare Reliance All Season. Pratique, tu roules en sécurité toute l'année, peu importe le temps. Génial, j'y vais direct. Pour trouver le garage Euro Repare Car Service, le plus proche de chez vous, rendez-vous sur Euro Repare Car Service. Euro Repare Car Service.

10:47
Présentateur

Europe 1, le journal permanent. A 19h30, bonsoir Mel Assaini. Bonsoir Pierre, bonsoir à tous. Un adolescent de 17 ans tué à la sortie d'un lycée ailleurs en Essonne, la victime mortellement poignardée au cours d'une rixe, impliquant une quinzaine de personnes sur fond de rivalité entre bandes, 6 suspects interpellés. Une enquête est ouverte pour homicide volontaire et violence volontaire en réunion. L'agresseur du rabbin d'Orléans sera jugé le mois prochain pour violence volontaire commise en raison de l'appartenance de la victime à une religion.

Le parquet demande le placement en détention provisoire du suspect qui se présente comme un adolescent de 16 ans de nationalité palestinienne ou marocaine. Il est déjà connu de la justice sous trois identités différentes pour des affaires de drogue, de vol et de violence. Un rappeur trois fois disque de platine placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'évasion de Mohamed Amra, cobaladé, déjà incarcéré dans une autre affaire, a été extrait de sa cellule ce matin. Il est soupçonné d'avoir joué un rôle dans l'évasion et la cavale du narcotrafiquant. Au total, 24 nouvelles personnes ont été interpellées ce matin en France et en Allemagne.

Les échanges se poursuivent à riad entre représentants américains et russes. Il est toujours question d'un cessez-le-feu partiel en Ukraine. Une fois les résultats de ces discussions connues, les émissaires de Washington et de Kiev devraient à nouveau se parler. Et puis Donald Trump promet de nouvelles surtaxes douanières. Cette fois, ce sont les pays qui achètent du gaz ou du pétrole au Venezuela qui sont menacés par le président américain. Des droits de douane de 25% sur toutes les marchandises entrant aux Etats-Unis pourraient être mises en place dès le 2 avril. Merci Maëlle, à tout à l'heure pour le rappel de l'actualité.

Toujours avec Joseph Massescaron, Victor Hérault et notre invité politique Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National. Hier, sur nos antennes CNews et Europe 1, la porte-parole du gouvernement, Sophie Prima, a déclaré ceci. Il n'y a pas de pudeur à dire qu'il y a un racisme anti-blanc. On l'écoute.

12:41
Invité

J'habite dans un endroit, dans les Yvelines, avec beaucoup de populations de toutes les origines, etc. Et il est arrivé, par exemple, à ma fille au lycée de se faire traiter de sale blanche. Donc ça, c'est du racisme vraiment à l'état pur.

12:57
Présentateur

Non, non, non, c'est du racisme anti-blanc, Sophie Prima, dites-le.

13:00
Invité

Oui, je veux bien le dire, c'est du racisme anti-blanc.

13:03
Présentateur

Pourquoi est-ce que j'ai repris Sophie Prima ? Parce qu'aucun de nous trois autour de la table, Christophe Jacobusine, Mathieu Bocoté et moi, ne pensions qu'elle allait dire « Ben oui, je n'ai pas de problème à vous dire que c'est du racisme anti-blanc. » On pensait qu'au contraire, elle allait dire « Écoutez, voilà, etc. » Ce tabou a hier, sur notre antenne, été réglé. Donc on a une porte-parole du gouvernement, du bloc central, qui dit « Il n'y a pas de problème, il n'y a effectivement pas de problème. » Il y a un racisme anti-blanc qui existe en France. Est-ce que ça vous a surpris, vous Sébastien Chenu ? Quelle audace !

13:35
Sébastien Chenu

Quelle audace ! Alors là, je suis scotché sur mon fauteuil, mais enfin, ces gens nous ont fait perdre combien de temps ? Combien d'années pour reconnaître des banalités ? Parce qu'en fait, pendant longtemps, ou par naïveté, ou par idéologie, ils ont dénoncé ceux qui, comme nous, au Rassemblement National, autour de Marine Le Pen, dénoncions ce racisme anti-blanc. Parce qu'ils pensent, en fait, que le racisme, c'est juste pour des minorités. Mais non, le racisme s'exprime, évidemment, de différentes façons, dont face à des populations qui sont parfois majoritaires. Et donc, le racisme anti-blanc existe depuis toujours.

14:13
Présentateur

Mais combien de sociologues ont démontré qu'il fallait que le racisme soit racisé, etc. ?

14:18
Sébastien Chenu

Non, pas besoin d'aller chez les sociologues. La droite parlementaire qui a gouverné ce pays nous a diabolisés, nous a insultés, comme la gauche, évidemment. Mais la gauche, c'est son fond de commerce. Mais la droite a fait la même chose. Aujourd'hui, ils ouvrent les yeux. Mais vous savez, c'est dans la Bible. Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Eh bien, pendant des années, ils ont été, ou par naïveté ou par idéologie, aveugles.

