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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 21 janvier 2021 67 minContradictoireFond programmatiqueDéfenseSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Opération Barkhane : audition de Florence Parly

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France reste-t-elle engagée au Sahel après 8 ans ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les succès tactiques concrets de Barkhane ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi les progrès politiques ne suivent-ils pas les avancées militaires ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les forces locales du G5 Sahel sont-elles capables de prendre le relais ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Le soutien des alliés européens est-il à la hauteur des attentes ?

  • 13:00RelanceRéponse partielle

    Faut-il revoir les objectifs politiques et stratégiques de l'opération ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

tout d'abord je souhaite rappeler que serval puis barkan ont permis d'éviter que les djihadistes prennent le pouvoir ou qu'ils réussissent à établir un sanctuaire sur une partie du territoire malien même si bien sûr les populations sont toujours exposés au centre du mali à des violences endémiques mais enfin faut quand même se souvenir le premier résultat de cette opération à savoir que l'intervention française qui s'est faite à la demande du gouvernement malien de l'époque c'est toutes les choses qu'il faut savoir rappeler a permis donc d'éviter que nous ayons en plein coeur de ce ca l1 pouvoir rpt djihadistes qui aurait certainement influencé l'évolution politique notamment du maghreb qui est bien proche par ailleurs cette opération barkan a et ça a été du reste confirmée au cours des derniers mois particulièrement a permis d'obtenir de très nombreux succès tactique donc nos forces armées ont véritablement donné le meilleur d'elle-même des cibles djihadistes de haut rang pu être neutralisé l'effort supplémentaire qui a été accompli depuis le sommet de pau a permis de porter des coups sévères à l'oeil js l'état islamique au grand sahara et encore plus récemment il faut pouvoir saluer les résultats remarquables ont été obtenus dans le cadre de l'opération bourrasques troisièmement il faut bien comprendre que ces opérations s'inscrivent dans ce que l'on appelle le temps long c'est à dire que ce ne sont pas des opérations est clair comme on a pu en vivre par ailleurs sur d'autres territoires il est bien née et malheureusement fort probable que la poussée djihadistes reprendre et immédiatement en cas de départ de nos troupes avec un risque de plus en plus forts de contagion vers le golfe de guinée donc ce sont des résultats qu'il faut bien avoir en tête pour mesurer déjà les efforts accomplis les situations que nous avons pu éviter et ce qui ne nous empêche pas de nous interroger celui de se poser un certain nombre de questions auxquelles je voudrais venir maintenant en effet les raisons de ce caractère non pérenne de nos succès ne sont pas militaires j'ai évoqué encore une fois les succès que nous forçons ont remporté elles sont essentiellement de notre point de vue politique et institutionnelle d'une part les progrès politiques dont dépend la résolution définitive de la crise sont loin d'être allé au même rythme que les avancées militaires or tous nos collègues ça bien ici qu'il n'y a pas de solution militaire sans solution politique l'accord d'alger n'a été que très partiellement mise en oeuvre est bien pire nous sommes en quelque sorte revenus en 2013 avec le coup d'état militaire au mali est un processus démocratique qui repart de zéro et en tous les cas qui n'est pas assez lentement de notre point de vue et l'on sait que l'une des causes essentielles des difficultés que rencontre ce pays c'est l'absence d'état l'absence d'état dans de très vaste zone au nord et au centre et en l'absence d'état évidemment on prépare le terreau à toutes les formes de djihadisme qui se répandent dans la région par ailleurs les forces locales les armées locales et notamment celle du g5 sahel malgré un courage indéniable est magnifique et malgré les pertes énormes que ces fortes subies ce sont encore loin on est là pour se dire la vérité sont encore loin de prendre la relève de nos soldats pour affronter les djihadistes certes l'armée malienne a progressé l'armée tchadienne entre depuis bien longtemps son courage la force conjointe du g5 ça elle prend lentement ses marques quand on a eu l'occasion d'y aller on a vu et des efforts conséquents tu étais encore accompli depuis mais on sait très bien que là encore on n'est pas exactement au niveau qui permettrait de substituer ses forces locales à la présence française tout ceci n'est malheureusement pas suffisant d'un autre côté le soutien de nos alliés là aussi on va dire les choses telles que nous les pensons ici laisse le soutien de nos alliés n'est pas non plus celui que nous espérions etc à de nombreuses reprises nous avons quémander en particulier la création de la force takouba à constituer une avance certaine c'est une avance certaine et c'est bien car c'est aussi un embryon d'une europe de la défense que l'on évoque et au moins une prise de conscience d'un certain nombre de pays européens que la sécurité c'est pas simplement de surveiller la russie d'un oeil mais que c'est ce qui se passe au sud est aussi tout aussi inquiétant mais disons les choses les partenaires européens qui veulent nous rejoindre ne se bousculent pas et si je compare de le chiffre des forces présentes à nos côtés et le fait qu'en europe on a deux millions de d'hommes de femmes en sous statut militaire voyez la différence et on se sent parfois un petit peu seul même si encore une fois il convient de saluer les efforts et personnellement les efforts que vous avez fait madame la ministre pour attirer dans ses opérations à la fois des matériels et équipements je pense aux hélicoptères danois hélicoptère shinook aussi anglais les nouveaux contingents suédois tchèques etc qui arrive tout ceci va dans le bon sens mais j'allais dire que le gros de l'effort est quand même consenti par les forces françaises enfin et c'est un autre sujet dont la non la commission a la responsabilité cette fameuse approche 3d diplomatie défense et développement restent pour l'instant de notre point de vue très incantatoire le développement est d'ailleurs très lié à la bonne gouvernance qu'il faut bien le dire avec des mots choisis reste souvent un voeu pieux et donc madame la ministre nos interrogations tournent autour de ces problématiques parce que je souhaite le rappeler ici nous n'oublions pas en ce qui concerne les parlementaires et notamment les plus anciens dont je suis que nous avons nous mêmes une responsabilité dans la présence de nos forces nous avons voté la prolongation de quatre mois et même si d'autres votes ne sont pas intervenus mais celles et ceux qui ont voté sont donc quelque part responsable de la sécurité et de la présence