Réunion publique à Chassors (16) : discours de Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:33PrésentateurChiffre
« 12 millions d'euros pour permettre à Macron d'aller se balader partout en France devant des gens qu'il avait lui-même sélectionnés. »
- 5:03PrésentateurChiffre
« Est-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que les Français veulent moins d'impôts ? »
- 5:11PrésentateurChiffre
« Est-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que les Français veulent plus de démocratie ? »
- 5:14PrésentateurChiffre
« Est-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que les Français veulent moins d'immigration ? »
- 6:15PrésentateurFait
« « En Méditerranée centrale, on a observé de façon tout à fait documentée une réelle collusion à certains moments entre les trafiquants de migrants et certaines ONG. » »
- 9:54PrésentateurChiffre
« on dépense chaque mois plus de 4 000 euros pour chaque mineur isolé même quand leur âge n'est pas vérifié. »
Temps de parole
- Présentateur90 %
- ?10 %
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beau département de la Charente,
de
la bande dessinée Angoulême
et
celle du nectar français le plus exporté au monde, le cognac, une chose est sûre, nous allons passer un savoureux moment.
A
l'image de tant de départements français, on sait conjuguer ici à la fois les arts graphiques et numériques de la transmission
et
la transmission de recettes centenaires, le tout faisant un excellent condensé d'art de vivre à la française.
Car
oui, notre pays est formidable et regorge de richesses multiples, industrieuses, artisanales, artistiques, patrimoniales, géographiques.
Et
il faut être bien tristecir comme tous ces commissaires européens
et
leurs groupies du gouvernement
pour
ne pas trouver goût à cette France enracinée dans 2000 ans d'histoire et prête encore à vivre des millénaires.
Tout
à l'heure, avec Gilles Le Breton et Isabelle Lassalle, votre délégué départemental, dont je salue encore l'implication et que vous pouvez applaudir, à Cognac pour rendre visite à un tonnelier, puis du côté de Jean Sac Lapalue auprès d'un exploitant agricole.
Les
hommes qui travaillent de leur main, qui travaillent notre terre, sont les héritiers d'une identité et d'un savoir-faire unique au monde.
Bien
plus que d'autres, ils participent à façonner nos paysages, à mailler nos vallées de villages, de champs et de couteaux donnant à la France un attrait inimitable.
Dans
les sillons de leurs champs comme dans ceux de leurs paumes, ils accueillent un héritage national pluriséculaire et le perpétuent afin qu'ils ne s'éteignent jamais.
Tous
ces artisans,
ces
viticulteurs, ces agriculteurs, ces travailleurs sont et font la richesse de notre pays.
A
leur manière, ils tracent la voie politique que nous devons emprunter, celle d'une réussite et d'un rayonnement qui ne faiblit pas.
L
'an passé, plus de 204 millions de bouteilles de Cognac ont été diffusées dans le monde.
La
terre entière a pu plonger son regard et humecter ses lèvres dans la liqueur aux teintes zembrées, presque à cajou de la Charente.
Premier
alcool français à l'exportation, le monde entier nous l'envie, et surtout les Chinois qui en sont friands et souhaiteraient en accueillir les secrets ancestraux.
Ce
savoir-faire français, cette qualité inégalée nulle part ailleurs,
est
un bien précieux que nous devons non seulement chérir,
mais
surtout défendre face aux menaces que fait peser sur eux la mondialisation incontrôlée.
Nos
appellations sont des garanties de qualité que nous devons maintenir contre des traités de libre-échange prédateurs, où le seul et unique objectif est de fabriquer à bas coût.
Alors
non, nos artisans, nos agriculteurs, nos entrepreneurs et nos artistes sont trop précieux pour que nous les abandonnions à la concurrence sauvage que l'Union Européenne organise.
Non,
avec nous, nos vins,
nos
vignobles, nos artisanats, nos industries ne seront pas sacrifiés sur l'autel de la mondialisation sauvage.
C
'est bien parce que nous sommes Français,
que
nous sommes uniques et que nous sommes précieux. Français est peut-être le plus beau nom que l'on puisse donner à un citoyen du monde.
Et
nous devons en être convaincus pour affronter tous ces grimaçants et sinistres défenseurs de la disparition des peuples.
Un
seul mot d'ordre face à ces marchands de tristesse, mes amis. Tenez bon, le 26 mai, on arrive.
On
arrive car cela devient urgent et nécessaire de redonner au peuple français, mais également à tous les peuples européens, le droit de décider de leur avenir, le droit de préserver ceux qui les unis en tant que peuple.
Vous
l'avez entendu cette semaine,
le
grand débat est fini.