Aujourd'hui, ils s'ouvrent les yeux, peut-être, parce qu'aujourd'hui, Jordan Bardella est en tête des Européennes, parce que les Français adhèrent à notre discours, et qu'on a ouvert les yeux, d'abord, de la société française, qui nous en donne, qui tue, d'ailleurs. Et que maintenant, un peu à la traîne, eh bien, on a une porte-parole du gouvernement qui reconnaît que le racisme anti-blanc existe. Quelle audace ! Mais les Français le savent depuis longtemps. Les Français n'ont pas entendu Madame Prima pour découvrir tout ça. Victor Hérault.

15:08
Invité

Si le racisme, la hiérarchisation des races, l'antiracisme est devenu, malheureusement, la hiérarchie des racismes. Et malgré le fait qu'un verrou ait sauté hier sur ces news européens à ce niveau-là, il en demeure encore. J'aimerais lire à Sébastien Chenu une dépêche AFP, très courte, et j'aimerais que vous y réagissiez. C'est juste trois pages. Oui, non mais je l'ai synthétisé pour vous. La porte-parole du gouvernement, donc Sophie Primas, a parlé de racisme anti-blanc, un concept porté par la droite et l'extrême droite, mais contesté par les sociologues.

Ces sociologues jugent qu'une telle forme de racisme est soit résiduelle, soit ne peut exister en l'absence d'une discrimination systémique envers les blancs. Que répondez-vous à ces sociologues et à l'AFP ? Je rappelle que c'est l'AFP qui publie ce message.

15:47
Sébastien Chenu

Oui, c'est ce que je disais tout à l'heure, en fait. Ils pensent que le racisme, c'est uniquement des minorités. Et d'ailleurs, c'est la traduction d'une nouvelle forme de racisme, c'est le wokisme qui hiérarchise les minorités. Et plus vous êtes la minorité de la minorité de la minorité, plus vous devez être la cause défendue, et plus vous devez avoir de droits. Au final, tout ça est évidemment très dangereux. C'est évidemment alimenté aussi par le fait migratoire, si mal géré par ceux qui nous gouvernent depuis tant d'années.

Et aujourd'hui, il y a une petite prise de conscience, mais moi je crois que c'est un bel hommage, rendu finalement au discours que tient Marine Le Pen depuis des années, c'est-à-dire dire aux Français, vous savez ce que disait Jean-Louis, la sincérité c'est aussi une stratégie. Et bien être sincère, c'est reconnaître qu'effectivement, le fait migratoire et le racisme anti-blanc sont des faits, et non pas des fantasmes. Joseph Massesca.

16:39
Auditeur

Je vais juste pointer par deux mots de vocabulaire, deux réflexions sur deux mots de vocabulaire. Le premier, c'est le mot systémique qui a été employé par Victor. Parce que moi, ce qui me frappe, c'est dans le langage, dans la novlangue de cet extrême gauche qui a gagné la gauche, qui est même parfois le centre-gauche. Le mot systémique, ça veut dire en fait rien, c'est-à-dire c'est dans un ensemble, ça relève dans un ensemble. Donc on parle de racisme systémique, on dit que la police est dans la violence systémique, que la discrimination est systémique, ce qui n'a absolument, ce qui ne veut absolument rien dire. Ou alors paradoxalement,

17:16
Invité

c'est seulement l'AFP démontre que

17:18
Auditeur

cette hiérarchisation des racismes est systémique. C'est systémique, elle pour le coup. Donc évidemment, chez ces sociologues qui sont des experts en expertologie, on l'a compris, le mot systémique n'a pas de sens. Deuxièmement, simplement, c'est très simple, moi je pense qu'il y a aussi racisme, dès qu'il y a des mots qui désignent évidemment l'autre d'une manière péjorative. Et bien, il existe depuis, bienvenue au club, depuis un bon moment pour les blancs, c'est le mot BAPTOU, d'accord ?

Le mot BAPTOU que les jeunes connaissent, le mot BAPTOU, ça veut dire le blanc, le blanc, alors généralement, le BAPTOU fragile, c'est le blanc qui est victime, et qui est le blanc victime par définition, et que l'on peut maltraiter, et tout ça, c'est vrai. Donc dans le vocabulaire, dans le vocabulaire réel, cela existe. Mais apparemment, les sociologues, qui sont des experts en expertologie, n'ont pas dépassé le 6e ou le 5e arrondissement, et ne connaissent pas la langue française.

18:13
Présentateur

Sébastien Chelieu, un commentaire.

18:14
Sébastien Chenu

Oui, et puis l'idée d'enfermer tout le monde dans un état de victime permanente, moi me hérisse le poil. Tout le monde est victime de tout, de l'état. Moi, je ne crois pas du tout à ce discours-là. Je pense qu'il y a des gens qui subissent effectivement des discriminations, c'est à l'état effectivement de travailler pour effacer ça.