de nos forces armées auxerre alors notre principale interrogation l'alléguait elle sort de ces constatations la fin de la crise du sahel dépend in fine est d'une évolution politique qui va peut-être mettre des années pour ne pas dire des décennies car certains experts nous disent ce sont les affrontements et dépasse très largement la naissance du jihadisme et ce sont des querelles qui sont ancestrales entre certains peuples certains clans certaines régions et donc est ce que pendant tout ce temps nous allons devoir rester engagés dans les conditions actuelles c'est à dire avec des milliers d'hommes avec plus ou moins de 5000 hommes vous allez nous préciser alors certes circule l'information selon lequel le président de la république et vous même allez décider de diminuer de 5 ou 6 enfin je sais pas les chiffres qui seront au final évoqué ça nous apparaît j'allais presque dire comme une mesure de management mais ce n'est pas un objectif final quel 5 ou 600 hommes c'est parce qu'ils changent le destin des des 5000 qui resteront et est-ce qu'il faut donc pas revoir nos objectifs politiques et nos objectifs stratégiques dans un sens plus réaliste et adapter notre dispositif en conséquence oui moi j'ai souhaité que cette audition ait lieu au fond des questions et que ce débat vous soit utile parce que si c'est pour faire des constatations qu'on lit partout nous ont dit les choses telles qu on les ressent c'est une interrogation d'autant plus forte à la suite des événements récents même si le sondage comme tous les sondages peut être contesté discuter un récent sondage fait état d'une opposition désormais majoritaire des français à l'opération et les élus qui sont là et qui viennent de toutes sortes de territoires peuvent évoquer les questionnements ont selon le voit sur les réseaux que faites vous là bas rapatrier nos hommes forts on connaît bien et vous les avez aussi ces questions en écho et puis il ya aussi la question très lourd du budget de que cela représente c'est plus qu'un million par jour certains parlent 2 millions à millions en tous les cas c'est une dépense conséquente pour le budget à un moment où par ailleurs nos forces sont évidemment besoin de moyens alors nous aimerions madame la ministre que vous puissiez revenir sur cette question des objectifs politiques de cette opération même si nous avons bien conscience qu'ils relèvent aussi pour une bonne part de l'action diplomatique de la france et des initiatives du président de la république lui-même mais nous nous lions les deux débats parce que sans ça si c'est uniquement sur le la la constatation des efforts militaires nous les saluons et nous leur rendons hommage et on trouve qu'effectivement ils font ce qu'il ya de mieux en la matière mais encore une fois c'est en termes politiques que cette opération doit doit trouver une solution la décision de retrouver le niveau des effectifs d'il ya un an qui semble déjà prises ne semble pour notre part constitue à elle seule la stratégie et qu'est ce qui va se passer si dans un an si dans un an le mali n'a pas avancé d'un pas vers une solution politique globale qu'est ce qui va se passer est ce qu'on sera peut-être plus de morts plus de blessés et avec une classe politique malienne qui nous paraît assez étanche à la nécessité d'organiser plus sévèrement et plus radicalement la concertation et la réconciliation nationale car finalement la problématique est bien cela et donc la question que l'on vous pose c'est est ce que au sommet ne djamena dont on attend beaucoup un certain nombre de conditions de conditions réelles vont être posées à nos partenaires ou bien est-ce qu'on va rester dans cette espèce de sentiment sur lequel les dirigeants africains souhaitent que notre présence demeure mais il n'accomplit ce pas eux mêmes les efforts que l'on est en droit d'attendre de leur part faut assumer cette réconciliation nationale quant à la modification du dispositif est ce qu'on peut imaginer une forme de présence préservant nos intérêts à long terme tout en ménageant davantage la vie de nos soldats jeu vous les 10 ha puis j'ai repris je disais hier encore au gnr c'est très agréable sur une audition dans ces conditions eric vous pouvez voir ce qui convient est ce que c'est une question très importante qui est beaucoup plus matérielles je pense que du reste nos collègues y reviendrons en charge et de tout cela est-ce qu'en matière de sécurité tous les efforts sont faits pour assurer à nos équipes qui partent notamment dans ces convois meurtrier enfin dans ces convois qui enregistre le plus d'accidents est ce que l'on fait tout est ce qu'on utilise les meilleurs matériels les meilleurs blindage 1 est ce qu'il n'ya pas là un réexamen profond à faire pour que on utilise des matériels qui protège au maximum le risque n'est pas zéro mais qui protège au maximum la vie de nos militaires dont nous sommes collectivement comptables ici colonel important a plaidé devant nous pour un engagement moins visibles on connaît ses prises de position qui du reste a frappée plus fort si la menace dépasse à nouveau un certain seuil on peut se poser également la question de notre présence au tchad est ce qu'un redéploiement ne supposerait pas de réactiver une forme d'opération épervier puisqu'en fait barkan a absorbé l'opération épervier d'autres questions ne peuvent être élus d'éluder nos militaires en particulier les forces spéciales est ce qu'elle ne perde pas au sahel l'expérience de la très haute intensité enfin ça c'est on est vraiment d'europe dans le creux de l'actualité d'aujourd'hui qu'elle sera de nouveau de votre point de vue là proches de la nouvelle administration byden sur ces questions puisque on sait très bien que on a véritablement besoin d'un appui tactique et logistiques importants de la part de la part de nos amis américains voilà quelques questions il y en aura certainement d'autres dans le débat merci encore une fois d'avoir accepté ce débat qui ne se veut absolument pas offensif à l'endroit du gouvernement et singulièrement pas votre endroit parce que vous je sais le combat que vous menez à la fois pour la sécurité de nos troupes vos visites fréquentes les conditions d'information que vous êtes très informés de ce qui se passe et mais je pense que le parlement ne peut pas rester absent de ce sujet parce que on peut se souvenir du syndrome qui avaient frappé l'opinion publique au lendemain des tristes événements d'afghanistan ou brusquement l'opinion a décroché et a quasiment exiger du président de la république de l'époque de se dégager de l'afghanistan est donc là on sait les conséquences que cela peut avoir moi je dis souvent regarder une carte géographique regarder si jamais le mali tongs ce qui se passe tout autour tout autour au nord c'est juste la frontière sud de l'europe et de la france ce qui n'est quand même pas négligeable donc voilà pourquoi ensemble et dans la profondeur j'allais dire du débat nous souhaitons poser les vraies questions à voir vos éléments de réponse pour que ce débat du 9 octobre