Et
j'ai envie de dire
tout
ça pour ça,
car
l'addition est salée. 12 millions d'euros.
12
millions d'euros pour permettre à Macron d'aller se balader partout en France
devant
des gens qu'il avait lui-même sélectionnés. 12 millions d'euros pour conclure que les Français en ont finalement un peu ras-le-bol.
Mais,
Monsieur le Président, il suffisait de lire les pancartes des Gilets jaunes dès la mi-novan pour savoir ce qu'attendent aujourd'hui nos compatriotes.
Est
-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que les Français veulent moins d'impôts
? Est
-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que les Français veulent plus de démocratie
? Est
-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que les Français veulent moins d'immigration ? Pardon si on a encore le droit de le dire, parce que vous savez que c'était l'un des sujets interdits de ce grand débat.
Quoi
qu'en disent les belles âmes du gouvernement et des médias, quand on soumet un pays à une pression migratoire telle que nous la subissons aujourd'hui,
on
procède volontairement à un changement total de société, de ses valeurs et de son identité.
Nous
sommes les seuls à le dire si clairement, à l'avoir dénoncé hier, à le dénoncer aujourd'hui et à vouloir y mettre un terme demain.
Le
ministre de l'Intérieur,
Christophe
Castaner, s'est rallié, vous l'avez vu, il y a peu à notre analyse. Maintenant, comme nous, à un mois des élections, le ministre de l'Intérieur dénonce la complicité avérée d'ONG pro-migrants avec les mafias de passeurs.
Il
a déclaré, je cite,
« En
Méditerranée centrale,
on
a observé de façon tout à fait documentée une réelle collusion à certains moments entre les trafiquants de migrants et certaines ONG. Dès le début de la crise des migrants, en 2015, nous avons alerté les Français.
Les
ONG pro-migrants comme SOS Méditerranée et l'ONG, vous savez, de l'Aquarius sont les complices des passeurs, sont les complices des trafiquants d'êtres humains. » Merci, M. Castaner, de reconnaître une fois de plus que nous avions raison trop tôt.
Mais
ne nous emballons pas.
Ne
soyons pas dupes.
Nous
savons pertinemment que ces discours, que ces paroles, comme par hasard à quelques semaines des élections européennes, ne sont utilisés que dans un but purement électoraliste.
Je
sais d'ailleurs que ce trop court instant de lucidité de la part du ministre de l'Intérieur est intervenu suite à une réunion entre tous les ministres européens de l'Intérieur à laquelle participait notre allié et ami Matteo Salvini.
Peut
-être que Christophe Castaner, ayant plus de popularité dans les boîtes de nuit parisiennes que dans les rues de la capitale,
s
'est senti obligé de courir derrière le dynamique ministre de l'Intérieur italien dont la cote de popularité ne cesse d'affoler
les
grincheux de la Commission européenne.
Mais
comme je vous le disais, mes amis, je ne suis pas dupe.
Je
ne suis pas dupe car malheureusement, je sais et vous savez pertinemment que le gouvernement du trio infernal le loiseau Castaner-Macron ne fera absolument rien pour enrayer l'immigration massive.
Au
moment où Castaner joue les gros bras pour dénoncer la complicité des ONG avec les passeurs, un autre ministre du même gouvernement de Macron, M. Jean-Michel Blanquer, a donné il y a quelques semaines, dans le silence le plus total, l'accréditation de l'éducation nationale
aux
mêmes ONG pour qu'elles puissent intervenir auprès de nos enfants dans nos écoles.
Le
ministre considère que l'ONG SOS Méditerranée,
cette
ONG qui faisait du chantage à l'accostage dans les ports français l'an dernier, vous vous en souvenez, est une association éducative complémentaire de l'enseignant en public,
qu
'elle répond, accrochez-vous, à un objet d'intérêt général.
M.
le ministre,
merci
de ne pas nous inclure dans ce terme d'intérêt général, je vous prie.
Et
à mon avis, n'incluez pas non plus dedans 80% des Français qui, comme nous, estiment que ces trafiquants d'êtres humains n'ont rien à faire dans nos écoles.
Et
d'ailleurs, de quel intérêt général parle-t-il
? Celui
des grands patrons qui voient d'un bon oeil arriver des centaines de milliers de migrants qui serviront de main-d'oeuvre bon marché pour forcer les Français ensuite à accepter un salaire de misère ou à se retrouver sans emploi
? L
'intérêt des petits commerçants et des petits entrepreneurs obligés de fermer les boutiques quand des campements de clandestins se développent partout dans nos villes, comme ce fut le cas à Calais il y a quelques mois ?