Mais ce discours qui place les gens immédiatement, et en particulier en fonction de leur couleur de peau ou de leur religion, en état de victime, c'est un discours qui est absolument anti-républicain, anti-universaliste, et qui ne peut les amener qu'à surplier sur leur communauté, puisque de toute façon on leur dit vous êtes des victimes, l'état est un salaud, on vous doit réparation, on a maltraité vos parents, vos grands-parents, et probablement vos descendants aussi finalement, et vous-mêmes. Donc ce discours-là, il vise à fractionner, fracturer notre société. Il est évidemment porté par les sociologues,

19:04
Présentateur

par les filles, etc. Est-ce qu'en dit Bruno Retailleau demain le ministre de l'Intérieur ? Parce que la question qu'on pourrait se poser, c'est une fois qu'on a fait ce constat qu'il y a un racisme anti-blanc, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on fait des poursuites ? Est-ce qu'on invente quelque chose pour protéger justement certaines personnes qui sont victimes de ce racisme anti-blanc ? Est-ce qu'on peut attendre du ministre de l'Intérieur actuellement des actes ? Et je ne sais pas quelle est votre opinion ou votre sentiment là-dessus ? Je sais que vous allez pousser

19:37
Sébastien Chenu

un grand soupir, Sébastien Chenet. Non, non, non, je ne soupire pas. C'est-à-dire qu'attendre des actes de Bruno Retailleau, ça fait longtemps que je n'en attends plus. Je vais entendre des paroles de Bruno Retailleau. Ce sont vos confrères du Figaro qui nous dévoilent ce soir qu'il n'y a pas de riposte que Bruno Retailleau nous a vendu la riposte graduée face à l'Algérie et qu'en fait, il n'y a rien. Rien n'a été acté. Il n'y a aucune riposte graduée. Il n'y a aucune liste donnée à l'Algérie de gens qu'il faut reprendre. Et en fait, Bruno Retailleau nous balade parce qu'il n'a pas les leviers. Il a une certaine forme de sincérité, Bruno Retailleau. Je ne lui enlève pas ça.

Il a des convictions, mais il n'a pas les leviers. Il le sait d'emblée. Donc sur ça, comme sur tous les sujets que nous avons évoqués, ce sera pour faire plaisir à Victor, le ministre de la Parole.

20:15
Présentateur

Alors aujourd'hui, Bruno Retailleau a réagi à cette nouvelle victime, victime âgée de 17 ans qui a reçu un coup de couteau au thorax. Ça s'est passé devant le lycée des métiers Louis-Armand à Yerre, sur la commune de Yerre. Quartier connu pour des rixes et des rivalités entre les quartiers. Cet adolescent est décédé après une heure de réanimation. Écoutez le ministre de l'Intérieur. Ça veut dire que le combat continue. Ça veut dire que cette société d'hyperviolence, il faut se mobiliser. Il faudra aussi, et j'y crois profondément, changer la politique pénale pour les mineurs. Parce qu'on a aujourd'hui une politique pénale qui était appropriée quand on était en 1945.

Mais aujourd'hui, il faut des peines courtes de prison. Dès qu'on a, par exemple, une incartade, un délit suffisamment grave, il faut des courtes peines de prison dans des prisons qui soient différenciées. Parce qu'on voit bien qu'il y a un ensauvagement des mineurs. Il y a vraiment, pour certains mineurs, un sentiment d'impunité. Ce sentiment d'impunité, il faut le faire reculer. On ne le fera pas reculer avec de l'eau tiède. Il faut arrêter de dire que la sanction ne participe pas à la pédagogie, à la prévention. Non, il n'y a pas de prévention s'il n'y a pas de sanction. Des courtes peines pour les mineurs ? Oui, c'est dans notre programme.

21:25
Sébastien Chenu

C'est dans le programme de Marine Le Pen. Je savais que vous avez à répondre ça. Oui, mais bon, je veux dire, au bout d'un moment, il découvre que nos solutions sont adaptées, sont en fait les bonnes réponses. J'entends Bruno Retailleau qui, en montrant les muscles, le sauveur de la droite, parle de l'ensauvagement. C'était la formule de Jean-Pierre Chevènement il y a combien de temps ? 25 ans. Et on en est encore là. Je veux dire, à un moment, il faut arrêter avec les mots. Nous, les courtes peines, dans tout le débat parlementaire, on a fait des propositions. Ils n'ont jamais rien voté. Ils n'ont jamais rien voté de ce qu'on propose. Les Républicains avec.

Les amis de Bruno Retailleau avec. Donc, à un moment, tout ça n'est pas très sérieux, mais surtout, ça fait perdre. Vous n'attendez rien de ? Ça fait prendre du retard. Ah non, je n'attends rien de. Non, je n'attends rien de. Ça fait perdre, ça fait prendre du retard à notre pays parce que leurs agendas, à M. Retailleau, à M. Wauquiez et aux autres, il est ailleurs et on le sait très bien. Ils n'ont pas les leviers. Donc, s'ils sont là, c'est parce qu'en fait, ils courent après autre chose.

22:15
Présentateur

Merci beaucoup, Sébastien. Merci, monsieur.

22:17
Sébastien Chenu

d'avoir été l'invité d'Europe 1 soir.