auquel le président et la conférence des présidents qui s'est tenue tout à l'heure vient d'accorder exceptionnellement à droite parole de tous les groupes donc on va avoir le débat habituel c'est-à-dire les seize questions à deux minutes enfin l'intervention de la commission puisque c'est la commission qui a demandé le débat mais après donc exceptionnellement les groupes vont pouvoir s'exprimer avec un temps de parole ce qui va permettre à chacun de vous donner l'écho de ce que pensent les sénateurs qui je le rappelle vous ont toujours soutenu et ont toujours soutenu les initiatives du président république et du gouvernement quant à l'opération barkan et je précise juste avant de vous de vous c'est à paroles que nous aurons une petite question qui n'a strictement rien qui n'a strictement aussi du rsa avoirs concerne l'actualisation de la lpm parce que finalement on n'a pas été informé de ce qui s'est passé au 31 décembre de cette année concernant le gel d'un certain nombre de crédits donc ça c'est mais c'est en questions diverses se dire voilà madame amis je vous laisse la parole et puis après comme nous en avons l'habitude nous aurons nous engageons le débat le président mesdames et messieurs les sénateurs permettez-moi d'abord de vous renouveler tous mes voeux de bonne année et en cette première édition première audition par don de 7 de cette commission je voulais aussi vous dire combien je considérais que cet échange sur l'opération barkan était légitime un an après le sommet de pau je crois qu'on est fait le débat est utile alors comme vous monsieur le président vous comprendrez que je ne puisse pas entamer cet échange avec votre commission sans rendre hommage à nos soldats qui consacre et qui donnent leur vie à ce combat et je ne peux pas commencer sans évoquer les noms du sergent-chef yvonne huisne du mais rachat des logis tannerie maori du brigadier chef loïc risser deux brigadiers quentin pocher du brigadier dorian issakhanian 5 militaire mort pour la france tomber pour nous protéger cinq noms qui résonneront à jamais dans nos mémoires nous leur avons rendu hommage au début du mois de janvier à thierville sur meuse puis à haguenau et je souhaite remercier ceux d'entre vous qui étaient présents pour leur rendre cet hommage le temps de l'hommage est infinie et aujourd'hui je crois qu'on ait fait le plus bel hommage que nous puissions leur rendre c'est d'expliquer au mieux quel est ce combat pour lequel ils sont tombés et quelle est cette mission en laquelle il croyait temps je ne suis pas sûr d'épuiser toutes les questions monsieur le président que vous avez posé dans votre propos liminaire mais je sais que les questions ultérieure me permettront de compléter ma réponse je souhaiterais d'abord rappeler pourquoi nous sommes au mali depuis huit ans ça fait donc huit ans que nous sommes engagés et sur le papier huit années d'engagement c'est conséquent il ne faut donc jamais perdre de vue les raisons et les objectifs de cet engagement alors je voudrais commencer par quelques 16 simples que vous connaissez par coeur mais qu'il me semble néanmoins indispensable de rappeler dans le cadre de cette audition pourquoi sommes-nous intervenus au mali parce que les autorités maliennes nous on demandé parce qu'en 2013 alors que des colonnes djihadistes foncé sur bamako les autorités maliennes nous ont appelés à l'aide afin d'éviter comme vous l'avez dit monsieur le président la chute de leur état et son naufrage dans le terrorisme islamiste alors pourquoi après 8 en sommes nous toujours au mali parce que le mali et ses voisins le niger le tchad la mauritanie le burkina faso nous le demandent toujours ce sont les voeux qu'ils ont renouvelé sans ambiguïté avec vigueur au sommet de pau il ya exactement un an parce que le combattre le terrorisme au mali et plus largement au sahel c'est la deuxième raison c'est protéger les citoyens français et européens alors au sahel la france et ses partenaires ont deux ennemis il s'appelle d'esch et al qaïda et à vrai dire peu importe les acronymes et des noms exacts de leurs filiales locales ce sont bien nos dont il s'agit deux multinationales du jihadisme qui n'hésite pas à déstabiliser les états à soumettre les populations et à cibler de manière indiscriminée civile pour parvenir à leurs fins ce sont deux multinationales djihadistes qui veulent aussi combattre la france et les français partout où ils le peuvent comme le prouve toute leur publication qui sont des publications haineuse comme vous le savez il rappelé en août que ce sont eux qui ont fomenté les attentats de ouagadougou et de grand bassam en 2016 les attentats qui ont tué indistinctement des français des européens et des personnes d'autres nationalités des français qui étaient à la terrasse d'un café qui était en vacances à la plage bien qu était là tout simplement pour travailler des français qui ont été froidement assassiné d'une balle dans la tête et voilà leur idéologie mortifère infligé le règne du chaos et de la terreur au sahel donc la france se bat contre des terroristes qui torturent et qui assassinent des sommes qu'ils violent des femmes et qui tuent des enfants c'est ça la réalité et c'est pour cela que nous nous battons si des ch et al qaïda s'empare du sel s'ils en font un sanctuaire alors il y à un risque de les voir s'étendre du sahel à toute l'afrique de l'ouest il ya aussi un risque de voir la région déstabilisée devenir une sorte de base arrière de multinationales terroristes qui par ailleurs menace publiquement notre pays une base arrière où il serait possible d'entraîner des djihadistes et de préparer de nouveaux attentats on a d'ailleurs déjà vu ce que cela a donné en afghanistan avant 2001 au levant avant 2014 et cela c'est évidemment un risque pour la france et pour l'europe nous ne voulons pas que le sahel devienne une sorte d'académie du terrorisme et c'est parce que nos partenaires européens partage pleinement cette évaluation qu'ils s'investissent chaque jour un peu plus au sahel chacun selon ses moyens ses traditions où ces pratiques cette mobilisation croissante de nos partenaires européens ainsi qu internationaux a été accéléré vous l'avez souligné monsieur le président par le sommet de pau qui a été provoqué par le président de la république il y a un an alors que nous sortions d'une série de revers et d' attaques contre les armées maliennes et nigériennes ce sommet nous a d'abord permis de fédérer les volontés les pays du sahel ont en effet exprimé leur adhésion et leur détermination politique à conduire ce combat avec l'aide de la france et depuis pau l'engagement des sahéliens ne sait plus démenti ce sommet nous a aussi permis de mobiliser la communauté internationale autour des enjeux sécuritaire au sahel et de la nécessaire montée en puissance des forces armées locales ce qui constitue aujourd'hui la kz majeurs de notre action je vais y revenir enfin ce sommet nous a permis d'inscrire formellement notre action dans une stratégie globale qui se déroule en quatre temps ce sont les fameux