L
'intérêt des habitants qui voient soudainement exploser l'insécurité près de chez eux
? L
'intérêt des femmes et des jeunes filles victimes
de
viols
que
des juges refuseront de condamner au prétexte que le violeur n'avait pas les mêmes codes culturels
?
Regardez encore l'énergie que ce gouvernement dépense pour défendre à tout prix les mineurs isolés.
Il
y a quelques jours, ici même, dans la Charente, à Angoulême, les services de police ont découvert qu'un soi-disant mineur isolé
avait
en réalité 47 ans. 47 ans.
Mais
c'est pour eux qu'on déverse chaque année plus de 2 milliards d'euros,
qu
'on dépense chaque mois plus de 4 000 euros pour chaque mineur isolé même quand leur âge n'est pas vérifié.
C
'est pour eux qu'on déverse tout cet argent dont on prive les retraités modestes, les jeunes précaires, les familles monoparentales mais aussi les écoles, les gares, les postes et les maternités qui ne demandent qu'à rester ouvertes.
Leur
humanisme n'est en réalité que du laxisme, leur bonté que de la lâcheté à l'égard de populations aux attitudes parfois hostiles, aux us et coutumes européennes.
Nous
considérons que la première des missions d'un responsable politique, c'est de protéger,
de
protéger son peuple, de servir et de défendre la France et les Français d'abord.
Et
pour cela, et nous le répéterons autant qu'il faudra, il faut arrêter l'immigration et renvoyer les clandestins chez eux.
La
place de ces clandestins n'est ni dans des hôtels, ni dans des gymnases, ni dans des campements de fortune et encore moins dans nos villages.
Mes
amis, il est urgent d'agir car notre pire ennemi, c'est le temps.
Nous
devons arrêter sans plus tarder cette répartition insensée de migrants dans les pays européens, comme si les nations étaient des paniers, ces êtres humains, des objets. Dès demain, avec l'alliance des nations européennes que nous formerons avec nos alliés, je veux que cette nouvelle Europe ne soit plus une hôtesse d'accueil pour toute la misère du monde, mais qu'elle raccompagne les clandestins chez eux.
La
question de l'immigration peut être traitée avec humanisme et en même temps avec fermeté.
Car
ce qui est utile pour défendre les Français, cela sauve aussi des vies. Regardez l'Italie et l'excellent travail de notre allié Matteo Salvini. Dès le lendemain de son délection, Matteo Salvini a bloqué l'accès au port italien pour ses bateaux et ses ONG. Résultat,
moins
95% de débarquements, mais aussi moins 50% de morts dans la Méditerranée.
A
chaque élection, on a tendance à dire que celle-ci est importante
et
qu'il faut aller voter.
Mais
cette élection européenne,
c
'est bien plus qu'une élection européenne.
C
'est un choix de civilisation.
L
'Europe de Macron, c'est celle qui organise l'accueil et la répartition des migrants. L'Europe du bon sens que nous défendons, c'est celle des pays qui coopèrent pour organiser le retour des migrants dans leur pays d'origine.
L
'Europe de Macron est celle qui signe des accords de libre-échange avec le monde entier pour faire baisser les salaires.
L
'Europe du bon sens que nous voulons, c'est celle qui applique le patriotisme économique.
Des
protections douanières ajustées pour assurer le maintien de nos emplois et la préservation de nos secteurs stratégiques.
L
'Europe de Macron, c'est celle qui donne tout le pouvoir aux grandes banques et aux commissaires européens.
L
'Europe du bon sens, c'est celle des nations libres, où les peuples décident de ce qui est bon et de ce qui est juste pour eux.
Je
crois qu'à travers cette élection européenne, nous avons une occasion historique de changer les choses.
Pour
la première fois,
nous
pouvons, dès demain, former une majorité soucieuse des intérêts des peuples, en paix à l'intérieur et respectée à l'extérieur.
Pour
la première fois, nous pouvons, avec nos alliés européens, réussir à constituer cette majorité qui défendra notre civilisation et qui protégera nos emplois face au libre-échange total et dérégulé.
Mes
amis,
le
26 mai, il est urgent que chacun d'entre vous aille voter. Allez voter et faites voter les gens autour de vous. Parlez-leur, montrez-leur que les choses peuvent enfin changer et véritablement changer.
Dites
-leur que si Macron arrive en tête le 26 mai, plus rien ne l'arrêtera et qu'il se sentira pousser des ailes pour poursuivre sa politique dévastatrice.
Mes
amis, le 26 mai, remettons dans leur sarcophage ces commissaires momifiés par leur politique comptable
et
laissons place à la liberté et à l'expression bien vivante des peuples européens. Le 26 mai, mettons un carton rouge à Macron et donnons le pouvoir au peuple. Vive le peuple français et vive la France.