quatre piliers du sommet de pau lutter contre le libre hommes armés terroristes renforcer les capacités des forces armées des états de la région appuyer un retour de l'état sur tout le territoire et aider au développement car nous le savons tous nous ne parviendrons pas à la paix si nous concentrons uniquement nos efforts sur les opérations militaires nous ne pouvons pas gagner une guerre comme celle ci seulement si je puis dire en neutralisant les terroristes car avec le temps il se régénère nous devons réussir à transformer les gains tactiques chèrement acquis sur le terrain en progrès politiques économiques et sociaux car l'objectif de l'action militaire c'est de préparer le terrain et de créer un espace pour l'action politique et pour le développement alors aujourd'hui c'est à dire un an après le sommet de pau les premiers résultats sont là la situation s'est améliorée je le dis évidemment avec une extrême prudence mais néanmoins nous voyons plusieurs signaux positifs qui doivent nous encourager et vous m'offrez monsieur le président la possibilité peut-être d'exposer un peu plus dans le détail certaines actions concrètes que nous menons je voudrais notamment revenir sur une initiative qui est née du sommet de peau et qui s'appelle ménaka sans armes c'est une initiative qui est menée conjointement par les forces armées maliennes les groupes armés signataires de l'accord pour la paix et la réconciliation au mali signé en 2015 ainsi qu'avec l'appui des nations unies et de la force barkan cette initiative vise à réduire l'insécurité dans la ville de ménaka la sécurité que vous connaissez bien car il s'agissait jusqu'à récemment d'un bastions des terroristes dans la région des trois frontières concrètement des femmes à des forces armées yen et des casques bleus patrouillent dans la ville il assure une présence à la fois dissuasive et préventif en ce début d'année 2021 la population les autorités les acteurs locaux les partenaires sont unanimes les résultats de cette initiative sont encourageants et je vous livrerai juste une phrase d'un malien représentant la société civile locale qui a déclaré à l'agencé france presse la chose suivante ouvrez les guillemets avant à ménaka les gens ne dormait pas ils ne savaient pas à quoi s'en tenir maintenant on arrive à dormir même si la peur persiste je voudrais maintenant vous dire quelques mots de la force takouba qui a été lancé avec nos partenaires européens en mars de l'année dernière là aussi où il y beaucoup de choses sur cette force et je voudrais profiter de l'opportunité que vous m'offrez pour décrire peut-être plus précisément ce que fait cette force comment elle est organisée comment elle opère c'est donc une force complètement nouvelle qui est composé de forces spéciales européennes qui est destiné à entraîner puis accompagné les forces maliennes dans leur combat contre leur contre le terrorisme alors concrètement comment cela marche il ya d'une part l'entraînement que faisons nous nous partageons nos savoir-faire notre savoir être les actes réflexe d'un combattant avec les forces maliennes nous les entraînons à se déplacer se protéger et réagir en cas d' attaque nous revoyons aussi le maniement des armes nous les formons au respect des règles du droit international humanitaire et du droit des conflits armés ce qui est plus novateur c'est l'accompagnement au combat en trois temps nous leur apprenons à planifier une opération à la conduire sur le terrain et à en tirer une expérience une analyse après action concrètement nous combattons ensemble les maliens avant ce temps binôme avec les militaires européens les apprennent à utiliser le réseau radio coordonner les capacités dont il dispose planifiez les ravitaillements en eau ou en essence est évidemment engager une action de combat contre les terroristes c'est donc une formation qui est conduite de bout en bout du premier jour d'engagement jusqu'à l'épreuve du feu takouba c'est aujourd'hui huit pays européens partenaires mobilisés à nos côtés la suède la république tchèque l'estonie l'italie le danemark portugal la belgique et les pays bas et par ailleurs il faut rappeler que nous sommes politiquement soutenue par l'allemagne la norvège et la grande-bretagne alors depuis le 15 juillet takouba est une réalité opérationnelle et a entamé sa mission auprès des forces armées maliennes avec un premier déploiement qui franco estoniens qui est composé d'une cinquantaine de militaires 28 français 22 estonien est ce ce ce groupe franco estonien a été engagé dans des opérations majeures notamment les dernières que vous avez rappelé menée par barkan à partir du mois d'octobre et a elle aussi on lui aussi participé à la saisie de matériel des groupes terroristes le premier baptême du feu de la force a été réalisée si je puis dire il ya quelques jours dans la région dans son go près de la frontière du mali et du niger la force en est sortie victorieuse est par ailleurs le groupe franco tchèque vient d'achever son déploiement et a déjà entamé son entraînement avec une unité malienne il sera d'ailleurs bientôt engager à son tour en opération quant au contingent suédois il a également consomme ont commencé son déploiement et il monte en puissance il sera composé d'environ 150 militaires il sera stationné à ménaka il comprendra trois hélicoptères de manoeuvre un avion de transport tactique un groupe de forces spéciales qui sera donc en mesure d'intervenir rapidement dans n'importe quel point de la région des trois frontières complété d'une équipe chirurgicale il sera au complet dans quelques semaines par ailleurs d'autres contributions sont annoncées pour les prochains mois notamment de la part du danemark du portugal de l'ukraine de la grèce de la hongrie et de l'italie dont je voudrais préciser que son parlement a autorisé en juillet le déploiement d'un contingent pouvant aller jusqu'à 200 militaires et huit hélicoptères de manoeuvre l'italie poursuit actuellement ses travaux de planification en vue d'un déploiement à partir du mois de mars de cette année bakouba vous l'avez compris est et continuera d'être une priorité pour les armées en 2021 comme l'est la formation des forces armées sahélienne en effet là aussi je voudrais que l'on aurait me remets morion quelques chiffres car depuis 2014 ce sont dix sept mille soldats du g5 sahel qui ont été formés au combat par la force barkan dont 6000 au cours de la seule année 2000 20 c'est à dire trois fois plus que les années précédentes alors je ne vous ai pas parlé la force conjointe du g5 sahel mais je suis certaine que nous pourrons l'évoqué dans le cadre de vos questions j'en viens donc au mot de la fin au sel la france n'a pas d'agenda caché nous avons un seul objectif lutter contre le terrorisme comme nous le faisons d'ailleurs au levant alors moi aussi je lis la presse et je voudrais redire avec force de vente votre commission que dire que la france est englué dans une guerre sans fin est faux nous l'avons dit nous l'avons répété avec nos partenaires internationaux notre présence n'est certainement pas éternel et nous ne resterons que le temps nécessaire pour que les forces armées de nos amis et partenaires sahélien soit en mesure de mener ce combat elle même et pas un jour de plus c'est l'objectif vers lequel nos efforts collectifs convergent et comme le président de la république a eu l'occasion de le dire hier lors de ses voeux aux armées je le cite les résultats obtenus par nos forces au sahel conjugué à l'intervention plus importante de nos partenaires européens vont nous permettre d'ajuster notre effort nous aurons l'occasion de faire un bilan complet et détaillé de notre action lors du sommet de n'djamena nous aurons l'occasion de discuter avec nos partenaires et nos alliés des orientations que nous souhaitons collectivement donner à notre engagement pour les mois à venir aujourd'hui je crois que si nous disions aux français que leur sécurité serait mieux prises en compte si tous nos soldats de barkan rentrait deux mains si nous disions cela aux français eh bien je crois que nous ne dirions pas la vérité même si je leur dis haut et fort notre présence n'est pas éternel voilà monsieur le président mesdames et messieurs les sénateurs vous remercie de votre attention et je suis évidemment prêt à répondre à vos questions ainsi que celles que vous m'avez déjà posée merci ma mamie nice pour ces exposés qui trace le le cadre de neutre réflexion qui réaffirme un certain nombre de constatations sur lequel nous sommes d'accord mais certainement on va aller plus loin comme j'ai un nombre assez conséquent d'intervenants on va faire deux groupes pour que les choses restent quand même à peu près incompréhensible donc on va prendre un prendre six premiers intervenants cédric perrin merci monsieur le président la ministre madame lemieux vous avez commencé votre propre vos propos rendant hommage à nos militaires aux enfants de la france qui ont qui sont tombés pour notre sécurité mais aussi vous l'avez rappelé je pense que c'est important pour la protection de l'europe attire ville sur meuse à haguenau j'étais présent vos côtés j'ai vu beaucoup d'émotion beaucoup de tristesse notamment de votre part j'ai vu aussi le poids qui pèse sur vos épaules mais aussi sur nos épaules à tous et cela évidemment a beaucoup marqué et je voulais vous remercier pour les mots justes que vous avez eu à leur endroit on avait un ministre je voulais évidemment abordé des questions plus matérielles enfin qui ont plus a trait au matériel le 4 septembre 2010 est aux universités d'été de la défense à toulon suite à un rapport que notre commission avait rendu vous avez un éboulement dans l'armement des drones vous avez décidé de permettre cette évolution aujourd'hui à barkan lusage des drones armés est un atout évidemment remarquable est saluée de tous à mon goût un peu trop caché mais c'est ainsi en tout cas pas suffisamment mis en avant cependant nous sommes loin d'une totale efficacité puisque une autorisation de vol des deux derniers systèmes blocs 5 n'est pas encore effective et que pour l'instant ils sont toujours cloués au sol et que comme l'indiquent le la diapo qui figure ici seuls trois drones sont opérationnels ensuite la livraison du patroller au 61ème régiment d'artillerie et semble décalé vous l'avais dit à l'assemblée nationale à 2022 alors ma première question c'est comment est ce que vous comptez combler le retard de la france dans le domaine des drones puisque on a quand même quelques quelques petits sujets autres sujets importants concernant les zones les drones c'est ce sont les événements du haut karabakh qui ont vu l'utilisation de drones suicide turc et israélien à mi chemin entre des missiles et des drones l'azerbaïdjan à l'azerbaïdjan pardon a su se constituer une petite flotte de drones capables d'effectuer presque l'émission d'une aviation de combat mais pour beaucoup moins cher et parfois pour des pertes humaines moins importante jamais des drones ont autant détruit en un seul en une seule campagne il se démocratise et offre un des adversaires ayant peu de moyens la possibilité de se mettre au niveau depuis les événements du haut karabakh les doctrines changer les britanniques notamment évolué vers plus de drones moins cher alors comment est ce que vous pensez pouvoir adapter nos systèmes de défense sol air à cette nouvelle menace et comment faire face à cette évolution qui que je pourrais presque parfois qualifiée de low cost enfin dernière question c'est de prison nous permet maintenant la ministre sur un sujet sensible en ce moment et qui me semble important d'aborder loin évidemment de toute polémique c'est là évidemment lalano perte de deux militaires sur barkan sont souvent liés à des idées auxquelles sont confrontés nos bébés elle or d'après les informations dont je dispose nouvelle belle mk1 mais je ne parle pas des ultima doivent recevoir de nouveaux kits de blindage contre les mines et les yeux d or à ce jour aucun n'a encore été équipés mais les commandes semblent dater de 2016 l'équipe semble disponible mais l'industrie semble beaucoup tardé ou en tout cas a pris beaucoup de retard je veux vraiment que je souhaite vraiment qu'on différencie les mk et les ultimes alger utilise une quinzaine sont ceux qu'on utilise analyse et ultima sont ceux que nous devrions percevoir dans quelques temps évidemment personne ne peut dire si avec de tel kit kit de blindage nos bébés l'aurep résisté mais rien n'a elle ne rien faire ce serait évidemment en pire que tout on ne peut que regretter le retard donc pris par les industries est le sixième mais informations sont justes et tous les programmes tous les programmes prennent du retard mais tous n'ont potentiellement pas les mêmes conséquences voilà les questions que je voulais vous poser merci beaucoup merci c'est une question importante qui les rejoint celle que j'avais posé sur la sécurité nous sommes notamment pendant les temps de transport ou la plupart des accidents sont intervenus olivier cadic alors kate en séance oui c'est monsieur le président madame la ministre je veux tout d'abord vous remercier pour la force et la hauteur de votre propos introductif le groupe union centriste s'associe à l'hommage que vous avez rendu à nos soldats tombés au combat jeu également quand c'est le propos par le fait le groupe union centriste vous remercie sincèrement pour la décision courageuse de ne pas autoriser la prise de contrôle par l'américain teledyne de la société photonis fleuron froide en français de la vision nocturne je voudrais également vous sensibiliser sur la suppression envisagée alité par le mr l'intérieur du poste d'expert fraude et immigration à douala ce serait un point d'affaiblissement majeur car le poids port de douala dispose d'une importance stratégique en manière de logis sans matière de logistique pour approvisionner nos forces armées au sahel comme j'ai pu le constater en décembre dernier à faya largeau puisqu'il s'agit d'une décision interministérielle je relaye l'inquiétude émanant de notre poste diplomatique au cameroun pour que vous puissiez alerté le ministre de l'intérieur sur les effets potentiellement négatifs de ce choix lors de ma visite de la zone de commandement barkan à n'djamena le mois dernier j'ai eu l'opportunité de saluer nos forces pour leurs remarquables résultats obtenus face au terrorisme en 2020 et rendu hommage à leur sacrifice et leur dévouement quotidien nos militaires soulignent l'engagement collectif au sahel où la france n'est pas seule à agir grâce à l'impulsion donnée par le président de la république le sahel est aujourd'hui un laboratoire pour permettre à l'union européenne de démontrer sa capacité à peser sur le rétablissement de la paix et de la sécurité et nos populations conseil formation militaire vous l'avez évoqué engagements opérationnels qui sait que l'allemagne par exemple compte près de 1000 hommes engagés dans la mini semant la france est aussi engagée aux côtés des armes et du g5 scellent leur connaissance du terrain et des populations locales est fondamental pour rétablir la paix dans la région apaiser les séparatismes et chasser le terrorisme mes interrogations sont simples huit ans après le début de l'opération barkan quel regard portez-vous sur le niveau d'implication des forces armées des pays du g5 sel quels sont les progrès concrets que vous avez observé dans leurs engagements opérationnels je remercie jeu intervenant bien calibré son propos de telle sorte que la longue liste d'intervenants puissent être évoquées que la ministre ait le temps de répondre dans le temps qu'elle nous a party madame raymond pas verrou par visioconférence ah non pardon c'est olivier cigolotti non non je m'étais trompé de bolivie cigolotti puis après isabelle qui se prépare qui prépare son matériel merci président merci madame la ministre de votre présence parmi nous cet après midi pour évoquer un sujet qui est important pour l'ensemble des groupes politiques de notre de notre assemblée l'histoire de ces dernières décennies madame la ministre ou démontre qu'il est difficile pour des forces conventionnelles pour des forces occidentales de remporter des victoires importantes dans des conflits asymétriques les exemples sont nombreux qu'il s'agisse du vietnam de l'indochine de l'aghanistan que vous avez cités dans votre propos introductif au sel le conflit originelle s'est transformé en une pluralité parfois de conflit interethnique et parfois localiser difficile effectivement comme vous l'avez dit comme l'a évoqué notre président de gagner la guerre lorsque l'état est perçue souvent comme prédateur et non pas comme protecteur nos forces et nous tenons à le rappeler avec force et conviction font un travail remarquable et remporte de nombreuses victoires parfois au prix du sacrifice suprême malheureusement face à une certaine forme de lâcheté des groupes armés terroristes qui utilisent de plus en plus régulièrement des yeux des ans ma question est très directe madame la ministre mais lorsque l'on connaît l'intérêt de la turquie pour cette zone du monde n'y at il pas un lien entre l'intensification de l'utilisation des désirs des et l'arrivée notamment dans le sud libyen de mercenaires syrien à la solde de la turquie voilà merci merci olivier alors ils avaient vraiment pas verrou très monsieur le président je me vois bien entendu à l'hommage qui est rendu aux soldats morts pour la france mais surtout à nos soldats également de la force par cannes qui ont il faut le dire une parfaite maîtrise qui leur permet d'accomplir des missions qui sont délicates de grande intensité contre des cibles de haute valeur en milieu extrême avec des résultats mais aujourd'hui nous sommes au coeur d'une crise sanitaire économique inédite et qui crée des rapports de force entre les différents états dans de nouveaux espaces et qui affaiblissent également certains pays avec des inégalités des peurs qui sont alimentés qui font le berceau de changements souvent avec des réactions d'une extrême violence nous sommes aujourd'hui face à des choix qui sont stratégiques et nous ne pouvons pas laisser le champ libre aux groupes armés terroristes d'ailleurs le président l'avait dit il ya un an les résultats qui sont obtenues par nos forces conjuguées à l'intervention plus importante de nos partenaires européens vont nous permettre de pouvoir ajuster nos efforts ne croyez-vous pas madame la ministre qu'il est aujourd'hui impératif nécessaire de se donner les moyens de communiquer d'insister davantage sur les progrès malgré les pertes permis par cette force et faire percevoir davantage à l'opinion les enjeux de non intervention militaire au sahel face aux différentes interrogations de la population merci merci à ben alors richard yong merci monsieur le président madame la ministre nos résultats militaires sont finalement meilleures que ce que l'on dit et on a porté des coups rudes aux différentes aux différentes formations et en particulier un nombre important de chefs de différentes katiba et de différents mouvements ont été tués mais on le sait en fait nous combattons une forme de guérilla se sont ce n'est pas une guerre traditionnelle classique vous avez un groupe de sept ou huit personnes qui se promènent avec des hans est en fait une katiba qui est déguisé et nous devons nous devons faire face à cela donc le la victoire militaire est difficile d'autant que les mouvements que nous combattons sont multiples à côté des deux grands que vous avez cité le gsm et l'état islamique il y à une foule de mouvements petits moyens qu'ils ont tous des objectifs différents il ya ceux qui veulent rétablir le califat il ya ceux qui veulent l'indépendance de l'azawad il ya ceux qui veulent créer leur propre zone de d'activité etc etc c'est donc difficile de trouver une voie d'autant que pendant les huit années je crois où il a été au pouvoir ib cas que nous avons soutenu que tous soutenu n'a rien fait politiquement faut bien le dire les accords d'alger sont resté quasiment lettre morte et les gens du nord du mali ont raison de protester contre le fait que rien n'a été fait pour alors voilà on a une situation de militaires que je viens de décrire on a une situation politique qui est bloqué et pourtant on sait qu'à un moment donné on devra discuter avec la partie adverse négocier je ne sais pas mais discuter il n'y a pas de conflit qui ne se résolvent pas à travers une discussion donc ma question madame la ministre quels sont vos réflexions en la matière merci richard je vais prendre deux derniers intervenants pour cette première salve hélène conway puis yannick vaugrenard hélène et merci monsieur le président madame la ministre je m'associe bien sûr au nom de pas personnellement et au nom de mon groupe à l'hommage appuyé vous avez rendu au sang versé par par nos soldats bon aujourd'hui l'opération marque anne n'est pas une opération de défense au de protection de territoire mais de l'affaiblissement d'un ennemi que vous avez nommés très clairement dans une opération dans laquelle nous nous rencontrons certain succès encourageant depuis quelques temps notre collègue richard young vient de rappeler est donc le moment n'est peut-être pas forcément opportun de parler de désengagement qui pourrait finalement redonné espoir à notre ennemi un moment où nous pourrions être en position de force en même temps il est naturel qu'après 8 en engagement croissant avec un coût très important nous ayons un débat une réflexion ici aujourd'hui et le 9 février dans l'hémicycle alors j'aimerais vous questionner sur les équipements et le dire que peut-être nous pourrions être présent mais présente différemment c'est peut-être que le président de la république a souhaité annoncer hier dans les voeux qu'il a présentés aux armées puisque il a dit que l'effort de bach canal être ajustés sais pas si vous pouvez peut-être le donner quelques indications savoir comment cela va se traduire dans les fêtes et aussi pourquoi maintenant dont cédric perrin a soulevé la question essentielle du blindage et d'insécurité de nos vbl l'utilisation des drones aussi notamment d'une tactique patroller vrai je voudrais simplement vous questionner sur nos moyens de renseignement est ce que ceux ci vont être augmentés renforcer nos moyens de liaison et aussi de détection des idées par image et imagerie radar qui fait l'objet de l'étude depuis déjà quelques années et enfin nous avons deux avions légers de surveillance et de reconnaissance qui ont été livrées à evreux en août et en décembre 2020 donc j'aimerais savoir si et quand ils seront déployés et quand seront ils opérationnels sur le théâtre sahélien je remercie merci m yannick vaugrenard pour terminer cette première série merci monsieur le président merci madame la ministre de ces compléments d'information que vous nous avez apporté cet après midi je pense que peu d'entre nous se serait imaginé ou à 6 8 ans que nous serions encore présent peut-être au sahel aujourd'hui avec 57 tués qui sont morts pour que nous puissions continuer de vivre le plus librement possible s'était rappelée par hélène tout de suite le président de la république à l'occasion des voeux aux armées à brest a utilisé le terme que le fait que les efforts militaires de la france dans la région allait être ajustée la question qu à ce moment là que nous pouvons nous poser c'est sous quelles conditions ou est-ce que c'est quoi qu'il en coûte 2e le questionnement c'est par rapport à ce qu'a dit voici quelques temps le général lecointe qui nécessitent je crois de la part de la france peut-être de vous même une explication générale coin disait la chose suivante il ya effectivement un positionnement de principe de la france qui considère que ne négocie pas avec des terroristes mais il faudra bien trouver une solution politique ce que chacun conçoit depuis le début de ce conflit pour moi ce n'est pas une question morale on ne pourra pas faire la paix au mali sans audace de réconciliation bien sûr là où je suis interrogatif c'est qu'ils rajoutent qui dépassent les critères occidentaux donc ça a été rappelé tout à l'heure il faut tout faire pour que les dieux à 10 ne reprennent par le pouvoir quelles sont les formes de réconciliation qui dépasserait les critères occidentaux je vous pouvez me répondre à la ministre voilà on est des questions assez précises auxquelles je vous propose de répondre si vous le voulez bien préférence global regroupés comme vous le souhaitez lien pour commencer peut-être un point de méthodes monsieur le président mesdames et messieurs les sénateurs je ne suis pas certain de pouvoir répondre à toutes vos questions aujourd'hui dans la mesure où vous l'avez noté il y a un rendez vous très important avec le sommet de n'djamena et je pense que ce n'est pas du tout faire injure au parlement que de dire que ces questions doivent d'abord être partagées avec les pays concernés je les dis dans mon propos liminaire c'est à leur demande que nous sommes présents donc c'est aussi au terme d'un échange certes la discussion et permanente mais je crois que à un an après le sommet de peau c'est une discussion d'une nature très formelle est importante que qui aura lieu et donc je ne pourrais je préfère vous le dire d'emblée vous donner des détails sur des ajustements qui ont vocation à faire l'objet de discussions avec tout d'abord nos partenaires sahéliens et bien sûr nos partenaires européens donc ce n'est pas mauvaise volonté de ma part je suis évidemment à votre disposition dès que ce sommet aura eu lieu pour que nous rédigions je crois que la date de notre débat permettra de le faire mais aujourd'hui je ne suis pas en situation de partager avec vous ce qui de notre côté ne peut relever que de réflexion qui doivent faire l'objet d'une échange d'un échange avec nos partenaires un sahélien et européens cela étant dit je vais quand même mais force est de répondre au reste alors tout d'abord il me semble avoir couvert un certain nombre de vos questions monsieur le président dans le cadre de mon intervention liminaire il ya aussi un certain nombre de considérations que vous avez évoquées et qu' on ne peut que pleinement partagée en particulier la difficulté à laquelle nous avons tous été confrontés de ne pas pouvoir nous appuyer sur un accords d'alger mises en oeuvre pendant toutes ces années la nécessité de pouvoir s'appuyer sur une véritable volonté politique pour pouvoir avancer à défaut de quoi nous avancer sur le plan militaire n'ont pas l'efficacité que celle ci pourrait avoir j'ai aussi entendu de votre part le regret que et cela remonte à des temps plus anciens certains territoires notamment dans la partie nord du mali finalement rarement eu des contacts avec l'état malien et donc c'est un problème si je puis dire historique et structurelles qui s'ajoutent à une difficulté qui est celle que nous connaissons c'est à dire la propagation du terrorisme dans la région donc sur tous ces éléments là je partage pleinement vos constats et donc j'en viens aux questions que vous avez posé tout d'abord sur la protection de nos forces c'est évidemment une préoccupation absolument majeur nous qui prend plusieurs qui prend plusieurs formes vous l'avez dit le fait que nous puissions disposer de drones désormais armée et un est un acquis est un plus tout à fait considérable je ne sais pas si nous sommes trop discret en toujours est il que du jour où le premier drone c'était il ya c'était en décembre 2019 a été utilisé cela a élargi amplifier notre nos capacités en propre sur le terrain c'est indéniable nous avons en effet de nouveaux drones qui sont arrivés sur le théâtre libyen est tout et c'est aujourd'hui pour que l'ensemble des certificats validation autorisations de vol puisse être donnée afin de pouvoir tirer pleinement parti de ces matériels sur le retard qui a été pris en matière de drones c'est un retard européen vous le savez tous ce retard a vocation à être comblés pour ce qui concerne les drôles mal parlera aux drones mais en attendant nous avons pris un certain nombre d'initiatives en particulier l'armée de terre sera livrée très prochainement de drones de petites de petite taille qui vont nous aider à compléter même si ça ne remplace pas évidemment un drone mâle mais il ya un vocation à compléter notre notre panneau qu au delà de 100 la question du blindage dans un contexte de multiplication des attaques par ed est évidemment je n'ose pas dire reposer parce qu'elle est posée sans cesse il y a eu ces derniers jours compte tenu des événements tragiques auxquels nous avons été confrontés une sorte de coup de projecteur qui a été donnée sur ces attaques par engin explosif improvisé mais je n'ai pas à les planches avec moi mais si je vous montrais le nombre d' attaques qui ont été réalisés en 2019 et 2020 et qui ont touché d'abord les forces armées sahélienne et les populations civiles nous ne sommes pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur et c'est terrible à dire donc ce sont ce sont des attaques quotidiennes ce sont des attaques quotidiennes et non discriminés néanmoins c'est un sujet majeur pour la protection de nos soldats donc il y a plusieurs initiatives qui doivent se conjuguer la première vous l'avez évoqué c'est le fait de pouvoir renforcer le blindage ou la protection des matériels qui sont actuellement disponibles aux salles donc s'agissant en dvd elle marque un des kits de blindage ont été commandés pas en 2016 monsieur sénateur ou alors on parle pas des mêmes ils ont été commandés en 2018 ils sont en train d'être livret pardon je reprends ses kits c'est bien ça sont en train d'être livrés et par conséquent les vbl marque un ainsi renforcées seront acheminés sur le théâtre sahélien par voie aérienne au cours du premier semestre 2021 nous faisons tous vous l'avez compris pour que ce soit le plus rapide possible et en particulier le fait qu'on l'acheminement par voie aérienne est fait pour gagner du temps par rapport à un acheminement par voie maritime et j'en profite d'ailleurs pour dire monsieur le sénateur cadic que j'ai bien pris note de ce qui a été dit sur douala et j'en ferai évidemment pas à mon collègue c'était une parenthèse parce que c'est effectivement tout ce qui transite par voie maritime peut être affectée par cette intention il y à d'autres décisions qui ont été prises pour améliorer la protection contre les yeux d il s'agit des bébés elle 10 ultime ce sont des bébés elle qui ont des structures également renforcé les premières livraisons sont attendues pour le début de l'année prochaine on voit bien donc ce n'est pas une solution si je puis dire à très court terme et donc le avec le chef d'état major des armées nous avons dansé une réflexion pour essayer de modifier également usage qui est fait des véhicules blindés légers qui reste des véhicules comme leurs noms l'indiquent blindés et léger donc au delà de renforcement des structures il y à une réflexion à conduire rapide il s'agit pas d'une réflexion au long cours pour essayer porter une meilleure protection à nos militaires je n'ai pas connaissance de je n'ai pas connaissance de ces aimants donc plutôt que de vous dire des choses 1 précise je vais donc les vérifier il ya par ailleurs des travaux qui relèvent encore de l'innovation ou de la recherche développement certains ont été cités la détection par radar des modifications qui peuvent être apportées sur le terrain il y à d'autres réflexions qui sont en cours bref nous voyons bien que il faut maintenant forcer le rythme parce que parce que c'est une question qui est trop grave et que la multiplication de ces idées et est un signal qui aussi nous en dit long sur le message que diffusent ces organisations terroristes vous avez vu qu'elle est la communication dont ils ont accompagné les les dernières attaques meurtrières ils l'ont revendiquée et c'est une invitation qui est fait à la france pour quitter le théâtre ça il ya donc comme nous n'allons pas nous faire dicter notre comportement par ces injonctions émises par des groupes terroristes il nous faut mettre sous les atouts de notre côté et assurer la protection la protection de la force donc je pense que nous serons en mesure dans le courant de l'année 2021 d'apporter des innovations à la manière de ceux de se protéger contre ces idées malheureusement vous savez tout ce qui n'existe pas de remède absolu nous avons déjà sur d'autres théâtres en d'autres temps subi ce genre d' attaque mais je peux vous dire pour avoir visité avec peut-être sur certains d'entre vous à satory il ya quelques jours le battle la paire qu' il y a un certain nombre d'outils d'innovation qui sont quasiment en situation d'être déployés sur le terrain il faut passer de l'innovation au déploiement c'est toujours le défi auquel nous sommes confrontés [Musique] autre question concernant la menace yeux des nous en avons parlé cbbl nous en avons parlé peut-être dans le désordre sur la nécessité de communiquer plus sur nos résultats au sahel je partage complètement ce point de vue et d'ailleurs je vous remercie puisque cette cette audition et le et pour moi l'opportunité de commencer de le faire nous sommes dans une situation paradoxale puisque un an après le sommet de pau on voit bien la situation sécuritaire s'est améliorée alors il faut évidemment être toujours très prudent dans la manière dont on qualifie les choses mais madame la sénatrice vous l'avez dit il y a il ya des éléments d'amélioration la concentration de nos efforts dans la zone des trois frontières a permis d'entamer assez significativement les capacités des groupes armés terroristes en particulier celui qui était notre cible principale c'est-à-dire l'état islamique au grand cerf par ailleurs les forces armées locales je les dis ont beaucoup progressé et j'en veux pour preuve que les opérations bourrasques et éclipse qui éclipse qui est l'opération siph sur les forces armées locales et puis enfin je lui ai dit tout à l'heure nos partenaires européens sont de plus en plus nombreux à nous accompagner et pourtant et pourtant on a le sentiment que c'est le moment qui a été choisi pour dire qu'au fond rien de tout cela ne marche les commentateurs font preuve d'un très grand scepticisme présente même le mali comme étant notre afghanistan alors moi je ne veux pas commenter tel ou tel sondage mais il me semble que les français dans leur ensemble soutiennent nos militaires ils les soutiennent fortement et pour une raison je crois très simple c'est qu'ils ont pleinement conscience que les militaires contribuer à les protéger donc non le mali ce n'est pas l'afghanistan un je les dis dans mon propos liminaire nous ne sommes pas englué dans une guerre éternelle est à nouveau je pense que le sommet ne neige amène à devrait être l'occasion de permettre de dresser ce bilan de le faire de manière très public est très officielle avec nos partenaires ça il ya zoo et européen et je pense qu'avec vous tous parlementaires membres des commissions de la défense de l'assemblée nationale du sénat les commissions des affaires étrangères pour ce qui concerne l'assemblée nationale c'est notre mission que de contribuer à faire connaître ses avancées ses résultats [Musique]